Koumbia (Gaoual) : les éleveurs fuient pour la Guinée Bissau

1 août 2021 à 21 09 05 08058

« Pendant la saison des pluies, il y a partout des jardins d’anacarde, des champs de riz et d’arachides. Nous n’avons nulle part où aller pour faire paître nos animaux sans traverser des champs… Pendant toute la saison, ce sont des problèmes à la police ou à la gendarmerie pour dévastation de récolte. En saison sèche, nous manquons d’aliments et d’eau pour le bétail. A cela, s’ajoutent les agressions contre notre bétail. Des gens qui viennent blesser les bœufs, ils coupent les cornes, leur assènent des coups parfois mortels. D’autres bêtes sont volées. Et, souvent, avec les tracasseries administratives, les éleveurs victimes sortent déçus de la justice. Ils se retrouvent sans bête, sans argent et sans paix du cœur », a expliqué Moumini Diré Diallo. Le coordinateur des éleveurs de Koumbia demande au ministère de l’élevage de tout mettre en oeuvre pour sauver ce secteur. « Nous avons besoin d’aliments pour le bétail, d’eau, d’espace où faire paître nos bêtes. Mieux, nous avons besoin d’une justice équitable qui ne tolère pas les malfaiteurs et ne nuit pas les victimes », a-t-il dit.

Le secteur de l’élevage est confronté à de sérieux problèmes dans la sous-préfecture de Koumbia, préfecture de Gaoual, considéré pourtant comme étant le berceau de la race Ndama, a appris un journaliste de Guineematincom de la Coordination des éleveurs de cette municipalité. Selon Moumini Diré Diallo, plus d’une cinquantaine d’éleveurs ont décidé de traverser les frontières guinéennes pour aller s’installer en Guinée Bissau.

« Depuis deux à trois ans, plusieurs éleveurs ont conduit leurs troupeaux en République de Guinée Bissau, à la recherche de pâturage, d’eau et de sécurité », a indiqué le Président de la Coordination des éleveurs de Koumbia, lors d’un entretien accordé à Guineematin. Ce responsable local du secteur de l’élevage déplore les conditions d’exercice de ce métier en Guinée, réputée l’un des pays les plus propices à l’élevage.

Moumini Diré Diallo, Président de la Coordination des éleveurs de Koumbia

« Pendant la saison des pluies, vous avez partout des jardins d’anacarde, des champs de riz et d’arachides. Nous n’avons nulle part où aller pour faire paître nos animaux sans traverser des champs. Nos pâturages habituels sont envahis et ce sont des occupations anarchiques avec assez de problèmes pour les éleveurs. Pendant toute la saison, ce sont des problèmes à la police ou de la gendarmerie pour dévastation de récolte. En saison sèche, nous manquons d’aliments et d’eau pour le bétail. Les bœufs meurent d’eux-mêmes et certains deviennent squelettiques par manque d’aliments. A cela, s’ajoutent les agressions contre notre bétail. Des gens qui viennent blesser les bœufs gratuitement, ils coupent les cornes, ils leur assènent des coups parfois mortels. D’autres bêtes sont volées. Et, souvent, avec les tracasseries administratives, les éleveurs victimes sortent déçus de la justice. Ils se retrouvent sans bête, sans argent et sans paix du cœur. C’est tout cela réuni qui les conduit à quitter le pays. Aujourd’hui, vous avez plus de  quatre mille cinq cent têtes de bœufs, sans compter les petits ruminants, qui sont de l’autre côté de nos frontières, où les éleveurs ont de meilleures conditions d’accueil, de vie et de travail », a expliqué monsieur Diallo, qui pointe un doigt accusateur sur le comportement de la justice et de certains agents des services de sécurité.

Si cet éleveur salue les efforts du gouvernement dans la lutte contre les maladies bovines, Mody Moumini Diallo lance un appel pressant au ministère de l’agriculture et de l’élevage pour venir au secours aux éleveurs.

