Conflit domanial à Faranah : plusieurs blessés dans un affrontement

11 août 2021 à 19 07 40 08408

Des violences ont éclaté lundi dernier dans la sous-préfecture de Passaya, relevant de la préfecture de Faranah. Des habitants de N’Guènia et de Danda, deux districts voisins, se sont affrontés autour du contrôle d’un domaine agricole. Ce violent affrontement a fait plus de 20 blessés des deux côtés, a appris le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Cela fait plusieurs années que des habitants du district de N’Guènia et d’autres du district de Danda se disputent la paternité d’une plaine agricole. Selon nos informations, la justice a été saisie de l’affaire, mais elle n’a pas encore rendu sa décision pour départager les deux camps opposés. C’est ainsi que le lundi, 9 août 2021, des citoyens de N’Guènia ont décidé d’aller exploiter le domaine litigieux.  

Ce à quoi leurs adversaires se sont catégoriquement opposés. Munis de gourdins, de machettes et de coupe-coupe, les deux camps se sont violemment affrontés sur les lieux, faisant 22 blessés des deux côtés. Ces blessés ont été admis à l’hôpital régional de Faranah pour des soins. Après leurs soins, ils passeront tous à la gendarmerie de Faranah, qui a ouvert une enquête sur ce conflit, pour être entendus.

C’est le deuxième affrontement lié à un litige domanial enregistré en moins de trois semaines dans la préfecture de Faranah. Le 24 juillet 2021, des habitants du district de Layadoula dans la sous-préfecture de Nialia et d’autres du district de Saframba dans la sous-préfecture de Tindo, ont fini par en venir aux mains, faisant également plusieurs blessés.

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com 

Tel : 00224620241513/660272707

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« Mes enfants sont emprisonnés sans jugement depuis 9 mois »… Les confidences de M. Alareny Diallo

11 août 2021 à 18 06 25 08258
Monsieur Mamadou Alareny Diallo

« Mes enfants ont été arrêtés en plein sommeil. Ça fait 9 mois qu’ils sont en prison sans jugement. Et, à la maison centrale, ils sont couchés par terre sans nourriture. C’est vraiment difficile. Nous souffrons énormément en famille »

Depuis neuf (9) mois, monsieur Mamadou Alareny Diallo vit dans la douleur de l’emprisonnement de ses quatre enfants. Ils ont été arrêtés dans la nuit du 24 octobre 2020 à son domicile à la cimenterie-secteur 5 (dans la préfecture de Dubréka) par les forces de l’ordre. Depuis cette date, ils sont écroués à la maison centrale de Conakry. Et, leur emprisonnement a eu un effet dévastateur sur la vie de la famille de monsieur Mamadou Alareny Diallo.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, la famille de Mamadou Alareny Diallo, originaire de Mamou, fait partie de nombreuses autres familles ayant essuyé la colère des forces de l’ordre après l’auto-proclamation de Cellou Dalein Diallo comme président élu de la Guinée au lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020. Car, c’est quelques heures après cette auto-proclamation du leader de l’UFDG (à 2 heures du matin) que les forces de l’ordre ont fait irruption dans le domicile de monsieur Alareny Diallo à la Cimenterie pour embarquer tous les membres de sa famille. Même ses épouses n’ont pas été épargnées par les agents.

Dans un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com lundi dernier, 09 août 2021, Mamadou Alareny Diallo est revenu sur cette intervention des forces de l’ordre qui a bouleversé sa vie de famille.

