Cellou Dalein en colère : « c’est inhumain d’augmenter le prix du carburant en cette période »

4 août 2021 à 18 06 31 08318
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

L’augmentation du prix du carburant annoncée hier soir, continue de susciter des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Comme très souvent, c’est sur ses médias sociaux que le principal opposant du régime Alpha Condé a donné sa position sur cette actualité brûlante.

Visiblement en colère contre cette décision du gouvernement, Cellou Dalein Diallo a indiqué qu’il est « inopportun et même inhumain d’augmenter le prix du carburant en cette période de soudure ». Le président de l’UFDG s’insurge également contre l’annonce faite par les autorités, disant que cette augmentation du prix du carburant n’aura pas d’impact sur le coût du transport.

« C’est inopportun et même inhumain d’augmenter le prix du carburant en cette période de soudure alors que le coût du transport est déjà fortement obéré par l’état désastreux des infrastructures routières.

En plus, les autorités insultent l’intelligence des Guinéens en soutenant mordicus que cette augmentation de 22,2% n’aura aucun impact sur le coût du transport.

Ils oublient ou nient volontairement que le prix du carburant est un élément important du coût du transport des personnes et des biens. Les transporteurs n’accepteront jamais une décision qui met leurs entreprises en faillite même si des syndicats corrompus le leur demandent.

Ce sont donc bien les consommateurs, déjà fortement éprouvés par les crises sanitaire et économique et une inflation à deux chiffres, qui paieront la facture de cette décision qui ne vise qu’à résorber les déficits créés par le troisième mandat », a dit Cellou Dalein Diallo.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Les transporteurs désavouent leurs syndicats : « nous sommes obligés d’augmenter les frais de transport »

4 août 2021 à 18 06 11 08118

C’est une situation délicate pour les responsables nationaux des syndicats des transporteurs. Alors sont tombés d’accord avec le gouvernement pour ne pas augmenter les frais de transport suite à la hausse du prix du carburant, les acteurs sur le terrain s’opposent à ce compromis. Ces derniers ont décidé de revoir à la hausse les frais de transport en fixant eux-mêmes de nouveaux tarifs, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Officiellement, l’augmentation du prix du carburant annoncée hier soir, n’a pas d’impact sur le coût du transport. A Conakry, le tarif du transport par tronçon est maintenu à 1500 francs pour les taxis. Mais sur le terrain, la réalité est toute autre. Ce mercredi, 4 août 2021, les chauffeurs de taxis font payer 2000 francs le tronçon. Selon eux, il est impossible d’appliquer la décision prise par le gouvernement en concertation avec les responsables des syndicats des transporteurs, relative au maintien des tarifs pratiqués avant l’augmentation du prix du carburant.

Amadou Tidiane Diallo, conducteur de taxi

« Le gouvernement a fixé le prix du litre de carburant à 11.000 francs guinéens, nous aussi, on a fixé le prix du tronçon à 2000 francs, au lieu de 1500 francs guinéens. Sinon on ne pourra pas s’en sortir. Si on met 20 litres à 220. 000 francs pour une recette journalière de 130. 000 francs, on ne pourra pas s’en sortir si on n’augmente pas les frais de transport. Donc, il faut forcément qu’on augmente le prix du tronçon de 1500 à 2000 francs. Et tout client qui vient, on le prévient que le transport est à 2000 francs avant qu’il ne monte », confie Amadou Tidiane Diallo, conducteur de taxi à Conakry.

Mamadou Lamarana Bah, conducteur de moto tricycle

Même son de cloche chez Mamadou Lamarana Bah, conducteur d’un tricycle à Conakry. Il annonce aussi avoir revu à la hausse le tarif par tronçon. « Ce que le gouvernement a fait n’est pas du tout normal, il veut semer la polémique entre les transporteurs et les passagers. Sinon, à partir du moment où ils ont augmenté le prix du carburant, ils devaient aussi augmenter les frais de transport. Mais comme ils ne l’ont pas fait, nous avons nous-mêmes fixé nos prix.

Au lieu de 2000 francs, le tronçon est à 3000 francs maintenant. Nous sommes des pères de familles, c’est ici qu’on gagne notre vie. Il y a certains même parmi nous qui conduisent des motos appartenant à d’autres personnes, donc ils doivent déposer une recette journalière. Donc, si le prix du carburant augmente, nous aussi, il faut qu’on augmente le prix du transport », a-t-il déclaré.

Oumar Camara, chauffeur Conakry-Dalaba

Cette situation ne concerne pas seulement le transport urbain. Oumar Camara, chauffeur de taxi qui roule sur la route Conakry-Dalaba, annonce aussi qu’il va augmenter les frais de transport. « La décision du gouvernement n’est pas bien réfléchie. Si le gouvernement ne peut pas nous aider, il ne devait pas au moins augmenter la souffrance de la population. Nous les chauffeurs, nous souffrons beaucoup. A cause du mauvais état des routes, nos véhicules tombent souvent en panne.

Aujourd’hui, tu peux enlever 50 millions de francs guinéens pour acheter un véhicule, il tombe en panne en moins de 6 voyages, parce que les routes sont très mauvaises. Au lieu de régler ce problème, le gouvernement augmente le prix du carburant. Donc, nous aussi, nous sommes obligés d’augmenter les frais de transport. Nous allons forcément augmenter, sinon on ne pourra pas travailler », a laissé entendre ce transporteur.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227 

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Le gouvernement tente de convaincre les transporteurs : « on est là pour vous accompagner »

4 août 2021 à 18 06 08 08088

Après avoir revu à la hausse le prix du carburant, le gouvernement tente de convaincre les transporteurs à ne pas augmenter les frais de transport. C’est dans ce cadre que les autorités guinéennes ont organisé une conférence de presse ce mercredi, 4 août 2021, au ministère des transports, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes. A cette occasion, le ministre de la sécurité et de la protection civile a exposé les mesures d’accompagnement prises à l’endroit des transporteurs, notamment l’élimination des tracasseries dont ils sont victimes au niveau des barrages.