« Nous demandons aux autorités de l’élevage d’agir pour sauver le secteur de l’élevage. Nous avons besoin d’aliments pour le bétail, nous avons besoin d’eau, nous avons besoin d’espace où faire paître nos bêtes. Mieux, l’éleveur a besoin d’être mis en confiance. Nous avons besoin d’une justice équitable qui ne tolère pas les malfaiteurs et ne nuit pas les victimes. C’est ce qui peut aider au retour de ceux qui sont partis et à rassurer ceux qui sont sur place de rester », a-t-il dit.

Déjà, les conséquences de cette débandade commencent à créer une situation des plus difficiles pour les populations de cette sous-préfecture réputée pour son lait caillé naturel et abondant et sa viande de bœuf au prix d’ami…

« Vous avez vu, à l’occasion de cette fête, beaucoup de familles n’ont pas eu de viande. C’est très dommage. Plus sérieux encore, le prix de l’animal au marché dépasse de tout commentaire. Un taurillon qui coûtait à peine 2 millions se négocie à plus de 3 millions. Le kilogramme de viande fixé à 30 000 francs guinéens a grimpé à 45 000. Le prix des petits ruminants et même de la volaille a explosé. Si rien n’est fait, nous ne savons pas jusqu’où cela peut aller. C’est très préoccupant. Le lait et le beurre de vache, n’en parlons pas. Maintenant, les femmes se servent de la poudre de lait importé pour faire du lait caillé. C’est très grave pour le secteur de l’élevage, l’un des sérieux contributeurs au développement du pays et pourvoyeur d’emploi permanent », a déploré cet éleveur qui insiste sur l’éveil du gouvernement pour sauver le secteur.

« Avant, il y avait un projet qu’on appelait PROGEB qui a beaucoup aidé les éleveurs. Mais, aujourd’hui, les trois points d’eau hérités de celui-ci à Koumbia sont nettement insuffisants pour les 135 mille bœufs (chiffre estimatif, ndlr) de la contrée. Les autres installations sont en souffrance et demandent d’être restaurées et les éleveurs ont besoin d’être formés aux nouvelles techniques de l’élevage pour la fabrication d’aliments », a précisé Mouminé Diré Diallo.

Depuis Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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De Conté à Condé : Sylla sur les misères des opposants, ses heures de gloire… (vidéo)

1 août 2021 à 21 09 00 08008
Elhadj Mamadou Sylla, chef de file de l’opposition

Très fier de son parcours dans un domaine où rien n’était acquis pour lui, Mamadou Sylla s’autorise aujourd’hui le luxe de donner un congé à son cabinet de chef de file de l’opposition ; le temps de recharger les batteries. A cœur ouvert, le chef de file de l’opposition guinéenne, en congé politique, s’exprime.

Du régime Lansana Conté à celui d’Alpha Condé, Mamadou Sylla a touché de l’argent ! Mais, manipuler de l’argent est très différent de gérer des hommes, surtout en politique… En mode congé, le chef de file de l’opposition a le temps de se souvenir de ses heures de gloire sous le régime du général Lansana Conté. Quand pour la première fois, Mamadou Sylla à l’époque, a touché à une valise diplomatique, il était dans un autre monde. Sa présence dans tous les secteurs de la vie du pays inquiétait même un diplomate allemand qui a cru le conseiller.

Bref, aujourd’hui, comme vous allez l’entendre dans la vidéo qui suit, le Bernard Tapie guinéen s’organise à préparer définitivement sa retraite…

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Bruxelles : le FNDC entame la redynamisation ses antennes

1 août 2021 à 20 08 56 08568

Dans le cadre de la relance des activités du FNDC en Europe, après un temps moratoire pour cause de Covid-19, une mission de la Coordination Nationale du FNDC conduite par Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo a rencontré ce dimanche, 1er août 2021, le bureau de l’antenne du FNDC en Belgique.

Les deux responsables du FNDC ont d’abord remercié les membres de l’antenne FNDC Belgique pour toutes les mobilisations et actions menées dans le cadre du combat contre le 3ème Mandat du dictateur Alpha Condé. Ensuite, ils ont passé en revue la situation sociopolitique de la Guinée et décliné, ensemble, des perspectives du combat du FNDC en Belgique et en Europe.

