Kankan : une fille de 13 ans violée

29 juillet 2021 à 21 09 40 07407

Les faits datent de quelques jours déjà ; mais, c’est hier, mercredi 28 juillet 2021, que l’information été révélée au grand public. Une fillette de 13 ans et élève de la 3ème année a été victime de viol au quartier Hérémakono, dans la commune urbaine de Kankan. Le présumé auteur de cet acte ignoble serait un jeune âgé de 18 ans. Il a été déjà été interpellé par les services de sécurité.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, la fille revenait du marché du quartier lorsqu’elle a été happée par son bourreau. Ce dernier l’a conduite dans une chambre où il l’a violée à trois reprises avant de la libérer. La fille a eu peur d’en parler à ses parents ; mais, ses incessants saignements ont fini par attirer l’attention de sa mère.

« Je quittais le petit marché lorsqu’il (l’auteur présumé) m’a vue. Il m’a appelée sa femme, je lui ai dit que je ne suis pas sa femme. Mais, puisque j’étais devant son portail, il m’a prise pour me faire entrer dans la chambre. Il m’a violée à trois reprises. Je ne me souviens plus du jour », a expliqué la fille en larmes trouvée sur son lit d’hôpital.

Face aux saignements et les vomissements de sa fille, madame Fanta Condé l’a conduite dans une clinique. Elle croyait d’ailleurs à un début des règles ou à une grossesse.

« Hier matin, je rentrais dans la cour, quand j’ai vu ma petite sœur avec ma fille. Elle m’a dit que ma fille saigne. Ensuite, je l’ai envoyée chez la fille de ma grande sœur, parce que je pensais qu’elle a commencé à avoir ses menstrues. Mais, j’avais des doutes sur le viol. Après, je lui ai demandé si elle a des maux de ventre, parce que généralement les filles ont des maux de ventre douloureux lorsqu’elles voient leurs menstrues pour la première fois. Mais, elle m’a dit que tout va bien. Mais, en même temps, elle s’est mise à vomir. Donc, j’ai eu peur, je l’ai envoyée à la clinique qui est tout près de chez nous. C’est de là-bas qu’on m’a dit qu’elle a perdu sa virginité. Mais, le médecin a dit qu’elle n’est pas enceinte. Donc, de question en question, elle a dit qu’elle a été victime de viol ; mais, elle avait peur, parce que mentalement elle n’est pas bien portante », a indiqué Fanta Condé.

Dr Mamady Condé, le médecin a qui examiné la fillette, a confirmé les propos de madame Fanta Condé sur le viol. « Sa mère est venue ici en tremblant que sa fille est enceinte, je lui ai demandé de se calmer. J’ai diagnostiqué sa fille et contrôlé le sang ; mais, franchement, elle n’avait rien. Donc, j’ai dit cela à sa mère, en précisant qu’elle a été touchée à plusieurs reprises. Maintenant, j’ai pris la fille et je l’ai envoyée dans la salle de consultation pour lui demander de dire la vérité. C’est là où elle a avoué, tout en disant que le présumé violeur se trouve non loin de chez eux », a dit Dr Mamady Condé.

A noter que la victime de ce viol est actuellement sous traitement pour se remettre. Quant à l’auteur présumé de ce viol, il est déjà dans les mains des forces de sécurité.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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BEPC 2021 : 5 candidats éliminés à N’Zérékoré (DPE)

29 juillet 2021 à 21 09 25 07257

Entamé lundi dernier sur toute l’étendue du territoire nationale, le brevet d’étude du premier cycle a pris fin ce jeudi, 29 juillet 2021, en Guinée. Dans la préfecture de N’zérékoré, cinq (5) candidats ont été éliminés et plusieurs téléphones ont été saisis durant ces quatre jours d’évaluation, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

Moussagbè Diakité, directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré

Selon le directeur préfectoral de l’éducation (DPE) de N’zérékoré, Moussagbè Diakité, beaucoup de candidats ont violé l’esprit des règlements généraux qui régissent l’organisation des examens nationaux, en se livrant à la fraude.

« À N’Zérékoré, pour le BEPC, nous avons enregistré hier (mercredi) 5 cas de fraude. Il y a 5 candidats qui ont été  éliminés au centre Alpha Yaya Diallo », a confié Moussagbè Diakité.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Fin du BEPC à Dixinn : voici les réactions des candidats

29 juillet 2021 à 21 09 17 07177

Comme annoncé précédemment, le brevet d’études du premier cycle (BEPC) a pris fin ce jeudi, 29 juillet 2021, sur toute l’étendue du territoire. Dans la commune de Dixinn, les candidats ont sauté de joie au terme de la dernière épreuve de cet examen, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A travers des cris de joie que les candidats de cette commune de Conakry ont marqué la clôture du BEPC. Ils admettent que toutes les épreuves n’ont pas été faciles, mais ils se congratulent du bon déroulement de ces quatre jours d’évaluation.

« Aujourd’hui j’étais excitée de venir, parce que c’est le dernier jour et on va enfin être en vacances. En histoire ce n’était pas passé comme je le pensais ; mais, en chimie ça s’est bien passé, sauf qu’on n’a pas eu assez de temps. Par rapport à la surveillance, je ne sais même pas si j’ai le droit de le dire, parce que ce n’était pas du tout serré. Les surveillants avaient leurs enfants comme nous qui faisaient le BEPC. Du coup, ils ne voulaient pas être trop stricts à cause d’eux. Donc, les gens pouvaient communiquer entre eux. J’ai l’espoir quant à mon admission. Mais, j’ai peur, comme dans notre classe ils nous ont dit qu’on a besoin d’avoir mention Bien ou Très Bien. C’est ça qui m’inquiète. Je ne sais pas si j’aurai mention ou non, mais je sais quand même que ma réussite est assurée », a indiqué la candidate Diakhaby Alkany.

De son côté, Mohamed Kabinet Kaba, candidat à Sainte Marie de Dixinn, est aussi confiant pour son admission avec mention au BEPC.

Mohamed Kabinet Kaba

« J’ai un sentiment de joie et j’espère que j’aurai mon brevet avec mention très Bien. Au début, on avait des soucis, on était inquiets. Mais, lorsque les épreuves ont débuté, c’étaient tout à fait abordable jusqu’au jour où on a terminé. Aujourd’hui, la chimie qui prétendait être deux heures a été revue à une heure. Chose qui a fait que beaucoup sont restés sans terminer comme moi. Concernant les surveillants, on a eu parfois certains qui étaient sévères ; et, d’autres par contre nous laissaient parfois communiquer », a-t-il dit.

Pour sa part, Ibrahima Kalil Doumbouya du groupe scolaire la ‘’Source’’ se plaint de la surveillance. Mais, il espère qu’il va décrocher son ticket pour le lycée.

Ibrahima Kalil Doumbouya

« Je crois que ça s’est bien passé. Les sujets étaient bien abordables, surtout la chimie. C’est vrai que ça a fatigué, mais moi je me suis bien défendu. C’est seulement les maths et la physique qui m’ont un peu fatigué. La surveillance était serrée. Mais, la révision qu’on faisait à l’école nous a beaucoup aidés. C’est pourquoi, malgré tout, je pense que je vais avoir mon BEPC », a-t-il indiqué. 

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Conakry : le corps de Oumou Barry exhumé et transporté à la morgue d’Ignace Deen

29 juillet 2021 à 21 09 05 07057
Feue Madame Oumou Barry

Comme annoncé précédemment, le corps disparu mardi dernier à la morgue de l’hôpital Ignace Deen a été retrouvé ce jeudi, 29 juillet 2021, à Sangoyah (dans la commune de Matoto). Des membres de la famille de feue madame Oumou Barry et une équipe de la médecine légale se sont rendus dans l’après-midi au cimetière de Sangoyah pour exhumer le corps. Et, l’opération s’est bien déroulée.

