Séquelles de la prison : le journaliste et historien, Amadou Diouldé Diallo, est malade…

23 août 2021 à 20 08 19 08198
Doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

Son moral a résisté comme un roc aux exécrables conditions de sa détention à la maison centrale de Conakry ; mais, sa santé a été sérieusement entamée. Plus de trois mois après sa sortie de prison (le 19 mai 2021), le célèbre journaliste sportif et historien guinéen, Amadou Diouldé Diallo, est malade. Il souffre principalement d’une gastrite chronique sévère et érosive. Et, sa santé est déclinante à cause du non-respect des dates de contrôle médical qu’il devait effectuer au mois d’avril dernier. Il était en prison pour « offense au chef de l’Etat », le président Alpha Condé. Et, cela lui a été assez préjudiciable, a appris un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 23 août 2021. 

Beaucoup de ses compatriotes le croient au bout de ses peines après son séjour de près de trois mois à la maison centrale, sans savoir que ce 19 mai (date de la libération du doyen) était également le début d’une pénible traversée du désert pour lui. Les séquelles de sa détention ont fait surface. Et, aujourd’hui, Elhadj Amadou Diouldé Diallo passe des nuits blanches à se tordre de douleurs. Le journaliste sportif est malade ; et, malheureusement, il ne dispose pas de ressources financières suffisantes pour faire face à ses soins. Car, depuis neuf ans, il est privé de salaire. Et, c’est en véritable débrouillard qui parvient à joindre les deux bouts.

« Amadou Diouldé Diallo souffre entre autres d’une gastrite chronique sévère et érosive (selon les résultats de sa dernière fibroscopie en 2019 en France). Et, la seule chose qu’il demande aujourd’hui au chef de l’état, le professeur Alpha Condé, c’est d’être rétabli dans ses droits pour entrer en possession de ses arriérés de salaire bloqués depuis neuf ans, afin qu’il puisse faire face à ses soins médicaux qui sont d’une extrême urgence », a confié à Guineematin.com un proche de cet éminent journaliste sportif guinéen.

On se rappelle que monsieur Amadou Diouldé Diallo a été débarqué de son poste de ‘’chef section sport’’ de la RTG (radio télévision guinéenne) au début de l’année 2014 par Alhousseny Makanera Kaké, le ministre de la communication à l’époque. Et depuis, ce doyen de la presse guinéenne ne perçoit aucun sou de son salaire, alors qu’il a un statut de journaliste fonctionnaire de l’Etat. Mais surtout, en dépit du fait que celui qui l’a éjecté de la RTG (Alhousseny Makanera Kaké) lui aurait présenté des excuses pour la sanction arbitraire qu’il lui a infligée.

« A sa sortie du gouvernement et sa transhumance à l’opposition marquée par des excuses publiques à Cellou Dalein au siège de l’UFDG, Alhousseny Makanera Kaké a demandé pardon à Amadou Dioulde Diallo en lui signifiant avoir exécuté un ordre du président Alpha Condé. Makanera a posé la question suivante à Amadou Diouldé : ‘’à ma place tu aurais fait la même chose, n’est-ce pas ?’’ Ce dernier lui a répondu par la négative et en disant : ‘’j’aurais cherché à faire comprendre au chef de l’Etat les gammes de sanctions allant de l’avertissement, au blâme, à l’inscription au dossier et à la suspension d’un fonctionnaire’’ », a indiqué notre interlocuteur, visiblement très inquiet de l’état de santé de notre confrère et doyen.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Prélèvement de 5% sur le salaire des travailleurs ? Les précisions d’Elhadj Mamadou Diaye (CNTG)

23 août 2021 à 20 08 14 08148
Elhadj Mamadou Moustapha N’Diaye de la CNTG

Comme annoncé précédemment, les travailleurs de Guinée pourraient voir une « amputation de 5% » sur leur salaire de base indiciaire à la fin de ce mois d’août. Ce prélèvement (prévu par le gouvernement) entre dans le cadre des cotisations sociales allant dans le sens de la prise en charge sanitaire des travailleurs (la protection sociale). Mais, compte tenu les conditions de précarité des travailleurs et du contexte de crise économique et sanitaire dans lequel se trouve la Guinée, certaines organisations syndicales s’insurgent déjà contre un tel prélèvement. Elles estiment également qu’il y a assez de zones d’ombre à éclaircir avant l’application de cette mesure qui va directement impacter sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Cependant, à la confédération nationale des travailleurs de Guinée (l’une des plus grandes centrales syndicales du pays), le principe est déjà acquis pour le prélèvement de ces 5%. Et, cette position aurait été réitérée au gouvernement ce lundi, 23 août 2021, par le secrétaire général de ladite centrale syndicale.

« La protection sociale c’est en Guinée ici seulement qu’on ne parle pas de ça. Mais, il faut savoir que le travailleur ne peut pas se prendre ne charge à 100%. Mais, chez nous ici, il n’y a aucune disposition pour pouvoir soulager le travailleur. C’est pourquoi nous nous avons proposé cette forme de protection là au gouvernement. Ça n’a pas été facile, mais au moment où nous parlons il y a une loi sur ça. Et, cette loi est applicable à tout moment. Donc, pour ce qui concerne le cas de ce mois d’août, nous ne pouvons dire que nous sommes étrangers à ça. On est déjà averti, puisqu’avant cette échéance on a tenu des réunions dans les gouvernorats pour passer l’information. Et, partout où notre délégation est passée, l’adhésion totale des travailleurs a été acquise. Bien sûr, on ne peut pas toucher 100% des concernés par ça (cette cotisation). Mais, le principe a été accepté. Et, on attendait seulement le moment opportun pour mettre ça en application. Donc, c’est nous qui sommes à la base de cette protection sociale. En tout cas, notre centrale syndicale (CNTG) est partie prenante. Et, aujourd’hui même, le gouvernement a invité notre secrétaire général (Amadou Diallo) pour pouvoir échanger avec lui. Il (Amadou Diallo) a réaffirmé la position de la CNTG par rapport à ce principe de prélèvement de ces 5% », a expliqué Elhadj Mamadou Diaye, membre du secrétariat de la CNTG chargé du département éducation ouvrière.

Pour ce syndicaliste, les travailleurs ont un « avantage considérable » avec ce programme de protection sociale. Mais, il précise qu’il y a une période moratoire de six mois (à partir du début de la cotisation) avant le début d’application de ce programme d’assurance santé.

