Emprisonnement d’opposants : l’UFDG et l’ANAD contre « l’instrumentalisation de la justice »

9 août 2021 à 21 09 10 08108

Dans une déclaration publiée dans la soirée de ce lundi, 09 août 2021, l’UFDG et l’ANAD ont dénoncé l’emprisonnement à tout vent des opposants dans le but de mettre fin à tout contre-pouvoir en République de Guinée. Pour Cellou Dalein Diallo et Cie, « cette chasse aux cadres de l’UFDG et de l’ANAD, par l’intermédiaire d’une justice instrumentalisée, procède de la seule volonté de Alpha Condé de sanctionner l’ANAD qui lui a infligé une cinglante défaite dans les urnes le 18 octobre dernier ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette déclaration :

Le harcèlement judiciaire des cadres de l’UFDG et de l’ANAD ne faiblit pas. Bien au contraire. Après l’annulation, ce matin, par Alpha Condé de la semi-liberté surveillée accordée à Abdoulaye Bah, c’est au tour du Secrétaire Fédéral de l’UFDG de Matam, Soriba Sorel Bangoura, arrêté depuis vendredi dernier, d’être déféré et déposé à la maison centrale. Il rejoint ainsi Kéamou Bogola Haba, Etienne Soropogui, Oumar Sylla alias « Fonikè Menguè», Ismael Condé, Mamady Onivogui, l’Imam Elhadj Abdoulaye Baldé et 85 autres détenus politiques.

Cette chasse aux cadres de l’UFDG et de l’ANAD, par l’intermédiaire d’une justice instrumentalisée, procède de la seule volonté de Alpha Condé de sanctionner l’ANAD qui lui a infligé une cinglante défaite dans les urnes le 18 octobre dernier.

L’UFDG et l’ANAD exigent leur libération immédiate et sans condition et se réservent le droit d’user de tous les moyens légaux, y compris les manifestations dans les rues et sur les places publiques, pour obtenir cette libération.

Lire

Cellou Baldé à Labé : pas de mobilisation pour accueillir l’opposant

9 août 2021 à 20 08 03 08038
Honorable Cellou Baldé, image d’archive

Un peu plus de trois semaines après avoir bénéficié d’une liberté conditionnelle, Mamadou Cellou Baldé, responsable des fédérations de l’UFDG de l’intérieur, est à Labé. L’opposant est arrivé dans sa ville natale dans l’après-midi de ce lundi, 9 août 2021. Un retour qui s’est fait sans bruit, comme l’ont voulu l’ancien député et sa formation politique, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Près de dix mois après avoir quitté pour venir répondre à une convocation de la justice guinéenne, Mamadou Cellou Baldé retourne dans sa ville. L’ancien député uninominal de Labé a passé 8 mois en détention à la maison centrale de Conakry, avant de bénéficier d’une semi-liberté surveillée avec ses collègues Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Abdoulaye Bah, le 16 juillet dernier, officiellement pour des raisons de santé.

Après cette période sombre, son retour dans sa ville natale aurait pu être triomphal. Mais l’opposant et son parti ont préféré jouer la carte de la prudence. Le bureau fédéral de l’UFDG à Labé a appelé ses partisans à s’abstenir de toute mobilisation pour éviter tout incident pouvant compromettre l’ancien député.

« Nous remercions tous les citoyens qui voulaient manifester leur joie par rapport à l’arrivée de Cellou Baldé. Cela prouve à suffisance que même si eux ils étaient libres, mais ils partageaient la peine de Cellou Baldé qui était en prison. Mais nous profitons également de cette occasion pour demander aux militants et sympathisants de l’UFDG à la retenue. Nous savons qu’il est en liberté provisoire pour le moment, il y a des restrictions auxquelles il doit obéir.

Et comme on le dit, si quelqu’un te cherche, il faut tout faire pour ne pas te faire avoir. C’est pourquoi, nous leur demandons de s’abstenir de faire des manifestations de joie, ou de faire des cortèges pour accueillir Cellou Baldé. Tout cela, c’est pour éviter de le compromettre ou créer des incidents qui vont lui créer des soucis. Vous avez vu déjà ce qui est arrivé à Abdoulaye Bah. Donc, toute personne qui souhaite le voir, peut aller à son domicile », a lancé Younoussa Baldé, responsable de la jeunesse de l’UFDG à Labé, quelques heures avant l’arrivée de Cellou Baldé.