Les membres du bureau de l’antenne du FNDC en Belgique se sont réjouis de cette démarche de la Coordination Nationale du FNDC avant de réaffirmer leur ferme détermination à poursuivre la lutte démocratique. 

La mobilisation pour le départ du dictateur Alpha Condé et la chasse judiciaire des auteurs et complices des assassinats de nos concitoyens ont été retenus comme des actions déterminantes pour libérer le peuple opprimé de la Guinée. 

La rencontre a pris fin dans la convivialité. Et les consultations avec les autres antennes de l’extérieur sont prévues pour les prochaines jours.

La cellule de communication du FNDC 

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Santé de la Reproduction/ Planification Familiale : UCPO annonce un atelier régional d’orientation à Ouagadougou

1 août 2021 à 19 07 03 08038
Marie Ba, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou

Par Kadiatou Thierno Diallo, journaliste : L’Unité de coordination du partenariat de Ouagadougou (UCPO), en collaboration avec Population Council, organise un atelier régional d’orientation. Soixante participants dont 36 journalistes et 7 présidents d’associations des journalistes en santé de la reproduction et planification familiale (SR/PF) sont annoncés à cette rencontre prévue du 10 au 12 août 2021 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Selon nos informations, plusieurs thèmes sont inscrits pour les échanges comme la planification familiale dans un contexte humanitaire, l’impact de la COVID 19 sur les Droits, la Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR), la mobilisation de ressources locales…

La tenue de cet atelier d’orientation régional vise à renforcer les connaissances et la contribution des journalistes et blogueurs dans la promotion de la santé de la reproduction/planification familiale dans les pays membres du Partenariat de Ouagadougou ; à partager les avancées et défis dans le domaine de la santé de la reproduction et de la planification familiale (SR/PF) auxquels font face les pays du Partenariat de Ouagadougou dans un contexte de crise sanitaire, sécuritaire et humanitaire ; à amener les participant à se familiariser aux objectifs et priorités du Partenariat de Ouagadougou, définis dans la nouvelle stratégie (2021-2030) ; à sensibiliser les participants sur les impacts et les conséquences de la COVID 19 sur les politiques et programmes de SR/PF dans la sous-région.

Également, les organisateurs comptent profiter de cet atelier pour informer les journalistes et blogueurs sur les efforts déployés pour une plus grande mobilisation des ressources financières nationales pour le financement de la SR/PF ; échanger avec les participants sur l’Initiative inclusive de l’UCPO pour l’implication de la société civile comme partenaire stratégique dans l’atteinte des objectifs 2030.

Cette rencontre permettra également aux organisateurs de s’informer et de recueillir les avis des participants sur l’organisation de l’édition 2021 du concours d’excellence au profit des journalistes et blogueurs Co organisé par l’Unité de coordination du partenariat de Ouagadougou (UCPO) et Population Council.

Lancée en février 2011 au Burkina Faso, le Partenariat de Ouagadougou vise à accélérer les progrès de l’utilisation des services de planification familiale dans les neuf pays d’Afrique francophone : le Burkina, le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Sa vision est de faciliter un accès facile à la planification familiale de qualité en vue d’améliorer la vie des femmes et des jeunes dans les neuf pays d’Afrique francophone et surtout de servir de catalyseur pour un développement durable pour tous.

Selon le partenariat de Ouagadougou, la sous-région de l’Afrique de l’Ouest est, entre autres, caractérisée par des taux de fécondité les plus élevés au monde avec une prévalence contraceptive très faible et un indice synthétique de fécondité extrêmement fort. Environ 25 % des femmes mariées, âgées de 15 à 49 ans, souhaitent espacer ou limiter les naissances mais n’utilisent pas de méthodes contraceptives modernes essentiellement du fait de l’inaccessibilité des services de planification familiale.

Cet atelier d’orientation permettra donc à l’Unité de coordination du partenariat de Ouagadougou de présenter aux participants ses priorités identifiées dans sa nouvelle stratégie (2021 -2030).

