Cas de la guinéenne testée positive à Ebola à Abidjan : les premiers contacts recensés à Labé

16 août 2021 à 22 10 57 08578

Les lignes ont bougé dans le processus d’identification des contacts de la jeune dame en provenance de Labé, qui a été testée positive à Ebola à Abidjan (Côte d’Ivoire). Réticente au départ, la famille de la patiente a finalement accepté de collaborer avec les autorités sanitaires, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

C’est un soulagement pour les autorités sanitaires de Labé. Jusqu’à ce lundi matin, 16 août 2021, elles peinaient à rentrer en contact avec la famille de la jeune dame qui a été testée positive à Ebola, quelques jours seulement après son arrivée dans la capitale ivoirienne, en provenance de Labé. Mais un peu plus tard dans la journée, les choses ont évolué dans la bonne direction. La famille a fini par accepter de collaborer avec les services de santé, qui cherchent à identifier et suivre tous les contacts de la patiente.

Une avancée saluée par le directeur préfectoral de la santé de Labé. « Nous continuons les investigations qui nous ont amenés pour le moment jusqu’à identifier la famille d’où est venue la jeune dame. Il y avait des réticences un peu de la part de la famille mais actuellement, nous avons trouvé la porte d’entrée pour pouvoir mieux évaluer la situation. Et on est en train d’identifier tous les contacts pour le suivi. Ce sont les investigations qui vont nous permettre de dire qui et qui ont eu des contacts avec elle.

Je viens d’appeler notre équipe qui est sur le terrain, les agents m’ont dit qu’ils sont actuellement au centre de santé de Ley Saarè, où il y a un agent de santé supposé être un de ses contacts. Après il y a la mère de la jeune dame et une de ses sœurs qu’on a identifiées », a annoncé Dr Mamadou Hady Diallo. Il ajoute que le domicile de la belle-famille de la patiente, où elle vivait depuis deux mois, a également été identifié. Les habitants des lieux doivent également être recensés et suivis pendant 21 jours.

Mais ce n’est que le début du processus. Le plus dur, c’est l’identification de toutes les personnes qui ont pu être en contact avec la patiente de Labé à Abidjan. Sachant qu’elle a voyagé par la voie routière et qu’elle a fait des escales à Macenta et à N’Zérékoré, cette mission s’annonce difficile voire impossible. « Avant de se rendre en Côte d’Ivoire, elle a traversé beaucoup de préfectures. Et on nous a dit qu’elle a passé un bref séjour à N’Zérékoré et à Macenta. Pour le moment, on ne sait même pas si c’est à Labé qu’elle a contracté la maladie ou si c’est en dehors de Labé », a dit le DPS de Labé.

Les autorités ont identifié un site à Safatou, un quartier de Labé, pour recevoir d’éventuels cas positifs ou de contacts à isoler.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Conflit domanial à Kankan : un blessé dans la famille du grand imam Karamo Bangaly Kaba

16 août 2021 à 21 09 08 08088

Un conflit domanial a éclaté ce lundi, 16 août 2021, dans la famille de Karamo Bangaly Kaba, le grand imam et inspecteur régional de la ligue islamique de Kankan. Et, c’est une portion de terre devant abriter la construction d’une  boutique derrière la concession de cet érudit qui a opposé les enfants du grand imam à ceux de son grand frère. La bagarre qui a éclaté entre les deux camps a fait un blessé, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ce sont les fils d’une même famille qui se sont battus pour une portion de terre d’un mètre carré. Derrière l’étage du grand imam de Kankan, N’nah Kandjan Kaba (la femme d’un des frères de l’érudit) a commencé la construction d’une boutique ; mais, les travaux aurait été violemment stoppés par Kallou Kaba, un des fils du grand imam.

N’nah Kandjan Kaba, propriétaire de la boutique

« J’avais mon hangar ici bien avant même la construction de cet étage. Mais, avant, chaque soir, il me fallait faire rentrer les objets que je vends. Donc, j’ai demandé à mon mari de m’aider à remplacer le hangar par une boutique. Hier (dimanche), on a commencé la construction de cette boutique. Et, aussitôt, un des fils du grand imam est venu dire que son père lui a demandé de dire à mon mari de ne pas masquer la fenêtre de la cuisine au moment de l’élévation du mur de la boutique. Mon mari lui a dit que la fenêtre ne sera pas masquée. Mais, quand il s’est retourné, il est allé dire que son père a appelé mon mari, que ce dernier a refusé d’aller. Maintenant, Kallou Kaba, un autre fils de l’imam est venu me dire que son père a convoqué mon mari qu’il a refusé de partir. Je lui ai dit que ce n’est pas vrai. De toute façon, si c’est à cause du mur, je lui ai dit qu’il ne masquera pas la fenêtre. Du coup, il a dit qu’on ne va plus construire la boutique. Et, il a commencé à m’insulter. Ce matin, quand ils ont convoqué une réunion dans la grande famille, Kallou a menacé de tuer mon fils avec un couteau. De là-bas, il est venu ici avec ses talibés pour détruire la construction de la boutique qu’on a commencée hier » a expliqué N’nah Kandjan Kaba.

Cependant, en plus des injures et des menaces qu’il aurait proférées, Kallou Kaba aurait blessé son frère Moustapha Kaba. Il lui aurait assené un coup de tabouret à la tête.

Moustapha Kaba, victime

« Ce matin, les membres de la famille ont convoqué une réunion. Quand j’ai commencé à donner les explications, un des fils de Karamo Bangaly s’est levé pour proférer des injures. Et, il s’est jeter sur moi, on a commencé à nous bagarrer. Et, pendant ce temps, Kallou a pris un tabouret pour me taper sur la tête. C’est ce qui a provoqué ma blessure sur ma paupière. Le domaine qui fait l’objet de litige n’appartient ni au grand imam, ni à mon père, c’est pour toute la famille », a indiqué Moustapha Kaba.

Dans la famille du grand imam, personne ne souhaite commenter cette affaire. « S’ils ont parlé de l’autre côté (chez la famille du frère du grand imam), nous (la famille de l’imam) on ne se livrera pas à la presse », a lancé un de ses fils de l’imam Karamo Bangaly Kaba que nous avons interrogé.

Compte tenu de la délicatesse de cette situation très gênante pour la première autorité religieuse de Kankan, le chef de quartier Timbo (présent sur les lieux) a demandé aux journalistes de « quitter rapidement les lieux ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Côte d’Ivoire : début des vaccinations contre Ebola

16 août 2021 à 21 09 06 08068

ABIDJAN, 16 AOUT 2021 (AFP) – L’opération de vaccination des agents du secteur de la santé contre le virus Ebola a débuté lundi en Côte d’Ivoire où un cas a été détecté il y a quelques jours à Abidjan, le premier depuis près de 30 ans, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Du brancardier au professeur de médecine, des dizaines de membres du personnel de santé ont reçu des doses de vaccin lors de cette opération qui s’est déroulée au sein Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody, un quartier d’Abidjan.

La Côte d’Ivoire a reçu de Guinée 5.000 doses de vaccins contre Ebola et « va vacciner le personnel de santé, les parents proches de la victime et ses contacts », a déclaré à l’AFP Germain Mahan Séhi, membre de la cellule de communication du ministère. 

Des sources sanitaires ivoiriennes avaient indiqué que les premières vaccinations des « groupes cibles », avaient débuté dimanche. 

Ces vaccinations démarrent après « la formation (…)  de plusieurs dizaines d’agents vaccinateurs en présence de cinq experts de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) venus de la Guinée » voisine, durement touchée de 2013 à 2016 et où le virus est réapparu en 2021.

Samedi, les autorités sanitaires ivoiriennes ont été informées par l’Institut Pasteur « d’un cas positif de maladie à virus Ebola après examen d’un échantillon prélevé » la veille « sur une jeune fille âgée de 18 ans de nationalité guinéenne« . 

« Il est extrêmement préoccupant que cette épidémie ait été déclarée à Abidjan, une métropole de plus de quatre millions d’habitants », avait estimé Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, dans un communiqué. 

« Aucun élément n’indique que le cas détecté en Côte d’Ivoire est lié à la récente flambée épidémique qui a touché la Guinée », estime l’OMS. « Une enquête plus approfondie et un séquençage génomique permettront d’identifier la souche du virus et de déterminer s’il existe un lien ». 

