Lutte contre la Covid-19 : Alpha Condé annonce de nouvelles mesures restrictives

5 août 2021 à 23 11 29 08298

Face à la circulation de plusieurs variants de la Covid-19 en Guinée, le président Alpha Condé a décidé de renforcer le dispositif mis en place pour lutter contre la pandémie. Dans un décret rendu public ce jeudi soir, 5 août 2021, le chef de l’Etat guinéen a annoncé plusieurs mesures restrictives complémentaires, visant à stopper la propagation du virus dans le pays. Il s’agit des mesures ci-dessous :

1-le couvre-feu en vigueur est ramené de 22 heures à 4 heures du matin

2-Le port des bavettes est obligatoire dans les lieux publics

3-Le respect de la distanciation sociale est rigueur

4-Le lavage des mains est obligatoire

5-Le contrôle sanitaire est renforcé dans les points d’entrée des zones minières avec la présentation des tests PCR ou cartes de vaccination

6-Les regroupements de plus de 50 personnes pour raison de cérémonie, notamment les mariages, baptêmes et funérailles sont interdits

7-Le respect rigoureux des mesures barrières dans les lieux de culte doit être observé

8-Le transport des corps testés positifs à la Covid-19 est interdit

9-Le contrôle sanitaire avec présentation des documents de tests négatifs de PCR ou de vaccination est imposé pour les voyageurs interurbains à la rentrée et sortie de toutes les préfectures

10-Le contrôle sanitaire en vigueur pour les lieux de loisir : hôtels, restaurants et bars est maintenu

11-Obligation est faite aux structures privées d’effectuer des tests de diagnostic en collaboration avec l’ANSS pour tout cas de positivité détecté en leur sein

12-L’ensemble de la population est invitée à se faire vacciner contre la Covid-19 sur toute l’étendue du territoire national.

Le décret lu à la télévision nationale, précise que ces mesures entrent en vigueur dès aujourd’hui sur l’ensemble du territoire guinéen et qu’elles seront réexaminées mensuellement en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique de la Covid-19 dans le pays.

Il souligne également que le non-respect de ces mesures expose le contrevenant aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.

Guineematin.com

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Comment mettre en valeur le Corubal ? Des cadres et experts échangent sur la question à Conakry

5 août 2021 à 20 08 23 08238

La phase d’élaboration du projet : « Gestion Intégrée des Ressources Naturelles et en Eau du Bassin-versant du Corubal » a été officiellement lancée ce jeudi, 5 août 2021, à Conakry.  Un atelier organisé par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) se tient à cet effet dans la capitale guinéenne. Il regroupe une cinquantaine de cadres et d’experts venus de la Guinée et de la Guinée Bissau, qui vont plancher pendant trois jours sur l’élaboration de cet important projet, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cette rencontre de Conakry fait suite à l’approbation du projet par le 59ème Conseil du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et les gouvernements de la Guinée et de la Guinée Bissau. Selon Aliou Faye, directeur régional de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’objectif de ces travaux est d’amener les participants à s’entendre sur les étapes de l’élaboration des documents du projet.

Aliou Faye, directeur régional de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)

« Il y a eu un concept de projet qui a été accepté par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Maintenant, le Fonds a mis à la disposition de l’UICN les ressources nécessaires pour développer le projet détaillé en rapport avec les deux pays concernés, l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG) étant l’agent d’exécution. Et, à la fin des travaux, on s’attend à l’adoption du plan de rédaction du document avec les grandes lignes, les objectifs et les résultats, mais aussi à l’identification des partenaires et leur rôle », a indiqué M. Faye.

Le directeur régional de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dit espérer que ledit document sera soumis dans un délai de 6 mois et qu’il sera adopté par la réunion du secrétariat exécutif du FEM dans moins d’une année. Ce qui permettra le démarrage du projet qui est prévu pour 4 ans. Ce projet sera financé par le Fonds de l’Environnement Mondial (FEM) sous la fenêtre « Eaux internationales » à hauteur de 6.300.000 dollars et devrait mobiliser 26.149.000 dollars de cofinancement.