« Pour celui qui est payé à 1 500 000 francs par mois, les 5% de ce montant font à peu près 75 000 francs. Donc, mon cher ami, si on te demande 75 000 francs par mois pour qu’on puisse te soigner décemment, vous ne voyez pas que c’est avantageux ? Il y a un avantage terrible là-bas. Il faut savoir que toute chose a un début. Le travailleur, ses enfants, sa femme tout ça a un coût. Si vous voulez qu’on aligne tout cela, les gens (les travailleurs) ne pourront pas supporter. Donc, nous nous prenons d’abord le travailleur qui va cotiser ; après ça, quand tout le monde va adhérer à l’idée (la cotisation), on verra. Parce qu’il faut préciser qu’il y a un moratoire de six mois pour qu’on ait une caisse bien garnie avant de commencer à faire l’application. D’ici là, on aura à mettre en place les préalables que certains ne cessent de citer actuellement (les carnets, les structures sanitaires concernés,…) Il ne faut pas que les gens pensent que quand on prélève ce mois-là l’application va aussi commencer ce même mois. Il faut un temps moratoire. Au jour d’aujourd’hui, malgré que les travailleurs ne cotisent pas, l’Etat fait des évacuations à coup de millions de francs guinéens. Donc, si l’Etat a fait un pas dans ce sens là il faut qu’on l’accompagne. Surtout que le bénéficiaire c’est le travailleur », a indiqué Elhadj Mamadou Diaye.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Prélèvement de 5% sur le salaire des fonctionnaires ? Pépé Balamou dénonce une main « des syndicalistes corrompus »

23 août 2021 à 20 08 11 08118
Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat National de l’Education (SNE)

Créées après de longues années de lutte syndicale en Guinée, l’institut national d’assurance maladie obligatoire (INAMO) et la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat (CNPSAE) doivent être supportées par les cotisations sociales des travailleurs (5%) et l’Etat (18%). Seulement, depuis 2014, c’est grâce à la subvention de l’Etat (à hauteur de 23%) que ces deux entités fonctionnent. Et apparemment, cette année, l’Etat ne compte pas payer à la place des travailleurs. D’ailleurs, il serait prévu de commencer le prélèvement de ces 5% sur les salaires des travailleurs à partir de la fin de ce mois d’août. Mais, au sein de la classe ouvrière, ce prélèvement annoncé fait déjà grincer des dents. Certains syndicats dénoncent l’inopportunité d’une telle action (en cette période de crise économique et sanitaire) et soupçonnent une volonté des autorités de maintenir les travailleurs dans la précarité. C’est le cas notamment au niveau du syndicat national de l’éducation (SNE) où on demande carrément au gouvernement de sursoir à cette mesure.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce lundi, 23 août 2021, le secrétaire général du SNE, Michel Pépé Balmou, a exprimé sa désapprobation de cette initiative des autorités. Il assure que c’est une « fuite en avant » de « syndicalistes corrompus », des « opportunistes » qui induisent le gouvernement en erreur dans le but unique de pouvoir conserver leurs places au soleil.

« Le syndicat national de l’éducation s’inscrit dans une posture totale de désapprobation de ce prélèvement de 5% sur les salaires de base indiciaires des fonctionnaires en activité. Pour nous, il n’y a pas eu d’explication, de campagne d’information et de sensibilisation. Les centrales syndicales dites représentative, notamment la CNTG, ont fait une fuite en avant en prenant une équipe et aller se promener en touristes dans les huit régions administratives du pays et en ne touchant pas réellement les vrais travailleurs. Nous nous pensons que ces syndicalistes qui se sont mêlés à cette démarche-là sont des syndicalistes corrompus jusqu’à la moelle des os, des opportunistes qui défendent leurs intérêts personnels et les postes qu’ils occupent dans les différentes institutions sociales… Ils se soucis peu de leurs mandants qui croupissent aujourd’hui dans la misère. Depuis 2017, le salaire du fonctionnaire guinéen n’a connu aucun centime d’augmentation, alors que préalablement à chaque deux ans, qu’il y ait grève ou pas, il y avait toujours une légère augmentation du salaire des fonctionnaires due à la cherté de vie et à la baisse du pouvoir d’achat. Tout récemment, le SNE a prévenu que l’anticipation des examens nationaux à ces deux stratégies machiavéliques : augmenter le prix du carburant à la pompe et prélever les 5% sur le salaire indiciaire des fonctionnaires. Donc, pour des syndicalistes sérieux, l’heure n’était pas au prélèvement d’un salaire qui est sacré et alimentaire. Tous les fonctionnaires en république de Guinée sont endettés jusqu’au cou dans les banques primaires (prêts scolaires, prêts fonctionnaires, crédits flash…) avec des taux d’intérêts exponentiels à hauteur de 14 à 15%. Donc, que ces syndicalistes-là s’associent à l’Etat en cette période de soudure (le mois d’août) pour prélever 5% sur les salaires, ce n’est pas bon. Aujourd’hui, l’heure est aux mesures d’accompagnement, parce qu’il y a eu l’augmentation du prix des produits pétroliers à la pompe. Donc, pour des syndicalistes sérieux, c’était d’interpeller le gouvernement sur les mesures d’accompagnement qu’il fallait apporter, parce qu’aujourd’hui le transport et le loyer ont augmenté, les prix des denrées de premières nécessités ont flambés. Il y a tous ceux problèmes ; et, au lieu que nous syndicats on se rencontre pour parler de ça, c’est d’enfoncer les travailleurs dans la précarité, la souffrance capable de les tuer plus que les maladies contre lesquelles on veut les défendre », s’est indigné Michel Pépé Balamou.

A en croire ce leader syndical, le SNE n’est pas opposé à une cotisation sociale allant dans le sens de la prise en charge sanitaire des travailleurs. Mais, il est fermement attaché au respect des préalables qui doivent conduire à cette cotisation. Car, beaucoup d’interrogations subsistent encore cette assurance qu’on miroite aux fonctionnaires.