Damantang Albert camara, ministre de la sécurité et de la protection civile

« La différence entre ce qu’on faisait avant et ce qu’on fait aujourd’hui est à plusieurs niveaux. Le premier niveau, c’est la collaboration avec les transporteurs eux-mêmes. Une plateforme ou des numéros de téléphones sont identifiés qui pourraient nous alerter à tout moment. C’est une plateforme fermée avec eux et nous. Des canaux de communication très déterminés avec un engagement ferme des acteurs. C’est la première fois qu’une force mixte composée des forces de défense et de sécurité ainsi que la douane fasse le tour de tous les barrages pour aller expliquer aux agents ce qu’ils doivent contrôler, comment ils doivent le contrôler et surtout ce qu’ils n’ont pas le droit de faire.

Nous sommes mêmes allés jusqu’à proposer aux syndicalistes de participer à la surveillance des points de contrôle avec nous, que ça soit à Conakry ou dans les barrages à l’intérieur. Donc cet esprit de collaboration il est là aujourd’hui », a indiqué Damantang Albert Camara, avant de rassurer les transporteurs qu’ils n’ont plus besoin de payer de l’argent au niveau d’un barrage. « C’est difficile pour vous quand vous arrivez à un barrage et qu’on vous dise de payer surtout quand vous savez que vous ne devez pas payer. Vous voulez refuser mais vous calculez le temps que ça va vous prendre, finalement vous cédez.

Ne cédez pas, on est là pour vous accompagner. Ça va être dur pendant un certain temps, mais les gens finiront par comprendre. Donc, cette fois-ci, le dispositif qui est mis en place va permettre d’alléger cette charge qui pesait sur la tête des transporteurs, qui fait qu’ils ne peuvent pas se permettre de réajuster le prix du transport. Infraction ou pas, vous n’avez pas d’argent à payer aux barrages. Si vous êtes en infraction, on bloque la voiture et on vous dit de retourner. Celui qui va payer, c’est qu’il l’a voulu », a dit le ministre de la sécurité et de la protection civile.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Hausse du prix du carburant : Dr Zoutomou dénonce des calculs politiques, « c’est cynique »

4 août 2021 à 16 04 36 08368
Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, président de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès)

Depuis l’annonce de l’augmentation du prix du carburant à la pompe qui a suivi le durcissement des mesures anti covid, les commentaires se multiplient au sein de la classe politique guinéenne. Si certains y voient le résultat de la mauvaise gouvernance, d’autres dénoncent une volonté du président Alpha Condé d’utiliser ces stratagèmes pour étouffer toute volonté de manifestation de l’opposition. C’est notamment le cas du président de l’UDRP, Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou qu’un journaliste de Guineematin.com a joint au téléphone dans la journée de ce mercredi, 4 août 2021.  

L’augmentation du prix du carburant n’est pas seulement interprétée sous l’angle économique. Même s’il n’est pas très surpris par les dernières décisions du gouvernement, le leader de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès, Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, a déploré le cynisme de la décision. « Ça ne me surprend pas parce que c’était prévisible qu’on en arriverait là.  Évidemment, puisque tout se fait avec des calculs politiques chez Alpha Condé, il attendait. D’abord, je pense qu’il a tenu compte du fait qu’il y a des manifestations projetées. Même si on ne connaît pas les dates, l’opposition a projeté de faire des manifestations après les examens scolaires. Alors, lui aussi, pour contrecarrer cela, il a programmé l’augmentation du prix des produits pétroliers pour qu’en cas de manifestation, qu’il puisse utiliser son armada pour réprimer ; et, on dira que c’est les gens qui manifestent. En même temps, nous pensons que les calculs que monsieur Alpha Condé est en train de faire, c’est pour pouvoir tuer dans l’œuf toutes les velléités de manifestations. De l’autre côté, il profite de cette pandémie pour influer sur le panier de la ménagère. Sinon, dans un pays comme le nôtre, ce n’est pas au moment où les gens tirent le diable par la queue qu’il faut effectivement procéder à des augmentations du prix des produits pétroliers. N’importe quel produit d’ailleurs. Mais, pourquoi on le fait, c’est parce qu’on veut saisir cette opportunité pour complètement museler l’opposition. Puisqu’on a déjà projeté de sortir et il ne peut pas dire qu’on ne peut pas sortir, on va dire qu’il n’est pas démocrate ; mais, il va profiter de l’occasion pour faire en sorte qu’il puisse profiter de l’occasion pour faire passer les mesures qui vont provoquer la réaction des uns et des autres. Et, dans ces conditions, il pourra simplement dresser l’armée et la police contre les manifestants. On ne verra plus les manifestations politiques, on verra tout juste des manifestations contre les mesures qu’il a envisagées. C’est des calculs politiques et c’est cynique », déclare l’opposant.

Pourtant, Dr Zoutomou estime que cette augmentation ne restera pas sans conséquence sur les populations qui tirent déjà le diable par la queue. « L’impact de cette autre augmentation sera incalculable. D’abord, dans un pays où le réseau routier laisse à désirer, les gens se déplacent difficilement. Donc, ça veut dire que si on augmente le prix des produits pétroliers, les frais de transport vont augmenter. Justement, c’est l’erreur commise. Ils pensent qu’ils peuvent augmenter le prix des produits pétroliers et demander aux transporteurs de ne pas augmenter les frais de transport, alors qu’ils ont des charges. Sinon, dans tous les pays du monde, le marché libre se régule par la loi de l’offre et de la demande. Alors, vous ne pouvez pas augmenter le prix des produits pétroliers et demander aux gens de ne pas augmenter les frais de transports. Cela va entraîner une répercussion sur tous les autres produits », prévient président de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès).