« Le jour où le président de l’UFDG a annoncé sa victoire, c’est le même jour qu’ils (les agents des forces de l’ordre) sont venus arrêter les membres de ma famille à 2 heures du matin à la Cimenterie, secteur 5. Les agents sont venus casser les portes pour entrer. Ils (les agents : ndlr) ont ramassé tous les objets de valeurs, y compris les habits non cousus. Même mes femmes avaient été arrêtées et déposées à la CMIS de la Camayenne. C’est par après qu’elles ont été libérées. Et, parmi les 7 autres jeunes arrêtés dans ma concession, il y a mes enfants : Abdoulaye Diallo et Mohamed Kaala Diallo. Les autres (Amadou Diallo et Mamadou Dian Diallo) qui sont des frères sont mes neveux. Ils ont été arrêtés le 24 octobre 2020 et mis sous mandat de dépôt le 30 octobre. Parmi le groupe, seuls trois ont été libérés (Mohamed Kaala Diallo, Alpha Oumar Diallo et Mamadou Dian Diallo). Les autres  croupissent toujours à la maison centrale. Il s’agit d’Abdoulaye Diallo, Thierno Amadou Diallo, Amadou Tidiane Baldé et Elhadj Alareny Bah », a expliqué le père de famille.  

Depuis l’incarcération de ses enfants, ses bras valides qui l’aidaient à subvenir aux besoins de la famille, monsieur Mamadou Alareny Diallo est sous la paille. Il n’arrive plus à subvenir aux besoins du reste de sa famille. Et, les difficultés financières qu’il endure l’ont contraint à quitter son domicile à Conakry pour rentrer à Mamou.

« Depuis leur arrestation, nous menons une vie précaire. Même pour trouver à manger, c’est très difficile. C’est pourquoi, j’ai été obligé de revenir à Mamou pour espérer trouver de la nourriture pour les enfants. A Conakry, j’ai tourné partout et j’ai dépensé tout ce que j’avais ; mais, ça ne marche toujours pas. Ne parvenant plus à trouver les moyens même pour me déplacer, j’ai quitté ma maison pour revenir à Mamou. Par exemple, le nommé Abdoulaye Diallo était un élève et Amadou Tidiane Baldé travaillait au groupe Hadafo médias. Tous sont encore en prison. Je demande aux autorités et aux bonnes volontés de nous aider à faire libérer mes enfants qui ont été arrêtés en plein sommeil. Ça fait 9 mois qu’ils sont en prison sans jugement. Et, à la maison centrale, ils se couchent par terre sans nourriture. C’est vraiment difficile. Nous souffrons énormément en famille depuis 9 mois maintenant », a indiqué Alareny Diallo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Drame à Labé : un mort et 2 blessés dans une explosion

11 août 2021 à 16 04 59 08598

Un accident de travail a fait un mort et deux blessés ce mercredi, 11 août 2021, à Labé. C’est un compresseur d’air qui sert à gonfler les pneus des engins roulants qui a explosé dans un atelier de vulcanisation situé à Safatou 1, dans la commune urbaine. L’apprenti qui travaillait avec l’appareil a rendu l’âme sur place et deux autres ont été blessés, a annoncé le président du conseil de quartier de Safatou, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Boubacar Demba Diallo, président du conseil de quartier de Safatou1

« Selon les informations qui m’ont été données, c’est le compresseur qui a explosé. Et sur le coup, un apprenti du nom de Mamadou Diouldé Barry a perdu la vie. Il est âgé de 15 ans et est originaire de Kouraba, dans la sous-préfecture de Dara Labé. Deux autres apprentis ont eu des blessures graves, ils ont été transportés à l’hôpital régional de Labé. Il y a eu aussi assez de dégâts causés par cette explosion. Car le conteneur où se trouvait l’appareil a été complètement dévasté par les éclats », a expliqué Boubacar Demba Diallo.

Le corps de Mamadou Diouldé Barry, a été rendu à sa famille. Quant aux blessés, ils reçoivent des soins à l’hôpital régional de Labé. Et selon les informations que nous avons reçues sur les lieux, leur vie n’est pas en danger.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Lélouma : 2 membres d’une même famille meurent asphyxiés à Thianguel Bori

11 août 2021 à 16 04 31 08318

Ce drame s’est produit dans la nuit du lundi au mardi, 10 août 2021, dans la commune rurale de Thianguel Bori (Lélouma). Un homme et sa nièce sont morts par asphyxie dans le secteur Fougoun, relevant du district du centre. C’est la fumée qui s’est dégagée d’un fourneau déposé dans leur chambre qui a causé la mort de ces deux personnes, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Labé.

