N’valy Sacko au Gouvernement : « nous demandons la réouverture officielle des bars, motels, night clubs… »

19 août 2021 à 22 10 25 08258
N’valy Sacko, président de l’Association Guinéenne des tenanciers des bars, hôtels, boîtes de nuit, restaurants

Durement impactés par les restrictions prises par les autorités dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, les propriétaires des lieux de loisir cherchent à se faire entendre. L’association guinéenne des tenanciers des restaurants, bars, motels et night clubs, a adressé un mémorandum au premier ministre. Dans le document déposé mardi dernier à la primature, ils ont fait des doléances et des propositions au gouvernement. C’est le président de l’AGT (l’association guinéenne des tenanciers) qui l’a annoncé dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce jeudi 19 août 2021.

Selon N’valy Sacko, les tenanciers des lieux de loisir sont les plus touchés par les impacts négatifs de la pandémie de Covid-19. Car depuis l’apparition de la maladie en Guinée, en mars 2020, leurs entreprises n’ont pas pu fonctionner normalement. Cela, en raison des mesures restrictives prises par les autorités du pays, allant du couvre-feu nocturne à la fermeture des restaurants, bars, motels et boîtes de nuit. C’est pourquoi, ils ont décidé cette fois d’écrire au gouvernement pour solliciter notamment des mesures d’accompagnement pour pouvoir faire face à leurs difficultés.

« D’abord, nous avons fait des doléances au gouvernement, parce que depuis l’apparition du Covid, notre secteur a été le plus touché et il n’a pas bénéficié de mesures d’accompagnement. Donc, nous avons sollicité des mesures d’accompagnement, car aujourd’hui, tous les tenanciers de la République de Guinée tirent le diable par la queue. Parce que depuis mars 2020, nous n’arrivons pas à travailler normalement, alors que nous avons des factures d’eau, d’électricité et le loyer à payer. Aujourd’hui, nos poches sont trouées, nos comptes bancaires sont vides, parce qu’on ne fait que dépenser sans faire des entrées d’argent. Donc, les patrons d’hier sont devenus les mendiants d’aujourd’hui », a-t-il déclaré.

En plus des doléances, le président de l’association guinéenne des tenanciers des restaurants, bars, motels et night clubs, indique que cette organisation a fait également des propositions au gouvernement dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Il s’agit principalement de focaliser les attentions sur la vaccination plutôt que sur la restriction des libertés. « A partir du moment où il y a des vaccins un peu partout aujourd’hui, pourquoi ne pas aller dans le sens de la sensibilisation de la population à aller se faire vacciner plutôt que de fermer nos locaux ? Aujourd’hui, des pays qui ont enregistré 20.000 à 30.000 morts ont accepté de rouvrir les activités, parce qu’ils ont sensibilisé la population et ont même imposé la vaccination à la population.

Pourquoi ne pas faire la même chose chez nous ici si on veut vraiment éradiquer la maladie ? Donc, on a demandé à l’Etat d’accepter qu’on impose les cartes de vaccination à la rentrée de nos structures. Et qu’à la place du couvre-feu, les autorités exigent que chaque citoyen présente son carnet de vaccination pour pouvoir circuler la nuit. Je pense que cela va faire plus d’impact que les restrictions imposées actuellement par les autorités. Parce que plus il y a de personnes vaccinées, moins il y a de risques », a dit N’valy Sacko, ajoutant que le souhait de l’AGT aujourd’hui est « la réouverture totale et officielle de nos structures pour pouvoir exercer nos activités. Parce que vraiment on est fatigués, on a le dos au mur ».

Aujourd’hui, les tenanciers des lieux de loisir attendent impatiemment la réponse du premier ministre, tout en espérant que leurs doléances et propositions seront prises en compte par le gouvernement.

Mariame Diallo pour Guineematin.com

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Ebola à Abidjan : « la communauté guinéenne est en danger », alerte un médecin

19 août 2021 à 17 05 46 08468

Près d’une semaine après la notification à Abidjan d’un cas positif d’Ebola en provenance de la Guinée, l’inquiétude est grande au sein de la communauté guinéenne vivant en Côte d’Ivoire. En effet, 68 Guinéens qui ont voyagé dans le même bus que la patiente sont jusque-là introuvables.

Des sujets contacts qui peuvent propager la maladie non seulement en Côte d’Ivoire mais aussi en Guinée, où certains d’entre eux se trouveraient actuellement. Une situation dangereuse pour les deux pays, selon Dr Ibrahima Diallo, un médecin guinéen vivant à Abidjan. Il a donné l’alerte dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce jeudi, 19 août 2021.

Dr Ibrahima Diallo, médecin guinéen vivant à Abidjan

« La fille testée positive a voyagé avec 70 personnes dans le bus. Si on enlève l’apprenti et le chauffeur qui sont des ivoiriens, les 68 autres sont compatriotes guinéens. Parmi eux, il y a les quatre convoyeurs et leurs passagers qu’ils ont regroupés dans le même bus. Il se trouve que la fille a commencé à développer la maladie depuis la frontière. Et lorsqu’ils sont arrivés à la gare d’Abidjan, la maladie s’est empirée. Son mari est allé la chercher pour l’emmener à la maison.

 Après avoir été testée positive à Ebola, elle a été isolée et est sous traitement. Jusqu’hier, elle allait bien. Son mari a également été isolé ainsi que tous les contacts en Côte d’Ivoire, notamment les agents de santé, les médecins qui ont été isolés et vaccinés. Mais le problème, c’est qu’on n’arrive pas à retrouver les personnes qui étaient avec elle dans le bus. Dès que les convoyeurs se sont rendus compte qu’elle a été diagnostiquée Ebola, ils ont fui pour rentrer en Guinée.

