L’opposant Thierno Yaya au régime Condé : « libérez tous les détenus politiques ou vous nous mettez tous en prison »

10 août 2021 à 23 11 19 08198
Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée moderne

La situation des opposants détenus à la maison centrale de Conakry préoccupe le parti Guinée moderne. Au cours d’un point de presse qu’il a animé ce mardi, 10 août 2021, le président de cette formation politique, Thierno Yaya Diallo, a interpellé les autorités guinéennes sur la question. Il leur a demandé de libérer tous les détenus politiques ou à défaut, de mettre tous les acteurs politiques de l’opposition en prison, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée moderne

C’est un constat très amer que le président du parti Guinée moderne a livré par rapport à la gestion de la Guinée par le régime Alpha Condé. « Ce régime tue, il oppresse les opposants et jette des innocents en prison. Ce régime favorise l’injustice, se nourrit de la corruption afin de se maintenir éternellement au pouvoir. Ce pouvoir change la constitution pour rester au pouvoir. Voici le constat que nous avons aujourd’hui sur la gestion de ce régime. M. Alpha Condé a peut-être hérité d’une Guinée blessée, mais qu’il a rendue moribonde et mourante », a déclaré Thierno Yaya Diallo.

Ce qui révolte particulièrement cet opposant, par ailleurs chargé de la diplomatie et des réalisations extérieures de l’ANAD (une coalition politique dirigée par Cellou Dalein Diallo), c’est la volonté du pouvoir de faire taire toutes les voix discordantes. C’est dans ce cadre, dit-il, que s’inscrit l’arrestation de nombreux opposants, qui sont détenus depuis plusieurs mois à la maison centrale de Conakry. « Ce régime autoritaire ne veut pas nous voir exercer notre fonction d’opposants qui nous est garantie par la Constitution. Moi-même, j’ai été victime d’un kidnapping le 14 juillet dernier avec un ami qui est toujours en prison.

Nous avons vu hier M. Abdoulaye Bah se faire retourner en prison, parce que tout simplement il refuse de trahir la constitution, il refuse de trahir la population guinéenne, il refuse de trahir les électeurs qui ont voté pour son candidat. Mon ami Kéamou Bogola Haba, avec qui j’ai été kidnappé, continue de rester en prison, parce que tout simplement il se sent mal de voir ce gouvernement qu’il pense illégal et illégitime rendre la vie chère à la population guinéenne. Nous avons une augmentation du prix du carburant à la pompe, nous avons une augmentation des tarifs au niveau des sociétés de téléphonie mobile, nous avons de nouvelles cartes d’identité.

Il faut même changer ton extrait de naissance, il faut changer les plaques d’immatriculation, c’est excessif. Tout président sérieux et soucieux de sa population, aujourd’hui, avec cette pandémie de Covid-19, doit rendre la vie facile pour ses citoyens », a-t-il indiqué, avant de lancer un appel à l’endroit du pouvoir. « Nous lui demandons de libérer tous les détenus politiques qui sont à la maison centrale. Ils doivent exercer cette fonction de contre-pouvoir pour dénoncer, recommander et manifester. Nous lui proposons de les libérer tous ou alors qu’il prenne toute classe politique pour nous mettre tous en prison afin qu’il n’y ait d’opposition. Nous interpellons ce régime par rapport à cela », a dit M. Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: +224 622 91 92 25

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Jeux paralympiques de Tokyo : 2 athlètes guinéens se préparent pour ce rendez-vous mondial

10 août 2021 à 22 10 57 08578

C’est l’enceinte du stade Général Lansana Conté de Nongo qui sert de terrain d’entraînement à Kadiatou Bangoura (atteinte hypertrophie de la main gauche) et Bakoutoubou Danbankaté (malvoyant). Ces deux athlètes guinéens se sont qualifiés pour les jeux paralympiques de Tokyo ; et, ils comptent hisser très haut le tricolore guinéen à cette XVI qui aura lieu du 24 août au 05 septembre prochain dans le pays du soleil levant. Jusque-là ils n’ont reçu que très de peu de soutien de la part de l’état guinéen, mais ces athlètes affichent déjà leur détermination à briller de mille feux à Tokyo, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour ce rendez-vous mondial auquel la Guinée compte prendre part, Kadiatou Bangoura s’est qualifiée pour les 200 et 400 mètres dames. Elle s’est qualifiée aux jeux de Dubaï sur 200 et 400 mètres qu’elle a confirmé à Marrakech en février 2020 en remportant une médaille d’or sur 400 mètres et une médaille d’argent sur 100 mètres. Elle est actuellement à Conakry et elle croit bien à ses chances à Tokyo.

« Les préparatifs se passent bien et je pars pour remporter une victoire qu’aucun autre athlète guinéen n’a pu avoir. Mon objectif est de me qualifier puis rapporter une autre médaille à la Guinée. Je suis prête à défendre les couleurs de la Guinée. La préparation n’a pas été facile, je manquais de matériels et je m’entrainais sur une terre battue alors revenir sur le tartan est un peu difficile. C’est pour cette raison que nous sommes là pour nous préparer pendant deux semaines et puis aller à Tokyo », dit-elle.

De son côté, Bakoutoubou Dambankaté a pris part au meeting international des para-athlétismes 2020 à Marrakech où il a remporté la médaille de bronze. Cet éducateur en pédopsychiatrie a été athlète de haut niveau en équipe de France jusqu’en 2020. Mais, depuis cette année-là, il représente la Guinée.

« Je suis à Conakry pour représenter la Guinée, pour participer aux jeux paralympiques sur 100 mètres. Ça fait 5 ans qu’on prépare ces jeux puisqu’ils se tiennent tous les 4 ans, mais avec le coronavirus ça a été 5 ans. C’est la première fois que le Guinée se qualifie officiellement pour les jeux paralympiques, d’habitude c’était simplement des invitations. Cette année le stage se résumait aux stages d’entraînement et se stage terminal qui a lieu à Conakry. On est là pendant deux semaines pour nous entraîner dans des conditions un peu plus adaptées aux jeux paralympiques. J’ai rencontré des difficultés, parce que quand tu t’entraine en équipe de France, tu reçois plus d’aides, plus de soutiens pour faire tous les meetings. Parce que pour se qualifier on a différents meetings dans le monde : Marrakech, Tunis, Dubaï, Sao paulo, Pékin. C’est des pays dans lesquels pour partir il faut de l’argent ça peut coûter 2000 euros. Et, quand tu es dans une fédération riche comme la France, elle prend en charge. C’est la première année que je suis avec la Guinée, du coup je n’avais pas tous ces soutiens, c’était très difficile pour moi de faire beaucoup de compétitions comme d’habitude… Heureusement la ville dans laquelle je suis en Banlieue parisienne m’a très bien soutenu pour la préparation des jeux. Grâce à cette aide j’ai pu me déplacer en Guinée. Ce n’est pas pareil, mais c’est un autre enjeu de représenter le pays, l’objectif est de donner une autre image de la Guinée, de rendre fier la Guinée. Si on peut faire des sacrifices, perdre des avantages qu’on avait en équipe de France, moi sincèrement ça ne me dérange pas maintenant. J’ai 30 ans et j’ai envie d’offrir ce que je peux à la Guinée », a-t-il indiqué.