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Ousmane Horoya Sylla (syndicat des transporteurs) : « on ne doit pas dépasser 1 500 francs par tronçon »

4 août 2021 à 15 03 37 08378

Au cours d’une conférence de presse organisée par le ministère des Transports, ce mercredi 4 août 2021, la fédération syndicale des transports et mécaniques générale de Guinée a expliqué pourquoi elle a invité ses membres à ne pas augmenter les frais de transport, suite à la hausse du prix du prix carburant annoncée hier soir par le gouvernement. Le secrétaire général de cette fédération, Ousmane Horoya Sylla, a indiqué que les transporteurs sont en avance par rapport aux tarifs de transport. C’est pourquoi, dit-il, ils ne doivent pas augmenter ces tarifs, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ousmane Horoya Sylla, SG de la fédération syndicale des transports et mécaniques générales de Guinée

« Nous sommes tous des Guinées, donc à un moment donné, il faut qu’on se dise la vérité pour maintenir la paix et la quiétude dans notre pays. Après trois mois de négociations avec le gouvernement, il a été ressorti que les transporteurs étaient en avance par rapport aux tarifs du transport. Normalement, quand le litre d’essence était vendu à 10.000 francs le litre, le tronçon était à 1300 francs pour le taxi. Le litre d’essence est revenu à 9.000 francs, le transport est resté à 1500 francs le tronçon, faute de petites coupures.

Après toute analyse donc, il a été dit que tant que le prix du litre ne dépasse pas 12.000 francs à la pompe, on ne doit pas dépasser 1500 francs par tronçon. Cela veut dire que les transporteurs sont déjà en avance. Avec toutes ces analyses et les travaux techniques effectués, nous avons demandé au gouvernement de mettre fin alors aux différentes tracasseries routières dont sont victimes les transporteurs. Le gouvernement a accepté cette doléance des transporteurs. Des instructions ont été données à ceux qui sont chargés de la sécurisation des transports de Conakry jusqu’à l’intérieur du pays. D’abord, ils ont supprimés tous les barrages non conventionnels.

Désormais, de Conakry à Yomou, il n’y a que quatre barrages. Ces barrages sont là pour juste contrôler et non pour faire payer. On aurait dû enlever tous ces barrages pour mettre à l’aise les transporteurs. Mais on les a gardés pour notre sécurité et celle de nos passagers contre les coupeurs de route. En ce qui concerne le transport interurbain, là aussi nous sommes en avance. Quand il y a eu le Covid-19, y a eu réduction du nombre de passagers dans les véhicules. On avait reparti ce manque à gagner entre les autres passagers. Quand il y a eu allègement, la situation est revenue à la normale.

En plus, le taxi qui devait prendre 8 personnes, prend 9 passagers actuellement. C’est un avantage pour les transporteurs, parce que ça leur permet de se rattraper là où ils ont perdu. Donc techniquement, c’est ce qui nous a amenés à maintenir les anciens tarifs, malgré l’augmentation du prix du carburant », a laissé entendre Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération syndicale des transports et mécaniques générale de Guinée. Le responsable syndical annonce que son organisation va sensibiliser ses membres pour qu’ils acceptent de maintenir intacts les frais de transports.

Malick Diakité pour Guineematin.com 

Tel : 626-66-29-27

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Télimélé : « les frais de transport vont augmenter », répond le syndicat des transporteurs

4 août 2021 à 14 02 40 08408

Le syndicat des transporteurs de Télimélé n’est pas d’accord avec le gouvernement qui, après avoir augmenté le prix du carburant, annonce que les frais de transport ne doivent pas être revus à la hausse. Rencontrés par un journaliste de Guineematin.com, ce mercredi 4 août 2021, les responsables de ce syndicat ont laissé entendre que ce que les autorités guinéennes leur demandent n’est pas faisable. Pour eux, il est impossible d’augmenter le prix du carburant et dire que les frais de transport ne doivent pas augmenter.

Jusque-là vendu à 9.000 francs, le litre d’essence passe désormais à 11.000 francs guinéens à la pompe. Cette hausse du prix du carburant a été annoncée hier soir par le gouvernement guinéen. Mais avant d’annoncer cette décision, les autorités guinéennes ont rencontré les responsables des syndicats des transporteurs pour leur demander de ne pas augmenter les frais de transport. Une demande aussitôt rejetée par les responsables des transporteurs de Télimélé, qui la trouvent impossible à appliquer.

Boubacar Bah, chef de ligne adjoint Télimélé- Conakry

« Il faut que les frais de transport augmentent. Ce n’est pas nous qui allons augmenter, c’est la hausse du prix du carburant qui va augmenter le prix du transport. Pour le moment, nous attendons la décision de nos chefs, ce sont eux qui doivent fixer le prix du transport. Mais il faut que les gens sachent que quand le prix du carburant augmente, les frais de transport et les prix des denrées vont obligatoirement augmenter, il n’y aucun là-dessus », a réagi maître Boubacar Bah, responsable adjoint de la ligne Télimélé-Conakry.

