Yamoussa Sidibé, président de l’AJG : « nous allons faire en sorte que le journaliste puisse exercer dignement »

30 juillet 2021 à 22 10 56 07567
Yamoussa Sidibé, président de l’Association des Journalistes de Guinée (AJG)

Fraîchement élu à la tête de l’Association des Journalistes de Guinée (AJG), Yamoussa Sidibé vient de dévoiler ses ambitions. C’était à l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce vendredi, 30 juillet 2021. L’ancien directeur général de la RTG compte travailler avec son équipe pour relancer effectivement cette vieille organisation et faire en sorte qu’elle puisse défendre efficacement les intérêts des professionnels des médias.

Décryptage !

Guineematin.com : vous venez d’être porté à la tête de l’Association des Journalistes de Guinée (AJG). Quels sont vos sentiments ?

Yamoussa Sidibé : c’est avec un grand bonheur que j’ai accueilli le fait d’être élu à la tête de l’Association des Journalistes de Guinée et le fait d’hériter les journalistes Facely 2 Mara, Fodé Bouya Fofana, Ansoumane Bangoura et tous les autres. Que je sois leur héritier, c’est un grand sentiment et c’est un grand chantier aussi qu’ils mettent devant moi. Un chantier que je dois absolument réaliser pour être à la hauteur des attentes.

L’Association des journalistes de Guinée, c’est la première structure mise en place par les professionnels de ce métier. Je crois savoir qu’elle a été créée en 1986. Après un petit temps d’hibernation, elle est revenue à la surface en 1991. L’objectif de cette association, c’est de fédérer les journalistes, de mettre les journalistes ensemble, qu’ils soient des médias publics ou privés, de tous les supports, électroniques, audiovisuels… que tous ceux qui se réclament de ce métier soient là.

Guineematin.com : bien qu’elle soit la plus ancienne association de journalistes en Guinée, l’AJG peine encore à marquer sa présence sur le terrain. Que comptez-vous faire pour redorer son blason ?

Yamoussa Sidibé : les défis sont grands. Vous savez, l’AJG a passé un bon moment sans trompette. On n’était pas assez sous les projecteurs, alors que c’est la seule structure qui regroupe véritablement les journalistes. Je crois savoir que les autres organisations de presse, ce sont des organisations qui réunissent les patrons de presse. Maintenant, l’Association des Journalistes de Guinée, elle, s’adresse directement aux journalistes de toutes les obédiences.

Et donc, l’objectif aujourd’hui, c’est de faire en sorte que les journalistes soient solidaires entre eux, qu’ils puissent pratiquer sereinement leur métier, qu’ils puissent vivre dignement de ce métier et qu’on puisse alléger le poids des patrons sur les épaules des journalistes. Donc, c’est entre autres défis que nous allons relever. Faire en sorte que le métier soit pratiqué avec passion et dans la dignité.

Que le journaliste puisse vivre véritablement de ce métier. Qu’on y vienne parce qu’on a été formé pour ça, parce qu’on a la passion de ce métier, mais qu’on n’y vienne pas parce qu’on n’a pas autre chose à faire. Ça ne doit pas être un passe-temps, ça doit être un travail de tous les jours. Un travail porté avec le cœur et avec la volonté de donner quelque chose au pays. N’oubliez pas que le journaliste contribue aussi à cimenter la paix, à faire en sorte que la quiétude règne dans le pays. Donc, nous allons nous appliquer pour faire en sorte que le journalisme soit exercé avec responsabilité.

Guineematin.com : vous venez de citer plusieurs défis à relever, mais quelles sont vos priorités ?

Yamoussa Sidibé : nous allons établir un calendrier de travail dans lequel nous allons identifier les activités à mener pendant les trois premiers mois, les six premiers mois et puis l’année. Nous allons essayer de cerner toutes les attentes de la corporation et faire en sorte que si on n’arrive pas à les assurer toutes, mais qu’on fasse l’essentiel.  Que l’AJG soit à la dimension des attentes. Qu’elle puisse accomplir ce qu’on attend d’elle. C’est vraiment être à la dimension de ce que le statut nous donne, de ce que nous devons faire.

Guineematin.com : personnellement, qu’est-ce que vous comptez apporter concrètement à cette structure ?

Yamoussa Sidibé : j’ai beaucoup d’ambitions, mais je ne pourrai travailler seul, je vais travailler en équipe. Il y a le bureau exécutif de l’association qui a été mis en place et qui comprend beaucoup de professionnels. Donc, nous allons nous appuyer sur la qualité, sur les capacités, sur la volonté des différents membres du bureau exécutif pour atteindre les objectifs. Personnellement, j’apporterai ce que j’ai peut-être d’intrinsèque, ce que j’ai dans le ventre. Mon ambition, c’est d’apporter quelque chose à la pratique du métier en Guinée.

Yamoussa Sidibé, président de l’Association des Journalistes de Guinée (AJG)

Guineematin.com : après votre élection, on a vu des critiques sur les réseaux disant que votre bureau a été installé en catimini sans même que les membres de l’ancienne équipe ne soient informés. Que répondez-vous à ceux qui pensent ainsi ?

Yamoussa Sidibé : je ne sais pas d’où viennent ces critiques et je ne veux pas répondre à ça. Mais, sachez que moi, j’ai été coopté. Après le départ de Fodé Bouya Fofana à la Haute autorité de communication, un bureau provisoire a été mis en place et ce bureau a informé tous les anciens. En tout cas, je crois savoir que l’ancienne vice-présidente de l’association a informé les anciens membres du bureau pour des réunions qui ont suivi. Et avant la tenue de l’assemblée générale, toute la corporation a été invitée. Imaginez qu’une lettre a été envoyée au syndicat de la presse privée de Guinée, au syndicat de la presse publique, à tous les responsables de structures corporatives (l’AGEPI, l’AGUIPEL, l’URTELGUI).

Des correspondances ont été envoyées à toutes ces structures. La HAC et le ministère de la communication ont été informés. Donc, à mon avis, tous ceux qui devraient être informés, l’ont été. Quand vous envoyez une correspondance au syndicat de la presse publique, on se dit que toute la presse publique devrait être informée. Nous, nous ne pouvons pas nous réunir en catimini, nous connaissons ce métier, nous savons comment cela fonctionne. Et, nous savons ce que cela va créer comme frustration. Mais, nous allons taire ces frustrations et nous mettre au travail pour tous les journalistes.