Rencontré au stage de Nongo où s’entrainent ces deux athlètes guinéens, le secrétaire général du comité national paralympique de Guinée et chef de mission aux jeux paralympiques de Tokyo 2020, Ousmane Diané, assure que cette fois l’espoir est permis pour notre pays.

« Ces jeux remontent aux jeux paralympiques de Rome en 1960. Mais bien avant, ce sont les conditions de la 2ème guerre mondiale qui ont favorisé l’avènement de ces jeux puisqu’il y a eu beaucoup de blessés de guerre, des amputés. Depuis, les jeux paralympiques se tiennent parallèlement aux jeux olympiques chaque 4 ans. Et, les derniers jeux auxquels la Guinée a pris part sont ceux de Rio 2016. Je ne suis pas en train de faire un bilan élogieux, peut-être que je suis mal placé pour le faire, donc ça doit venir de l’extérieur, d’un œil critique. Mais, il faut dire que le comité a mis le paquet pour arriver à un résultat satisfaisant à Tokyo. Les athlètes sont regroupés, ils sont dans un appartement bien équipé où ils se sentent bien, tout est pris en charge et pris en compte par le comité national paralympique de la nourriture aux soins médicaux. Ils passent des visites médicales à l’hôpital et ils sont avec un médecin spécialisé en sport à côté. Tous les détails sont pris en charge au niveau de l’entraînement. Nous sommes en train de mettre les gros moyens avec nos partenaires et aux bonnes volontés pour que ces athlètes arrivent à un résultat satisfaisant au terme de Tokyo 2020. Donc, sur la base de ces éléments et sur la base des temps qu’ils sont en train d’améliorer chacun, nous pouvons dire que l’espoir est permis. La Guinée peut cette fois-ci rêver de faire la différence pour une première fois ou encore de ramener une médaille paralympique, parce qu’une médaille paralympique c’est l’équivalent d’une médaille olympique. Donc, nous avons beaucoup d’espoir », a expliqué Ousmane Diané.

Cependant, malgré son optimisme, le secrétaire général du comité national paralympique de Guinée regrette le manque de soutien dont les athlètes sont victimes de la part de l’Etat guinéen. D’ailleurs, il indique que c’est ce manque de soutien qui fait que la Guinée n’envoie pas assez d’athlètes à ces jeux.

« Le comité n’a à peu près pas de soutien de l’État. Il fait ce qu’il peut, mais les fédérations sportives en Guinée n’ont pas pour le moment de subventions directes de l’État, le comité aussi c’est pareil. Donc, le soutien manque. Au niveau international, l’IPC ne met pas de moyens conséquents à la disposition des comités paralympiques. Ça veut dire que nous nous débrouillons à gauche et à droite avec les partenaires qui nous aident souvent à faire qualifier nos athlètes… Au niveau paralympique, le processus est un peu complexe. Il faut d’abord envoyer les athlètes à la classification. Et, ces classifications se font dans des compétitions internationales accréditées par l’IPC. Ils font presque le tour du monde ; et, si vous n’avez pas les moyens pour ça. C’est ce qui fait d’ailleurs que le nombre d’athlètes est limité. Aujourd’hui, nous avons des jeunes athlètes en formation avec tous les types de handicaps qui sont motivés pour se qualifier pour les jeux paralympiques, mais si les moyens nous manquent pour les envoyer à Marrakech, Tunis, Dubaï, à Paris, dans les différents meetings, comment pouvons-nous parvenir à leur qualification ? Nous aurions pu qualifier des athlètes en haltérophilie, en Taekwondo, en tir à l’arc. Nous avons des jeunes athlètes qui s’illustrent dans ces disciplines, mais faute de moyens et de soutiens nous ne pouvons les emmener sur des terrains où ils peuvent se qualifier », a expliqué Ousmane Diané, tout en émettant le souhait de ne subir le même sort que le comité olympique qui avait accusé un grand retard avant de rallier Tokyo pour prendre part aux jeux olympiques qui viennent de s’achever sans aucune médaille pour la Guinée.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622 67 36 81

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Test PCR obligatoire entre Conakry et l’intérieur du pays : Compte rendu du conseil des ministres

10 août 2021 à 22 10 50 08508

Communiqué : Conakry, le 10 août 2021 – La session ordinaire du conseil interministériel a eu lieu ce mardi 10 août 2021 de 10h à 13h30, sous la direction de Monsieur le Premier, ministre, chef du Gouvernement.  Elle a été suivie, à cause de contraintes de calendrier, d’un conseil des ministres extraordinaire tenue par vidéoconférence de 15h45 à 18h, sous la haute autorité de Monsieur le Président de la République, son Excellence, professeur Alpha Condé. Les points inscrits à l’ordre du jour étaient les suivants :

1-   Messages de son Excellence Monsieur le Président de la République

2-   Compte rendu de la session ordinaire du conseil interministériel

3-   Décisions

4-   Questions diverses

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé a dépeint un tableau critique de l’évolution de la Covid 19 dans notre pays et dans le monde. Il a réitéré sa vive préoccupation et a invité, par la même occasion le Premier Ministre et le Gouvernement à prendre la pleine mesure de la situation et de l’ampleur de la crise sanitaire. A ce propos, il a indiqué qu’à situation exceptionnelle, il faut des mesures exceptionnelles, appliquées avec courage, détermination, et la plus grande fermeté. Il ne serait pas responsable et conséquent de la part d’un Gouvernement de céder à la pression de groupes d’intérêt et d’influence ou de privilégier des intérêts catégoriels et individuels au détriment des intérêts vitaux du peuple et de la santé publique, a-t-il souligné avec force conviction.

Le Chef de l’Etat, par conséquent, a instruit au Gouvernement de prendre des mesures et actions vigoureuses pour protéger les populations des risques de contamination auxquelles elles restent fortement exposées avec la propagation rapide de la pandémie et de l’apparition de variants à fort potentiel de contamination et de morbidité : port obligatoire de masques, fermeture jusqu’à nouvel ordre des boîtes de nuits et d’autres lieux de loisirs très fréquentés et saturés de monde. A cet effet, le Ministre de la Sécurité a chargé chaque officier de police à appliquer la décision dans sa sphère de compétence et en cas de défaillance en sera rendu responsable avec une mesure disciplinaire, à la clé.

Monsieur le Président de la République, son Excellence Professeur Alpha Condé, a instruit le Premier Ministre, d’exiger que les ministres et les personnels de toute l’administration n’accèdent à leur poste de travail que munis de leur pass sanitaire. Une mesure étendue à la Présidence de la République et à la Primature.  Il en est de même pour tous les visiteurs.  

De même, le Chef de l’Etat a exigé que désormais les personnes qui doivent entrer sur le territoire national venant de pays, notamment touchés par le variant delta soient vaccinées comme cela est la règle partout. Le voyage pour la Guinée se fera maintenant uniquement par la voie aérienne. En vertu d’un protocole d’arrivée, chaque personne doit subir des tests PCR pour plus de précaution encore. Il ne doit pas y avoir de complaisance dans la campagne de dépistage ni de relâchement dans la mise en œuvre et l’application des mesures barrières, de prévention et de protection contre le fléau mondial de la covid 19.

Pour la voie terrestre, des points de contrôle précis et spécifiques seront érigés à certains postes frontaliers comme des barrages filtrants.

