Abdoulaye Kourouma répond à Mamadou Sylla et Cie : « ce sont eux qui sont des rebelles »

15 juillet 2021 à 20 08 34 07347

Comme annoncé précédemment, les députés Abdoulaye Kourouma, Boubacar Diallo et Bintou Touré ont animé une conférence de presse ce jeudi, 15 juillet 2021, pour réagir à leur radiation du groupe parlementaire Alliance patriotique. A cette occasion, le président du parti RRD (Rassemblement pour la Renaissance et le Développement) a tenu à répondre « techniquement » aux arguments avancés par le camp Mamadou Sylla (président du parti UDG et chef de file de l’opposition guinéenne) pour justifier leur radiation de cette alliance parlementaire. A son tour, il les accuse d’être des « rebelles et des indisciplinés » qui sèment la zizanie au sein du groupe parlementaire Alliance patriotique.

Abdoulaye Kourouma, député à l’Assemblée nationale et président du parti RRD

« M. Sylla et sa famille ont parlé d’indiscipline. Mais l’indiscipline, c’est de délocaliser une réunion administrative dans le cadre idéal pour un lieu qui ne concerne pas l’administration. Ce sont eux qui ont déplacé les réunions du groupe parlementaire au domicile de M. Sylla. J’apprends à M. Sylla que l’Assemblée nationale nous a dotés de bureaux et les a équipés pour que nous tenions les réunions des députés ou de l’Assemblée dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, pas dans un domicile privé. S’il y a eu de l’indiscipline, c’est à leur niveau. Ils sont indisciplinés administrativement dans ce sens.

Ils ont parlé aussi de zizanie dans leur lettre. La zizanie c’est quoi? C’est opposer les gens. Mais c’est M. Sylla qui me disait que Boubacar Diallo est un peulh, il ne faut pas le suivre. Et il disait également à Boubacar Diallo que Kourouma est incontrôlable, il ne faut pas le suivre. Un jour, il a appelé M. Diallo, il a dit : mon peulh, il ne faut pas écouter Kourouma. J’étais avec Boubacar Diallo dans sa voiture, le téléphone était sur haut-parleur, il voulait nous opposer. Donc si quelqu’un sème la zizanie, c’est eux. C’est la famille Sylla qui sème la zizanie au sein du groupe.

Ils ont parlé encore de rébellion dans leur lettre. Moi, je ne vois pas quelqu’un qui est plus rebelle que celui qui s’oppose à l’application de la loi. La loi dit que le bureau doit être renouvelé chaque année. Nous, nous nous battons pour que le bureau soit renouvelé, mais on dit non, on ne renouvelle pas le bureau. Une famille qui s’oppose à l’application de la loi, je crois qu’ils sont plus rebelles que n’importe qui, parce que ce sont les lois de l’Assemblée nationale. Donc il faut comprendre que s’il y a rébellion, c’est à leur niveau, parce que ce sont eux qui s’opposent à l’application de la loi », a déclaré Abdoulaye Kourouma.

Pour lui, la seule raison de leur radiation, c’est leur refus d’appartenir au cabinet du chef de file de l’opposition. « Il y a eu des mensonges et de la manipulation. Au départ, moi j’ai été proposé pour être secrétaire parlementaire, j’ai accepté. Mme Yansané a été proposée pour être présidente de l’Assemblée nationale. Mais à moins de 5 minutes de la validation de notre liste, M. Sylla nous appelle, il dit que le président Damaro l’a informé que le président Alpha Condé s’oppose à la candidature de Mme Yansané. J’ai dit que ça ne passera pas comme ça. Nous avons vérifié l’information et nous avons trouvé qu’elle n’était pas vraie. Mais le problème est parti de la composition du cabinet du chef de file de l’opposition. Lorsque M. Sylla a composé son cabinet, il m’a sollicité pour être membre de son cabinet. Mais j’ai décliné son offre. 

J’ai dit : tu n’as pas le crédit minimum qui me permet de te suivre, comme chef de file de l’opposition. C’est ce que je lui ai dit et l’assume. Donc quand le problème s’est posé autour de la candidature de Mme Yansané, je lui ai dit qu’elle va gagner honorablement ou elle va perdre honorablement, mais elle ne quittera pas son poste. Boubacar aussi avait décliné l’offre d’être membre de son cabinet. Les 11 autres députés qui composent le groupe parlementaire sont membres de son cabinet. Et puisque nous trois, nous n’avons pas accepté d’être membres de son cabinet, il se dit que nous sommes contre la famille Sylla et il faut trouver un moyen de nous faire partir. Comme nous ne sommes pas membres de son cabinet, on ne s’intéresse pas à ce qu’il fait, il fallait trouver un moyen de nous éjecter », a dit l’opposant.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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TPI de Dubreka : le juge Alphonse Charles Wright et le procureur Israël Kpogomou prennent fonction

15 juillet 2021 à 20 08 28 07287

Nommés en début de weekend dernier à la tête du tribunal de première instance de Dubréka, les magistrats, Alphonse Charles Wright et Abdoulaye Israël Kpogomou, respectivement président par intérim et procureur de la république par intérim, ont pris fonction hier, mercredi 14 juillet 2021. C’était à la faveur d’une cérémonie organisée dans la salle d’audience dudit tribunal, en présence d’une forte délégation du ministère de la justice et des autorités administratives de Dubréka, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ces deux magistrats, Alphonse Charles Wright et Abdoulaye Israël Kpogomou, étaient jusque-là respectivement juge au tribunal de première instance de Dixinn et substitut du procureur au tribunal de première instance de Kaloum. Désormais, ils ont les commandes du tribunal de première instance de Dubréka. Et, à l’occasion leur installation dans leurs nouvelles fonctions, ces hommes en robe ont été invités à faire honneur à la justice à Dubréka.

Saïdou Keita, premier président de la cour d’appel de Conakry

« Dubreka mérite d’avoir une justice qui fonctionne normalement, une justice digne de ce nom. C’est pourquoi le ministre de la justice a choisi des magistrats conséquents, des magistrats sérieux, pour venir présider la destinée de la juridiction. Donc, c’est un choix notable. La population de Dubréka je vous invite à les encadrés, je vous demande de les assister, je vous demande de les aimés, on vous les confie, parce que ça vous paraît un choix très humble », a dit Saïdou Keïta, le premier président de la Cour d’Appel de Conakry.

Prenant la parole, Alphonse Charles Wright, le nouveau président du TPI de Dubréka, a demandé à ses nouveaux collègues d’être fidèle à la loi et d’éviter de troquer la justice contre de l’argent ou des parcelles de terre.