Ebola est une maladie virale souvent mortelle, qui touche les humains et d’autres primates. « Les taux de létalité ont varié de 25 à 90% lors des épidémies précédentes » selon l’OMS. « Néanmoins, il existe désormais un traitement efficace, et si les patients sont pris en charge à un stade précoce de la maladie, avec en parallèle des soins de soutien, leurs chances de survie s’améliorent considérablement ».

AFP

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Cellou Dalein dénonce : le « tourisme médical » d’Alpha Condé en Europe

16 août 2021 à 20 08 39 08398
Elhadj Cellou Dalein Diallo

Dans une post sur sa page Facebook ce lundi, 16 août 2021, Cellou Dalein Diallo a dénoncé la présence actuelle du président Alpha Condé en Europe. Le leader de l’UFDG assure que le chef de l’Etat guinéen est en train de faire « du tourisme médical », alors qu’il prive certains guinéens de sortie du territoire national pour des raisons de santé. Ainsi, l’ancien Premier ministre de Lansana Conté y voit une méthode inhumaine pour anéantir des adversaires politiques.

« Alpha Condé s’offre des vacances en Europe où il effectue plutôt du tourisme médical en s’octroyant les meilleurs soins de santé. Au même moment, il maintient l’interdiction faite sans aucune base légale à Fodé Oussou Fofana d’aller soigner son œil en France. Souhaite-t-il, en maintenant cette interdiction, que le Vice-président de l’UFDG perde son œil ? Je condamne énergiquement l’utilisation par le dictateur de ce genre de méthodes inhumaines pour tenter de neutraliser ses adversaires politiques », a écrit Cellou Dalein Diallo.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Sarata Kaba, épouse de K² : « mon mari a été un homme généreux et bon »

16 août 2021 à 18 06 07 08078

Deux jours après son décès, l’ancien ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation qui était jusque-là président du conseil d’administration de la LONAGUI (loterie nationale de Guinée) a rejoint sa dernière demeure. Ibrahima Kalil Konaté (alias K²) a été inhumé dans l’après-midi de ce lundi, 16 août 2021, au cimetière de Cameroun (Conakry). Un peu plus tôt, dans la matinée, un symposium a été organisé à son honneur à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé.

La cérémonie a connu la présence du président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, du premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, de plusieurs membres du gouvernement et d’institutions nationales ainsi que de nombreux proches et amis du défunt. Une mobilisation qui réconforte son épouse, Sarata Kaba, qui a exprimé ses sentiments au micro d’un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Habillée en blanc et entourée de ses trois enfants, Mme Konaté Sarata Kaba observe avec intérêt la foule venue assister au symposium organisé à la mémoire de son mari. Une mobilisation suffisante pour essuyer ses larmes. La veuve est soulagée de voir tout ce monde mobilisé pour rendre un dernier hommage à Ibrahima Kalil Konaté « K² ».

« J’ai un sentiment de réconfort, vu que tout ce monde s’est mobilisé comme un seul homme pour me soutenir. Je peux que cesser de pleurer et formuler des bénédictions pour mon époux. Car, il a été un homme généreux et bon. Sa bonté ne peut être qualifiée, les mots même me manquent pour parler de lui. Si je me mets à le définir, je risque de faire un livre », a-t-elle déclaré.

Après le choc et l’émotion causés par la disparition tragique de son époux, elle souhaite que tout le monde se consacre à faire des prières pour le repos de son âme. « Je demande à tout un chacun de prier pour le repos éternel de mon mari. De mon côté et du côté de toute la famille, nous prions et nous prierons nuit et jour jusqu’à la fin de nos jours », a indiqué Mme Konaté.

Les sentiments de Sarata Kaba sont partagés par Abdoulaye Konaté, frère de l’ancien ministre K². Satisfait de la mobilisation des autorités et des anciens collaborateurs du défunt, ce cadre du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation s’en remet à la volonté de Dieu.

« Bien que peinés, nous avons été heureux de voir autour de nous tous ceux avec qui notre frère collaborait. C’est vrai que c’est très douloureux aujourd’hui de perdre un homme qui nous est très cher. Mais avec la volonté de Dieu, on ne peut rien, l’homme doit s’en remettre à la volonté divine », a dit le frère du défunt.

Ibrahima Kalil Konaté dit K² laisse derrière lui une femme et quatre enfants dont deux filles.

Amadou Diarouga Baldé pour Guineematin.com

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Inauguration de l’école Pr Alpha CONDE de Dyoti : le discours du président de l’APEPTG

16 août 2021 à 17 05 27 08278

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, l’école primaire  »Professeur Alpha Condé de Dyoti » a été inaugurée le 17 juillet dernier. Construite par l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual (APEPTG), cette école a coûté près de 150 millions de nos francs avec un apport de la Banque internationale de commerce et d’industrie de Guinée (BICIGUI) à hauteur de 75 millions de francs guinéens.

Une grande cérémonie a été organisée pour cette inauguration avec la participation des autorités municipales, sous-préfectorales de Koumbia et celles de la préfecture de Gaoual, des représentants de l’Union des ressortissants de Koumbia à Conakry, du Doyen de l’Association pour le Développement de Madina-Guilédji et de l’Association Tambital Bowé.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité du discours que monsieur Abdoulaye Baldé, président de l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual (APEPTG) avait prononcé à cette occasion. 

Cérémonie inaugurale de l’école primaire Pr Alpha CONDE de Dyoti : Discours du président de l’APEPTG :

Abdoulaye Baldé, président de l’APEPTG

Monsieur le Préfet de Gaoual,

Monsieur le Secrétaire général du RPG Arc-en-ciel de Gaoual, représentant le Président du Groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel, parrain de la cérémonie,

Monsieur le Maire de Koumbia, Président d’honneur de la cérémonie,

Monsieur le Gouverneur Elhadj Dansa Kanté, Doyen de l’ADEMA,

Messieurs les Représentants de l’Union des ressortissants de Koumbia à Conakry,

Monsieur le Directeur préfectoral de l’environnement de Gaoual,

Monsieur le Chef section des Eaux et Forêts de Gaoual,

Monsieur le Sous-préfet de Koumbia et Madame,

Messieurs les anciens maires de Koumbia,

Monsieur le Premier Vice-maire de Koumbia et les Conseillers

Distingués Présidents de Districts de Madina-Guilédji, Hakkoudé Thiandhi et Dara-Bowé

Vénérables membres de la Ligue islamique de Koumbia, imams et sages de Koumbia,

Très respectueux sages, femmes et jeunes des Secteurs de Faghan et de Dyoti, Populations de Koumbia,

Honorable président,

Mesdames et messieurs, distingués invités, chers hôtes,

Tout d’abord, permettez-moi de rendre grâce à Allah, notre créateur et Bienfaiteur. En effet, il était prévu qu’on se retrouve pour cette belle fête avec l’une des plus importantes figures de notre Assemblée nationale, je veux nommer l’Honorable Aly Kaba, Chef de la majorité parlementaire.

Malgré son agenda très chargé, malgré la distance et l’état de la route, ce haut responsable du Parlement tenait à rehausser de sa présence cette cérémonie. Malheureusement, pour des raisons d’Etat, il n’a pas pu faire le déplacement. Cependant, il s’est fait représenter dignement, à travers le Secrétaire général de la Section du RPG Arc-en-ciel, Monsieur Ibrahima Diallo dit Takoula. Nous vous souhaitons la bienvenue ainsi que l’importante délégation conduite par le tout nouveau préfet de Gaoual, Monsieur Lanfia Kouyaté.

Monsieur le Préfet, chers invités,

Il y a six mois, jour pour jour, nous étions là pour lancer les travaux de reconstruction de l’école de Dyoti, détruite en 2019, par une tornade.

Grâce à Dieu, notre Seigneur et aux bénédictions des sages, l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual, APEPTG, a trouvé une oreille attentive auprès de la Banque Internationale de Commerce et d’industrie de Guinée, BICIGUI, à travers son programme « Opérations Help 2 Help », ou entraide, pour décrocher un financement de 75 millions de francs guinéens en vue de reprendre et d’agrandir cette école primaire qui passe d’une à deux salles de classe avec une direction, équipées de 40 tables-bancs et d’un bloc latrine de trois cabines.