Pour l’heure, on ne sait pas combien de temps durera la visite de Cellou Baldé à Labé. L’opposant doit notamment faire face à plusieurs cas sociaux, dont celui concernant la mort de son père, qui est décédé pendant qu’il était en prison.

image d’archive

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Nouvelle maladie en Guinée ! Le cas probable de fièvre Marburg confirmé à Dakar

9 août 2021 à 19 07 11 08118
Dr Sakoba Keita, directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS)

Plus aucun doute désormais : la fièvre Marburg (un virus très proche de celui d’Ebola) est effectivement présente en Guinée. Les analyses effectuées par l’institut Pasteur de Dakar ont confirmé le cas probable de cette maladie diagnostiqué la semaine dernière dans la préfecture de Guéckédou.

C’est le ministère de la santé qui a annoncé la nouvelle à travers une lettre d’information publiée ce lundi, 9 août 2021, que Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous.

Lire

Kankan : un jeune tué et sa moto emportée à Gbérédou Baranama

9 août 2021 à 19 07 01 08018

Le corps sans vie d’un jeune homme a été retrouvé hier matin, dimanche 9 août 2021, à Gbérédou Baranama, une sous-préfecture située à 30 kilomètres de la ville de Kankan. Des inconnus ont tiré sur la victime avant d’emporter sa moto, a appris Guineematin.com d’une autorité locale.

C’est au niveau du carrefour Takoura, sur la route nationale Kankan-Kouroussa, que le corps du jeune homme a été retrouvé, gisant dans le sang. Sékouba Condé, un habitant de Gbérédou Baranama, et deux autres passants, ont contacté les autorités locales pour les mettre au courant de cette découverte macabre.

Sékouba Condé

« Hier matin, je partais au champ, à vélo. Arrivé au carrefour de Takoura, j’ai vu le jeune couché, j’ai pensé d’abord que c’est quelqu’un qui dormait. C’est lorsque je me suis approché de lui que j’ai compris qu’il est mort. Entretemps, j’ai vu un vieux qui passait. Je l’ai appelé pour qu’il vienne voir si le jeune a été victime d’accident ou s’il a été tué, mais lui-même n’a rien compris. C’est ainsi qu’un autre passant est venu nous aider à appeler le maire pour l’informer », a expliqué Sékouba Condé, rencontré ce lundi par un journaliste de Guineematin.

Ibrahima Sona Condé, maire de la commune rurale de Gbérédou Baranama

Aussitôt informé, le maire de Gbérédou Baranama, Ibrahima Sona Condé, s’est rendu sur les lieux. Et selon lui, le constat révèle que le jeune a été tué par balle par des inconnus, qui ont emporté sa moto. « Lorsqu’on nous a informé, avant d’aller sur les lieux, nous avons informé le préfet de Kankan et la brigade de recherche de la gendarmerie. Et une fois sur le terrain, nous avons constaté des traces de balles sur le corps du jeune. Il y a également des traces de pneus là où son corps a été retrouvé. Ce qui veut dire qu’il a été tué et sa moto emportée », a dit l’autorité locale.

Non identifié à Gébédou Baranama, le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Kankan. Mais aux dernières nouvelles, les parents du jeune homme sont venus identifier et récupérer la dépouille mortelle dans la journée de ce lundi.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

Lire

Kankan : fin de la suspension pour 7 imams

9 août 2021 à 18 06 51 08518

Les six imams de la commune urbaine de Kankan qui avaient été suspendus (pour incitation à la violence et non-respect de la décision des autorités) viennent d’être rétablis dans leur fonction d’imams. C’est le secrétaire communal des affaires religieuses qui a annoncé la nouvelle dans un entretien accordé au correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Les autorités religieuses de Kankan avaient pris des mesures contre huit imams de la commune urbaine qu’elles accusaient d’avoir orchestré les manifestations lors de l’interdiction des prières nocturnes dans les mosquées pendant les dix derniers jours du mois de Ramadan. Aujourd’hui, on apprend que 7 des 8 imams sanctionnés bénéficient de la clémence des autorités religieuses.