Guineematin.com : quelle sera la nature de votre collaboration avec les autres associations de presse qui évoluent sur le terrain ?

Yamoussa Sidibé : dans les conditions normales, l’AJG fédère toutes ces associations. Tout ce qui est journaliste relève de l’Association des journalistes de Guinée. Cette AJG travaille à minimiser la souffrance des journalistes, à faire en sorte que le journaliste puisse exercer en toute sérénité, en toute dignité. Dans ce sens, nous aurons à collaborer avec les structures des patrons, à savoir l’URTELGUI, l’AGUIPEL et l’AGEPI. Nous allons travailler avec eux pour voir dans quelle mesure atténuer le poids du travail sur l’épaule du journaliste dans les différentes rédactions.

Par exemple, aujourd’hui, n’importe qui  peut se lever et créer une télévision, une radio ou un site d’informations. Nous allons nous mettre au travail pour faire en sorte qu’aucun nanti ne puisse créer une radio, une télévision ou un site sans qu’il ne puisse collaborer avec un journaliste professionnel. Parce que celui qui ne connaît pas la souffrance du journaliste, ne peut pas travailler à l’atténuer. Donc, ce sont des chantiers que nous allons mettre en branle pendant le mandat qui nous a été attribué.

Guineematin.com : mais est-ce que vous disposez de toutes les cartes nécessaires pour relever ces défis ?

Yamoussa Sidibé, président de l’Association des Journalistes de Guinée (AJG)

Yamoussa Sidibé : je ne promets pas, mais ce sont les statuts de l’association qui me donnent  cette latitude. Nous allons prendre la trompette et parler à haute voix pour que les gens nous entendent et qu’ils comprennent que le journaliste n’est pas un ouvrier. C’est un travail digne, qu’on fait avec fierté. C’est un travail qui doit permettre à celui qui l’exerce de vivre dignement. Vous avez remarqué que je répète plusieurs fois dignement, c’est à cela que nous allons nous appliquer.

Quand une structure comme une radio est créée par un non professionnel, il ne peut pas comme il le faut respecter les professionnels. On ne peut pas créer un cabinet dentaire, une pharmacie sans impliquer un professionnel de la chirurgie dentaire ou de la pharmacie. On voudrait que la même chose s’applique au journalisme pour que ceux qui travaillent dans ces différentes structures soient respectés et récompensés à la dimension du travail qu’ils fournissent.

Si moi, je suis patron de média, je suis professionnel, je sais comment j’ai évolué et je sais comment la pratique de ce métier se fait, je respecterai ceux que j’accepterai dans ma rédaction. Il est inconcevable aujourd’hui de payer un journaliste à 500.000 francs guinéens, payer un rédacteur en chef à 2.000.000 de francs parce qu’il ne pourra pas pratiquer dignement ce métier. Lorsqu’on lui tendra quelque chose sur la table, il prendra parce qu’il veut nourrir sa famille. Donc, il faut que nous nous appliquions pour que le journaliste soit effectivement payé à la dimension de son travail.

Et si notre travail frise le domaine des syndicalistes, ce sera tant mieux. Dans tous les cas, nous collaborerons avec les syndicats que les journalistes ont mis en place. Déjà, je vous ai dit que nous leur avons tendu la main. Nous avons besoin de la collaboration des uns et des autres pour atteindre les objectifs. Nous n’irons pas seuls, mais avec tout le monde.

Guineematin.com : avez-vous un dernier message pour clôturer cet entretien ?

Yamoussa Sidibé : je tends la main à tous les journalistes. On m’a rapporté qu’il y a eu quelques frustrations, mais c’est inhérent à la vie dans la société. C’est des choses qui arrivent dans la société. Moi, je continuerai à tendre la main aux uns et aux autres pour qu’ensemble nous travaillions, nous nous donnions la main pour donner toute la chance à cette corporation, à la compétence et au talent. Qu’on fasse en sorte que le journaliste soit regardé, soit remarqué et considéré selon son talent, sa compétence et qu’il soit récompensé en fonction de son travail.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Le développent durable et l’agenda 2030

30 juillet 2021 à 21 09 54 07547

En septembre 2015, les Objectifs du Développement Durable (ODD) remplaçaient officiellement les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Lesquels, au nombre de 8, avaient un résultat pour le moins mitigé. 193 Etats se retrouvaient donc à New York pour envisager l’avenir de la planète. De 8 objectifs pour les OMD, on passe à 17 pour les ODD. Autre différence entre les premiers et les seconds, cette fois, il n’y a pas que les pays pauvres qui sont concernés. Les pays développés le sont aussi.

Voici donc les 17 Objectifs du Développement Durable :

1)- Éliminer la pauvreté ;

2)- Combattre la faim ;

3)- Encourager le bien-être grâce aux soins de santé ;

4)- Assurer une éducation/instruction de qualité pour tous ;

5)- Réaliser l’égalité entre hommes et femmes ;

6)- Permettre l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires ;

7)- Permettre à tous l’accès à des énergies propres à un prix abordable ;

8)- Encourager un travail décent, rémunéré correctement ;

9)- Permettre à tous d’avoir accès aux infrastructures et aux technologies modernes ;

10)- Réduire les inégalités ;

11)- Améliorer la sécurité dans les villes et les communautés humaines ;

12)- Encourager une consommation responsable ;

13)- Stopper les changements climatiques ;

14)- Protéger les océans ;

15)- Prendre soin de l’environnement ;

16)- Promouvoir la paix ;

17)- Atteindre ces objectifs grâce à des partenariats mondiaux à tous les niveaux de la politique, de l’économie et de la société ;

Ces objectifs n’ont pas été fixés de façon hasardeuse. Ils s’adaptent à la situation du monde actuel en général et à celle des pays en voie de développement en particulier. Elaborés par des spécialistes du monde entier, ces objectifs sont tous pertinents. Contrairement aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, les ODD concernent même les grandes puissances. Et, en 2030, chaque Etat devra rendre compte de ce qu’il a fait pour atteindre ces objectifs.

