Circuler en Guinée relève d’un véritable parcours du combattant en cette saison pluvieuse. Les pluies torrentielles ont accentué la dégradation des routes, rendant très difficile le passage des engins roulants à certains endroits. Cette triste réalité est visible même dans la capitale, Conakry, où plusieurs voies sont devenues quasiment impraticables.

C’est le cas notamment des routes secondaires qui vont de Dixinn terrasse et du pont de Madina pour se retrouver au niveau de la mosquée de Dixinn Foula, dans la commune de Dixinn. Aujourd’hui, il faut être très courageux ou alors n’avoir tout simplement pas le choix pour prendre sa voiture et s’aventurer dans cette zone, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Habituellement, ces deux routes sont très pratiquées. Non seulement les habitants de la zone les empruntaient, mais aussi de nombreux autres citoyens passaient par là tous les jours pour se rendre ou revenir du marché de Madina, le plus grand du pays. Mais aujourd’hui, leur fréquentation a nettement diminué, en raison de leur mauvais. Car on y retrouve à plusieurs endroits des grands trous remplis d’eau stagnante et de boue. Un vrai calvaire pour les usagers de ces voies, devenues des pistes à éviter au maximum. C’est le cas Mamadou Moussa Diallo, chauffeur de taxi, qui se plaint de beaucoup de pannes enregistrées dans cette zone.

Mamadou Moussa Diallo, chauffeur de taxi

« Nous empruntons cette route parce que nous n’avons pas le choix. Sinon, nous souffrons beaucoup ici. La route est complètement gâtée, vous voyez son état. Quand il pleut, tu peux venir rentrer dans un trou ici, soit tu perds la suspension de ta voiture ou alors un des pneus. Les suspensions de nos véhicules se gâtent souvent ici et nous enregistrons beaucoup de crevaisons de pneus, dues au mauvais état de la route. A cela s’ajoutent les embouteillages liés au fait que pour le moment, nous ne pouvons passer que par cette route pour venir à Madina », a expliqué ce transporteur.

Ousmane Koïn, conducteur d’un minibus

Ce vendredi, 20 août 2021, Ousmane Koïn, conducteur d’un minibus, a passé plusieurs heures sur cette route, où son véhicule est tombé en panne. Nous l’avons trouvé assis dans la cabine du minibus, complètement abattu. « Je ne sais plus quoi faire maintenant. J’ai beaucoup souffert avec ce véhicule. C’est juste pour chercher à gagner la dépense que je continue de me battre, sinon j’aurais arrêté cette activité. Depuis le matin, mon véhicule est en panne ici.

J’ai tout fait pour tenter de l’allumer, mais ça ne marche toujours pas. J’ai d’abord eu une crevaison, lorsque j’ai réussi à régler ça, le véhicule ne s’allume pas aussi. Ce qui signifie que ma journée est perdue. Nous sommes vraiment fatigués de rouler sur cette route mais nous ne pouvons rien, parce que nous n’avons pas une autre route qui est bonne. Toutes les routes sont gâtées », se plaint cet autre chauffeur.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: +224622919225

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