Elhadj Hassane Kaba, secrétaire communal des affaires religieuses

Selon Elhadj Hassane Kaba, le responsable des affaires religieuses de la commune urbaine de Kankan, plusieurs personnalités comme le gouverneur de Kankan ont plaidé la cause de ces imams. « Ces imams ont été suspendus pour un temps. Mais, comme ils ont reconnu ce qu’ils ont fait, ils ont fait des plaidoiries et beaucoup de personnes sont intervenues, en collaboration avec l’inspection régionale des affaires religieuses et le secrétariat préfectoral des affaires religieuses, nous avons décidé de lever leur sanction. Ces imams ont des rôles à jouer. Et, nous ne devons pas les rejeter ou les mettre à l’écart, ils doivent être réintégrés. Mais, ils ne vont plus reprendre ce qu’ils ont fait, en tous cas ils ont pris cet engagement devant le gouverneur qui s’est personnellement impliqué », a dit Elhadj Hassane Kaba.

Parmi les sept imams qui avaient été suspendus, Oumar Koma, imam au quartier Bordeaux est celui qui a été arrêté et emprisonné quelques jours au commissariat. Il se dit content de la levée de la suspension qui pesait sur eux. Il promet de ne plus s’opposer à une décision des autorités religieuses guinéennes. 

Oumar Koma, imam au quartier Bordeaux

« Dieu merci, vous savez qu’il y a un moment, certains imams dont moi moi-même avaient été sanctionnés. Je faisais partie de ceux qui ont été arrêtés, c’est après ça qu’on a demandé pardon et beaucoup d’autres personnes nous ont soutenus. Si je dis que je ne suis pas content, je vous aurais menti, je remercie les autorités religieuses et le gouverneur de Kankan. Nous n’allons plus nous opposer à une décision des autorités religieuses », a promis Oumar Koma.

A rappeler que les autorités religieuses de Kankan ne sont pas revenues sur leur décision concernant la radiation de l’imam Elhadj Moussa Doumbouya, imam d’une mosquée au quartier Senkèfara.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

Lire

Abdoulaye Bah reconduit en prison : voici la réaction de son père

9 août 2021 à 17 05 33 08338
Elhadj Thierno Madjou Bah, père de l’opposant Abdoulaye Bah

C’est une scène difficile à supporter que le père de l’opposant Abdoulaye Bah a vécu ce lundi matin, au ministère de la justice. Le vieil homme de 81 ans a assisté à l’embarquement de son fils pour la maison centrale, une prison d’où il est sorti il y a un peu plus de trois semaines seulement. Mais bien qu’il soit choqué par cette décision des autorités, Elhadj Thierno Madjou Bah essaye de garder le moral, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui l’a rencontré.

Tristesse et consternation, ce sont les sentiments qui sont perceptibles au domicile d’Abdoulaye Bah dans la journée de ce lundi, 9 août 2021, à Conakry. C’est en compagnie de son père que l’opposant a quitté les lieux le matin pour aller répondre à un appel du ministère de la justice. Et c’est tout seul que le vieil homme est rentré, puisque son fils a été reconduit en prison. Et c’est lui-même qui se charge de calmer l’épouse d’Abdoulaye, complètement abattue. « Calme-toi ma fille, on est obligés de supporter ce qui nous arrive encore », lance Elhadj Thierno Madjou Bah, qui tente de relever sa belle-fille, couchée à même le sol, pleurant à chaudes larmes.

« Mon fils a reçu un appel téléphonique hier, dimanche 8 août 2021, lui demandant de se présenter ce lundi, 9 août 2021, au ministère de la justice, à 9 heures. Et ce matin, je l’ai pris et on est passés prendre son avocat, Me Salifou Béavogui, avec qui nous sommes allés au département. Je suis resté dehors et eux ils sont rentrés. Quelques minutes après, je les ai vus sortir avec plusieurs militaires et ils ont embarqué mon fils dans un véhicule VA, sans rien dire à personne.

Moi, je suis rentré à la maison. Je suis malade, mais Dieu est grand, il faut que je le supporte », a expliqué le père d’Abdoulaye Bah au micro de Guineematin. Elhadj Thierno Madjou Bah espère que Dieu lui viendra encore en aide pour que son fils puisse sortir définitivement de prison. « Aujourd’hui, je ne sais pas quoi dire, sauf me tourner vers Dieu et l’implorer afin qu’il veille sur mon enfant. Etant un simple agriculteur qui n’a jamais fait l’école, je suis impuissant devant ce qui se passe », regrette le vieil homme.

Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

Dans un communiqué publié ce lundi, la direction nationale de l’administration et de la réinsertion a indiqué que le responsable nationale chargé du marketing politique et de l’animation de l’UFDG a violé les termes et conditions du régime de semi-liberté surveillée, qui lui a été accordée le 16 juillet dernier avec ses collègues Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Mamadou Cellou Baldé. En effet, dans une vidéo publiée récemment sur les réseaux sociaux, on voit Abdoulaye Bah demander à des militants de l’UFDG de rappeler tous les jours que Cellou Dalein Diallo est le président démocratiquement élu de la Guinée et que Alpha Condé est un ancien président.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Bambéto : un homme chute du 6ème étage d’un immeuble et meurt

9 août 2021 à 16 04 20 08208

Fin tragique pour Harouna Mansaré, un homme âgé d’une quarantaine d’années. Il est mort ce lundi, 9 août 2021, après avoir chuté du 6ème étage d’un immeuble, situé aux alentours de rond-point Bambéto, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Ibrahima Bah

Ibrahima Bah vivait depuis 12 ans avec la victime. Selon le jeune homme, Harouna Mansaré se disputait avec une dame dans sa chambre, peu avant sa chute. « Je l’ai laissé avec une dame dans la chambre. Ils se disputaient chaudement dans la chambre.

Moi, j’ai pris mes habits pour les envoyer au pressing. A mon retour, on m’a informé qu’il a chuté de l’étage et qu’il a rendu l’âme », a-t-il expliqué, précisant que la victime a vécu aux Etats-Unis et en Allemagne avant de rentrer s’installer en Guinée.

Pour l’heure, on n’en sait rien sur ce qui a causé la chute de Harouna Mansaré. Les services de protection civile ont transporté son corps à l’hôpital pour une autopsie. De son côté, la police a interpellé la dame qui était avec lui dans sa chambre pour des fins d’enquête.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Lire

Conakry : Sorya Bangoura de l’UFDG conduit en prison

9 août 2021 à 14 02 06 08068

Après quelques jours passés en garde à vue, le secrétaire fédéral de l’UFDG à Matam et conseiller communal à la mairie de cette commune de Conakry, est conduit en prison. Il a été placé sous mandat de dépôt ce lundi, 9 août 2021, à la maison centrale de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Sorya Bangoura

Arrêté vendredi dernier à son domicile, où il a un complexe hôtelier, Sorya Bangoura a passé tout le week-end en garde à vue au commissariat central de Matam. L’opposant a été déféré ce lundi matin au parquet du tribunal de première instance de Mafanco.

A l’issue de son audition, qui a eu lieu en présence de son avocat, Me Salifou Béavogui, il a été inculpé pour violation de l’état d’urgence sanitaire et placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry.

Dans les conditions normales, le procès de ce responsable de l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays) ne devrait pas tarder à s’ouvrir. Car c’est une procédure en flagrant délit qui est engagée contre lui.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 622919225

Lire

Mines : la SMB et la Société AMR paient plus d’1 milliards de taxe superficiaire aux collectivités de Boké, Boffa et Télimélé

9 août 2021 à 14 02 04 08048

Conformément à leurs engagements annuels depuis le début de l’exploitation minière, et conformément à leurs obligations vis-à-vis du Code Minier guinéen, la société minière de Boké (SMB) et son partenaire AMR (Alliance Minière Responsable), ont procédé dans la matinée du vendredi 06 août 2021, au payement des taxes superficiaires pour l’exercice 2021, pour une enveloppe financière de 1.472.302.388 francs guinéens.

Sont bénéficiaires des présentes taxes, les collectivités locales de Dabiss, Kolaboui, Kanfarandé, Malapouya, la Commune urbaine de Boké ainsi que les communes rurales (CR) de Kolia, Konsotami dans la préfecture de Boffa et celles de Daramagnaki et Missira dans la préfecture de Télimélé.

La cérémonie de remise des chèques faits en fonction des permis d’exploitation, s’est déroulée ce vendredi en présence du secrétaire général chargé des collectivités décentralisés de Boké, Jean Béavogui, du 1er vice-maire de la commune urbaine de Boké, Mohamed Aly Camus Camara, du directeur préfectoral des Mines, Mamadouba Sylla, du Conseiller juridique de la SMB, Abdoulaye Sampil ainsi que des secrétaires généraux et des receveurs des collectivités concernées.