« La prise en charge médicale existait en Guinée pendant la première république, parce qu’il y avait des élèves qui avaient même des cahiers de visite médicale. Il y avait la dotation des fonctionnaires en denrées de premières nécessités. Mais, il y a eu une rupture depuis 1984. Et, quand il y a rupture depuis plus de 30 ans, il faut tout reprendre. Et, pour cela, il faut un véritable débat national pour qu’il y ait une large communication là-dessus. Et, aujourd’hui, les interrogations par rapport aux préalables que nous nous fixons c’est : Où sont les hôpitaux publics dignes de nom dans les communes, les préfectures, les régions, les sous-préfectures, les districts capables de prendre en charge ces fonctionnaires-là ? Où se trouvent les pharmacies ou les officines publiques où le fonctionnaire va assurer son ordonnance ? Qui doit être pris en charge (le fonctionnaire, sa femme, ses enfants) et à hauteur de combien de pourcent ? Quelles les maladies qui sont pris en charge ? Mais, pour l’instant rien n’est dit là-dessus. Il ne faut pas qu’on se moque de notre intelligence. C’est bien vrai qu’il faut une assurance maladie obligatoire, mais il faut d’abord créer les conditions. C’est comme si vous parlez de logement sociaux, les bâtiments n’existent pas, vous vous commencez à rendre de l’argent avec les gens. Donc, nous nous pensons que le président de la république doit savoir raison gardée. Les syndicalistes qui sont en train de l’induire en erreur aujourd’hui sont les mêmes qui ont induit en erreur le président Lansana Conté en 2006 et 2007. Vous avez vu récemment le cas des transporteurs qui ont désavoué leur syndicat, ils sont allés en grève et sont revenus fixer leur prix. Qu’est-ce que le syndicat des transporteurs a pu apporter au président de la république. Donc, si le président de la république veut de l’accalmie dans le pays, il doit sursoir d’abord à ce prélèvement jusqu’à ce qu’on demande l’avis des personnes concernées. Puisque pour nous, toute assurance maladie qui sera faite pour nous sans nous est contre nous », a martelé Michel Pépé Balamou.

Pour ce syndicaliste de l’éducation, les enseignants sont visés par ce prélèvement pour le mois de septembre. Mais, Pépé Balamou assure que le SNE qu’il dirige n’exclura aucun moyen, aucune stratégie pour marquer son opposition. Il en appelle d’ailleurs à la mobilisation et à la sérénité des enseignants pour faire front commun contre cette mesure qui est un affront.

« Nous (le SNE) considérons cela comme une provocation, une déclaration de guerre. Et donc, nous disons aux enseignants de rester sereins et de se mobiliser. On sait qu’ils (les autorités) attendent le mois de septembre pour pouvoir défalquer pour les enseignants. Mais, si jamais ils touchent un franc sur ça (le salaire), nous nous allons descendre au niveau de notre base pour qu’on se fasse entendre par les moyens légaux que la loi met à notre disposition. Nous n’excluons aucune proposition, aucune stratégie. Mais, pour l’instant, nous allons nous réunir en intersyndical et nous adresser au gouvernement pour faire une alerte pour que le gouvernement comprenne que l’éducation n’est pas un secteur à toucher. Parce que ce prélèvement sera la goutte d’eau qui va faire déborder le vase. Et, je pense que c’est la boite pandore qu’il ne faudrait pas ouvrir. Il n’est pas encore tard pour qu’on se rencontre pour définir les modalités afin de créer les conditions minimales d’application d’une assurance maladie obligatoire. Sinon ça sera insulter la conscience des travailleurs, c’est être insensible à la misère et à la précarité dans lesquelles les travailleurs végètent aujourd’hui. Et, la responsabilité première est bien entendu les syndicalistes véreux, opportunistes et corrompus. Mais, nous aurons à en découdre avec ces syndicalistes », a dit Michel Pépé Balamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Conakry : accusés d’avoir célébré un anniversaire, 9 jeunes emprisonnés

23 août 2021 à 20 08 05 08058

Parmi les nombreux citoyens qui ont été déposés à la maison centrale ce lundi, 23 août 2021, figurent neuf jeunes accusés d’avoir célébré un anniversaire. Une cérémonie qui, selon les autorités judiciaires, va à l’encontre de l’état d’urgence sanitaire en vigueur dans le pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon les autorités, ces jeunes ont été interpellés samedi dernier, aux environs de 21 heures, dans un domicile privé, situé au quartier Kakimbo, (en banlieue de Conakry), alors qu’ils célébraient un anniversaire. Ils ont été détenus au commissariat de Ratoma jusqu’à ce lundi, avant d’être déféré au tribunal de première instance de Dixinn.

Après leur audition, le parquet les a inculpés pour violation des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, notamment l’interdiction des regroupements pouvant favoriser la circulation du virus, avant de les placer en détention préventive à la maison centrale de Conakry. Une accusation que rejette leur avocat, Me Amadou Oury Diallo.

« Mes clients n’ont pas reconnu les faits. Ils ont été arrêtés dans un domicile privé. Certains dormaient, d’autres jouaient, d’autres aussi mangeaient. Les agents ont escaladé la cour pour les interpeller, mais ils sont sereins », a déclaré l’avocat, précisant que le procès de ses clients s’ouvre demain, mardi 24 août 2021.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Assemblée nationale : les députés convoqués pour une session extraordinaire

23 août 2021 à 19 07 49 08498

Fin des vacances parlementaires en Guinée. Députés et membres du personnel parlementaires sont convoqués à l’Assemblée nationale le mercredi prochain, 23 août 2021, à partir de 10 heures, a appris un reporter de Guineematin.com de source officielle.

Selon un communiqué du Bureau de l’Assemblée nationale, signé ce lundi 23 août 2021, par Amadou Damaro Camara, président de l’Assemblée nationale, les députés se retrouvent le mercredi pour une session extraordinaire portant sur l’examen de la loi de finances rectificative de l’année.

A rappeler que la loi de finances initiale 2021 était équilibrée en dépenses et en recettes à vingt-sept mille sept cent trente-neuf milliards soixante-sept millions quatre cent douze mille deux francs guinéens (27 739 067 412 002 GNF). Mais, depuis quelques mois, ces hypothèses ont évolué. Et, lors du Conseil des ministres tenu le 10 de ce mois, le gouvernement avait examiné le projet de loi de finances rectificative de l’année (PLFR).

Selon les nouvelles prévisions, les dépenses sont portées à trente-un mille quatre cent trente trois milliards quarante-deux millions de francs guinéens  (31 433 42 000 000 GNF), soit une augmentation de l’ordre 3 694 35 Mds, soit une progression de 13,32%.