Normalement, ces convoyeurs devaient nous aider à retrouver tous ceux qui ont voyagé avec la fille, parce qu’ils ont souvent la liste de leurs passagers et leurs contacts. Mais ils ont disparu pour rentrer en Guinée. Aujourd’hui, non seulement la communauté guinéenne d’ici, mais aussi ceux qui sont chez nous là-bas (en Guinée) sont en danger. Parce qu’on ne sait pas si certains d’entre eux (ceux qui n’ont pas été retrouvés) n’ont pas contracté la maladie », a-t-il indiqué.

Selon lui, depuis que ce cas d’Ebola a été diagnostiqué, une campagne de sensibilisation est en cours au sein de la communauté guinéenne en Côte d’Ivoire. « On utilise les imams, les transporteurs et nous sommes sur le terrain pour dire aux gens d’aller s’identifier dans la discrétion », a dit ce médecin en service dans la capitale ivoirienne. Il appelle à des actions concrètes et urgentes pour retrouver les quatre convoyeurs qui sont revenus en Guinée, afin qu’ils aident les autorités à localiser les passagers qui ont voyagé avec la patiente.

« Il faut qu’au niveau de la gare routière de Labé, on nous aide, parce que les convoyeurs sont partis de là-bas. Ils ont leurs contacts et ils savent qui sont-ils, parce qu’ils sont partis de là-bas. A un moment donné, l’un d’entre eux était en contact avec le ministère de la santé, il avait coopéré. Mais aujourd’hui, on ne sait pas où il est, son numéro de téléphone n’est plus joignable. Et donc, ce sont des personnes contacts qui peuvent contaminer d’autres. Il faut qu’on parvienne à les localiser parce qu’eux seuls peuvent nous dire quels sont leurs passagers et leur destination », a lancé Dr Ibrahima Diallo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41 

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Hadja Halimatou Dalein Diallo : la Michelle Obama de la Guinée

19 août 2021 à 15 03 57 08578
Hadja Halimatou Dalein Diallo

Par Mouctar Diallo (Journal L’Observateur) : « Les femmes, précieux ornements de la terre, sont une seconde âme de notre être, qui, sous une autre enveloppe, correspond intimement à toutes nos pensées qu’elles éveillent, à tous nos désirs qu’elles font naître et partagent, à nos faiblesses qu’elles peuvent plaindre, sans en être atteintes », Joseph-Alexandre de Ségur.

Hadja Halimatou Dalein Diallo fait partie de celles qui battent un record d’audience dans le Landerneau politique guinéen au sens féminin de la lutte. D’une côte de popularité très remarquable, figure exceptionnelle d’une lutte politique accomplie, attachée aux nobles idéaux sans faux-semblant avec une forte conviction, Hadja Halimatou Dalein Diallo, dame de fer pour les uns, maman nationale des orphelins pour d’autres, n’est cependant autre que le symbole d’un exemple le plus réussi de femme-modèle bien née, issue de la bonne et digne famille de la grande aristocratie peulh de Bhouria, dans la sous-préfecture de Porédaka, préfecture de Mamou.

Porte-bonheur, femme de chance, la Michelle Obama de la Guinée au destin atypique, Hadja Halimatou Dalein Diallo est l’étoile montante et brillante qui couvrira bientôt le parfait rôle d’une vraie et exemplaire femme de Chef d’État qui a trop manqué au pays.

Hadja Halimatou Dalein Diallo

La femme est la base de toute chose et de toute éducation. Une femme forte est une femme saine. Hadja Halimatou a en elle une combinaison de tout ce qui s’additionne pour faire construire ses traits psychiques, c’est-à-dire qu’elle a sa propre personnalité. Le fait d’avoir une forte personnalité joue un rôle-clé dans la définition d’une personne. La personnalité, c’est ce qui nous différencie des autres. En ce sens, manquer de personnalité signifie que l’on se fonde dans la masse, souvent par crainte de déranger ou par manque de confiance en soi. Ce n’est pas le cas pour cette femme forte.

La clé pour avoir une personnalité saine est de trouver un équilibre avec tous les éléments qui composent la vie quotidienne. De ce fait, avoir une personnalité saine et forte permet à la fois de ne pas être stressé facilement, mais également de penser clairement et avec raison quand tout le monde suit des idées préétablies. Les personnes ayant une personnalité saine ont une force de caractère et s’affirment naturellement. Hadja Halimatou Dalein Diallo est une femme forte, déterminée à accomplir tout ce dont elle rêve. Elle met tout en œuvre pour arriver à son objectif final ; et ce, de la meilleure des manières. Elle sait alors provoquer “sa chance” avec toute la pensée positive nécessaire pour réussir. Elle est forte, sait ce qu’elle veut et comment y parvenir.

Hadja Halimatou sait faire abstraction de toutes les critiques inutiles et de tout jugement gratuit. Elle est son propre maître et suit sa propre directive, puisqu’elle est celle qui se connait le mieux.

Elle reconnait ses qualités et ses défauts. Surtout, elle sait faire confiance en ses capacités, puisque c’est ce qui va lui permettre d’être aussi déterminée et de ne pas lâcher prise. Comme elle est consciente de ce dont elle est capable, elle est également consciente de ce dont elle n’est pas capable. Elle ne fonce pas tête baissée, mais avec raison. Ce qui ne l’empêche de faire en sorte de devenir meilleure et de gagner en compétence. Non ! Elle n’a pas peur de tomber, parce qu’elle est consciente qu’elle se relèvera. Une femme forte n’est pas indestructible ou encore surhumaine. Elle est juste sans cesse en évolution. De ce fait, il est normal parfois qu’elle échoue. Il est également possible qu’elle ait des petits moments de faiblesse qui ne lui enlèvent pas pour autant le statut de Strong Women ! Oui mesdames, Hadja Halimatou Dalein Diallo  peut pleurer. Je sais, c’est fou ! L’essentiel, c’est de mieux rebondir après son échec ; et ça, elle sait le faire.

Hadja Halimatou Dalein Diallo

Elle ne dépend de rien, ni de personne. Elle sait assouvir ses besoins financiers et s’assume pleinementElle sait alors faire la part des choses et n’a pas besoin qu’on le fasse à sa place. Mais, elle reconnait les moments de co-dépendance. Ce qui ne l’empêche pas de vivre en société et d’accepter l’aide d’autrui. Elle sait travailler en groupe sans s’imposer en tant que maîtresse du savoir. Elle sait vivre avec l’Autre et accepte son avis qui peut être différent du sien. Elle sait prendre des décisions difficiles, c’est généralement l’une de ses caractéristiques les plus connues et vulgarisées, dans le sens où c’est l’une des plus communes. Hadja Halimatou est connue pour sa capacité à prendre des décisions difficiles sans en faire un drame ou sans montrer que ça l’atteigne particulièrement. Elle n’est pas une machine ; mais, elle a cette qualité de savoir faire des choix raisonnables et meilleurs pour elle et pour ceux qui l’entourent. Il arrive alors parfois que l’on ne comprenne pas ses décisions ; mais, elles sont toujours prises pour de bonnes raisons. Elle écoute, analyse et n’est pas seulement une “grande gueule” qui fonce tête baissée et qui se fiche de tous ceux qui l’entourent. Non ! Absolument pas. Elle détient cette force justement grâce à sa patience, son écoute, son esprit d’analyse et de déduction. Elle ne peut pas se permettre de prendre des décisions à la légère. Elle est respectueuse, respectée et digne. Sa dignité est son pilier, puisqu’elle suit une ligne directrice basée sur ses propres règles. Elle est entière et vraie ; ce qu’elle pense elle le dit. Puisque si quelque chose la dérange, elle ne peut pas se permettre de la subir.

Hadja Halimatou Dalein Diallo

Lorsque quelque chose ne lui plait pas, elle ne le garde pas pour elle, elle le dit également. Tout ceci avec tact, bien sûr ; mais, sans hypocrisie aucune. Elle gère ses problèmes calmement et lorsqu’elle rencontre un obstacle ou un conflit, elle le gère calmement pour ne pas se rabaisser au niveau de celui ou celle qui crie en face. Elle met des limites, il n’est pas possible de l’atteindre aussi facilement qu’on pourrait le penser. Elle a au préalable mis des limites à ne pas franchir pour avoir son cercle de contrôle et de vie. Il y a certaines choses qu’elle accepte, d’autres non. Et, tout est bien déterminé de manière à ne pas avoir à subir un manque de respect quelconque. Elle est indulgente avec elle-même et les autres ; et n’est pas totalement intransigeante. L’indulgence est le caractère de ce qui n’est pas sévère. Elle est humaine et reconnait que chacun peut commettre une erreur, y compris elle… Grâce à son indulgence, elle sait pardonner. Le pardon est une liberté, surtout pour elle. En vouloir à quelqu’un ou éprouver de la rancune envers quelqu’un n’est pas de son caractère. Le pardon est un moteur, vous êtes le véhicule, vous en avez besoin pour avancer. Elle transmet son savoir et son expérience sans prétention, elle est forte et transmet tout ce qu’elle a appris et toute son expérience de vie à celles qui l’entourent et aux femmes de demain. Elle est dans la capacité de le faire et se doit de le faire, puisqu’elle a les épaules assez larges pour tenir cette responsabilité.

Hadja Halimatou Dalein Diallo et son cher époux, Elhadj Cellou Dalein Diallo

Hadja Halimatou Dalein Diallo, qui, malgré l’épreuve difficile de la vie d’un opposant, victime de son aura, de la mauvaise caricature et d’une étiquette assez réductrice, n’a jamais montré un quelconque signe de fébrilité ou de recule face à la férocité de l’adversité. Mais, plutôt, elle a su se conformer à la vérité de chaque époque pour se constituer à la fois, en un filtre et en une ceinture de sécurité imperméable pour son époux, Cellou Dalein Diallo.

Par Mouctar Diallo, Administrateur Général du Journal L’Observateur

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Crise à Conakry Express : les travailleurs interpellent le ministère des transports

19 août 2021 à 14 02 54 08548

Alors que la remise en circulation du train Conakry Express est annoncée pour les prochains jours, une crise mine actuellement la société chargée de la gestion de l’unique locomotive qui assure le transport de personnes dans la capitale guinéenne.

En froid avec leur direction, plusieurs travailleurs ont adressé deux courriers au ministère des transports. Il s’agit d’un mémorandum contenant leurs revendications et d’une demande d’audience adressée au chef du département. Une rencontre qui leur permettrait d’expliquer directement au ministre la situation qui prévaut au sein de l’entreprise.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les deux courriers :

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Témoignage de la mère du Dr Touré, décédé en Haïti : « avant son départ, il a lavé et repassé mes habits »

19 août 2021 à 14 02 18 08188
Dr Ousmane Touré, paix à son âme

Quelques jours après le décès du Dr Ousmane Touré, l’émotion est encore grande dans la famille de ce médecin guinéen, qui a péri dans le séisme qui a frappé Haïti dans la nuit du 14 au 15 août 2021. Sa mère, Hadja Sarangbè Sanoh, a du mal à croire qu’elle ne reverra plus jamais son « fils chéri ». Mais, aujourd’hui, elle dit s’en remettre à la volonté divine.