Alpha Alimou Diallo « Jaffar », secrétaire général du syndicat des transports de Télimélé

Abondant dans le même sens, Alpha Alimou Diallo « Jaffar », secrétaire général du syndicat des transports de Télimélé, indique qu’il est impossible de maintenir en l’état les frais de transport. « L’augmentation du prix du carburant entraîne automatiquement l’augmentation des tous les prix : le transport, les denrées alimentaires… C’était déjà cher et ça va être plus cher encore. Aujourd’hui, les tarifs de transport ne vont pas changer. Mais à partir de demain certainement, ça va augmenter. Ce n’est pas notre souhait, mais on est obligés de le faire », a dit le syndicaliste.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel. 621686148

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Hausse du prix du carburant : Saïkou Yaya Barry s’en prend aux promoteurs du 3ème mandat

4 août 2021 à 14 02 12 08128

Comme annoncé dans nos précédentes publications, au lendemain de l’augmentation du prix du carburant à la pompe, les Guinéens dénoncent cette mesure gouvernementale qui ne tient pas compte des souffrances des citoyens. À l’Union des Forces Républicaines (UFR), c’est son secrétaire exécutif, Saïkou Yaya Barry, qui s’est fait entendre. Pour l’ancien député, cette augmentation est la conséquence directe du changement constitutionnel qui a permis au président Alpha Condé de briguer un 3ème mandat à la tête de la Guinée.

La hausse des taxes sur la téléphonie et l’augmentation du prix du carburant à la pompe ont-elles un lien direct avec l’organisation sans concours extérieur du double scrutin du 22 mars 2020 ? C’est ce que pense le secrétaire exécutif de l’UFR qu’un jouranaliste de Guineematin.com a joint au téléphone ce mercredi, 4 août 2021.

Décryptage !

Aujourd’hui, le pays est dans une situation où ils ont utilisé l’ensemble des ressources de l’Etat pour faire un 3ème mandat. Changer la constitution, faire une élection législative et référendaire avec l’argent du contribuable guinéen et en se tapant la poitrine pour dire qu’on est souverain. Alors que, pour la promotion de la démocratie dans le monde, il y a des bailleurs de fonds qui aident et qui accompagnent à organiser les élections dans les pays. Mais, chez nous, ils ont fait fi parce qu’ils n’ont pas voulu qu’il y ait des observateurs internationaux qui pourront vérifier si les élections sont crédibles ou pas. Alpha Condé a voulu faire ça en autarcie guinéenne en payant des observateurs que nous connaissons ou l’un est actuellement sous le viseur de la justice de son pays, la République Démocratique du Congo.

Donc, cette augmentation ne nous surprend pas. Ce sont les Guinéens qui vont payer les conséquences de la gabegie et des détournements des fonds publics. Non seulement au niveau du carburant ; mais, les Guinéens ignorent les taxes qui montent en flèche sur la téléphonie. Nous sommes aujourd’hui l’un des pays les plus chers au monde en matière de taxation sur la téléphonie. Nous oublions tout cela. Aujourd’hui, il y a le changement des plaques d’immatriculations, tout ça, c’est comment avoir de l’argent parce qu’au niveau international, le pays n’est plus crédible aux yeux de ceux-là qui ont l’habitude de nous accompagner financièrement.

L’impact de cette augmentation va se sentir dans tous les secteurs de la vie sociale. Ça sera le cas dans le domaine du transport, des marchandises, etc. Ceux qui ont accepté d’accompagner ce mandat de trop vont faire souffrir tous les Guinéens. Nous souffrirons tous le fait qu’on privilégie un seul individu pour son maintien au pouvoir par rapport à 12 millions de Guinéens qui vont souffrir de cette conséquence », a indiqué l’opposant.

Propos recueillis et décryptés par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Hausse du prix du carburant : à Conakry, les citoyens partagés entre surprise et inquiétude

4 août 2021 à 13 01 41 08418

La hausse du prix du carburant (dont le litre passe de 9.000 à 11.000 à la pompe) est accueillie avec beaucoup de surprise, mais aussi une grande inquiétude par de nombreux habitants de Conakry. Interrogés ce mercredi, 4 août 2021, par un journaliste de Guineematin.com, plusieurs citoyens vivant dans la capitale guinéenne ont dénoncé une mauvaise décision du gouvernement. Ils redoutent les conséquences que cette mesure va avoir sur la vie de la population.

Nous vous proposons ci-dessous leurs réactions :

Hamidou Camara, diplômé en Banque et finance

Hamidou Camara, diplômé en Banques et finances : « Je pense que cette augmentation est économiquement très dangereuse. Parce que vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes dans une crise économique et sociale. Il n’y a pas encore un an, il y a eu des restrictions liées au Covid-19 qui ont fait que beaucoup d’entreprises ont envoyé une bonne partie de leurs employés au chômage. Lorsqu’on augmente le prix du carburant, les frais de transport vont forcément augmenter. Même si l’Etat dit que ça ne doit pas augmenter mais économiquement, vous ne pouvez pas augmenter le coût des facteurs de production et penser que le prix du repas ne va pas augmenter.

Et si le coût du transport augmente, les commerçants aussi vont augmenter les prix de leurs marchandises. Donc, si l’Etat ne fait pas attention, nous ne serons plus dans l’inflation, mais nous serons dans la stagflation. La stagflation, c’est la situation d’un pays où il y a non seulement le chômage mais il y a aussi l’inflation. Donc, je pense que c’est très dangereux. Ils viennent d’augmenter les frais d’immatriculation des véhicules et les taxes sur la consommation téléphonique. Donc, je pense que ces deux augmentations pouvaient suffire pour combler le gap qui est là ».

Mohamed Diallo, travailleur au port autonome de Conakry

Mohamed Diallo, travailleur au port autonome de Conakry : « Vraiment, cette mesure n’est pas bonne. Ça va beaucoup impacter la population. Parce que si le prix du carburant augmente, il y aura forcément une augmentation des frais de transport. Et quand les frais de transport aussi augmentent, tous les prix vont monter sur le marché. Donc, c’est vraiment inquiétant ».

Simon Niamy, maintenance et informaticien

Simon Niamy, spécialiste en maintenance informatique : « Je déplore l’augmentation du prix du carburant. Parce qu’actuellement déjà, les gens souffrent beaucoup : la vie est chère, les gens gagnent difficilement à manger. Et si on augmente encore le prix du carburant, ça va aggraver la souffrance de la population. Parce que non seulement le coût du transport, mais aussi tous les autres prix vont augmenter ».

