Le ciel ne semble toujours pas s’éclaircir pour les responsables et militants de l’UFDG. Pendant que plusieurs d’entre eux croupissent depuis 8 mois sans jugement à la Maison centrale de Conakry, d’autres sont jugés à l’intérieur du pays. C’est le cas notamment à Faranah, où le procureur réclame des peines de prison contre plusieurs partisans de la principale formation politique d’opposition du pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ils sont au total 21 personnes poursuivies devant le tribunal de première instance de Faranah pour « destruction d’édifices privés, coups et blessures volontaires, violences et voie de fait ». Des infractions qu’ils auraient commises au lendemain des élections communales et communautaires du 4 février 2018, dans la sous-préfecture de Maréla, relevant de la préfecture de Faranah. Ouvert le 14 septembre 2020, leur procès s’est poursuivi ce mercredi, 30 juin 2021. Et sur les 21 prévenus, seuls 6 étaient présents à cette deuxième audience, tous non détenus.

Après les débats qui ont duré plus de 5 heures, le procureur a pris la parole pour ses réquisitions. Mamoudou Magassouba a tout d’abord demandé la requalification des faits en « complicité de destruction d’édifices privés et coups et blessures volontaires », avant de requérir la relaxe pour certains prévenus et la condamnation des autres. « Après les débats, le ministère public a requis la relaxe pure et simple de Moumini Diakité, Ibrahima Diogo Barry, Boubacar Ouldé Diallo (le maire de la commune de Maréla, ndlr). Par contre, il a demandé de condamner Oumar Bah, Loly Barry, Tidiane Barry à un an d’emprisonnement assorti de sursis avec une amende d’un million de francs guinéens chacun.

Il a demandé aussi de condamner Ousmane Diallo, Marouane Bah, Mamadou Baïlo Barry, Doura Sidibé, Hady Barry, Oumar Bah, Mamadou Sow, Sory Condé, Mamadou Keïta, Baïlo Diangolon Barry, Néné Kalissa Diallo, Aïssatou Barry, Aliou Sow, Elhadj Ousmane Diallo, Mariame Doumbouya (tous en fuite) à 5 ans d’emprisonnement ferme et à une amende 20 millions de francs guinéens chacun », a confié Me Abdoulaye Keïta, l’avocat de la défense, qui a plaidé non coupable, demandant au tribunal de relaxer purement et simplement ses clients, faute de preuves prouvant leur culpabilité.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 14 juillet 2021.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 62268 00 41

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