Quand on sait que 2030, c’est demain, est-il permis d’espérer que les ODD ne connaîtront pas le même sort que les OMD ? Particulièrement, pour les pays les moins avancés du monde. Pour le cas de la Guinée, le rêve d’atteindre ces objectifs est plutôt chimérique. Pour ce premier numéro que nous consacrons au développement durable, nous allons prendre l’exemple de l’objectif numéro 4 : « Assurer une éducation de qualité pour tous ».

La Guinée ne sera pas le seul pays, à la fois de l’Afrique et du monde, qui risque de  ne pas atteindre ces objectifs d’ici l’échéance 2030. Mais c’est le cas de la Guinée qui nous intéresse ici. En dépit d’une amélioration notable, l’école guinéenne reste confrontée à des difficultés de tous ordres. On peut citer entre autres, le niveau des enseignants et surtout le manque d’infrastructures scolaires et même universitaires.

L’éducation de qualité commence par le cadre dans lequel l’élève ou l’étudiant reçoit sa formation. Or dans maintes localités de la Guinée, notamment à l’intérieur du pays, les enfants étudient dans des huttes. D’autres dans hangars dépourvus de murs. D’autres encore le font à même le sol. Les plus chanceux sont dans des écoles délabrées et vétustes mais aussi pléthoriques.

Même les universités n’échappent pas au nombre pléthorique. Particulièrement les universités publiques, comme celle de Sonfonia où les étudiants sont parfois obligés d’aller avant le lever du jour pour avoir une place. Les retardataires n’ont pas le choix que de rester debout pour suivre le cours. Lorsqu’une salle, capable de recevoir 100 personnes est prise d’assaut par un nombre 5 fois plus, il va de soi que le cours ne sera pas assimilé. Etudier dans des conditions pareilles rend les études non pas attrayantes mais dégoûtantes. Ce qui oblige de nombreux étudiants à déserter l’université pour se retrouver dans la rue comme vendeurs ambulants, laveurs de voitures ou même porteurs de bagages.

Or, comme dit le dicton populaire, si le roi s’enfuit ses courtisans s’envolent. Si l’université est aussi mal lotie, quelle sera le sort du primaire et du secondaire ? Sur la base de la réalité que nous vivions au quotidien, atteindre l’objectif numéro 4 des ODD d’ici 2030 relève d’un miracle. Malheureusement, il n’existe pas de miracle dans le développement.

A suivre !

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Guinée : Alpha Condé et João Lourenço visitent le port de Conakry

30 juillet 2021 à 20 08 01 07017

Arrivé hier, jeudi 29 juillet 2021, pour une visite d’amitié et de travail de 24 heures en Guinée, le président angolais était sur le terrain ce vendredi. João Manuel Gonçalves Lourenço, en compagnie de son homologue guinéen, Alpha Condé, a visité les installations de Conakry Terminal au port autonome de Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les deux chefs d’Etat sont allés constater la modernisation des installations portuaires, dont le quai qui a été élargi pour permettre au port de Conakry de recevoir les gros navires, le scanner qui permet de lutter contre l’évasion fiscale et de détecter les cas de fraude, mais aussi les portiques. Du port autonome, Alpha Condé et João Lourenço ont visité aussi les installations de la société Les Grands Moulins de Conakry, situées à Petit Bateau, dans la commune de Kaloum.

Après ces visites de terrain, les deux chefs d’Etat vont présider ce soir, une cérémonie de signature de plusieurs accords entre la Guinée et l’Angola. Des accords qui portent sur plusieurs domaines, dont l’économie, les mines, la sécurité, l’agriculture et sur le secteur portuaire.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Interpellation du général Moussa Diawara sur la disparition de Birama Touré : la déclaration de l’UJPLA

30 juillet 2021 à 19 07 32 07327

Dans une déclaration publiée ce vendredi, l’Union des journalistes de la presse libre africaine (UJPLA) a exprimé son soutien à la justice malienne, suite à l’interpellation hier, jeudi 29 juillet 2021, à Bamako, du Général Moussa Diawwara, ancien directeur de la sécurité d’Etat, du lancement par Interpol d’un mandat d’arrêt international contre Karim Keita, fils de l’ancien Président Ibrahim Boubacar Keita et ancien Président de la commission Défense de l’Assemblée nationale du Mali. 

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la déclaration signée du président de l’UJPLA, Yao Noël

Déclaration de l’UJPLA   à la suite  de l’interpellation le 29 juillet 2021 à Bamako du général Moussa Diawara dans le cadre de l’affaire de la disparition du journaliste malien Birama Touré

L’Union des journalistes de la presse libre africaine (UJPLA), créée pour la promotion de la liberté de la presse et la sécurité des journalistes partout sur le continent africain, suit avec une grande attention l’évolution judiciaire de l’affaire du journaliste malien Birama Touré  disparu depuis le 29 janvier 2016.

L’UJPLA réaffirme son soutien à la justice malienne et l’encourage à aller jusqu’au bout pour la manifestation de la Vérité. 

L’UJPLA prend acte de l’interpellation , le jeudi 29 juillet 2021 à  Bamako,  du Général Moussa Diawwara, ancien directeur de la sécurité d’Etat, du lancement par Interpol d’un mandat d’arrêt international contre Karim Keita, fils de l’ancien Président Ibrahim Boubacar Keita et ancien Président de la commission Défense de l’Assemblée nationale du Mali. 

L’UJPLA réitère son soutien sans réserve à la justice malienne et souhaite que cette action conduise à l’indispensable manifestation de la vérité .

Fait à  Abidjan,  le vendredi 30 juillet 2021

Pour l’Union des journalistes de la presse libre Africaine ( U.J.P.L.A), le Président 

Yao Noël

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JO de Tokyo : 2 autres athlètes guinéens éliminés

30 juillet 2021 à 19 07 18 07187

Les échecs se succèdent pour les athlètes guinéens aux Jeux olympiques de Tokyo. Après Mamadou Samba Bah (judo), Aïssata Deen Conté (athlétisme) et Mamadou Tahirou Bah (natation) sont aussi éliminés.

La première a terminé 7ème de sa course en tour préliminaire du 100 mètres féminin. Une place qui l’élimine d’entrée de la compétition. C’est lors de la deuxième partie de la course que Deen Conté s’est fait dépasser, alors qu’elle avait bien démarré la compétition. Quant au nageur Mamadou Tahirou Bah, il a terminé 5ème sur 8 compétiteurs. Seule satisfaction pour le Guinéen, c’est qu’il améliore son classement, passant du 130ème au 60ème rang mondial du 100 mètres nage libre hommes.

