Décès du Dr Touré à Haïti : le ministère de la santé et l’OMS au chevet de sa famille

18 août 2021 à 21 09 15 08158

Une délégation conduite par le ministre de la santé et le représentant de l’OMS en Guinée s’est rendue ce mercredi, 18 août 2021, au domicile du Dr Ousmane Touré, décédé dans la nuit du samedi à dimanche dernier à Haïti. Ce médecin guinéen est l’une des nombreuses victimes du séisme qui a frappé ce pays pauvre d’Amérique du nord, où il est en mission de l’OMS dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Les autorités sanitaires sont allées présenter leurs condoléances et compatir à la douleur de sa famille, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Rémy Lamah, ministre de la santé, médecin général

« Je suis porteur du message du chef de l’État, président de la République, Pr Alpha Condé, et de tout le gouvernement à l’endroit de la famille de Dr Touré qui est mort de façon tragique à Haïti avec l’arme en main. Il était allé porter main-forte de ce côté dans le cadre de la riposte contre la Covid-19 au compte de l’OMS », a déclaré le ministre de la santé, médecin général Rémy Lamah, avant de louer la bravoure du Dr Ousmane Touré. Personnellement, je l’ai connu et je l’ai côtoyé pendant la première épidémie d’Ebola en Guinée (2014-2016).

Je sais personnellement le rôle qu’il a joué afin que la Guinée puisse à cette époque, de façon rapide, contrôler cette épidémie bien que nous étions à notre première expérience. C’est la même expérience qui l’a conduit en RDC où il a aidé le peuple congolais à vaincre cette épidémie. Donc, c’est avec consternation qu’on a appris cette mauvaise nouvelle et le président de la République nous a instruits de prendre toutes les dispositions nécessaires pour lui rendre hommage mérité », a dit le ministre.

Pr Georges Alfred Ki-Zerbo, représentant de l’organisation mondiale de la santé (OMS) en Guinée

De son côté, le Pr Georges Alfred Ki-Zerbo, représentant de l’organisation mondiale de la santé (OMS) en Guinée, a exprimé la douleur de l’institution onusienne suite au décès du médecin guinéen. « Les mots nous manquent pour qualifier la douleur et la consternation avec laquelle l’organisation mondiale de la santé a appris le décès dans le séisme qui a frappé Haïti du Dr Ousmane Touré. C’était un combattant émérite de la santé globale. Il a servi la nation guinéenne avec brio.

Il a aussi sur plusieurs terrains en RDC et deux fois à Haïti, porté l’étendard de l’OMS et de la santé globale en tant que guinéen (…) Donc, nous sommes venus nous tenir auprès de sa famille biologique pour témoigner notre profonde sympathie et toutes nos condoléances, mais aussi prier le Tout-puissant pour qu’il ait son âme dans son paradis. Et que son sacrifice et toutes les œuvres qu’il a eues à faire pour la Guinée et le monde retombent en bénédiction sur sa famille et que cela soit reconnu éternellement », a souhaité le Pr Ki-Zerbo.

Morlaye Sanoh, oncle maternel du défunt, porte parole de la famille

Cette visite réconforte la famille du Dr Touré. Fodé Morlaye Sanoh, l’oncle maternel du défunt, a vivement remercié les autorités pour cette action. « C’est une visite symbolique pour nous. Au nom de la famille, je voudrais remercier le ministre de la santé et le représentant de l’OMS en Guinée pour cette visite. Remercier également le président de la République pour son implication personnelle pour le rapatriement du corps. Nous remercions aussi tous ses camarades qui ne cessent de consoler la famille. Je voudrais aussi en profiter pour remercier la presse qui, à cause de sa mobilisation, Dr Touré est présenté aujourd’hui sur le plan national comme un héros de la santé publique.

En cette période douloureuse pour nous, il m’est difficile de dire ce que la famille ressent face à la disparition douloureuse et tragique de notre fils. Il était tout pour nous. Je me rappelle encore lorsqu’il a été recruté en 2015 pour la lutte contre Ebola. Il est venu me dire : Tonton, je suis recruté pour la lutte contre Ebola. Je lui ai répondu en disant : mais petit tu es fou ou quoi ? Toi, tu veux affronter la mort ? Il m’a dit : non Tonton, j’ai étudié pour ça et je suis prêt à aller contre votre volonté. Alors, je prie le Tout-puissant Allah qu’il l’accepte en grâce ».

À noter que cette délégation conjointe composée de plusieurs cadres du ministre de la santé et de la représentation de l’OMS en Guinée, a remis une enveloppe symbolique et des denrées alimentaires à la famille du regretté Dr Ousmane Touré.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Transparence budgétaire : plusieurs journalistes et acteurs de la société civile outillés par Ablogui et Coteb

18 août 2021 à 20 08 17 08178

Plusieurs journalistes et acteurs de la société civile guinéens prennent part à un séminaire national sur la transparence budgétaire qui s’est ouvert ce mercredi, 18 août 2021, à Conakry. Cette rencontre de deux jours est organisée par l’Association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI) en collaboration avec la Coalition pour la transparence et l’efficience budgétaire (COTEB) dans le cadre de leur projet « Open Guinée pour l’accès à l’information budgétaire ». Elle permettra d’outiller les participants sur les notions de base leur permettant de comprendre le budget, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon les organisateurs, ce séminaire fait suite à un constat qui révèle que les réformes budgétaires et les documents produits dans le cadre du PNDES ((Plan national de développement économique et social) sont méconnus non seulement du grand public, mais aussi par des journalistes et des activistes de la société civile. Il vise à répondre à ce déficit en améliorant la connaissance des hommes de médias et des membres de la société civile sur processus budgétaire et à créer un cadre d’échange autour de la transparence budgétaire.

« Ces deux jours que nous allons passer ensemble vont nous permettre d’expliquer et de faire comprendre le processus budgétaire à la société civile et aux journalistes, et de faire connaître la méthodologie d’évaluation de l’indice IVP. Ainsi donc, sa bonne tenue conditionne la réussite des activités de plaidoyer en faveur de l’amélioration de la transparence budgétaire que nous comptons mener vers les institutions qui s’occupent des questions liées au budget dans les prochaines semaines », a expliqué Mamadou Alpha Diallo, président de l’ABLOGUI.

Plusieurs thèmes seront abordés au cours de cet atelier qui va durer deux jours. Il s’agit notamment du cadre réglementaire et juridique de la loi des finances, du contrôle et de l’exécution du budget et du rôle de la Cour des comptes dans le contrôle budgétaire. A l’issue des travaux, les participants devraient avoir les connaissances nécessaires leur permettant de comprendre le processus budgétaire, selon Amadou Bah, coordinateur de la Coalition pour la transparence et l’efficience budgétaire.