Mouctar Seintou Bah, maire de la commune rurale de Thianguel Bori

Amadou Dian Koulibaly, maçon, et sa nièce Mariama Diallo, âgée de 8 ans, sont les deux victimes. Selon Mouctar Seintou Bah, le maire de la commune rurale de Thianguel Bori, tout est parti d’un problème de santé constaté chez la petite fille. « Selon nos informations, avant hier lundi, Amadou Dian était sur un chantier où il travaillait, à Manda Saran, c’est là-bas qu’il a appris que sa nièce, dont il est le tuteur, était souffrante.

Il est revenu sous la pluie et a décidé d’attendre le lendemain matin pour l’emmener au poste de santé, comme il faisait tard. Et comme il a vu qu’il y avait de la fraîcheur et que sa nièce était malade, il a jugé nécessaire d’allumer du feu dans un fourneau qu’il a déposé dans la maison. Il a fermé la porte et les fenêtres de la maison, et ils se sont endormis.

Et, selon les enquêtes menées par les services de sécurité et les agents de santé de Lélouma, c’est la fumée qui les a asphyxiés et ils sont morts suite à cela. Après tous les examens effectués sur les deux corps, aucun autre problème n’a été détecté, donc la seule cause de ces morts est l’asphyxie causée par le gaz dégagé par le charbon », a laissé entendre le maire de Thianguel Bori.

Les deux victimes ont été inhumées dans l’après-midi d’hier, mardi, dans le secteur Fougoun, où elles habitaient.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Examens nationaux : « je ne sais pas quand les résultats vont sortir », dit le ministre Bano Barry

11 août 2021 à 13 01 47 08478
Pr Alpha Amadou Bano Barry au lancement des épreuves du Bac unique 2021

Invité de l’émission Mirador de la radio FIM FM ce mercredi, 11 août 2021, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a été interrogé sur la date de la publication des résultats des examens nationaux, session 2021. Et, le Pr Alpha Amadou Bano Barry a répondu qu’il ne sait pas encore quand est-ce que ces résultats seront publiés. Il a indiqué que cela fera suite à tout un processus, dont il n’a pas personnellement la maîtrise, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Les résultats vont sortir quand ? Je ne sais pas. Je ne peux que vous dire que d’ici la fin de cette journée, la correction du baccalauréat sera terminée entièrement. Mais je ne suis pas le président du jury. Il y a un jury qui doit recevoir toutes les notes et statuer. Je ne m’approcherai ni du jury du BEPC, ni du jury de l’entrée en 7ème année, ni de celui du baccalauréat. Parce que dans les textes, il est prévu que ce jury, qui réunit à la fois des cadres au niveau central mais aussi au niveau de l’enseignement supérieur, statue sur la question.

Moi, je communiquerai des cas particuliers que j’ai vécus et c’est au jury d’apprécier et de prendre la décision. Après, le jury me rendra compte en disant voici les résultats, voici comment on a fait, et ils feront un rapport. Je soumettrai ce rapport au gouvernement et j’obtiendrai le quitus pour dire vous pouvez diffuser les résultats, et les résultats seront diffusés », a déclaré le ministre, Pr Bano Barry.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Guingan (Koundara) : un jeune coupe son sexe dans le but de devenir riche

11 août 2021 à 12 12 20 08208

On a souvent vu ou entendu parler d’hommes et de femmes qui font des rituels pour devenir riches. Mais le cas du jeune Armand Camara sort de l’ordinaire. Ce dernier n’a rien trouvé à sacrifier que son sexe. Il n’a pas hésité à couper son pénis dans le but d’avoir une grande fortune, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

L’acte s’est passé à Guingan, une sous-préfecture de Koundara. Selon Damany Adramane, un membre de la famille du jeune, c’est dans la matinée du jeudi, 5 août 2021, que l’élève Armand Camara, âgé d’une vingtaine d’années, a été retrouvé dans son lit, son pénis coupé. « Le jeudi matin, ne voyant pas Armand, son père a envoyé son jeune frère pour le chercher pour aller au champ. Une fois dans la chambre, le petit trouva son frère couché avec du sang partout. Surpris, il demande à son frère ce qui lui est arrivé et ce dernier lui montre son sexe complètement coupé. Et le jeune frère est sorti pour alerter la famille », a-t-il indiqué.

