C’est parti pour la vaccination contre Ebola à Labé. Les autorités sanitaires ont lancé l’opération hier, jeudi 19 août 2021, au centre de santé de Yérandè, un secteur du quartier Safatou, dans la commune urbaine de Labé. 51 contacts de la jeune femme testée positive au virus Ebola à Abidjan sont concernés par cette opération, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Les autorités guinéennes ne veulent prendre aucun risque. Après avoir recensé toutes les personnes qui ont eu des contacts directs avec la jeune femme qui a été testée positive au virus Ebola le 14 août dernier à Abidjan (Côte d’Ivoire), elles procèdent à leur vaccination. Cette opération a été lancée hier par la direction régionale de la santé de Labé.

« Nous avons travaillé en amont pour identifier tous les contacts, ils ont tous accepté finalement de collaborer. L’ANSS a envoyé une mission avec 5000 doses de vaccins. Immédiatement, nous avons contacté les autorités administratives et les chefs des secteurs où les patients directs se trouvent. 

Ces responsables locaux les ont mobilisés pour procéder à la vaccination. Hier, jeudi 19 août 2021, nous avons vacciné 20 personnes. Et c’est d’ailleurs le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, qui a été le premier à recevoir sa dose de vaccin pour rassurer les contacts que le vaccin est inoffensif, qu’il les protège.

L’opération se poursuit ce vendredi, et tous ceux qui ont été en contact avec la jeune dame (testée positive au virus Ebola à Abidjan) seront vaccinées », a indiqué Dr Mamadou Houdy Bah, directeur régional de la santé de Labé, précisant qu’il ne s’agit pas d’une vaccination de masse mais plutôt d’urgence. « Ce sont les contacts qui sont prioritaires d’abord et les agents de santé », a-t-il souligné.

En ce qui concerne les contacts, ajoute-t-il, « nous avons des relais communautaires qui vont nous remonter tous les jours leur état de santé. Je précise que pour le moment, personne parmi les contacts n’a développé un signe de maladie, cela depuis plus de 12 jours. C’est pourquoi d’ailleurs, nous sommes en train de nous interroger sur la véracité de ce cas d’Ebola diagnostiqué en Côte d’Ivoire.

Parce que la façon dont on a connu Ebola dans le passé, ce n’est pas comme ça qu’il se développait. Avant, les contacts directs étaient toujours malades. Mais cette fois-ci, 12 jours après, aucun contact direct n’a développé la maladie. Dans notre jargon, il y a ce qu’on appelle des faux positifs et des faux négatifs. Est-ce que cette jeune dame n’est pas un cas de faux positif ? On se pose ces questions », a dit Dr Mamadou Houdy Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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