« Aux médias, cet atelier va leur permettre de pouvoir analyser le budget, de connaître sa composition, comment il se déchiffre et quel est son objectif. A la société civile, ça va leur permettre de pouvoir mener le plaidoyer allant dans le sens de rendre le budget transparent, accessible au public et que le débat public national sur le budget soit une réalité dans notre pays », a indiqué l’activiste de la société civile.

A noter que ce séminaire national sur la transparence budgétaire est organisé grâce au soutien financier de CFI, Expertise France, l’AFD et l’Union européenne. Il constitue la première activité du projet « Open Guinée pour l’accès à l’information budgétaire ».

Mariame Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : un incendie ravage le contenu d’une maison au quartier Briqueterie

18 août 2021 à 19 07 23 08238

Un incendie d’une forte intensité s’est déclaré ce mercredi, 18 août 2021, dans une maison au quartier Briqueterie, dans la commune urbaine de Kankan. Les flammes n’ont causé aucune perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels y ont été enregistrés. Tout le contenu de la maison a été calciné par ce feu dont l’origine est attribuée à un court-circuit, selon les agents de l’unité de la protection civile, déployés pour éteindre les flammes, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture de Kankan.

C’est dans l’après-midi de ce mercredi que les flammes se sont emparées de cette concession de plusieurs chambres. Elhadj Alpha Diakité, le propriétaire de la maison, dresse le bilan et laisse entendre que depuis le début de cette semaine, c’est la cinquième fois qu’un incendie se déclare dans cette maison.

Elhadj Alpha Diakité

« J’étais au quartier Dalako lorsqu’on m’a appelé pour m’informer de la triste nouvelle, je suis venu trouver que les sapeurs-pompiers sont déjà là. Pour l’instant je ne connais pas l’origine de l’incendie. Parce que selon ce qu’on m’a dit, au moment des faits, il n’y a avait pas EDG et les panneaux solaires aussi étaient éteints. Je ne peux pas aussi dire que c’est fait à dessein. Nous n’avons rien pu sortir, tout a été brûlé dans les flammes. Depuis le début de cette semaine, c’est la cinquième fois que l’incendie se déclare dans cette maison. Mais, à chaque fois on éteignait les flammes. Et aujourd’hui, on n’a pu le faire », a indiqué Elhadj Alpha Diakité.

Cependant, selon le lieutenant colonel Adama Condé, chef service incendie et secours de Kankan, ce sont les panneaux solaires qui sont à l’origine de l’incendie.

lieutenant colonel Adama Condé, chef service incendie et secours de Kankan

« Quand ils nous ont appelés, on est venu. Mais, 30 minutes après, on a appelé un renfort de 7000 litres. On a trouvé que le pire est passé, parce que quand on dit incendie, ça se circonscrit en quelques minutes. Cet incendie est dû à un court-circuit électrique du panneau solaire, il n’y a pas de bilan humain ; mais, à vue d’œil, beaucoup de choses sont parties en fumée », a-t-il précisé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Gônon (N’zérékoré) : un bébé dévoré par une truie

18 août 2021 à 18 06 59 08598

Les faits se sont produits dans la journée d’hier, mardi 17 août 2021, à Gônon (un district relevant de la sous-préfecture de Bounouma, préfecture de N’zérékoré). Et, selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est une truie (la femelle du porc) en divagation qui est allée se nourrir d’un bébé qui était couché seul à la véranda d’une concession. La victime a été évacuée d’urgence à l’hôpital régional de N’zérékoré pour des soins. Mais, elle a finalement succombé à ses blessures.

« Les deux enfants (des jumeaux) étaient couchés avec leur mère à la véranda. Donc, l’un des jumeaux pleurait, elle (la maman) l’a pris pour le dorloter en le mettant au dos. Mais, avant de partir dernière la maison, elle a mis la barrière pour protéger son autre enfant. A son retour, elle a trouvé le porc en train de manger l’enfant. Donc, ils ont tué le porc et envoyer urgemment l’enfant à l’hôpital régional de N’zérékoré. Et, c’est de là-bas que le bébé jumeau d’un mois a rendu l’âme », a expliqué sous anonymat un des voisins de la victime.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Labé : une personne testée positive au COVID-19 prend la fuite (DPS)

18 août 2021 à 18 06 53 08538

« Il est venu pour une autre maladie et c’est dans ça qu’il a été testé positif du COVID-19. Après l’exposition de son statut positif au Coronavirus, le malade a pris une bouilloire et a fait semblant d’aller aux toilettes avant de prendre la poudre d’escampette pour une destination inconnue ».

Âgé de 58 ans et originaire de la préfecture de Tougué, Thierno Abdoulaye Baldé a été testé positif au COVID-19 hier, mardi 17 août 2021, à l’hôpital régional de Labé. Mais, ce vieil homme a fait la ruse pour tromper la vigilance des médecins et prendre la poudre d’escampette. Les autorités sanitaires locales ont déjà entrepris des démarches pour le retrouver, mais le patient a même éteint son téléphone, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Selon le directeur préfectoral de la santé de Labé, Dr Mamadou Hady Diallo, ce patient était allé à l’hôpital régional pour une autre maladie. Mais, les médecins lui ont quand même soumis à un teste COVID. Malheureusement, son résultat s’est avéré positif. Mais, aux environs de 18 heures, ce vieil homme porteur de COVID-19 s’est enfui de l’hôpital. Et, jusqu’à présent, les autorités n’ont aucune nouvelle de lui.

Dr Mamadou Hady Diallo, directeur préfectoral de la santé de Labé

« C’est effectif ! Une personne testée positive au coronavirus a pris la fuite ce mardi aux environs de 18 heures et on est en train de la rechercher à travers la ville. Je précise que lui (le patient en fuite), il n’est pas dans un état alarmant comme les autres. Il n’est pas  essoufflé. Il est venu pour une autre maladie et c’est dans ça qu’il a été testé positif du COVID-19. Selon les informations, il est venu de Tougué et s’appelle Thierno Abdoulaye Baldé, âgé de 58 ans.  Après l’exposition de son statut positif au Coronavirus par le responsable du CT-EPI, le malade en question a pris une bouilloire et a fait semblant d’aller aux toilettes avant de prendre la poudre d’escampette pour une destination inconnue. Parce qu’il n’était pas encore admis au CT-EPI. C’est pourquoi  nous demandons le concours de tout le monde, y compris sa famille, de nous assister pour qu’on puisse le retrouver. Parce qu’il a même éteint son téléphone portable. Si les parents même cachent les malades ça devient une difficulté pour nous. On souhaite vraiment que les gens acceptent de collaborer, car c’est dans l’intérêt de nous tous. Mais, nous allons mettre en place une équipe pour le rechercher en ville », a indiqué Dr Mamadou Hady Diallo.