Sur les cinq athlètes guinéens qualifiés aux JO de Tokyo, quatre sont éliminés. Mariama Lamarana Touré (natation) a raté la compétition pour cause de retard et les trois autres ont perdu dès leur entrée en compétition. Il ne reste donc que Fatoumata Yarie Camara (lutte libre), qui va livrer son premier combat le 4 août 2021 dans la catégorie des moins de 57 Kg. La lutteuse est le dernier espoir de la Guinée de remporter sa première médaille après 12 participations aux Jeux olympiques.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Faranah : le corps sans vie découvert dans un petit lac à Koumbassaya

30 juillet 2021 à 18 06 46 07467

Dans la journée d’hier, jeudi 29 juillet 2021, le corps sans vie d’un vieil homme a été retrouvé derrière le camp militaire à Koumbassaya, un secteur du quartier Tonkolonko2, dans la commune urbaine de Faranah. Le corps de ce père de famille, identifié comme était celui de Kémo Daniel Kamano, était nu et portait des traces de sang à la tête et au visage. Et, après le constat de la croix rouge, le corps de ce vieil homme d’une soixantaine a été rendu à sa famille pour son inhumation.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 14 heures que le corps de Daniel Kamano a été découvert dans ce petit lac. Et, c’est sur la base du constat fait par un cultivateur, qui a trouvé les habits du défunt près de son champ, que des recherches ont été engagées dans ce lac.

« Ce matin aux environs de 10 heures que mon jeune frère Abdoulaye qui travaille dans notre champ m’a appelé pour me dire hier vers 19 heures il a trouvé les habits, une lingette, une paire de chaussures et un pantalon auprès de notre champ. Mais, qu’il n’a vu personne. Et, ce matin, il a trouvé tout cela encore sur place. Je lui ai dit de ne pas toucher, j’ai informé le chef secteur qui, à son tour, a informé les autorités qui nous ont donné l’ordre de voir dans l’eau. Et, finalement on a pu sortir le corps d’un vieux », a expliqué Sékou Kandé.

Ainsi remonté des eaux de ce petit lac, le corps de ce vieil homme a tout de suite été identifié comme celui de Daniel Kamano, un père de famille âgé d’une soixantaine d’années et originaire de la préfecture de Kissidougou. Madame Helene Kamano, la petite sœur Daniel, est inconsolable. Car, elle vient de perdre le seul et unique frère qui lui restait encore en vie.

« Je suis dans la tristesse aujourd’hui suite à la mort de mon grand frère Daniel. Dans le quartier Baafilanin où il était domicilié, mon frère, quand il prend de l’alcool, il blague avec les jeunes du quartier. Hier nuit ont était ensemble à 19 heures. Chaque nuit, avant de sortir, il a l’habitude de venir me rencontré. Donc, après notre entretien vers 20 heures, je suis rentrée me couché. Mais d’habitude, chaque jour il se réveille à 5 heures ; et, dès 6 heures, c’est lui-même qui me réveille. Mais,  aujourd’hui, je ne l’ai pas vu jusqu’à 8 heures. J’ai demandé aux enfants s’ils n’ont pas vu. Ils ont dit non. Finalement je me suis rendu au marché pour revendre mes condiments. C’est vers 13 heures-14 heures qu’on m’a appelé pour me dire de venir à la maison et on m’a annoncé son décès. Je m’en remets a Dieu, c’est lui seule que j’avais comme frère, c’est ce que Dieu a voulu », a indiqué Helene Kamano.

A noter qu’après le constat de la croix rouge, le corps de Daniel Kamano a été rendu à sa famille pour inhumation.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224620241513/660272707

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Examen d’entrée en 7ème année : ce que les candidats doivent éviter (DPE de N’Zérékoré)

30 juillet 2021 à 15 03 12 07127
Moussagbè Diakité, directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré

Le certificat de fin d’études élémentaires (CEE) débute demain, samedi 31 juillet 2021, en Guinée. A quelques heures du lancement de la première épreuve, le directeur préfectoral de l’éducation de N’Zérékoré a adressé un message aux candidats et à leurs parents. Dans un entretien avec le correspondant local de Guineematin.com, Moussagbè Diakité a rappelé les comportements à adopter et ce qu’il faut éviter pendant le déroulement de cet examen national.

Après ceux du baccalauréat et du BEPC, les candidats au certificat de fin d’études élémentaires (CEE) vont entamer leurs épreuves demain, samedi 31 juillet 2021. A N’Zérékoré, le directeur préfectoral de l’éducation indique que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour le bon déroulement de cet examen national. « Parmi ces dispositions, il y a le respect des mesures barrières contre le Covid-19, dont le lavage des mains et le port des bavettes.

Mais aussi, le respect des mesures pédagogiques : pas de téléphones portables, pas de documents, pas de voile intégral dans les centres d’examen. Aucun parent ne doit donner un téléphone à son enfant. Le voile intégral aussi ne doit pas être observé dans les salles d’examen. Et la communication est formellement interdite dans les salles. L’élève ne doit compter que sur son effort personnel, rien d’autre », a dit Moussagbè Diakité.

A noter qu’ils sont 11.904 candidats dont 5.025 filles inscrits pour l’examen d’entrée en 7ème année dans la préfecture de N’Zérékoré. Ces candidats sont répartis dans 38 centres d’examen et seront encadrés par 804 surveillants.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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LE PROGRAMME INTEGRA – CREATEUR D’OPPORTUNITES LOCALES POUR REUSSIR EN GUINEE

30 juillet 2021 à 13 01 11 07117

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen a procédé à une session de sensibilisation durant la semaine du 19 au 24 juillet 2021 à Taouyah pour informer les bénéficiaires du programme INTEGRA sur les risques de la migration dangereuse, les règles et cadres juridiques de la migration régionale et internationale.

Mis en œuvre par l’agence Enabel et en partenariat avec le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, ces séances de sensibilisation ont pour but de faciliter la compréhension de la règlementation de la migration, d’informer des risques de la migration dangereuse et d’aider les bénéficiaires du programme Integra à identifier des opportunités locales pour réussir en Guinée. 