Monsieur le Préfet,

Distingués invités,

La rencontre qui nous réunit ici, ce 17 juillet 2021, a une triple signification. Inaugurer cet établissement prêt à recevoir les enfants dès la prochaine rentrée scolaire, faire son baptême et procéder au lancement de la campagne de reboisement 2021.

Mais avant, permettez-moi, de rendre un vibrant hommage au président du District de Dara-Bowé, Elhadj Saafa Diallo, qui, en vrai patriarche, a su se lever, alerter les consciences mais surtout mobiliser les moyens à sa portée et s’engager pour la reconstruction de cet édifice. A lui seul, je veux dire sa famille et ses concitoyens qui ont accepté de s’associer au projet, revient le mérite de la construction du bloc de latrine, la prise en charge des ouvriers et bien entendu une part importante des agrégats. Qu’il trouve ici les sincères félicitations de l’APEPTG.

En ma qualité de Président de l’APEPTG, permettez-moi d’exprimer ma profonde gratitude à la BICIGUI, sans l’apport de laquelle, cet établissement ne verrait sans doute pas le jour maintenant. A travers la BICIGUI, nous remercions très vivement, Cheick Amadou Tidiane Mané, Ingénieur architecte, travailleur de cette banque qui a parrainé le projet.

Que le Maire de Koumbia et toutes les bonnes volontés, dont l’apport a été significatif, trouvent ici notre profonde reconnaissance. Grâce à la mairie, l’école a bénéficié de 40 tables-bancs et des bureaux pour les maîtres.

Je n’oublie pas les ouvriers, à la tête desquels, Maître Sadiouma Sidibé, qui a su, d’une main de maître, nous livrer ce bel édifice et dans un délai de quatre mois seulement.

Que dire de la presse ! De Guineematin.com à la Radio Communautaire de Koumbia, en passant par la Radio rurale de Gaoual et l’AGP, chacun de ces organes a activement contribué à la réussite de ce projet. Merci aux journalistes.

Monsieur le préfet, Distingués hôtes,                         

Cet établissement, est votre fruit, puisqu’il est le fruit de l’engagement et de la détermination de vos enfants, réunis au sein de l’APEPTG. C’est pourquoi, je m’en voudrais si je n’adresse pas mes vives félicitations aux membres de cette ONG et surtout à l’équipe de Coordination, qui a monté le projet, suivi les travaux et apporté le financement complémentaire pour finir les ouvrages. Aux membres de l’ONG, basés aussi bien à Conakry qu’ici à Koumbia, je vous félicite et vous dis bravo pour votre courage et votre générosité envers des tout petits et des futures générations de notre pays.

Certains vont se demander combien ce bijou a coûté. Oui, ce n’est pas le montant ou la manière de le mobiliser qui importe. Même s’il a été parfois un peu hardi de terminer l’édifice qui a pris près de 150 millions de francs.

Monsieur le Préfet,

Distingués hôtes, populations de Koumbia

La deuxième signification de cet évènement est la décision partagée de l’APEPTG, du District de Dara-Bowé, de la Mairie de Koumbia et sans doute des populations bénéficiaires d’attribuer à cet établissement le prestigieux nom du Président de la République, Chef de l’Etat, le Pr Alpha CONDE, homme de paix et de développement.

Nous formulons ici et devant vous la demande auprès des autorités compétentes pour que le changement de nom de cette école soit effectif à partir de ce jour. Également, ce serait un travail inachevé si des enseignants de bon niveau ne sont pas affectés dans cet établissement pour la formation des enfants.

Pour nous, c’est notre seule manière de dire MERCI au Président de la République pour ses efforts de développement. Nous sommes persuadés, un jour non loin arrive où la route  nationale Boké-Gaoual, sera bitumée et les activités d’élevage et agricoles, normalisées et protégées, face aux nombreuses agressions qu’elles subissent en ce moment. C’est du moins le cri de cœur des braves populations de Koumbia et de toute la préfecture de Gaoual, à l’endroit du Président de la République, le Pr Alpha CONDE.

Enfin, la 3ème signification de cette rencontre historique de Faghan, est le lancement de la 5ème édition de la campagne de reboisement de l’APEPTG.

Nul n’a besoin de montrer la nécessité pour l’humanité de protéger son environnement. De nos jours, l’une des plus grandes problématiques planétaires, est le dérèglement climatique suivi de ses nombreuses conséquences. A Gaoual, l’avancée du désert marquée par la rareté des pluies, le sévère ensoleillement, la chaleur insoutenable et leurs conséquences sur la santé, la vie et les activités humaines, se passent de tout commentaire. 

Notre seule manière de sauver nos vies et celles de nos animaux et des autres écosystèmes ou encore de promouvoir l’agriculture et l’élevage, est de reboiser partout et de veiller à la réussite de ces plantes.

Mais ce n’est pas tout. Ce reboisement doit être l’affaire aussi bien des citoyens que des autorités et des sociétés minières évoluant dans la zone.

C’est pour cette raison, une fois encore, tout en remerciant les autorités à tous les niveaux pour leur implication dans la protection de l’environnement, l’APEPTG, exhorte la commune de Koumbia et toutes les autres municipalités de la préfecture, d’inscrire clairement et régulièrement dans leur Programme de développement local, PDL, une ligne budgétaire destinée exclusivement au reboisement.

Aux autorités préfectorales, de veiller non seulement à l’application rigoureuse de ce principe au niveau des collectivités, mais aussi d’appuyer et encourager les ONG évoluant dans le cadre de la protection de l’environnement.

C’est le lieu pour nous de rendre un vibrant hommage au Préfet Elhadj Souleymane Sow qui, par deux fois de suite, a présidé et appuyé nos campagnes de reboisement. Nous prions le Tout Puissant Allah, de lui accorder le Paradis. Amine

Egalement, c’est le lieu et l’occasion d’exprimer notre profonde gratitude au Préfet Lanfia Kouyaté, grâce à qui, l’APEPTG a bénéficié d’un agrément.

Que dire des agents et responsables de l’environnement et des Eaux et forêts jusqu’à la base, si non que l’APEPTG leur reste reconnaissante.

Aux autorités de la Sous-préfecture, de la Commune et des services de défense et de sécurité, l’APEPTG vous dit merci pour votre soutien.

Avant de finir, permettez-moi, au nom de l’APEPTG, d’adresser une fois encore notre profonde reconnaissance à l’Honorable Aly Kaba, Président du Groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, qui nous a toujours montrés son souci constant de contribuer aux côtés des fils et filles de Gaoual, au progrès de cette localité. Qu’il en soit vivement remercié.

Aux autorités à tous les niveaux et à toutes les populations, merci pour votre soutien. Une fois de plus, l’APEPTG a besoin de vous pour restaurer et sauvegarder notre environnement, notre bien commun le plus précieux. Je vous remercie.

Vive la Guinée

Vive la Préfecture de Gaoual

Vive l’APEPTG

Abdoulaye Baldé, président de l’APEPTG

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Hamdallaye Mosquée : un corps sans vie retrouvé dans un caniveau

16 août 2021 à 16 04 09 08098

Les habitants du quartier Hamdallaye Mosquée, dans la commune de Ratoma (en banlieue de Conakry), ont fait une découverte macabre ce lundi, 16 août 2021. Ils ont retrouvé le corps sans vie d’un homme dans un caniveau, situé aux abords du rond-point de Hamdallaye. Selon le président du conseil de quartier, interrogé par un reporter de Guineematin.com, la victime n’a pas été identifiée et les circonstances de sa mort ne sont pas pour l’heure connues.

« Tous ceux qui sont venus voir le corps ne l’ont pas reconnu. Moi-même je n’ai pas pu le reconnaître. Donc, je pense que le corps est venu de loin. Il n’a pas pu dépasser ici, parce qu’il y avait un bac à ordures dans le fossé qui l’a retenu. On a trouvé sur lui deux téléphones et un montant de 70.000 francs guinéens », a expliqué Mohamed Soumah, chef de quartier de Hamdallaye Mosquée.

Sur instruction du procureur de Dixinn, le corps a été déposé à la morgue de l’hôpital Ignace Deen de Conakry. Selon le chef de quartier, les services de sécurité vont chercher à retrouver ses parents. « Les téléphones trouvés sur la victime sont complètement mouillés. Mais ils vont mettre les puces dans un autre téléphone pour appeler afin de voir si on peut retrouver les parents de la victime. C’est qui a été arrêté », a-t-il annoncé.