Tandis que les recettes passeront de vingt-trois mille cinq cent onze milliards six-cent-quarante millions huit-cent quinze mille cent quatre-vingt (23. 511. 640.815 180 GNF) à vingt-cinq mille cinq cent quatre-vingt-six milliard quarante-quatre millions de francs guinéens (25 586 44 000 000 GNF), soit une augmentation de deux mille soixante-quatorze milliards quatre-vingt millions de francs (2 074 80 000 000 GNF), soit une évolution de 8,82%.

À en croire nos sources, les hypothèses macroéconomiques pour le reste de l’année sont également modifiées et sont établies ainsi qu’il suit :

·        un taux de croissance de 5,2% du PIB,

·        un taux d’inflation moyen de 10,9% et

·        une pression fiscale de 14% ,

contre respectivement 5,5%, 8% et 13% en loi de finances initiale 2021.

Bref, on attend désormais les députés qui vont se retrouver à l’Assemblée nationale dans le but d’examiner ces propositions dans les détails, avant de se prononcer sur ce nouvel outil de la gouvernance économique.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Violation des mesures anti Covid19 à Conakry : plusieurs citoyens conduits à la maison centrale

23 août 2021 à 19 07 13 08138

Une soixantaine de citoyens, dont les membres de l’orchestre de l’artiste Lega Bah, ont été conduits ce lundi, 23 août 2021, à la maison centrale de Conakry.  Le parquet de Dixinn les poursuit pour violation des mesures sanitaires prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le week-end dernier, la police a effectué un ratissage dans la commune de Ratoma. Les agents ont visité plusieurs lieux de loisir où ils ont interpellé une soixantaine de personnes, dont la célèbre artiste pastorale Lega Bah. La chanteuse, qui effectuait une prestation scénique au complexe « Les intimes chez Alpha VIP », a été embarquée samedi soir avec les membres de son orchestre et leurs équipements. Après avoir passé près de 24 heures en garde à vue au commissariat central de Nongo, Lega Bah a été libérée sous contrôle judiciaire dans la soirée d’hier.

Ce lundi matin, les membres de son équipe et toutes les autres personnes interpellées ont été déférés au parquet du tribunal de première instance de Dixinn. Au terme de leurs auditions, qui ont duré plusieurs heures, ils ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry. Ils sont accusés d’avoir violé les mesures sanitaires visant à mettre fin à la propagation du coronavirus en Guinée. Au nombre de ces mesures, figurent la fermeture de tous les lieux de loisir et l’interdiction des regroupements de plus de 50 personnes.

Étant donné qu’il s’agit d’un cas de flagrant délit, le procès de ces personnes ne devrait normalement pas tarder à s’ouvrir.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Jeux paralympiques : faute de billets, les athlètes guinéens bloqués à Conakry

23 août 2021 à 18 06 10 08108

La Guinée va-t-elle rater les jeux paralympiques de Tokyo ? Cette hypothèse n’est pas à écarter aujourd’hui. Car, à la veille du début de la compétition qui s’ouvre demain, mardi 24 août 2021, les deux athlètes guinéens sont toujours bloqués à Conakry. Ils n’ont toujours pas leurs billets pour se rendre à Tokyo, où auront lieu ces jeux dédiés aux personnes handicapées, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est une véritable préoccupation pour le comité national paralympique (CIP). Jusque dans la journée de ce lundi 23 août, toutes les démarches menées par ces responsables pour que les athlètes guinéens qualifiés aux jeux paralympiques de Tokyo, restent infructueuses. Bakoutoubou Dambakaté (malvoyant) et Kadiatou Bangoura (Atrophie du bras gauche) n’ont toujours pas reçu leurs billets pour pouvoir voyager. La faute à une négligence des autorités guinéennes, selon Seydou Doumbouya, président du comité national paralympique.

Seydou Doumbouya, président du comité national paralympique

« Les athlètes sont encore en Guinée, tout simplement parce que le dossier est bloqué au ministère du budget, il se trouve toujours sur la table du ministre, d’après les dernières informations que nous avons. On apprend même que la chaîne des dépenses sera fermée aujourd’hui. C’est vraiment une négligence de la part de l’Etat, c’est une marginalisation qui ne dit pas son nom. Alors que la Guinée vient de ratifier la convention CDPH (Convention relative aux droits des personnes handicapées) et notre pays vient de voter une loi pour la promotion et la protection des personnes handicapées », a-t-il déploré.

Les athlètes guinéens ont jusqu’à demain pour quitter Conakry. Passé ce délai, ils ne pourront plus participer à ces jeux paralympiques. Un scénario que le comité national paralympique veut éviter à tout prix. « On est même en train de voir si on peut avoir où on peut prendre les billets à crédit. Personnellement, j’ai appelé l’agence Ethiopian Airlines, j’ai demandé un écrit comme garantie pour qu’ils émettent les billets, mais ils m’ont dit qu’ils ne peuvent pas faire ça. Donc, nous sommes sur le terrain en ce moment pour voir si on peut trouver où emprunter les 56 millions pour les trois billets, parce qu’un billet coûte 19 millions. Parce que, au moment où je vous parle, je n’ai vraiment pas d’interlocuteur au niveau de l’Etat », a confié M. Doumbouya.

A noter que si la Guinée ne participe aux jeux paralympiques de Tokyo, elle sera frappée d’une double sanction. Elle ne pourra notamment pas participer aux deux prochaines éditions prévues à Paris et Los Angeles. « La dernière réunion des chefs de missions qui s’est tenue, notre représentant était dans la salle, on a intimé la Guinée d’envoyer immédiatement la coupure des billets émis pour les athlètes pour qu’ils bougent demain. S’ils ne reçoivent pas la copie scannée des billets, la Guinée sera sanctionnée pour deux éditions des jeux paralympiques (Paris 2024 et Los Angeles 2028). En plus, ils vont annuler toutes les accréditations y compris celle de notre chef de mission qui est déjà là-bas », a dit le président du CIP.

La Guinée est habituée à ce genre de situations. Lors des Jeux olympiques qui ont eu lieu récemment à Tokyo, la délégation guinéenne avait tardivement quitté Conakry. Ce retard avait valu d’ailleurs la disqualification de l’une des cinq athlètes guinéens qui devaient participer à cette compétition. Il y a quelques jours, l’équipe nationale de Basketball a dû attendre aussi la dernière minute pour rallier Kigali (Rwanda) pour l’Afrobasket. Et tout cela est lié à un problème d’argent. Le gouvernement ne débloque pas à temps les fonds nécessaires pour la participation des joueurs guinéens aux compétitions africaines et internationales.