Alphonse Charles Wrigth, président par intérim du tribunal de première instance de Dubréka

« Je demande à des collègues une seule choses, c’est de s’efforcer davantage à beaucoup plus de professionnalisme dans la gestion des dossiers. Vous avez vu autour de moi des dossiers qui sont en attente d’être examiner. Donc, nous allons nous attelé à l’examen de ces dossiers dans les jours à venir. Mais, je demande tout simplement d’éviter d’être nous même les auteurs de cette crise de confiance. Je ne rends pas ma décision, il faut que tu me donnes deux parcelles ; ça ce n’est pas le rôle du magistrat. Viens me voir, tu as combien ? Ce n’est pas le rôle d’un magistrat. Le magistrat n’est pas un commerçant. Le rôle qu’incombe le magistrat, c’est le respect strict de son serment qui n’est pas un simple protocole. Par lequel serment, il s’est engagé devant le peuple de rendre une justice. Ce qui suppose, qu’il doit être loyal vis-à-vis de la loi. La loyauté du magistrat vis-à-vis de la loi aussi l’impose à éviter de par son agissement, de par son comportement, que le citoyen lambda qui se dit qu’il n’a pas d’argent puisse perdre un procès parce qu’il est en face de quelqu’un qui a beaucoup plus de moyens. La justice devient  un symbole d’équilibre s’il faut le qualifier ainsi. Ce symbole d’équilibre suppose que les acteurs que nous sommes, je vais parler des greffiers, des magistrats, des fonctionnaires qui évoluent avec nous, que nous puissions prendre la mesure de notre responsabilité », a dit ce magistrat de siège.

S’adressant aux citoyens et aux autorités administratives de Dubréka, Charles Wright s’est rassurant. Il a également promis une « gestion transparente des affaires » dans cette juridiction.

« Je veux que cette population de Dubréka sache que nous sommes là pour elle. Vous pouvez compter sur nous dans la gestion transparente des affaires dont nous serons saisis.

Aux autorités administratives, à l’occurrence monsieur le préfet, que ça soit la justice, que ça soit les autorités administratives, nous œuvrons tous pour une seule mission. C’est la mission de l’Etat. Cette mission de l’Etat nous impose l’humilité, nous impose la responsabilité. Nous équipe rentrant, nous tendons une main franche à toutes les autorités, à toutes la population de Dubreka » a lancé Alphonse Charles Wright.

De son côté, Abdoulaye Israël Kpogomou, le nouveau procureur de Dubréka, a promis « une rigueur extrême » dans le travail.

Abdoulaye Israël Kpogomou, procureur de la République près le tribunal de première instance de Dubréka

« Nous allons renforcer les acquis que nous avons trouvé ici, et corrigé les imperfections que nous allons constater. Et cela va se faire dans une rigueur extrême. C’est ce que j’ai dit au ministre de garde de Sceaux. Je l’ai dit, monsieur le ministre garde de Sceaux, vous avez eu l’amabilité de me designer en tant que procureur de la République par intérim, mais sachez que vous allez recevoir beaucoup de plaintes en terme de rigueur. Parce que les gens se plaindront, ils diront que je fais montre de trop de rigueur. Ce n’est pas un défaut, j’ai été formé dans la rigueur et j’ai eu la chance en tant qu’autorité civile d’étudier dans les académies militaires et paramilitaires. C’est pourquoi mon travail est toujours empreint d’une rigueur extrême. En ce qui concerne les autorités civiles et administratives de Dubréka, je vous tends une main franche. Et monsieur le préfet ici présent, je vous promets que je vais travailler avec vous en étroite collaboration,  dans le respect scrupuleux des textes de loi qui gouvernent nos activités », a dit Abdoulaye Israël Kpogomou.

S’adressant aux services de police judiciaire, ce parquetier leur donne l’assurance de les traiter avec tous les égards. Mais, il a aussi prévenu qu’il sera intraitable en ce qui concerne le respect strict des textes de loi.

« En ce qui concerne les services de police judiciaire, monsieur l’avocat général a été clair, j’ai été nommé dans des circonstances exceptionnelles afin de venir unifier le parquet pour que le parquet de Dubréka parle d’une seule voix. Sur ce, je voudrais que notre collaboration soit basée sur le respect strict des dispositions du Code de procédure pénale. Je vais vous traiter avec tous les égards qu’il faut, mais je serai intraitable en ce qui concerne le respect des textes de loi. A commencé par la loyauté dans la collaboration, le respect de délais légal de garde à vue, la gestion des affaires pénales, sachez que je serais très regardant. Et je profite l’occasion pour le dire. Je viens dans un ressort judiciaire où le contentieux fonciers est très important. Tout le monde le sait. C’est pourquoi je vais mettre en place une politique pénale adaptative très rigoureuse afin que les litiges pénaux que nous allons connaître aient un aboutissement conformément à la loi », a prévenu Abdoulaye Israël Kpogomou. 

A noter que le président du tribunal de première instance de Dubréka, Alphonse Charles Wright a été installé dans ses nouvelles fonctions par le premier président de la Cour d’Appel de Conakry, Saïdou Keïta ; et, le procureur de la République Abdoulaye Israël Kpogomou a été installé par l’avocat général près la Cour d’Appel de Conakry, monsieur Falou Doumbouya.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Biro Soumah prévient le pouvoir : « leur intimidation ne passera pas »

15 juillet 2021 à 17 05 34 07347
Aboubacar Biro Soumah, président du Parti pour le Progrès et le Changement PPC

L’arrestation des opposants Kéamou Bogola Haba, président d’honneur du parti UGDD, et Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée moderne, suscite de la colère au sein du PPC (Parti pour le Changement et le Progrès). Aboubacar Biro Soumah, le président de cette formation politique d’opposition, dénonce une « atteinte grave » aux droits de l’homme et un « grand recul » de la démocratie en Guinée. Il l’a dit dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce jeudi, 15 juillet 2021.

« Hier on était ensemble avec eux à notre cérémonie de signature de la charte de l’ANAD. C’est quelques heures après cette cérémonie de signature, aux environs de 17 heures, qu’on a appris leur arrestation au domicile de Thierno Yaya Diallo, sans aucune convocation. Ils sont allés les cueillir comme des mangues ou des oranges. On les a kidnappés sous l’auspice de Fabou Camara de la DPJ (…). Nous dénonçons cette manière antidémocratique, qui constitue une violation grave des droits de l’homme et des libertés individuelles. Cet autre acte représente un grand recul de la démocratie en Guinée », a déclaré l’opposant.

Le président du PPC et membre de l’ANAD (une nouvelle alliance politique dirigée par Cellou Dalein Diallo) soutient que ces arrestations s’inscrivent dans la logique du pouvoir de faire taire toutes les voix discordantes. Mais, c’est peine perdue, prévient-il.

« Le président Alpha Condé et son clan doivent comprendre que l’ANAD ne va pas se plier comme ils veulent. Nous allons continuer le combat citoyen. Nous allons résister, nous allons continuer le combat jusqu’à ce que la Guinée retrouve le chemin de la démocratie. Il n’y aura pas de recul. Quelle que soit leur intimidation, quelles que soient les violences qu’ils vont exercer, nous allons résister, en utilisant tous les moyens légaux », a dit Aboubacar Biro Soumah.