Mohamed Soumah, chef du quartier Hamdallaye mosquée

Selon l’autorité locale, ce n’est pas la première fois qu’un corps sans vie est retrouvé dans un caniveau à Hamdallaye Mosquée. Même si la cause du décès de ce jeune homme n’est pas encore élucidée, certains pensent qu’il a été emporté par les eaux de ruissellement. C’est pourquoi, le président du conseil de quartier demande au gouvernement de couvrir les caniveaux.

« Les gens doivent savoir que quand il pleut, ce n’est pas facile de circuler, parce que les caniveaux ne sont pas complètement couverts. Quand il pleut beaucoup, on ne sait pas où se trouvent les caniveaux. Donc, en circulant, si tu ne connais pas les lieux, tu risques de te retrouver dans un caniveau. C’est pourquoi, je demande à l’Etat de couvrir les caniveaux », a lancé Mohamed Soumah.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 622 67 36 81

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Agression des journalistes à Mamou : les excuses d’Elhadj Kolon Barry à Global Fm

16 août 2021 à 15 03 31 08318
Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, les animateurs de l’émission ‘’Choc des idées’’ de la radio Global Fm Mamou ont récemment été victime d’agression (injures et menaces) et de destruction de bien (un téléphone cassé) de la part de monsieur Alpha Saliou Barry, conseiller communal élu sous la bannière du RPG arc-en-ciel à la mairie de Mamou. Cet acte de l’élu local a indigné les professionnels des médias de Guinée. Et, l’affaire a finalement été portée devant le parquet du tribunal de première instance de Mamou. Seulement, à l’occasion d’une rencontre avec la presse locale hier, dimanche 15 août 2021, l’inspecteur régional des affaires religieuses, Elhadj Amadou Kolon Barry, a sollicité un règlement à l’amiable de cette affaire. L’autorité religieuse régionale a regretté cette agression et a présenté des excuses à la presse guinéenne, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville carrefour.

Cette rencontre convoquée par l’érudit s’est tenue à son domicile au quarter Almamyah-Terrain, en présence de certains responsables de la commune urbaine de Mamou et de nombreux journalistes de la ville carrefour. Et, à cette occasion, Elhadj Amadou Kolon Barry a fait par de son indignation face à l’ineptie dont le conseiller Alpha Saliou Barry a fait montre à l’égard des journalistes de Global Fm. Il a également émis le souhait de voir cette affaire réglée à l’amiable, tout en assurant cet éhonté du chargé de l’assainissement à la mairie sera la dernière agression contre un journaliste à Mamou.

Elhadj Amadou Kolon Barry

« J’étais à Conakry pour continuer mes traitements, j’étais malade, quand j’ai appris avec regret cette confrontation entre les fils de Mamou. C’est dans cette optique que j’ai invité mes enfants journalistes pour qu’ensemble on pense à comment circonscrire le problème. Nous sommes d’accord qu’ils (les journalistes) ont vraiment raison. Mais, avec l’ensemble des autorités et les sages de Mamou, nous allons mettre fin et enterrer ce problème. Il faut qu’à Mamou chaque cadre et citoyen trouve sa place d’honneur dans la société. Nous regrettons très profondément cet acte. Vous êtes nos enfants ; et, nous en  sommes reconnaissants de tout ce que vous faites pour nous. Nous vous soutenons. Ça sera une dernière fois à Mamou, pourquoi pas dans le pays. Nous allons suivre une procédure pour gérer ce problème et par anticipation nous demandons pardon à la presse en générale », a dit Elhadj Amadou Kolon Barry.

Sur place, aucune garantie n’a été donnée à cet érudit sur un retrait de la plainte contre Alpha Saliou Barry. Mais, on apprend que ce conseiller hostile à la critique a déjà payé le téléphone qu’il a cassé à la radio Global Fm. Et, ce lundi, une réunion des médias locaux et le syndicat de la presse est en cours pour « adopter une position commune face cette situation ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Manifestation à Maleyah (Siguiri) : les activités de la SAG paralysées à Foulata

16 août 2021 à 15 03 15 08158

Avec des foulards rouges à la tête, une centaine de femmes en colère manifestent depuis hier, dimanche 15 août 2021, sur le site d’exploitation de la société aurifère de Guinée (SAG) à Foulata, un district de la commune rurale de Maleyah, dans la préfecture de Siguiri. Elles exigent de la SAG le recrutement de leurs enfants (les jeunes) et leurs maris. Et, pour se faire entendre, elles ont arrêté les activités du bloc 2 de ladite société dans leur localité.

Selon des informations confiées au correspondant préfectoral de Guineematin.com par les jeunes de la localité, ces femmes ont réussi à immobiliser les machines qui travaillent dans le bloc 2 de la SAG à Foulata. Elles ont passé la nuit sur ce site. Et, les militaires déployés sur place pour les déloger n’ont rien pu faire pour le moment.

« Depuis hier, les femmes en Foulard rouge ont investi le site. Elles demandent le recrutement de leurs enfants et leurs maris par la SAG. Tu sais, il y a quelques années, la SAG a commencé à exploiter une zone minière à Foulata. Donc, nous avons demandé à la SAG de recruter nos jeunes. Mais, nous constatons avec regret qu’elle recrute des jeunes ailleurs pour venir travailler ici. C’est ainsi que les jeunes ont arrêté une machine 7×7. Hier, nous avons reçu la nouvelle qu’il y a 6 pick-up remplies de militaires pour arrêter les jeunes. Donc, les femmes ont porté les foulards pour investir le site pour non seulement empêcher les militaires d’arrêter les jeunes, mais aussi demander à la SAG de recruter les jeunes. Les femmes ont passé la nuit sur le site. Pour le moment, elles ont arrêté les activités. Nous avons rencontré les militaires, le maire et moi. Et, nous avons promis aux militaires qu’il n’y aura pas de dégâts, mais de laisser aussi les femmes réclamer leurs droits », a expliqué Dantiny Sacko, le président de la jeunesse de Foulata.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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Lamine Touré, DPE de Dubréka : « nous n’allons pas cesser de pleurer K² »

16 août 2021 à 15 03 04 08048

Décédé samedi dernier des suites de Covid-19, l’ancien ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation qui était jusque-là président du conseil d’administration de la LONAGUI (loterie nationale de Guinée) sera inhumé ce lundi, 16 août 2021, au cimetière de Cameroun (Conakry).

La levée du corps a eu lieu ce matin à l’hôpital sino-guinéen de Kipé, en présence du président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, du premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, des membres du gouvernement et d’institutions nationales ainsi que de nombreux proches et amis du défunt. A cette occasion, certains ont fait des témoignages sur les qualités humaines de l’ancien ministre, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Harlette Bangoura, secrétaire particulière de défunt

Harlette Bangoura, en service au ministère des transports, est encore sous le choc. Cette dame, qui a été secrétaire particulière de K² pendant plusieurs années, a été profondément touchée par la mort de son mentor. « M. K² était presque mon père, il était tout pour moi, il a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Lorsque j’ai appris son décès, je n’en revenais pas. J’ai été sa secrétaire particulière de 2013 à 2018. D’abord, à la DCE de Matoto, puis au ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation. Parce que lorsqu’il a été nommé à la tête de ce département, il m’a fait venir là-bas. Après deux années passées dans ce département, il m’a envoyée au ministère des transports comme secrétaire particulière du ministre Aboubacar Sylla. Au départ de ce dernier, monsieur K² m’a encore recommandé à l’actuel ministre des transports, Dr Mohamed Keïta. On ne peut pas parler de M. K², sinon on risque de faire un livre. C’est un homme humble. Je prie pour le repos de son âme ».

Mohamed Lamine Touré, directeur préfectoral de l’éducation DPE de Dubréka, ami du défunt

Mohamed Lamine Touré, directeur préfectoral de l’éducation de Dubréka, connaît très bien aussi Ibrahima Kalil Konaté, dont il loue les qualités. « Je pense être mieux indiqué pour parler de K², il a commencé sa vie professionnelle avec moi. Nous étions pendant la première République, enseignants au CR Oumar Dramé. M. Ibrahima Kalil Konaté était d’abord en situation de classe. Craie en main, nous avons accompagné la nation avec toute notre énergie. Je retiens de K² un humaniste mais aussi quelqu’un qui est attaché à son travail.

