Accusé d’être un des complices majeurs des burkinabés et des maliens qui drague le fleuve Sankarani pour chercher de l’or, le maire de la commune urbaine de Mandiana sort enfin de son silence. Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce jeudi, 29 juillet 2021, Ibrahima Sira Diakité a nié avoir effectué une quelconque contribution à cette activité qui pollue les eaux du Sankarani (pourtant très vital pour les populations de Mandiana). L’autorité communale a aussi réfuté les allégations selon lesquelles il percevrait trois grammes d’or par jour des mains dragueurs du fleuve.

« Ceux qui disent que je perçois trois grammes par jour avec les dragueurs, cela n’engage qu’eux. Mais, je suis certain que je me suis toujours opposé à cette affaire de drague. Seulement, on ne m’a jamais compris. Parce qu’il y a des jeunes qui sont pour cette activité. C’est moi même qui donnait du carburant aux jeunes pour faire des patrouilles pour empêcher cette pratique. Donc, je ne réponds pas à mes détracteurs ; mais, ce que je sais, nous sommes toujours engagés à lutter contre ce fléau dans la commune urbaine. Parce qu’il y a plusieurs commune concernées par cette activité », a expliqué le maire Sira Diakité.

Seulement, ces propos de la première autorité de la commune de Mandiana contrastent beaucoup à ce qu’il a confié récemment à la rédaction régionale de Guineematin.com à Kankan. Le maire Ibrahima Sira Diakité avait nié avoir connaissance de la reprise des activités de dragage sur le fleuve Sankarani.

« Vous savez, le fleuve Sankarani traverse plusieurs communes. Donc, je ne sais pas de laquelle vous parler. Sinon, moi je ne suis pas au courant de la reprise des dragueurs sur le fleuve Sankarani », avait dit le maire Ibrahima Sira Diakité pour visiblement de débarrasser du journaliste fouineur qui l’a joint au téléphone.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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