Abdourahmane Barry

Abdourahmane Barry : « Cette décision du gouvernement n’est pas la bienvenue chez moi. Je ne sais pas ce que nos gouvernants veulent de la population. Mais ce qui reste clair, c’est que fixer le litre de carburant à 11.000 francs, c’est trop exagéré. Et ça va impacter beaucoup de choses en Guinée : le transport, le commerce, la vie quotidienne des citoyens ».

Propos recueillis par Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Crimes de Zogota : 9 ans après, les victimes attendent toujours la justice

4 août 2021 à 13 01 30 08308
Tombeau de l’ancien président du conseil de district de Zogota

Communiqué : 04 août 2012 04 août, 2021 voici neuf ans jour pour jour que les citoyens Guinéens ont été humiliés, blessés et tuées sur leur propre territoire à Zogota, dans la préfecture et la région administrative de N’Zérékoré.

Neuf ans que l’Etat guinéen, à travers l’appareil judiciaire, n’a pas publier les enquêtes sur les crimes commis à Zogota, n’a pas puni les coupables, n’a pas rendu justice aux victimes. Neuf ans que nos compatriotes souffrent des séquelles des crimes commis à Zogota avec presque aucune mesure de transformation de la psychose ou de réhabilitation des acquis perdus.

La Coalition politique pour la rupture (CPR) s’indigne contre cette irresponsabilité de l’Etat et l’interpelle à agir sans délai pour faire rentrer dans leur droit les victimes de Zogota et, d’ailleurs, les victimes de toutes les localités du territoire guinéen victimes des exactions et de crimes.  La CPR insiste, parce que l’Etat est le garant de la sécurité et de la justice pour tous les citoyens.

La Coalition politique pour la rupture (CPR) saisi l’occasion pour féliciter la Cour de justice de la CEDEAO pour la condamnation de l’Etat guinéen à payer des dommages aux familles des victimes de Zogota. La CPR condamne le refus du gouvernement de payer ces dommages.

La Coalition politique pour la rupture (CPR) invite les Institutions Républicaines à s’impliquer plus efficacement dans le respect des droits humains et à user de leur influence légale, constitutionnelle pour protéger le peuple de Guinée dans ses différentes composantes, dont elles sont mandataires.

Ce qui est arrivé à Zogota est arrivé à d’autres endroits de la Guinée et pourrait arriver à d’autres et à d’autres encore si nous ne prenons garde.

La Coalition politique pour la rupture (CPR) renouvelle ici son soutien moral aux victimes de Zogota et d’ailleurs.

La Coalition politique pour la rupture (CPR) s’est levée auparavant pour accompagner les victimes des exactions, pour la justice et la manifestation de la vérité et pour des droits. Elle reste plus que jamais engagée à collaborer avec tout partenaire possible pour la sécurité et le respect des droits humains en Guinée.

Vive la justice pour que vive la PAIX ; la paix est gage de tout développement.

LA COALITION POLITIQUE POUR LA RUPTURE (CPR)

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Hausse du prix du carburant : Baadiko dénonce une décision « extrêmement grave »

4 août 2021 à 12 12 49 08498
Mamadou Bah Baadiko, président de l’UFD

Surprise et consternation, ce sont les sentiments exprimés par Mamadou Baadiko Bah, président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) et député à l’Assemblée nationale, suite à la hausse du prix du carburant annoncée hier soir par le gouvernement. Un prix qui passe de 9.000 à 11.000 francs guinéens pour le litre à la pompe. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mercredi 4 août 2021, l’opposant guinéen a dénoncé une décision extrêmement grave.

« C’est une très mauvaise surprise, puisque face la montée des protestations de tout le monde contre cette augmentation au mois d’avril, le gouvernement avait donné l’impression de vouloir accepter les récriminations de la population. Ils ont frappé avec l’augmentation de 20% de la taxe sur les communications téléphoniques. Nous, nous avions pensé qu’ils se sont rattrapés par là sans aller au niveau du carburant. Maintenant, on est frappé des deux côtés, avec une augmentation de plus de 20% du coût de deux produits sensibles. Le carburant impacte non seulement le transport, mais aussi les prix des produits.

C’est extrêmement dramatique et ça veut dire que le gouvernement n’en a cure.  Au lieu de régler les problèmes de la gestion de la chose publique, mettre fin à la corruption, aux détournements des deniers publics, à l’enrichissement illicite, on frappe la population de telle sorte alors que celle-ci ne peut pas se défendre. Vous savez que le prix du transport a déjà explosé à cause de l’état des routes. Ces dernières semaines, tous les prix ont doublé avant même le carburant. Donc, on ne sait pas où ça va s’arrêter. Ensuite, vous avez la flambée du prix des plaques d’immatriculation. Donc, il y a énormément de frais induits », a indiqué l’opposant.

En annonçant cette hausse du prix du carburant, le gouvernement a laissé entendre que celle-ci n’aura aucun effet sur les faits de transports. Mais cette annonce ne passe pas chez l’honorable Baadiko. « C’est complètement ridicule et irresponsable de penser qu’on peut augmenter le prix du carburant et que cela ne soit pas ressenti sur les coûts du transport », a-t-il dit, ajoutant que l’Etat avait plusieurs sources de revenus sans augmenter le prix du carburant.