C’est quelqu’un qui a le respect de la parole donnée et qui n’a jamais laissé en route ses amis. Ibrahima Kalil Konaté a été enseignant, encadreur scolaire (d’abord principal puis directeur communal de l’éducation de Matoto). Il a été politique, administrateur et syndicaliste, puis un bon ministre de l’éducation nationale. Nous n’allons pas cesser de pleurer K². Nous saurons pardonner et accepter la volonté de Dieu, parce que c’est lui le grand créateur, mais nous ne saurions l’oublier. Car il a été un ami sincère, affable et humble. Quelque fois virulent et pondéré », a témoigné le DPE de Dubréka.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Sény Doré : « je prie le gouvernement de libérer mon frère, Djésiné Ousmane Doré »

16 août 2021 à 13 01 08 08088
Sény Doré, agent de santé

Originaire de la préfecture de Lola (dans la région de la Guinée forestière) et domicilié à la Cimenterie (dans la préfecture de Dubréka), monsieur Djésiné Ousmane Doré a été arrêté à son domicile au lendemain de la réélection contestée du président Alpha Condé pour un troisième mandat à la tête de la Guinée, le 18 octobre 2020. Depuis, ce jeune maçon croupit à la maison centrale de Conakry sans jugement. Sa famille croit fortement à son innocence et a déjà engagé des démarches pour sa sortie de prison. Mais, toutes les tentatives d’obtenir sa libération sont encore vaines. Aujourd’hui, sa soeur, Sény Doré, s’inquiète et demande aux autorités de libérer son jeune frère.

Selon des informations confiées à Guineematin par la famille, Djésiné Ousmane Doré a été arrêté chez lui à 2 heures du matin par des agents des forces de sécurité. Et, aujourd’hui, sa famille n’a aucune lecture claire de sa situation. Et pourtant toutes les personnes avec qui il a été arrêté ont déjà recouvré leur liberté.

Sény Doré, agent de santé

« Mon frère Djésiné Ousmane Doré a été arrêté lors des violences qui ont suivi l’élection présidentielle. On les a arrêtés sous prétexte que ce sont eux qui faisaient les dégâts et qui jetaient les cailloux. Pourtant, lui, il ne faisait rien. C’est la nuit, à 2 heures du matin, qu’ils sont venus l’arrêter chez lui à la Cimenterie, alors qu’il dormait. Nous avons été informés le lendemain de son arrestation. On ne connait pas trop sa situation. On nous avait dit qu’il allait être libéré lui et les autres détenus. Mais, les autres ont été libérés ; et, lui, non. C’est suite à cela que nous avons appris que les juges et les avocats sont partis en congé. Nous sommes allés voir l’avocat, Me Thierno Souleymane Baldé, pour qu’il puisse nous aider pour que mon jeune frère puisse regagner sa liberté. Mais, jusqu’à présent, rien n’est fait encore », a expliqué Sény Doré, interrogée par un reporter de Guineematin.com en fin de weekend dernier.

Apparemment, depuis l’incarcération de son frère (qui est le bras valide), cette jeune agent de santé est la seule à s’occuper de la famille. Et, cette écrasante charge pèse très lourd actuellement sur ses épaules. L’absence de son frère Ousmane est pénible et crée un grand vide au sein de sa famille. C’est pourquoi, elle demande aux autorités de le libérer de prison qu’il rentre pour soutenir sa famille qui a tant besoin de lui.

« Je demande aux autorités de m’aider pour que mon frère soit libéré. Nous n’avons pas les moyens, nous sommes pauvres. C’est avec son métier de maçonnerie qu’il arrivait à apporter quelque chose en famille. C’est lui qui donnait la dépense ; mais, aujourd’hui, je suis la seule à m’occuper de la famille. Et, c’est vraiment difficile. Donc, je prie le gouvernement de nous aider à libérer mon frère, Djésiné Ousmane Doré », a plaidé Sény Doré.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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L’opposant zambien, Hakainde Hichilema, bat le président sortant Edgar Lungu : un espoir pour les opposants africains ?

16 août 2021 à 12 12 42 08428

Aux premières de ce lundi, 16 août 2021, la Commission électorale de la Zambie a déclaré le candidat de l’opposition Hakainde Hichilema (59 ans) vainqueur de l’élection présidentielle du 12 août. Le candidat du Parti uni pour le développement national (UPND) a battu le président sortant Edgar Lungu (64 ans) avec 2 810 757 des suffrages exprimés contre 1 814 201 voix pour son adversaire et candidat du Front patriotique (PF), a annoncé le président de la commission électorale.

Cinq fois candidat malheureux, Hakainde Hichilema avait déjà affronté le président Edgar Lungu à deux reprises : d’abord lors d’une élection spéciale en 2015, suite au décès inattendu de Michael Sata, alors président. L’année suivante, le président Lungu s’est à nouveau imposé, remportant un mandat complet de cinq ans.

C’est sans doute une nouvelle qui peut procurer de la joie aux africains, avides des changements démocratiques et particulièrement aux opposants qui rêvent d’alternance.

Les opposants guinéens Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, Lansana Kouyaté et Cie peuvent par exemple y puiser un argument contre ceux qui souhaitent les voir quitter la scène (après trois tentatives infructueuses contre Alpha Condé) qu’ils peuvent bien se faire installer à Sékoutouréya à la 4ème élection présidentielle…

Enfin, un si grand écart de voix (2 810 757 des suffrages exprimés contre 1 814 201 pour le président sortant) prouve que les citoyens peuvent bien se débarrasser des régimes impopulaires, malgré la tentation des dirigeants africains à s’accrocher au pouvoir…

À suivre !

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Gaoual : les orpailleurs clandestins refusent de quitter Kounsitel et menacent…

16 août 2021 à 11 11 38 08388

La découverte d’une mine d’or à Kounsitel, au mois de juin dernier, ne fait pas que des heureux dans la préfecture de Gaoual. Aujourd’hui, les populations locales sont partagées entre la joie d’abriter un tel trésor et les appréhensions des conséquences d’une exploitation anarchique du métal jaune.

En effet, le 10 août 2021, des orpailleurs clandestins, mécontents d’être délogés en brousse, avaient semé la manique dans la ville de Kounsitel, et détruit la maison des jeunes avant d’incendier le domicile privé du responsable des jeunes de la localité.

Après la mise en garde des autorités et l’exigence de respecter le mot d’ordre interdisant l’exploitation clandestine de la mine, ces visiteurs indésirables ne semblent avoir ni oreille ni œil pour entendre et voir.

Ce lundi 16 août, le maire de Kounsitel, Chérif Diallo, joint par Guineematin.com, soutient non seulement que les orpailleurs clandestins n’ont pas quitté les lieux mais pire, même le cimetière de la ville est menacé. Dans une vidéo postée par des jeunes défenseurs de l’environnement, l’on voit clairement des trous ouverts au milieu des herbes et à quelques mètres seulement de ce lieu sacré.

Selon maire, ces individus auteurs de ces destructions bénéficient d’une complicité qui défie l’entendement.

Chérif Diallo, maire de Kounsitel

« Ils sont couverts par les militaires et personne ne me dira le contraire. Ces derniers les observent et laissent faire. Si non comment comprendre après les dégâts enregistrés le 10 août, qu’il n’y ait aucune arrestation dans leur rang et mieux, les abris de fortune qu’ils ont installés soient laissés intacts malgré l’ultimatum de les dégager qui a été lancé par les autorités. L’ultimatum de trois jours a expiré hier dimanche 15 août et ils toujours sont là en train de creuser. Personne ne bouge. Alors que le Gouvernement a interdit l’exploitation clandestine de cette mine mais les agents qui sont là, ne font rien pour faire respecter cet ordre de l’Etat. Cependant, les jeunes qui avaient manifesté pour demander le départ des clandestins eux, avaient été arrêtés, jugés et condamnés. C’est vraiment incompréhensible et inacceptable ce qui se passe à Kounsitel. Les gens sont partout dans la brousse et le cimetière même est menacé », a soutenu l’élu de Kounsitel, apparemment débordé par les appétits de tous genres portés par des individus décidés à devenir riche à tout prix.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Labé : les autorités peinent à identifier les contacts de la fille, testée positive à Ebola en Côte d’Ivoire

16 août 2021 à 11 11 37 08378
Dr Mamadou Houdy Bah, Directeur régional de la santé de Labé

La tâche s’avère compliquée pour les autorités sanitaires de Labé. Depuis qu’un cas positif d’Ebola en provenance de cette ville de Guinée a été diagnostiqué à Abidjan (Côte d’Ivoire), elles cherchent à identifier ses contacts pour les suivre. Ce qui reste pour l’heure impossible, en raison de la réticence des membres de sa famille, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Les autorités sanitaires de Guinée sont de nouveau en alerte, suite à la découverte d’un cas positif d’Ebola en Côte d’Ivoire. En effet, la patiente, une jeune fille de 18 ans, est venue de Labé (en Moyenne Guinée) et s’est rendue à Abidjan par voie routière. Depuis l’annonce de cette nouvelle, les directions régionale et préfectorale de la santé de Labé tentent de retrouver la famille de la patiente, en vue d’identifier et suivre toutes les personnes qui ont eu des contacts avec elle avant son départ pour la capitale ivoirienne.