« Mon fils est parti le 18 juillet dernier à Haïti. Notre dernière conversation a eu lieu le samedi 14 août 2021, dans la matinée. Et le lundi 16 août, après la prière de l’aube, les imams du quartier sont venus m’annoncer la triste nouvelle (son décès, ndlr). Je n’ai même pas pu demander comment l’acte s’est produit. Je me suis juste remise à Dieu qui me l’a donné et qui l’a repris », a déclaré la vieille dame au micro d’un journaliste de Guineematin.com, qui s’est rendu ce mercredi 18 août 2021, à son domicile, à Kountia.

Hadja Sarangbé Sanoh, mère du Dr Ousmane Touré

Aujourd’hui, cette mère pleure une grande perte pour elle et pour toute la famille du Dr Ousmane Touré. Elle le décrit comme étant un fils béni et exemplaire. « Ousmane Touré était d’une grande importance pour moi et pour toute la famille. C’est un enfant pour qui je prie nuit et jour. Il m’a nourrie, m’a habillée, il a vraiment pris soin de moi. C’est un enfant béni. Depuis que je l’ai eu, il ne m’a jamais désobéi.

Jusqu’à son âge-là, il lavait et repassait mes habits. Même avant qu’il ne parte, au mois de juillet dernier, il a lui-même lavé et repassé mes habits. Tout ce qu’une jeune fille peut faire comme travaux pour sa mère, il le faisait pour moi. Il a pris soin de tous mes parents et de toute sa famille. Il a fait tout ce que je lui demandais de faire pour moi », confie Hadja Sarangbè Sanoh.

Médecin en service à l’hôpital Ignace Deen de Conakry, Dr Ousmane Touré a quitté la Guinée le 18 juillet 2021 pour Haïti. Il était en mission de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour aider ce pays à lutter contre la pandémie du Covid-19. Il est décédé à l’âge de 39 ans, laisse derrière lui une veuve et deux filles.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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L’opposant Bogola Haba malade en prison : « il doit être hospitalisé », alerte Me Béa

19 août 2021 à 13 01 56 08568

Arrêté le 14 juillet dernier au sortir d’une réunion avec les membres de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD), Kéamou Bogola Haba, le président d’honneur du parti Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement (UGDD), est toujours détenu sans jugement à la maison centrale de Conakry. Aujourd’hui, son état de santé ne cesse de se dégrader ; et, cela préoccupe sérieusement son avocat.

Dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce jeudi, 19 août 2021, Me Salifou Béavogui a annoncé que Kéamou Bogola Haba a des problèmes pulmonaires. L’avocat de l’opposant a également plaidé pour l’hospitalisation de son client (à défaut de sa libération) pour lui permettre de se faire soigner.

Me Salifou Béavogui

« Mon client, Kéamou Bogola Haba, est toujours malade. C’est quelqu’un qui a un problème de poumon et il a été opéré deux fois. Aujourd’hui, son état de santé nécessite une hospitalisation ou bien une remise en liberté pour qu’il puisse aller se faire traiter. Je suis vraiment très inquiet pour lui. Et, c’est pourquoi, je souhaite son hospitalisation ou bien sa remise en liberté pour qu’il puisse aller se faire soigner et éviter tout risque. Mais, malheureusement, après son passage la dernière fois au CHU Ignace Deen, on l’a fait retourner en prison », déploré Me Béa.

À rappeler que Bogola Haba est poursuivi pour « atteinte aux intérêts de la nation, trouble à l’ordre public, offense au chef de l’Etat ». Il a été placé sous mandat de dépôt le 16 juillet dernier et conduit à la maison centrale de Conakry. Et, le 21 juillet dernier, son état de santé s’était fortement dégradé dans sa cellule. Il avait été transféré d’urgence au service cardiologie de l’hôpital Ignace Deen.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kankan : campagne d’immatriculation et de ré-immatriculation des engins roulants

19 août 2021 à 13 01 46 08468

La direction générale du DSD-Guinée (Document Sécurisé de Guinée) a lancé mardi dernier, 17 août 2021, les opérations d’immatriculation et de ré-immatriculation des engins roulants à Kankan. Cette opération, en plus de renflouer les caisses de l’Etat, consiste à la numérisation du système d’immatriculation et d’acquisition des documents sécurisés, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Pour la protection des citoyens et leurs engins, le gouvernement guinéen a lancé les opérations d’immatriculation et de ré-immatriculation des engins roulants depuis le 25 Mai 2021 à Conakry. Mais, à Kankan, c’est mardi passé que ces opérations ont démarré avec un pilotage assuré par la direction du DSD-Guinée (Document Sécurisé de Guinée).

Djemory Doumbouya, directeur général de DSD-Guinée

Selon Djemory Doumbouya, directeur général de DSD-Guinée, ce projet est fait pour la population guinéenne. « C’est un projet qui devrait être appuyé par tout le monde, puisque c’est à l’actif des détenteurs des engins roulants. Le projet consiste à la numérisation du système d’immatriculation et d’acquisition des documents sécurisés, parce que les certificats d’immatriculations que nous délivrons sont des documents sécurisés. Et, ça permet de créer une base de données à travers laquelle nos services de sécurité puissent donner la sécurité nécessaire. Lorsqu’un engin se trouve dans une base de donnée, les recherches deviennent plus faciles lorsqu’il est volé », a expliqué Djemory Dumbouya.

Depuis près de 30 ans, l’Etat guinéen ne dispose pratiquement pas de statistiques fiables du parc automobile national. Et, à en croire Hadja Marie Mansoure, conseillère technique du ministre des Transports, c’est pour remédier à cette situation que le gouvernement s’est engagé dans ce projet d’immatriculation et de ré-immatriculation des engins roulants en Guinée.