Selon l’Unité de coordination de partenariat de Ouagadougou, les priorités identifiées sont, entre autres, la recherche, les normes sociales, la planification familiale en contexte humanitaire et la mobilisation de ressources. Une nouvelle initiative inclusive pour l’implication des organisations de la société civile comme partenaires stratégiques dans l’atteinte des objectifs 2030 est également lancée.

Bref, les journalistes et les blogueurs ont besoin d’une remise à niveau. Il leur faudra donc engranger toutes ces informations, d’en saisir la signification profonde pour en faire, plus tard, une fois au sein de leur rédaction, un bon usage dans leurs productions en vue de contribuer plus fortement à la promotion de la Santé de la reproduction et la planification familiale (SR/PF).

Par Kadiatou Thierno Diallo, journaliste

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Reboisement à Koumbia (Gaoual) : l’APEPTG boucle sa campagne 2021 avec 6 240 plants

1 août 2021 à 17 05 05 08058

Lancée le 17 juillet 2021 à Faghan, dans le District de Dara Bowé, sous-préfecture de Koumbia, par le Préfet de Gaoual, Lanfia Kouyaté, la 5ème édition de reboisement et de regarnissage portée par l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual (APEPTG) a pris fin hier, samedi 31 juillet, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est actuellement à Koumbia.

Après le site de Dyoti, qui abrite l’école primaire Pr. Alpha Condé (récemment inaugurée) et celui de Bara, reboisés respectivement les 17 et 22 juillet (avec 1235 plants forestiers et fruitiers), l’APEPTG a décidé de procéder à un regarnissage avec au total 5005 plants forestiers mis à terre sur ses sites de Nyampiya et de Guilédji, grâce au concours de ses membres, des populations et autorités locales. Ce qui fait un total de 6 240 plants forestiers et fruitiers mis à terre par l’APEPTG à l’occasion de la 5ème édition de sa campagne de reboisement pour l’année 2021.

Présents sur le site de « Pelloun Lollé » à Guilédji, dans le District de Madina-guilédji, Mamadou (Thiondo) Diallo, Vice-président dudit district et Mamadou Saliou Sidibé, alias Balla Goubé, le Chef du Secteur Guilédji, ont dit toute leur satisfaction et l’engagement de leurs concitoyens à prendre part à cette campagne.

Mamadou Thiondo Diallo, Vice-Président du District de Madina-guilédji

« Je suis ici sur le site Pelloun Lollé ou Bhoundou Guilédji pour prendre part avec les populations de la localité à la campagne de reboisement et de regarnissage initiée par l’APEPTG. Nous sommes fiers d’abriter un tel site et de prendre part à une telle initiative. Nous sommes conscients des menaces qui pèsent sur notre environnement avec la coupe abusive du bois et les feux de brousse incontrôlés, notamment. Mais, avec la volonté affichée de l’APEPTG, doublée de l’engagement des autorités d’interdire la coupe du bois jusqu’à nouvel ordre, nous sommes persuadés que nous réussirons à protéger notre environnement, fortement dégradé », a dit l’élu local.

Mamadou Saliou Sidibé, Balla Goubé, Chef Secteur de Guilédji

De son côté, Balla Goubé a appelé ses populations à s’engager résolument à la protection de l’environnement. « Au nom de notre Président de District, Boubacar Baldé, j’invite les populations du Secteur de Guilédji à participer résolument à la protection de l’environnement. Ces arbres, plantés aujourd’hui, serviront demain à nos enfants et petits-enfants. C’est pour nous et pour les générations futures. D’ores et déjà, les feux de brousse ou les mauvaises pratiques d’individus mal intentionnés qui pourraient être tentés de venir déterrer les plants, sont formellement interdits. Nous décidons de protéger ces plantes pour sauver notre environnement et nos vies. Puisque ce site abrite une source qui est menacée. C’est ici que des centaines voire des milliers de bœufs viennent boire en saison sèche. Et même des animaux sauvages. Donc, quiconque serait tenté de détruire ces plants, sera lui-même détruit », a prévenu le chef du Secteur de Guilédji.