Monsieur le Président de la République a rappelé que toute personne devant se rendre à l’intérieur du pays ne pourra le faire sans présenter son test PCR, en bonne et due forme.

Le Conseil a été informé par le Chef de l’Etat qu’il est prévu qu’un important lot de masques soit distribué gratuitement aux populations dans le cadre de la prévention. Il a instruit d’intensifier les efforts de sensibilisation en direction de tous les citoyens avec l’implication d’acteurs de la société civile et l’accompagnement et le soutien du Gouvernement.

Monsieur le Président de la République s’est réjoui de l’engouement grandissant des citoyens pour le vaccin et a indiqué que l’objectif du Gouvernement est de vacciner d’ici le mois de novembre prochain 70% de la population.

Le Chef de l’Etat, a informé le conseil qu’après chaque conseil interministériel et avant chaque conseil des ministres, il recevra le Premier Ministre dans le cadre de la préparation des sessions des conseils des ministres et des comptes rendus des sessions des conseils interministériels. Il s’agit de passer en revue tous les sujets et d’harmoniser les positions afin de faciliter la prise de décisions. Pour un meilleur suivi aussi de tous les dossiers, une rencontre est prévue chaque vendredi.

Il a informé aussi le conseil de la signature aux Emirats Arabes-unis, par le ministre de l’économie et des finances, d’un dernier accord de co-financement des deux échangeurs de Hamdalaye et Cosa dont la réalisation prochaine contribuera à une plus grande fluidité dans la circulation à Conakry.

Monsieur le Président de la République a félicité dame Fatou Conté, jeune entrepreneure guinéenne, qui se distingue dans l’élevage avec des bœufs qui pèsent jusqu’à 800 kg. Un bel exemple de réussite que le Chef de l’Etat a tenu à saluer, tout en demandant de la soutenir pour qu’elle prospère davantage et que son exemple soit suivi par d’autres jeunes entrepreneurs.

 Avant son compte rendu de la session du conseil interministériel, Monsieur le Premier Ministre est revenu, à son tour, sur l’évolution inquiétante dans notre pays de la Pandémie de la COVID 19. Les chiffres, somme toute, alarmants incitent à une prise de conscience individuelle et collective et à une véritable mobilisation nationale : la barre de 1000 personnes testées positives par jour en passe d’être franchie, le seuil de 10 cas de décès hospitaliers, quotidiennement, quasi-atteint. Dr Ibrahima Kassory Fofana, en tirant sur la sonnette d’alarme, a indiqué que plus que par le passé, le Gouvernement doit se mettre en ordre de bataille pour inverser cette tendance préoccupante. Aussi, suivant les recommandations et consignes du comité interministériel de riposte contre la covid 19, a-t-il demandé, aux membres du Gouvernement de proposer chacun des mesures ciblées et volontaristes dans le cadre de la campagne de prévention au sein des différentes administrations sous leur responsabilité, auprès des populations, en général.

Les ministères concernés par cette initiative gouvernementale sont invités à soumettre par écrit des propositions d’actions et de mesures pertinentes en matière de prévention, de contrôle et même de sanctions dans leurs secteurs respectifs (3 à 5 mesures par secteur), au plus tard le jeudi 12 août 2021.

S’agissant de son compte rendu, le Premier Ministre, a évoqué les communications faites.

 Le Ministre de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises a fait une communication relative à l’organisation de la Première Edition du Salon de l’Industrie de Guinée *SIG2021**.

Le Ministre a expliqué que le SIG2021, est une rencontre de compétences guinéennes, africaines et mondiales afin de partager des expertises et savoir-faire en faveur du développement du secteur industriel.

Il a informé que cette première Edition du Salon de l’Industrie de Guinée (SIG) se déroulera les 20 et 21 octobre 2021, suivi le 23 octobre 2021, d’une visite guidée des participants invités dans les zones industrielles.

Ce salon est aussi un cadre de création d’opportunités d’affaires à travers les participants.

Le Ministre a soutenu que les résultats suivants sont attendus au terme de la tenue de ce salon :

·       L’accroissement de la visibilité des actions du Ministère de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises en faveur des acteurs du secteur industriel ;

·       Le renforcement de la coopération Sud-Sud dans le domaine de l’industrie sous toutes ses formes ;

·       Le partage d’expériences entre les acteurs du secteur industriel ;

·       L’entreprenariat PME/PMI ;

·       La mise en place d’un Label en partenariat avec le Gouvernement, le Patronat et le Salon de l’Industrie de Guinée pour une meilleure qualification des acteurs de l’industrie ;

·       L’énumération des opportunités et risques liés à l’investissement.

·       La création d’un Guichet Unique ;

·       L’obtention de financement pour les projets retenus au SIG – Salon de l’Industrie de Guinée.

·       La création de partenariats durables entre les entrepreneurs et les potentiels investisseurs.

Le Ministre a enfin donné le thème, « Industrie et Chaine de Valeur, Vecteurs de Croissance Inclusive ».

Au cours des débats, les observations ont porté sur 

–     La Prise en compte des questions du genre ;

–     La Clarification du rôle du Guichet unique prévu ;

–      La nécessaire observance de la tendance de l’évolution de la pandémie jusqu’à la mi-septembre ; pour décider du maintien ou du report de la date définitive de tenue de la rencontre.

–     La prise en compte de avis de l’ANSS déjà sollicité.

–     D’envisager un plan B a déployé en cas de contexte non favorable, sous la forme d’une Vidéo conférence.

Au terme des débats, le conseil a pris acte de la communication et a donné son soutien au Ministre pour la tenue de cette rencontre si les conditions sanitaires sont réunies, si non, d’envisager un report ou de songer à le faire par vidéoconférence.

2.2. Le Ministre du Budget a fait des communications :

➢   La première est relative à la proposition des procédures d’exécution des frais de mission à l’extérieur en lien avec les rôles des ministères sectoriels et autres acteurs impliqués

Le Ministre a informé le conseil des dispositions envisagées et des procédures désormais pour les voyages officiels et les missions à l’étranger afin de rationnaliser les déplacements par une meilleure planification correspondante aux ressources disponibles appelées à être judicieusement utilisées dans la cadre de la réduction de la dépense publique et de la politique d’élimination de toutes les sources de coulage financier.

Au terme des débats, le conseil a donné son soutien au Ministre. Il a été recommandé d’aborder la question sur tous les aspects visant à mettre en place une véritable politique de voyage. Mandat a été donné de réfléchir sur le système de compétition et de transparence absolue.

Le conseil a demandé au Ministre de travailler sur la feuille de route suivant les orientations et instructions données, expressément, par le Chef de l’Etat.

➢   Pour ce qui est de sa deuxième communication relative au Projet « e-Services Publics Guinée » (Dématérialisation totale du paiement des démarches administratives en République de Guinée.

Le Ministre a expliqué que l’objectif principal visé dans le projet Services Publics est de faire de l’administration publique guinéenne une administration totalement digitalisée afin de devenir une référence sous-régionale dans l’offre et la qualité des services publics. Pour ce faire, à l’heure du numérique, toutes les démarches administratives doivent pouvoir s’effectuer en ligne et tous les paiements à destination de l’Etat doivent être réalisés grâce aux moyens de paiement numériques. Ce qui permettra d’atténuer progressivement les inconvénients de la situation actuelle.