Mariame Diallo pour Guineematin.com 

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Guinée : le général Toto Camara, ancien ministre, est mort

23 août 2021 à 17 05 11 08118

Le général de division Mamadouba Toto Camara, N°2 du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement) et ministre de la sécurité sous le règne de cette junte militaire qui a pris le pouvoir à la mort du président Lansana Conté, n’est plus. Il a tiré sa révérence ce lundi, 23 août 2021, des suites de maladie, à Conakry.

C’est le ministère de la défense nationale qui a annoncé la nouvelle cet après-midi. « Le ministre d’État chargé des Affaires présidentielles/ministre de la Défense nationale a la profonde douleur d’annoncer le décès du général de division Mamadouba Toto Camara, ancien ministre. Décès survenu le lundi 23 août 2021 à Conakry, des suites de maladie.

En cette douloureuse circonstance, le ministre de la Défense présente ses condoléances les plus attristées à la famille éplorée, au président de la république, chef suprême des Armées, au Chef d’État-major général des Armées ainsi qu’à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité.

Le programme des obsèques fera l’objet d’un autre communiqué.

Que l’âme du général Toto Camara repose en paix. Amen! ».

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Le fils d’un détenu politique interpelle les autorités : « libérez mon père »

23 août 2021 à 16 04 27 08278
Mamadou Pathé Bah, fils du prisonnier politique Mamadou Samba Ténin Bah

La purge menée au sein de l’opposition guinéenne au lendemain de la présidentielle du 18 octobre 2020 (dont les résultats officiels qui sont favorables au président sortant ont été contestés par son principal opposant) laisse des séquelles difficiles à oublier dans de nombreuses familles de la République de Guinée et notamment à Conakry, la capitale. Des centaines de personnes ont vu leurs proches (maris, pères, enfants) arrêtés et conduits en prison.

C’est le cas par exemple de la famille de Mamadou Samba Ténin Bah, un ferrailleur originaire de Tarihoye, dans la préfecture de Télimélé, détenu depuis dix mois environ à la maison centrale de Conakry sans jugement. Un journaliste de Guineematin.com a rencontré son fils aîné, Mamadou Pathé Bah, qui est revenu sur la double peine (morale et financière) qu’il endure avec sa mère et ses sœurs.

Selon le jeune homme, son père a été arrêté chez lui dans la nuit du vendredi 30 octobre 2020. Après quelques jours passés dans les locaux de la police, il a été placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry. « C’est à 23 heures que des policiers de la CMIS (Compagnie mobile d’intervention et de sécurité) de Bambéto sont venus chez nous. Ils ont cassé la porte et sont entrés dans notre maison. Ils ont trouvé mon père au lit et l’ont arrêté. Nous (les membres de sa famille, ndlr) avons attendu le lendemain matin pour aller le voir.

Mais, nous avons trouvé qu’ils l’ont transféré à la BRB (Brigade de Répression du Banditisme) de Koloma. De là, il a été conduit à la DPJ (Direction centrale de la police judiciaire). Après quelques jours passés à la DPJ, mon père a été envoyé à la CMIS de Camayenne, d’où il a été déféré au tribunal de Dixinn. Et, c’est au tribunal là-bas qu’il a été placé sous mandat de dépôt à la maison centrale. Depuis, nous cherchons à obtenir sa libération, mais impossible », explique Mamadou Pathé Bah.

La détention de Samba Ténin Bah est une véritable torture morale pour son épouse et ses cinq enfants. Mais, ce n’est pas tout. Son absence laisse aussi un grand vide, difficile à combler pour son fils Mamadou Pathé, âgé de 30 ans. « Depuis l’arrestation de mon père, la famille souffre énormément, parce que nos moyens sont très limités. C’est quand on se débrouille, mes sœurs et moi, on vient en aide à la famille et on envoie quelque chose à notre père à la maison centrale.

Je ne peux pas expliquer toute la souffrance que nous traversons, parce que la charge de la famille me revient avec mes petites sœurs. Le peu qu’on gagne, on donne à notre maman pour qu’elle puisse mettre la marmite au feu. Mais, actuellement, avec l’abondance de la pluie, je ne travaille pas », a-t-il indiqué, avant d’appeler « les bonnes volontés » à lui venir en aide pour faire face aux besoins de sa famille.

Mais, le plus important pour le jeune homme, c’est la libération de son père. Une question sur laquelle il interpelle les autorités guinéennes. « Nous demandons particulièrement au pouvoir de libérer mon père. Ça fait presque dix mois depuis qu’il a été arrêté et détenu. La souffrance dans notre famille est énorme. Il faut libérer nos parents, parce qu’ils n’ont rien fait. Je rappelle que mon père a été arrêté dans sa chambre », a souligné Mamadou Pathé Bah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Après Abidjan, un cas « suspect » de virus Ebola à Ouagadougou : précisions du ministère de la santé

23 août 2021 à 16 04 03 08038

C’est dans la soirée d’hier, dimanche 22 août 2021, que le ministère burkinabé de la santé a annoncé qu’un cas « suspect » de fièvre hémorragique à virus Ebola a été détecté dans un centre de santé de Ouagadougou. Selon les autorités sanitaires, le patient est un jeune, âgé de 22 ans, qui est arrivé au Burkina Faso deux jours avant, provenance de Niancarré (Kadiolo), République de Côte d’Ivoire. 

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le communiqué du ministère burkinabé de la santé :

Point d’un cas suspect de fièvre hémorragique au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo, Région du Centre, Ouagadougou, Burkina Faso

Le Ministère de la santé informe la population de l’admission aux Urgences Médicales du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) ce dimanche 22 Août 2021 d’un patient âgé de 22 ans. 

Ce dernier est arrivé au Burkina Faso il y a deux jours en provenance de Niancarré / Kadiolo dans la République de Côte d’Ivoire (RCI).

Après un parcours dans deux formations sanitaires du district sanitaire de Ziniaré (Région du Plateau central), il a été reçu aux urgences médicales (UM) du CHU-B ce dimanche. 

