ABIDJAN, 16 AOUT 2021 (AFP) – L’opération de vaccination des agents du secteur de la santé contre le virus Ebola a débuté lundi en Côte d’Ivoire où un cas a été détecté il y a quelques jours à Abidjan, le premier depuis près de 30 ans, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Du brancardier au professeur de médecine, des dizaines de membres du personnel de santé ont reçu des doses de vaccin lors de cette opération qui s’est déroulée au sein Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody, un quartier d’Abidjan.

La Côte d’Ivoire a reçu de Guinée 5.000 doses de vaccins contre Ebola et « va vacciner le personnel de santé, les parents proches de la victime et ses contacts », a déclaré à l’AFP Germain Mahan Séhi, membre de la cellule de communication du ministère. 

Des sources sanitaires ivoiriennes avaient indiqué que les premières vaccinations des « groupes cibles », avaient débuté dimanche. 

Ces vaccinations démarrent après « la formation (…)  de plusieurs dizaines d’agents vaccinateurs en présence de cinq experts de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) venus de la Guinée » voisine, durement touchée de 2013 à 2016 et où le virus est réapparu en 2021.

Samedi, les autorités sanitaires ivoiriennes ont été informées par l’Institut Pasteur « d’un cas positif de maladie à virus Ebola après examen d’un échantillon prélevé » la veille « sur une jeune fille âgée de 18 ans de nationalité guinéenne« . 

« Il est extrêmement préoccupant que cette épidémie ait été déclarée à Abidjan, une métropole de plus de quatre millions d’habitants », avait estimé Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, dans un communiqué. 

« Aucun élément n’indique que le cas détecté en Côte d’Ivoire est lié à la récente flambée épidémique qui a touché la Guinée », estime l’OMS. « Une enquête plus approfondie et un séquençage génomique permettront d’identifier la souche du virus et de déterminer s’il existe un lien ». 

Ebola est une maladie virale souvent mortelle, qui touche les humains et d’autres primates. « Les taux de létalité ont varié de 25 à 90% lors des épidémies précédentes » selon l’OMS. « Néanmoins, il existe désormais un traitement efficace, et si les patients sont pris en charge à un stade précoce de la maladie, avec en parallèle des soins de soutien, leurs chances de survie s’améliorent considérablement ».

AFP

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