Damany Adramane, proche de la famille de la victime

La famille du jeune homme l’a aussitôt évacué à l’hôpital préfectoral de Koundara pour des soins. Aujourd’hui, Armand Camara, alité à l’hôpital de Koundara, arrive à parler normalement, mais il refuse encore de dire exactement ce qui l’a poussé à couper son pénis. Mais selon des amis à lui qui ont témoigné, c’est un certain Augustin, un jeune bien connu de la localité, qui l’aurait convaincu à sacrifier l’un des organes pour devenir riche. Le jeune Armand ne serait pas le seul Augustin a conseillé ce sacrifice, mais c’est seulement lui qui a eu le courage de le faire.

« On raconte que c’est Augustin, un ancien élève prêtre, qui a convaincu Armand à couper son sexe pour devenir riche. Augustin est considéré comme le chef d’un réseau dangereux dans le Badiar. Il aurait même contacté plusieurs autres jeunes dans ce sens », confie Damany Adramane, précisant que le nommé Augustin est introuvable. Les services de sécurité de Koundara ont ouvert des enquêtes pour tenter de le retrouver. En attendant, Armand Camara, lui, poursuit son traitement à l’hôpital préfectoral de Koundara.

A suivre !

De Koundara, Madjou Bah pour Guineematin.com

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Fraude au Bac : une mauvaise surprise attend certains candidats

11 août 2021 à 12 12 08 08088
Professeur Alpha Amadou Bano Barry, ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation

C’est une annonce inquiétante pour certains candidats au baccalauréat 2021. Selon le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, des élèves ayant passé l’examen du début à la fin sans problème pourraient être éliminés prochainement. En effet, le MENA compte se servir des téléphones saisis pendant le déroulement de cet examen national pour démanteler tous les réseaux de fraude mis en place à cette occasion.

Et à l’issue de cette enquête, tous les candidats qui seront retrouvés dans ces réseaux seront éliminés, et les enseignants qui ont collaboré avec eux seront traduits en justice. C’est dans l’émission Mirador de FIM FM que le Pr Alpha Amadou Bano Barry a fait cette annonce ce mercredi, 11 août 2021, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

 « Cette année, on a eu 120 candidats pris en salles et exclus en situation de fraude au niveau du baccalauréat. En fait, lorsqu’à la porte de l’école un téléphone est récupéré sur un candidat, il n’est pas éliminé. Mais lorsque le téléphone est pris en situation de classe, utilisé ou pas, il (le candidat) est éliminé. Et lorsque le téléphone est pris dans une salle de classe, les surveillants sont renvoyés. Donc, nous avons renvoyé 24 surveillants, qui ne surveilleront pas les examens en Guinée pendant les 3 prochaines années.

Au moment où je vous parle, se trouvent à Conakry et sur la route venant de l’intérieur du pays, 805 téléphones. Ces 805 téléphones, je vais faire une lettre officielle et je vais communiquer ces téléphones aux services de sécurité pour leur demander d’auditer les téléphones. Ce que nous cherchons dans ces téléphones, c’est est-ce qu’il y a des groupes WhatsApp créés et qui ont donc justifié que l’élève ait pris le risque de partir avec le téléphone en classe.

Si nous avons ces groupes WhatsApp et si les services de sécurité nous permettent de remonter la chaîne, nous poursuivrons devant les tribunaux tous ceux qui ont créé ces groupes WhatsApp. Et tous les élèves même non pris en situation de fraude en classe, mais qui se sont connectés pendant les examens sur ces groupes WhatsApp et qui ont reçu des sujets, ils seront éliminés », a annoncé le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation.