Au regard de la situation sanitaire qui prévaut en ce moment dans la sous-région, une enquête étiologique s’impose.

Le patient a été immédiatement isolé par l’équipe du CHU-B conformément aux normes recommandées ; une démarche diagnostique et de prise en charge sont en cours.

Le Ministère de la santé tient à rassurer les populations et les invite au respect des mesures de prévention des maladies. 

Au regard du contexte épidémiologique national et sous régional, le Burkina Faso a renforcé son système de surveillance épidémiologique afin de faire face aux différentes menaces sanitaires.

Ministère de la Santé – Burkina Faso

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Transport interurbain : la stratégie des chauffeurs pour contourner les tarifs officiels

23 août 2021 à 15 03 51 08518

C’est l’une des conséquences de la hausse du prix du carburant, dont le litre est passé de 9 000 à 11 000 francs guinéens depuis le 3 août 2021. Beaucoup de chauffeurs qui évoluent dans le transport interurbain ont boudé les gares routières pour aller embarquer les passagers dans les quartiers. Une stratégie qui leur permet de contourner la décision du gouvernement, leur imposant de maintenir les tarifs de transport qui étaient en vigueur avant l’augmentation du prix du carburant.

Dans la journée du samedi, 21 août 2021, un reporter de Guineematin.com a pris tout son temps pour observer et s’informer sur l’ambiance inhabituelle qui prévaut désormais à la gare routière de Bambéto. Très peu de véhicules étaient visibles sur les différentes lignes d’embarquement, et les tickets ne se vendaient quasiment pas au niveau des syndicats des transporteurs. Pourtant, le parc de Bambéto est d’habitude très fréquenté. Plusieurs dizaines de véhicules y sortent tous les jours pour les différentes villes de l’intérieur. Qu’est-ce qui explique alors cette situation morose ? Nous avons tenté de le savoir auprès d’un responsable syndical, qui gère une ligne d’embarquement dans cette gare routière.

Il explique que beaucoup de chauffeurs ont boudé la gare routière parce qu’ils ne sont pas d’accord avec la décision du gouvernement de maintenir intacts les tarifs de transport après l’augmentation du prix du carburant. Une décision prise en concertation avec les responsables des syndicats des transporteurs et qui a été aussitôt rejetée par les transporteurs. Et pour ne pas être obligés de respecter cette mesure, certains chauffeurs vont embarquer les passagers dans les quartiers, où ils peuvent fixer leurs propres tarifs.

« Depuis l’augmentation du prix du carburant, les choses ne fonctionnent pas bien ici. Beaucoup de chauffeurs n’embarquent plus de passagers ici, parce que ce sont les syndicalistes qui vendent les tickets ici. Et nous (les syndicalistes, ndlr), nous maintenons les anciens tarifs, comme l’a demandé le gouvernement. Les chauffeurs qui disent que ces tarifs ne les arrangent pas, vont embarquer les gens dans les quartiers, parce que là-bas, ce sont eux-mêmes qui fixent leur prix. Donc, ça fait longtemps que je ne vends pas de billets ici. C’est pourquoi, certains rentrent tôt, parce qu’il n’y a pas d’activité ici », a expliqué ce syndicaliste.

Également interrogé par Guineematin.com, le secrétaire général de la section syndicale communale des transports et mécanique générale de Ratoma a confirmé cette situation. « Vous-même, vous avez constaté ce qui prévaut ici. Comme les anciens tarifs fixés par le gouvernement sont maintenus, les chauffeurs ont abandonné la gare pour aller charger leurs véhicules ailleurs. Ils ne chargent plus à la gare. Parce qu’ils savent que là-bas, ils coupent les billets avec les tarifs que le gouvernement a fixés. Mais si les gens quittent la gare pour aller embarquer ailleurs, nous on peut rien contre ça », a dit Elhadj Mamadou Yaya Baldé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: +225622919225

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LA PEUR DES RÉFORMES AU MEN-A

23 août 2021 à 15 03 21 08218

Le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MEN-A) a constaté avec surprise et regret, l’apparition dans la presse, d’un article dans lequel, le premier responsable du département est mis au centre d’un scandale financier. Le MEN-A dément formellement les allégations avancées dans cet article qui semble manifestement commandité pour nuire. L’opinion publique nationale et celle internationale devraient se poser les questions suivantes : « A qui profite le crime ? Cette tentative de nuisance profite à qui ? Qui ne veut pas la réussite des réformes au MENA ? 

Sur le fond, rien n’a été avancé, à plus forte raison étayé par des faits probants avec des documents prouvant les calomnies contenues dans ledit article. L’unique raison de la lettre qui a alimenté cet article est la diversion en vue de compromettre toute volonté de changement dans le seul but d’empêcher les réformes enclenchées par le Ministre Pr. Bano BARRY dans le domaine des constructions, rénovation et équipements scolaires. Domaine qui, malheureusement souffre depuis plusieurs années d’un manque de transparence et d’une mal gouvernance qui pénalisent gravement la structure.  

En dénote le retrait massif de la quasi-totalité des partenaires techniques et financiers des constructions scolaires ; eux qui ont constaté avec amertume les malversations, la surfacturation et le non-respect des procédures en vigueur. Le Budget alloué au SNIES (TITRE 5) a été drastiquement réduit pour insuffisance de résultats. 

En perte de vitesse et ne sachant que faire, l’auteur de cette lettre qui alimente cet article croit fermement qu’il est possible de compromettre un homme intègre qui est résolument engagé à réaliser la vision du Chef de l’Etat le Pr Alpha CONDE, celle de « Gouverner autrement ». 

Malheureusement pour lui, ce vœu ne sera pas réalisé, puisque la majorité des cadres et autres acteurs du MENA sont conscients et sont entrés dans un processus irréversible qui est de contribuer à la réussite des réformes en cours. De ce fait, toute tentative visant à nuire ou à déstabiliser le Ministère en général et le Ministre en particulier sera vouée à l’échec. 

Les cadres qui sont en difficulté voir en conflits avec les réformes et les procédures en vigueur ne pourront stopper ce concept de « Gouverner Autrement » et n’auront aucune opportunité de mettre le feu à la maison comme fut le cas de NERON à la fin de son règne. 