Hadja Marie Mansoure, conseillère technique du ministre des transports

« L’Etat s’est engagé dans ce projet d’immatriculation et de ré-immatriculation parce que depuis 1992 pratiquement nous ne connaissons plus le parc roulant en Guinée. Donc, pour le problème de statistiques, aujourd’hui, il faut qu’on sache quel est le parc automobile qui est en circulation. Ensuite, c’est pour sécuriser les cartes grises et les plaques. Parce que parmi les documents administratifs, beaucoup ne sont pas du tout fiables. Et, nous devons donc faire les cartes grises et les plaques justement pour personnaliser les propriétaires des engins roulants. Parce que dans les nouvelles cartes grises et les plaques, surtout sur les plaques,  il y a l’identité du propriétaire, mais aussi le véhicule, votre nom, votre numéro de téléphone et le numéro du véhicule », a précisé Hadja Marie Mansoure.

A noter que juste après la cérémonie de lancement de cette campagne (qui a eu lieu au siège du DSD, dans la cour du bloc administratif préfectoral), plusieurs citoyens ont pris d’assaut les locaux de la représentation locale du DSD-Guinée pour l’immatriculation et la ré-immatriculation de leurs engins. Ils doivent payer entre 400 000 et 3 150 000 francs guinéens, selon le type d’engins qu’ils détiennent.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Pourquoi et comment célébrer Achoura ? Les explications d’Elhadj Abdourahim Diallo

19 août 2021 à 12 12 14 08148
Elhadj Abdourahim Diallo, membre du conseil de la grande mosquée Al Moustapha de la cimenterie

Alors que certains fidèles musulmans de Guinée ont célébré l’Achoura hier, d’autres le font ce jeudi 19 août 2021. C’est le cas notamment de la communauté chiite, qui organise habituellement une grande cérémonie à cette occasion. Mais cette année, elle va commémorer ce grand événement sans aucune mobilisation, en raison de la pandémie de Covid-19 qui sévit dans le pays. Mais pourquoi et comment doit-on célébrer l’Achoura ? Un journaliste de Guineematin.com a posé ces questions à Elhadj Abdourahim Diallo, membre du conseil de la grande mosquée Al-Moustapha de la Cimenterie.

Achoura, c’est le 10ème jour de Mouharram, le premier mois du calendrier musulman. Il représente l’un des jours les plus importants pour les fidèles musulmans du monde entier. Il est célébré de différentes façons d’une communauté à une autre et pour diverses raisons. Pour la communauté chiite de Guinée, cette journée est une occasion de commémorer l’assassinat de l’imam Alhousseine (fils de l’imam Aly et petit-fils du prophète Mohamed) et toute sa famille, à Karbala (Irak).

« La célébration de l’Achoura, c’est une occasion de se rappeler et de rappeler que l’imam Housseine a représenté l’islam entier. Il a été sauvagement assassiné par des gens avec qui il faisait la prière du jour. Ces gens-là, c’étaient des musulmans. Donc, c’est ce qui fait que l’Achoura est assez complexe. Ce sont des musulmans qui ont assassiné un petit-fils du prophète (PSL) et sa famille. Donc, célébrer Achoura, c’est célébrer le martyr Alhousseine. L’imam Alhousseine a été tué le 10 du mois de Mouharram, c’est la raison de la célébration de l’Achoura », a expliqué Elhadj Abdourahim Diallo, membre du conseil de la grande mosquée Al-Moustapha de la Cimenterie.

Habituellement, la communauté chiite de Guinée organise une grande cérémonie pour commémorer l’Achoura, en rappelant notamment l’histoire de l’imam Housseine. Mais cette année, aucune mobilisation n’est prévue à cette occasion, en raison de l’état d’urgence sanitaire décrété dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Selon Elhadj Abdourahim Diallo, cette date sera marquée principalement par le jeûne. « Chaque année, on doit jeûner les 9 et 10 du mois en cours qu’on appelle Mouharram. Il faut aussi porter des habits noirs pour pleurer l’imam Alhousseine.

Celui qui fait tout ça, aura une récompense grandiose chez Dieu. Et cette récompense n’est rien d’autre que le paradis. Le prophète Mohamed (PSL) a dit : Hassane et Housseine (les fils de l’imam Aly) sont de moi. Celui qui les aime, m’aime. Celui qui les hait, me hait. Donc, celui qui se rappelle que Housseine a donné sa vie pour la religion de son grand-père, pleure sa mort et célèbre l’Achoura est promu au paradis éternel par Dieu le Tout-puissant », a assuré ce leader religieux chiite.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: +224622919225

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Maleyah (Siguiri) : les habitants de Foulata se réfugient en brousse pour échapper à la brutalité des forces de l’ordre

19 août 2021 à 12 12 04 08048
image d’archive

« Les forces de l’ordre sont en train de violenter les citoyens. Ils brûlent nos maisons, tirent sur nos animaux. Aujourd’hui, tout le village est en brousse. Il y a des femmes qui ont passé la nuit sur les arbres ».

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, des renforts (des militaires selon des sources locales) ont été déployés mardi dernier, 17 août 2021, dans le district de Foulata (sous-préfecture de Maleyah) pour déloger les femmes qui manifestaient depuis dimanche dernier sur le bloc2 du site de la SAG (société aurifère de Guinée) pour exiger le recrutement de leurs enfants et leurs maris au sein de ladite société. 

L’intervention musclée de ces agents venus de Siguiri a fait plusieurs blessés dans les rangs des manifestantes. Et, face l’intensité de la violence de ces agents, Foulata s’est vidé de ses habitants. Les femmes et les jeunes ont passé la nuit dans les bois (en brousse) pour échapper aux exactions et à la terreur de ces militaires.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, le district de Foulata est désert de monde ce mercredi. Tous les habitants de ce village ont fuit leurs maisons pour aller se réfugier en brousse afin d’échapper à la furie des militaires qui y sèment la terreur.