Il ajoute que les téléphones saisis seront par la suite mis à la disposition de la justice qui se chargera de les détruire. « Quelle est la procédure que les services de sécurité vont utiliser ? Moi, je n’ai pas de contrôle sur cela. Ce que je dis, c’est qu’il faut qu’on démantèle les réseaux WhatsApp. Parce que si on ne le fait pas, l’année prochaine, ceux qui ont créé ces réseaus, reviendront. Je ne peux pas passer ma vie à démanteler des réseaux qui vont se reconstituer chaque année. Pourquoi toutes les années, il y a des gens qui créent des groupes WhatsApp ?

C’est parce qu’il n’y a pas de sanction. C’est parce qu’ils ne sont pas pris, qu’ils ne sont pas poursuivis. Et ces téléphones, le MENA ne les détruira pas. Le MENA les remettra à la justice. A charge pour la justice de détruire ces téléphones devant nous. Parce que nous ne voulons pas que ces téléphones soient dit détruits sans être détruits, ou alors détruits sans qu’il n’y ait la preuve légalement qu’il y a eu destruction de ces téléphones », a dit le Pr Bano Barry.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Lutte contre la Covid-19 dans la Région Forestière : l’ONG ADET forme 70 mobilisateurs sociaux et agents communautaires

11 août 2021 à 12 12 01 08018

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’extension du « projet de sensibilisation des populations de la Guinée forestière sur la redynamisation de l’adoption des mesures barrières contre la Covid-19 », l’ONG Action pour le Développement et la Transparence (ADET), en collaboration avec  l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) et le Ministère de la Santé, a organisé lundi dernier, 09 août 2021, un atelier de mise à niveau des mobilisateurs sociaux et des relais  communautaires de la région forestière. Cette rencontre s’est tenue dans la salle de conférence de la bibliothèque de Nzérékoré. Et, elle vise à outiller les mobilisateurs sociaux et relais communautaires sur les techniques de communication pendant la sensibilisation pour la redynamisation de l’adoption des gestes barrières et l’adhésion de la population forestière au dépistage et à la vaccination contre la pandémie de la Covid-19 dans la région, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture de N’zérékoré.

Ce présent atelier a été organisé avec l’appui financier de l’UNICEF. Il a été présidé par le directeur de cabinet du gouvernorat de Nzérékoré. Et, il a réuni 70 participants venus des différentes structures sanitaires et communautaires de la région forestière. Ces agents sensibilisateurs ont bénéficié d’une formation de mise à niveau axée sur une lutte efficace contre la COVID-19.

Cécé Césaire Haba, Secrétaire exécutif de l’ONG Action pour le Développement et la Transparence (ADET)

« C’est dans le cadre de la mise en œuvre de l’extension du projet de sensibilisation des populations de la Guinée forestière sur la redynamisation de l’adoption des mesures barrières contre la COVID-19 que l’ONG ADET a bénéficié d’un financement de l’UNICEF à travers l’ANSS et le Ministère de la Santé pour la réalisation de ce projet par une approche innovatrice. Ce projet a pour objectif de mieux outiller ces agents en vue de réaliser des séances de sensibilisation dans leurs communautés respectives. C’est dans cette optique que l’ONG ADET a mis des kits de lavage des mains et de matériels de protection à la disposition des autorités préfectorales pour les plus démunies dans les communautés bénéficiaires » a dit Cécé Césaire Haba, le secrétaire exécutif de l’ONG ADET.

Pour sa part, le directeur régional de la santé de N’zérékoré, Dr Adama KABA, cette formation vient à point nommé, dans la mesure où il y a une explosion de malades de COVID-19 à N’zérékoré pendant cette troisième vague.