Le chronogramme de mise en œuvre des activités pour le lot 1 se déroulera d’Août 2021 à Mars 2022, de la création des équipes projet jusqu’à l’interconnexion avec les partenaires de paiement et aux tests.

Au cours des débats, les observations ont porté sur la nécessité :

–      D’indiquer un délai moyen de traitement ;

–      D’intégrer la Direction chargée de la Modernisation du travail Gouvernementale dans le Comité de Pilotage ;

–      D’adresser l’aspect concernant la sensibilisation de la population ;

–      Mettre le Comité de Pilotage sous la présidence du Chef du Gouvernement.

Au terme des débats, le conseil a pris acte de ces mesures et a demandé la collaboration de tous membres du Conseil pour parvenir aux résultats escomptés.

➢   La troisième communication porte sur le cadrage budgétaire révisé 2021, résultant des modifications apportées aux prévisions initiales relatives aux recettes, aux dépenses et au financement au sixième mois de l’exercice budgétaire.

Le Ministre a informé que les hypothèses macroéconomiques révisées pour le reste de l’année sont : un taux de croissance de 5,2% du PIB, un taux d’inflation moyen de 10,9% et une pression fiscale de 14% contre respectivement 5,5%, 8% et 13% en loi de finances initiale.

Les prévisions des recettes y compris dons du projet de budget de l’Etat révisé 2021 s’établissent à 25 586,44 Mds, soit une augmentation de 2 074,80 milliards GNF (8,82%) par rapport à la Loi de finances initiale 2021. L’accroissement des recettes propres se décline ainsi qu’il suit, par régie de recettes :

✓      Direction Générale des Douanes : + 1350,67 Mds (12,5%) ;

✓      Direction Générale des Impôts :    + 455,24 Mds (4,7%) ;

✓      Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique : + 175,74 Mds (10,8%).

Les dépenses du projet de cadre budgétaire révisé sont évaluées à 31 433,42 Mds contre une prévision initiale de 27 739,07 Mds, soit une augmentation de 3 694,35 Mds, soit 13,32%.

Le ministre a exposé au conseil comment il compte couvrir le déficit que des dépenses incompressibles pourrait creuser. Il envisage des solutions qui consisteraient, entre autres, à :

✓    Identifier des ressources de financement supplémentaires (recettes, bons du trésor, obligations du trésor, etc.) ;

✓    Procéder à un réaménagement des dépenses (annulation ou report des crédits des dépenses courantes dont l’exécution n’est pas certaine pour le reste de l’année, annulation ou report des dépenses d’investissement projets qui n’ont pas connu un début d’exécution à la fin du 7ème mois de l’année) ;

✓    Explorer des possibilités de financement extérieur sous forme de dons ou prêts.

Au terme des débats, le conseil a félicité le Ministre pour ses différentes communications qui s’inscrivent en droite ligne de la volonté exprimée par le Chef de l’Etat et portée par le Gouvernement d’assainir les finances publiques et d’équilibrer les comptes de l’Etat. Le Gouvernement a autorisé le Ministre à soumettre le texte présenté à l’examen de l’assemblée Nationale.

III. AU TITRE DES COMPTE RENDUS

3.1. Le Ministre de la Santé a fait un compte rendu relatif à l’évolution de la riposte à la pandémie de la Covid-19 et de l’épidémie d’Ebola en République de Guinée.

IV. AU TITRE DES DIVERS

Le Ministre de l’Administration du Territoire a informé le Conseil de l’initiative du Ministre de l’industrie auprès des industriels en faveur des populations sinistrées, victimes des inondations. Ces aides ont été reçues par le Service National de l’action Humanitaire qui relève de son département. Le Premier Ministre a au nom du Conseil félicité le Ministre pour cet exemple de solidarité gouvernementale.

La Ministre du Plan a informé de la mise à disposition par l’UE, d’une étude sur la transition numérique qui pourrait être utile dans les importants efforts de digitalisation déployé par le Gouvernement.

Tibou Kamara, Ministre d’Etat, conseiller spécial du Chef de l’Etat, ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du Gouvernement

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Dialogue politique : l’ANAD pas concernée par l’appel de Kassory Fofana

10 août 2021 à 18 06 42 08428
Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, président de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès)

L’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) n’est pas concernée par l’appel du premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, qui a invité les acteurs concernés à désigner leurs représentants au sein du secrétariat permanent du cadre du dialogue politique et social. C’est le président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP), Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, qui l’a annoncé dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 10 août 2021. L’opposant indique que la coalition politique dirigée par Cellou Dalein Diallo ne trouve aucun intérêt à participer à ce cadre de concertation qui, selon lui, n’a pas sa raison d’être.

« Je crois que c’est un secret de polichinelle. Nous, nous avons dit et nous avons soutenu qu’un cadre de dialogue ne s’obtient pas par décret. Il s’agit simplement de respecter les lois du pays. Le cadre de dialogue existe déjà. Si une Assemblée nationale à laquelle participait tout le monde était en place, c’était un cadre où on débat de tout, on négocie sur tout. Le reste devient une question administrative. Maintenant, si le premier ministre doit appeler les gens ou bien si on doit désigner certains pour s’occuper des volets de gestion économique au niveau du dialogue, ça veut dire que le gouvernement a échoué en réalité.

Parce que c’est un cadre qu’on est en train de créer pour s’occuper des inepties du gouvernement en place. Sinon, on n’a pas besoin de créer ce cadre-là. Mais, nous avons un déficit de droiture politique et c’est la raison pour laquelle il y a cette crise. Il suffit juste de régler la crise politique et le reste se mettra en place. Donc, pour le moment, nous à l’ANAD, nous ne sommes pas concernés par ce communiqué », a dit le président de l’UDRP, Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Choix des représentants au dialogue : ce qu’en dit Bah Oury

10 août 2021 à 17 05 32 08328
Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG)

Comme annoncé précédemment, le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a appelé hier, lundi 09 août 2021, l’ensemble des parties prenantes au cadre de dialogue politique et social (instauré en janvier dernier par le président de la République) a désigner leurs représentants au sein du secrétariat permanent du cadre du dialogue. Cet acte du chef du gouvernement et président du cadre permanent de dialogue politique et social est hautement salué par certains acteurs politiques de l’opposition.

Joint au téléphone par Guineematin.com quelques heures après ce communiqué du Premier ministre, le leader de l’UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée) s’est félicité d’une « avancée » dans la bonne direction. Bah Oury assure que la convergence pour la renaissance de la démocratie en Guinée (une coalition politique à laquelle il appartient) a déjà pris contact avec les autres coalitions politiques de l’opposition dans le cadre du choix de leurs représentants et sur les propositions de solutions à apporter face aux problèmes auxquels la Guinée est confrontée. 