En présence d’animateurs de l’Organisation Guinéenne pour la Lutte contre la Migration Irrégulière (OGLMI), ce sont 76 bénéficiaires du programme Integra basés sur le site du centre d’incubation des métiers de la confection textile à Taouyah qui ont assisté à ce module de sensibilisation sur la migration et les opportunités locales de développement.    

Sylla Salifou, bénéficiaire du programme Integra s’exprime sur l’importance de cette session de sensibilisation : « La sensibilisation que nous venons de suivre est très importante car elle nous a donné des notions sur des concepts tels que les différents types de migration, leurs implications administratives et la migration dangereuse. On a également compris l’importance d’émigrer par la voie légale car ça nous permet de mieux nous intégrer dans le pays d’accueil. Après cette sensibilisation, je recommande à la jeunesse guinéenne de se tourner vers des programmes comme Integra. »

Ce module de sensibilisation a porté sur le contexte de la migration en Guinée, la migration dangereuse, les alternatives locales à la migration dangereuse, le soutien psycho-social des personnes migrantes de retour et les mécanismes existants pour leur réinsertion socio-professionnelle. Cette activité a également servi de cadre de discussions, d’échanges et de partage d’expériences entre les communautés locales et les personnes avec une expérience de migration.  

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat. 

En définitive, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée. 

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Fin du BEPC à Timbi Madina (Pita) : les candidats entre regrets et espoir

30 juillet 2021 à 13 01 04 07047
Mariama 1 Bah, élève au collège Mama Malick

Ils étaient 346 candidats dont 206 filles à affronter les épreuves du brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans la sous-préfecture de Timbi Madina, située à 30 kilomètres de la ville de Pita. A l’issue de cet examen national qui s’est achevé hier, jeudi 29 juillet 2021, plusieurs d’entre eux ont exprimé leurs sentiments au micro d’un journaliste de Guineematin.com qui était sur place. Ils regrettent de n’avoir pas pu traiter convenablement certains sujets, mais gardent tout de même espoir qu’ils vont réussir leur examen.

Nous vous proposons ci-dessous leurs réactions :

Mariama 1 Bah, élève au collège Mama Malick : « Pour moi, l’examen s’est bien passé. A part l’épreuve de mathématiques, qui était difficile pour moi, toutes les autres étaient vraiment abordables. Je suis convaincue donc, à travers ce que j’ai fait, que j’aurai mon BEPC. Je remercie mes parents, mes professeurs et mes encadreurs, qui m’ont permis d’affronter ces épreuves sans beaucoup de difficultés ».

Mariama Diallo, élève au collège de Togosseré

Mariama Diallo, élève au collège de Togosseré : « Les épreuves se sont bien passées. Je regrette seulement le fait que certains sujets, comme l’Histoire et l’Education civique, ont retardé un peu. Le sujet qui m’a fatigué, c’est la Chimie. Tous les autres n’étaient pas difficiles pour moi. C’est pourquoi je suis optimiste aujourd’hui. Je garde espoir que je vais réussir mon examen ».

Adama Sow, élève au collège Al-Moutasmine

Adama Sow, élève au collège Al-Moutasmine : « Dieu merci, parce que depuis le début de l’examen jusqu’à fin, tout s’est bien passé. Les épreuves sont conformes aux programmes et personnellement, je n’ai pas eu de difficultés. Je suis certaine donc que j’aurai mon examen. Je remercie le ministre de l’Education pour les réformes qu’il est en train de faire. Parce qu’une nation ne peut se développer sans la formation de ses enfants ».

Mamadou Lamine Bah, élève au collège de Timbi Tounni

Mamadou Lamine Bah, élève au collège de Timbi Tounni : « J’ai trouvé les épreuves un peu abordables. Seulement le sujet de mathématiques a vraiment été une montagne pour moi. Mais les autres épreuves n’étaient pas difficiles pour moi. Je remercie mes professeurs qui m’ont encadré durant l’année et j’espère que je vais avoir mon brevet ».

Aïssatou Bobo Diallo, élève au groupe scolaire Telly Diallo

Aïssatou Bobo Diallo, élève au groupe scolaire Telly Diallo : « Personnellement, parmi toutes les matières, c’est la physique qui m’a fatiguée. Je ne pense pas que j’aurai la moyenne dans cette matière. Mais je suis optimiste quant à mon admission, parce que j’ai pu bien m’en sortir dans les autres épreuves. Je souhaite bonne chance à tous les candidats ».

Mamadou Yaya Diallo, élève au collège Féto

 Mamadou Yaya Diallo, élève au collège Féto : « Les épreuves de mathématiques et de chimie étaient difficiles pour moi. Ce sont les deux qui m’ont fatigué. Toutes les autres étaient abordables pour moi. Je remercie beaucoup mes parents et mes professeurs pour tout ce qu’ils ont fait pour moi durant l’année scolaire. Quand j’aurai mon brevet, je compte faire les sciences sociales pour devenir journaliste ».

Propos recueillis par Boubacar Ramadan Barry, correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Tél. : 625698919/657343939

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Guinée-Angola : tête-à-tête entre Alpha Condé et João Lourenço à Conakry

30 juillet 2021 à 12 12 31 07317

Le président guinéen, Alpha Condé, rencontre en ce moment même son homologue angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Initialement prévue à 10 heures 30′, la rencontre n’a pu avoir lieu qu’à 11 heures, car le chef de l’Etat guinéen est arrivé un plus tard que prévu sur les lieux.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, les deux hommes vont discuter de questions relatives à la coopération entre la Guinée et l’Angola. Deux pays qui ont des relations historiques, en raison de la participation active de la Guinée dans la lutte pour l’indépendance de l’Angola.

Peu après son arrivée hier, jeudi, à Conakry, le président angolais avait rappelé que les relations entre les deux pays sont historiques, ajoutant que la lutte pour la libération des Angolais est également passée par la Guinée. « L’Angola a bénéficié du soutien de la Guinée pour accéder à l’indépendance ; donc, nous sommes éternellement reconnaissants pour l’appui du peuple guinéen, pour tout ce qu’il a fait », a dit João Manuel Gonçalves Lourenço. Et, le président angolais a ajouté : « aujourd’hui, nous comprenons qu’il ne nous suffit pas de faire référence à ces liens d’amitié et de solidarité entre nos deux peuples, mais nous devons prendre des mesures concrètes pour renforcer la coopération économique entre les deux peuples ».

