Guinée : Dr. Mohamed Diané nommé Premier ministre par intérim

22 août 2021 à 22 10 58 08588
Dr. Mohamed Diané, Premier ministre, chef du Gouvernement par intérim, le ministre d’Etat, ministre chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale

COMMUNIQUE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé, réitère ses sincères condoléances au Premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr Ibrahima Kassory Fofana, proche collaborateur à lui, et son dévoué jeune frère, suite au décès de sa fille aînée, Madame Donzo Zenab kassory Fofana.

Il exprime, à nouveau, à toute sa famille sa compassion et son soutien dans ce moment pénible.

Monsieur le Président de la République, pendant l’absence du Premier Ministre pour des raisons de famille et jusqu’à son retour, a décidé que Dr Mohamed Diané, ministre d’Etat, chargé des affaires présidentielles, ministre de la défense nationale, assume les fonctions de Premier Ministre, Chef de Gouvernement, par intérim. 

Fait à Conakry le dimanche 22 Août 2021

La Présidence de la République

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Mines-Guinée : La SMB-WINNING offre une formation aux entrepreneurs de construction du chemin de fer de Simandou sur le PGES à Pékin

22 août 2021 à 18 06 27 08278

Le Winning Consortium-Simandou a lancé samedi, 21 août dernier, à Pékin (République Populaire de Chine), une formation destinée à renforcer les capacités professionnelles d’une dizaine d’entrepreneurs devant participer à la construction du Projet chemin de fer de Simandou sur le Plan de gestion environnementale et sociale (PGES).

La formation a été dispensée par ERM, l’un des principaux Cabinets de conseil de classe mondiale en matière d’Environnement, de santé et de sécurité au travail, de risques et de services sociaux ainsi que de développement durable.

La formation couvre un large éventail de sujets liés entre autres, aux «Normes internationales pour les systèmes de gestion environnementale et sociale ; à la différence entre les exigences guinéennes et internationales en matière de conformité et au Plan d’action environnemental et social ; aux activités de construction sur site et impacts environnementaux et sociaux potentiels».

Cette rencontre de deux (02) jours a été uniquement consacrée à outiller les entrepreneurs ferroviaires, et elle a été très instructive selon les participants.

 ERM, Cabinet recruté à cet effet, s’est concentré sur les différents aspects des normes de performance de la Société Financière Internationale (SFI) en matière de durabilité environnementale et sociale, des Principes de l’Équateur et des lois et règlements du pays d’accueil du Projet.

 A ce rendez-vous capital de Pékin, les participants se sont aussi familiarisés avec les thématiques relatives à l’évaluation et la gestion des risques et des impacts environnementaux et sociaux », «Au travailleur et aux conditions de travail », «A l’efficacité des ressources et la prévention de la pollution », « la santé, la sûreté et la sécurité des communautés », « l’acquisition de terres et au déplacement involontaire » et «A la conservation de la biodiversité et la gestion durable des ressources naturelles vivantes » ; «Aux Peuples autochtones » et «Patrimoines culturels » entre autres.

Selon les participants de CRCC14 au projet guinéen, «La session de formation, de laquelle nous avons beaucoup appris, a permis de renforcer leurs capacités de sensibilisation en harmonie avec les Plans environnementaux et sociaux.»

C’est pour cette raison d’ailleurs qu’ils s’engagent à respecter strictement les normes de conformité pendant le processus de construction.

Par ailleurs, les bénéficiaires de la formation de Pékin promettent de faire preuve de professionnalisme dans les travaux de construction du Chemin de fer tout en assurant le respect de l’Environnement et l’harmonie avec les communautés riveraines.

En se fixant ces objectifs des normes environnementales et sociales internationales élevées lors du développement de projets miniers, le Winning Consortium s’engage à créer des valeurs minières tout en garantissant l’harmonie environnementale, communautaire et le développement durable.

 À l’avenir, le Consortium entend organiser une série de formations sur le PGES à l’intention des autres sous-traitants notamment, les prestataires de services locaux en Guinée.

Le Winning-Simandou-Consortium ambitionne de garantir le suivi et la gestion dynamique des impacts environnementaux et sociaux des sous-traitants et prestataires de services pendant le processus de la construction du projet de Chemin de Fer Simandou.