Mais, selon le directeur régional de la santé, interrogé par Guineematin.com dans la matinée de ce lundi, 16 août 2021, cette mission est pour l’instant impossible. Dr Mamadou Houdy Bah indique que ses services ont eu des numéros de téléphones de certains proches de la fille, mais ces derniers refusent de coopérer. « Quand on les appelle, dès qu’on se présente, ils raccrochent », déplore le responsable sanitaire. A travers leurs investigations, les autorités ont réussi à localiser le domicile de la famille maternelle de la patiente, qui se trouve au quartier Tata, dans la ville de Labé.

Mais la première équipe qui s’est rendue sur les lieux ce lundi matin, n’a pu avoir aucune information, en raison de la réticence qui est très forte. Les autorités sanitaires de Labé et leurs partenaires sont en réunion de crise en ce moment même pour plancher sur cette situation. Ils vont débattre des voies et moyens à utiliser pour identifier tous les contacts de la jeune fille qui vivent à Labé afin de les suivre. Pour cela, il faudra notamment localiser la belle-famille de la patiente, où elle vivait avant son départ pour Abidjan, où se trouve son mari.

A suivre !

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : plusieurs travailleurs grévistes de la société Albayrak arrêtés

16 août 2021 à 10 10 55 08558

« La grève continue jusqu’à satisfaction de nos revendications… Ils sont en train de faire sortir des bus un à un en prenant les conducteurs des camions poubelles… en remplacement des conducteurs titulaires qui sont en grève… on ne va pas suspendre le mot d’ordre de grève tant que nos revendications ne sont pas satisfaites ».

C’est un premier jour de grève très difficile pour les travailleurs de la société Albayrak transport à Conakry. Les employés de cette société turque ont entamé ce lundi, 16 août 2021, un mouvement de débrayage pour exiger une augmentation de salaire (100%), l’immatriculation de l’ensemble des travailleurs à la caisse nationale de sécurité sociale, la signature du contrat de tous les travailleurs et le départ de la directrice de communication de la société. Mais déjà, plusieurs de ces grévistes ont été arrêtés très tôt dans la matinée par la gendarmerie. Et, plusieurs d’entre eux (dont le secrétaire général du syndicat desdits travailleurs) sont activement recherchés.

Selon des informations confiées à un reporter de Guineematin.com, c’est l’Eco-4 de la gendarmerie qui est intervenue à coups de matraques et de gaz lacrymogènes pour disperser les grévistes qui étaient massés dans la cour de la société. Et, les agents ont procédé à quelques interpellations sur place.

Aboubacar Mariame Fofana, secrétaire général du syndicat des travailleurs de Albayrak transport

« Ce matin, c’est notre première journée de grève. Depuis 4 heures, nous sommes au dépôt pour observer notre mot d’ordre de grève. Quand nous sommes venus, le colonel de la gendarmerie Eco-4 de Matoto est venu avec ses hommes dans la cour. Il s’est entretenu avec moi. Il a demandé de monter dans le bus. J’ai dit : ‘’non Colonel, ce n’est pas votre rôle. C’est à la direction de nous demander de monter dans le bus’’. Je lui ai dit que nous avons dit à la direction que nous sommes en grève. Donc, il a demandé qu’on sorte carrément de la cour. Nous avons dit, non. Nous sommes munis de badges et nous avons nos tenus avec nous. Nous sommes des travailleurs, nous restons ici, mais nous ne voulons pas travailler. Il s’est replié, il est revenu par la force pour disperser les gens. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes sur  les travailleurs, avec des matraques en mains. On a maltraité des travailleurs comme si c’étaient des badauds qui étaient là. Quand les gens ont été dispersés, beaucoup ont été arrêtés (une quinzaine de travailleurs). Parmi ces travailleurs, il y a des syndicalistes, des conducteurs, des contrôleurs et des receveurs qui sont à l’Eco-4 en ce moment même à la gendarmerie de Matoto. Heureusement que moi je ne suis pas pris encore. Je suis dans un lieu sûr. C’est moi qu’ils recherchent. Depuis 5 heures ils sont en train de me chercher. Je ne suis pas en sécurité, quand je me présente seulement, ils vont me prendre », a indiqué Aboubacar Mariame Fofana, secrétaire général du syndicat des travailleurs de Albayrak transport.

En dépit de la répression dont ils sont victimes, les travailleurs grévistes ne comptent pas baisser les bras. Ils promettent d’observer ce débrayage jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

« La grève continue jusqu’à satisfaction de nos revendications… Maintenant, ils sont en train de faire sortir des bus un à un en prenant les conducteurs des camions poubelles pour venir monter dans des bus en remplacement des conducteurs titulaires qui sont en grève. Peut-être que le secrétaire général et l’ensemble des travailleurs qui sont en grève seront réglés définitivement pour qu’ils quittent cette entreprise. En tout cas, on ne va pas suspendre le mot d’ordre de grève tant que nos revendications ne sont pas satisfaites », a martelé Aboubacar Mariame Fofana.

A suivre !

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Siguiri : 2 blessés graves dans un affrontement à Doko

16 août 2021 à 10 10 07 08078

Des violences ont eu lieu hier, dimanche 15 août 2021, à Doko, dans la préfecture de Siguiri. Deux groupes de jeunes se sont violemment affrontés dans cette sous-préfecture, faisant deux blessés graves, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Cet affrontement a opposé des partisans et des opposants du nouveau bureau du district de Doko centre. Selon Mamady Keïta, membre du groupe opposé à la nouvelle équipe dirigeante du district, c’est le recouvrement des taxes dans les mines d’or qui est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

« Après la dissolution de l’ancien bureau du district pour détournement, les autorités ont demandé aux sages d’envoyer une liste pour la mise en place d’un bureau provisoire. Mais le maire, en complicité avec le secrétaire général de la section RPG Arc-en-ciel de Doko, a modifié la liste établie par les sages, ils sont venus installer leur bureau.

Donc, comme il n’y a pas eu d’entente, il a été demandé au bureau contesté de surseoir d’abord à tout recouvrement. Mais ce dimanche, aux environs de 12 heures, une équipe envoyée par le bureau du district est sortie pour recouvrer les taxes. Nous aussi, nous sommes sortis pour leur demander d’arrêter le travail. Après, nous sommes retournés nous asseoir.

Et c’est là que leurs partisans sont venus nous attaquer, en jetant des cailloux sur nous. Ils ont poursuivi deux jeunes parmi nous qu’ils ont réussi à rattraper, ils les ont sévèrement battus. Le premier a eu un bras cassé et il a été poignardé au ventre. Et le second a été blessé au front. C’est Dieu qui nous a sauvés, parce que l’un d’eux détenait un fusil. Il a fait des tirs et heureusement les balles n’ont touché personne », a expliqué ce citoyen de Doko.

A rappeler que le sous-préfet et le maire de Doko ont été chassés récemment de la localité, suite à la crise liée à la mise en place du nouveau bureau du district du centre. Tous les deux sont réfugiés depuis quelques semaines dans la ville de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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« BOURSE GHISLAINE DUPONT ET CLAUDE VERLON » 2021 pour les journalistes et techniciens

16 août 2021 à 9 09 14 08148

Vous êtes journaliste ou technicien, vous êtes en activité depuis au moins deux ans, vous résidez dans un pays d’Afrique francophone et vous avez moins de trente-cinq ans, cette bourse peut vous intéresser. Et, les candidatures sont ouvertes entre ce lundi, 16 août et dimanche 12 septembre 2021 dans les pays suivants : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Sénégal, Seychelles, Tchad, Togo, Tunisie et Rwanda.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cet Appel à candidature :

Appel à candidatures : Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon 2021

Ouverte aux jeunes journalistes et techniciens radio d’Afrique francophone

RFI organise la huitième « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon » qui, en raison des contraintes sanitaires liées à la pandémie de COVID-19, s’ouvre pour la seconde année consécutive aux candidats de tous les pays africains francophones*. L’organisation de la sélection et des formations sera assurée grâce aux outils numériques à distance.