La fuite de ce patient inquiète, d’autant plus qu’elle intervient à un moment où le COVID-19 connait une explosion à Labé. 97 cas hospitalisés se trouvent actuellement au CT-EPI de la préfecture. Et, depuis le début du mois d’août, 13 cas décès y ont été enregistrés.

D’ailleurs, dans un entretien ce mercredi, le directeur régional de la santé de Labé, Docteur Mamadou Houdy Bah, a indiqué que cinq (5) cas du très contagieux variant Delta ont déjà été enregistrés dans cette région de la Moyenne Guinée.

« La situation commence à être inquiétante. Nous avons envoyé récemment des échantillons à Conakry pour le séquençage. Et, les résultats que nous avons reçu ont montré que 5 cas sont du variant Delta. Et parmi les 05 cas, il ya un (1) qui est venu de Kouratongo (dans la préfecture de Tougué), une localité très reculée d’ici. C’est pour dire que le virus est parti très loin, parce que Kouratongo est une localité très éloignée de nous. Je me dis que c’est les conséquences de la fête de tabaski que nous avons célébrée il y a de cela quelques semaines. Parce que je sais que des gens sont venus de partout pour aller dans leurs villages. Et, le plus souvent, si ces derniers ont une maladie contagieuse, ils peuvent facilement contaminer les autres. J’interpelle tout un chacun à être vigilant et à respecter les mesures sanitaires », a laissé entendre Dr Mamadou Houdy Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Évasions à la prison de Kankan : voici la liste des évadés

18 août 2021 à 18 06 32 08328
Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

A l’occasion d’une conférence de presse hier, mardi 17 août 2021, le parquet du tribunal de première instance de Kankan a rendu public la liste des détenus qui se sont évadés ces dernières semaines de la maison centrale de Kankan. Et, au total, ce sont six (6) prisonniers qui ont pu prendre la poudre d’escampette avec des scènes spectaculaires et devant des gardes pénitentiaires impuissants, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

Selon le procureur Aly Touré, sur ces six prisonniers en cavale se sont évadés les 6 et 13 août dernier. Quatre d’entre eux étaient en train de purger leurs condamnations. Et, les deux autres étaient en attente de leurs procès.

« Ceux qui ont pris la fuite, il s’agit de Mory Camara (condamné à trois ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs. Il était placé sous mandat de dépôt depuis le 4 mai 2018) ; Mamady Condé (condamné également à 3 ans de prison ferme pour vol simple. Il était placé sous mandat depuis le 23 Août 2019) ; Daouda Keïta alias Tecno (lui il n’est pas encore condamné, il était là-bas depuis le 8 janvier 2021 pour des faits de vol à main armée) ; Adama Keïta (également poursuivi pour des faits de vol à main armée non jugée encore et placé sous mandat de dépôt depuis le 27 Avril 2020) ; Abdourahamane Dabo (condamné à trois ans de réclusion criminelle pour vol à main armée. Il était en prison depuis le 8 septembre 2020) ; Mohamd Lamine Camara (condamné à trois ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs et vol à main armée) », a indiqué Aly Touré.

A en croire certaines sources proches de ce dossier, ces évasions enregistrés ces dernières semaines à la maison centrale de Kankan doivent leurs réussite à « une complicité interne » de certains gardes pénitentiaires. On rapporte que lors de la dernière évasion (celle du 13 août), un des gardes sentinelle de la prison avait même quitté son poste pour prendre la poudre d’escampette. Des informations que le procureur Aly Touré s’est réservé de commenter ce mardi devant la presse.

«  Ce sont les enquêtes qui détermineront s’il y a eu complicité interne ou pas. Mais, d’ors et déjà, je puis vous dire que notre maison centrale est saturée. Et, cette saturation n’offre pas un service de sécurité fiable. Des cellules qui ont été faites pour 15 personnes, si elles reçoivent plus de 20 personnes, il y a un véritable problème de sécurité qui se pose. Et, du point de vue infrastructure, le plafond est en planche (au lieu du béton). Mais, toutes ces informations ont été remontées à la chancellerie ; et, je crois que les jours à venir les dispositions vont être prises », a dit Aly Touré. 

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Ebola : le portrait d’un virus tueur

18 août 2021 à 16 04 14 08148
A blood collection tube label as fake ebola virus positive

 AFP- Le virus Ebola, dont un cas suspect a été identifié en Côte d’Ivoire après une première contamination confirmée détectée samedi, est un tueur redoutable pour l’Homme, responsable au total de plus de 15 000 morts depuis 1976.

– D’où vient le virus ? –

Le virus Ebola est identifié pour la première fois en 1976 en République démocratique du Congo (RDC, à l’époque Zaïre). Ce virus de la famille des filoviridae (filovirus) doit son nom à une rivière du Nord du pays, près de laquelle la première épidémie a éclaté.

Cinq « sous-types » distincts de virus Ebola ont depuis été répertoriés : Zaïre, Soudan, Bundibugyo, Reston et Forêt de Taï. Les trois premiers sont à l’origine d’importantes épidémies sur le continent africain.

– Comment se transmet-il ? –

Le virus circule parmi les chauve-souris mangeuses de fruits, considérées comme l’hôte naturel d’Ebola et qui ne développent pas la maladie.

D’autres mammifères comme les grands singes, les antilopes ou les porcs-épics peuvent le véhiculer puis le transmettre à l’Homme.

Lors d’une épidémie, Ebola se transmet entre humains par contacts directs et étroits. Une personne saine est contaminée par les « fluides corporels » d’un malade: sang, vomissures, matières fécales…

Contrairement à la grippe, ce virus ne se transmet pas par voie aérienne. Ebola est donc moins contagieux que de nombreuses maladies virales.

Mais ce virus est redoutable en raison de son taux de létalité très élevé: environ 50% et jusqu’à 90% pour certaines épidémies, selon l’OMS.

– Quels symptômes ? –

Après une période d’incubation de 2 à 21 jours (en moyenne autour de cinq jours), Ebola se manifeste par une brusque fièvre, avec une faiblesse intense, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête et de gorge et, dans certains cas, des hémorragies.

Des séquelles sont fréquemment observées chez les survivants: arthrite, problèmes de vue, inflammation de l’œil et troubles auditifs.

– Quels traitements ? –

« Aucun traitement homologué n’a pour l’instant démontré sa capacité à neutraliser le virus », indique l’OMS, précisant que plusieurs sont à l’étude. Des traitements basés sur des anticorps monoclonaux « ont montré une certaine efficacité chez l’homme, et peuvent donc être utilisés en complément des traitements de support », précise l’Institut Pasteur.

Un premier vaccin, fabriqué par le groupe américain Merck Sharp and Dohme, s’est avéré très protecteur contre le virus dans le cadre d’un essai majeur mené en Guinée en 2015.

Ce vaccin, préqualifié en novembre 2019 par l’OMS pour homologation, a été utilisé à plus de 300.000 doses dans une campagne de vaccination ciblée en RDC.

Un deuxième vaccin expérimental, du laboratoire américain Johnson&Johnson, a été introduit en octobre 2019 à titre préventif dans les zones où le virus est absent, et plus de 20.000 personnes vaccinées.

– La pire épidémie (2013-2016) –

Partie du Sud de la Guinée en décembre 2013, l’épidémie la plus violente de l’histoire s’est propagée aux pays voisins de l’Afrique de l’Ouest.

Elle a coûté la vie à plus de 11.300 personnes sur près de 29.000 cas enregistrés, selon l’OMS qui a déclaré l’épidémie terminée en mars 2016. Les victimes étaient concentrées à plus de 99% au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.

– Dixième et onzième épidémies en RDC –

La dixième épidémie a démarré le 1er août 2018 dans la province du Nord-Kivu en RDC. L’OMS en a fait une urgence sanitaire de portée internationale en juillet 2019, quand elle menaçait les pays voisins.

Les autorités congolaises ont proclamé en juin 2020 la fin de cette épidémie, la deuxième plus grave en Afrique (avec quelque 2.280 décès) après celle de 2013-2016.

Sans lien avec cette épidémie-là, une onzième épidémie de fièvre Ebola a démarré en juin 2020 dans la province congolaise de l’Equateur. La RDC en a annoncé la fin le 18 novembre (55 morts).

– 12e épidémie en RDC, 2e en Guinée –

La RDC a annoncé le 7 février 2021 la résurgence de la maladie dans l’Est. Grâce à l’utilisation d’un vaccin, la fin de cette douzième épidémie sera déclarée moins de trois mois plus tard, le 3 mai (six décès).

Le 14 février, la Guinée annonçait la réapparition d’Ebola dans le Sud-Est du pays. Après le déploiement rapide de moyens, dont des vaccins, la fin officielle de cette deuxième épidémie est déclarée le 19 juin (12 décès).

– 1er cas depuis 1994 en Côte d’Ivoire –

Le 14 août, les autorités ivoiriennes ont été informées par l’Institut Pasteur d’un cas détecté à Abidjan, le premier depuis 1994 en Côte d’Ivoire. Il s’agit d’une Guinéenne de 18 ans arrivée trois jours plus tôt de ce pays voisin.

L’OMS a aussi signalé mardi un cas suspect et neuf cas contacts identifiés. 

Une opération de vaccination des agents du secteur de la santé a commencé lundi à Abidjan.

AFP

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Labé : 51 contacts du cas d’Ebola diagnostiqué à Abidjan, recensés et suivis

18 août 2021 à 16 04 03 08038

L’identification des contacts de la jeune femme testée positive à Ebola à Abidjan, est terminée à Labé. Selon les autorités sanitaires, 51 personnes ont été recensées et seront suivies pendant 21 jours dans leurs domiciles. C’est la direction régionale de la santé qui a annoncé cette nouvelle au sortir d’une réunion de crise tenue ce mercredi, 18 août 2021, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette rencontre a mobilisé les autorités administratives et sanitaires de Labé, ainsi que les partenaires techniques et financiers. Selon Ouremba Traoré, directeur de cabinet du gouvernorat de Labé, l’objectif était « de voir quelles sont les dispositions immédiates, urgentes et pratiques à prendre non seulement pour rassurer les populations, mais aussi et surtout pour éviter la propagation de cette maladie dans notre région ».

A l’issue de cette rencontre, les autorités sanitaires ont présenté les dispositions prises depuis qu’une jeune femme en provenance de Labé a été testée positive au virus Ebola, à Abidjan. Il s’agit tout d’abord de l’indentification de toutes les personnes qui ont eu des contacts avec la patiente avant son départ pour la Côte d’Ivoire. « Au jour d’aujourd’hui, nous avons eu à identifier tous les contacts proches qu’elle avait à Labé ici. Ils sont au nombre de 51 personnes. Le dilemme qu’on avait, c’était comment retrouver le chauffeur.

Mais grâce à la contribution du syndicat des transporteurs, nous avons réussi à localiser le chauffeur qui est arrivé à Labé ce matin. Il a accepté de collaborer. Nous sommes en train de négocier avec le gouvernorat et la préfecture pour pouvoir le mettre dans un lieu sûr, car il est témoin de tout ce qui tourne autour de cette dame. Pour le moment, il n’y a aucun signe sur les 51 contacts. Nous sommes en train de les surveiller et nous allons les observer pendant les 21 jours qui suivent », a indiqué Dr Mamadou Houdy Bah, directeur régional de la santé de Labé.

En plus du suivi régulier, le DRS annonce que tous les contacts seront vaccinés. « Nous avons reçu l’information de l’ANSS que nous allons recevoir 5000 doses de vaccins que nous allons utiliser pour vacciner ces contacts mais aussi les agents de santé », a dit Dr Mamadou Houdy Bah, ajoutant que le centre de santé de Safatou (un quartier de Labé) est en train d’être érigé en centre de prise en charge pour recevoir d’éventuels cas d’Ebola.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Le second tour de la présidentielle à Sao Tomé-et-Principe de nouveau repoussé

18 août 2021 à 15 03 38 08388

SAO-TOME ET PRICIPE, 18 AOUT 2021 (AFP)- Le second tour de la présidentielle à Sao Tomé-et-Principe, petit archipel du golfe de Guinée, a été repoussé une deuxième fois au 5 septembre, après un vote du parlement, a appris mercredi l’AFP.

La commission électorale avait déjà reporté le vote au 29 août alors qu’il devait avoir lieu initialement le 8 août, à la suite d’un recours déposé par un des candidats.

Carlos Vila Nova, du principal parti de l’opposition, l’Action indépendante démocratique (ADI, centre-droit), est arrivé en tête au premier tour le 18 juillet avec 43,3% des suffrages, et affrontera lors du second tour Guilherme Posser da Costa, du parti de la coalition gouvernementale, le Mouvement pour la libération de Sao Tomé-et-Principe (MLSTP, centre-gauche), arrivé en deuxième position avec 20,7% des voix. 

Le président de l’Assemblée nationale, Delfim das Neves, dont le Parti de la convergence démocratique (PCD) appartient lui aussi à la coalition gouvernementale, était arrivé en troisième position et avait dénoncé des fraudes. 

M. Neves avait déposé un recours devant le tribunal constitutionnel, dont il a finalement été débouté.

La nouvelle date fixée est prévue deux jours après la fin du mandat du président de la République actuel, Evaristo Carvalho. Selon la Constitution, M. Neves doit assurer l’intérim en cas de vacance du pouvoir. Mais le président en exercice pourrait également assumer sa charge jusqu’à la prise de fonction du nouveau président élu.

Dans ce pays de quelque 210.000 habitants, colonie portugaise jusqu’en 1975, le président, élu pour cinq ans, n’a qu’un rôle honorifique, de représentation et de promulgation des textes, l’essentiel du pouvoir exécutif dans ce régime parlementaire revenant au Premier ministre. 

Après 15 années d’un régime marxiste au parti unique, Sao Tomé s’est ouvert au multipartisme en 1991. L’île est considérée comme un des modèles de démocratie parlementaire en Afrique.

L’archipel figure au 135e rang mondial sur quelque 190 pays dans le dernier classement de l’ONU pour l’Indice de Développement Humain (IDH).

En 2017, les deux tiers de la population vivaient en dessous du seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

AFP

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Résultats des examens 2021 ? Le MENA est « dans la phase de saisie des notes », précise Ansa Diawara

18 août 2021 à 15 03 25 08258
Mohamed Ansa Diawara, porte parole ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA)

C’est une sortie qui pourrait taire les rumeurs qui circulent actuellement à Conakry sur une possible publication cette semaine des résultats des examens nationaux session 2021 en Guinée. Car, depuis quelques jours, les candidats qui ont affronté ces examens (tenus du 22 juillet au 02 août 2021 sur l’ensemble du territoire national) sont imbibés d’informations de couloir faisant état de la disponibilité des résultats de ces évaluations au MENA (ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation). Et, ces enfants, impatient de connaitre le résultat de leurs efforts, angoissent et s’interrogent inlassablement sur la date de la publication de ces résultats.

Seulement, dans un entretien accordé à un journaliste de Guineemati.com ce mercredi, 18 août 2021, le porte-parole du MENA a démenti les informations selon lesquelles les résultats de ces examens sont déjà disponibles. Cependant, Ansa Diawara a laissé entendre que les corrections sont terminées.

« On peut vous dire que toutes les corrections sont achevées. Nous sommes maintenant dans la phase de saisie des notes. Ceci indique que pour le moment aucun résultat n’est disponible. Et, je ne peux pas vous dire avec certitude quand est-ce que les résultats sortiront, parce que nous ne faisons pas la course à la montre. Mais, nous sommes en train d’aller étape par étape. Dès que ça sera prêt, ça va faire l’objet d’un communiqué officiel », a dit Ansa Diawara.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Le ministre Alcide Djédjé prêt à accompagner l’UJPLA

18 août 2021 à 14 02 05 08058
Yao Noël, président de l’UJPLA, et ministre Alcide Djédjé

L’Union des journalistes de la presse libre Africaine ( U.J.P.L.A), organisation panafricaine d’hommes et femmes des médias va bénéficier de l’appui et du soutien du ministère délégué auprès du ministère d’État, ministère des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la diaspora.  

Voilà ce qui ressort de l’audience qu’a accordée le mardi 17 aout à son cabinet le ministre Alcide Djédjé au président de l’UJPLA, l’ivoirien Yao Noël. 

L’UJPLA qui a une vocation continentale et qui a été mise sur pied par des journalistes de plusieurs pays africains, entend jouer pleinement sa partition dans la dynamique de l’intégration du continent. 

« Auprès du ministre Alcide Djédjé, l’Union des journalistes de la presse libre Africaine a trouvé une oreille plus que attentive pour la réalisation de ses objectifs de promotion de la liberté de la presse et de défense de la sécurité des journalistes partout sur le continent », a déclaré M. Yao Noël au sortir des entretiens avec le ministre Djédjé. 

Se positionnant résolument dans l’optique de la « renaissance » et de la revalorisation internationale de l’Afrique, l’UJPLA va entreprendre et mener des actions bénéfiques dans ce sens. 

Avant d’effectuer une prochaine visite de travail au Ghana en vue des discussions relatives à la conclusion d’un Accord de siège avec les autorités ghanéenes au plus haut niveau, M. Yao Noël dit avoir vu la nécessité d’informer au préalable le ministre de l’intégration  et  celui de la Communication.

« En tant qu’ivoirien, il est normal et tout à fait indiqué que je m’entretienne avec les autorités de mon pays pour les informer, recueillir leurs avis et conseils en vue de la réussite de cette mission », a estimé le Président Yao Noel. 

Le ministre Alcide Djédjé qui s’est réjoui de cette initiative, a félicité et encouragé l’UJPLA dont l’action s’inscrit dans la droite ligne de l’option  panafricaine et intégrationniste de la Côte d’Ivoire et de l’Union africaine (UA).

L’audience a duré environ une heure. 

Amorofi Bakama

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Lutte contre la violence et promotion de l’Etat de droit : ce que comptent faire la PNJDD et ses partenaires

18 août 2021 à 13 01 58 08588

Pourquoi la PNJDD a été mise en place ? Quels sont ces domaines d’intervention ? Ce sont entre autres les questions auxquelles les responsables de la Plateforme nationale des jeunes leaders pour la démocratie et le développement (PNJDD) ont répondu au cours d’une conférence animée ce mardi, 17 août 2021. Cette rencontre avec les professionnels des médias consistait à présenter ce réseau qui a été mis en place il y a quelques mois, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est dans le cadre de l’extension de la PJDD (Plateforme des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement), grâce à l’appui technique et financier de la DSV-BI, que la Plateforme nationale des jeunes leaders pour la démocratie et le développement (PNJDD) a été mise en place. Un réseau national d’acteurs de la promotion de la lutte non violente, qui regroupe les PJDD des 7 régions administratives du pays, plus la zone spéciale de Conakry et la préfecture de Dubréka.

Houda sow, président de la PNJDD

Selon son président, Houda Sow, cette plateforme « se veut à la fois la locomotive de la démocratie, de la lutte non-violente et de la promotion de la paix en République de Guinée. En faisant une rétrospection de la situation du départ, c’est-à-dire avant le projet « La baïonnette intelligente » et avec l’appui technique et financier du WFD à travers son programme DSV-BI, nous trouvons une nette amélioration et un progrès à saluer.

Loin de se réjouir de ces quelques acquis, l’objectif est loin d’être atteint de façon générale. De toute évidence, la PNJDD et l’ensemble de ses structures réitèrent leur engagement et leur détermination à : promouvoir l’Etat de droit ; promouvoir la lutte non-violente ; promouvoir le respect des droits de l’homme ; lutter contre la violence sous toutes ses formes ; combattre l’injustice, l’arbitraire et l’ethno-stratégie », a indiqué le président de la PNJDD.

Pour l’atteinte de ces objectifs, la Plateforme nationale des jeunes leaders pour la démocratie et le développement appelle l’ensemble des acteurs concernés à jouer leur partition. « Nous exhortons le gouvernement guinéen à œuvrer pour le strict respect des droits de l’homme et à l’instauration d’un véritable Etat de droit à l’effet de faire de la Guinée un havre de paix et d’unité nationale ;

Aux forces de défense et de sécurité (FDS), d’agir toujours dans le strict respect des règles et principes qui régissent les opérations de maintien d’ordre ;

Aux partis politiques, de participer activement à la sensibilisation et à l’éducation de leurs militants et sympathisants au respect des règles et des principes démocratiques ;

Aux organisations de la société civile, à beaucoup de synergie d’action et d’unité pour mieux accomplir son rôle d’interface entre les gouvernants et les gouvernés », a lancé Houda Sow, président de la PNJDD.

Dans son combat contre la violence et la promotion de l’Etat de droit en Guinée, la PNJDD est appuyée par le programme Démocratie sans violence-la Baïonnette intelligente (DSV-BI), qui collabore depuis 2013 avec la PJDD. Mamadou Kaly Diallo, responsable du programme DSV-BI du bureau Conakry, se félicite de l’extension de ce réseau au niveau de tout le pays. Il se dit convaincu qu’avec la détermination de la PJDD et de la PNJDD, le pari de la non-violence et l’Etat de droit sera gagné en Guinée.

Mamadou Kaly Diallo, responsable du programme DSV-BI du bureau Conakry

« Voilà aujourd’hui, de cette plateforme que nous avions au départ, avec 35 leaders de l’axe, nous sommes sur l’ensemble du territoire de la Guinée. Et ce sont des jeunes très engagés, très motivés et que nous avons réussi quand même à initier à travers les stratégies utilisées par Mahatma Gandhi, Nelson Mandela, Martin Luther King, Stéphane Hessel, Dalaï-lama, dans leur combat pour la conquête de la liberté, des droits civiques et du respect des droits de l’homme, que nous sommes en train de divulguer et promouvoir.

Et nous sommes très heureux qu’eux-mêmes ils intègrent ces valeurs-là. L’élément qui pourrait l’illustrer, c’est la bonne collaboration qui existe aujourd’hui entre certains de ces leaders et les forces de défense et de sécurité, particulièrement les forces de l’ordre lors des opérations de maintien d’ordre. Alors, nous gardons l’espoir que même quand nous allons nous retirer, parce que nous sommes un programme, nous laisserons à la Guinée deux réseaux très solides », a dit M. Diallo.

A noter que la PNJDD compte trois organes : un conseil d’administration composé de 9 membres, un bureau exécutif de 11 membres et un commissariat au compte de 5 membres.

Mariame Diallo pour Guineematin.com

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Tourisme médical d’Alpha Condé en Europe ? Aly Kaba répond à Cellou Dalein, « il gère mal sa santé »…

18 août 2021 à 11 11 58 08588
Aly Kaba, président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel

Après la sortie médiatique du principal opposant au régime Condé contre les vacances que le président de la République en Europe, Aly Kaba, le patron de la majorité parlementaire, joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, demande au président de l’UFDG de s’occuper plutôt de ses oignons.

« Alpha Condé s’offre des vacances en Europe où il effectue plutôt du tourisme médical en s’octroyant les meilleurs soins de santé. Au même moment, il maintient l’interdiction faite sans aucune base légale à Fodé Oussou Fofana d’aller soigner son œil en France. Souhaite-t-il, en maintenant cette interdiction, que le Vice-président de l’UFDG perde son œil ? Je condamne énergiquement l’utilisation par le dictateur de ce genre de méthodes inhumaines pour tenter de neutraliser ses adversaires politiques », a lancé écrit Cellou Dalein Diallo.

Pour le président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel, « Cellou Dalein devient de plus en plus inintelligent et hargneux. Politiquement ! Il se lance dans un exercice qui ne sied ni à sa posture ni à son caractère ».

Par ailleurs, Aly Kaba laisse entendre que le leader de l’UFDG a des problèmes de santé qu’il gère mal… « Au lieu de spéculer sur le voyage  de monsieur le Président de la République, je serai heureux de le voir publier son propre bulletin de santé. Le chef de l’État continue sereinement ses vacances. Et, s’il y a problème, c’est bien Cellou Dalein qui en a ; et, malheureusement, il est en train de mal gérer », a dit le président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Communiqué sélection et formation de coachs expérimentés pour l’accompagnement d’entreprises

18 août 2021 à 11 11 50 08508

Dans le cadre d’un programme d’accélération et de renforcement de la compétitivité des entreprises évoluant sur l’axe Conakry-Kindia-Mamou, qui vise l’accompagnent de 120 PME d’ici fin 2023 et le renforcement de l’écosystème d’appui aux entreprises, Enabel en collaboration avec ESPartners, une société de conseil et d’investissement, propose un programme de formation et d’accompagnement de personnes expérimentées du secteur privé dans le but de faire du coaching d’entreprises.

Ce programme est l’occasion de s’approprier des méthodologies et outils de diagnostic et de coaching éprouvés et adaptés pour l’accélération d’entreprises. Si vous êtes passionnés d’entrepreneuriat et souhaitez renforcer vos compétences en accompagnement d’entreprises, soumettez votre candidature en consultant le document ci-dessous :

Enabel Guinée – TERMES DE REFERENCE Selection Coach

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Décès du Dr. Ousmane Touré : la déclaration de l’Ordre des médecins de Guinée

18 août 2021 à 11 11 31 08318
Dr Ousmane Touré

Dans une déclaration signée hier, mardi 17août 2021, le conseil national de l’Ordre des médecins de Guinée a présenté ses condoléances à la famille du Docteur Ousmane Touré, décédé le 13 de ce mois à Kaye, en Haïti. Ce médecin d’une très bonne réputation, qui était en mission de l’OMS, est la victime guinéenne du séisme survenu dans ce pays caribéen et qui a emporté plus de 1 900 personnes et blessé environ 10 000 autres. 

Après avoir présenté leurs condoléances à la famille du Docteur Touré, à la 44ème promotion de la FSTS, au corps médical, à l’OMS et au peuple de Guinée, le conseil de l’ordre des médecins de Guinée de rester mobiliser pour aller, le moment venu à l’aéroport de Conakry en vue de recevoir la dépouille et lui rendre tous les honneur.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la déclaration du conseil national de l’ordre des médecins de Guinée :

Dr Ousmane Touré, déclaration de l’ordre des médecins

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Appel à soumissions Orange Guinée

18 août 2021 à 9 09 55 08558

Ouverture des offres de la consultation «LIVRAISON PRODUITS »

Dans le but de diversifier ces canaux de contacts pour être plus proche de ses clients; Orange Guinée a mis en place le service vente en ligne via son plateau (8027) et un code USSD qui donnent la possibilité à nos clients de faire des achats de produits Orange en ligne ou sur leur mobile en profitant également d’un service de livraison.

Pour plus d’informations, Rendez-vous sur :

CAHIER DES CHARGES LIVRAISON PRODUITS VENTE EN LIGNE V3

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Asmaou Barry sur les « excuses » de M’Boma : « il doit répondre devant la justice »

18 août 2021 à 9 09 42 08428
madame Diallo Asmaou Barry, présidente de l’APAC

Les déboires de M’Boma, auteur du tristement célèbre tube ‘’Ko Touba & Oundougal’’ sont visiblement loin de finir. En dépit de ses récentes excuses aux femmes, M’Boma devrait comparaitre devant la justice. En tout cas, les ONG qui l’ont mis sur le fil du rasoir (à cause de sa musique impudique et offensante à l’égard des femmes) n’en démordent pas. Elles exigent que l’artiste réponde à la convocation qui lui a été adressée par l’OPROGEM pour que la loi décide de son sort.

Au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, madame Asmaou Barry, présidente de l’association des professionnelles africaines de la communication en Guinée (une des ONG qui ont intenté une action en justice contre l’artiste), s’est montrée catégorique sur cette affaire. Même si l’activiste a salué le premier pas de M’Boma (les excuses), elle s’est aussi montrée ferme sur le fait qu’il doit répondre de son acte devant la loi.

« Ses demandes d’excuses aux femmes marquent un premier pas parce qu’au début, il (M’Boma : ndlr) était dans le déni, il faisait des vidéos en live à travers sa page Facebook et il disait qu’il n’avait rien fait de mal. Mais, aujourd’hui, certains de ses aînés, notamment Mamadou Thug que je salue de passage, ont pris l’initiative de lui faire revenir à la raison, il a fait ces deux vidéos que nous avons tous vus et dans lesquelles il s’excuse. C’est un premier pas. Maintenant, il faut qu’il sache que ce qu’il a fait tombe sur le coup de l’action pénale parce que c’est carrément un appel à la pédophilie, un appel au viol et qui, en soi, constituent des crimes. Et donc, ce que M’Boma devrait faire, puisque déjà l’action publique a été engagée contre lui, il sait qu’il a une convocation, c’est de répondre à cette convocation. Maintenant, c’est devant la justice qu’il doit demander pardon parce qu’aujourd’hui il a une dette envers la société.  Et, pour payer cette dette, c’est de demander pardon au niveau de la justice. Donc, ce n’est pas en m’appelant ou en appelant quelqu’un d’autre signataire de notre déclaration ou en faisant une vidéo où il s’excuse devant les femmes qu’il va considérer que la faute qu’il a commise a été réparée. Non ! Il doit répondre de son acte devant la justice et présenter ses excuses publiques. En ce moment, la justice nous dira s’il mérite d’être excusé ou bien s’il doit être sanctionné. Mais, déjà, nous saluons le fait qu’il a fait le premier pas en demandant pardon à travers les réseaux sociaux. Ce qui lui reste à faire, c’est d’assumer l’intégralité de l’action engagée contre lui et qu’il réponde à la convocation », a indiqué Asmaou Barry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Décès de la mère de Sorya Bangoura : « depuis l’interpellation de son fils, elle a refusé de s’alimenter »

18 août 2021 à 9 09 29 08298
Feue Hadja Fatoumata Soumah, mère de Sorya Bangoura, fédéral de l’UFDG de Matam et conseiller communal

La détention de Sorya Bangoura a-t-elle précipité le décès de sa mère ? En tout cas, son avocat n’écarte pas cette hypothèse. Selon Me Salifou Béavogui, Hadja  Fatoumata Soumah, 70 ans, refusait de s’alimenter depuis que l’opposant a été arrêté et placé en détention préventive. Finalement la vieille dame est décédée dans la matinée du mardi, 17 août 2021, « sans avoir eu la chance de voir son fils, sur lequel reposaient tous ses espoirs », déplore l’avocat.

Soryah Bangoura, secrétaire fédéral de l’UFDG de Matam

Sorya Bangoura, secrétaire fédéral de l’UFDG à Matam et élu à la mairie de cette commune de Conakry, a été interpellé le 6 août dernier à son domicile pour violation de l’état d’urgence sanitaire. Les autorités l’accusent d’avoir ouvert sa boite de nuit, à un moment où tous les lieux de loisir sont fermés dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. L’opposant a été inculpé le 9 août dernier par le tribunal de Mafanco, avant d’être placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Dr Ansoumane Camara sur le virus Marburg : « le taux de létalité est dans l’ordre de 24 à 88% »

18 août 2021 à 5 05 44 08448
Dr Ansoumane Camara, médecin chef adjoint au service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Donka

Comme on le sait, le 9 août 2021, le gouvernement a déclaré la présence du virus Marburg en Guinée. Cela, après la confirmation par l’institut Pasteur de Dakar, du cas probable diagnostiqué le 3 août dans un village de la préfecture de Guéckédou. Mais d’où provient cette maladie qui apparaît pour la première fois en Guinée ?

Comment se manifeste-t-elle et que risquent les personnes qui la contractent ? Un journaliste de Guineematin.com a posé ces questions à un spécialiste du domaine. Il s’agit du Dr Ansoumane Camara, médecin chef adjoint au service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital national Donka, délocalisé à Nongo.

Nous vous proposons ci-dessous leur entretien :

Guineematin.com : la Guinée a enregistré récemment un cas positif de virus Marburg. Parlez-nous de cette maladie, qui apparaît pour la première fois dans notre pays.

Dr Ansoumane Camara : la maladie à virus Marburg est une maladie infectieuse virale, appelée fièvre hémorragique. Elle est de la même famille que le virus Ebola. Le virus Marburg est cousin au virus Ebola. Il est transmis par la chauve-souris. Ce virus Marburg a été découvert pour la première fois en Allemagne en 1967 lors de l’importation des singes verts à partir de l’Ouganda.

C’est en ce moment que les chasseurs ont été contaminés par ce virus qu’on a appelé le virus Marburg. D’autres personnes ont été contaminées en Serbie après ceux de l’Allemagne. Le virus Marburg est donc un virus qui appartient à la même famille de virus qu’Ebola, celle des Filovirus (Filoviridae) qui se transmet de la même manière que le virus Ebola, c’est-à-dire par le contact direct à travers bien sûr les liquides, que ça soit notamment le sang, les urines, les larmes et les salives.

Guineematin.com : quels sont les symptômes à travers lesquels on reconnait cette maladie ?

Dr Ansoumane Camara : les symptômes du virus Marburg sont identiques à ceux d’Ebola. C’est-à-dire, il y a le réchauffement corporel (fièvre), les céphalées, c’est-à-dire les maux de tête. Après, il peut survenir des troubles digestifs, de la diarrhée, ou bien des vomissements aussi. A un stade sévère, il peut y avoir des hémorragies, d’où l’appellation de virus à fièvre hémorragique.

Guineematin.com : y a-t-il un traitement approprié pour cette fièvre hémorragique ?

Dr Ansoumane Camara, médecin chef adjoint au service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Donka

Dr Ansoumane Camara : il faut d’abord dire qu’il n’y a pas de traitement approuvé de cette maladie appelée virus Marburg, ni de vaccin. Donc, il faut éviter le contact direct et assurer la propreté à tout moment. Le seul traitement qu’on peut faire pour le moment, c’est un traitement symptomatique. C’est-à-dire, il traiter les symptômes. Par exemple, s’il y a la diarrhée, il faut réhydrater le patient et il faut faire la transfusion aussi en cas d’hémorragie sévère.

Parce que ce sont des malades qui vont avoir des anémies sévères au cours de ces hémorragies. Pour contrer cette maladie, nos experts sanitaires sont sur le terrain avec les partenaires techniques et financiers. Ils ont vraiment tout mis en œuvre pour identifier les contacts et circonscrire cette maladie. Les autorités sanitaires ont mis les moyens pour lutter contre cette maladie et éviter qu’elle ne se propage dans notre pays et dans la sous-région.

Guineematin.com : quels sont les risques liés à cette maladie de virus Marburg ?

Dr Ansoumane Camara : les risques sont très élevés, parce que le taux de létalité est dans l’ordre de 24 à 88%. Donc, c’est un virus vraiment mortel. Donc, la population doit prendre toutes les précautions pour vraiment éviter que cette maladie ne se propage, parce que nous désormais l’expérience avec le virus Ebola. Des dispositions ont été prises entre 2014 et 2016 par les autorités guinéennes et il faut que la vigilance soit de mise.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: +224622919225

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Maisons inondées à Conakry : Dabondy 2 se réveille les pieds dans l’eau

18 août 2021 à 5 05 41 08418

La saison pluvieuse est une période d’extrêmes difficultés pour de nombreux habitants de la capitale guinéenne. Car, avec les pluies torrentielles, plusieurs concessions de Conakry se retrouvent inondées d’eau. C’est avec la peur au ventre que les habitants de certains quartiers passent la nuit. Et, ils sont souvent très nombreux à se réveiller avec les pieds dans l’eau. C’est le cas à Dabondy 2 (un quartier de la commune de Ratoma) où chaque année les populations sont victimes d’inondations. Et, les pluies du dimanche et lundi sont venues rappeler le traditionnel calvaire saisonnier des habitants de ce quartier de la haute banlieue de Conakry, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place hier, mardi 17 août 2021.

Avec un seau à la main, madame M’ma Ciré Camara s’activait ce mardi à sortir l’eau de sa maison, fortement inondée. Elle s’est réveillé les pieds dans l’eau, comme beaucoup d’autres habitants de Dabondy2. Et, tous les objets qui se trouvaient dans sa maison étaient trempés. Elle a été victime des fortes pluies qui s’abattent sur Conakry depuis dimanche. Et, son cas est un peu particulier puisque l’eau qui inonde sa maison provient directement du sol. C’est à croire que l’eau est en train de jaillir d’un forage en chantier à l’intérieur de la maison. Et, apparemment, elle vit le même calvaire à chaque saison des pluies.

« Nous sommes fatigués par ces eaux. Chaque saison pluvieuse, nous vivons le même calvaire. Vous voyez, toute ma maison est inondée. Tous les meubles et autres objets ici sont dans l’eau », dit-elle en actionnant inlassablement son seau.

Seulement, cette vieille femme n’est pas la seule dans cette galère. Pour la seule matinée de ce mardi, une dizaine de maisons inondées ont été recensées à Dabondy 2. Fodé Lamine Soumah, responsable dudit quartier, estime que ces inondations sont dues à plusieurs facteurs. Mais, il met particulièrement en cause un « pont mal construit » dans cette zone par les services des travaux publics.

« On appelle déjà notre quartier ‘’Dabondy Bas-fond’’. Vous comprenez déjà ce que cela veut dire. Il y a des concessions qui se retrouvent dans l’eau quelque soit la construction. Il y a l’eau qui jailli dans les maisons. Ensuite, le drainage de l’eau pose problème. Il y a un pont contre lequel nous nous sommes battus auprès du ministère des travaux publics pour qu’on nous l’enlève afin qu’il soit repris d’une façon convenable. Malheureusement, ce sont des promesses qu’on nous tient, mais qui n’ont jamais été réalisées. Il y a un caniveau ici qui aboutit au grand pont là-bas. Il y a un passage où on a mis des dalots, mais ces dalots sont tellement restreints que la quantité d’eau de ruissellement ne peut pas passer là-bas. Donc, l’eau reflue et elle se retrouve dans les maisons. Ensuite, nous sommes dans un ravin. Donc, les gravats qui sont en haut descendent pour remplir le caniveau ; ce qui bouche le passage de l’eau. Cela retient l’eau et ça se ressent dans les maisons dont les soubassements sont bas où l’eau est en train de jaillir. Ce sont des choses contre lesquelles nous ne pouvons rien à l’heure actuelle, parce qu’il faut qu’on reprenne complètement les constructions pour que ces personnes quittent dans cette eau. Malheureusement, ce n’est pas faisable en ce moment. Nous demandons à l’Etat de faire en sorte que le caniveau soit agrandi et que des dispositions soient prises pour que les eaux puissent s’écouler facilement. Car, si elles ne stagnent pas, il n’y aura plus de jaillissement dans les maisons », a indiqué Fodé Lamine Soumah.

Visiblement très soucieux de la situation inconfortable dans laquelle vivent ses administrés, le chef du quartier Dabondy 2 sollicite l’aide des bonnes volontés pour sortir son quartier du calvaire né des inondations.

« Je suis dans un quartier où les gens sont majoritairement démunis. Alors, s’il y a des bonnes volontés qui peuvent aider ces pauvres populations à quitter l’eau pendant les saisons pluvieuses, ce serait une bonne chose. Nous sommes des hommes de foi, alors la religion nous recommande de venir en aide aux nécessiteux. C’est ce que nous demandons à tout le monde », a lancé Fodé Lamine Soumah.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622 67 36 81

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