Transmis par le Winning Consortium-Simandou

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Ebola en Côte d’Ivoire : les précisions de l’Ambassadeur guinéen Sinkoun Camara

22 août 2021 à 16 04 59 08598
Elhadj Abdourahmane Sinkoun Camara, ambassadeur de Guinée en Côte d’Ivoire

Depuis la découverte d’un cas d’Ebola sur une guinéenne, arrivée à Abidjan la semaine le 11 août, la polémique enfle entre la Côte d’Ivoire et la Guinée. D’un côté on parle de cas d’Ebola, accompagné de la fermeture des frontières terrestres entre les deux pays et des mesures drastiques pour traquer le virus, et de l’autre, on émet le doute sur cette déclaration « hâtive » des autorités sanitaires ivoiriennes.

Joint au téléphone ce dimanche, 22 août 2021, par un journaliste de Guineematin.com, l’ambassadeur Elhadj Abdourahmane Sinkoun Camara a soutenu qu’aucun Guinéen n’est stigmatisé et que des mesures sont prises pour permettre aux experts venus de Conakry d’accéder aux malades. Il a en outre apporté des précisions sur le niveau de collaboration entre les autorités des deux pays, avant de rassurer la qualité des relations entre la Guinée et la Côte d’Ivoire.

« La République de Guinée et la République de Côte d’Ivoire sont deux pays frères qui entretiennent de meilleures relations historiques d’amitié et de coopération. Nos Chefs d’Etat (le Pr Alpha Condé et son homologue, Dr Alassane Ouattara) sont des frères et amis. Ils entretiennent également d’excellentes relations de coopération et de fraternité », a indiqué le diplomate dès l’entame de notre entretien.

Concernant la découverte d’un cas d’Ebola à Abidjan, l’ambassadeur rassure les sceptiques. « Nous avons effectivement eu des séances de travail avec le ministre de l’intérieur et de la sécurité de Côte d’Ivoire. Sa préoccupation était de savoir comment est-ce que notre compatriote Kadiatou Diallo est rentrée en Côte d’Ivoire ? Quels sont ses contacts et quelles sont les informations que nous disposons dans ce cadre ? Nous avons répondu à toutes ces questions dans un climat de compréhension mutuelle. A ce jour, aucun Guinéen n’est stigmatisé en Côte d’Ivoire. A ce jour, c’est vrai que les frontières terrestres sont fermées de part et d’autre ; mais, la voie aérienne reste libre et les Guinéens sont libres de rentrer en République de Côte d’Ivoire comme ils le veulent », a dit l’Ambassadeur Abdourahmane Sinkoun Camara.

Concernant les mesures prises par l’Ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire, poursuit M. Camara, « nous avons eu des séances de travail avec les Présidents des Coordinations, les Présidents des amicales et les responsables politiques. Nous leur avons donné de larges informations par rapport à cette réalité d’Ebola et nous les avons invités au respect des mesures prises par le Gouvernement ivoirien et nous avons surtout insisté sur le respect des gestes barrières pour se protéger eux-mêmes contre la maladie et protéger les autres également ».

A propos de la visite des experts de la santé en Côte d’Ivoire, sollicitée par les autorités Guinéennes et le second résultat des analyses de l’échantillon, le diplomate se veut prudent.

« Cette décision est souveraine. C’est au gouvernement ivoirien de prendre la décision sur la question. De notre côté, nous sommes en train de travailler pour que les experts puissent accéder aux malades. Pour le 2ème résultat des analyses, je ne peux rien dire pour le moment. Il faudrait attendre que nous ayons les résultats de l’analyse du 2ème laboratoire comme l’exigent les procédures de l’OMS. Quand il y a un cas d’Ebola, il faudrait toujours que deux laboratoires indépendants fassent des analyses et que les résultats trouvés soient identiques. C’est à cette seule et unique condition qu’on peut effectivement déclarer la présence d’Ebola en République de Côte d’Ivoire », tempère notre interlocuteur.