« Nous avions réclamé cela depuis très longtemps, parce que comme on l’avait dit par le passé, il ne suffit pas d’avoir le secrétaire permanent pour dire que le cadre est déjà constitué. Maintenant, le Premier ministre a acté pour compléter la composition de ce cadre. Mais, comme vous le savez, un représentant de l’opposition extra parlementaire et un représentant de l’opposition parlementaire, dans un contexte où l’opposition est plurielle, ça nécessite inévitablement des concertations avec l’ensemble des plateformes qui existent aujourd’hui dans le pays. C’est la raison pour laquelle depuis hier soir, le chef de file de l’opposition a pris contact avec les dirigeants de l’ANAD, la CPR, celle dirigée par Dr Ousmane Kaba, monsieur Sidya Touré pour ne parler que de ceux-là pour envisager une attitude convergente par rapport à la question. Donc, de part et d’autre, la nécessité de se concerter avec leurs mandants amène à suggérer que dans la première semaine du mois de septembre qu’une concertation puisse s’établir entre toutes les composantes des forces de l’opposition pour celle qui le désire pour arrêter la liste des représentants de l’opposition extra parlementaire », a indiqué Bah Oury.

S’agissant des risques d’incompréhension qui pourraient miner les échanges dans les rangs de l’opposition sur cette question de représentation, le président de l’UDRG se montre plutôt optimiste. Et, il assure que c’est la qualité de la représentation et les propositions de solutions devraient primer sur les divergences politiques.

« Dans ces genres de choses, ce qui est plus fondamental, c’est la qualité de la représentation, la maîtrise des problèmes susceptibles d’englober toutes les revendications politiques, démocratiques et sociales de notre pays. La question ce n’est pas d’aller tirer la couverture de son côté, mais d’aller poser et trouver des solutions aux graves crises qui minent l’évolution tant économique que politique de la Guinée. Je pense qu’en ce qui nous concerne à l’UDRG, nous privilégions cela pour nous permettre de faire avancer les choses dans ce pays qui en a tant besoin », a dit Bah Oury.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Labé : une présumée kidnappeuse d’enfant arrêtée à Thindel

10 août 2021 à 17 05 26 08268

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui mardi, 10 août 2021, une adolescente de 18 ans a été interpellée à Thindel, dans la commune urbaine de Labé. Elle a été arrêtée en compagnie d’une fillette de 3 ans, portée disparue depuis jeudi dernier à Daka. Elle a failli être lynchée avant son arrivée au commissariat central de police de Labé.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est vers une heure que cette jeune fille a été arrêtée pour enlèvement d’enfant.

« J’ai perdu de vue ma fille depuis le jeudi dernier à Daka. Après plusieurs recherches et des communiqués radio diffusés, c’est ce matin qu’on nous a informé de l’arrestation d’une présumée kidnappeuse d’enfant à Thindel. Et quand nous sommes allés, nous avons trouvé que c’est ma fille que je cherchais qui a été retrouvé. Selon les témoins, c’est hier lundi aux environs de 23 heures, la présumée kidnappeuse est sortie avec ma fille pour chercher à manger. C’est après ses achats que ma fille a dit qu’elle ne va plus la suivre pour aller où elles étaient. Elle a commencé à pleurer. C’est ainsi la fille s’est mise à la bastonner, ce qui a attiré l’attention des citoyens. C’est ainsi certains jeunes se sont intéressés à la situation ; et, de fil en aiguilles,  ils ont compris que la fillette n’est pas avec une parente à elle. Elle a été  arrêtée et déposée au commissariat central de police. Quand on lui a demandé, elle nous a dit qu’elle a été commissionnée par quelqu’un de kidnapper ma fille. Je demande aux services de sécurités de nous aider à retrouver les autres complices », a indiqué Aissatou Bah, la mère de la fillette enlevée. 

Du côté du commissariat de police de Labé, des enquêtes sont déjà ouvertes et la présumée kidnappeuse a déjà été entendue.

Hassane Camara, commissaire de police au commissariat de police de Labé

« Selon elle (la présumée kidnappeuse), elle a trouvé la fille sur la route en train de pleurer. C’est ainsi qu’elle a approché la fille et elle l’a  prise. Et, depuis ce jour, selon elle, elle cherche sa famille, mais elle n’a pas pu jusqu’à ce qu’elle ait été appréhendée par les jeunes. Mais, il y a des doutes ; car, selon elle, elle loge seule, elle a des brouilles avec sa propre famille. Et, depuis le jeudi dernier, elle est avec cette fillette sans faire de déclaration. De toute façon, les enquêtes sont ouvertes et la fillette de 3 ans a été remise à ses parents », a dit le commissaire de police Hassane Camara.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : le Djèdèkolobaaya alerte sur l’état de santé du guide Nanfo Diaby en prison à la maison centrale

10 août 2021 à 17 05 14 08148
Nanfo Diaby, chroniqueur islamique et promoteur de l’écriture N’ko

En détention à la maison centrale de Kankan où il purge 12 mois de prison dont six assortis de sursis pour trouble à l’ordre public, le controversé imam Nanfo Ismaël Diaby serait très malade. Il souffrirait de paludisme et rhume dus aux conditions exécrables de son incarcération. L’information a été donnée ce mardi, 10 août 2021, par les partisans locaux du Djèdèkolobaaya à Kankan, la secte religieuse dont Nanfo Diaby serait le guide.

Selon le coordinateur régional de l’association N’ko Semba et membre fondateur de la branche Djèdèkolobaaya, Bâ Sabati Sidibé, le guide des adeptes de Djèdèkolobaaya est souffrant.

« Karamo Nanfo est malade en prison, il souffre du palu et du rhume. C’est le médecin de la maison centrale qui nous a donné l’information. Mais, Nanfo aussi est un thérapeute. Donc, lorsqu’on a rendu visite ce matin, il était affaibli. Il nous a fait savoir que sa maladie est due à l’état du milieu carcéral : l’humidité, la saleté et le fait qu’il se couche à même le sol. Moi-même j’ai constaté ces trois éléments. Sinon, Nanfo tombe rarement malade. Son cas n’est pas un cas isolé, s’il tombe malade, nous devons attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale », a dit Bâ Sabati Sidibé.

Du côté du parquet de première instance de Kankan, on affirme qu’aucune information faisant état d’une maladie de Nanfo Diaby n’a encore été rapportée par le régisseur de la maison centrale où il est incarcéré.

« On ne m’a pas encore remonté cette information. C’est le régisseur qui doit me le dire, mais il n’a rien dit d’abord. Et, personne ne m’a rien dit. Donc, je ne peux ni confirmer ou infirmer », a dit le procureur Aly Touré.

A rappeler que l’imam Nanfo a été condamné le 26 mai 2021 par le tribunal correctionnel de Kankan pour avoir bravé une interdiction du secrétariat général des affaires religieuses lui défendant de parler au nom de la religion musulmane. Il avait interjeté appel de cette condamnation. Mais, son procès en appel ne s’est pas encore tenu. Il devait s’ouvrir le 27 juillet dernier, mais il a finalement été renvoyé au mois de septembre prochain par la Cour d’appel de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kounsitel (Gaoual) : des orpailleurs en colère sèment la panique

10 août 2021 à 17 05 07 08078

Selon plusieurs témoins contactés au téléphone par Guineematin.com, une vive tension règne ce mardi, 10 août 2021, dans la sous-préfecture de Kounsitel, une des collectivités de la préfecture de Gaoual abritant une mine d’or.

Selon Thierno Sidibé, en service à Kounsitel, des échauffourées ont éclaté la nuit du lundi à mardi, 10 août 2021 entre des jeunes du Comité préfectoral pour la protection de l’environnement de Kounsitel et des orpailleurs, à quelques kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture et sur la nationale Labé-Koundara,  juste avant le district de Bouméhoun.

