La journée du samedi dernier, 24 juillet 2021, a été mouvementée dans la préfecture de Faranah. Et, les citoyens du district Layadoula (dans la sous-préfecture de Nialia) et ceux du district de Saframba (dans la sous-préfecture de Tindo) s’y sont affrontés avec des machettes et des gourdins à cause d’une plaine agricole. Il n’y a pas eu de mort, mais plusieurs personnes ont été blessées dans les deux camps. Ces blessées ont été évacuées à l’hôpital régional de Faranah pour des soins.

Selon des informations confiées au correspondant de Guineematin.com dans la préfecture de Faranah, c’est un « vieux conflit domanial » qui vient de resurgir avec ses effroyables violences. Ces deux districts se disputent depuis quelques années la paternité d’une plaine cultivable qui aurait déjà fait objet d’une décision de justice. Et, cette décision de justice qui avait mis en berne les tensions avait ordonné « l’arrêt de travaux » sur ce domaine. Cela a été respecté jusqu’au weekend dernier ; mais, l’entêtement d’un citoyen de Layadoula (un certain Ibrahima) de cultiver cette plaine a ravivé les tensions samedi. Et, des violents affrontements y ont été enregistrés sur place.

« Nous sommes restés au village, un enfant est venu nous annoncer qu’ils (les citoyens de Saframba) ont battu Fakèmo et lui ont retiré ses bœufs. C’est ainsi que nous (citoyens de Layadoula) sommes allés sur les lieux (sur la plaine agricole litigieuse). Mais, les premières personnes qui s’étaient rendues sur les lieux ont été dépossédées de leurs motos, parce qu’ils (les citoyens de Saframba) étaient venus très nombreux. Nous avons dit aux femmes qui étaient au champ là-bas de rentrer à Layadoula. Quand elles rentrent au village, nos amis peuvent nous rallier et nous allons récupérer les bœufs, parce que nous manquions de personnes. Puis, les citoyens de Saframba sont venus et ils ont traversé le pont en bois pour nous trouver dans la plaine. Moi Demba, je les ai invités au calme ; parce que Saframba est le village de ma belle famille. Quand je leur disais de déposer les machettes, il y a un jeune qui a jeté un caillou qui a atteint ma main. Il a jeté encore un autre qui a atterri sur mon front. La bagarre ne cessait pas du tout. C’est pourquoi nous sommes venus à la gendarmerie où un écrit a été fait pour nous déposer à l’hôpital régional », a expliqué Demba Oularé de Layadoula sur son lit d’hôpital à Faranah.

Rencontré aussi à l’hôpital régional de Faranah où il a été admis pour des soins, le blessé Abou Camara de Saframba est revenu sur les circonstances de ces affrontements sanglants.

« Le matin, nous sommes restés au village, nous avons reçu un message que les citoyens de Layadoula ont labouré la plaine. C’est ainsi que nos éléments sont allés les retirer leurs bœufs pour leur dire d’arrêter les travaux parce que le jugement n’est pas rendu d’abord. Nous, on a arrêté les travaux, donc ils ne doivent pas labourer la partie à notre absence. Après le passage de nos jeunes qui sont allés les déposséder de leurs bœufs, ils ont traversé le fleuve pour battre un des jeunes de Saframba. C’est pourquoi nous nous sommes rendus sur les lieux, on a traversé le pont en bois, j’étais devant. Dès que j’ai traversé le pont, il y a quelqu’un qui est venu me frapper avec un bâton. Il y a un autre qui est venu me frapper encore, je suis tombé sur le champ », a dit Abou Camara.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620241513 / 660272707

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