Dans le paiement de ces taxes, les collectivités locales de Boké auront perçu un montant total de 1.090.567.262 GNF. Dans ce montant, il faut noter que la Commune urbaine de Boké a bénéficié de 153.862.192 GNF, la CR de Dabiss 505.636.098 GNF, la CR de Tanènè 376.518.361 GNF, la CR de Kanfarandé 40.059.661 GNF, Malapouya 8.301.837 GNF, Kolaboui 6.186.113 GNF.

Dans la préfecture de Télimélé, la CR de Daramagnaki a reçu quant à elle un montant de 105.083.404 GNF, la CR de Konsotami a reçu un montant de 91.495.916 GNF, et la CR de Missira (Télimélé) a reçu un montant de 185.158.802 GNF.

S’exprimant sur la situation, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisés de Boké a invité les maires des communes à privilégier l’information et la sensibilisation des communautés impactées par les projets le long des différents permis, en vue de maintenir la paix et la quiétude sociale pour le Développement durable des localités bénéficiaires.

« Ces montants, selon le secrétaire général des collectivités, doivent être utilisés dans la réalisation des actions de développement durable ».

Le 1er vice-maire de la commune urbaine de Boké, Mohamed Aly Camus Camara a rassuré que « ce montant servira au financement des projets d’envergure identifiés et validés à l’unanimité par les conseillers communaux ». Pour y arriver, il mise sur l’information et la sensibilisation des villageois à la base pour circonscrire les mouvements de soulèvement dans les collectivités locales de la préfecture de Boké. 

Au sortir de la remise des chèques aux ayants droits, le Conseiller juridique de la SMB, Abdoulaye Sampil a indiqué que ces montants doivent être destinés au financement des projets de développement communautaire.

En s’acquittant comme chaque année du paiement de ces taxes exercice 2021, la SMB renouvelle ses engagements d’entreprise citoyenne et responsable, dans le cadre d’un développement inclusif au bénéfice de toutes les communautés de ses projets.

Transmis par le service de communication de la SMB

Lire

Guinée : l’UFDG proteste contre le renvoie en prison d’Abdoulaye Bah, un « cadre indomptable et incorruptible »

9 août 2021 à 14 02 01 08018
Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG

« Exprimer son opinion, du reste déjà connue, sur les résultats de l’élection présidentielle du 18 octobre, ne saurait non plus être considéré comme un appel à la désobéissance civile ou une atteinte aux Institutions de la République », écrit l’UFDG dans une déclaration de ce lundi, 09 août 2021, pour réagir contre la décision de l’administration pénitentiaire de renvoyer l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia en prison. 

Pour Cellou Dalein Diallo et son entourage, « Cette décision de ramener en prison ce cadre indomptable et incorruptible de l’UFDG, alors qu’il est loin d’avoir recouvré sa santé, procède de la seule volonté de Alpha Condé d’affaiblir notre grand Parti, de bâillonner l’Opposition et de faire taire toute voix discordante. Mais qu’il se détrompe. Cette décision injuste et inhumaine ne fera que rassembler et galvaniser davantage les citoyens Guinéens épris de paix, de justice et de démocratie, au premier rang desquels les militants de l’UFDG et de l’ANAD ».

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de la déclaration de l’UFDG :

UFDG proteste contre le renvoie en prison d’Abdoulaye Bah, un « cadre indomptable et incorruptible » pdf

Lire

Hausse du prix du carburant : une manifestation signalée à Hamdallaye

9 août 2021 à 13 01 22 08228

La hausse du prix du carburant continue de faire ses effets à Conakry. Alors que les transporteurs ont déclenché une grève de 48 heures ce lundi, 9 août 2021, d’autres citoyens manifestent dans la rue contre cette décision du gouvernement guinéen, annoncée le 3 août dernier.

En fin de matinée, plusieurs jeunes sont sortis ériger des barricades sur la route Le prince, précisément à Bambéto (dans le quartier Koloma) et à Hamdallaye, deux endroits chauds de la capitale guinéenne. La police et la gendarmerie sont rapidement intervenues à coups de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.

Après quelques accrochages entre les deux camps, les forces de l’ordre ont réussi à chasser les jeunes de la rue. Les agents ont levé les barricades, permettant ainsi la reprise de la circulation. Actuellement, des pick-up de policiers et de gendarmes sont postés à plusieurs endroits de la route Le prince pour empêcher toute tentative de manifestation.