Il concerne l’ensemble du bassin versant du Corubal, c’est-à-dire une partie du nord-ouest de la Guinée, notamment les régions de Labé et de Boké, et une partie de l’est, du centre et de l’ouest de la Guinée Bissau. Son objectif général est d’assurer l’utilisation intégrée et durable des ressources naturelles et hydriques dans le bassin du Corubal grâce à une coopération transfrontalière et une gouvernance renforcée. Un projet qui revêt une grande importance pour les deux pays concernés, selon le directeur général de l’institut de la biodiversité et les espaces protégés de la Guinée Bissau.

Justino Biai, DG de l’institut de la biodiversité et les espaces protégés de la Guinée Bissau

« Quand on parle de l’eau, on parle de la biodiversité, du développement humain, de la communauté humaine, etc. Cela veut dire qu’on a une ressource qui est celle de l’eau du fleuve Corubal qui est partagée. Sa source, c’est en Guinée, mais ce fleuve parcourt la Guinée et arrive en Guinée Bissau. Donc, il fallait qu’on arrive à planifier quelque chose ensemble pour qu’on puisse valoriser cette ressource afin qu’elle serve tant la Guinée que la Guinée Bissau », a dit Justino Biai.

Ahmadou Sébory Touré, DG du Fonds de Sauvegarde de l’Environnement et point focal opérationnel du Fonds pour l’environnement mondial

Ce projet tient aussi à cœur les autorités de Conakry. Car selon le représentant du ministère guinéen de l’Environnement à la cérémonie d’ouverture de cet atelier, l’eau sera au centre des préoccupations dans les prochaines décennies. « On a encore 6 mois pour finaliser le document de ce projet et le soumettre à l’endossement du Fonds pour l’environnement mondial. Les grands enjeux des prochaines décennies se feront autour de l’eau. Si on parle aujourd’hui de déplacés pour des raisons économiques, on parlera de déplacés climatiques.

La Guinée étant donc le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, encore une fois, il ne suffit pas d’avoir la ressource, mais faudra-t-il savoir la gérer et la partager. C’est dans ce cadre de coopération, avec la République sœur de la Guinée Bissau, que ce projet a été initié grâce à l’expertise de l’UICN et un financement du Fonds de l’environnement mondial pour nos deux pays dans le domaine focal des eaux internationales », a dit Ahmadou Sébory Touré, directeur général du Fonds de sauvegarde de l’environnement et point focal opérationnel du Fonds pour l’environnement mondial.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Boké : après celui du carburant, le prix du transport aussi revu à la hausse

5 août 2021 à 17 05 26 08268

Les différentes sorties du gouvernement et des responsables nationaux des syndicats des transporteurs appelant au respect des tarifs des transports officiels n’ont pas eu d’effets à Boké. Les transporteurs locaux ont revu à la hausse tous les prix qui étaient pratiqués avant l’augmentation du prix du carburant, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ce jeudi 5 août 2021, ce sont de nouveaux qui sont en vigueur à la gare routière de Boké. L’axe Boké-Koundara passe de 180.000 à 200.000 francs ; Boké-Sangarédi, de 20.000 à 30.000 francs ; Boké-Boffa, de 40.000 à 50.000 francs ; Boké-Kamsar, de 15.000 à 20.000 francs ; Boké-Conakry, de 55.000 à 60.000 francs pour les minibus, et de 70.000 à 80.000 pour les taxis. Sur le terrain, chauffeurs et syndicalistes refusent de se prononcer sur le sujet.

Albert Millimono, passager

De leur côté, les passagers s’insurgent contre la décision du gouvernement, qui a réajusté le prix du carburant, dont le litre est passé de 9.000 à 11.000 francs à la pompe. « A mon arrivée à la gare routière, j’ai constaté que le prix du transport a augmenté. Mais, ce n’est pas surprenant parce qu’on sait que le gouvernement a revu à la hausse le prix du carburant. Ce qui est franchement une mauvaise décision. Car elle vient compliquer davantage la vie de la grande majorité des Guinéens, qui sont déjà très pauvres », a déclaré Albert Millimono.