« Nous avons récupéré le corps. Ils l’ont déterré et l’ont mis dans une ambulance qui est actuellement (20 heures10’) en route pour Ignace Deen. Ils vont l’amener à la morgue, le laver et changer le cercueil », a expliqué Abdoulaye Bademba Barry, un des jeunes frères de la défunte Oumou Barry.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Fin du BEPC : candidats et encadreurs se félicitent à Boké

29 juillet 2021 à 21 09 02 07027

Lancé lundi dernier, le brevet d’étude du premier cycle (BEPC) a pris fin ce jeudi, 29 juillet 2021, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la préfecture de Boké, les candidats et encadreurs disent tous être satisfaits du bon déroulement de cet examen.  Aucune fraude n’a été enregistrée ; et, aucun surveillant n’a été éliminé durant cette évaluation, a appris le correspondant de Guineematin.com dans cette cité minière.

Après l’épreuve d’histoire qui a clôturé cette session du BEPC, c’est la joie dans le centre d’examen de Boké. Et, c’est avec des chants et danses que les candidats ont exprimé leur sentiment sur le déroulement cet examen qui ouvre la porte du lycée.

Mamadou Alpha Barry

« Le brevet s’est bien passé, je remercie Dieu pour ça. Je suis très content aujourd’hui. C’est vrai, parfois j’étais collé ; mais, je crois que cela n’est rien. Parce que j’ai toujours réussi à répondre l’essentiel des questions. C’est pour ça que j’ai un grand espoir de décrocher mon BEPC, je souhaite bonne chance à tout le monde », a dit le candidat Mamadou Alpha Barry.

Pour Issa Keïta du centre ‘’Sacré Cœur’’ dit qu’il est déjà admis, eu égard de tout ce qu’il a eu à faire pendant ces quatre jours d’évaluation.

Issa Keïta

« L’examen s’est bien passé. J’ai un grand espoir et je crois que je suis déjà admis pour la 11ème année. C’est mon souhait le plus ardent et je compte faire les sciences sociales l’année prochaine. Je demande à mes amis de prendre le courage et de continuer les cours quelque soit les résultats qui sortirons de ce BEPC. En tout cas, c’est  pour préparer notre avenir. Parce que le meilleur avenir se trouve à l’école, à mon avis », a-t-il indiqué.

De son côté, Aissatou Bobo Diallo, déléguée du centre sacrée coeur de Boké, dit également être satisfaite du comportement des candidats et des surveillants durant ces quatre jours passés ensemble.

Aissatou Bobo Diallo, déléguée du centre sacrée coeur de Boké

« Je suis vraiment heureuse d’avoir passé ces quatre journées avec tout ce beau monde. Parce que l’examen s’est très bien passé. Les surveillants ont fait preuve de professionnalisme et les candidats se sont bien comportés. Les enfants ont compris le sens de l’examen. Ils ont évité la fraude. Nous n’avons pris aucun téléphone dans ce centre, aucun candidat n’a été inquiété et aucun surveillants n’a eu de souci », a-t-elle dit.

Pour sa part, Elhadj Dembo Amirou Dramé, le directeur préfectorale de l’éducation de Boké, se félicite du climat qui a ponctué ces journées d’évaluation dans sa préfecture.

Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur préfectorale de l’éducation de Boké

« En cette dernière journée du brevet d’étude du premier cycle,  je vous assure qu’il n’y a eu aucun problème dans toute la préfecture de Boké. Aucun candidat n’a été fraudé et aucun surveillant n’a été éliminé. Le BEPC s’est passé dans les conditions les meilleures. Maintenant tout le monde a compris et accepté les normes de l’organisation des examens ; et, je suis heureux pour ça. Je remercie les collègues enseignants qui se sont battus pour cette réussite. Je remercie aussi les candidats qui ont bien respecté les principes et je leur souhaite bonne chance », a-t-il indiqué.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628-98-49-38

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Comment s’est déroulé le BEPC ? Réactions de certains candidats à Kipé

29 juillet 2021 à 20 08 48 07487
Daouda Souaré

Après quatre jours de travaux, les candidats au brevet d’études du premier (BEPC) ont achevé leurs épreuves ce jeudi, 29 juillet 2021, en Guinée. Et c’est avec des sentiments de joie et d’espoir que plusieurs d’entre eux ont quitté leurs centres, le collège et le lycée Kipé (Conakry).

Interrogés par un journaliste de Guineematin.com, ils ont exprimé leur satisfaction par rapport au déroulement de cet examen national, tout en se disant optimistes pour leur réussite.

C’est le cas notamment de Daouda Souaré, élève à l’école franco-arabe Oumar Boun Khattab de Hamdallaye 1, qui a passé son examen au lycée Kipé. Il se dit heureux et confiant. « L’examen s’est très bien passé, avec une bonne mais sévère surveillance. J’ai bien travaillé dans toutes les matières, donc j’espère décrocher le BEPC », a déclaré ce candidat.

Thierno Oumar Tall

Même son de cloche chez Thierno Ousmane Tall, élève au collège Kipé. Il apprécie particulièrement les surveillants qui, dit-il, n’ont pas été sévères. « La surveillance n’était pas sévère dans notre salle, alors j’ai pu bien travailler dans toutes les matières. Je souhaite bonne chance à tous les candidats à cet examen ».

Habibatou Barry, candidate au BEPC

Habibatou Barry, élève au collège moderne de Foulamadina, dit avoir eu des difficultés avec l’épreuve d’Histoire. Mais elle garde tout de même espoir. « Je remercie Dieu de m’avoir permis de faire le BEPC cette année, parce que certains n’ont pas pu le faire. C’est notamment le cas de deux de mes camarades qui ont reçu le même PV.

J’ai fait de mon mieux, même si en Histoire par exemple, c’était compliqué pour moi. Sur le plan de l’organisation aussi, cet examen s’est bien passé et la surveillance a bien fonctionné », a dit cette candidate qui a passé son examen au collège Kipé.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622673681

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Fin du BEPC : « l’examen s’est bien passé », réagissent certains candidats

29 juillet 2021 à 20 08 37 07377

Le brevet d’études du premier cycle (BEPC) a pris fin ce jeudi, 29 juillet 2021, en Guinée. Pendant quatre jours, 154.853 candidats dont 66.445 filles ont affronté les épreuves de cet examen national qui permet d’accéder au lycée. Au sortir de la dernière épreuve, un journaliste de Guineematin.com a recueilli les réactions de certains candidats qui ont été évalués au lycée Donka (Conakry). Et, tous ont apprécié le déroulement de l’examen dans leur centre.

Ibrahima Barry

« L’examen s’est déroulé dans les meilleures conditions ici. Les sujets étaient abordables et on les a traités dans un climat de quiétude. Aucune anomalie, aucun problème, aucun désagrément n’ont été signalés dans ma salle. Pour moi, les sujets étaient abordables, parce qu’ils provenaient du programme enseigné. Donc, je n’ai aucun doute que j’aurai mon brevet », a déclaré Ibrahima Barry, l’un des candidats rencontrés devant le lycée Donka.

Kalissa Diomandé

Tout comme lui, Kalissa Diomandé aussi sort satisfait et optimiste de cet examen national. « Les sujets n’étaient pas difficiles pour moi. C’est seulement l’épreuve de Biologie qui m’a fatigué un peu. Tous les autres sujets, je les ai traités sans difficultés, surtout la Chimie. J’ai un grand espoir de réussir mon examen », a dit cette candidate.

Jean Jacques Konaté

Jean Jacques Konaté, un autre candidat, indique que dans sa salle, « la surveillance était vraiment serrée. Mais on s’est débrouillé quand même pour pouvoir s’en sortir. Personnellement, les sujets étaient plus ou moins abordables pour moi. Aucun cas de fraude n’a été signalé, l’examen s’est bien passé dans l’ensemble. Le reste on laisse dans les mains de Dieu ».