A rappeler que Thierno Yaya Diallo, le président du parti Guinée moderne, a été libéré tard la nuit. De son côté, Bogola Haba a été placé en garde à vue à la direction centrale de la police judiciaire. Poursuivi pour atteinte aux intérêts de la nation, offense au Chef de l’Etat, troubles à l’ordre public entre autres, l’opposant a été auditionné ce jeudi, en présence de ses avocats. Ces derniers disent attendre la fin du travail de la police judiciaire pour savoir la suite du dossier.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620589527/664413227

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Me Béa implore la grâce du président Alpha Condé : « Je vous prie d’accorder votre pardon au commandant AOB et Jean Guilavogui »

15 juillet 2021 à 17 05 31 07317
Me Salifou Béavogui

C’est un avocat visiblement très peiné de la situation de ses clients (Jean Guilavogui et Commandant Alpha Oumar Boffa Diallo) qui vient de se tourner vers le président de la république pour solliciter humblement une grâce ces prisonniers détenus depuis 2011 à la maison centrale de Conakry dans le cadre de la fameuse attaque du domicile du chef de l’Etat Alpha Condé. Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce jeudi, 15 juillet 2021, Me Salifou Béavogui (avocat des causes difficiles) a laissé entendre que tous les accusés (près d’une centaine de personnes) dans ce dossier ont été libéré, excepté Jean Guilavogui et le Commandant AOB. Et pourtant, aucune condamnation ne pèse encore contre eux. Et, ces derniers temps, Alpha Oumar Boffa Diallo, cet officier militaire de l’armée guinéenne, est très malade. Il souffre de « saignement de la bouche aux narines ».

Me Saliou Béavogui implore le président Alpha Condé de pardonner et d’affranchir ce prisonnier malade et son compagnon d’infortune pour leur permettre de réapprendre à vivre et d’être aux côtés de leurs familles.

« Il (AOB) a fait 10 ans de détention provisoire. La décision qui avait été prise contre lui en août 2012 a été annulée. Au jour d’aujourd’hui, il n’y a aucune condamnation contre lui. C’est un accusé qui est en attente de procès devant le tribunal de première instance de Conakry 2. En attendant l’ouverture de ce procès, il est judicieux qu’il soit remis en liberté. A défaut, je profite de votre micro pour une fois de plus solliciter humblement, respectueusement, à monsieur le Président de la République d’accepter d’accorder son pardon au commandant AOB et monsieur Jean Guilavogui. C’est un dossier que nous avons défendu. Il y avait près d’une centaine de mise en cause dans ce dossier. Aujourd’hui tous sont libérés sauf le commandant AOB et Jean Guilavogui. Madame Fatou Badiar Diallo que nous avons défendu, qui était dans le même dossier que le commandant AOB, a bénéficié de la grâce présidentielle. Donc, il n’y a pas de raison que le commandant n’en bénéficie pas sur le plan strictement juridique. Je demande humblement à monsieur le Président de la République d’accepter d’accorder son pardon à notre client pour qu’enfin il puisse être libéré et qu’il se traite, car il est malade. Il souffre de saignement de la bouche aux narines. Donc, c’est extrêmement grave et dangereux », a indiqué Me Béa avec un ton plein d’humilité.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 58 95 27 / 664 41 32 27

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Kantoumanina (Mandiana) : un homme introduit un couteau dans la partie génitale de sa femme

15 juillet 2021 à 16 04 30 07307

L’acte s’est passé dans la nuit d’hier à aujourd’hui, jeudi 15 juillet 2021, dans la sous-préfecture de Kantoumanina (une localité située à 18 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mandiana. Bada Mamoudou Diakité, un homme âgé d’une quarantaine d’années, aurait agi par jalousie. Il aurait trouvé sa femme au téléphone tard la nuit ; et, il s’est jeté sur elle. Il a bandé sa bouche, puis il a introduit un couteau dans sa partie génitale. Il a ensuite pris la poudre d’escampette. La victime a été évacuée au centre de santé de la place où elle suit actuellement des traitements.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 2 heures que Bada Mamoudou Diakité s’est livré à cette scène horrible sur la mère de ses quatre enfants. Il venait à peine de rentrer à la maison.

« C’est la jalousie extrême de ce monsieur qui est à la base de ce crime. Selon la victime, son mari a introduit un couteau dans son appareil génital pour le déchirer. Chose qu’il a réussi en mettant un pagne dans la bouche de sa femme pour l’empêcher de crier. Il a fait ça parce qu’il a soupçonné sa femme communiquer au téléphone sans preuve à l’appui », a expliqué sous anonymat un responsable communal à Kantoumanina.

Après son acte odieux, Bada Mamoudou Diakité a pris peur et s’est enfui de chez lui. Actuellement, il est activement recherché par la police qui s’est saisie de cette affaire. Quant à sa femme (la victime), elle a été évacuée au centre de santé de la place pour des soins. Et, de source médicale, sa vie n’est pas en danger. « Elle a été légèrement blessée », a confié notre source.

A suivre !

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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Guinée : Félix Tshisekedi attendu ce vendredi chez Alpha Condé

15 juillet 2021 à 16 04 29 07297
Félix Tshisekedi, Président Congolais

Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République Démocratique du Congo, Son Excellence Monsieur Félix Tshisekedi, Président Congolais, Président de l’Union Africaine, effectuera à partir du vendredi 16 juillet 2021, une visite de travail et d’amitié à Conakry.

Sont conviées à prendre part au cérémonial d’accueil prévu le vendredi 16 juillet 2021 à 15h00 à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, les personnalités ci-après :

•      Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

•      Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

       Monsieur le Haut Représentant du Chef de l’Etat;

•      Monsieur le Président de la Cour Suprême ;

•      Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle ;

•      Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;

•      Monsieur le Président de la Haute Autorité de la Communication;

•      Madame la Présidente du Conseil Economique, Culturel et Social ;

•      Monsieur le Médiateur de la République ;

•      Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;

•      Monsieur le Secrétaire permanent du cadre de dialogue ;

  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

•      Mesdames et Messieurs les Ministres Conseillers membres du Cabinet Présidentiel ;

•      Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;

•      Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale;

•      Messieurs les Chefs des Etats-majors des Armées de Terre, de l’Air et de la Marine;

•      Monsieur le Chef d’Etat-major Particulier de la Présidence ;

•      Messieurs les Directeurs Généraux de la Police Nationale, de la Douane et des Conservateurs de la Nature ;

  • Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et les Représentants des Organisations Internationales ;

•      Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 15 juillet 2021

               Mamady Sinkoun Kaba Ambassadeur, Directeur du Protocole d’Etat

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Koubia : un père de famille de 45 ans tué par un déréglé mental de 60 ans

15 juillet 2021 à 16 04 16 07167

L’acte s’est produit dans la matinée de ce jeudi, 15 juillet 2021, à Hérico, un district relevant de la commune urbaine de Koubia. Mamadou Yaya Diallo a été poignardé au couteau pour son voisin Mamadou Aliou Diallo, un déréglé mental. La victime a succombé de ses blessures avant l’arrivée des premiers secouristes.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est peu après 7 heures que ce crime a été commis à Tangnitéré, dans le district de Hérico. Et, rien ne présageait que ce déréglé mental allait ôter la vie de Mamadou Yaya Diallo.

« C’est aux environs de 7 heures 20’, que ce crime s’est produit. C’est un fou du nom de Mamadou Aliou Diallo, âgé de 60 ans, qui a pu mortellement poignarder un de ses voisins à l’aide d’un couteau au niveau du ventre et au thorax. Au moment où les premiers secouristes venaient sur les lieux, la victime Mamadou Yaya Diallo, âgé de 45 ans, avait déjà rendu l’âme. Ce déréglé mental (Mamadou Aliou Diallo) entretenait des relations sociales avec les citoyens de Tangnitéré comme s’il ne souffrait de rien.