Depuis l’annonce de cas isolé d’Ebola trouvé sur une Guinéenne partie de Labé pour Abidjan en Côte d’Ivoire, les autorités sanitaires des deux pays sont sur le qui-vive pour éteindre la maladie, au cas où elle est effectivement confirmée.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tel: 628 08 98 45

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Drame en Afghanistan : les femmes et les filles, victimes présumées des Talibans

22 août 2021 à 16 04 40 08408
Dr. Pierrette Herzberger-Fofana

Dr. Pierrette Herzberger-Fofana : La prise du pouvoir par les Talibans qui a mis en déroute le gouvernement afghan a incité le  Parlement Européen a convoqué les députés en vacances à une session extraordinaire pour une réunion conjointe de la commission Affaires étrangères (AFET) et celle de Développement.(DEVE) Ci-joint le communiqué  de  la vice-présidente de la commission « Développement »  

Nous sommes tous sous cette onde de choc, abasourdis, à la suite de la prise du pouvoir par les Talibans en Afghanistan. Nous sommes confrontés à un état d’urgence avec le retrait des troupes européennes qui confirme l’ échec monumental que la mission s’était assignée. La situation actuelle est un désastre, et va remettre en question la politique migratoire de l’Union européenne en ce qui concerne les réfugiés. La peur règne en Afghanistan et il va falloir en tirer des leçons.

L’Union européenne doit faire preuve de solidarité vis-à-vis de tous ceux qui ont participé à mettre en valeur les droits humains. En effet, les femmes Afghanes avaient contribué à l’édification d’une société civile démocratique. Elles espéraient également ouvrir des perspectives prometteuses aux générations de femmes qui allaient leur succéder.

En effet jusqu’à cette date, 27 % des 250 sièges du parlement afghan étaient réservés aux femmes. L’éducation a connu un regain de   participation des femmes qui a atteint un taux de plus 65 %. Des millions de filles ont pu fréquenter des établissements scolaires, des milliers de jeunes femmes ont pu aller à l’université. On estime également qu’environ 22 % de la main-d’œuvre afghane est désormais féminine et que les femmes occupaient des postes de décision dans la politique, dans le système judiciaire et dans l’armée.  Plus de 200 femmes exerçaient la profession de juges. En avril 2021, on comptait plus de 4 000 femmes dans les forces de l’ordre.

Tous ces réalisations en faveur des femmes et des filles vont probablement s’envoler. On peut supposer que ces droits acquis durant ces 20 dernières années seront confisqués   par le nouveau régime. Malgré les déclarations de façade des Talibans, comme le laisse supposer leur déclaration :

«Les femmes pourraient travailler dans les limites de la charia » 

Il est probable que cela ne soit qu’un vœu pieux. Et même si les Talibans font actuellement les yeux doux au pays occidentaux, il faut être méfiant en ce qui concerne leur future politique.

Il sera “intéressant” de voir comment la Charia sera interprétée.

Que signifie cela ? Les Talibans accepteront-ils que les femmes occupent des postes de décision ?. Les images de violence que l’on voit à la télévision ne présagent rien de bon.

Or, selon les rapports des activistes, des femmes ont été renvoyées de leur travail et de leurs universités dans les villes tombées sous le contrôle des Talibans. Les flagellations de femmes dans les campagnes ont repris de plus belle. Il en est de même des mariages forcés qui ont déjà commencé dans les provinces conquises par les Talibans. Les femmes doivent être maintenant accompagnées d’un chaperon quand elles sortent. Il est clair que les autres traditions désuètes comme les mutilations génitales féminines (MGF) et les comportements caducs vont suivre. L’Afghanistan est un pays de tradition patriarcale. Les Talibans ne vont pas vouloir perdre le contrôle qu’ils peuvent effectuer sur les femmes en les forçant à des restrictions dans le domaine de l’éducation, de leur préférence vestimentaire et celui de leur liberté de mouvement. Déjà les affiches de mode féminine sont recouvertes d’une peinture blanche.  

Le peuple Afghan : les femmes, les filles, les enfants méritent de vivre en sécurité et en dignité. Par conséquent toutes formes de discrimination, d’abus et de violence doivent être absolument bannies.

Quel est l’état des négociations entre l’Union européenne avec les pays voisins afin de pouvoir faire évacuer non seulement ceux qui ont travaillé avec les pays européens, comme les interprètes et les traducteurs.trices mais aussi les activistes, les agents des organisations humanitaires  et  les militant-e.s des droits humains qui ont défendu les valeurs universelles ? Nous devons envisager d’accorder des visas humanitaires à toutes ces personnes afin qu’elles puissent être réparties dans les divers pays européens qu’elles ont servi en Afghanistan.