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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João Lourenço à Conakry : voici le compte rendu du conseil des ministres

29 juillet 2021 à 20 08 24 07247

Communiqué : Conakry, le 29 juillet 2021 – La session ordinaire du conseil des ministres, s’est tenue ce jeudi, 29 juillet 2021, par vidéoconférence de 10h22 à 12h sous la haute autorité de Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé.

Les points inscrits à l’ordre du jour étaient les suivants :

1-    Messages de son Excellence Monsieur le Président de la République

2-    Compte rendu de la session interministérielle du Mardi 27 juillet 2021 par Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement

3-    Communications

4-    Compte rendu

Au titre du Premier point de l’ordre du jour, son Excellence, Monsieur le Président de la République a informé le conseil de la visite d’Etat, d’amitié et de travail que son homologue de la République sœur d’Angola son excellence Joao Lourenço, effectue en République de Guinée, à compter d’aujourd’hui jeudi 29 juillet 2021 jusqu’au Dimanche 1er Août 2021.

Tibou Kamara, Ministre d’Etat, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Ministre de l’industrie et des PME, Porte-parole du Gouvernement

Le Chef de l’Etat, son Excellence Professeur Alpha Condé, a condamné fermement le relâchement manifeste observé dans les mesures sanitaires et barrières préconisées dans la lutte contre la Covid 19 qui, au début, avait été circonscrite, mais malheureusement, commence à gagner du terrain. Face à cette situation préoccupante, le Chef de l’Etat a rappelé à un sursaut des populations, a rappelé le devoir de vigilance des autorités sanitaires, a instruit la fermeté au Gouvernement dont les membres doivent montrer le bon exemple notamment par le port obligatoire du masque, même pour les personnes déjà vaccinées. A propos du vaccin, Monsieur le Président de la République, a informé le conseil de toutes les dispositions prises et des moyens mobilisés en faveur de notre pays pour l’acquisition de doses de tous les vaccins.

Le Chef de l’Etat, a fait part au conseil des questions et des préoccupations que soulève le poids de la dette intérieure. A ce sujet, il a rappelé, à l’attention de tous, le travail sérieux et laborieux effectué par la cour des comptes de Paris.  Les dossiers qu’il avait été recommandé de recaler et geler se sont retrouvés dans certains des cas, à nouveau, dans le circuit financier sans raison, ni justification avec pour conséquence d’aggraver la dette intérieure.

Il a instruit, à cet effet, les services financiers en relation avec son cabinet, de revisiter toutes les créances supposées dues par l’Etat avec comme repère le travail déjà effectué, afin de tirer le vrai du faux, d’établir la véracité des créances, avant tout éventuel règlement.

Dans la même optique, Monsieur le Président de la République a exhorté le secteur privé guinéen à s’investir et investir dans l’agriculture, l’industrie, les activités productives plutôt que de se complaire dans la relation incestueuse avec l’Etat.

Le Chef de l’Etat, son Excellence Professeur Alpha Condé, au chapitre de son programme ‘’ Gouverner autrement’’ a indiqué ouvertement qu’il ne s’agit pas de limiter ou freiner mais d’éradiquer tous les goulots d’étranglement qui freinent le bon fonctionnement de l’Etat, de l’administration et retardent le développement économique et social du pays. Il a défendu à tous les ministres d’utiliser d’autres personnes que celles nommées régulièrement à leurs postes pour des tâches et missions dévolues à l’administration publique.

Monsieur le Président de la République a indiqué au conseil que la direction des marchés publics, anciennement, sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances est passée sous l’autorité de la Présidence de la République en raison de défaillances et de disfonctionnements relevés et d’insuffisances aussi constatées.

Le Chef de l’Etat, son Excellence Professeur Alpha Condé, a informé le conseil que désormais les travaux de construction dans les garnisons militaires seront exécutés par le génie militaire qui dispose de la compétence, de l’expertise et des moyens requis pour répondre à toutes les sollicitations.

Monsieur le Président de la République a déploré l’état des voiries urbaines de Conakry surtout en cette période hivernale et a rappelé à l’attention de tous que les conditions et procédures de passation des contrats et de marchés dans le domaine des travaux publics notamment déterminent dans une large mesure la qualité et durabilité des ouvrages réalisés ainsi qu’une bonne administration et gouvernance politique et économique.

Dans la foulée, Monsieur le Président de la République a réitéré son exigence que les dossiers d’appels d’offre soient préparés et lancés à temps de même que l’attribution des contrats et marchés publics doivent respectés scrupuleusement les principes de consultation ouvertes garantissant l’équité, l’éthique et la transparence absolue.

Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé, a vivement recommandé aux Ministères concernés par les états généraux projetés par le Gouvernement de faire appel à des compétences et personnes ressources extérieures pour des contributions utiles à mener la réflexion, à faire le point de la situation, pour prendre part aussi à ces assises.

Il s’agit, chaque fois, de faire le point de ce qui a été fait, de ce qui n’a pas été fait et de ce qui reste aussi à faire.

A la suite des messages de son Excellence, Monsieur le Président de la République, le Premier Ministre, Chef de Gouvernement, a été sollicité pour son compte rendu. Auparavant, il a fait une communication à son tour.

Le premier ministre, chef du gouvernement, a informé les ministres des dispositions pratiques prises par le Chef de l’Etat pour faciliter le fonctionnement des Ministères, à l’heure des grandes réformes dans l’administration publique et le circuit financier.

Il a rappelé l’instruction du Chef de l’État visant à assurer la digitalisation de la perception de toutes les recettes, y compris les menues recettes administratives. Dans cet ordre d’idées, il s’agira également de procéder à une large information de nos concitoyens sur les services délivrés par l’État à titre gratuit.

DR Ibrahima Kassory Fofana a ensuite insisté auprès des Ministres en charge du système Éducatif, de la Justice et de la Santé sur le fait que la mise en place d’une commission ad hoc dans le cadre de la préparation des États Généraux de leurs secteurs, ne les exempte pas des travaux préparatoires à réaliser en amont. Lesdits travaux devront servir à l’élaboration de documents de travail pour la commission à mettre en place par Monsieur le Président de la République.

Le Premier ministre, chef du Gouvernement, a, en outre, demandé au Ministre des Affaires étrangères de poursuivre le travail de rationalisation de la participation guinéenne aux Organisations Internationales, conformément aux instructions de Monsieur le Président de la République.  

Dr Ibrahima Kassory Fofana a informé le conseil du congé annuel accordé aux ministres et qui se fera par vagues successives pour assurer la permanence de l’Etat, les missions de service public et un service continue de l’administration publique.

Pour son compte rendu.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux a fait une communication relative à l’organisation des États Généraux de la Justice.

Le Ministre a rappelé qu’en Mars 2011, le Gouvernement de la 3ème République avait organisé les États généraux de la Justice qui ont connu une large participation de la famille judiciaire, des pouvoirs publics, de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

Le Ministre a indiqué que ces états généraux ont relevé plusieurs défaillances sur le plan des infrastructures, des ressources humaines, des moyens mis à la disposition de la justice, de l’indépendance de la justice, de l’autorité des magistrats.

Le Ministre a souligné que les États généraux avaient formulé des recommandations pour remédier aux lacunes constatées et rétablir ainsi la confiance des populations et des investisseurs en la Justice.

Parmi les fortes recommandations, il a été question de la mise en place, et en cohérence avec les stratégies nationales, d’un programme décennal de réforme de la Justice allant de 2014 à 2024 ainsi que la création d’un dispositif institutionnel de pilotage de cette réforme. Ce programme décennal s’appuie sur deux documents majeurs : la Politique nationale de réforme de la Justice et le plan d’actions prioritaires 2015-2019 formant respectivement le cadre stratégique et programmatique de la réforme.

Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations, le Ministre a affirmé la mise en cohérence des textes législatifs et règlementaires avec la Constitution, les engagements internationaux de la Guinée et les réalités du pays ; ce qui s’est notamment traduit par des textes ci-après :

ü  La loi organique relative au statut particulier des magistrats, au conseil supérieur de la magistrature, à la cour suprême et à la cour des comptes ;

ü  La loi d’organisation judiciaire portant sur le code pénal, le code de procédures pénale, le code de justice militaire et le code de l’enfant ;

ü  La loi portant lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et le terrorisme ;

ü  La loi sur les juridictions de commerce ;

ü  Les décrets relatifs au régime juridique des établissements pénitentiaires au statut du personnel de l’administration pénitentiaire, à la création du centre de formation judicaire, des maisons de justice et du casier judicaire central.

Aussi, au nombre des acquis, le Ministre a noté la mise en place et l’opérationnalisation de la Cour Constitutionnelle, de la cour des comptes, du tribunal de commerce de Conakry, de la commission nationale de l’OHADA et de huit nouveaux tribunaux de première instance en lieu et place des justices de paix.

Au terme de l’exposé, le conseil a félicité le Ministre et l’a encouragé à poursuivre la préparation de l’organisation des états généraux de la Justice qui aura pour objectif de faire le point d’exécution des recommandations issues des états généraux précédents et fixer les contours des réformes à engagés.

2.2. Le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts a fait une communication relative à la participation de la Guinée à la COP26 prévue à Glasgow en Ecosse, du 1er au 12 novembre 2021.

Le Ministre d’Etat a rappelé que grâce à notre participation aux précédentes éditions et depuis l’adoption de l’Accord de Paris en 2015, notre pays la République de Guinée a bénéficié de l’appui de divers Partenaires Techniques et Financiers, de plus de 24 millions de Dollars US de financement pour l’exécution des projets de résilience climatique.

L’ensemble des projets déjà clôturés, ceux en cours de réalisation ou en préparation, englobe un appui de 130 millions USD, impactant les secteurs de l’énergie, l’agriculture, la pêche et la décentralisation.

Le Ministre a informé qu’en termes d’enjeux, les attentes de la COP26 sont :

      i.          Parvenir à un accord sur l’article 6 de l’Accord de Paris (COP 21, 2015) portant sur le marché du carbone pour le maintien de l’élévation de la température mondiale en deçà de 1,5°C ;

    ii.          Obtenir des engagements de financement pour la mise œuvre de notre Contribution Déterminée Nationale (CDN) dont la finalisation du Plan d’Investissement est prévue pour Octobre 2021.

  iii.          Favoriser la conclusion des accords pour le financement des projets en préparation (85millions USD).

En ce qui concerne la Présidence guinéenne de groupe des G77 + Chine, le Ministre a indiqué que l’élection de notre pays en janvier 2021, marque une ouverture importante et une véritable opportunité pour l’accès de la République de Guinée aux financements climatiques.

Au terme des débats, le conseil a félicité le Ministre d’État pour le niveau de préparation à date de cet événement et l’a encouragé à poursuivre le travail qui laisse entrevoir des avantages considérables pour notre pays.

Madame la Ministre de la Culture et du Patrimoine Historique a fait une communication relative à la participation de la Guinée aux États Généraux du livre en langue française prévus à Tunis, les 23 et 24 septembre 2021, suivis du Congrès mondial des écrivains francophones.

La Ministre a informé que les États généraux du livre regrouperont 3.000 acteurs du livre et auront pour objectifs de :

–        Développer l’accès au livre et à la lecture pour tous les publics francophones ;

–        Mettre en valeur la richesse et la diversité de la création intellectuelle et littéraire en langue française ;

–        Favoriser le développement d’un secteur éditorial francophone dynamique et équilibré, basé sur la coopération et la réciprocité ; et

–        Intégrer les opportunités du numérique.

Les avantages que la Guinée pourrait en tirer en tant que pays co-organisateur sont :

–      L’élection de la Guinée comme pays pilote du projet « Ressources Éducatives », financé par l’AFD à hauteur de 20 millions d’Euros et qui va accompagner notre pays pendant 5 ans pour développer l’accès des jeunes au livre et à la lecture ;

–      La mise en avant de notre pays dans toutes les communications officielles des états généraux ;

–      Une meilleure visibilité des professionnels guinéens du livre ; 

–      Une dynamisation de l’industrie du livre guinéen.

Au terme de l’exposé, le conseil a donné son soutien à la Ministre et recommandé la participation active de notre pays à cet important événement.

 Le Ministre du Budget a fait une communication sur la Stratégie d’amélioration du renforcement de la TVA, à travers l’automatisation et la digitalisation du contrôle dans eTax.

Cette stratégie s’articule autour des deux éléments suivants : les risques de fraude liés à la non automatisation du contrôle des déclarations de TVA et une proposition pour remédier à cette situation.

S’agissant des risques de fraude à la TVA, le Ministre a donné un exemple de transaction entre un fournisseur société A et un client société B.

Cet exemple montre les deux aspects de la TVA : sa collecte et sa déduction qui ne peuvent intervenir qu’entre deux assujettis.

Sur la base de cet exemple, le Ministre a indiqué trois problèmes :

–      Des fournisseurs non assujettis à la TVA facturent à leurs clients, TTC ;

–      Tous les fournisseurs ne reversent pas à la DGI toute la TVA qu’ils ont collectée ;

–      Les clients déduisent des montants de TVA qu’ils n’ont pas payé pour réduire le montant de TVA qu’ils doivent payer.

En ce qui concerne la proposition de solution, le Ministre envisage d’organiser des contrôles automatisés en amont de la déclaration des TVA dans le portail eTax mis en place depuis septembre 2020. 

Il s’agit de contrôles bloquants à insérer dans eTax à compter du 1er septembre 2021 pour résoudre les problèmes cités afin d’améliorer et de sécuriser le rendement de la TVA, suivant le schéma ci-après:

– Les clients devront transmettre électroniquement dans eTax la liste des factures avec TVA qu’ils ont payé à leurs fournisseurs ;
– Les clients devront inscrire le détail de chaque facture pour déduire une TVA qu’ils ont payé ;
–  eTax contrôlera automatiquement l’existence du NIFp (numéro d’identification  fiscal permanent ) du fournisseur avec restitution de sa raison sociale telle qu’elle est connue dans le fichier de la DGI ;
– eTax contrôlera automatiquement le montant demandé et la somme totale des factures.

Le Ministre soutient que ces modalités de contrôle permettront de mettre fin, à terme, aux fausses déclarations de TVA déductible, de disposer du montant de TVA collecté par chaque fournisseur et de poursuivre en cas de non reversement.

Pour le lancement de cette nouvelle fonctionnalité la date a été retenue pour le 1er Septembre prochain.

Au cours des débats, les observations ont porté sur la nécessité de :

–      Faire apparaître dans le mécanisme la place des CTSS (Chèques du trésor séries spéciales) ;

–      Veiller à l’appropriation du mécanisme par les différents intervenants ;

–      Prévoir dans le système, le remboursement de la TVA perçue par l’administration publique et non reversée aux entreprises privées afin d’éviter un endettement intérieur important.

Au terme des débats, le conseil a félicité le ministre pour cette nouvelle réforme et l’a encouragé à poursuivre ses efforts afin de mener à bien tout le programme de réformes initié et en cours d’exécution, à la satisfaction du Gouvernement et sous la direction clairvoyante du Chef de l’Etat.

Le Ministre de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Économie Maritime a fait une communication relative à l’organisation de la « Table ronde » des Partenaires Techniques et Financiers pour la mobilisation des financements en faveur du secteur des Pêches et de l’Aquaculture.

Le Ministre a rappelé que l’organisation de cette Table Ronde s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des États généraux de la Pêche et de l’Aquaculture, organisés en Septembre 2013 à Conakry.