Mamadou Saydou Diallo, voyageur

 Mamadou Saïdou Diallo, un autre passager, se dit préoccupé par cette situation. « Aujourd’hui, les transporteurs ont augmenté les frais de transport. Sincèrement, cette situation me dérange, c’est vraiment inquiétant. Déjà, les gens souffrent beaucoup actuellement. Difficilement on gagne même à manger. Et si on vient encore augmenter le prix du carburant qui va se répercuter sur tous les autres prix, ce n’est pas bon. Je demande vraiment aux autorités de revoir cette situation. On ne devrait pas augmenter le prix du carburant », a lancé ce citoyen.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com 

Tel: 628-98-49-38

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Retard de la bourse d’entretien : les étudiants de Kankan en colère

5 août 2021 à 16 04 40 08408

La tension commence à monter à l’université Julius Nyerere de Kankan, suite au retard du paiement de la dernière tranche annuelle de la bourse d’entretien. A bout de patience, plusieurs étudiants se sont fait entendre ce jeudi, 5 août 2021. Ils exigent une réaction rapide des autorités et menacent de passer à la vitesse supérieure, si leur appel n’est pas entendu, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après plusieurs jours d’attente, sans aucune lueur d’espoir, plusieurs étudiants se sont rendus ce jeudi 5 août 2021, à l’université Julius Nyerere de Kankan. Ils étaient venus chercher des renseignements sur la situation de leur bourse d’entretien pour les trois derniers mois de l’année université (mai, juin et juillet). Mais, ces étudiants n’ont pas eu accès au campus, parce qu’ils ont trouvé le portail de l’université fermé.

Une fermeture qui avait déjà été annoncée dans un communiqué publié la veille sur la page Facebook de l’institution d’enseignement supérieur. La même note précisait d’ailleurs que le paiement de la dernière tranche annuelle de la bourse des étudiants fera l’objet d’un autre communqué. Une situation que déplore Jean Paul Millimono, étudiant au département Chimie, qui n’attend que sa bourse pour aller en vacances.

Jean Paul Millimono, étudiant au département Chimie

« Depuis le début du mois de juillet, ils ont affiché que les vacances vont démarrer le 1er août, mais jusqu’à présent, ils ne nous ont pas donné nos pécules. Comment on va partir chez nous si on n’a pas d’argent pour les frais de transport ? Je demande aux encadreurs de faire tout ce qui est possible pour nous payer, parce que nous souffrons énormément de ce retard », a lancé cet étudiant.

Oumar Barry, étudiant au département Biologie

Même son de cloche chez Oumar Barry, étudiant au département Biologie. Il se dit peiné aussi par le retard de la bourse d’entretien. « Franchement, nous ne sommes pas contents de ce retard. Parce qu’il y a beaucoup d’entre nous qui veulent aller en vacances chez eux, mais ils n’ont pas le prix du transport.

Et aujourd’hui, nous sommes venus à l’université pour chercher des renseignements, mais nous avons trouvé que le portail est fermé, donc nous n’avons eu accès au campus. L’Etat doit rapidement trouver une solution à ce problème pour éviter que la situation ne prenne une autre tournure », a-t-il dit.

Siba Loua, étudiant au département Histoire

De son côté, Siba Loua, étudiant au département Histoire, se montre très en colère. Il annonce que si les autorités ne payent pas rapidement la bourse des étudiants, ils vont recourir à la force pour se faire entendre. « Normalement, on devait recevoir cet argent dès le début du mois d’août. Mais jusqu’à présent, les autorités tardent à se bouger.

Mais nous leur donnons la journée d’aujourd’hui pour faire en sorte qu’on puisse rentrer en possession de notre dû. Et s’ils pensent que cette somme leur appartient, ils se trompent. Cet argent nous appartient, car nous l’avons mérité en décrochant le baccalauréat. Et s’ils continuent de le garder, on va passer par la force pour nous faire entendre », prévient l’étudiant.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Conakry : des jeunes manifestent contre la hausse du prix du carburant

5 août 2021 à 14 02 44 08448
image d’archive

L’indignation quasi-générale suscitée par la hausse du prix du carburant en Guinée commence à se faire ressentir dans la rue. Plusieurs jeunes ont manifesté ce jeudi, 5 août 2021, à Koloma (en banlieue de Conakry), pour protester contre cette décision du gouvernement, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le gouvernement guinéen a surpris plus d’un en annonçant mardi soir, la hausse du prix du carburant, dont le litre passe de 9.000 à 11.000 francs à la pompe. Cette décision a aussitôt suscité une vague de réactions dans les médias et sur les réseaux sociaux. Pendant que certains expriment leur indignation, d’autres préfèrent passer cette situation en dérision.