« Des jeunes locaux qui surveillent la zone contre l’exploitation clandestine de l’or sont venus en découdre avec des orpailleurs clandestins, vers 22 heures. Sur le champ, il y a eu des blessés légers parmi les orpailleurs et même un fracturé. Ce mardi matin, les orpailleurs, très remontés, se sont manifestés à Kounsitel. La maison des jeunes a été attaquée et saccagée. J’ai appris du maire, que le domicile du responsable des jeunes de Kounsitel, a été également saccagé. Vu l’ampleur des dégâts, j’ai moi-même appelé le Préfet afin que les édifices publics soient protégés et des pick-up sont arrivés, il y a quelques temps après », selon ce responsable de l’ANAFIC à Kounsitel.

Aux dernières nouvelles, les autorités et les acteurs concernés se sont retrouvés en réunion de crise.

Faut-il le rappeler que depuis la découverte de l’or à Kounsitel dans la préfecture de Gaoual le 8 juin dernier, des orpailleurs clandestins venus de partout continuent de s’entêter à la recherche du métal jaune, malgré l’interdiction formelle du gouvernement.

Jeudi dernier, le Préfet Lanfia Kouyaté, au cours d’une réunion axée sur la présence des donzos (des chasseurs traditionnels), avait réitéré cette interdiction gouvernementale et promis fermement d’appliquer la loi contre les contrevenants.

Sur les antennes des radios locales, des communiqués passent en boucle pour demander aux orpailleurs de plier bagage et aux résidents de garder aucun clandestin, sous peine de subir la rigueur de la loi.

C’est en violation de tout ce protocole que ces orpailleurs se sont permis d’aller en brousse clandestinement pour chercher de l’or et s’attaquer aux biens publics et privés pour montrer leur colère. La population terrorisée par ces actes attend la réaction des autorités, selon plusieurs témoins, encore sous le choc.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Cellou Baldé à Labé : « à l’issue d’un procès juste et équitable, nous serons lavés de tout soupçon »

10 août 2021 à 16 04 51 08518

Au lendemain de son arrivée à Labé, Mamadou Cellou Baldé, responsable des fédérations de l’UFDG de l’intérieur, a accordé un entretien à un groupe de journalistes, dont le correspondant local de Guineematin.com, ce mardi 10 août 2021. L’opposant a décliné l’objectif de sa visite dans sa ville natale, avant de se prononcer sur la procédure judiciaire le concernant.

Situé à Dar es-Salam, un secteur du quartier Doghol, dans la commune urbaine de Labé, le domicile de Mamadou Cellou Baldé ne désemplit pas depuis hier. Parents, amis et admirateurs continuent d’arriver sur les lieux pour saluer l’ancien député uninominal de Labé, qui revient chez lui après avoir passé en détention à la maison centrale de Conakry. L’opposant a demandé et obtenu l’autorisation de la direction nationale de l’administration pénitentiaire de se rendre à Labé pour une visite d’une vingtaine de jours (jusqu’à la fin du mois d’août). Une visite qui, selon lui, est purement sociale.

« L’objectif premier, c’était de venir retrouver ma famille, retrouver ma maman qui est aujourd’hui veuve, retrouver mes frères et sœurs, également me recueillir sur la tombe de mon père. C’est principalement l’objectif de ma venue ici à Labé. Et depuis mon arrivée, l’émotion est grande, quand on sait les liens entre mon papa qui est décédé pendant que j’étais en détention et moi, mais aussi les liens avec ma famille et avec la population de Labé. C’est vraiment de la fraternité entre ces populations et moi.

Nous étions même obligés de passer une communication à la radio pour faire respecter les contraintes de la liberté conditionnelle, pour ne pas qu’il y ait un déferlement humain de Pita jusqu’à Labé pour m’accueillir et me ramener à la maison. Donc, en tant que légaliste, nous avons voulu respecter les contraintes auxquelles nous avons souscrit dans le cadre de la liberté conditionnelle. Également, nous sommes en période d’état d’urgence sanitaire lié à la pandémie de Covid-19 », a déclaré l’opposant.

Tout en regrettant le renvoi d’Abdoulaye Bah en prison, l’ancien député uninominal de Labé souhaite que tous les autres détenus politiques qui sont à la maison centrale de Conakry puissent bénéficier d’une liberté conditionnelle en attendant la tenue de leur procès. Un procès qu’il appelle de tous ses vœux, car convaincu que lui et ses collègues ne sont pas coupables des faits mis à leur charge. « Nous sommes à l’attente du procès, nous souhaitons vivement ce procès pour que nous puissions être totalement blanchis dans cette affaire, parce que nous ne nous reprochons de rien absolument par rapport aux chefs d’inculpation qui ont été mis à notre charge.

D’après eux, ce sont des délits d’opinion ; et pour un homme politique, c’est la bouche et la plume. Donc, nous ne fuyons pas le procès. Si nous sommes partis nous présenter le 12 novembre 2020 à la DPJ, c’est parce que nous sommes des citoyens guinéens. Même s’il y a des reproches à faire à la justice guinéenne, mais c’est à cette justice-là que nous faisons confiance pour le moment et nous faisons face à elle, parce que nous sommes des guinéens, nous sommes des justiciables. Et nous sommes convaincus qu’à l’issue d’un procès juste et équitable, nous serons lavés de tout soupçon », a laissé entendre Mamadou Cellou Baldé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Dialogue politique : avec ou sans représentant, le BL et la CPR vont « se faire entendre »

10 août 2021 à 14 02 35 08358

Dans un communiqué publié hier, le Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, a invité les acteurs concernés à désigner dans les meilleurs délais leurs représentants au sein du secrétariat permanent du cadre du dialogue politique et social. Cette annonce, qui intervient quelques mois après l’ouverture des travaux du cadre du dialogue, est bien accueillie par les acteurs politiques de l’opposition.

C’est le cas notamment de Dr Faya Millimouno, président du Bloc Libéral et de la Coalition Politique pour la Rupture (CPR). Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 10 août 2021, l’opposant a laissé entendre que son camp est bien prêt à participer à ce cadre de concertation, qu’il ait ou non des représentants autour de la table de négociations.

« Au-delà d’être représentant autour d’une table, nous sommes déjà en train de travailler. Qu’un représentant du BL ou de la Coalition Politique pour la Rupture (CPR) soit présent autour de la table ou pas, nous allons nous faire entendre par rapport à ce qu’il faut pour notre pays, pour améliorer le vivre ensemble, pour arrêter la violence, pour faire la justice, pour créer la paix et permettre le développement de notre pays.

Donc, nous avons déjà réfléchi à toutes ces questions, nous avons notre agenda et par rapport à chaque élément de cet agenda, nous avons des propositions que nous mettrons sur la table et nous allons communiquer au peuple de Guinée », a annoncé le leader du BL, tout en rappelant qu’il est l’un des premiers acteurs politiques à avoir lancé un appel au dialogue pour résoudre les problèmes qui gangrènent le pays.

« Vous vous souviendrez que nous avons été parmi les premiers à réclamer l’ouverture d’un dialogue, en ouvrant les frontières, en libérant les prisonniers politiques, en créant donc les conditions nous permettant d’aller vers un apaisement dans le pays. Par la même occasion, on a interpellé la justice à se comporter de façon plus responsable. Par exemple, si Faya Millimouno est interdit de sortir du pays, la justice doit me le dire de façon transparente pour que je pose des actes en toute responsabilité.