Initialement prévu le 30 Novembre 2020 et reporté pour raison de la COVI-19, l’évènement du 16 Novembre 2021 prochain sera précédé, par la tenue à Conakry d’une réunion préparatoire des experts, les 28, 29 et 30 Septembre 2021.

À date, un rapport de quinzaine est élaboré et publié par le Comité de Suivi, conformément à ses termes de références. Les travaux relatifs à la mise en œuvre de la feuille de route se poursuivent normalement et les comptes rendus sont régulièrement faits au Conseil de Cabinet du Ministère.

Au terme de l’exposé, le conseil a félicité et encouragé le Ministre pour les réformes engagées.

AU TITRE DES COMPTES RENDUS

 Le Ministre de la Santé a fait un compte rendu relatif à l’évolution de la riposte à la pandémie de la Covid-19.

Le Ministre a informé que à la date du 26 Juillet 2021 :

·       Le nombre de personnes testées était de 455 490 ;

·       Le nombre de cas confirmés : 25 293 ;

·       Le nombre de décès hospitalier : 208 ;

·       Le nombre de cas guéris : 24 024 soit un taux de guérison de 95%

·       Et le taux de positivité du 19 au 26 juillet 2021 : est de 7,7%

Concernant la vaccination contre la covid-19, le Ministre a indiqué qu’un cumul de 799 884 doses ont été administrées (1ère et 2ème dose) du 05 mars au 6 Juillet 2021.

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République, son Excellence Professeur Alpha Condé a donné de larges informations sur la situation nationale et internationale.

Fait à Conakry le jeudi 29 juillet 2021

Tibou Kamara,

Ministre d’Etat,

conseiller personnel du Chef de l’Etat,

Ministre de l’industrie et des PME,

Porte-parole du Gouvernement

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Conakry : le corps disparu à l’hôpital Ignace Deen a été retrouvé

29 juillet 2021 à 18 06 42 07427
Feue Madame Oumou Barry

C’est un soulagement pour la famille de Mme Oumou Barry, une femme qui est décédée lundi dernier à l’hôpital Ignace Deen de Conakry. Deux jours après sa disparition à la morgue du centre hospitalier, le corps de la défunte a été retrouvé ce jeudi, 29 juillet 2021, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes. C’est le Pr Hassane Bah, médecin légiste en service à l’hôpital Ignace Deen, qui a annoncé la nouvelle.

Professeur Hassane Bah, président de l’Ordre des Médecins

« C’est une substitution qui est survenue par erreur. Ce sont des membres d’une autre famille qui sont venus mal identifier leur corps et qui ont pris celui de Mme Oumou Barry pour aller l’enterrer à Sangoyah. Maintenant, ils sont venus reconnaître le corps de leur mère qu’ils avaient laissé sur place. Donc, les deux familles plus une équipe de médecins légistes se sont rendus sur le terrain pour procéder à l’exhumation du corps », a-t-il indiqué, ajoutant que le corps sera ramené à la morgue de l’hôpital Ignace Deen, avant d’être rendu à sa famille.

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, un membre de la famille de Mme Oumou Barry a confirmé cette information. « Le corps de notre sœur (Oumou Barry) a été retrouvé à Sangoyah. Nous sommes au cimetière comme ça avec la médecine légale pour déterrer le corps », a déclaré Abdoulaye Barry, un des jeunes frères de la défunte.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Leçon Ouattara-Gbagbo : pourquoi « mourrir pour un leader politique ? »

29 juillet 2021 à 18 06 31 07317

La poignée de mains et la chaude accolade entre l’ancien et l’actuel présidents ivoiriens continue à défrayer la chronique sur le continent. Et plus particulièrement en Guinée. Beaucoup présentent les deux anciens frères ennemis comme un bel exemple de pardon et de réconciliation. D’autres, de loin les plus nombreux, disent que cette image est la preuve, selon eux, que nul ne doit mourir pour la politique. Et par ricochet pour un politicien.

Par ce raccourci facile et simpliste, les gens trouvent que ceux qui sont morts pendant la crise post-électorale en Côte d’Ivoire sont morts pour rien. Alassane Dramane Ouattara et Laurent Gbagbo les considèrent comme perte et profit.

Si cette poignée de mains n’a laissé personne indifférent, certains l’exploitent à dessein. D’autres commentent l’image sans aller en profondeur dans la réflexion. En effet, ce n’est pas parce que les deux hommes affichent leur entente qu’il faille estimer que les morts sont morts pour rien. Non. Si, dans le camp Gbagbo, ils sont morts pour rien, en revanche dans celui de Ouattara ils ont fait don de soi pour que l’actuel président soit ce qu’il est aujourd’hui. Et avec lui tout le Nord et même tous les musulmans ivoiriens.

Si Alassane Ouattara, victime d’ostracisme, s’était résigné pour laisser passer le discours selon lequel il était non pas Ivoirien mais Burkinabé, son sort et celui du Nord musulman auraient été scellés. Sachant que nul n’est pas plus ivoirien que lui, il s’est battu. Et la fin a justifié les moyens. Encore une fois ceux qui sont morts pour que tous les Ivoiriens jouissent de leurs droits civils et politiques ne sont pas morts pour rien.

Certains insinuent qu’à l’instar d’Alassane Ouattara et de Laurent Gbagbo, Alpha Condé et Cellou Dalein Daillo devraient faire la même chose en Guinée. Parce que, selon eux, les deux situations sont similaires. Les deux situations ne sont pas similaires. En Côte d’Ivoire la commission électorale avait proclamé l’opposant vainqueur de la présidentielle. C’est le refus du sortant qui avait mis le feu aux poudres. En Guinée, jamais une institution n’a proclamé un opposant vainqueur face au sortant.

En outre, en Côte d’Ivoire les deux hommes ont tous assumé la plus haute responsabilité du pays. La bipolarisation de la situation politique en Guinée est à l’image de ce qui se passait en Côte d’Ivoire avant l’avènement de Ouattara au pouvoir. En réalité, ceux qui appellent les principaux protagonistes guinéens à emboiter le pas à leurs voisins jouent le jeu du pouvoir de Conakry.

Les propos selon lesquels nul ne doit mourir pour la politique n’ont d’autres objectifs que d’emballer et d’émousser les militants de l’opposition. Il est facile aujourd’hui de dire que nul ne doit accepter de mourir pour la politique. Si l’actuel président est au palais présidentiel c’est qu’il a fallu payer le prix fort contre les deux régimes militaires qui se sont succédé au pouvoir.

Pour conclure, si, parce qu’Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo sont en train de faire la paix, il faut arrêter de se battre pour la démocratie, l’alternance et l’Etat de droit, alors, instaurons une monarchie. Comme ça nous allons faire l’économie d’élections et leurs corolaires de division.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Exploitation sauvage de l’or sur le fleuve Sankarani : « je me suis toujours opposé à cette affaire de drague », se défend le maire de Mandiana

29 juillet 2021 à 18 06 09 07097

Accusé d’être un des complices majeurs des burkinabés et des maliens qui drague le fleuve Sankarani pour chercher de l’or, le maire de la commune urbaine de Mandiana sort enfin de son silence. Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce jeudi, 29 juillet 2021, Ibrahima Sira Diakité a nié avoir effectué une quelconque contribution à cette activité qui pollue les eaux du Sankarani (pourtant très vital pour les populations de Mandiana). L’autorité communale a aussi réfuté les allégations selon lesquelles il percevrait trois grammes d’or par jour des mains dragueurs du fleuve.