Après la rencontre de ce vendredi, les deux chefs d’Etat iront visiter le port autonome de Conakry, avant la signature de plusieurs accords de coopération entre leurs deux pays qui est annoncée dans la soirée.

A suivre !

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Pita : Timbi Madina demande à Alpha Condé d’ériger la CR en préfecture

30 juillet 2021 à 12 12 14 07147

La sous-préfecture de Timbi Madina veut se détacher de Pita pour devenir une préfecture à part entière. C’est le maire de cette commune rurale qui a annoncé ce souhait devant les émissaires du président Alpha Condé qui se sont rendus cette semaine dans la localité. Une mission conduite par le ministre conseiller personnel du chef de l’Etat, Elhadj Bah Ousmane, en tournée dans la préfecture de Pita. L’autorité locale exhorte le président de la République à faire de ce rêve une réalité, en commençant par la réalisation d’un certain nombre d’infrastructures de base à Timbi Madina.

Amadou Diao Diallo, maire de la commune rurale de Timbi Madina

« Mesdames et messieurs, le vœu le plus ardent de tous les dignes fils et filles de Timbi Madina aujourd’hui, est de voir leur collectivité érigée en préfecture. Et ceci, sous la direction de son Excellence le professeur Alpha Condé. Nous sommes conscients que cela passera par un relèvement du niveau des infrastructures à Timbi Madina. Donc, nous souhaitons ardemment avoir le goudron à Timbi Madina, nous sollicitons aussi la réalisation d’un grand marché moderne et d’une gare routière moderne, mais également la concrétisation de l’usine de Timbi Madina », a sollicité le maire de Timbi Madina, Mamadou Diao Diallo.

De Timbi Madina, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com 

Tél. : 625698919/657343939

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Recrutement dans l’Armée de l’Air : important communiqué du ministère de la Défense

30 juillet 2021 à 11 11 59 07597

RECRUTEMENT Armée de l’Air

Recrutement Armée de l’Air (suite et fin)

Dans le cadre du recrutement du personnel navigant et non navigant en faveur de l’Armée de l’Air et sous la Haute Autorité de Monsieur le Président de la République, Chef Suprême des Armées, Ie Ministre d’Etat Chargé des Affaires Présidentielles, Ministre de la Défense Nationale, informe qu’un test de sélection psychotechnique sera organisé du lundi 06 au jeudi 09 septembre 2021 à l’Etat-major de l’Armée de l’Air.

Ce communiqué s’adresse aux candidates et candidats remplissant les critères ci-après :

• Etre de nationalité guinéenne ;

• Etre âgé(e) de 18 à 25 ans à la date du 1er septembre 2021 ;

• Etre titulaire de master, de licence ou universitaire en cours d’étude dans un profil scientifique ou technique, ou lycéen en classe terminales sciences mathématiques ou expérimentales, ayant passé le baccalauréat session 2021, ou titulaire d’un baccalauréat dans ces options.

• Avoir une bonne aptitude physique
NB : L’échec au baccalauréat session 2021 est éliminatoire pour les lycéens.

DOSSIERS A FOURNIR

• Une copie de l’extrait d’acte de naissance ou jugement supplétif ;

• Une copie et original du diplôme de licence ou de l’attestation de niveau accompagné du dernier diplôme obtenu ;

• Une copie de la carte d’identité scolaire ou nationale, de la carte d’étudiant ou du passeport.

• Les dossiers de candidatures sont reçus à l’Etat-major de l’Armée de l’Air tous les jours ouvrables de 10 h 00 à 14 h 00 et ce jusqu’au 30 août 2021.

Pour tous renseignements complémentaires, s’adresser aux contacts suivants :
622-610-817
• 625 – 946 – 603

Conakry, le 30 juillet 2021

Ministre d’Etat, Dr. Mohamed Diané

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Banques : la BICIGUI change de nom et devient VISTAGUI

30 juillet 2021 à 9 09 58 07587

Changement de dénomination pour la Banque internationale pour le commerce et l’industrie de Guinée. La BICIGUI devient désormais VISTAGUI. Ce changement fait suite à l’acquisition de la participation majoritaire de BNP Paribas au capital de l’institution bancaire. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi 29 juillet 2021, à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après plus de deux ans de négociations, les groupes Vista Bank et BNP Paribas sont parvenus à un accord. Le premier a racheté les parts du second au capital de la BICIGUI, qui prend ainsi la dénomination de VISTAGUI. Selon Manga Fodé Touré, le président du conseil d’administration de l’institution bancaire, c’est une synergie qui est en train de naître entre les deux groupes qui ont la même stratégie commerciale et qui sont implantées un peu partout en Guinée.

Manga Fodé Touré, président du conseil d’administration de VISTAGUI

« Nous avons la même cible de clientèle et aujourd’hui nous avons l’occasion de travailler ensemble, de faire le plus grand groupe bancaire de Guinée. Donc, je pu vous dire, surtout aux clients, que c’est une synergie qui est en train de naître et qui va faire que les clients auront beaucoup plus de facilité pour avoir des bons crédits, des services bancaires, etc. », a-t-il dit, ajoutant qu’en plus du nom, plusieurs autres aspects vont changer.

« Il y aura changement de système d’information, changement d’approche sur la gestion des fondamentaux de la banque. Notre objectif étant d’être plus efficace, d’être beaucoup plus au service de la clientèle qui a fait confiance aux deux banques depuis très longtemps, de mieux les servir et aussi de faire un développement harmonieux du groupe Vista », a dit M. Manga Fodé Touré, président du conseil d’administration de la VISTAGUI.

Pour le groupe Vista, cette acquisition est très importante dans sa stratégie de croissance. Elle lui permet notamment de renforcer sa position et de devenir une institution financière incontournable en Guinée. Et, selon son président, Simon Tiemtoré, le groupe compte s’investir dans plusieurs domaines, notamment les PME et PMI, l’agriculture, mais aussi les grandes entreprises.