Créée en hommage à ses deux reporters assassinés le 2 novembre 2013 à Kidal, dans le Nord du Mali, cette Bourse permet de former chaque année dix jeunes journalistes radio et dix jeunes technicien(ne)s de reportage. Les deux lauréat(e)s bénéficieront d’une formation d’un mois à Paris, au cours du premier trimestre 2022**. Habituellement organisées dans un pays d’Afrique, les six premières éditions se sont tenues au Mali en 2014, à Madagascar en 2015, au Bénin en 2016, au Sénégal en 2017, en Côte d’Ivoire en 2018, en République démocratique du Congo en 2019, et à distance en 2020.

La Bourse sera remise le 2 novembre, date décrétée par les Nations Unies « Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes » en mémoire de Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

  • Les candidatures sont ouvertes du lundi 16 août au dimanche 12 septembre 2021 à tous les journalistes et techniciens francophones en activité depuis au moins deux ans, ayant moins de trente-cinq ans, résidant dans un pays africain francophone*.

10 candidats journalistes et 10 candidats techniciens seront sélectionnés sur dossier puis invités à suivre des ateliers du 4 au 22 octobre, dispensés par l’Académie France Médias Monde, grâce à un site internet dédié créé pour l’occasion. A l’issue de ces journées, le jury se réunira pour désigner le (la) journaliste et le (la) technicien(ne) lauréat(e)s de la Bourse qui bénéficieront de la formation de quatre semaines à Paris, entièrement prise en charge, au cours du premier trimestre 2022**. Le jury sera composé de représentants du groupe France Médias Monde, de l’École de Journalisme de Sciences Po et de l’INA. La remise du Prix prendra exceptionnellement la forme d’une émission de radio diffusée sur RFI, le mardi 2 novembre.

L’édition 2021 de la Bourse est organisée en partenariat avec l’École de Journalisme de Sciences Po et l’INA (Institut national de l’audiovisuel), qui accueillent respectivement les lauréat(e)s journaliste et technicien(ne) à Paris. Ces formations viennent compléter un stage à RFI, au siège de France Médias Monde, encadré par les formateurs de l’Académie.

* Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Sénégal, Seychelles, Tchad, Togo, Tunisie et Rwanda.

** Sous condition des mesures sanitaires en vigueur.

Contacts presse :

Anthony Ravera, Responsable presse. Tél. +33 (0) 1 84 22 93 85 – [email protected] Corentin Lepage, Attaché de presse. Tél. +33 (0) 1 84 22 73 16 – [email protected]

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Hausse du prix du carburant en Guinée : une autre lecture

16 août 2021 à 8 08 26 08268

Libre Opinion : Les autorités politiques du pays ont procédé à l’augmentation de 22,2% du prix de carburant à la pompe dans ce contexte difficile marqué par l’apparition de la Covid-19 et ses conséquences macroéconomiques dans le pays depuis son apparition le 12 mars 2020. A notre humble avis, cette décision s’expliquerait par les difficultés rencontrées par l’Etat guinéen dans le cadre de la collecte des ressources budgétaires en raison de la baisse de l’activité économique mais aussi la faiblesse du niveau d’exécution des dépenses publiques qui sont d’ailleurs fondamentales pour la relance de l’économie nationale post Covid-19 à en croire la théorie keynésienne portant sur le multiplicateur des dépenses publiques.

D’entrée de jeu, il convient de souligner que cette hausse du prix du carburant que nous avons enregistré ces derniers jours résulterait certainement de la hausse du prix du brut entre janvier 2020 et juin 2021 où le prix moyen s’est fixé à USD 60,04. Même si le prix du brut a fléchi en avril 2020 pour se situer à USD 18,38, il va de soi qu’il a connu une hausse vertigineuse en juin 2021 pour atteindre USD 73,15 contre USD 70,24 ce dimanche 15/08/2021 au moment de la clôture des marchés financiers. C’est pourquoi nous pensons qu’il est important de reformer les systèmes de régulation des prix domestiques des produits pétroliers de manière à assurer la flexibilité en fonction de la fluctuation du cours du baril au niveau international.

Etant donné que la hausse des prix à la pompe est un sujet très sensible en République de Guinée, le gouvernement a sondé la population pendant un laps de temps pour étudier son éventuel comportement avant de prendre une telle décision et éviter ainsi la résistance sociale face à cette politique susceptible de pénaliser les pauvres. A en croire le ministre des hydrocarbures ainsi que le gouvernement de la Banque Centrale, le maintien du prix du carburant à la pompe à GNF 9 000 dans ce contexte où le prix du baril ne fait que monter en raison de la reprise modérée de l’activité économique mondiale, aura un impact considérable sur le budget de l’Etat qui en supportera les coûts, ce qui peut en retour conduire à une réduction des dépenses sociales.

L’objectif de cette analyse est d’éclairer la lanterne de l’opinion publique et les autorités politiques sur les véritables enjeux des réformes à entreprendre à notre humble avis, pour minimiser l’impact de cette hausse du prix du carburant à la pompe qui a du mal à passer auprès des ménages guinéens notamment les chauffeurs de taxi.

L’essentiel des statistiques fournies est le résultat du recoupement de diverses données officielles du Ministère de l’économie et des finances (cf. Instruction n° 0012 MEF/CAB du 03 août 2021) mais aussi du Ministère des hydrocarbures à travers ses multiples tableaux élaborés par le Comité Paritaire des Prix des Produits Pétroliers de l’Office National des Pétroles.

De la particularité de la toute dernière structure prix du carburant :

L’analyse de la nouvelle structure du prix du carburant à la pompe parut le 03/08/2021 indique une petite variation du prix d’entrée de l’essence (composante des hydrocarbures très consommée en République de Guinée) de 4,7% passant de GNF 5 683,28 en juillet 2021 à GNF 5 953,37 en août 2021 (soit 54,1% du prix du détail), ayant ainsi occasionné, un accroissement systématique de toutes les taxes et marges revenant à l’Etat guinéen même si les proportions sont restées constantes sur la période sous-revue. C’est dans ce contexte que les droits de portes se sont accru de 333,0% [(+333,0% = (1 360,71/314,21-1)] en raison de la hausse de des droits de douanes de 955% [(+955,0% = (1 141,20/108,17) -1]. De même, la TSPP (passée GNF 0 pour les mois précédents à GNF 128), la Redevance d’Entretien Routier [+100% = (500/250) -1)], la TVA collectée [+23,0%= 1628,47/1323,45) -1] ont également connu des hausses vertigineuses pour atteindre 1 990, 85. A ce montant s’ajoute l’arrondi de GNF 0,45 ce qui correspond à 1191,3 sensiblement égale aux GNF 2 000 (écart entre les GNF 11 000 et les GNF 9 000). Entre temps, les miniers, les ambassades ainsi que l’EDG et la SEG achètent de l’essence comme le gasoil à moins de 9 300.  De plus, les intermédiaires (distributeurs, transporteurs et les détaillants) n’ont pas vu leur marge augmenter au cours de cette revue à la hausse du prix du carburant à la pompe ; car, ils continuent toujours à percevoir respectivement GNF 555, GNF 550 et GNF 300. Et, cela, depuis 2018 ; soit, un total de GNF 1405 (12,7% du prix du détail contre 15,6% quand le prix du carburant à la pompe était à GNF 9 000).