« Ceux qui disent que je perçois trois grammes par jour avec les dragueurs, cela n’engage qu’eux. Mais, je suis certain que je me suis toujours opposé à cette affaire de drague. Seulement, on ne m’a jamais compris. Parce qu’il y a des jeunes qui sont pour cette activité. C’est moi même qui donnait du carburant aux jeunes pour faire des patrouilles pour empêcher cette pratique. Donc, je ne réponds pas à mes détracteurs ; mais, ce que je sais, nous sommes toujours engagés à lutter contre ce fléau dans la commune urbaine. Parce qu’il y a plusieurs commune concernées par cette activité », a expliqué le maire Sira Diakité.

Seulement, ces propos de la première autorité de la commune de Mandiana contrastent beaucoup à ce qu’il a confié récemment à la rédaction régionale de Guineematin.com à Kankan. Le maire Ibrahima Sira Diakité avait nié avoir connaissance de la reprise des activités de dragage sur le fleuve Sankarani.

« Vous savez, le fleuve Sankarani traverse plusieurs communes. Donc, je ne sais pas de laquelle vous parler. Sinon, moi je ne suis pas au courant de la reprise des dragueurs sur le fleuve Sankarani », avait dit le maire Ibrahima Sira Diakité pour visiblement de débarrasser du journaliste fouineur qui l’a joint au téléphone.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Guinée : la Cour suprême appelée à annuler la sanction infligée à l’imam Nanfo Diaby

29 juillet 2021 à 17 05 48 07487
chroniqueur islamique et promoteur de l’écriture N’ko

Le camp d’Ismaël Nanfo Diaby ne baisse pas les bras. Après le rejet de sa première requête demandant un sursis à l’exécution de la sanction infligée à l’imam pour avoir dirigé la prière (salat) dans la langue maninka (N’ko), il cherche maintenant à faire annuler carrément la décision des autorités religieuses de Guinée. Cet autre procès s’est ouvert ce jeudi, 29 juillet 2021, devant la chambre administrative de la Cour suprême, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est la dernière bataille judiciaire (sur le plan national) que le camp Nanfo Diaby mène contre les autorités religieuses du pays. Le 8 juillet dernier, la Cour suprême avait rejeté sa première requête demandant de surseoir à l’exécution de la décision du secrétariat général des affaires religieuses, rendue publique le 30 juillet 2020, et interdisant à l’imam d’exercer toute activité religieuse ni de parler au nom de l’islam en Guinée. Ce jeudi 29 juillet, la chambre administrative de la plus haute instance judiciaire du pays a entamé l’examen de la seconde requête de l’avocat de l’imam, demandant l’annulation pure et simple de cette sanction administrative.

A l’ouverture de l’audience, Me Salifou Béavogui a expliqué à la Cour que la décision des autorités religieuses est illégale, parce que la constitution guinéenne consacre la liberté religieuse. Ce qui veut dire, dit-il, que l’imam Ismaël Nanfo Diaby est libre de prier en maninka tout comme les autres musulmans sont libres de prier en arabe (la langue du coran). « Mon client n’a heurté aucune prescription religieuse, il n’a créé aucune polémique stérile. C’est l’islam qu’il pratiquait en traduisant le coran. Le principe de la laïcité est fondamental, aucun guinéen ne peut le remettre en cause », a dit l’avocat, tout en demandant à la Cour de « rétablir Nanfo Diaby dans ses droits ».

De son côté, le représentant du secrétariat général des affaires religieuses a expliqué que la sanction infligée à Ismaël Nanfo Diaby n’a aucun caractère discriminatoire lié à sa conviction religieuse. Elle vise tout simplement à éviter les « conséquences négatives » que la décision de l’imam de diriger la prière dans sa langue pourrait entraîner au sein de la communauté musulmane de Guinée, selon Ibrahim Ousmane Bah. 

Bah Ibrahim Ousmane, conseiller juridique du département aux affaires religieuses

« Il n’y a eu jamais de discrimination d’un individu par rapport à sa conviction religieuse. Mais faudrait-il que l’intéressé accepte de respecter les principes fondamentaux édictés par cette religion. Je pense que la liberté religieuse ne signifie jamais la création de polémique stérile en son sein (…) C’est pourquoi, analysant et constatant les conséquences néfastes que le comportement de M. Nanfo Ismaël Diaby peut entraîner, le département des affaires religieuses s’est trouvé dans l’obligation de prendre sa responsabilité et le suspendre. Puisqu’il n’a pas accepté de collaborer avec les autorités pour ne pas qu’on se retrouve avec la pagaille dans les mosquées.

S’il prie en N’ko, d’autres groupements ethniques peuvent aussi décider de prier dans leur propre dialecte. Et quelle sera la conséquence de ce comportement pour ce qui est de l’unité nationale ? Si dans chaque mosquée, chaque ethnie prétend prier dans sa propre langue, je crois qu’on ne pourra pas contenir les conséquences qui vont découler de ce comportement. C’est pourquoi, nous vous prions de comprendre le département des affaires religieuses et de maintenir la suspension de M. Nanfo Ismaël Diaby », a sollicité ce conseiller juridique du secrétaire général des affaires religieuses.

Abondant dans le même sens que le responsable religieux, le procureur William Fernandez, a estimé que la sanction infligée à Ismaël Nanfo Diaby ne viole nullement la loi. Il a donc demandé à la Cour de déclarer la requête de l’imam « mal fondée et de la rejeter purement et simplement ».

Finalement, la Cour suprême a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 7 octobre prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Koumbia (Gaoual) : l’AMC remet un milliard aux communes impactées

29 juillet 2021 à 17 05 18 07187
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia

La société minière Alliance Mining Commodities a procédé lundi dernier, 26 juillet 2021, au paiement de la taxe superficiaire par chèque au compte du Projet de bauxite de Koumbia, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place. C’est le Chef de cabinet du gouvernorat de Boké, Tidiane Soumah qui a présidé la cérémonie qui s’est déroulée à Koumbia. C’était en présence du Préfet de Gaoual, Lanfia Kouyaté, de certains cadres de la préfecture, des Maires des communes rurales de Wendou M’Bour et de Koumbia et des Sous-préfets des deux localités impactées par le projet.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia

Dans son discours de bienvenue, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, le maire de la commune rurale de Koumbia, a remercié la disponibilité de l’AMC et son engagement pour le développement de cette municipalité. Il s’est évertué ensuite à justifier l’utilisation du montant versé l’année passée qui s’élève à plus de 600 millions de francs guinéens.

Même son de cloche chez le Colonel Sadiouma Diakité, le Maire de la commune rurale de Wendou M’Bour qui a tenté également de présenter le bilan de l’utilisation du montant payé en 2020. L’élu de Wendou M’Bour parle de la construction de latrines publiques à l’entrée et à la sortie de Wendou M’Bour mais également à la mosquée et la construction d’une morgue en plus des achats d’équipements informatiques pour la commune.

Fodé Diallo, responsable des relations communautaires à l’AMC

Pour l’année 2021, Fodé Diallo, le Directeur des relations communautaires de l’AMC a indiqué que le montant versé aux deux collectivités s’élève à un milliard 62 millions six cent quatre-vingt-quinze mille cent quarante-trois francs guinéens 1 062 695 143 Francs guinéens

Ce montant est reparti comme suit : un chèque de 637 909 035  GNF (Six cent trente-sept  millions, neuf cent neuf mille, trente-cinq Francs guinéens) pour la Commune rurale de Koumbia et un autre chèque de 424 786 108 GNF (quatre cent vingt-quatre  millions, sept cent quatre-vingt-six mille, cent huit Francs guinéens) pour la Commune rurale de Wendou M’Bour.

Pour le représentant de l’AMC, le paiement de ces taxes est un moyen de participer au développement des communautés impactées de la préfecture de Gaoual en particulier et de la Guinée en général. « Nous souhaitons que ces taxes soient une contribution au financement des plans de développement locaux des communautés impactées par notre projet, et qu’elles soient gérées dans une parfaite transparence et dans l’intérêt des communautés impactées », a plaidé Fodé Diallo.