Seulement, il arrive qu’il perde connaissance et ne maîtrise pas ses faits et gestes… Ils (l’auteur du crime et la victime ndlr) sont tous pères de famille. Donc, aussitôt informés, les services de sécurité ainsi que les autorités locales de Koubia se sont transportés sur les lieux du crime. C’est après constat que le corps de Mamadou Yaya Diallo a été remis à sa famille pour l’inhumation. Quant au présumé assassin, il a été déposé à la gendarmerie de Koubia pour approfondir les enquêtes », a expliqué Abdoul Farasse Diallo, le maire de la commune urbaine de Koubia.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : voici pourquoi l’opposant Bogola Haba a été arrêté

15 juillet 2021 à 16 04 08 07087
Kéamou Bogola Haba,président du parti Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement (UGDD)

On en sait un peu plus sur les raisons de l’arrestation de Kéamou Bogola Haba, le président du parti Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement (UGDD). L’opposant est arrêté pour des publications qu’il a faites sur les réseaux sociaux, et pour lesquelles il est accusé de plusieurs infractions. C’est l’un de ses avocats, Me Salifou Béavogui, qui l’a annoncé au sortir de son audition qui a eu lieu ce jeudi, 15 juillet 2021, à la direction centrale de la police judiciaire (DPJ).

 « Notre client est poursuivi pour atteinte aux intérêts de la nation, offense au Chef de l’Etat, troubles à l’ordre public et plusieurs autres. C’est un chapelet d’infractions qu’on lui reproche. Ce sont des infractions qui sont liées à ses déclarations dans les réseaux sociaux. L’interrogatoire s’est bien passé, dans les règles de l’art. On a commencé à 10h25 et on a fini à 13h. Tout s’est bien passé conformément à la loi. Maintenant, nous sommes en attente de la décision des enquêteurs. Est-ce que le dossier sera transmis au parquet ?

C’est notre souhait, au pire des cas. Sinon nous aurions souhaité qu’il soit remis en liberté », a déclaré l’avocat, tout en précisant que Bogola Haba est malade et que son placement en détention peut avoir de graves conséquences. « Il a été opéré deux fois du cœur, il doit faire le contrôle chaque mois pour se maintenir. Donc, c’est un malade qui est encore dans les mains de la police. S’il est placé en détention provisoire, il faut craindre le pire », a dit Me Salifou Béavogui.

Kéamou Bogola Haba a été arrêté hier soir, mercredi 14 juillet 2021, avec Thierno Yaya Diallo, le président du parti Guinée moderne, au domicile de ce dernier, à Conakry. Les deux membres de l’ANAD, une coalition politique dirigée par Cellou Dalein Diallo, ont été conduits à la DPJ. Thierno Yaya Diallo a été libéré tard la nuit, et Bogola Haba, lui, a été placé en garde à vue.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Pourquoi les réformes à la LONAGUI ne font pas que des heureux…

15 juillet 2021 à 15 03 56 07567

Libre Opinion : La Loterie nationale de Guinée, structure étatique dont la mission est d’accompagner les efforts du gouvernement dans plusieurs domaines socio-économiques, est restée longtemps apathique face aux agissements d’opérateurs privés qui ont fini par faire main basse sur les jeux de loterie dans le pays.

L’article 3 des statuts de la LONAGUI, validés depuis le 26 Mai 2016, est pourtant d’une précision sans équivoque : « La société a pour objet l’organisation, la régulation, la gestion et l’exploitation de toutes formes de loteries, de jeux, de pronostics et assimilés en République de Guinée » (Chapitre 2, Objet/Mission, article3) mais une certaine opinion publique, alimentée par une forme de manipulation entretenue à dessein, continue de véhiculer des « rumeurs » totalement fausses sur ce qu’est réellement la LONAGUI.

Le but semble évident : brouiller les cartes en entretenant le flou autour du rôle assumé par tous les Etats du monde, de la France (Française des Jeux) au Burkina Faso (LONAB), en passant par le Sénégal (LONASE), la Côte d’Ivoire (LONACI) ou encore le Mali (PMU Mali), etc : le monopole exclusif des secteurs de jeux de loterie et assimilés autorisés sur leur territoire.

En effet, contrairement aux fadaises ressassées par des esprits partisans et aveuglés par l’appât du lucre, les Etats du monde tiennent à conserver le contrôle sur toutes les activités de loterie et de paris pour non seulement investir dans des domaines sociaux (comme la santé, les infrastructures, l’éducation, la culture, etc), mais aussi et surtout pour éviter qu’un quidam mal intentionné ne profite de la situation pour se livrer au… blanchiment d’argent.

C’est cette mission naturelle qui avait jusque-là été détournée par quelques individus, à leur seul profit, s’érigeant de temps en temps en « mécène prodigue » pour leurs proches, leurs parents et leurs amis.

Dès lors, quoi de plus normal que la LONAGUI décide de respecter à la lettre ses statuts, en assumant l’entièreté de sa mission ? Voilà un point fondamental qu’on a voulu assombrir, en affichant une mauvaise foi évidente, échafaudant des plans sur la comète et cherchant des poux sur un crâne rasé. Car dans la logique désastreuse de tous ceux qui ne font que s’agiter pour rien, il serait plus responsable pour un Etat « sérieux » de laisser un pan entier de son économie entre des mains d’individus obscurs qui roulent pour leur propre compte. Si le ridicule pouvait tuer !

En prenant les rênes de la LONAGUI en janvier 2019, l’actuelle directrice générale, Aminata Sylla, savait parfaitement qu’elle marchait sur des œufs, dans un environnement aussi bien hostile que miné par des pratiques qui ne pouvaient plus continuer.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, à peine annoncé le non renouvellement du contrat de WINIYA SARL, à l’époque gestionnaire du Pari Mutuel Urbain (PMU), des noms d’oiseaux ont fusé de toutes parts, comme par une opération du saint esprit… Mais personne n’est dupe.

Résultat des courses (n’y voyez pas un jeu de mots !), moins de 2 ans après la reprise en main du PMU Guinée (17 mois pour être plus exact), les chiffres réels devraient faire honte à tous ceux qui ont encore de l’énergie pour défendre l’indéfendable. Et pour cause !

Tenez, au cours de cette période de gestion de la nouvelle Direction Générale, 75 milliards de francs guinéens (GNF) ont été payés au Trésor public par l’équipe de PMU Guinée, version LONAGUI, là où, en 10 ans, PMU Guinée, version WINIYA, n’avait payé que le montant famélique de 103 milliards GNF ! La Société Guinée Games, dont l’annonce du non renouvellement de la licence a provoqué une tempête dans un verre d’eau, n’a au cours de la même période de 10 ans payé au Trésor public que la misère de 133 milliards GNF.

Ceux qui poussent aujourd’hui des cris d’orfraie voudraient-ils que l’Etat guinéen avale docilement ces grosses couleuvres pour les beaux yeux de leurs mentors ? Voudraient-ils que tout le monde ferme les yeux devant l’évidence ?