L’Union européenne doit apporter une aide humanitaire et un soutien aux Afghans et Afghanes qui ont besoin de protection. Il va falloir trouver de nouveaux canaux de communication avec les Talibans afin qu’ils acceptent de respecter les droits des femmes. 

L’Afghanistan est l’un des grands bénéficiaires de l’aide européenne au développement, en ce moment critique et dramatique, que compte faire l’Union Européenne afin que les droits humains qui sont des droits universels ne soient pas compromis et que la sécurité et la dignité du peuple et particulièrement des femmes et des filles Afghanes soient assurées par le nouveau régime ?

Dr.  Pierrette Herzberger-Fofana,

Députée au Parlement Européen,

Vice-Présidente de la commission Développement

Membre de la commission Affaires Étrangères

Réunion extraordinaire conjointe de la Commission Développement DEVE et Affaires étrangères AFET sur la situation en Afghanistan.

Parlement européen.

Bruxelles.19.8.2021

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Lettre confidentielle du ministre : « je suis obligé de faire ça pour rester au Gouvernement »

22 août 2021 à 13 01 25 08258
Habib Yembering Diallo

« Je n’ai pas le choix que d’aller à l’encontre de l’éthique et du bon sens. Tu conviendras avec moi que, désormais, ma seule place reste au gouvernement. Si jamais je suis renvoyé de celui-ci, je n’aurai aucun point de chute. On pourrait même enquêter sur ma gestion et récupérer tous les milliards qui me font rêver d’un avenir radieux… C’est pourquoi, je suis obligé de faire et de dire des choses que, loin de ma réalité, vous avez du mal à comprendre »…

Par Habib Yembering Diallo,

Cher ami,

Je ne doute pas un seul instant que tu suis avec un intérêt tout particulier l’évolution de la situation dans notre pays. Avec en toile de fond, un certain nombre d’évènements comme entre autres le voyage du grand patron, la grogne du barreau ou encore la stigmatisation dont notre pays fait l’objet, certains pays voisins l’accusant d’être le berceau de toutes les épidémies.

Te dire que je suis obligé de rendre coup sur coup à tous ces coups, tu comprendras que la vie de ton ami n’est pas du tout repos. En effet, concernant le premier point, j’ai été obligé de m’impliquer dans la réponse apportée à celui qui a qualifié les vacances du grand patron de tourisme médical. Mais, j’ai laissé d’autres parler à ma place.

Le deuxième point est celui qui m’a donné le plus de fil à retordre. A savoir, la levée de boucliers provoquée par ce que les avocats qualifient de violation de la loi. Un d’entre eux m’a tourné en dérision en disant qu’un néophyte ne doit pas commenter une décision de justice. En réalité, je suis désormais entre deux feux : celui du pouvoir auquel j’appartiens et celui de l’opinion publique désormais très alerte, comme l’a démontré le barreau. Tu te souviens également que certains de nos compatriotes avaient ironisé que le patron de l’opposition avait démonté tout ce que j’avais monté pour justifier l’augmentation du prix du carburant.

Pour te dire la vérité, je suis dans une position peu confortable. Et pour cause, c’est moi qui dois défendre la position de mon équipe, quelle qu’elle soit. Et, entre nous, il arrive parfois, voire régulièrement, que je défende l’indéfendable. Or, après chacune de mes interventions, certains Guinéens publient une déclaration que j’avais faite quand j’étais un simple observateur ; donc, libre. J’ai récemment surpris un groupe de cousins qui regardaient une de ces vidéos dans laquelle je ne faisais aucun cadeau à mon actuel patron. A mon apparition, ils ont masqué la vidéo comme si c’était un sujet indécent. Je fus particulièrement gêné.

Pour te permettre de comprendre l’enjeu, je me dois de t’expliquer la situation suivante : dans mon équipe, il y a trois catégories de personnes. Les premières sont les militants de la première heure du parti au pouvoir. Insoupçonnables, ils n’ont pas besoin de faire le moindre bruit pour convaincre le patron de leur soutien inconditionnel. Cette catégorie n’a point besoin de prouver quoi que ce soit.

La deuxième catégorie est ce groupe qui n’a ni soutenu ni combattu le parti. Ceux-là aussi ont moins de problèmes. Ils ne sont ni amis ni ennemis des opposants. Ce sont généralement des techniciens qui font le travail pour lequel ils ont été nommés. En vérité, j’envie tellement ces collègues qui n’ont aucun passé qui les rattrape comme la fameuse vidéo dont je parlais plus haut.