Dr Adama KABA, directeur régional de la santé de N’zérékoré

« Actuellement, au CT-Epi de N’zérékoré, il est hospitalisé plus de 50 malades. Pendant la première vague, on avait 2, 3, 4 malades. Mais, au cours de cette 3ème vague là, nous avons plus de 50 malades hospitalisés. Heureusement, le taux de létalité est très faible. Mais, il ne faut pas minimiser aussi le nombre de malades hospitalisés. Donc, chers participants, c’est avec vous que nous allons renforcer la sensibilisation des populations afin qu’elles acceptent respecter les mesures barrières contre la Covid-19. Vous savez, la sensibilisation a une place importante dans le cadre de la riposte contre la pandémie de Covid-19. C’est pourquoi, je vous encourage à aller dans les coins et recoins de la région forestière pour sensibiliser nos frères et sœurs afin qu’ils acceptent d’adopter les mesures barrières. Certes, nous avons la vaccination qui est une arme efficace qui va aussi nous aider à rompre la chaine épidémiologique, mais à côté de la vaccination, il faut que les gens aussi se protègent et protègent les autres », a dit Dr Adama Kaba. 

Prenant la parole à cette rencontre, le directeur de Cabinet du Gouvernorat de N’zérékoré, Jean Smith SANDY, a salué cette initiative de l’ONG ADET et a invité les participants à jouer leur rôle au sortir de cette formation.

Jean Smith Sandy, Directeur de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré

« Chers participants, c’est à partir de vos expériences et vos engagements pour le bonheur des populations de la Guinée forestière que vous avez été choisis, à travers vos différentes structures ou plateformes, pour assister à cette formation. Je vous invite donc à passer le message dans les coins et recoins de la région forestière pour ne pas que cette pandémie continue à sévir dans la région », a-t-il dit. 

Au terme de la formation, les agents sensibilisateurs ont promis de renforcer la sensibilisation auprès des différentes communautés.

Amara KPOGHOMOU, Chef service de base pour la communautaire, point focal et superviseur de Yomou

« Je remercie d’abord les donateurs à savoir l’ONG ADET qui n’est pas à sa première fois. On avait déjà bénéficié d’une première formation dont le résultat a été concluant. C’est à l’issue de ce résultat qu’il y a eu une extension dudit projet. Donc, les kits que nous avons reçus seront donnés aux communautés bénéficiaires dans le cadre de la prévention de la Covid-19. Une fois sur le terrain, nous allons renforcer la sensibilisation dans les ménages, de porte à porte, suivi des causeries éducatives et des animations restreintes dans les lieux publics afin que les communautés acceptent d’adopter les gestes barrières, le dépistage et la vaccination contre cette pandémie de Covid-19 », a promis Amara KPOGHOMOU, Chef service de base pour la communautaire, point focal et superviseur de Yomou.

A noter que cette formation de mise à niveau des mobilisateurs sociaux et relais communautaires pour la sensibilisation contre la pandémie de Covid-19 dans la région forestière a été clôturée  par la remise des lots de kits de lavage des mains, de gels hydro-alcooliques, des cartons de savons, des bidons de cristaux d’eau de javel, des thermo flashs et des lots de bavettes aux participants pour les plus démunies dans les communautés. 

De Nzérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Cancer du sein : SOS pour Hadja Adama Sow, enseignante

11 août 2021 à 10 10 19 08198
Hadja Adama Sow, enseignante, atteinte du cancer du sein

Hadja Adama Sow, 29 ans, enseignante de profession et mère de trois enfants, atteinte du cancer du sein depuis 9 ans, lance un cri de détresse à l’endroit des personnes de bonne volonté à travers le monde, les ONG et l’État guinéen. 

Cette mère de famille, venue se confier à Guineematin.com ce mardi 10 août 2021, remercie de passage tous ceux et toutes celles qui avaient contribué à son évacuation sanitaire en Tunisie en 2020.

En larmes, cette pauvre dame précise avoir subi une intervention et y a séjourné dans ce pays maghrébin pendant trois semaines avant de revenir en Guinée en décembre dernier. Malheureusement, elle est de nouveau confrontée à la résurgence de la tumeur et soumise à des douleurs de plus en plus intenables.

