« Il n’y aura plus de manifestations politiques à Ratoma », dixit le DCJ, Ibrahima Sory Sacko

Ibrahima Sory Sacko, Directeur Communal de la Jeunesse, des Sports et de la culture de Ratoma

« La jeunesse de Ratoma est très dynamique, très motivée, engagée et qui ne se décourage pas. Aujourd’hui, les jeunes sont en train d’être payés à 700 000 francs chaque fin du mois pour le curage des caniveaux… La jeunesse de Ratoma a compris que la meilleure façon de lutter face à un gouvernement, c’est de collaborer avec l’Etat… On ne dira pas qu’il n’y aura plus de manifestations à Ratoma ; mais, ça va être peut-être des manifestations sociales liées à la coupure du courant, à l’eau et à autre chose ; mais, pas des manifestations politiques », a indiqué Ibrahima Sory Sacko, directeur communal de la jeunesse de Ratoma.

Comme annoncé précédemment, la journée internationale de la jeunesse a été célébrée en Guinée hier, jeudi 12 août 2021, sans aucune cérémonie officielle. Mais, dans la commune de Ratoma (à Conakry), une petite campagne de sensibilisation a été organisée par le directeur communal de la jeunesse (DCJ). Ibrahima Sory Sacko a mis cette journée à profit pour s’exprimer sur la situation des jeunes de cette commune réputée être la plus chaude (en termes de manifestations) de la capitale guinéenne. Le DCJ assure que les mentalités ont évolué et que les jeunes de Ratoma ne vont plus manifester pour des questions politiques.

Selon ce cadre communal, cette campagne de sensibilisation d’une journée est une occasion très propice pour échanger avec les jeunes et les encourager dans leurs initiatives en faveur du développement. Mais, cette action est aussi un moment symbolique pour amener chaque jeune à croire en l’avenir et à prendre son destin en main.

Ibrahima Sory Sacko, Directeur Communal de la Jeunesse, des Sports et de la culture de Ratoma

« Aujourd’hui, nous sommes en train de faire une tournée dans les quartiers, nos maisons des jeunes pour être auprès de nos jeunes pour les encourager dans tous ce qu’ils entreprennent pour la prospérité de ce pays. Il y a d’autres même qui ne savent pas qu’il y a une journée internationale pour les jeunes, mais c’est à l’occasion de cette fête que les gens vont le savoir. Donc, à l’occasion de cette fête, nous voulons que chaque jeune ait ses propres ambitions, dire qu’est-ce que nous devons faire, qu’est-ce que nos autorités doivent faire pour nous, mais surtout qu’est-ce que nous devons faire dans l’intérêt supérieur de la jeunesse guinéenne et africaine », a dit Ibrahima Sory Sacko.

S’agissant de la situation de la jeunesse de sa juridiction, le directeur Communal de la jeunesse, des sports et de la culture de Ratoma a laissé entendre que les consciences ont évolué et beaucoup de jeunes bénéficient aujourd’hui de programmes de réinsertion économique.

« La jeunesse de Ratoma se porte très bien. C’est une jeunesse très dynamique, très motivée et engagée et qui ne se décourage pas. Aujourd’hui, les jeunes sont en train d’être payés à 700000 francs chaque fin de mois pour le curage des caniveaux. La plupart ce sont des jeunes qui ne font rien qui sont orientés vers ces activités. Donc, c’est un grand pas pour la jeunesse. Nous voulons que ces genres d’initiatives soient multipliés, parce que ça crée de l’emploi. Pour les maisons des jeunes, on avait 7 ; mais aujourd’hui, on en a neuf (9). Ce sont des initiatives que nous encourageons surtout pour la jeunesse de Ratoma qui a beaucoup été victime des manifestations politiques. La jeunesse de Ratoma a compris que la meilleure façon de lutter face à un gouvernement, c’est de collaborer avec l’Etat. Ce sont les jeunes qui me le disent. Nous sommes conscients de ce que nous sommes en train de faire. Nous appelons l’Etat à venir vers nous et nous les accueillons avec les bras ouverts », a indiqué Ibrahima Sory Sacko.

A en croire ce cadre communal, les jeunes de Ratoma ne vont plus battre le pavé pour des questions politiques.

« Nous sommes en train de travailler sur beaucoup de projets afin d’aider cette jeunesse de Ratoma. Nous voulons des projets de réinsertion économique des jeunes à travers l’entreprenariat, des formations, mais aussi d’infrastructures sportives. Même si aujourd’hui nous avons beaucoup de stades de proximité, mais nous avons besoin de les réhabiliter avec des gazons synthétiques. Nous voulons des terrains de Basket, parce que ça permet aussi d’encadrer les jeunes. Nous n’avons pas les moyens nécessaires pour accompagner nos jeunes. Mais, on a de l’espoir sur le président de la République qui a dédié son mandat aux jeunes et aux femmes. Aujourd’hui, la plupart des directeurs de la jeunesse dans les communes sont des jeunes. Cela nous encourage. Beaucoup de personnes et ONG ont des projets et envisagent d’aider cette commune parce qu’on dit que c’est ici qu’il y a assez de violences. Et, nous sommes en train de nous battre pour mettre fin à la violence. On ne dira pas qu’il n’y aura plus de manifestations à Ratoma, mais ça va être peut-être des manifestations sociales liées à la coupure de courant, à l’eau et à autres choses ; mais, pas des manifestations politiques », a déclaré Ibrahima Sory Sacko.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

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