Enfin, la troisième catégorie est celle des anciens opposants devenus partisans. Bien évidemment, j’appartiens à cette catégorie dont le sort est peu enviable. Les extrémistes tiennent coûte que coûte à nous faire ravaler aujourd’hui nos vomissures d’hier. Et, comble de déboires, nous sommes obligés de jouer le jeu pour rester en poste. Pour moi particulièrement dont la bienveillance à l’égard du chef de l’autre camp est un secret de polichinelle, je suis obligé d’être plus royaliste que le roi. D’où mes prises de position parfois trop zélées.

Voilà, cher ami, la position de ton ami. Dans un contexte où, de plus en plus, on parle de l’imminence d’un remaniement ministériel, je n’ai pas le choix que d’aller à l’encontre de l’éthique et du bon sens. Tu conviendras avec moi que, désormais, ma seule place reste au gouvernement. Si jamais je suis renvoyé de celui-ci, je n’aurai aucun point de chute. On pourrait même enquêter sur ma gestion et récupérer tous les milliards qui me font rêver d’un avenir radieux… C’est pourquoi, je suis obligé de faire et de dire des choses que, loin de ma réalité, vous avez du mal à comprendre.

Je te prie donc d’avoir de l’empathie pour moi. Et de faire en sorte que les autres fassent de même. Comme dit un vieil adage de chez nous, celui qui n’a pas livré combat est toujours plus intrépide. Tant qu’on n’est pas face à certaines situations, on peut se vanter et se donner toutes les qualités. Une fois mis à l’épreuve, on se rend compte de toute la pertinence de l’adage dont je parlais.

Espérant que tu as compris la dimension et les enjeux du moment, je te prie d’être le porte-parole du porte-parole auprès des nôtres afin qu’ils comprennent à leur tour. Sur ce, je te prie aussi de transmettre mes salutations à ton épouse et à tes enfants.

PS : Prière de garder le contenu de cette lettre strictement confidentiel.

Ton ami le ministre

Habib Yembering Diallo, joignable au 664 27 27 47

Toute ressemblance entre cette histoire ministérielle et une autre n’est que pure coïncidence.

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Des vendeuses se plaignent : « nous perdons beaucoup d’argent à cause du mauvais état des routes »

22 août 2021 à 8 08 30 08308

C’est une situation qui préoccupe actuellement les femmes évoluant dans le commerce des denrées alimentaires entre la région forestière et la capitale guinéenne. Ces vendeuses se plaignent de « beaucoup de pertes » qui leur sont causées par le mauvais état des routes. Selon elles, leurs marchandises pourrissent parfois avant d’arriver à destination, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Elles sont nombreuses dans cette activité. Elles vont dans la région de N’Zérékoré (une zone où l’agriculture est fortement pratiquée) pour acheter des produits alimentaires qu’elles viennent revendre dans la capitale, Conakry. Un commerce habituellement très rentable, mais qui commence à prendre un sérieux coup. Avec la dégradation très poussée des routes en cette saison pluvieuse, ces vendeuses se retrouvent parfois bloquées pendant plusieurs jours en route.

Augustine Lamah, marchande de bananes

Une situation qui peut leur coûter parfois très cher, selon Augustine Lamah, une vendeuse rencontrée au marché de Yimbaya Tannerie, dans la commune de Matoto. « Nous perdons beaucoup d’argent, à cause des routes qui ne sont pas du tout bonnes. Parfois, on peine même à récupérer l’argent investi pour acheter nos marchandises. Il nous arrive de perdre beaucoup de bananes en route, alors que le coût du transport aussi est très élevé. Donc, on s’en sort difficilement », a-t-elle confié.

Fatoumata Traoré

Dans la matinée d’hier, samedi 21 août 2021, Fatoumata Traoré, une autre vendeuse, s’apprêtait à débarquer sa marchandise au marché de Yimbaya Tannerie. Une quantité importante de bananes qu’elle craignait fortement de perdre en route, en raison de la durée du voyage. Ce fut donc un ouf de soulagement pour elle d’arriver à temps à Conakry. Elle cherche maintenant à écouler rapidement sa marchandise pour être à l’abri de toute perte.