Cette fois, selon son médecin basé en Tunisie, il lui faut huit mille Euros (8000 Euros) sans compter le billet d’avion et les frais de séjour pour son traitement.

Totalement démunie, avec un mari au chômage et sans ressources, Mme Sow se tourne à nouveau vers vous, les bonnes volontés, où que vous soyez dans le monde pour l’aider à soigner son sein, lui sauver la vie et permettre au jeune couple de s’occuper de l’éducation de leurs enfants.

Par ailleurs, une aide, même minime, est bénie et elle vous remercie d’avance. Pour vos magnanimes gestes, prière de la contacter directement au (00224) 628 17 70 70. C’est aussi son numéro Orange money.

Hadja Adama Sow, enseignante, atteinte du cancer du sein

La rédaction de Guineematin.com 

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Grève des transporteurs contre le prix du carburant : l’amateurisme de nos dirigeants

11 août 2021 à 8 08 26 08268

La grève des transporteurs largement observée avant-hier, lundi, et hier, mardi 10 août 2021, a été un succès total. La corporation tient à se faire entendre après le deux poids deux mesures que les autorités guinéennes ont opéré. Lesquelles autorités procèdent à l’augmentation du prix du carburant tout en demandant voire interdisant aux transporteurs d’en faire de même. Ces deniers ont désavoué un syndicat, non pas de la corporation, mais un syndicat du patronat qui avait donné son quitus pour une augmentation par l’Etat et pas par les transporteurs.

La grève, qui a paralysé le pays ces deux jours et qui risque de se poursuivre si rien n’est fait, est le signe d’un malaise général. Pour une fois, il n’y a pas eu des pro et anti grève. Comme un seul homme, les transporteurs ont répondu au mot d’ordre. Ce qui prouve que tout n’est pas perdu et que les Guinéens sont capables de regarder dans la même direction lorsqu’ils estiment que l’interlocuteur en face a dépassé toutes les bornes.

En augmentant le prix et surtout en demandant aux autres de ne pas le faire, les autorités ont une nouvelle fois prouvé leur amateurisme. La puissance publique ne peut en aucun cas procéder à une augmentation et demander au pauvre citoyen d’attacher solidement, patriotiquement, la ceinture. Un Etat, c’est un ensemble. Il doit commander mais aussi protéger de la base au sommet. Il ne peut et ne doit pas s’occuper d’un secteur et abandonner un autre.

Les pouvoirs publics ne doivent pas s’intéresser aux seules caisses de l’Etat. La poche du citoyen aussi doit les intéresser. Il fallait donc fixer les différents prix et tarifs le même jour. Et dans la même proportion. Mais notre Etat brille par son amateurisme. Lors de la dernière fixation de prix, il avait fixé le transport par tronçon et par taxi à 1 250 francs guinéens, tout en sachant que le même Etat ne met plus les billets de 100 francs en circulation. A plus forte raison les pièces de 50 francs. Conséquences, les chauffeurs avaient le choix entre 1 000 et 1 500 par tronçon. Et bien évidemment ils optèrent pour le second.

Ce tarif était jusqu’ici accepté par tous. Ce qui fait que le même tarif ne peut pas être appliqué après une nouvelle augmentation. C’est une logique pour laquelle on a pas besoin d’être ministre ou même haut cadre pour comprendre. Ce qui fait que les autorités n’ont pas trente-six mille solutions. Il faut revoir à la hausse le prix du transport.

Et malheureusement comme nous l’avons expliqué plus haut, le billet de 500 francs est aujourd’hui la plus petite coupure en circulation. Ce qui oblige les autorités de passer de 1 500 à 2 000. A moins qu’elles ne reviennent tout simplement sur la décision d’augmenter le prix du carburant à la pompe.

Déjà cette augmentation comment à faire tache d’huile. Les cimentiers ont annoncé une augmentation de 100 000 francs guinéens sur la tonne, soit 5 000 sur le sac.

A suivre !

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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