Ces chiffres ne seront jamais démentis parce qu’ils reflètent l’exacte réalité de ce qui s’apparente à une pathétique œuvre d’enfumage pour naïfs, où les bourreaux de l’économie guinéenne sont justement ceux-là qui sont les plus agités et les plus volubiles. Si payer 75 milliards GNF en seulement 1 an 5 mois, soit la presque totalité des montants cumulés payés en 10 ans au Trésor public par leurs modèles de « gestionnaires » est une faute, le public peut en juger.

C’est pourtant ces pratiques inqualifiables (perpétrées durant une décennie) qui, paradoxalement, permettent à des individus de pavoiser au lieu d’aller se cacher, tant l’écart est flagrant. Saigner à blanc l’Etat guinéen, en ricanant sous cape face aux frustrations des Guinéens, et continuer à manipuler pour défendre ses intérêts sordides, il faut le faire !

Où sont les centres de santé, les écoles, les œuvres sociales pérennes, les vraies actions s’inscrivant dans une vision ambitieuse qui soulageraient l’Etat dans certaines de ses missions ? Pourquoi, depuis que la LONAGUI a repris en main PMU Guinée, les parieurs affichent partout leur satisfaction, là où il y a à peine quelques jours, des kiosques d’une société de jeux qui a pignon sur rue ont été mis à sac à Kankan par des parieurs mécontents ? La réponse n’est pas attendue de ceux qui ont la bouche pleine. Ils feraient mieux de ne pas trop l’ouvrir pour ne pas donner une image dégradante d’eux-mêmes. Bien entendu, cette attitude inexplicable est insupportable pour des populations désabusées par tant de voracité.

C’est toute cette œuvre difficile de redressement que la LONAGUI a entamée, en toute responsabilité et avec un tableau de bord très clair. Les jeux de loterie doivent être gérés par des structures étatiques pour être utiles à toute la société, comme cela se passe partout ailleurs. Il n’y aura pas d’exception guinéenne !

Tenter de noyer le poisson en sponsorisant des articles au style de rédaction chaotique ne permettra ni de détourner la nouvelle direction générale de la LONAGUI de sa mission, ni de restaurer par des manœuvres dilatoires, l’image pâlie de quelques individus démasqués et qui ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes. Evidemment, dans ces conditions, que ces gens-là osent discourir de corruption et de morale, de bonne ou de mauvaise gestion, c’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité !

En attendant, au lieu d’ennuyer les Guinéens avec des textes aussi insipides que risibles, les défenseurs stipendiés des « généreux mécènes » devraient plutôt les aider à retrouver les documents comptables et administratifs, pouvant conforter « l’exactitude » des douteuses déclarations de chiffres d’affaires faites durant 10 ans à l’Etat, et/ou à dénicher les codes pouvant permettre l’accès à leur plateforme de jeux, la plus secrète au monde.

Le vrai débat se trouve à ce niveau. Car seule une réponse honnête et transparente à la requête on ne peut plus claire de la nouvelle Direction Générale de la LONAGUI, confirmée par la dernière lettre du Monsieur Premier Ministre adressée à l’Administrateur Général de Guinée Games, pourra déterminer une éventuelle renégociation ou résiliation définitive du contrat de cette société. Ni plus ni moins.

Ibrahima CAMARA

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Assemblée nationale : la cinglante réplique des 3 députés radiés de l’Alliance patriotique

15 juillet 2021 à 15 03 11 07117

Dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale et qui a été rendue publique ce jeudi, 15 juillet 2021, les députés Abdoulaye Kourouma, Boubacar Diallo et Bintou Touré, ont réagi à leur radiation du Groupe parlementaire Alliance patriotique. Ces leaders de partis politiques ont balayé les arguments avancés par leurs collègues pour les radier de cette alliance parlementaire constituée autour de Mamadou Sylla, le chef de file de l’opposition guinéenne.

« Cette décision est prise non parce qu’il existe une incompatibilité d’humeur ou une quelconque indiscipline au sein du Groupe qui aurait dû être sanctionné neuf mois plus tôt, mais plutôt c’est parce que le chef de file de l’opposition et son oncle, le président du groupe parlementaire Alliance patriotique, ont une culture de sujétion des collaborateurs et une conception patrimoniale du pouvoir », ont-ils déclaré, ajoutant qu’ils sont des députés et pas des sujets.

Honorable Madame Yansané Bintou Touré

« Et nous ne nous soumettrons jamais aux élucubrations d’un chef de file de l’opposition versatile qui catalyse les angoisses de son échec politique certain et qui dévoile les intrigues de son pouvoir mal légitimé », ont dit les honorables Abdoulaye Kourouma, Boubacar Diallo et Bintou Touré.

Guineematin.com vous propose ci-dessous leur lettre réponse adressée au président de l’Assemblée nationale :

Conakry, le 13 juillet 202

Honorable Mme Yansané Bintou Touré                                             

Honorable Abdoulaye Kourouma

Honorable Boubacar Diallo

                                                                                        A  Monsieur le Président

de l’Assemblée Nationale de Guinée

Objet :   Lettre réponse à la « décision » de

Radiation de trois députés du groupe Parlementaire

Alliance Patriotique.

Monsieur le Président,

En notre qualité de citoyens, nous avons l’honneur de porter à votre connaissance nos observations relatives à la lettre de notre radiation du Groupe parlementaire « Alliance patriotique » qui vous a été adressée sous la signature du président dudit groupe.

Nous nous adressons à vous avec tout le poids de notre responsabilité de députés, pour vous informer et partant toute l’institution de la représentation nationale sur la réalité profonde de cette « décision » sans rime ni raison, à laquelle, nous sommes sûrs, que l’opinion nationale ne sera pas insensible.

 Pour nous les députés, il va sans dire que la législature actuelle doit s’efforcer de garantir les conditions même de l’exercice de la fonction de député et de bannir tout acte qui rappellerait des pratiques condamnables d’un autre âge, celui de l’inquisition. La démarche du Groupe parlementaire de l’Alliance patriotique a montré que cette pratique est encore très présente en ce début de la IVème République au sein de notre Institution parlementaire.

À l’appui de notre protestation, nous invoquons les points suivants:

– D’abord l’Assemblée nationale baigne dans un désordre normatif qui ne dit son nom, nourri par des incohérences juridiques çà et là dans nos textes, ce qui a permis au groupe parlementaire Alliance Patriotique d’inventer des comportements en marge du droit.

Ensuite, monsieur le Président de l’Assemblée nationale, loin de nous la prétention de vous orienter dans votre attitude, nous estimons à notre humble avis et avec votre permission que, vous n’êtes ni constituant, ni législatif, ni politique, mais simplement juridique en matière administrative. Vous ne faites pas le droit, vous n’exercez pas en dehors du droit, vous ne pouvez que constater dans le cas présent, si l’orthodoxie administrative en la matière a été respectée pour éventuellement envisager d’acter la prétendue décision qui en définitif n’a aucune existence réelle.

En effet, il n’existe aucun document attestant la prise d’une décision de radiation en plénière du groupe. Même pas un Procès-verbal. Tout au plus il dispose d’une manifestation d’intention faite dans la précipitation et traduite par la lettre du 07 juillet transmise à votre attention.

