Il n’y a pas eu de travail ce mercredi, 30 juin 2021, à la Moolman, une société de sous-traitance de la société minière de Dinguiraye. Les travailleurs de cette société de transport de minerais sont en colère et réclament à leur employeur le payement de leurs primes de condition de travail et panier de juin et juillet 2020. Et, l’impasse dans les négociations a conduit à un débrayage qui a commencé mardi soir. Les travailleurs compte boycotter le boulot jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, tout est parti d’une « incompréhension » entre ces travailleurs et leur employeur (la société Moolman) du montant de prime par journée de travail. Car, pour un premier temps, la société Moolman aurait laissé entendre à ses employés que leurs « primes de condition de travail » s’élèvent à 146 mille francs par jour et par travailleur ; et, leurs « primes de panier » payées à 324 mille francs guinéens par jour et par travailleur. Mais, après deux mois (juin et juillet 2020) de travail, la société est revenue avec d’autres chiffres nettement inférieurs à ceux qu’elle avait annoncés préalablement. Car, en lieu et place de 146 mille francs pour la prime de condition, elle a brandi 4200 francs ; et, 10800 francs pour la prime panier (au lieu de 324 mille francs). Les travailleurs ne sont pas prêts à l’accepter ; et, après près d’un an d’attente et de vaines négociations, ils sont passés à la vitesse supérieure. Ils ont arrêté le travail depuis mardi soir et comptent appuyer sur l’accélérateur jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

« Depuis longtemps nous revendiquons nos primes de condition de travail et celui de panier qui s’élèvent à 21 millions de francs par travailleur et pour deux mois. Il s’agit des mois de juin et juillet 2020. Les primes de panier c’est 324 000 francs par jour et par travailleur ; et, les primes de condition de travail c’est 146 000 francs par jour et par travailleur… Pour la prime de condition de travail, après qu’on ait travaillé les mois de juin et juillet 2020, ils (les responsables de la société Moolman) sont revenus nous dire que c’était une erreur de calcul ; et, qu’au lieu de 324 000 et 146 000 c’est plutôt 4 200 francs par journée travaillée et par ouvrier comme prime condition de travail et 10 800 francs par jour travaillé et par ouvrier comme prime de panier. Donc, c’est ce différend qui est entre nous et la société Mollman », a expliqué Mory Keïta, secrétaire général et porte-parole du syndicat des travailleurs de Moolman.

A noter que toutes nos tentatives pour joindre les responsables de la société Moolman sont jusque-là restées vaines.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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