Simon Tiemtoré, président du groupe Vista

« Nous voulons faire remarquer notre disponibilité, notre engagement à être un catalyseur du développement de l’économie guinéenne. Et, à mobiliser les ressources nécessaires pour pouvoir soutenir les PME/PMI, les femmes, les jeunes, le secteur de l’agriculture qui est cher, mais aussi les grandes entreprises pour faire de la Guinée une grande place financière. Et à l’avenir, la Guinée sera dotée d’un grand holding qui va piloter la zone monétaire ouest-africaine », a annoncé M. Simon Tiemtoré, président du groupe Vista Bank.

A noter qu’au-delà de la Guinée, le groupe Vista a conclu des partenariats stratégiques avec plusieurs autres institutions financières mondiales. Il entend maximiser les opportunités sur ses marchés pour s’imposer comme l’institution financière de choix grâce à ses produits bancaires et d’assurances innovants.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Daka (Labé) : arrestation de la femme qui a ébouillanté l’enfant de la coépouse

30 juillet 2021 à 9 09 34 07347

Les faits se sont produits hier, jeudi 29 juillet 2021, à Daka1, un secteur relevant du quartier Daka, dans la commune urbaine de Labé. Adama Hawa Diallo a été accusée d’avoir ébouillanté l’enfant de sa coépouse. Elle a failli être lynchée par ses voisins pour sa cruauté. Il a fallu l’intervention des autorités locales pour qu’elle ait la vie sauve. Elle a été arrêtée et conduite au commissariat central de police pour des enquêtes.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, la victime est un enfant âgé de 2 ans. Et, c’est son bras que sa marâtre à ébouillanté. Ils étaient seuls dans la chambre de cette dernière.

« Mon enfant est âgé de deux ans, il s’appelle Mafouze Diallo. Il m’a laissé dehors et il est entré dans la chambre de ma coépouse. Tout d’un coup, j’ai entendu ma coépouse crier le nom de mon enfant dans la  chambre. Directement, je me suis précipitée dans sa chambre. Elle détenait l’enfant dans ses bras et était en train de le déshabiller. Mais, tout le bras de mon enfant était brûlé. Ma coépouse préparait des arachides à revendre et la marmite était sur le feu. Selon ses explications, l’enfant a quitté la chaise et est tombé sur le feu. Mais, je ne la crois pas. Parce que ce n’est pas sa première fois. A tout moment, elle bastonne les enfants quand on n’est pas là. Pas plus longtemps qu’avant-hier, elle a battu le grand frère de cet enfant qu’elle a brûlé.  Elle l’avait même  mordu. Plusieurs enfants gardent jusqu’à présent les cicatrices causées par elle. Mon mari a tout fait ; mais, elle n’a pas changé son comportement », accuse Djenabou Diallo, la mère de la victime. 

La présumée auteure de cet acte a échappé de justesse à la colère de la population du secteur. Il a fallu l’implication des autorités locales pour qu’elle ait la vie sauve.

Alhassane Doumbouya, chef du secteur Daka 1

« Aussitôt informé, j’ai informé le chef quartier qui m’a instruit d’amener l’enfant à l’hôpital pour des soins. La police a été informée de la situation, mais avant leur  arrivée, les citoyens sous la colère tenaient à en finir avec elle (l’auteure présumée). Car, selon ces citoyens, la mise en cause est reprochée de beaucoup de choses anormales dans le secteur. Heureusement, la foule a été maîtrisée et la femme a été déposée au commissariat central de police pour des fins d’enquêtes. Quant à la victime, elle suit les soins à l’hôpital régional de Labé. Interrogée par les agents de police, la mise en cause, Adama Hawa Diallo, a dit qu’elle n’a fait que taper la main de l’enfant, c’est ainsi que ce dernier est tombé et s’est fait brûlé la main », a indiqué Alhassane Doumbouya, le chef secteur Daka1.

De Labe, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Traite d’êtres humains en Guinée et dans le monde : un fléau à combattre

30 juillet 2021 à 9 09 21 07217
Dr. Thierno Souleymane Barry, avocat

Libre Opinion : 30 juillet 2021 : Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains. La traite d’êtres humains est un phénomène à la fois vaste et complexe. Il est présent dans tous les pays du monde. Ainsi, importe-t-il de définir le phénomène de traite d’êtres humains, de présenter le cadre conventionnel de la lutte pour sa suppression dans le monde et en Guinée.

L’appréhension du phénomène de trafic d’êtres humains

La traite d’êtres humains est aussi ancienne que le monde et constitue une des violations les plus abjectes des droits humains. On a encore en mémoire le triste souvenir de la traite négrière. Il en est de même des cas insidieux plus récents comme la vente des migrants en Lybie. Le phénomène englobe des aspects divers comme la servitude pour dettes, le trafic des migrants, travail forcé et toutes les autres pratiques analogues. La traite d’êtres humains est définie comme : « […] le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. L’exploitation comprend, au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes.» (Protocole de Parlerme). Ainsi, la communauté internationale a-t-elle fait de cette lutte une absolue priorité.

Le cadre conventionnel de lutte contre le trafic d’êtres humains

Le cadre conventionnel est gouverné par la Convention des Nations Unies sur la criminalité transnationale, encore appelée Convention de Palerme et ses protocoles additionnels, dont le Protocole visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants. Au plan institutionnel, les Nations Unies ont mis en place un bureau spécialisé, l’Office des Nations Unies pour la lutte contre la Drogue et le Crime (ONUDC). Ce cadre universel a son pendant régional au niveau africain notamment la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et celle sur les droits et bien-être de l’enfant. Il se déploie aussi dans le cadre sous-régional, avec la Déclaration de la CEDEAO et son Plan d’Action en la matière. Les Etats ont l’obligation d’adopter des mesures législatives et réglementaires pour combattre la traite d’êtres humains. Qu’en est-il de la prévention et de la répression de la traite d’êtres humains en Guinée ?

La lutte contre le trafic d’êtres humains en Guinée

La Guinée, à l’instar des autres pays du monde, n’est pas exempte de la traite d’êtres humains. Pour la prévenir et la combattre, la Guinée s’est dotée d’un arsenal juridique normatif et institutionnel. Au plan normatif, la Guinée est partie à presque toutes conventions internationales réprimant la traite d’êtres humains. Elle a adopté un Code pénal réprimant le phénomène. Au plan institutionnel, la Guinée a mis en place un cadre multisectoriel de lutte : le Comité National contre la Traite des personnes et des Pratiques Analogues (CNLTPPA). Il faut noter aussi l’implication des ONGs dans cette lutte. Cependant, en sus de ce cadre existant et des efforts menées, il est nécessaire d’accentuer les actions en renforçant l’arsenal juridique, la formation des acteurs et accroitre leur collaboration et la répression des auteurs et la réhabilitation des victimes.