Mais, qu’on n’attende pas que je sois prêt à monter dans l’avion pour me dire que je ne dois pas voyager. Alors, nous avons fait tout ce combat-là  et le but est que nous nous retrouvions très sincèrement pour parler des problèmes auxquels le pays est confronté aujourd’hui. Donc, pour le Bloc Libéral et ses alliés de la CPR, nous sommes pour le dialogue et nous irons au dialogue », a indiqué Dr Faya Millimouno.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : Ousmane Gaoual et Chérif Bah autorisés à aller se faire soigner à l’étranger

10 août 2021 à 14 02 31 08318

Après avoir renvoyé Abdoulaye Bah en prison, les autorités guinéennes accordent de nouvelles faveurs à ses collègues de l’UFDG avec qui il avait bénéficié d’une liberté conditionnelle le 16 juillet dernier.

Alors que Mamadou Cellou Baldé a été autorisé à se rendre à Labé, Ibrahima Chérif Bah et Ousmane Gaoual Diallo aussi ont eu l’autorisation d’aller se soigner à l’étranger. C’est la direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion qui a annoncé la nouvelle ce mardi, 10 août 2021.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la décision :

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Bourse d’entretien : les élèves-maîtres des ENI se font entendre

10 août 2021 à 14 02 23 08238

Nous, les élèves-maîtres et maîtresses des ENI de Guinée, portons à la connaissance des Directeurs des ENI, des chefs (fes) comptable de bourse d’entretien des élèves-maîtres et du gouvernement, à travers le ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, que nous démissionnons aujourd’hui pour la négociation de l’obtention de nos bourses d’entretien de six (6) mois, c’est-à-dire les deux (2) dernières tranches. 

En effet, vu la patience et les négociations qu’on a acceptées pendant six (6) mois pour que nous soyons en possession de nos dus qui sont nos pleins droits et qui n’ont abouti à rien dans la stabilité, le respect et la considération des hiérarchies, vu la situation critique que nous vivons à présent et surtout ceux de l’intérieur en attente de nos bourses d’entretien des deux (2) dernières tranches, et vu tous les efforts que nos pauvres mères avons fourni pour que nous nous acquittions de nos devoirs, à savoir (suivre les cours normalement et passer les deux examens théorique et pratique) dans la misère, pour mettre fin à tout cela, nous déclarons aujourd’hui notre démission officielle pour toute sorte de négociation et nous vous demandons le paiement intégral de nos bourses d’entretien de six (6) mois passés dans la semaine allant du 09 au 14 août 2021, car nos mères et nous, sommes prêts à mener une marche pacifique dans les rues sans cesse jusqu’à l’obtention de nos pécules des deux (2) dernières tranches dans les semaines qui suivent. Donc, nous invitons le gouvernement à travers le ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle d’user tout son pouvoir pour satisfaire notre revendication dans le délai indiqué, dans le calme et la stabilité, comme on a tant voulu pendant les six (6) mois passés. 

Espérant que nous voulons tous le calme et la stabilité dans notre pays, nous comptons sûrement de votre réaction sur nos souffrances et celles de nos pauvres mamans. 

Conakry, le 10 Août 2021 

La voix des élèves-maîtres et maîtresse des ENI de Guinée

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2ème journée de grève des conducteurs de taxi à Conakry : le mot d’ordre largement suivi sur la route le Prince (Constat)

10 août 2021 à 13 01 41 08418

Déclenchée hier, lundi 09 août 2021, pour protester contre la décision du gouvernement de maintenir le prix du transport urbain à 1500 francs guinéens en dépit de la hausse du prix du carburant, la grève des conducteurs de taxi se poursuit encore à Conakry. Ce mardi matin, plusieurs citoyens impatientaient sous la pluie le long de la route ‘’Le Prince’’ dans l’espoir de voir un de ces voitures jaunes sur la chaussée. Mais, seules quelques motos et de voitures personnelles étaient visibles sur place. Apparemment, les conducteurs de taxi n’entendent pas démordre avant d’obtenir gain de cause dans ce bras de fer avec les autorités appuyées par le syndicat des transporteurs.

Après la très dure journée de lundi, beaucoup de citoyens de la capitale guinéenne espéraient que les conducteurs de taxi allaient reprendre ce mardi le travail. En tout cas, beaucoup se sont précipités très tôt le matin au bord de la route avec l’espoir de pouvoir vaquer à leurs rendez-vous. Mais, cet espoir a très vite viré en désillusion. Car, pas l’ombre d’un taxi n’était visible sur la chaussée. Et, la situation n’a pas encore changé. Seules des motos et des voitures personnelles ronronnent sur la chaussée.

Trouvé à Bambéto (dans la commune de Ratoma) où il attend un taxi pour se rendre à Dixinn, Fodé Haba dit avoir passé au moins 2 heures à scruter la route sans voir un seul de ces précieux véhicules jaunes qui facilitent le déplacement des pauvres populations de Conakry.

« Depuis 7 heures je suis là en train de chercher de véhicule, mais je n’ai pas trouvé. Je n’arrive pas à gagner le taxi ; et, la moto est trop chère. Les taxi-motards demandent 12 000 francs là où j’ai l’habitude de payer 3000 francs. Ça, c’est trop cher », dit-il avec désespoir.

Cependant, pour ce chauffeur de taxi, Amadou Tidiane Diallo, c’est le gouvernement qui est à la base de toute cette galère.

« Quand le gouvernement a augmenté le prix du carburant de 9000 à 11000 francs, nous aussi nous avons augmenté le prix du transport de 1500 à 2000 francs par tronçon. Quand on a augmenté le prix, les passagers payaient les 2000 francs sans discussion. Mais, le gouvernement qui est contre ça a dit qu’il va envoyer des agents en civile pour arrêter tout conducteur qui fait payer les passagers à 2000 francs le tronçon. A cause de ça, on a décidé d’arrêter de travailler d’abord. On ne peut pas payer 20 litres à 220 000 francs et fixer le transport à 1500 francs par tronçon, sauf si on est là pour accompagner simplement les passagers », a indiqué Amadou Tidiane.

A noter que sur chaque tronçon de la route Le Prince, sur chaque carrefour et artères qui rentrent dans les quartiers, des pick-up de la gendarmerie et de la police sont stationnés pour « prévenir tout trouble à l’ordre public ».

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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Grève des transporteurs : plusieurs citoyens « bloqués » à la gare routière de Kindia

10 août 2021 à 11 11 43 08438

Les chauffeurs qui roulent sur la ligne Kindia-Conakry observent massivement la grève de deux jours déclenchée hier, lundi 9 août 2021, par les transporteurs. Ils ont garé leurs véhicules pour protester contre la décision du gouvernement relative au maintien des tarifs de transport en vigueur avant la hausse du prix du carburant. Et cette grève a impacté négativement de nombreux citoyens, qui voulaient quitter Kindia pour se rendre à Conakry, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

A l’image de leurs homologues de plusieurs autres villes du pays, les transporteurs de Kindia ont décidé d’aller au bras de fer avec le gouvernement et leurs syndicats. Ces derniers sont convenus de ne pas augmenter les frais de transport après le réajustement du prix du carburant, dont le litre est passé de 9000 à 11.000 francs. Selon Mamadou Laho Diallo, un chauffeur qui roule sur la ligne Kindia-Conakry, cette décision n’arrange pas les transporteurs. C’est pourquoi, ils ont garé leurs véhicules pour protester contre elle.