« Ces milliers de fictifs qu’on continue de payer, on ne les touche pas, mais on va frapper toute la population. C’est extrêmement grave. On peut discuter du réajustement du prix du carburant puisque le baril est aujourd’hui à 70 dollars. Mais là, on va à la catastrophe. Si le gouvernement se souciait des conditions de vie des populations, il devrait au moins annuler la taxe sur la téléphonie, gérer son augmentation de carburant et veiller à ce qu’il y ait des mesures d’accompagnement pour que chacun ne fasse pas du n’importe quoi », a dit Mamadou Baadiko Bah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41  

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Hausse du prix du carburant : « c’est la conséquence du forcing pour le 3ème mandat »

4 août 2021 à 11 11 53 08538
Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR)

C’est l’avis d’Alpha Oumar Taran Diallo, le président de l’Alliance Nationale pour le Renouveau (ADR). Pour lui, la hausse du prix du carburant annoncée hier soir par le gouvernement, est l’une des conséquences négatives du forcing fait par les autorités guinéennes pour permettre au président Alpha Condé de s’octroyer un 3ème mandat à la tête de la Guinée. Cette décision dénote aussi de « l’insouciance » des dirigeants guinéens par rapport aux souffrances des citoyens, estime l’opposant.

Alpha Oumar Taran Diallo s’est fait entendre à travers un entretien qu’il a accordé un entretien à Guineematin.com, ce mercredi 4 août 2021. Et, il s’est montré très amer par rapport à l’augmentation du prix du carburant, dont le litre passe de 9.000 à 11.000 francs guinéens à la pompe. « C’est avec une grande préoccupation énorme que nous avons suivi ce communiqué du gouvernement. Mais, cela dénote aussi de la situation d’insouciance par rapport à la situation du citoyen de la part du gouvernement. Notre gouvernement n’est pas préoccupé par le bien-être des populations. Sinon, il y a des sources de revenu qui auraient pu permettre au moins de maintenir le prix du carburant en l’état au lieu de l’augmenter.

Si nous voyons l’augmentation de la production de la bauxite par exemple, je pense que si l’Etat réduisait son train de vie, on n’aurait pas vécu cette situation. Deuxièmement, c’est aussi l’une des conséquences du changement constitutionnel, du forcing pour le 3ème mandat, parce que nous connaissons tous comment il a fallu sortir l’argent des caisses de l’Etat, la façon dont la gabegie s’est manifestée pendant cette période pour amener certaines personnes à accepter de soutenir cette histoire. Et, tout récemment aussi, nous avons vu cette distribution d’argent aux membres du gouvernement. Au lieu de financer la relance de l’économie, rembourser la dette extérieure, ce n’est pas du tout ce qui se fait », a déploré le président de l’ADR.

Pour l’opposant, si le gouvernement se permet de prendre de telle décision, c’est parce que la société civile n’est pas efficace et la population n’est pas unie. « Malheureusement, c’est le citoyen qui va payer les frais puisque nous ne sommes pas unis. Il y a un problème d’unité, un problème de légitimité au niveau de la société civile et c’est tout ce qui va être l’allié du gouvernement pour continuer à nous maltraiter », a dit M. Taran Diallo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41 

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Après les plaques des véhicules et la téléphonie, le prix du carburant augmente : État prédateur !

4 août 2021 à 11 11 43 08438

Longtemps annoncée et reportée à cause de la protestation de la population, l’augmentation du prix du carburant a été finalement rendue effective hier, mardi 03 août 2021. La nouvelle a été reçue comme un coup de poignard par les Guinéens, confrontés qu’ils sont à des difficultés tous azimuts. Désormais, le prix du litre passe de 9 000 à 11 000 ; soit, une augmentation de 22,22%.

Les conséquences de cette augmentation ne se feront pas attendre. Notamment sur le coût du transport. Déjà avec l’état des routes, sur lequel nous reviendrons, le problème de transport se posait avec acuité. Notamment entre d’une part les villes de l’intérieur elles-mêmes et d’autre part entre elles et la capitale guinéenne.

A cela s’ajoute désormais l’augmentation du prix du transport. Car, même si les autorités tentent de faire deux poids deux mesures en augmentation le prix du carburant tout en intimidant les transporteurs de leur emboiter le pas, il est illusoire de penser que cette augmentation n’aura pas d’impact sur le coût du transport. Avant même cette décision, la capitale commençait à manquer de certains produits en provenance de l’intérieur du pays ; notamment les fruits et légumes.

Les commerçants expliquent la rareté de ces produits par le fait que de nombreux camions sont bloqués à l’intérieur du pays à cause du mauvais état de nos routes. C’est autant dire que cette augmentation du prix du carburant vient assommer les consommateurs. Lesquels espéraient que les autorités allaient sursoir à toute augmentation du prix du carburant pendant cette période dite de soudure.

En effet, le mois d’août est connu comme étant un mois plutôt difficile. A ce jour, le kilo de riz le plus prisé (qui est celui en provenance de la préfecture de Lola) est vendu à 9 000 francs guinéens contre 6 000 francs en période de récolte. A cause de l’augmentation du prix du carburant doublé du mauvais état de nos routes, cette année, le prix du kilo de cette denrée pourrait atteindre un record.

Malheureusement, on se rend compte que l’État guinéen n’a cure des difficultés auxquelles les citoyens sont confrontés. Car, l’augmentation du prix du carburant fait suite à une autre augmentation qui ne dit pas son nom. Il s’agit de la suppression par les sociétés de la téléphonie mobile de tous bonus accordés aux consommateurs. Une décision elle-même consécutive à l’augmentation des taxes imposées par l’Etat à ces sociétés.

Mais, il n’y a pas que le carburant et le téléphone qui ont connu une forte hausse. Il y a d’autres augmentations, comme celle concernant la nouvelle immatriculation des véhicules. Cette autre mesure constitue un véritable goulot d’étranglement pour les Guinéens. Tout au moins pour les propriétaires. Car, entre les tarifs annoncés et ceux pratiqués, il y a un décalage terrible. Mais, nous reviendrons sur ce dossier qui ressemble à une véritable opération d’arnaque.