En somme, la prévention et la répression du trafic d’êtres humains couplée à la réhabilitation des victimes constitue un travail primordial qui doit impliquer tous les acteurs à l’échelon national, subrégional, régional et universel et ce, dans une synergie de collaboration au bénéfice de l’humanité entière.

-Juris Guineensis No 10.                                                            Conakry, le 30 juillet 2021

Dr Thierno Souleymane BARRY,

Docteur en droit, Université Laval/Université de Sherbrooke (Canada)

Professeur de droit, Consultant et Avocat à la Cour

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« Alpha Condé veut faire de moi une jeune veuve en tuant mon mari ! »

30 juillet 2021 à 7 07 39 07397
Hawa Djan DOUKOURÉ, épouse de Fonikè Manguë

J’écris ces mots dans une situation inimaginable dans un pays qui se dit démocratique en ce 21eme siècle. J’écris ces mots avec un cœur qui bat dans une totale inquiétude. Depuis que j’ai quitté mon mari à l’hôpital Mardi, mon cœur ne cesse de battre et mes larmes couler chaque fois que je pense à ce que Alpha Condé, Kassory et leur ministre de la justice veulent faire de mon mari. Je suis inquiète pour la vie de mon mari, inquiète pour nos enfants, inquiète pour moi même. 

Quand l’état de santé de mon mari s’est dégradé mardi à cause des conditions de détention inhumaines qu’il subit depuis plus de 15 mois, il a été évacué à l’hôpital Ignace Deen en ma présence. Malgré la conclusion du collège des médecins cardiologues qui exigeaient une hospitalisation  d’urgence, Alpha Condé à travers son ministre de la justice Mory Doumbouya et son directeur de l’hôpital Ignace Deen Dr Awada ont refusé d’accéder à cette demande. Les médecins ont pourtant précisé qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort, jusqu’à ce qu’un médecin conseille à mon mari de se déplacer dans une chaise roulante, avec le risque qu’il ne tombe en marchant. 

Cet acte prouve davantage  que ce pouvoir, après avoir échoué à convaincre mon mari à joindre leur complot contre le peuple, veut maintenant ôter sa vie ou le contraindre à demander pardon en mettant sa vie à risque. Toute la Guinée se rappelle encore la mort de notre camarade Roger Bamba (Paix à son âme), dont la femme est actuellement en veuvage avec des bébés orphelins. 

Je tiens à préciser que mon mari a fait l’objet de deux diagnostics en électrocardiogrammes qui ont tous confirmé qu’il a un problème sérieux au niveau du coeur qui nécessité une hospitalisation d’urgence et immédiate. Mais ce pouvoir sans pitié a ordonné son maintien en prison, certainement dans l’objectif de l’obliger à demander pardon pour un crime qu’il n’a pas commis. Mais c’est mal connaître mon mari qui est un homme de courage et de dignité, et qui a mon soutien indéfectible. Par ailleurs, le premier test de mon mari a été retardé d’une journée malgré l’urgence, parce que le fameux Dr Awada, sans cœur et sans foi, a dit que son hôpital n’a pas 650.000 FG pour faire le bilan cardiaque pour voir si mon mari ne souffre pas d’un infarctus. Il mettait ainsi la vie de mon mari en danger à cause de 50 euro en quelque sorte. Mon mari a décidé de ne plus payer les frais médicaux que nous avons toujours supportés depuis sa détention. Il leur a rappelé ceci avant hier en ces termes: je ne paye plus rien, chaque fois que je tombe malade, vous me faites payer de l’argent et pourtant c’est votre pouvoir qui m’a mis en prison, qui m’empêche de travailler pour nourrir ma famille, c’est donc lui qui doit payer pour mes soins quand je tombe malade, je ne paierai plus rien, jai déjà payé beaucoup d’argent en prison ces mois pour mes soins, c’est terminé. 

Ce premier jour donc, malgré l’insistance des médecins, mon mari est retourné en prison dans une chaise roulante, sans savoir que son cœur tiendra jusqu’au lendemain. C’est hier que le ministre de la justice aurait payé les frais pour le prélèvement. En dépit de  l’urgence et de la recommandation que les médecins ont signalé pour son hospitalisation, jusqu’à  présent mon mari n’a entamé aucun traitement. Le résultat de son diagnostic n’est aussi pas transmis aux médecins.

C’est sûr qu’ils ont décidé de le tuer à petit feu sous les ordres d’Alpha Condé, son PM et son ministre de la justice. 
Nous prenons le peuple de Guinée et la communauté internationale à témoin sur la volonté de ce régime à éliminer physiquement mon mari. Aujourd’hui, le garder illégalement et injustement ne leur suffit plus, donc il faut l’éliminer stratégiquement à petit feu comme ils l’ont fait à Roger Bamba et plusieurs autres compatriotes.

Qui sait s’ils ne sont pas en train de l’empoisonner en ce moment même car depuis une semaine je ne contrôle plus la chaîne de repas de mon cher époux à cause de la présence d’une équipe mixte composée des gendarmes et policiers dans les mains des quels les repas passent. Depuis la présence de cette équipe mixte et illégale, tout est devenu encore pire. Il faut rappeler que ce sont ceux qui l’ont kidnappé et déféré en prison qui sont actuellement les mêmes qui contrôlent la chaîne de repas. Ce qui est un conflit de compétence et un risque direct pour lui.

Je finis cette tribune par informer l’ensemble du peuple de Guinée que mon mari reste serein car il sait que la justice populaire et la justice de Dieu sont plus fortes qu’une justice aux ordres d’un seul homme. Nous sommes une famille de croyants, et avons la foi en Dieu. Devant Dieu et les hommes, ce régime est en train de priver mon mari de son droit fondamental aux soins sanitaires, en violation des droits universels. L’histoire en est témoin !

Hawa Djan DOUKOURÉ, épouse de Fonikè Manguë (Prisonnier Personnel de M.Alpha CONDÉ)

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