Et ce jeudi, les réactions se sont transportées dans la rue. Plusieurs jeunes ont érigé des barricades sur la route Le prince, précisément au niveau de Koloma, un quartier chaud de la commune de Ratoma (Conakry) pour protester contre cette décision des autorités. Mais ce mouvement de protestation a été de courte durée, puisque la police est rapidement intervenue pour disperser les manifestants.

Après quelques accrochages avec les jeunes, les forces de l’ordre ont réussi à maîtriser la situation. Ce qui a permis la reprise de la circulation, qui a été momentanément coupée entre Cosa et Koloma et entre Koloma et Bambéto. Les manifestants sont rentrés dans le quartier, tandis que les agents sont positionnés notamment à Bomboli et à Koloma marché.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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JO de Tokyo : repêchée, la guinéenne Yarie Camara rate sa dernière chance

5 août 2021 à 11 11 59 08598

Fatoumata Yarie Camara n’a pas réussi à profiter de la nouvelle opportunité qui lui a été offerte aux Jeux olympiques de Tokyo. Eliminée d’entrée après avoir perdu son premier combat (8-2) contre la Japonaise Risako Kawai, la lutteuse guinéenne a été repêchée. Ce qui lui donnait la possibilité d’aller chercher la médaille de bronze du tournoi de lutte libre des moins de 57 kg.

Malheureusement, elle a raté cette dernière chance en s’inclinant (10-0) ce jeudi, 5 août 2021, face à la Mongole Khongorzul Boldsaikhan. Elle rentre donc sans médaille, tout comme les quatre autres athlètes guinéens qui ont pris part aux JO de Tokyo. Mamadou Samba Bah (judo), Aissata Deen Conté (athlétisme) et Mamadou Tahirou Bah (natation), ont aussi été éliminés dès leur premier match.

De son côté, Mariama Lamarana Touré (natation) n’a pas pu participer à sa compétition pour cause de retard. En raison du tâtonnement des autorités du pays, la délégation guinéenne est arrivée tardivement dans la capitale japonaise. Le gouvernement avait annoncé d’abord que le pays se retirait de ces JO pour cause de Covid-19, avant de revenir sur cette décision.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 62

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Plusieurs morts au CT-Epi de Gbessia : une coupure du courant indexée

5 août 2021 à 10 10 27 08278

Plusieurs décès ont été enregistrés mardi dernier, 3 août 2021, au centre de traitement épidémiologique (CT-Epi) de Gbessia, où sont prises en charge les personnes atteintes de la Covid-19. Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est une coupure d’électricité qui a occasionné ces cas de morts. Des informations ni confirmées ni infirmées par le directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire.

Une situation inhabituelle est survenue dans la journée du mardi 3 août au centre de traitement épidémiologique de Gbessia (Conakry). Selon une source qui s’est confiée à Guineematin.com, tout le monde a été pris de court par une coupure de courant. Immédiatement, les responsables du centre ont tenté de mettre en marche leur groupe électrogène pour prendre le relais, sans succès. Ils ont ensuite contacté EDG pour solliciter le retour rapide du courant, mais en vain.

Le ministre de la santé en personne se serait impliqué pour tenter de trouver une solution à ce problème, mais c’est seulement 2 heures plus tard que le courant est revenu sur les lieux. Malheureusement, indiquent nos informateurs, plusieurs malades (5 selon certains) qui étaient sous assistance respiratoire étaient déjà décédés. Nous avons vainement tenté de recouper ces informations auprès du responsable du CE-Epi de Gbessia. Son téléphone a sonné plusieurs fois, sans réponse.

Interrogé sur le sujet, le directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire a confirmé qu’une coupure d’électricité, mais aussi des cas de morts ont été effectivement enregistrés dans la journée du mardi au centre de traitement de Gbessia. Mais, Dr Sakoba Keïta soutient que rien ne prouve pour l’instant qu’il y a un lien entre les deux.

 « La coupure du courant est une réalité. Et c’est vrai qu’on a eu des décès qui ont coïncidé à ça. Mais, dire que c’est la coupure du courant qui a provoqué les décès, vous savez en science, il faut prouver les liens de cause à effet. C’est vrai qu’il y a eu coupure, c’est vrai qu’on a eu des morts à Gbessia, mais est-ce que c’est la coupure qui a provoqué ces décès ? Pour le moment, les enquêtes continuent, on ne pourra pas vous dire quelque chose de plus par rapport à ça », a dit Dr Sakoba Keïta. 

Sans vouloir tirer une conclusion avant la fin des enquêtes annoncées par le patron de l’ANSS, on peut tout de même se demander comment une personne qui est sous assistance respiratoire peut vivre pendant 2 heures sans électricité. Espérons au moins que ces enquêtes ne seront pas comme celles qui sont souvent ouvertes en Guinée et dont les résultats ne sont jamais publiés.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Travaux interminables, dégradation des nouvelles routes… Alpha Condé très loin derrière Lansana Conté

5 août 2021 à 8 08 30 08308
image d’archive

Pour la troisième année consécutive, la route nationale N°1 est en chantier. Depuis près de 3 ans, on tourne et retourne entre Conakry et Mamou. S’il est vrai que des ouvrages de franchissement sont en train d’être réalisés, il est tout aussi vrai que la lenteur des travaux suscite interrogation et indignation de la population.

Les habitants de la capitale, qui ont eu le courage et même la témérité d’aller passer la dernière fête à l’intérieur du pays, ont eu pour le leurs comptes. Beaucoup de voitures sont revenues à Conakry sur un camion plateau. Les véhicules venant de l’intérieur du pays ressemblent à ceux qui passaient autrefois entre le Sénégal et la Guinée. Ou encore entre Kissidougou et Macenta.

Au rythme où vont les travaux, Alpha Condé risque de finir son troisième mandat avant la remise des travaux. Il est en effet incompressible que vous retrouviez une équipe exactement là où vous l’avez laissée un an plus tôt. Or, c’est ce qui se passe sur la route. Non pas loin. Mais, entre Coyah et Kouria.

Si le slogan « gouverner autrement » n’est pas un coup d’épée dans l’océan, il va falloir demander des comptes au département des travaux publics. Devant la gravité de la situation, le président Alpha Condé est monté récemment au créneau pour dénoncer l’état de nos routes. Le chef de l’Etat n’a même pas besoin de visiter le pays profond pour se rendre compte de l’état des routes. A moins de 500 mètres du palais présidentiel, il y a une route impraticable. Plus précisément celle qui passe derrière la BICIGUI pour aboutir entre la Banque centrale et le ministère de l’Urbanisme.  Or, si Kaloum même est mal lotie, on ne parle pas de la banlieue. A fortiori l’intérieur du pays.

Après la sortie présidentielle, un activiste de la société civile avait qualifié l’auteur de cette intervention du plus grand « Opposident ». Parce que c’est l’opposition qui doit dénoncer. Et, le gouvernement doit gouverner. Pourtant, même si le président donne l’impression d’être au courant de tout ce qui se passe, il y a des réalités qu’il ignore certainement. Dans sa logique de ne trouver aucune qualité et aucune excuse aux anciens Premiers ministres, il avait dénoncé la mauvaise qualité du goudron posé, selon lui, par eux sur nos routes. Estimant que durant le règne du général Lansana Conté, il n’y avait que deux couches, il avait promis d’en faire plus.

Or, contrairement à la promesse présidentielle, ce sont les routes réalisées durant son règne qui sont les plus dégradées. Comme c’est le cas aujourd’hui à Kissosso. Comme c’était le cas hier à ENTA. Pendant ce temps, l’autoroute Aéroport – Palais du Peuple ou encre la route le Prince, elles, tiennent toujours. Alors que la dernière est mise à rude épreuve par les manifestations et leurs corollaires de pneus brûlés ici et là…

Le moins que l’on puisse écrire est que les routes de Guinée n’ont jamais connu une dégradation comme celle à laquelle elles sont confrontées aujourd’hui. Aucune partie du territoire n’échappe à cette situation, comme l’atteste l’exemple de Kaloum.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : voici les nouveaux tarifs des transports urbains et interurbains

5 août 2021 à 8 08 28 08288

Après la hausse du prix du carburant (dont le litre est passé de 9 000 à 11 000 francs), le gouvernement guinéen en concertation avec les syndicats des transporteurs, a fixé les nouveaux tarifs des transports. Pour les transports urbains, les prix connaissent une augmentation de 100 francs par tronçon : 800 pour les bus, 1000 francs pour les minibus et 1500 francs pour les taxis (ce sont les tarifs qui étaient déjà pratiqués avant la hausse du prix du carburant). Quant aux transports interurbains, les tarifs officiels restent inchangés.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les nouveaux tarifs fixés par les autorités et qui sont très différents de ceux qui ont été fixés par les transporteurs eux-mêmes et qui sont appliqués sur le terrain :

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Lutte contre la Covid-19 : l’ANSS compte vacciner près de 6 millions de Guinéens avant fin 2021

5 août 2021 à 8 08 25 08258

Au cours d’une conférence de presse animée hier, mercredi 4 août 2021, l’Agence nationale de sécurité sanitaire a présenté sa nouvelle stratégie pour vaincre la pandémie de Covid-19 en Guinée. Cette stratégie repose sur le renforcement des tests dans les structures sanitaires et surtout sur la vaccination. L’ANSS ambitionne de vacciner près de 6 millions de Guinéens avant fin 2021, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon Dr Sakoba Keïta, directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), la Guinée et ses partenaires se sont fixé des objectifs ambitieux dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Il s’agit notamment de vacciner 40% de la population guinéenne d’ici fin décembre 2021. « Nous nous sommes fixés un objectif de 40% au plus tard au 31 décembre 2021. Quant à la population de Conakry, où nous avons le plus grand nombre de cas, plus de 85%, on s’est fixé un objectif de 60% à atteindre d’ici fin décembre.

Donc, par rapport à ces objectifs ambitieux, on s’est dit qu’il faut d’abord renforcer les capacités de prise en charge de nos centres de traitement contre la Covid-19. Ces démarches sont en cours. On est en train de voir comment étendre les centres et même créer de nouveaux centres. La deuxième stratégie, c’est un effort sur la mobilisation sociale à travers les mass médias et aussi à travers les leaders communautaires, les ressortissants et tous ceux qui gèrent des problèmes communautaires y compris la société civile.

L’autre stratégie, c’est renforcer la capacité de diagnostic et de contrôle aux points d’entrées. Nous voulons que toutes nos formations sanitaires puissent avoir des tests rapides pour pouvoir effectuer des tests. Parce qu’actuellement, on a beaucoup de malades qui viennent pour le palu, alors qu’ils sont atteints de la Covid-19. Et on a beaucoup de décès communautaires dus à la Covid-19 qui échappent à notre maillon. Donc, on s’est dit d’étendre l’accès aux tests de diagnostic en dotant les structures privées et d’autres centres de santé qui auparavant n’étaient pas éligibles pour ça », a-t-il annoncé.

Le directeur général de l’ANSS indique que la seule stratégie qui s’est montrée efficace sur le plan international pour réduire la transmission du virus, c’est la vaccination. C’est pourquoi la Guinée aussi veut s’investir dans ce domaine pour combattre efficacement la maladie. Et pour atteindre cet objectif, l’ANSS dit avoir cherché à obtenir une importante quantité de vaccins. « Par rapport au vaccin Fiser, on s’attend à 186.000 doses dans les trois semaines qui suivent. C’est un don des États-Unis pour aider le peuple de Guinée à pouvoir atteindre son objectif.

Pour Sinopharm, il y a un achat de 1.600.000 doses, dont les premières 300.000 doses arrivent demain par vol à Conakry. Nous avons négocié aussi avec des banques dont Africim Bank et la Banque mondiale pour pouvoir nous livrer respectivement 2.600.000 doses et 2.300.000 doses du vaccin Johnson and Johnson. Ce qui fait un total de 4.900. 000 doses. Si vous faites le total, on aura 6. 686.000 doses de vaccins.

Le total de personnes qu’on peut vacciner avec ça, c’est 5.793.000, soit 46%. Donc, si tous ces vaccins qui sont promis arrivent, on est sûr que d’ici le 31 décembre, la Guinée pourra avoir un taux vaccinal de 46% de la population. Et à Conakry, je suis sûr qu’on va dépasser cette moyenne nationale, parce qu’on a toujours vacciné à Conakry plus que dans certaines préfectures éloignées », a dit Dr Sakoba Keïta.

Selon les chiffres communiqués par l’ANSS, sur les 46 décès dus à la Covid-19 survenus durant le mois de juillet au centre de traitement de Gbessia (Conakry), 44 sont des personnes qui n’étaient pas vaccinées. Ce qui prouve, dit-elle, que la vaccination est un élément essentiel dans la lutte contre la pandémie. Car même en cas d’infection, la personne vaccinée est en mesure de mieux résister que celle qui n’a pas été vaccinée.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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