Lanfia Kouyaté, préfet de Gaoual

Le Préfet de Gaoual, Lanfia Kouyaté, allant dans le même sens, a appelé  les deux maires à privilégier les communautés impactées dans le financement des projets de développement. Un appel, rappelons-le qui a du mal à se concrétiser du côté de la commune rurale de Koumbia, où les populations des districts impactés sont confrontées à sérieux problèmes d’eau, d’éducation, de santé et de protection de l’environnement. Et comme s’il n’y a aucune ressource dédiée à cette effet, elles souvent laissées pour compte par la commune.

L’AMC verse depuis 11 ans ces taxes superficiaires aux collectivités de Koumbia et Wendou M’Bour et promet de faire plus une fois que l’exploitation va commencer.

Par rapport au démarrage de l’exploitation des bauxites de Koumbia, initialement prévu en 2019, Fodé Diallo, accuse  l’apparition et la persistance du Covid-19.

« Cette année, la Guinée, à l’instar des autres pays du monde, est toujours impactée par la pandémie de la COVID 19, ce qui a entraîné aussi le ralentissement des activités du projet en particulier sur le bouclage du financement nécessaire à la construction des infrastructures permettant l’exploitation de la mine, le transport et d’exportation de la bauxite », s’est-il défendu, avant de souhaiter la fin rapide de la pandémie pour le démarrage de l’exploitation, tant attendue par les populations.

De Koumbia (Gaoual), Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Ibrahima Bah emporté par les eaux à Hamdallaye : « son corps a été retrouvé sous le pont de la Minière »

29 juillet 2021 à 16 04 09 07097

Comme annoncé précédemment, un garçon de 14 ans a été emporté par les eaux de ruissellement à Hamdallaye Concasseur dans la nuit hier, mercredi 29 juillet 2021. Les recherches de la nuit et de toute la matinée d’aujourd’hui avaient été vaines. Mais, dans après-midi de ce jeudi, aux environs de 14 heures, le corps du jeune élève originaire Dongol Touma (préfecture de Pita) a été retrouvé sous le pont de la minière, à quelques pas de la mer.

« On a retrouvé le corps sous le pont qui relie Taouyah à la minière. On s’apprêtait à rentrer lorsqu’un de ses amis l’a découvert. C’était à 14 heures et quelques. La police scientifique et le chef de quartier de la minière sont venus. Ils nous ont finalement rendu le corps. Au moment où nous parlons comme ça (15 heures 40’), nous sommes au cimetière pour l’enterrer », a indiqué Saïdou Barry, le tuteur du jeune garçon.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Disparition d’un corps à la morgue de l’hôpital Ignace Deen : « rendez-nous la dépouille de notre sœur »

29 juillet 2021 à 15 03 49 07497
Fatoumata Binta Barry, sœur de la défunte

Deux jours après sa disparition, la dépouille de Mme Oumou Barry, une femme qui est décédée lundi soir à l’hôpital Ignace Deen de Conakry, est toujours introuvable. Sa famille continue de demander aux autorités du centre hospitalier de lui restituer le corps pour qu’elle puisse l’inhumer.

Depuis mardi dernier, jour de la disparition du corps de Mme Oumou Barry, Fatoumata Binta Barry vit une double peine. Non seulement elle a perdu sa sœur, mais aussi elle n’arrive pas à récupérer son corps, dont elle ne connaît pas la destination. Une situation difficile à supporter pour cette vieille dame, trouvée à son domicile, à la Carrière, par un journaliste de Guineematin.com, ce jeudi 29 juillet 2021. Elle ne cesse de réclamer la dépouille de sa jeune sœur.

« Je demande aux médecins, plus particulièrement au Dr Awada (le directeur général de l’hôpital Ignace Deen) et au Pr Hassane Bah (médecin légiste) d’aller voir ceux qui s’occupent des dépouilles pour leur dire de nous restituer le corps de notre sœur, à cause de Dieu. Puisque ce sont eux qui savent où ils ont amené le cadavre », a déclaré Fatoumata Binta Barry.

Comme plusieurs autres membres de sa famille, cette dame ne croit plus à l’explication donnée par les responsables de la morgue de l’hôpital Ignace Deen de Conakry. Ces derniers ont laissé entendre que le corps de Mme Oumou Barry a été échangé avec celui d’une autre personne. Ils ont même publié un communiqué pour demander à toute personne ayant récupéré un corps dans cette morgue d’y retourner pour des fins d’identification.

« Moi, je ne dirai pas que c’est quelqu’un d’autre qui a échangé les corps, je dis que ce sont eux-mêmes qui l’ont fait. Depuis qu’ils ont refusé l’accès à la morgue à une de nos tantes, j’ai compris que ce sont eux qui ont le corps. Donc, qu’ils le sortent pour nous le remettre, à cause de Dieu.

« Je ne peux même pas vous expliquer à quel point cette situation est difficile pour nous. Surtout pour moi qui ai reçu notre sœur chez moi, où je me suis occupée d’elle. Je demande aux journalistes et à tous les Guinéens, de nous aider à dire aux médecins de nous rendre le corps de notre sœur. C’est tout ce que je demande », a lancé Fatoumata Binta Barry.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622673681

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Avantages et risques liés aux pesticides : les conseils d’un spécialiste

29 juillet 2021 à 13 01 38 07387

A N’Zérékoré, une région de la Guinée où l’agriculture est fortement pratiquée, les produits phytosanitaires sont devenus indispensables. Tous les agriculteurs font recours aux pesticides pour faciliter leur travail. Mais s’ils connaissent tous l’importance de ces produits, la plupart d’entre eux n’ont aucune idée sur les risques liés à leur utilisation. C’est pourquoi, le responsable du service régional de la protection des végétaux et denrées stockées a tenu à les éclairer sur cette situation.

Dans un entretien qu’il a accordé au correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré, Lucien Kolié a commencé par rappeler les avantages liés à l’utilisation de l’engrais et des pesticides dans l’agriculture.

Lucien Kolié, chef du service régional de la protection des végétaux et des denrées stockées de N’Zérékoré

« Les intrants agricoles comme les pesticides, les engrais, jouent un rôle très important dans l’augmentation de la production et de la productivité agricole. Ils viennent à point nommé dans les programmes de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté. Les pesticides ont permis d’éliminer ou de contrôler certains parasites des cultures. Les herbicides totaux qui sont largement utilisés par les agriculteurs viennent remplacer une main d’œuvre qui devient rare et chère. Ils permettent aux agriculteurs d’augmenter les superficies cultivables et d’économiser aussi de l’argent », a-t-il expliqué, tout en précisant que pour bénéficier des avantages liés à l’usage des pesticides, il faut respecter certaines conditions.

Il s’agit tout d’abord d’acheter un produit de qualité, non exposé au soleil, mais aussi l’utiliser rationnellement. « L’abus des pesticides laissent des résidus dans les récoltes qui peuvent intoxiquer les consommateurs. L’abus des pesticides nuit ou détruit les micro-organismes du sol, provoque également une stérilisation du sol. L’abus des insecticides peut provoquer un ralentissement de la photosynthèse et la croissance des plantes cultivées », souligne Lucien Kolié.

Parlant toujours de l’usage des produits phytosanitaires, ce spécialiste de la question a prodigué quelques conseils aux utilisateurs. « Porter toujours des tenues de protection pendant le traitement. Ne pas passer toute une journée en train de pulvériser. Ne jamais réutiliser les emballages vides pour la conservation des consommables (sel, huile de palme, vin, etc.) ni les laisser traîner ou même les jeter dans les cours d’eau. Ne jamais prendre du lait ni de l’huile rouge après le travail.