« Nous sommes tous en brousse maintenant. Les forces de l’ordre sont en train de violenter les citoyens. Ils brûlent nos maisons, tirent sur nos animaux. Aujourd’hui tout le village est en brousse. Il y a des femmes qui ont passé la nuit sur les arbres. C’est comme si nous étions en guerre. Tu ne peux pas imaginer les exactions que nous subissons aujourd’hui », a confié Mamadi Foulata Camara, responsable de la jeunesse de Foulata.

Egalement joint au téléphone par Guineematin.com, le maire de Maleyah, Gnoumè Fidèle Camara, a confirmé ces exactions des forces de l’ordre sur les populations de Foulata.

« Oui, ça ne va pas là-bas (Foulata). Les citoyens ont même déserté le village. J’ai appelé le commandant de l’unité déployée là-bas, il m’a dit que ce sont les jeunes qui sont partis brûler une machine de la société (la SAG) », a-t-il dit.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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Dr Zoutomou : « le Barreau de Guinée a pris la mesure des manquements aux règles de justice »

19 août 2021 à 11 11 40 08408
Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, président de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès)

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes publications, le Barreau de Guinée a exprimé son indignation face à la révocation du régime de semi-liberté et le renvoi en prison de l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia, Abdoulaye Bah. Dans sa déclaration du mardi dernier, 17 août 2021, l’ordre des avocats de Guinée a dénoncé une violation flagrante de la loi et exigé l’annulation de cette décision du directeur national de l’administration pénitentiaire. Et, cette position du barreau est largement partagée par le président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP).

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com hier, mercredi, Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou a salué cette sortie du  barreau qu’il qualifie tout de même de réveil tardif.

« Le barreau de Guinée est dans ses droits de dénoncer l’immixtion de l’exécutif dans les questions judiciaires. Il n’appartient pas au directeur national du service pénitencier de faire sortir ou bien de faire rentrer quelqu’un en prison, quel que soit le motif. C’est un exécutant ; et, cet ordre doit venir soit du procureur ou bien des autorités judiciaires. Car, le service pénitencier est un relais de l’exécutif. Donc, il n’a rien à voir dans les questions de jugement. Mais, ce qui vient de se passer, c’est de l’immixtion pure et simple. Donc, le barreau de Guinée est dans son droit. Et, moi, je les applaudis », a dit Dr Zoutomou.

Pour le leader de l’UDRP, cette déclaration du barreau ne sera surement pas suffisante pour stopper l’immixtion du pouvoir exécutif dans les affaires judiciaires ; mais, c’est déjà un pas dans le combat pour le respect de la séparation des pouvoirs en Guinée.

« Ce n’est pas suffisant ; mais, ça doit toujours commencer quelque part. Je me suis un peu offusqué parce que le barreau a été un peu silencieux ces derniers temps. Il n’a jamais dénoncé avec vigueur tous ces manquements, ces comportements déplacés. Et, c’est maintenant qu’il commence à le percevoir. Je crois qu’ils ont pris la mesure des manquements aux règles de justice. Et, s’ils en parlent maintenant, c’est bon et ça veut dire qu’ils vont continuer. Je souhaite vivement qu’ils continuent dans ce sens », a indiqué Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Pluie et mauvais état des routes à Conakry : le calvaire des chauffeurs du tronçon CBK-Matoto

19 août 2021 à 9 09 16 08168

En cette période de grandes pluies à Conakry, le tronçon CBK-Matoto est souvent en très mauvais état. Les usagers font face à une sorte de champ de boue où les flaques d’eau se disputent la chaussée. Les quelques rares véhicules qui osent s’y aventurer par moment finissent fréquemment la journée au garage. Les pannes y sont fréquentes ; et, cela est un véritable casse tête chinois pour les chauffeurs et autres usagers obligés d’emprunter ce tronçon.

Depuis plusieurs années, cette route est en état de dégradation très poussée. Malheureusement, les autorités en charge des travaux publics ont jusque-là passé outre ce problème. Et, aujourd’hui, avec les pluies diluviennes qui s’abattent sur Conakry, cette route est devenue impraticable. Certains habitants des quartiers traversés par cette route préfèrent aujourd’hui marcher au lieu d’emprunter un taxi pour finalement se retrouver avec des courbatures.

Du côté des chaussures, cette route est un véritable calvaire qui donne des maux de tête. Après avoir essuyé plusieurs pannes et dépensé inlassablement dans les garages pour des réparations, ces conducteurs de taxis urbains ont préféré bouder ce tronçon pour se rabattre sur la bretelle Cosa-Tannerie pour rejoindre Matoto.

Mamadou Aliou Diallo, Syndicat et chauffeur sur la ligne Cosa-Matoto

« Je suis syndicaliste et en même temps chauffeur sur cette route. Notre plus grand problème ici, c’est l’état de cette route. On a trois routes pour aller à Matoto. Il y a la route de la Cité-CBK pour aller à Matoto. Il y a une autre qui quitte Somparéyah pour venir à Cosa ici. Et, celle de Simbaya-Gare. Mais, toutes les trois routes sont coupées pendant cette saison des pluies. Ça ne circule plus. Ces routes sont totalement gâtées ; et, cela fait des années et des années déjà. Alors que c’est sur ces routes qu’on gagne assez de clients pour aller à Matoto. Mais, c’est impossible à l’heure-là. Même certains passagers de Somparéyah qui n’ont pas les moyens de déplacer une moto sont obligés de marcher pour aller chez eux. Désormais, c’est la route de la Tannerie qu’on emprunte pour aller à Matoto. Ce qui ne nous arrange pas. Il y a souvent assez de bouchons là-bas. Et, nos frais de transport n’ont pas augmenté. On maintient toujours les 1 500 francs ici… On est parti plusieurs fois au ministère des travaux publics pour voir le ministre. Et, Moustapha Naïté s’est même déplacé pour venir voir le terrain. Il nous avait promis ; mais, jusqu’à présent, il n’y a rien. Tous les jours, on voit les topographes mesurer les routes ; mais, au final, il n’y a rien. Nous demandons à la nouvelle ministre de ne pas nous oublier. On souffre beaucoup ici », a indiqué Mamadou Aliou Diallo, Syndicat et chauffeur sur la ligne Cosa-Matoto.