Au regard du travail colossal entrepris par le Pr Bano et qui corrobore avec les nobles ambitions du Chef de l’Etat, tous les services techniques du MENA y compris les cadres du SNIES réitèrent leur solidarité au Ministre de tutelle et s’engagent à contrôler, à bien gérer et de façon transparente les dépenses publiques surtout dans le premier poste de dépense du MENA que sont les constructions scolaires. Quant aux cadres indélicats, les preuves qui les accablent seront transmises à qui de droit et au moment opportun.  

Par le service de communication du MENA

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Escroquerie : il donne 190 millions de francs au marabout qui lui promet une valise d’argent

23 août 2021 à 13 01 22 08228
image d’archive

Poursuivis pour des faits d’escroquerie portant sur 190 000 000 (cent quatre vingt dix millions) de francs guinéens, Abdoulaye Bah et Mamadou Bah ont comparu le mercredi dernier, 18 août 2021, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Ils sont accusés d’avoir usé de la ruse pour soutirer de l’argent à Boubacar Diallo. Les prévenus ont fait croire à ce jeune qu’ils ont le pouvoir de fructifier de l’argent et ils lui ont promis « une valise remplie d’argent ».

Selon des informations recueillies par un reporter de Guineematin.com au tribunal de première instance de Dixinn, c’est dans la circulation, au niveau du quartier Kaporo (commune de Ratoma) que le  prévenu Abdoulaye Bah a rencontré le plaignant Boubacar Diallo. Le premier a fait croire qu’il possède des pouvoirs mystiques lui permettant de fructifier de l’argent. Et, après avoir réussi à le convaincre, Abdoulaye a conduit Boubacar chez son ‘’maitre marabout’’, Ibrahima Diallo. Ce dernier a proposé à Boubacar Diallo, dans un premier temps, de lui donner 60 millions de francs guinéens pour enlever des sacrifices (bœufs, moutons et chèvres). Sur les lieux, ils (Abdoulaye Bah et Ibrahima Diallo) ont sorti une valise remplie d’argent. Et, pour convaincre davantage Boubacar Diallo, ils lui ont donné un billet de 100 dollars.

Cependant, dans leurs manœuvres, ils ont fait payer à Boubacar Diallo 190 millions de francs guinéens pour que la valise lui revienne. Boubacar Diallo a versé ce montant ; mais, il n’a jamais reçu ladite valise. Aujourd’hui, il n’a ni la valise d’argent, ni son propre argent qu’il a dépensé. Et, c’est la raison pour laquelle il a porté plainte contre Ibrahima Diallo, Abdoulaye Bah et Mamadou Bah. Ainsi, Abdoulaye Bah et Mamadou Bah ont été mis aux arrêts et placés sous mandat le 26 mai 2021. De son côté, Ibrahima Diallo a pris la fuite.

L’affaire a été transférée mercredi dernier au tribunal de première instance de Dixinn pour être jugée. Et, à la barre, Abdoulaye Bah a reconnu les accusations portées à sa charge. Mais, il a précisé avoir simplement servi d’intermédiaire pour mettre en contact Boubacar Diallo et Ibrahima Diallo (le maitre marabout). « Je n’ai rien perçu de ce montant. Seulement, j’ai mis en contact la victime, Boubacar Diallo, et mon maitre, Ibrahima Diallo », a-t-il déclaré.

De son côté, Mamadou Bah a laissé entendre qu’il ne connait rien de cette affaire d’escroquerie et qu’il n’a reçu aucun montant provenant de l’argent soutiré à Boubacar Diallo. « Moi, aucun franc n’est passé par moi. Je ne connais rien dans cette affaire. C’est une seule fois que la remise s’est passée devant moi. Mais, je n’étais ni bénéficiaire, ni intermédiaire », s’est-il défendu.

Prenant la parole pour ses réquisitions, le ministère public a demandé au tribunal de renvoyer Mamadou Bah des fins de la poursuite. Par contre, le procureur audiencier a demandé au tribunal de « retenir Abdoulaye Bah dans les liens de la prévention d’escroquerie en le condamnant à 6 mois de prison ferme ».

De son côté, la défense a demandé la relaxe de ses clients, faute de preuves. « Quelle est la preuve qui montre qu’il y a eu remise de ce montant ? En vertu de quoi le tribunal va fonder sa décision ?  Il n’y a aucun élément de preuve, aucun reçu de versement n’a été versé au dossier. La défense plaide non coupable et sollicite de les renvoyer des fins de la poursuite », a plaidé l’avocat.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 25 août prochain.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620589527/664413227

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Football : Gnagna Barry oppose le Horoya au Santoba

23 août 2021 à 11 11 42 08428
Yakhouba Gnagna Barry

Où évoluera Yakhouba Gnagna Barry cette saison ? Cette question reste pour l’heure entière. Le Horoya AC, club pour lequel l’international guinéen a joué la saison dernière, et le Santoba FC, qui l’a prêté au champion de Guinée, sont divisés actuellement sur le sujet. L’un souhaite conserver le buteur guinéen, tandis que l’autre souhaite le vendre à un club français évoluant en deuxième division.

Jeudi dernier, un responsable du Horoya Athlétic club annonçait le retour de Yakhouba Gnagna Barry à l’entraînement. Ce qui aurait pu mettre fin au suspense autour de son avenir. Mais le lendemain, vendredi, le Santoba FC a annoncé que le prêt de l’international guinéen chez les Rouge et Blanc de Matam est arrivé à terme, ajoutant que le joueur prendra le chemin de l’Europe, où il s’engagera avec un club de ligue 2 française.

« La direction du club de Santoba Conakry informe que le prêt de son attaquant Yakhouba Gnagna Barry au club de Horoya est arrivé à terme .Le club a engagé une négociation fructueuse avec Quevelly Rouen club de D2 France. Un accord est déjà trouvé pour permettre à l’international guinéen d’ouvrir une nouvelle aventure à l’étranger.

Le club en concertation avec plusieurs parties ont trouvé qu’il est temps pour le joueur d’engager sa carrière à l’international pour être sur le marché d’opportunité européenne. La Direction du club réitère son engagement de ne céder sous aucune forme toute volonté d’empêcher son joueur d’aller dans le challenge européen ».

Quelques jours après cette sortie des dirigeants du Santoba FC, ceux du Horoya AC ont réagi. Dans un communiqué publié ce lundi, 23 août 2021, le champion de Guinée s’est montré contre tout départ de Gnagna Barry vers un autre club. Car, dit-il, la convention signée avec le Santoba disait clairement que ce club « doit céder » le joueur en priorité au Horoya AC de Conakry.

