Dr Ben Youssouf Keïta

Apparue en Guinée en mars 2020, la COVID-19 connait une recrudescence ces derniers temps dans le pays. Avec 25801 cas confirmés (dont 229 décès hospitaliers) à la date du 30 juillet dernier, le pays peine encore à stopper la chaine de contamination. La présence des variants (notamment le très contagieux variant delta) a visiblement accru la contamination ; et, le pays a enregistré neuf (9) morts vendredi dernier, un nombre record d’autant plus qu’il est le plus grand total journalier de décès dans le pays depuis que le coronavirus y est apparu. La situation inquiète les autorités sanitaire du pays et les leaders d’opinion.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, lundi 02 août 2021, Dr. Ben Youssouf Keïta, membre du bureau exécutif de l’UFDG et ancien président de la commission santé de la 8ème législature de l’Assemblée Nationale, a invité à la population à accepter la vaccination pour construire « une immunité collective » dans le pays. Il indique que la Guinée fait face une « deuxième vague de COVID-19 » ; et, le refus de la vaccination et l’inobservation des mesures barrières ne feront qu’empirer les choses dans le pays.  

 « Cette forme de coronavirus que nous avons en ce moment là, c’est la deuxième vague de chez nous. C’est le variant delta qui est plus meurtrier, plus contagieux. Effectivement, les moyens mis à la disposition de l’ANSS sont là, mais la population paraît traîner les pieds pour la vaccination. Les mesures n’ont pas été honnêtement respectées par la population. C’est ça le danger. Parce qu’on ne peut pas dire qu’il y a manque de vaccination alors qu’il y a les vaccins. Les gens traînent à aller se faire vacciner. Imaginez-vous, il y a que 5% de la population qui est vacciné. Et, pour atteindre l’immunité collective, il faut que les 70% de la population soient vaccinés. La population doit suivre les consignes des autorités en prenant l’exemple même de nos principaux leaders d’opinion, les chefs religieux catholiques et même les leaders politiques. Le président de la République s’est fait vacciner, le président Cellou Dalein Diallo aussi s’est fait vacciner. Ces deux personnes sont les plus influentes du  pays. On doit prendre exemple sur eux. On ne voit pas pourquoi la population traîne les pieds pour aller se faire vacciner… De l’autre côté, il faut combattre l’intoxication. Parce qu’il y a de l’intoxication dans les réseaux sociaux pour dire que quand tu te fais vacciner, dans le vaccin, il y a une puce. Quand tu te fais vacciner, on peut te répertorié partout où tu es. Ça, c’est non seulement désinformer, mais intoxiquer aussi la population afin qu’elle n’aille pas se faire vacciner. Donc, face à une telle situation, le gouvernement doit faire d’abord une campagne de sensibilisation à bâton rompu sur tous les médias et dans toutes les langues du pays. Aussi, faire venir suffisamment des vaccins, au minimum (20 millions de vaccins), prendre des mesures coercitives et inclure toutes les ONGs pour informer et sensibiliser la population pour qu’elles aillent se faire vacciner. Dans ce cas, celui qui refuse de se faire vacciner, on le sanctionne », a indiqué Dr Ben Joussouf Keïta.

Saïdou Hady Diallo pour Guineatin.com

Tel : 620589527/664413227

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin