SAO-TOME ET PRICIPE, 18 AOUT 2021 (AFP)- Le second tour de la présidentielle à Sao Tomé-et-Principe, petit archipel du golfe de Guinée, a été repoussé une deuxième fois au 5 septembre, après un vote du parlement, a appris mercredi l’AFP.

La commission électorale avait déjà reporté le vote au 29 août alors qu’il devait avoir lieu initialement le 8 août, à la suite d’un recours déposé par un des candidats.

Carlos Vila Nova, du principal parti de l’opposition, l’Action indépendante démocratique (ADI, centre-droit), est arrivé en tête au premier tour le 18 juillet avec 43,3% des suffrages, et affrontera lors du second tour Guilherme Posser da Costa, du parti de la coalition gouvernementale, le Mouvement pour la libération de Sao Tomé-et-Principe (MLSTP, centre-gauche), arrivé en deuxième position avec 20,7% des voix. 

Le président de l’Assemblée nationale, Delfim das Neves, dont le Parti de la convergence démocratique (PCD) appartient lui aussi à la coalition gouvernementale, était arrivé en troisième position et avait dénoncé des fraudes. 

M. Neves avait déposé un recours devant le tribunal constitutionnel, dont il a finalement été débouté.

La nouvelle date fixée est prévue deux jours après la fin du mandat du président de la République actuel, Evaristo Carvalho. Selon la Constitution, M. Neves doit assurer l’intérim en cas de vacance du pouvoir. Mais le président en exercice pourrait également assumer sa charge jusqu’à la prise de fonction du nouveau président élu.

Dans ce pays de quelque 210.000 habitants, colonie portugaise jusqu’en 1975, le président, élu pour cinq ans, n’a qu’un rôle honorifique, de représentation et de promulgation des textes, l’essentiel du pouvoir exécutif dans ce régime parlementaire revenant au Premier ministre. 

Après 15 années d’un régime marxiste au parti unique, Sao Tomé s’est ouvert au multipartisme en 1991. L’île est considérée comme un des modèles de démocratie parlementaire en Afrique.

L’archipel figure au 135e rang mondial sur quelque 190 pays dans le dernier classement de l’ONU pour l’Indice de Développement Humain (IDH).

En 2017, les deux tiers de la population vivaient en dessous du seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

AFP

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