Cependant, contourner par la Tannerie pour aller à Matoto n’est pas aussi facile qu’il le paraisse. Car, si la route est plus praticable de ce côté, les tracasseries policières et les embouteillages qu’on y rencontre épuisent les chauffeurs.

Mamadou Lamarana Baldé, chauffeur de taxi

« Nous rencontrons pas mal de difficultés surtout pendant cette période des grandes pluies. La route CBK qu’on empruntait est gâtée, ça ne circule plus. Et quand nous passons par la Tannerie, il y a des policiers qui nous embêtent. Ils nous interdisent de prendre 6 personnes alors qu’ils ont augmenté le prix du carburant. Et on nous impose de maintenir les frais de transport à 1500. Nous avons respecté ça mais on nous interdit de prendre 6 passagers. C’est très anormal. Cela ne nous arrange pas. Mais on n’a pas le choix. On est obligé de faire avec. Mon souhait est que notre route CBK soit bitumée le plus vite que possible », a dit Mamadou Lamarana Baldé, chauffeur sur cette ligne.

Pour sa part, Mohamed Camara, un autre chauffeur de la route CBK-Matoto, au-delà de l’impraticabilité de ce tronçon, il y a les raquettes des policiers.

Mohamed Camara, chauffeur de taxi

« Toutes nos routes sont gâtées ici. Vous avez vu l’état de nos véhicules, même si tu répares ton véhicule le matin, d’ici 13 heures tu auras une panne. À cela s’ajoutent les raquettes des policiers qui ne pensent qu’à eux. En oubliant que nous avons nous aussi des familles à nourrir. Lorsqu’on circulait sur la CBK, tout allait bien et on était calme. Mais, aujourd’hui, c’est dur ! Aidez-nous », a-t-il lancé.

A préciser qu’à l’image de la route CBK, plusieurs autres voiries urbaines de Conakry sont dans de piteux états et d’autres en chantier depuis des lustres.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Déclaration du Barreau de Guinée sur les prisonniers politiques : Taran Diallo (ADR) salue cette « prise de conscience »

19 août 2021 à 8 08 17 08178
Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR)

Comme annoncé précédemment, dans une déclaration publiée mardi dernier, 17 août 2021, le Barreau de Guinée a exprimé son indignation face à la révocation du régime de semi-liberté accordée à l’opposant Abdoulaye Bah. L’ordre des avocats de Guinée dénonce « une violation flagrante de la loi » et exige l’annulation de cette décision du directeur national de l’administration pénitentiaire. Faute de quoi, le Barreau menace d’intenter une action en justice pour « violation grave » des droits humains. Et, cette sortie des hommes en robe noir est bien accueillie dans la classe politique, notamment dans les rangs de l’opposition.

Dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com hier, mercredi 18 août 2021, le président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR) a salué un « début de prise de conscience » de la part de cette corporation des avocats. Alpha Oumar Taran Diallo espère que d’autres entités vont bientôt emboîter le pas au Barreau pour que la Guinée retrouve son salut.

« Je trouve que c’est normal, légitime et c’est même extrêmement important que tout le monde comprenne que le combat que nous sommes en train de mener est un combat commun, c’est un combat pour la Guinée. Nous devons sortir des considérations ethniques et régionales pour nous battre afin qu’il y ait la mise en place d’une véritable démocratie dans notre pays. C’est ce qui peut nous aider. Et, je pense que le Barreau de Guinée est en train de s’inscrire dans ce sens-là. Je l’en félicite, parce qu’il ne fait que jouer son rôle. Je pense que les autres corporations libérales de la société civile et tous les groupes capables de mettre une pression sur l’Etat doivent s’y inspirer afin que les dirigeants comprennent que les lois de la république sont à respecter. Et, c’est en cela seulement que nous aurons notre salut », a dit Alpha Oumar Taran Diallo.

Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR)

S’agissant de l’opportunité de cette déclaration du Barreau, le leader de l’ADR a fait savoir que l’important est qu’il y ait la prise de conscience.

« C’est une déclaration qui est assortie de menace. C’est déjà un premier pas et c’est ce qui est important. Ce premier pas dénote la prise de conscience ; et, je pense que cela pourra inspirer d’autres. Puisque nous sommes tous dans la même marmite et la Guinée ne pourra avancer que si les lois de la République sont respectées au premier plan par nos dirigeants », a indiqué Alpha Oumar Taran Diallo.  

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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CAN 2021 : « la Guinée va accompagner le Sénégal pour le second tour » (Thierno Saïdou Diakité)

19 août 2021 à 6 06 38 08388
Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif

Comme annoncé précédemment, la Guinée connaît maintenant ses adversaires lors de la phase de groupes de la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021. A l’issue du tirage au sort qui a eu lieu hier, notre pays s’est retrouvé dans la poule B, en compagnie du Sénégal, du Malawi et du Zimbabwe. Une poule jouable pour le Syli national, selon le consultant sportif Thierno Saïdou Diakité, interrogé par un journaliste de Guineematin.com hier, mercredi 18 août 2021.

« A mon avis, la poule est jouable. Je pense que la Guinée va accompagner le Sénégal, parce que le Sénégal est depuis quelques mois premier en Afrique au classement FIFA. Et, selon les observateurs et les statistiques, le Sénégal devrait aller en finale et remporter cette coupe, étant donné que l’équipe est vraiment performante cette année. Je dis donc que la Guinée va accompagner logiquement le Sénégal pour le second tour ».

Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif

Toutefois, cet observateur du football guinéen appelle à la vigilance pour être à l’abri de toute surprise. Car, même s’ils sont des petites équipes sur papier, le Malawi et le Zimbabwe peuvent créer la sensation. « Le Zimbabwe et le Malawi, ce sont des petites équipes mais qui sont difficiles à jouer sur une seule rencontre. Ils vont jouer de façon engagée sans complexe. Je vais en profiter d’ailleurs pour demander aux joueurs et encadreurs de faire très attention.

Si vous vous rappelez, en 2019, Madagascar qui participait pour sa première fois à la CAN, nous a surpris, on a fait 2-2 avec cette équipe. Il faut donc qu’on ne sous-estime pas le Malawi et le Zimbabwe, en dépit du fait que sur papier, nous sommes favoris avec le Sénégal », a dit Thierno Saïdou Diakité, qui exhorte aussi les autorités guinéennes à prendre les dispositions qu’il faut afin que les fonds nécessaires pour la participation de notre pays à cette compétition soient disponibles à temps.

Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif

« Il faut que nos autorités, le ministère des sports, puissent déjà élaborer le budget de la CAN, afin que le ministère des finances et le ministère du budget soient informés à temps. Il ne faut pas qu’on attende un ou deux mois avant la CAN pour commencer ce travail. C’est maintenant qu’il faut préparer le budget de la campagne. Parce que d’habitude, on attend la dernière minute pour jouer au plus pressé et on joue aux sapeurs-pompiers. On a suffisamment de temps pour nous préparer. Je pense que les gens sont avertis avec ce qui s’est passé pour les jeux olympiques, c’est une leçon à retenir pour les prochaines compétitions ».

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Déclaration du Barreau sur les prisonniers politiques : Dr Faya s’interroge

19 août 2021 à 6 06 33 08338
Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes publications, le Barreau de Guinée a exprimé mardi, 17 août 2021, son indignation face à la révocation du régime de semi-liberté et le renvoi en prison de l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia, Abdoulaye Bah. Dans sa déclaration, l’ordre des avocats de Guinée a dénoncé une violation flagrante de la loi et a exigé l’annulation de cette décision du directeur national de l’administration pénitentiaire. Mais, au sein du Bloc Libéral (BL), on s’interroge sur l’opportunité d’une telle sortie du Barreau.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, mercredi 18 août 2021, Dr Faya Millimouno, le leader dudit parti, a laissé entendre que cette déclaration du Barreau prouve à suffisance que les questions de Droit ne sont pas prises très au sérieux en Guinée.

« Cette déclaration du Barreau montre qu’on est très léger en République de Guinée sur les questions de Droit. A sa lecture, il faut ressortir que même la semi-liberté avait été illégalement accordée. Parce qu’il n’appartient pas au directeur de l’administration pénitentiaire de prendre une décision de condamner ou de mettre en liberté à la place du juge. Et, la semi-liberté, c’est souvent pour des personnes qui sont déjà condamnées. C’est seulement un juge, après avoir organisé un débat contradictoire permettant d’entendre une réquisition de la partie civile, un plaidoyer de l’avocat du détenu peut prendre la décision de mettre en liberté provisoire ou totale d’un détenu. Donc, ici, la violation de la loi est partie même de l’acte de liberté accordée. A cela vient s’ajouter la révocation de la première décision. Donc, toutes les deux décisions étaient illégales », a dit Dr Faya Millimouno.

Pour le leader du BL, il faut surtout s’interroger sur l’opportunité de cette déclaration du Barreau, d’autant plus qu’il n’avait rien dit lorsque la décision manifestement illégale de la libération de l’opposant Abdoulaye Bah et Cie avait été prise.

« La question que je me suis posée, c’est pourquoi le barreau n’a pas fait une déclaration dès la première décision qui avait été prise ? C’est vrai que ça nous a tous réjouis de voir nos compatriotes sortir de prison ; mais, la rigueur veut que nous tenions compte du fait que toute décision de justice doit être prise par un magistrat compétent en la matière et qui a ce pouvoir. Cela amène effectivement à perpétuer la confusion dans notre pays quand il s’agit de la justice. Très souvent, et nous-mêmes qui sommes des politiques, lorsqu’il y a arrestation par exemple de nos militants ou de nos cadres, nous indexons non pas la justice, mais le pouvoir exécutif. Et, si ce pouvoir exécutif se permet d’agir en lieu et place des magistrats, naturellement ça justifie les critiques qui sont formulées à son égard. Et, on dit souvent que ce sont des décisions politiques, c’est l’exécutif qui met les gens en prison », a indiqué Dr Faya Millimouno.

Selon le président du Bloc Libéral, il est important de bannir de nos pratiques notre attitude à pousser le pouvoir exécutif à prendre des décisions illégales juste pour nous sortir d’une impasse. Car, l’exécutif pourrait bien se plaire dans cette illégalité en posant aussi des actes qui l’arrange exclusivement et au détriment de la loi.

« Pour le bien de notre Etat de droit, je crois que la rigueur doit être mise en toute circonstance. Du point de vue de l’éducation de nos masses, je crois qu’il est important d’insister sur le fait que quand on parle de justice, il n’appartient qu’aux magistrats la décision. Même si cette décision va dans le sens souhaité par la population dans son ensemble, elle doit être prise en bonne et due forme. Il faut que seulement des gens qui sont compétents en la matière prennent la décision, sinon, aussi bonne qu’elle soit, elle doit être interprétée comme un acte illégal. Parce que si on permet aujourd’hui à l’exécutif de prendre une décision qui est illégale parce que ça nous arrange, demain il prendra une décision illégale même quand ça ne nous arrange pas. C’est pourquoi il faut commencer par ne pas permettre à l’exécutif de prendre une décision qui ne lui appartient pas », a conseillé Dr Faya Millimouno.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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