« Sur la base d’une convention de prêt tripartite d’une année (2020-2021) entre le Santoba FC, le Horoya AC et le joueur Yakhouba BARRY, convention signée le 18 mai 2020, des obligations concernant chacune des parties ont été définies et acceptées de bonne foi par les intéressés. Dans ce cadre, le Horoya AC a honoré tous ses engagements à l’égard du joueur, à savoir :

– Établir un document légal de voyage permettant au joueur d’exercer pleinement sa profession ;

– Lui accorder un salaire décent bonifié par l’octroi d’une prime à la signature ;

– Des avantages en nature ;

– Réaliser une prise en charge médicale ;

– Le placer dans des conditions de valorisation sur le plan sportif.

En outre, il revenait au Santoba FC :

– D’obéir pleinement à la clause préférentielle, laquelle stipule qu’en cas d’offre ou opportunité de transfert futur de quelque nature que ce soit, le club doit céder le joueur Yakhouba BARRY en priorité au Horoya AC de Conakry.

Nous avons été désagréablement surpris de voir sur les réseaux sociaux, des informations inappropriées allant à l’encontre des principes de ladite convention.

D’après nos informations, Yakhouba BARRY n’est plus la propriété de Santoba FC, mais appartient à une autre structure sportive. Dans les jours à venir, cette situation sera amplement clarifiée par l’exhibition de documents légaux prouvant à cet aspect des faits.

Le Horoya AC tient à se montrer respectueux des règlements et principes qui régissent les mouvements de transfert des joueurs », ont indiqué les dirigeants du HAC.

Espérons que ce conflit entre Horoya et Santoba n’affectera pas la carrière de Yakhouba Gnagna Barry, promis à un bel avenir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Fuite des éleveurs en Guinée Bissau : la réaction du maire de Koumbia (Gaoual)

23 août 2021 à 9 09 05 08058
Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia

Il n’est un secret pour personne que le secteur de l’élevage est confronté à de nombreuses difficultés à Koumbia, berceau de la race N’dama. Des éleveurs, de plus en plus nombreux, émigrent en Guinée Bissau où leurs troupeaux ont accès plus facilement à l’eau et à l’alimentation. C’est du moins ce qu’a soutenu le Président de la Coordination des éleveurs de Koumbia dans un précédent entretien avec accordé à Guineematin.com récemment. Mais, pour Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la plus importante commune rurale de Gaoual, cet exode des éleveurs vers ce pays voisin ne date pas de maintenant.

Lors d’une interview accordée récemment à Guineematin.com, le maire de Koumbia a également abordé, en plus de la problématique du secteur de l’élevage, d’autres sujets liés à la protection de l’environnement dans sa municipalité, autrement bien arrosée.

« L’exode des éleveurs vers la Guinée Bissau n’a pas commencé aujourd’hui. C’est juste un chantage. Je ne suis pas un éleveur de naissance ; mais, un praticien. Cela fait plus de 40 ou 50 ans. Les gens savent que mon père avait beaucoup de bœufs. Moi, personnellement, j’ai habité Dalaba qui est une localité de la Guinée Bissau. On avait nos bœufs entre le Bilitiwol (ndlr : un cours d’eau qui arrose Koumbia) en Guinée et Wédou Leydi en Guinée Bissau. Donc, les agriculteurs de la Guinée Bissau venaient labourer en Guinée et nous partions avec nos bœufs chez eux », soutient le maire Kaltamba.

Par rapport au manque d’eau, d’aliments de bétail et des tracasseries administratives évoqués par les éleveurs, le maire ne voit qu’une seule raison : les changements climatiques.

« Les changements climatiques, c’est un fouet qui frappe tout le monde. Le manque d’eau est lié à la coupe abusive du bois et aux feux de brousse. Et là également, pour permettre à l’herbe de se régénérer, ils mettent le feu précoce. Donc, ils sont responsables de ce qui leur arrive », ajoute Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba.

S’agissant de la prolifération des plantations d’anacardiers dans les zones agricoles et de prairies, le maire charge également les éleveurs.

« Ils sont responsables. A la pleine de Yama par exemple, tous les terrains sont achetés. Ce sont eux qui ont les moyens de payer des domaines. Et les sites d’abreuvage construits sur la zone ne sont pas bien entretenus. Celui qui les entretenait est mort, c’est Elhadj Samba Kouroumani », selon le maire. Pour lui d’ailleurs la chose qui l’intéresse c’est l’obligation faite aux éleveurs de payer la taxe du parc à bétail à la commune.

Cependant, cette année, pour la première fois, la commune rurale Koumbia a été confrontée à la rareté des pluies et donc au manque d’aliments pour le bétail. Et pendant la fête de la tabaski, célébrée le 20 juillet dernier, le berceau de la race N’dama a manqué à la fois de viande et de lait pour son festin.

Apparemment révolté contre l’agression contre l’environnement, Elhadj Kaltamba pointe un doigt accusateur sur les coupeurs de bois avant de rappeler son impuissance face à cette dangereuse pratique.

« Si le ministère chargé de l’environnement donne un permis de coupe de bois à quelqu’un pour couper du bois, qui peut arrêter celui-ci ? C’est vrai qu’on a le droit. A ma prise de fonction, j’ai interdit pendant un mois la coupe du bois, et on m’a rappelé à l’ordre. Ils coupent le bois, et on ne reçoit même pas un sou comme taxe ou redevance », accuse le patron de la municipalité de Koumbia, non sans donner l’exemple du district de Dombia comme meilleur élève dans la défense de l’environnement.

« A Dombia, par exemple, des coupeurs de bois sont allés en brousse. Des jeunes organisés en comité de veille ont réussi à les chasser. Cela s’est fait une fois, deux fois et maintenant, ils ont la paix. J’ai dit à tous les Présidents de district, d’interdire la coupe du bois chez eux. C’est la meilleure manière de protéger notre environnement, surtout que le gouvernement vient de faire une interdiction totale à travers tout le pays », soutient le maire de Koumbia.

Toutefois, même si jusqu’ici il n’y a aucune ligne budgétaire dégagée par la commune pour la protection de l’environnement, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba se réjouit du bon travail des ONG sur le terrain qui tentent de restaurer le couvert végétal par le reboisement.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45 

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