Être toujours à deux lors des traitements afin que l’autre donne l’alarme en cas d’intoxication. Avoir toujours une réserve d’eau propre à proximité afin de laver la peau ou les yeux en cas de projection. Ne pas rincer les pulvérisateurs dans les cours d’eau ou à proximité des points d’eau. Ne pas stocker les produits dans les chambres à coucher comme le font les paysans. Ne pas payer les produits exposés aux rayons solaires, il faut s’approvisionner chez les distributeurs autorisés qui sont capables de vous donner des conseils par rapport à l’utilisation du produit que vous achetez ».

M. Kolié demande aussi aux commerçants « de ne pas exposer les produits aux rayons solaires, car la forte insolation dégrade la matière active (le glyphosate). Donc, le produit devient inefficace ». Quant à ceux qui se chargent de la pulvérisation des champs, il leur demande d’arrêter cette activité lorsqu’ils ont plus de 50 ans. « Car l’organisme est très vulnérable à cet âge », a dit le chef du service régional de la protection des végétaux et denrées stockées de N’Zérékoré.

À noter que le service de la protection des végétaux et denrées stockées intervient dans la prospection phytosanitaire, l’appui conseil aux applicateurs et aux producteurs, l’alerte phytosanitaire, la lutte contre les grands fléaux et la protection des cultures et des stocks.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. :+224620166816/666890877

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Conakry : un garçon de 14 ans emporté par les eaux de ruissellement à Hamdallaye

29 juillet 2021 à 13 01 26 07267

Les faits se sont produits dans la nuit d’hier, mercredi 28 juillet 2021, à Hamdallaye Concasseur, dans la commune de Ratoma. Ibrahima Bah, un élève âgé de 14 ans, a été emporté par les eaux de ruissellement d’un caniveau qu’il tentait de traverser. Le petit garçon (qui est aussi un apprenti couturier) était avec un de ses amis lorsque ce drame s’est produit.

Selon les informations confiées à Guineemtin.com, Ibrahima Bah et son ami partaient passer la nuit dans l’atelier d’une amie de son maitre et tuteur Saïdou Barry. Mais, il leur fallait traverser un caniveau pour atteindre leur destination. Malheureusement, Ibrahima a été emporté par le courant d’eau du caniveau. Et, jusqu’à présent (11 heures 40’) toutes les tentatives de le retrouver (même mort) sont vaines.

« Les enfants (Ibrahima et un de ses amis) partaient à l’atelier d’une amie pour y passer la nuit. Mon amie là venait de renouveler son atelier, mais la porte ne se fermait pas bien. Donc, elle m’a demandé de lui envoyer deux enfants pour y passer la nuit. Quand ils (Ibrahima et un de ses amis) partaient là-bas aux environs de 23 heures, ils sont sortis sous la pluie. Maintenant, arrivé au niveau du caniveau à Hamdallaye Concasseur, au niveau du petit carrefour qui mène à l’usine de matelas, son ami a voulu traverser. Mais, il a vu que le courant d’eau était très fort. Il s’est donc retourné. Maintenant, Ibrahima a tenté de traverser et l’eau l’a emporté. Quand on m’a appelé pour m’informer, on a fait les recherches jusqu’à une heure. On est rentré pour attendre le matin. Et, aujourd’hui, depuis 7 heures on est en train de faire des recherches. Mais, jusqu’à présent, on ne l’a pas retrouvé. Nous avons été à la gendarmerie pour faire une déclaration et on a informé le chef de quartier », a expliqué Saïdou Barry, le tuteur et maitre de couture de Ibrahima Bah.

A noter que Ibrahima Bah est un élève de la 4ème année. Et, il est originaire de la sous-préfecture de Dongol Touma, dans la préfecture de Pita.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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N’zérékoré : des malfaiteurs cassent une boutique et dérobent plus de 15 000 000 GNF

29 juillet 2021 à 11 11 34 07347

Les faits se sont produits dans la nuit du mardi à mercredi, 28 juillet 2021, à Gboeyba, un quartier de la commune urbaine de N’zérékoré. Les malfaiteurs ont creusé un trou sur le mur de la boutique de monsieur Oumar Sangaré pour s’y engouffrer et voler de l’argent et des habits. Ils ont dérobé plus de quinze millions de francs guinéens (15 000 000 GNF) avant de se volatiliser, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Apparemment, ce vol a été perpétré dans la plus grande discrétion dans cette boutique située entre deux banques bien gardées. En tout cas, il n’y a eu aucun témoin. C’est le matin, quand il est venu ouvrir sa boutique, que la victime, Oumar Sangaré, a découvert avec stupéfaction un gros trou sur le mur. Et, quand il est entré dans sa boutique, il a constaté que son argent avait disparu…

« Quand je suis venu le matin, j’ai trouvé que le mur de ma boutique a été creusé. C’est par là que les voleurs sont passés pour s’introduire dedans. Ils ont pris mon argent, plus de 15 000 000 GNF. Ils sont entrés aussi dans le magasin de mon ami qui est à côté ; mais, là, je ne sais pas ce qu’ils ont pris », a dit Oumar Sangaré.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Le régisseur de la maison centrale de Conakry et ses coaccusés conduits à la prison de Dubréka

29 juillet 2021 à 10 10 50 07507
Commandant Soriba Bangoura, régisseur de la maison centrale de Coronthie

C’est finalement à la prison civile de Dubréka que les cinq complices présumés de l’évasion de Mohamed Sidy Diallo vont attendre l’ouverture de leur procès. Ils ont été conduits dans la soirée du mercredi 28 juillet 2021 dans cette maison carcérale située à quelques kilomètres de Conakry.

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, leur avocat, Me Salifou Béavogui, a confirmé l’information, sans faire de commentaire sur le sujet. « Je vous rappelle que j’ai décidé de ne plus parler à la presse. Donc excusez-moi », a dit le célèbre avocat.

Le régisseur de la maison centrale de Conakry, Soriba Bangoura, son adjoint, Mohamed BO Keïta, le gardien chef, Kerfalla Diaby, le chef de section, Louis Loua, et le chef de section, Zakaria Savané, ont été inculpés hier pour « complicité d’évasion » par un juge d’instruction du tribunal de première instance de Dixinn.

Ils sont accusés d’avoir aidé Mohamed Sidy Diallo, présenté comme étant le cerveau du kidnapping de l’opérateur économique Thierno Mamadou Dansoko, à s’évader de la maison centrale de Conakry. Une évasion qui a eu lieu dans la nuit du samedi au dimanche 18 juillet 2021.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 63

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Conakry : l’opposant guinéen, Kéamou Bogola Haba, entendu par un juge

29 juillet 2021 à 10 10 44 07447
Kéamou Bogola Haba, président d’honneur du parti UGDD et membre de l’Alliance politique Nationale pour l’Alternance Démocratique (ANAD)

En détention à la maison centrale de Conakry depuis le 16 juillet dernier, l’opposant Kéamou Bogola Haba, président d’honneur du parti UGDD et membre de l’Alliance  politique Nationale pour l’Alternance Démocratique (ANAD) a de nouveau été entendu hier, mercredi 28 juillet 2021, par un juge du tribunal de première instance de Dixinn.

Et, selon son avocat, Me Salifou Béavogui, joint au téléphone par Guineematin.com après plusieurs tentatives, « Bogola Haba a suffisamment été entendu sur le fond par le juge Bambé Kamano avant d’être reconduit en prison ».

Rappelons que Cet opposant au 3ème  mandat d’Alpha Condé et président de la commission communication de l’ANAD est poursuivi par le parquet de Dixinn pour « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, offense au chef de l’État, trouble à l’ordre public ».

En réalité, Kéamou Bogola Haba est en train de payer actuellement son engagement sans faille contre le changement de la constitution guinéenne et la détermination du régime Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir après ses deux mandats. Depuis l’élection contestée du 18 octobre 2020, le président d’honneur du parti UGDD est parmi les opposants dont le langage n’a pas varié, contrairement aux chasseurs de postes et autres pseudo-opposants…

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

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