« Je reviens tout juste de Macenta. Mais je dois écouler rapidement mes bananes pour qu’elles pourrissent, parce que nous avons passé une semaine en route. Pourtant, le camion n’est pas tombé en panne. Si on a pris tout ce temps pour arriver ici, c’est à cause du mauvais état de la route. La route est vraiment dégradée, il y a certains endroits qui sont devenus quasiment impraticables », a-t-elle déploré, avant de solliciter l’intervention des autorités pour faire face à ce problème.

« Nous demandons à nos dirigeants de nous aider, en réparant nos routes. Parce que nos marchandises pourrissent souvent avant d’arriver à Conakry. Ce qui n’est pas bon pour nous, parce que nous vivons de ça », a lancé Fatoumata Traoré. Reste à savoir si cet appel tombera dans de bonnes oreilles. Car on le sait, la dégradation des routes n’est pas une situation nouvelle en Guinée. A chaque saison pluvieuse, les citoyens se plaignent de ce problème, qui ne trouve toujours pas de solution.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 67 36 81

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Mauvais état des routes : cas de Dixinn, où certaines voies sont devenues impraticables

22 août 2021 à 8 08 22 08228

Circuler en Guinée relève d’un véritable parcours du combattant en cette saison pluvieuse. Les pluies torrentielles ont accentué la dégradation des routes, rendant très difficile le passage des engins roulants à certains endroits. Cette triste réalité est visible même dans la capitale, Conakry, où plusieurs voies sont devenues quasiment impraticables.

C’est le cas notamment des routes secondaires qui vont de Dixinn terrasse et du pont de Madina pour se retrouver au niveau de la mosquée de Dixinn Foula, dans la commune de Dixinn. Aujourd’hui, il faut être très courageux ou alors n’avoir tout simplement pas le choix pour prendre sa voiture et s’aventurer dans cette zone, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Habituellement, ces deux routes sont très pratiquées. Non seulement les habitants de la zone les empruntaient, mais aussi de nombreux autres citoyens passaient par là tous les jours pour se rendre ou revenir du marché de Madina, le plus grand du pays. Mais aujourd’hui, leur fréquentation a nettement diminué, en raison de leur mauvais. Car on y retrouve à plusieurs endroits des grands trous remplis d’eau stagnante et de boue. Un vrai calvaire pour les usagers de ces voies, devenues des pistes à éviter au maximum. C’est le cas Mamadou Moussa Diallo, chauffeur de taxi, qui se plaint de beaucoup de pannes enregistrées dans cette zone.

Mamadou Moussa Diallo, chauffeur de taxi

« Nous empruntons cette route parce que nous n’avons pas le choix. Sinon, nous souffrons beaucoup ici. La route est complètement gâtée, vous voyez son état. Quand il pleut, tu peux venir rentrer dans un trou ici, soit tu perds la suspension de ta voiture ou alors un des pneus. Les suspensions de nos véhicules se gâtent souvent ici et nous enregistrons beaucoup de crevaisons de pneus, dues au mauvais état de la route. A cela s’ajoutent les embouteillages liés au fait que pour le moment, nous ne pouvons passer que par cette route pour venir à Madina », a expliqué ce transporteur.

Ousmane Koïn, conducteur d’un minibus

Ce vendredi, 20 août 2021, Ousmane Koïn, conducteur d’un minibus, a passé plusieurs heures sur cette route, où son véhicule est tombé en panne. Nous l’avons trouvé assis dans la cabine du minibus, complètement abattu. « Je ne sais plus quoi faire maintenant. J’ai beaucoup souffert avec ce véhicule. C’est juste pour chercher à gagner la dépense que je continue de me battre, sinon j’aurais arrêté cette activité. Depuis le matin, mon véhicule est en panne ici.

J’ai tout fait pour tenter de l’allumer, mais ça ne marche toujours pas. J’ai d’abord eu une crevaison, lorsque j’ai réussi à régler ça, le véhicule ne s’allume pas aussi. Ce qui signifie que ma journée est perdue. Nous sommes vraiment fatigués de rouler sur cette route mais nous ne pouvons rien, parce que nous n’avons pas une autre route qui est bonne. Toutes les routes sont gâtées », se plaint cet autre chauffeur.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: +224622919225

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