La semaine dernière déjà, des jeunes avaient manifesté à Koloma pour protester contre la hausse du prix du carburant, dont le litre est passé de 9 000 à 11 000 francs guinéens. Mais, ce mouvement de protestation avait été de courte durée, puisque les forces de l’ordre étaient rapidement intervenues pour disperser les manifestants.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Lire

Grève des transporteurs : un coup dur pour de nombreux citoyens

9 août 2021 à 13 01 09 08098

La grève des transporteurs, déclenchée ce lundi 9 août 2021, n’a pas tardé à faire ses effets sur le terrain. A Conakry, de nombreux qui n’ont pas un moyen de transport, sont affectés par cette situation. Ce matin, plusieurs d’entre eux n’ont pas pu arriver au travail à l’heure ou à respecter leurs rendez-vous, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ce lundi matin, on ne se croirait pas au premier jour de la semaine à Conakry. Pas l’ombre d’un bouchon sur les trois principales artères de la capitale guinéenne. A l’origine de cette situation, une grève générale de deux jours, déclenchée par les transporteurs. La grande majorité des chauffeurs ont garé leurs véhicules pour protester contre la décision du gouvernement qui, après avoir augmenté le prix du carburant (dont le litre est passé de 9000 à 11.000 francs), leur impose de maintenir les tarifs de transport qui en vigueur avant cette augmentation. Une situation jugée inacceptable pour les transporteurs.

Et ce sont les pauvres citoyens qui payent le prix de ce bras de fer entre le gouvernement et les chauffeurs. Ils sont nombreux à avoir ressenti les effets négatifs de cette situation, ce lundi matin. C’est le cas notamment de Djiba Kourouma, rencontré au rond-point de l’aéroport de Conakry. Déjà en retard à son rendez-vous, ce chercheur d’emploi craint de rater l’opportunité qui lui est offerte.

Djiba Kourouma, rencontré au rond-point de l’aéroport de Conakry

« Je suis un diplômé sans emploi, je suis sorti donc pour tenter ma chance. Mais je suis vraiment inquiet, parce je ne peux plus respecter l’heure de mon rendez-vous. Pourtant, je suis sorti très tôt, j’ai difficilement pu quitter Dabompa pour venir jusqu’à l’aéroport ici. Maintenant, je n’arrive pas à rallier Bambéto : il n’y a pas de taxis et je n’ai pas les moyens pour déplacer une moto. Le gouvernement doit comprendre la souffrance de la population, parce que l’augmentation du prix du carburant impacte beaucoup la population, surtout les pauvres qui sont les plus nombreux », a lancé ce citoyen.

Mamadou Lamarana Diallo

Mamadou Lamarana Diallo, lui, doit se rendre à Kaloum (le centre administratif du pays) pour travailler. Mais il est bloqué sur la route, faute de taxi. « J’habite à Yimbaya marché et je dois me rendre à Tombo où je travaille. Je suis sorti depuis 7 heures, mais je n’arrive toujours pas à avoir un taxi ou un bus. Si le gouvernement, qui ne dispose pas de moyens de transport, augmente le prix du carburant et impose aux transporteurs de ne pas augmenter les frais de transport, ça ne peut pas marcher. C’est vraiment énervant, parce que ce sont les pauvres qui vont en souffrir. Aujourd’hui, si vous avez un malade qui doit être évacué d’urgence à l’hôpital, il risque de mourir. Parce qu’il n’y a pas de taxis dans la circulation », a-t-il souligné.

Kabinet Bangoura

Kabinet Bangoura, un autre citoyen, se dit peiné par cette situation. « Je suis sorti de la maison à 5 heures et j’ai trouvé qu’il n’y a pas de taxis. C’est une voiture personnelle que j’ai empruntée, mais j’ai payé 10.000 francs d’Entag à Coléah. J’étais obligé de payer ça pour que je puisse arriver à temps à destination. Si l’Etat ne veut pas que les tarifs de transport augmentent, il doit faire des efforts pour envoyer ses propres taxis et bus. Sinon, ce sont les pauvres citoyens qui vont souffrir davantage », a laissé entendre M. Bangoura.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

Lire

3ème mandat d’Alpha Condé : voici la vidéo qui renvoie Abdoulaye Bah en prison

9 août 2021 à 12 12 34 08348
Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, le responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG a été renvoyé en prison dans la matinée de ce lundi, 09 août 2021. Abdoulaye Bah, qui avait bénéficié d’une liberté conditionnelle (au même tire que Cellou Baldé, Ousmane Gaoual Diallo et Elhadj Ibrahima Chérif Bah) le 16 juillet dernier retrouve aujourd’hui ses anciens codétenus, notamment les 86 prisonniers politiques.