D’où résulte cette conséquence :

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale en votre qualité de chef de l’administration parlementaire, en l’espèce vous n’avez d’autre mandat que de déterminer exactement si son Règlement Intérieur notamment à son article 28 sous l’empire de laquelle la « décision » de radiation semble avoir été prise, prévoit d’abord une procédure, ensuite si oui cette procédure a été respectée par l’auteur de l’acte de radiation.

En l’absence de toute disposition précise en la matière, on ne peut que se référer aux principes généraux du droit.

Que disent les principes généraux du droit ?

Un principe général du droit oblige l’administration à faire précéder certaines de ses décisions, qui les méritent tout particulièrement en raison de leur caractère et de leurs effets, d’une procédure contradictoire.

Les principes généraux du droit jouent un rôle structurant dans la construction d’un droit qui encadre l’activité et les décisions de l’administration.

Les “droits de la défense” lorsqu’ils sont exercés devant l’administration active, signifient que la personne visée par la décision doit être informée à l’avance, et donc mise à même de faire valoir son point de vue avant la prise de la décision , Ce qui n’a pas été le cas en l’espèce.

D’où cette seconde conséquence :

Pour fixer le droit, il reste uniquement à déterminer ces modifications et leur portée.

La disposition est parfaitement claire en apparence. Cependant, elle soulève dans son application une difficulté qui, nous l’avouons, ne nous paraît pas être qu’une affaire d’interprétation et de sens commun. L’auteur cite l’article 28 du Règlement Intérieur qui dispose : « les modifications de la composition d’un Groupe sont portées à la connaissance du Président de l’Assemblée nationale :

  • Sous la signature du Président du Groupe, s’il s’agit d’une radiation ;… »

Mais cet article est muet sur la procédure et les conditionnalités pouvant entrainer ladite radiation.

Quelle est sa portée ?

Peut-on comprendre qu’un président du Groupe parlementaire dispose d’un pouvoir discrétionnaire ou que la dictature de la majorité s’impose à la minorité sans aucune forme de procès ? Les minorités sont-elles taillables et corvéables à merci ?

Le bon sens démontre aussi que s’il est vrai qu’il y avait indiscipline, malveillance et autres de notre part comme ils le prétendent, elles ont été supportées avec une indulgence coupable pendant un temps assez long pour que cette tolérance devienne une complicité avérée du Groupe lui-même et engage sa responsabilité.

La lettre de  notre radiation qui vous a été adressée prend la forme en ce XXIème siècle d’une véritable  « lettre de cachet » qui, sous l’Ancien Régime en France, servait à la transmission d’un ordre particulier du roi, permettant l’incarcération sans jugement, l’exil ou encore l’internement de personnes jugées indésirables par le pouvoir.

Nous donnons par cette affaire un triste reflet de notre institution et un mauvais exemple aux générations futures.

Puis, au-delà des arguments fallacieux utilisés pour justifier la« décision de radiation », on veut aussi s’attirer les faveurs du Président de l’Assemblée en arguant que nous nous sommes joints aux frondeurs contre celui-ci et présenté la candidature de Abdoulaye Kourouma pour une deuxième fois du groupe.   

Nous sommes un groupe parlementaire pas une secte en dévotion devant un gourou.

Le fait d’être membre d’un Groupe parlementaire ne fait pas du député l’obligé dudit Groupe. Nous sommes titulaires d’un mandat de représentation de la Nation toute entière, donc du peuple dans son intégralité, en conséquence nos opinions et nos positions sont libres. Pour cela nous n’entendons pas être soumis à des instructions précises et ponctuelles du Groupe. Les motifs invoqués montrent que le Groupe parlementaire astreint ses députés à une forme déguisée de mandat impératif, puisque nous sommes tenus pour individuellement comptables  pour avoir eu des opinions différentes des membres de l’Alliance patriotique. Nous n’accepterons jamais un tel mécanisme politique tant bien d’un point de vue idéel que pratique parce qu’il nous semble peu compatible avec les principes de la démocratie, et qui plus est, apparait comme une entreprise de destruction de l’idée que nous nous faisons de la souveraineté nationale.

Il n’y a pas de menace encore moins de pression capable de forcer, ni d’ébranler notre volonté, comme le pense quelques naïfs. Nous avons tous notre libre arbitre, et il n’y a rien qui nous contraigne.

Notre désir de nous « opposer autrement » est de voir tous les guinéens échanger et vivre dans la détente et dans une communion d’idée est intacte. Mais à l’épreuve des faits, pour certain et en plusieurs occasions, cette bonne intention n’a servi qu’à vouloir nous envoyer vers l’assouvissement d’intérêts particuliers, d’objectifs obscurs et inavouables ou vers le chaos. C’est dans ce dessein que celui qui voulait se donner à être vu en protecteur œcuménique des droits de l’homme et de la paix s’est embourbé dans un combat politique d’arrière-garde sans souffle et sans issue.

Nous nous exprimons ici avec la franchise de citoyens libres. Dans le Groupe nous cherchions des collègues et aujourd’hui nous ne voyons que des accusateurs. Dans toute organisation il y a des règles de bienséance qui s’imposent à tous. Tout propos violent et déplacé peut entrainer une réplique à la hauteur de l’offense. C’est bien ce qui s’est passé ce vendredi 3 juillet quand l’Honorable Abdoulaye Kourouma a riposté à des injures de l’Honorable Baadiko Bah avec la même intensité et le même ton. C’était la réponse du berger à la bergère. En tout état de cause, bien qu’étant le benjamin, il bénéficie en la circonstance d’excuse de provocation. C’est évident !

Sommes-nous donc les seuls députés pour lesquels il n’existerait aucune loi, ni aucune forme ?

Certes que la capacité du chef de file de l’opposition à étendre ses ramifications et dicter sa loi au Groupe à travers un président aux ordres est établie, mais aussi, nous savons que d’autres forces occultes agissantes, et pas des moindres, sont impliquées et cachent leur perfidie dans cette vaste cabale.

Dans ce  cas, quel devrait être le cadre précis de votre action ?

Pour décider avec certitude, il faut s’inspirer du mobile qui a porté le Groupe parlementaire à initier notre radiation. La solennité de l’affaire, sa marche imposante, requièrent la nécessité de discuter, de décider avec maturité car il s’agit d’un précédent très grave.

À l’analyse des faits, il s’avère en l’occurrence que nous sommes victimes des représailles du chef de file de l’opposition qui a joint l’acte à la menace de notre radiation quelques jours plus tôt, lors d’une réunion du groupe parlementaire organisé à son domicile et qui, dit en passant, n’est pas le lieu approprié pour une telle rencontre. Cette décision est prise non parce qu’il existe une incompatibilité d’humeur ou une quelconque indiscipline au sein du Groupe qui aurait dû être sanctionné neuf mois plus tôt, mais plutôt c’est parce que le chef de file de l’opposition et son oncle, le président du groupe parlementaire Alliance patriotique, ont une culture de sujétion des collaborateurs et une conception patrimoniale du pouvoir. Nous sommes des députés et pas des sujets et nous ne soumettrons jamais aux élucubrations d’un chef de file de l’opposition versatile qui catalyse les angoisses de son échec politique certain et qui dévoile les intrigues de son pouvoir mal légitimé.