Du coup, on se rend compte que l’Etat guinéen percevrait une part importante du prix du carburant à la pompe à travers ses taxes et marges (GNF 3 641,37/litre soit 33,1% du prix du détail, sauf erreur ou mauvaise interprétation de la structure du prix du carburant à la pompe). A en croire les autorités, ce montant équivaut à l’éventuelle subvention de l’Etat sur le carburant au moment où on vendait le carburant à GNF 8 000. Selon le ministre des hydrocarbures, cette même subvention dépassait GNF 600 millions entre avril et juillet 2021. Fort malheureusement, la structure du prix ne montre en aucun cas une ligne de subvention pour la population, on constate plutôt une baisse des tarifs pour les ambassades, les miniers, la SEG et l’EDG. Les questions que nous nous posons dans tout ça sont les suivantes : pourquoi l’Etat guinéen taxerait-il un produit qu’il subventionne ? Quelle est la part réelle de cette subvention dans le prix du brut ?

Le principal problème de l’économie guinéenne est qu’elle n’est pas encore engagée dans des stratégies de diversification de son économie à travers des plans pluriannuels de développement prévoyant ainsi des investissements publics dans des grands projets d’infrastructure et dans le domaine social afin de pallier à cette forte dépendance budgétaire envers la TSPP. Il convient toutefois de saluer les reformes mises en place par le ministère du budget à travers ces Centres de Gestion Agrées (CGA) dans le cadre de la formalisation du secteur informel, la réorganisation de la DNI à la suite d’un diagnostic stratégique impliquant divers partenaires nationaux et étrangers et l’assistance du FMI, le paiement des impôts, taxes et redevances dus à l’Etat par virement bancaire etc.   

Enfin, l’augmentation des prix des produits de consommation courante (en particulier les produits alimentaires) est une donnée à surveiller dans les prochains jours dans l’ensemble du pays car elle affecte directement les populations et peut être une raison de mécontentement populaire.

De la résistance opposée par certains agents économiques :

Malgré que l’Etat guinéen ait communiqué sur le prix du transport, les chauffeurs de taxi notamment ceux de la capitale Conakry ont décidé de boycotter cette décision émanent des autorités en bravant cette mesure et en passant outre. Et pourtant, ces mêmes chauffeurs de taxi ont dû longtemps profité lorsque le prix du tronçon était à GNF 1 300 au moment où le prix du carburant à la pompe valait GNF 9 000 en raison de l’absence dans la circulation fiduciaire des petites coupures non imputable forcément aux autorités monétaires qui ont continuer à les produire pour pallier à ce problème que nous connaissons aujourd’hui mais la plupart des agents économiques ont parfois eu du mal à les accepter lors des opérations de retraits dans les guichets des banques primaires, chacun préférant ainsi les grandes coupures en dehors des périodes fête.

Toujours est-il vrai de souligner que le niveau de vie de la plupart des guinéens ne fait que baisser en raison surtout de la baisse l’activité économique attribuable à la Covid-19 qui a causé à un moment donné un arrêt brusque de certaines activités économiques notamment le transport aérien donc des agences de voyage, le tourisme, la culture (suspension des concerts dédicaces, voyages etc.). Ces chauffeurs de taxi n’ont pas été à la marge de cette pandémie car, parfois obligés de limiter leur déplacement et/ou de facturer doublement les tronçons pour survivre aux différents barrages et arrêts mis en place par certains policiers qui sont parfois très emmerdant de telle sorte qu’ils les dépouillent de tout leur avoir en fin de journée.       

A notre humble avis, cette augmentation quoique pour le moment mal justifiée par les autorités politiques durant cette période de pandémie (présence de virus Lassa, Marbourg et Covid-19) ne nécessite en aucun cas l’augmentation du prix du transport dans la capitale Conakry car, d’après nos calculs, le tronçon passe de GNF 1 300 à GNF 1 584 désormais.

S’agissant de l’intérieur du pays, nous pensons que la détérioration de la qualité de nos routes requiert impérativement un léger ajustement à la hausse du prix du transport car les conducteurs de taxi, minibus et bus enregistreront un niveau de consommation énorme sur ces routes qui mènent à l’intérieur du pays. Hélas, depuis plus de 2 ans, Conakry est quasiment coupé de l’intérieur du pays durant l’hivernage de telle sorte que les quelques chauffeurs de camions, bus, taxi et minibus qui se hasardent à emprunter les routes font parfois plusieurs jours avant d’arriver à destination alors qu’avant cette situation, ils ne faisaient que moins de 12h sur certaines routes (cas de chez-moi à Yembering).        

De l’argument développé par le gouvernement sur cette hausse du prix du carburant :

Si de nos jours, les autorités politiques du pays ont comparé le prix pratiqué à la pompe en Guinée à ceux de nos pays voisins notamment le Sénégal et la Cote d’Ivoire ayant enregistré des PIB respectifs de 23,58 milliards USD et 58,54 milliards USD en 2019 contre 12,3 milliards USD (2019), c’est juste une erreur d’appréciation de la réalité car ces différents pays cités ont non seulement un taux de change fixe par rapport à l’Euro (donc une monnaie forte), mais aussi et surtout ils ne courent pas le risque de dépréciation du FCFA et de l’inflation. De plus, de la même manière dont ils nous dépassent en PIB (quasiment le double du PIB guinéen pour le Sénégal et le quintile pour la Cote d’Ivoire), leur revenu par habitant dépasse celui des guinéens. Ce qui fait qu’un tel prix n’affecterait en rien leur niveau de consommation habituelle.     

De l’autre côté, notre monnaie s’est dépréciée de l’ordre de 60% entre 2011 et 2021 selon le Gouverneur de la Banque Centrale. De plus, le taux de change s’est chiffré en moyenne à fin mai 2021 à GNF 9 798 contre un dollar américain et GNF 11 904 contre un Euro, soit des dépréciations nominales de respectivement face au dollar américain et à l’Euro de 3,6% et 14,5%.  Ce qui veut dire que sur la période concernée, le Franc Guinéen a perdu 3,6% de sa valeur par rapport au dollar américain et 14,5% par rapport à l’euro en glissement annuel. Ceci pourrait expliquer probablement la supériorité du prix pratiqué par les pays cités ci-dessus au détriment du notre.

Par ailleurs, les perturbations de l’activité économique suite à l’avènement de la Covid-19 couplés avec les mouvements sociaux liés aux élections présidentielles de 2020 et de ses avatars ont bloqué à un moment donné le circuit économique et influencé le volume des exportations du pays tout en occasionnant une hausse des prix des denrées alimentaires de première nécessité. Ces évènements ont causé également l’arrêt de la production dans plusieurs secteurs économiques occasionnant ainsi la baisse systématique des recettes de l’Etat.    

Quelques pistes de solution :

Nous ne saurons terminer cette petite analyse sans pour autant apporter quelques pistes de solutions comme tout guinéen soucieux du devenir de son pays.  

  • Les autorités politiques devraient assurer le développement du secteur du transport indispensable pour l’accroissement de recettes du pays. Par ailleurs, si aujourd’hui ce secteur semble être délaissé par le secteur privé tout comme l’Etat, c’est parce qu’en dépit des efforts fournis par ce dernier, les populations n’accordent point d’importance à ces biens qu’ils considèrent propre à l’Etat et qu’ils détruisent à la moindre manifestation. De plus, aucune gestion sérieuse n’a été faite des différents bus qui nous ont été offerts de par le passé. Tout est laissé dans un laxisme total pour preuve, aucune sanction n’a été prononcé à l’encontre des différents cadres qui ont assuré le suivi de ce matériel roulant.    
  • Le ministère du transport devrait également mener la réflexion pour développer d’autres moyens de déplacement à l’image de ceux existants dans certains pays voisins avec des pass forfaitaires de transport journaliers, hebdomadaires et mensuels afin de pallier à cette insuffisance d’offre de moyens de déplacement par rapport à une demande largement insatisfaite et dont la conséquence ne sera que la hausse du prix du transport.   
  • L’Etat guinéen doit veiller à l’application stricte des mesures prises pour la capitale Conakry et faire une petite révision des prix du transport pour l’intérieur du pays en attendant le rétablissement des voiries rurales. Dans le même sillage, revenir sur les mesures appliquées au début de l’année 2000 qui consistaient à faire une réduction du tarif pour les élèves contre le maintien d’un même niveau de transport pour les adultes.
  • A défaut de tout ce qui précède, l’Etat guinéen devrait réviser à la baisse le prix du carburant à la pompe afin de soulager ainsi une frange importante de la population car nos calculs ont permis de démontrer que si le prix revenait à GNF 10 000, le transport tournerait autour de GNF 1 444 sensiblement égal aux GNF 1 500.
Mamadou Safayiou DIALLO, analyste Economique

Par Safayiou DIALLO

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