« Les syndicats ont reçu une information venant de nos hauts responsables et qui dit que le prix du transport ne doit pas être revu à la hausse. Vu l’augmentation du prix du carburant et le mauvais état des routes, nous avons dit qu’on ne peut pas accepter cela. Si on ne rehausse pas un peu les frais de transport, on ne pourra pas gagner quelque chose. Faire payer 50.000 francs par passager de Kindia à Conakry alors que le litre d’essence coûte 11.000 francs, c’est travailler à perte. C’est pourquoi, nous avons refusé de voyager aujourd’hui », a-t-il indiqué.

Ce débrayage des transporteurs n’a pas tardé à faire ses effets sur le terrain. Dans la journée de ce lundi 9 août, la gare routière de Kindia était bondée. De nombreux citoyens qui voulaient se rendre à Conakry sont restés bloqués pendant plusieurs heures sur les lieux. Les plus chanceux ont pu voyager, mais la plupart ont dû rebrousser chemin pour attendre un autre jour.

« Depuis le matin, nous sommes là en grand nombre, mais c’est très difficile de voir une voiture en partance pour Conakry. Les véhicules sont arrêtés ici, mais les chauffeurs disent qu’ils ne bougent pas. Après une longue attente, plusieurs passagers sont rentrés chez eux, parce qu’il n’y a pas de taxis. Moi, je patiente un peu encore pour voir, si je ne trouve pas une voiture, je vais retourner aussi à la maison », a confié Mme Doukouré Mariama Cissé, une habitante du quartier Khaliakhory, dans la ville de Kindia.

Mamadou Bailo Sow

Mamadou Baïlo Sow, un autre citoyen de Kindia, a passé un long moment à la gare routière sans avoir une voiture pour se rendre à Kindia. « Je suis venu ici et je n’ai pas trouvé de véhicule qui part pour Conakry. Il y a tellement de passagers que même si vous arrivez à trouver une voiture, on ne vous prend pas si vous avez des bagages. Et vous devez payer 70.000 ou 80.000 francs parce que les chauffeurs qui voyagent n’embarquent à l’intérieur de la gare routière, ils le font clandestinement dans la rue. Le gouvernement doit vraiment nous aider à trouver une solution à ce problème, parce que de nombreux citoyens sont affectés », a lancé ce citoyen.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224)628516796

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Abdoulaye Bah- Alpha Condé : le crime de lèse-majesté !

10 août 2021 à 10 10 02 08028
Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

En arrêtant les principaux lieutenants de celui qui donne de l’insomnie au palais, les autorités guinéennes avaient brandi une accusation d’une extrême gravité pour justifier cette opération coup de poing. En leur accordant une liberté conditionnelle, les mêmes autorités ont amené le plus crédule des Guinéens à s’interroger. Pour savoir si un homme accusé d’un crime aussi grave contre son pays, peut bénéficier d’une liberté, même conditionnellement. 

Mais en reprenant un des quatre pour le reconduire à la Maison centrale, la justice laisse nombre de Guinéens perplexes. Le plus fervent défenseur du régime s’interrogera désormais sur les réelles motivations de cette nouvelle arrestation. Parce que si la raison de la première arrestation d’Aboulaye Bah est inconnue de tous, en revanche la deuxième, elle, est plutôt un secret de polichinelle. La vidéo qui l’a reconduit en prison fait le tour du monde

Ce qui fait que cette deuxième arrestation risque de rendre un mauvais service au pouvoir. Lequel criait sur tous les toits qu’il n’y a pas prisonniers politiques en Guinée. Les trois compagnons d’infortune de l’ancien maire de Kindia et leurs anciens codétenus de la société civile étant considérés par le régime de Conakry comme des prisonniers de droit commun. 

Après le retour d’Abdoulaye Bah en prison en raison des propos qu’il a tenus, on ne peut plus parler de prisonnier de droit commun. M. Bah est bel et bien un prisonnier d’opinion. Et donc un prisonnier politique. Or emprisonner un citoyen pour ses opinions, qui ne sont pas de nature à diviser le pays, à saper l’unité nationale ou à porter atteinte à l’intégrité du territoire encore moins à remettre en cause la laïcité de l’Etat relève tout simplement d’une volonté de remettre en cause tous les acquis démocratiques. 

En clair, le retour de cet homme en prison n’a d’autres objectifs que de dissuader ses anciens compagnons à s’exprimer. Et à tous ceux qui sont tentés d’exprimer leurs options à réfléchir mille fois avant d’ouvrir la bouche. Avec cette nouvelle arrestation, il est peu probable que le trio Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Cellou Baldé emboite le pas à Abdoulaye Bah. Or, si l’objectif de dissuader les opposants à dénoncer le troisième mandat et ses corolaires peut être atteint, le revers de la médaille est que, sur le plan externe, l’image du régime prend un sérieux coup. 

Tout porte à croire que les extrémistes ont pris le dessus sur les modérés. Les couleurs sont annoncées. Désormais, tout son de cloche contraire à celui du palais est susceptible de conduire son auteur en prison. Mais, la tâche s’avère immense. L’histoire récente de la Guinée est révélatrice d’une volonté de tourner la page du passé. Il est possible de museler un homme ou un parti politique. Mais, il est illusoire de penser pourvoir ramener la Guinée en arrière en restaurant la pensée unique. 

Même si, il est vrai, que par la ruse, le pouvoir a réussi à ancrer dans la tête de certains Guinéens que tous ceux qui émettent une idée contraire à celle du palais roulent pour l’opposition. Ce qui a fini par émousser nombre d’acteurs de la société civile et de journalistes. Lesquels adoptent dans le meilleur des cas une attitude neutralité et dans le pire soutiennent tout simplement le régime. 

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Italie : l’opposition guinéenne promet de réserver un « accueil digne d’un tyran » à Alpha Condé

10 août 2021 à 9 09 55 08558

COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT Italie

ANTENNE FNDC – ANAD

Par voie de presse, nous avons été informés que le dictateur Alpha Condé sera présent en Italie, ce mardi 10 août 2021, pour passer ces vacances aux frais du contribuable guinéen dans un contexte où la population est plongée dans l’extrême pauvreté et le pays sous perfusion.

A cette occasion, l’antenne du FNDC-Italie, de l’ANAD et toute la Diaspora guinéenne en Italie promettent de réserver un accueil digne d’un tyran au dictateur Alpha Condé.

L’antenne du FNDC-Italie, de l’ANAD et toute la Diaspora guinéenne en Italie mettrons la présence du dictateur Alpha Condé sur le sol Italien à profit pour dénoncer ses crimes de sang, la prise d’otage des acteurs politiques et de la société civile et la confiscation du pouvoir à travers un troisième mandat illégal et illégitime.

Dans les 24 H à 48 heures, les guinéens présents en Italie seront informés de l’arrivée et du lieu de résidence du tyran Alpha Condé.

Italie, le 09 août 2021

CONTACT DE PRESSE :

0039 389 158 04 60

0039 351 121 06 93

0039 328 866 07 94

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