Ainsi, après réflexion, il nous est apparu nécessaire et logique de vous éclairer sur les contours de la situation et de ses enjeux sous-jacents. Nous avons l’obligation, pour notre honneur et celui de notre fonction mais aussi par respect pour notre Institution et de nos concitoyens de rétablir les choses dans leur vrais contextes.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Le contexte particulier de notre pays et l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés, vous donnent le droit d’avoir à temps l’information juste et précise afin que vous puissiez agir si vous le souhaitez, dans les délais requis. Telles sont les raisons qui motivent notre présente lettre.

Les vérités désormais vous les connaissiez, nous vous laissons en apprécier l’importance, et d’en juger l’opportunité d’ouvrir une enquête parlementaire sur la question.  

Sachez pour notre part, que nous ferons feu de tout bois, quoi que cela puisse nous coûter, pour rétablir notre honneur injustement souillé. Nous nous tenons à votre disposition pour toute fin utile.

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre salutation distinguée.

Ont signé

Honorable Mme Yansané Bintou Touré                                               

Honorable Abdoulaye Kourouma

Honorable Boubacar Diallo

Ampliations :

Président du groupe Parlementaire RPG-ARC EN CIEL

Président du groupe Parlementaire ALLIANCE PATRIOTIQUE

Président du groupe Parlementaire LES REPUBLICAINS

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Arrestation de Bogola Haba et Thierno Yaya : « c’est la tendance du système pour asseoir la dictature »

15 juillet 2021 à 12 12 57 07577
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Des réactions se font entendre au sein de la classe politique guinéenne, suite à l’arrestation de deux nouveaux opposants. Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée moderne, et Kéamou Bogola Haba, président d’honneur du parti UGDD, ont été interpellés hier soir à Conakry. Ils ont été conduits à la direction centrale de la police judiciaire, où le premier a été libéré et le second placé en garde à vue. Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce jeudi, 15 juillet 2021, Saïkou Yaya Barry, le secrétaire exécutif de l’UFR (Union des Forces Républicaines), a condamné fermement ces arrestations.

« C’est vraiment dommage ce qui est arrivé à ces opposants. Ça démontre dans quel État et dans quel système nous sommes. Je parle des arrestations arbitraires sans motifs et sans procédure dont font l’objet les opposants… La tendance du système, c’est de museler l’opposition et empêcher tous les opposants au système de parler. Il faut arrêter certains et empêcher d’autres de sortir pour pouvoir asseoir la dictature. Mais je dois dire qu’il (le pouvoir) se fatigue parce tant que cette situation perdure, ça va faire pourrir le système. Et cette façon d’agir contre les opposants ne fera galvaniser l’opposition. Ça va rendre la carapace de cette opposition plus forte », a-t-il déclaré.

A l’opposition justement, ce responsable du parti de Sidya Touré lance un appel à l’unité. Pour lui, si les opposants continuent d’aller en rangs dispersés comme c’est le cas actuellement, ils ne pourront pas barrer la route à la dictature imposée par le régime Alpha Condé. « J’interpelle tous ceux qui sont dans cette opposition, toutes les forces vives de la nation, à se retrouver et à éviter d’aller en rangs dispersés pour combattre cette dictature imposée au peuple de Guinée. Nous avons une plateforme qui avait pris forme et qui a pris de l’envergure (le FNDC, ndlr). Il ne sert à rien d’aller en rangs dispersés. Il faut partir d’une réflexion plus approfondie et agir conséquemment dans le strict respect de la loi.

Je ne suis pas contre que des partis de l’opposition fassent des alliances. Mais il est plus important que tout le monde se retrouve et réfléchisse ensemble pour trouver la démarche nécessaire, en fonction de l’objectif qu’on va se donner, mais qu’on va respecter. Il faudrait bien que toutes les forces vives se retrouvent et réfléchissent ensemble pour éviter que les gens soient pris comme des poussins. Il faut que toutes les forces vives se lèvent pour barrer la route à cette dictature, car c’est une minorité qui est en train de martyriser toute la population guinéenne aujourd’hui. Je condamne fermement ces arrestations et tout ce qui se passe actuellement dans ce pays comme dictature », a dit Saïkou Yaya Barry.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel: 622919225

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Kankan : pas de Mamaya cette année (officiel)

15 juillet 2021 à 11 11 56 07567
Célébration de la Mamaya en 2019, à Kankan

La Mamaya (fête traditionnelle qui réunit chaque année les fils résidents et ressortissants de Kankan) n’aura pas lieu cette année encore. La coordination des sèdès, qui organise l’événement, en concertation avec la notabilité de Kankan, a décidé de l’annuler. Elle justifie cette décision par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.

Mohamed Lamine Kaba, alias Ringo, le président de la coordination des sédès de Kankan

C’est dans la soirée du mercredi, 14 juillet 2021, que la coordination des sèdès a annoncé l’annulation de la Mamaya 2021, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan. « Dans le cadre du respect de l’état d’urgence sanitaire prôné par le gouvernement, nous sommes au regret d’informer la population de Kankan et les amis de Kankan, qui ont l’habitude de nous rejoindre après la fête de tabaski à Kankan, qu’il n’y aura pas de Mamaya cette année. Les sages de Kankan, en harmonie avec la décision du gouvernement, ont décidé de ne pas faire de regroupement », a dit Mohamed Lamine Kaba, alias Ringo, le président de la coordination des sédès de Kankan.

C’est la deuxième année consécutive que la Mamaya de Kankan est annulée pour cause de Covid-19. Et la coordination des sèdès invite ses structures à démultiplier l’information pour éviter que les gens ne fassent le déplacement. « Je crois qu’on est à une semaine de la fête, donc nous sommes dans le temps pour que l’information soit relayée et qu’on prenne des dispositions idoines pour que la Mamaya ne soit pas organisée. Mais, le terrain (sur lequel l’événement se tient habituellement, ndlr) ne sera pas libre. Comme l’année dernière, nous organiserons la lecture du coran et des sacrifices pour qu’il y ait la paix et l’unité nationale dans notre pays », a précisé M. Kaba.

A noter que depuis 1940, c’est seulement en 2020 et en 2021 que la Mamaya n’est pas organisée à Kankan. Cette fête traditionnelle a même été érigée récemment en patrimoine national par le ministère de la culture.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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L’opposant Thierno Yaya après sa libération : « je ne sais pas pourquoi nous avons été arrêtés »

15 juillet 2021 à 11 11 27 07277
Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée Moderne

Comme annoncé précédemment, le président du parti Guinée moderne, Thierno Yaya Diallo, a recouvré sa liberté quelques heures après son arrestation avec Kéamou Bogola Haba, le président d’honneur du parti UGDD. L’opposant a été libéré tard la nuit, tandis que son compagnon d’infortune, lui, est placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire. Interrogé dans la matinée de ce jeudi 15 juillet 2021 sur les circonstances de son interpellation et ce qui a finalement prévalu à sa libération, M. Diallo a laissé entendre qu’il n’est jusque-là pas « édifié » sur les causes de sa mésaventure.