Déjà sur le site Bara, certains plants mis à terre le 22 juillet, commencent à pousser des bourgeons, même si des individus malintentionnés sont passés déterrer une centaine de plants, et ont été tous remplacés ce 31 juillet. Ce, grâce à la vigilance du responsable local de l’APEPTG, Ibrahima Diallo, qui entend désormais interdire toute activité de fabrication de briques cuites sur et au tour du site.

Vendredi dernier, 30 juillet, les responsables du District de Dara-Bowé, pour marquer leur soutien et leur engagement aux côtés de l’APEPTG, ont décidé de donner un domaine de plusieurs hectares à l’ONG. Ce domaine situé dans la zone dite d’élevage est connu sous le nom de Hounsiré Paralaré, situé dans le Secteur de Diana et à un kilomètre de la route nationale Boké-Gaoual.

Un melina planté en 2020 sur le site de Wendou Kanta

Avant de clôturer cette 5ème édition, les responsables de l’APEPTG ont visité le site de Wendou Kanta dans le District de Kembéra, le jeudi et apprécié le niveau de réussite des plants avant d’échanger avec la notabilité, visiblement déterminée à participer à la protection de l’environnement et de ses écosystèmes.

Depuis Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Examen d’entrée en 7ème année : le sujet de rédaction lancé en retard à Kankan

1 août 2021 à 16 04 19 08198

C’était la panique dans certains centres d’examen de la préfecture de Kankan dans la matinée de ce dimanche, 1er août 2021. Le sujet de rédaction a été lancé avec assez de retard dans plusieurs centres. Selon des témoignages recueillis par le correspondant local de Guineematin.com, les sujets de rédaction et de ECM ont été confondus. Et, c’est seulement en ouvrant les enveloppes que cette erreur a été constatée.

« Chez nous, les sujets ont été lancés avec assez de retard parce que lorsqu’on a ouvert l’enveloppe de rédaction, c’est le sujet de ECM qu’on a découvert et nous avons rapidement informé le Directeur préfectoral de l’éducation de Kankan », a dit notre source d’information sous couvert d’anonymat. 

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, Morlaye Condé, le Directeur préfectoral de l’éducation de Kankan a expliqué comment il a rapidement pris des dispositions pour corriger cette erreur. « Au niveau de la préfecture de Kankan, ça a été ainsi fait ; mais, vous savez que l’erreur est humaine. J’ai appelé l’inspecteur régional de l’éducation pour l’information et il je ne me suis pas limité à ça, j’ai appelé monsieur Namadjan Condé, le chef du service examen au niveau du MENA qui a aussi pris des dispositions et tout est rentré en ordre », a indiqué le patron de l’éducation préfectorale.

D’ailleurs, Morlaye Condé a rappelé que des cas de ce genres arrivent, l’important étant la célérité par laquelle la situation a été débloquée. « Ce n’est pas la première fois, ça peut arriver. Mais, c’est la correction là qui a été rapide », a dit le Directeur préfectoral de l’éducation de Kankan.

À noter que selon certaines indiscrétions, c’est par SMS que le sujet de rédaction a été envoyé dans certains centres les plus reculés de la commune urbaine de Kankan. 

Bonne chance à tous les candidats !

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Promotion de l’entrepreneuriat : More & More lance la 5ème édition Katala 224

1 août 2021 à 11 11 04 08048

Après avoir réussi ses quatre premières éditions, l’agence de communication More & More a lancé hier, samedi 31 juillet 2021, la campagne pour la 5ème édition de son traditionnel ‘’Katala 224’’. C’était à la faveur d’une conférence de presse organisée par les responsables de ladite structure dans un complexe hôtelier de Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est avec le thème : « réussir en Guinée, c’est possible » que les responsables de l’agence de communication More & More ont donné le coup d’envoi de la 5ème édition du Katala 224 avec sa traditionnelle mission de détecter et récompenser les entrepreneurs (hommes et femmes) qui créent massivement d’emplois et qui se démarquent dans la construction citoyenne, dans l’innovation ou encore dans la vente de l’image d’une belle Guinée. Et, contrairement aux éditions précédentes, cette 5ème édition du Katala 224 se veut plus ambitieuse. Elle compte des ‘’nominés’’ dans les quatre régions naturelles de la Guinée.