Au regard de toutes les difficultés qui assaillent les Guinéens, ces derniers espéraient que les autorités devaient sursoir à cette augmentation au moins en attendant la fin des grandes pluies. Avec la décision annoncée hier soir, cet espoir s’est effondré. Mais, pour qui connait l’histoire de ce pays, il n’y a rien de surprenant. Depuis notre indépendance, l’État est au citoyen ce que le lion est aux autres animaux dans la jungle.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Hausse du prix du carburant : le PDG-RDA dénonce une « mesure antipopulaire »

4 août 2021 à 11 11 20 08208
Oyé Guilavogui, secrétaire général par intérim du PDG-RDA

Dans une déclaration publiée ce mercredi, 4 août 2021, le PDG-RDA a réagi à l’augmentation du prix du carburant annoncée hier soir par le gouvernement. Le parti du premier président de la Guinée, Ahmed Sékou Touré, dénonce « une mesure antipopulaire et coercitive de la part du Chef de l’Etat ».

Tout en rappelant que le peuple de Guinée « n’est pas responsable de la gabegie financière et des détournements », la formation politique s’insurge contre le système entretenu par la classe au pouvoir qui « consiste toujours à bâillonner et affaiblir les masses populaires ».

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous l’intégralité de la déclaration :

C’est une mesure antipopulaire et coercitive de la part du Chef de l’Etat. Le Peuple n’est pas responsable de la gabegie financière et des détournements.

La seule responsabilité se situe au niveau de son administration et de son gouvernement.

Pour le PDG-RDA, cette mesure ne saurait nous étonner car le système entretenu par la classe au pouvoir consiste toujours à bâillonner et affaiblir les masses populaires.

Notre ligne politico-idéologique s’oppose fermement à toute politique de nature à favoriser toute main-mise d’une classe exploiteuse sur notre économie nationale au détriment du bien être des masses laborieuses.

Continuer à brader nos ressources, à ériger la corruption en pratique politique et systématique, continuer à installer le Peuple dans l’humiliation, dans la misère, le chômage, les souffrances indicibles.

Nous vous disons clairement qu’après tout, c’est ce Peuple, cette partie saine de la Nation qui triomphera sur vous éternellement.

La lutte continue jusqu’à la victoire finale.

Prêt pour la Révolution !

Le PDG-RDA

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Prolifération des drones en Guinée : le Gouvernement prend des mesures

4 août 2021 à 11 11 13 08138

Dans un communiqué conjoint, le ministère de la Défense nationale et celui des Transports annoncent d’importantes mesures contre la prolifération et l’usage incontrôlé des drones dans l’espace aérien de la République de Guinée.  Il est désormais obligatoire de faire enregistrer tout engin volant qu’on utiliser sur le territoire national.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué signé hier, mardi 03 août 2021.

Gouvernement contre la prolifération des drones

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JO de Tokyo : la dernière athlète guinéenne éliminée

4 août 2021 à 9 09 52 08528

Fin de parcours pour la Guinée aux Jeux olympiques de Tokyo. La lutteuse guinéenne, Fatoumata Yarie Camara, a été à son tour éliminée. C’était la dernière représentante de notre pays à cette 32ème édition des JO.

Comme lors de ses 11 précédentes participations aux Jeux olympiques, la Guinée rentre cette fois encore sans aucune médaille. Fatoumata Yarie Camara, qui était le dernier espoir de notre pays à Tokyo, a connu le même sort que ses prédécesseurs : Mamadou Samba Bah (judo), Mamadou Tahirou Bah (natation) et Aïssata Deen Conté (athlétisme), tous éliminés dès leur entrée en compétition. Elle a perdu son premier combat (8-2), ce mercredi 4 août 2021, contre la Japonaise Risako Kawai, en lutte libre 57 kilos Dames.

La Guinée a envoyé cinq athlètes aux Jeux olympiques de Tokyo. Mariama Lamarana Touré (natation) a raté la compétition pour cause de retard (la délégation guinéenne est arrivée tardivement dans la capitale japonaise) et les quatre autres ont été éliminés dès leur premier match.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

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Boké : le Consortium SMB-Winning boucle la formation de 40 étudiants spécialisés en Gestion et Soudure

4 août 2021 à 8 08 48 08488

Le Consortium SMB-Winning a bouclé le 25 juillet dernier, à son Centre de Formation Deren dans la préfecture de Boké, la 2ème session de remise à niveau de 40 jeunes participants, spécialisés en Gestion et Soudure.

A cette occasion, les responsables des différents secteurs évoluant au sein du Consortium, ont assisté à la grande cérémonie de clôture, en présence de tous les enseignants et élèves.

Lors de la cérémonie de clôture, M. Condé, un participant à la formation en gestion, s’est exprimé au nom de l’ensemble des étudiants ayant suivi la formation avec brio. 

Faisant une rétrospective des temps forts de la formation, il a énuméré les bénéfices tirés de cette période de renforcement de capacités, tout en réitérant la gratitude de ses paires à l’endroit des responsables du Consortium et au personnel enseignant du centre de formation DAREN.

Par ailleurs, il a rassuré que dès leur retour à leurs différents postes de travail, tous les membres ayant participé à la formation, feront preuve de motivation, de dynamisme et de responsabilité au bénéfice du Consortium SMB-Winning, dans l’application à leur poste de travail des formations reçues.

Selon le porte-parole des employés, le meilleur est à venir dans la vie individuelle, familiale et collective de tous les travailleurs. Et ils sont fins prêts à partager leurs expériences professionnelles, avec leurs proches, amis, collègues sans pour autant oublier leurs communautés respectives.