« C’est à la suite de la conversion de l’ANAD, qui était une alliance électorale en alliance politique, que je suis rentré à la maison… Et après, M. Bogola Haba est venu me rendre visite afin qu’on échange un peu. On est resté pendant près d’une trentaine de minutes chez moi, et après je me suis préparé pour aller chez ma femme. Et c’est au niveau du portail qu’on s’est rencontré avec les agents qui nous ont interpellés. Ils nous ont dit de les suivre immédiatement, sans résister parce qu’ils sont venus nous chercher. Et nous aussi, nous les avons suivis pour aller à la DPJ. Moi, j’étais à bord de mon propre véhicule », a-t-il expliqué.

A la DPJ, le leader du parti Guinée moderne dit avoir eu trois entretiens, y compris avec le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire. « Il n’y a pas eu quelque chose de concret qui nécessitait que je sois gardé là. Donc, j’ai été libéré peu avant 2 heures du matin », a dit l’opposant, précisant qu’il n’en sait sur les raisons du placement de Bogola Haba en garde à vue à la direction centrale de la police judiciaire.

« On ne nous a pas permis de nous parler, parce qu’on était totalement séparé. On s’est croisé devant certains bureaux, mais je ne suis même pas édifié sur les raisons de notre interpellation. Jusque-là, je ne sais pas pourquoi nous avons été arrêtés et pourquoi Bogola est toujours retenu. J’espère qu’il y aura de la lumière sur tout ça », a dit Thierno Yaya Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Opposants arrêtés à Conakry : Thierno Yaya libéré, Bogola Haba placé en garde à vue

15 juillet 2021 à 9 09 02 07027
Kéamou Bogola Haba et Thierno Yaya Diallo

Du nouveau dans l’affaire des deux opposants arrêtés dans la soirée d’hier, mercredi 14 juillet 2021, à Conakry. Thierno Yaya Diallo, le président du parti Guinée moderne, a été libéré tard la nuit, tandis que Bogola Haba, le président d’honneur du parti UGDD, lui, est placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire.

Dans la matinée de ce jeudi, l’opposant Thierno Yaya Diallo, président de la Guinée Moderne et de la commission Diplomatie et relations extérieures de l’alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD) a indiqué au téléphone de Guineematin.com avoir été libéré tard la nuit. Mais, Kéamou Bogola Haba, le président d’honneur de l’UGDD (Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement), lui, est resté à la Direction de la police judiciaire (DPJ).

Également joint au téléphone ce 15 juillet, l’avocat de Bogola Haba annonce qu’il se rendra à la DPJ aujourd’hui pour s’enquérir de la situation de l’opposant, connu pour être très critique à l’égard du pouvoir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Les limites de la communication publique en Guinée : une crise de professionnalisme ?

15 juillet 2021 à 8 08 36 07367
Lucien Blémou

Libre Opinion : La vie publique est régie par des droits et des devoirs. Pour le bon fonctionnement d’un Etat, les personnalités publiques (président, ministres, maires, députés…) se doivent d’être impliqués dans leurs communications pour chaque centime utilisé ou chaque politique d’intérêt général. De manière professionnelle, cette communication ne doit pas être qu’inaugurale ou à effets d’annonces. La communication publique va bien au-delà de ces aspects. L’y limiter est très réducteur voire amateur.

Qu’est-ce que la communication publique ? C’est l’ensemble des actions de communication émises par des institutions qui exercent une mission de service public. Cette communication s’effectue dans les administrations, les collectivités territoriales et les organismes publics pour l’intérêt général. Le guinéen comme d’autres peuples a la particularité de ne pas souvent cocher la case de l’unanimité. Les spécialistes de la communication publique vont donc devoir recourir à des techniques, car en plus de l’effet d’annonce et inaugural, il sera question de l’effet d’action des citoyens, amener les bénéficiaires de chaque action publique à s’en approprier et appliquer de manière douce et presque inconsciente.

Le cas guinéen :

On se souvient encore de « les Guinéens n’ont pas honte… c’est comme la tortue. Il faut mettre le feu derrière » du président de la République de Guinée Alpha Condé, « Ce sont des maudits qui font des travaux » du Docteur Awada, directeur général du CHU de Ignace Deen ou encore de manière très pratique des nombreux sachets d’eau et de mégots de cigarettes qui inondent nos. Plus que des gaffes, le spécialiste de la communication publique en tire des besoins à savoir : Que faut-il pour faire adhérer la population aux initiatives gouvernementales ou locales ? Comment lutter contre l’incivisme dans les toilettes publiques ? Comment amener les populations à ne pas se débarrasser des sachets d’eau dans la rue ? Autant de questions dont les réponses peuvent envisager un début de solution.

Il est certes vrai que le pays souffre d’un manque criard d’infrastructures, mais le plus gros manque reste aussi la capacité à faire adhérer la population aux politiques publiques et à la préservation de cet infime patrimoine. Dans Kaloum par exemple qui regorge la quasi-totalité des ministères guinéens, des poubelles avaient été installées à chaque coin de rue. Cette initiative souffre d’adhésion des citoyens parce qu’on s’est contenté seulement d’installer les poubelles sans une réelle campagne de communication publique très pédagogique.

Si les toilettes publiques ne sont pas utilisées à bon escient, c’est aussi par manque de stratégie incitative et une absence d’affichage explicatif. Parlant des sachets d’eau qui polluent l’environnement, quelle stratégie pour y remédier ou réduire le taux ?

Le « nudge » comme piste de solution ? Mais qu’est-ce que c’est ? 

Le nudge est un petit geste qu’on fait pour inciter quelqu’un à faire attention à ce qu’il va dire ou faire. C’est à dire agir sur le comportement des gens, pour les influencer dans un sens favorable à leur propre intérêt ou à l’intérêt général.

C’est le cas de ces escaliers à Lyon avec des phrases de motivations pour pousser la population à dépenser plus d’énergies. Ou encore à Strasbourg pour éviter que les mégots de cigarettes se retrouve dans les rues.

En Guinée, on pourrait essayer une poubelle avec Cristiano et Messi ou Real Madrid et Barcelone pour les fans de football ou encore Alpha Condé et Cellou Dalein pour les mordus de politique afin d’éviter que les mégots de cigarettes et sachets d’eau trainent dans les rues.

La pédagogie dans la communication

En ce qui concerne les toilettes publiques, opter pour une solution d’affichage papier et très imagée peut s’avérer utile comme la mouche des urinoirs. La pédagogie dans la communication publique en plus de faire adhérer, elle sert aussi à faire changer les habitudes et les manières pour une société plus propre et qui aspire au développement. A l’heure où CAP’COM dénombre en France environ 25 000 communicants publiques, on se rend compte de la nécessité d’une réelle spécialisation dans ce domaine dans tous les pays. L’importance pour chaque institution de tenir son spécialiste en communication publique n’est pas seulement à finalité informationnelle, inaugurale ou comportementale. L’enjeu peut se situer aussi au niveau de la capacité à créer du flux vers une région ou un pays à travers des concepts et le marketing territorial. Ceci fera l’objet de la prochaine tribune de cette série sur la communication publique et politique en Afrique.

Lucien Blémou 

Président de l’association Sorbonne communication

Twitter : Lucien blémou

LinkedIn : Lucien blémou

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