Selon Patrice Gbamou, le président du comité d’organisation, cette édition se déroulera en huit (8) étapes. Il y aura notamment le sondage terrain avec un cabinet spécialisé, la présélection de 5 modèles de réussites Katala dans chaque catégorie, la prise de contact avec les nominés en tête de liste, la sélection définitive, le lancement de la campagne Nominés Katala 224, le lancement de la campagne cérémonie de remise de trophées, la remise des trophées et le démarrage programme Mentorat Katala.

Patrice Gbamou, président du comité d’organisation Katala 224

« Cette édition, étant une édition mûre de 5 ans, s’annonce très prometteuse. De nouveaux membres sont venus grossir les rangs du comité d’organisation Katala avec des apports considérables. Et, contrairement aux autres années, nous avons les nominés dans les quatre régions naturelles », a précisé Patrice Gbamou.

De son côté, madame Haba Evéline Koïvogui, la coordinatrice du comité d’organisation et ancienne présidente de l’agence de communication More & More, est revenue sur l’importance d’être nominé Katala pour les entrepreneurs.

Madame Haba Evéline Koïvogui, coordinatrice du comité d’organisation Katala 224

« Depuis 2017, Katala apporte de la visibilité aux entrepreneurs. Katala a élevé l’ambition de la communauté entrepreneuriale administrative et culturelle de la Guinée. Bien que ça ne soit pas une compétition ou un concours du meilleur dans tel ou tel secteur ; mais, c’est un privilège aujourd’hui d’être nominé Katala. Donc, cela donne de la visibilité tant sur le plan national qu’international, parce que lors de chaque édition, nous faisons venir d’autres investisseurs qui collaborent avec nos lauréats. Sans compter l’impact que cela peut créer au niveau des jeunes qui suivent des parcours depuis de longues années, on crée une liaison entre ces jeunes qui en veulent et d’autres qui sont déjà sur le chemin », a-t-elle expliqué.

Egalement présent à la conférence, Bakary Diaby, le premier lauréat de Katala 224 et PDG de SOGUIBEG, a parlé du rôle que jouent les entrepreneurs dans le coaching des nouveaux.

« Le coaching, c’est d’accompagner les jeunes dans les difficultés qu’ils rencontrent. Ils viennent vers nous pour qu’on leur donne des conseils et nous partageons avec eux notre expérience pour ne pas qu’ils fassent les mêmes erreurs que nous. L’entreprenariat n’étant pas une chose facile, on rencontre assez de difficultés ; et, facilement, on peut se décourager », a-t-il dit.

Enfin, madame Diariatou Diallo, la conseillère du Premier ministre en charge de l’inclusion, de l’emploi et de l’entreprenariat des jeunes et des femmes, au nom de l’honorable Zeinab Camara, a remercié la structure Katala avant d’expliquer le rôle de l’Etat dans la promotion de l’entreprenariat jeunes.

Diariatou Diallo, conseillère du Premier ministre en charge de l’inclusion, de l’emploi et de l’entreprenariat des jeunes et des femmes

« L’Etat a mis un signal fort en mettant en place un ministère des investissements, une conseillère à la Primature chargée spécifiquement de l’entreprenariat et en balisant le terrain de telle sorte qu’aujourd’hui l’écosystème entrepreneurial est tellement balisé que tous les jeunes vont plus vers l’auto-emploi que l’emploi. Pour cette 5ème édition de Katala 224, en tant que représentante de la mentor, et conseillère à la Primature, nous accompagnons toutes les initiatives privées qui parlent de l’inclusion, de l’emploi ou de l’entreprenariat. On les met en relation avec le secteur privé. On a des programmes nationaux que nous lançons comme des programmes d’accès à la formation pour les femmes.  Tout le monde va entreprendre ; mais, il faut avoir la formation, la fibre et l’information nécessaire ; et, il faut des opportunités pour les secteurs porteurs », a-t-elle indiqué.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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