Dans la vidéo, publiée par un militant de son parti, Abdoulaye Bah a dit que c’est le président de l’UFDG qui avait remporté la dernière élection présidentielle. « Il faut rappeler tous les jours que c’est Elhadj Mamadou Cellou Dalein qui a été élu le 18 octobre démocratiquement président de la République de Guinée ! », a notamment dit l’opposant Abdoulaye Bah face à la caméra d’un jeune qui se filmait en selfie avec lui.

Et, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia d’encourager les partisans de l’opposition de rester constant de leur lutte politique : « Vous devez le rappeler chaque matin sur vos plateformes… Alpha Condé est un ancien président ! Il peut, s’il le souhaite, envoyer tous les Guinéens à la maison centrale, à Coronthie. Mais, c’est ça la vérité… », a lancé Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG.

Ci-dessous, la vidéo en langue nationale poular :

Lire

Abdoulaye Bah de l’UFDG renvoyé en prison : voici l’acte de l’Administration pénitentiaire

9 août 2021 à 11 11 29 08298
Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, l’opposant Abdoulaye Bah, responsable national chargé du marketing politique et de l’animation de l’UFDG, a été renvoyé en prison ce lundi, 09 août 2021, un peu plus de 3 semaines après sa libération conditionnelle avec 3 autres responsables de son parti : Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé et Elhadj Ibrahima Chérif Bah. 

Le régime Alpha Condé accuse l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia d’avoir violé « les termes et conditions » de sa liberté conditionnelle pour des raisons de santé. 

À en croire certaines sources, le pouvoir aurait intercepté une vidéo du responsable de l’UFDG que des jeunes de son parti auraient publiée. Dans cette vidéo, Abdoulaye Bah aurait rappelé que Cellou Dalein Diallo a bel et bien été élu par les électeurs à la magistrature suprême de la Guinée et que ce dernier ne peut pas reconnaître Alpha Condé comme chef de l’État…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la décision de l’administration pénitentiaire : 

DECISION CONTRE ABDOULAYE BAH

Lire

Guinée : l’opposant Abdoulaye Bah (UFDG-Kindia) renvoyé en prison

9 août 2021 à 10 10 37 08378
Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG

C’est une mauvaise nouvelle pour Abdoulaye Bah, responsable national chargé du marketing politique et de l’animation de l’UFDG. Un peu plus de trois semaines après sa libération conditionnelle, l’opposant retourne en prison. Il a été reconduit à la Maison centrale de Conakry ce lundi, 9 août 2021, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon nos informations, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia a été appelé ce matin par le ministère de la justice. Et lorsqu’il est allé répondre à cet appel, Abdoulaye Bah a été arrêté et reconduit en prison. Pour l’heure, les autorités n’ont pas communiqué sur les raisons qui ont motivé cette décision.

Mais, nos informateurs indiquent que c’est une vidéo de l’opposant que certains ont publié sur les réseaux sociaux, qui aurait été l’argument du pouvoir pour annuler la décision prise le 16 juillet dernier, lui accordant une liberté conditionnelle avec ses collègues Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Mamadou Cellou Baldé (tous des responsables de l’UFDG). Dans cette vidéo, l’ancien maire de Kindia continuait à revendiquer la victoire du président de l’UFD, Cellou Dalein Diallo, à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Nous y reviendrons !

Lire

Grève des transporteurs en Guinée : « le syndicat est en connivence avec le Gouvernement »

9 août 2021 à 9 09 34 08348

L’augmentation du prix du carburant ne passe en République de Guinée. Contrairement aux promesses des syndicalistes, les transporteurs refusent de payer « seuls » la facture salée. Ils ont alors lancé ce lundi, 09 août 2021, une grève générale de deux jours. Résultat, pas de taxi pour les usagers qui payent ainsi le prix de la mauvaise négociation.

Les Guinéens sont réveillés aujourd’hui avec une autre mauvaise nouvelle : pas de taxi pour aller au travail ! Pire, le débrayage a atteint les villes de l’intérieur du pays, entraînant ainsi une paralysie du transport inter urbain. 