Voici la preuve d’un nouvel exemple de mise en œuvre de la RSE du Consortium SMB-Winning qui, depuis son installation dans la région de Boké, place la formation et le renforcement des capacités de ses employés au cœur de sa politique managériale. 

Par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Les laquais d’Alpha Condé et l’éloge décomplexée de la tyrannie

4 août 2021 à 7 07 56 08568

Par la cellule de communication de l’UFDG : On ne peut comprendre l’institutionnalisation de la tyrannie par le régime Condé sans prendre en considération le rôle que jouent certains subalternes dans le maintien des dispositifs de la répression et de la déshumanisation du peuple de Guinée. Ces subalternes, rompus dans l’art du déni, ont renoncé à tout idéal d’humanité en faisant de leur personne l’instrument des passions meurtrières et destructrices du tyran guinéen. Dominés par l’esprit du lucre et la tyrannie d’éphémères privilèges, ils se sont donnés en offrande à la volonté arbitraire d’un dictateur devenu esclave d’un désir insatiable du pouvoir.

L’histoire nous montre en effet que la prospérité d’un système tyrannique tient moins au pouvoir du chef qu’à la capacité de ses laquais à travestir le réel, à présenter le mal sous le visage du bien, à renforcer auprès du chef la conscience fausse d’un faiseur de paix et d’un homme épris de bonté pour son peuple. Ce processus d’inversement de la conscience et le déficit du jugement moral qui l’accompagne sont très exactement ce qui est à l’œuvre lorsque « les laquais » présentent le président élu du peuple, Cellou Dalein Diallo, comme un pourvoyeur de la haine, alors que celui qui a usurpé le pouvoir, Alpha Condé, est érigé au rang de faiseur de paix et un défenseur des valeurs démocratiques. Même les auxiliaires de Staline n’auraient pu faire mieux !

Une conscience brouillée par le mal

Lorsqu’on vit des bénéfices de la tyrannie et des dividendes de la criminalité politique comme le font ces laquais, la sphère de l’anormal s’élargit jusqu’à parvenir à une confusion totale entre le juste et l’injuste, la violence et la paix. C’est ce que l’on appelle le délitement de la conscience morale, qui prend la forme d’éloges à l’endroit de Alpha Condé qui a transformé la Guinée en un désert où règne impitoyablement la folie du pouvoir. Pour ces valets du roi, le président légitimement élu, Cellou Dallein Diallo, serait un ennemi de la démocratie et de la paix. Quant au satrape Condé, il serait porteur des vertus de la conciliation, du dialogue et de la paix. Alors même que le tyran guinéen est discrédité au niveau international et sous-régional, ils le présentent comme un « homme respecté » par ses pairs. Or, nul besoin d’arguments pour dire le contraire.

Une atmosphère concentrationnaire

Il suffit simplement d’ouvrir les yeux et d’accepter de voir le réel tel qu’il se donne à voir, d’accepter donc que 2 et 2 font quatre : aux élections de 2010, c’est sur fond de violence verbale et physique, d’ethnocentrisme assumé et décomplexé que Alpha Condé a usurpé le pouvoir au deuxième tour de l’élection – Il a fallu la sagesse du président élu, CDD, pour éviter un embrasement général du pays et un conflit interethnique ; qu’il s’agisse de l’organisation des législatives en 2013 jusqu’au coup de force constitutionnel de 2020, en passant par les dialogues inter-guinéens ( 2013, 2015, 2016, 2018 ), le dictateur Condé a toujours fait preuve d’un esprit antidémocratique et d’une incapacité intellectuelle et politique à promouvoir le bien commun ; de 2010 à 2021, c’est au prix de la répression et de la corruption que le RGP et son tyran ont conservé illégitimement le pouvoir politique. On pensait les horreurs du Camp Boiro derrière nous, mais c’est par les camps de la mort de Soronkhoni et de la Maison centrale que les souvenirs tragiques du passé se sont invités aux pensées d’une population déjà martyrisée par dix années de médiocrité politique et économique.

Depuis le coup d’État du 18 octobre 2020, Alpha Condé et ses auxiliaires confisquent le pouvoir en généralisant la terreur et la politique du couperet, pensons aux Roger Bamba, morts en prison, et aux 47 autres citoyens abattus lors des violences post-électorales?

Ces faits, objectivement documentés, auraient-il échappé à ces défenseurs zélés de la dictature? Faudrait-il justifier cette négation de la réalité par le fait que leur maître ne gouverne pas des hommes mais des tortues qu’il faut brutaliser pour qu’elles avancent ?

Au lieu de faire la leçon au président élu CDD, les laquais auraient-ils le courage, un jour, d’avoir un mot, une pensée, pour ceux qui sont morts dans les geôles du dictateur ou abattus alors qu’ils exerçaient un droit constitutionnel, celui de manifester dans les rues et sur les places publiques ?

Savoir reconnaître le mal, c’est déjà un pas dans la définition de soi comme un être humain.

L’état désastreux de nos infrastructures, l’insalubrité insoutenable de la capitale et des grandes villes de notre pays, la colère de la jeunesse de la haute Guinée déçue par les promesses non tenues, l’instrumentalisation de l’ethnie et l’effritement de l’unité nationale, le recul de la démocratie et des droits humains dans notre pays, suffisent pour illustrer la tragédie que sont les dix ans de gouvernance Condé.

Le président élu Cellou Dalein Diallo n’a rien à se reprocher. Il attend du tyran et de ses courtisans un sursaut de conscience pour lui restituer son pouvoir afin qu’il engage l’édification d’une Guinée juste et démocratique où l’égalité des chances est garantie, une Guinée affranchie de la tyrannie des volontés individuelles, d’où disparaîtront à jamais les criminels politiques et leurs auxiliaires.

Conakry, le 03 août 2021

Par la cellule de communication de l’UFDG

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