« Le Gouvernement a d’abord augmenté les frais d’immatriculation de nos véhicules et ils nous obligent de payer cher pour mettre en règle nos véhicules. J’ai l’habitude de payer 700 000 pour ces frais ; aujourd’hui, ils nous réclament jusqu’à 2 200 000 francs. J’ai une voiture qui est sortie récemment… », explique un chauffeur de taxi, interrogé par Guineematin.com ce lundi. 

Comme on le sait, le gouvernement guinéen a augmenté deux mille francs guinéens sur le prix du carburant mardi dernier, 03 août 2021. Le lendemain, mercredi , le gouvernement a demandé aux responsables syndicaux de faire en sorte que les anciens prix du transport soient maintenus. Alors que le litre qui était vendu à 9 000 l’est désormais à 11 000 francs guinéens, le syndicat a donné son accord que le prix du transport ne changera pas. Ce que refusent les chauffeurs, accusant leurs élus syndicaux d’être de connivence avec le pouvoir. Ils ont ainsi déclenché ce lundi une grève générale pour protester contre ce mauvais arrangement.

Finalement, ce sont les passagers qui payent la facture en cette saison de pluie. À Conakry et un peu partout sur le territoire national, des passagers (qui n’imaginaient pas qu’il y aurait une grève ce matin) sont bloqués dans les gares routiers.

À suivre !

Lire

Conakry : 110 enseignants apprennent les nouvelles techniques d’enseignement dans les écoles anglaises

9 août 2021 à 7 07 02 08028

Un atelier de formation des formateurs sur les nouvelles techniques d’enseignement dans les écoles anglaises s’est ouvert ce samedi, 7 août 2021, à Conakry. Il est organisé par l’Ambassade de Sierra Léone en Guinée, en collaboration avec l’association des écoles anglaises de Conakry. L’objectif est d’améliorer la qualité de l’enseignement dans ces établissements scolaires qui évoluent dans un pays francophone, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Pour faire face au faible taux d’admission des élèves des différentes écoles anglaises de Conakry (30% sur une moyenne générale de 70% pour la session 2021), l’Ambassade de Sierra Léone en Guinée et l’association des écoles anglaises de Conakry ont décidé de renforcer les capacités des enseignants de ces établissements scolaires pour améliorer la qualité de la formation. C’est dans ce cadre qu’est organisé cet atelier portant sur les nouvelles techniques d’enseignement dans les écoles anglaises. Présidant la cérémonie d’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère léonais de l’éducation, David Banya, a expliqué pourquoi son pays est engagé à financer les écoles anglaises en Guinée.

David Banya, secrétaire général du ministère léonais de l’éducation

« Le gouvernement de la Sierra Léone est prêt à financer des activités éducatives des écoles qui enseignent l’anglais à Conakry, parce que la Guinée est plus proche de la Sierra Léone que les autres pays. Ensuite, la Guinée est un pays francophone, contrairement au Libéria où la Gambie qui parlent la même langue. En Guinée, nous sommes déjà en négociation avec le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation pour voir comment on va nous trouver des parcelles où on pourra construire nos propres écoles puisque nos écoles qui sont là se trouvent dans des maisons en location et donc, on ne peut pas continuer à les utiliser parce qu’on ne peut pas aménager et changer les infrastructures », a indiqué ce responsable sierra-léonais.

Abdoulaye Diallo, fondateur de  »Les écoles d’excellence Vaint Academy »

C’est l’école d’excellence bilingue Vaint Academy, située au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma, qui abrite cette formation de trois jours. Un choix qui réjouit le fondateur de l’établissement scolaire, Abdoulaye Diallo. « Mon école, Vaint academy, est très honorée de recevoir cet atelier qui a une signification vitale pour les écoles anglaises en Guinée. Je pense que les travaux de cet atelier seront très fructueux sous le grand support de la Sierra Leone et de la Guinée, notamment par leurs ministères de l’éducation », a dit M. Diallo.

Assurée par trois experts sierra-léonais, cette formation regroupe 110 enseignants venus de 35 écoles anglaises de Conakry. S’adressant aux participants, le coordinateur de la qualité de l’éducation à l’Ambassade de Sierra Leone en Guinée, a expliqué la mission qui les attend à l’issue de ces travaux. « Après ici, c’est à vous d’aller former les autres maîtres dans vos écoles respectives sur ce que vous avez appris. Donc, vous devez accorder du sérieux à ce qu’on va vous donner pendant les trois jours de formation », a conseillé Mr Sowa.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire