Kodiaran (Mandiana) : une femme, mère de 5 enfants, « égorgée » à Komana

25 août 2021 à 21 09 23 08238

Cette terrifiante découverte macabre a eu lieu ce mercredi, 25 août 2021, dans le district de Komana, sous-préfecture de Kodiaran, préfecture de Mandiana. Madame Aminata Doumbouya, mère de cinq (5) enfants, a été retrouvée morte. Selon les femmes qui ont été les premières à trouver le cadavre, son corps était allongé devant sa case et gisait dans une marre de sang. Une grosse entaille était visible sur son cou et un couteau était bien serré par l’une de ses mains.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, cette femme souffrait d’une dépression mentale. Elle aurait tenté de se suicider auparavant. Et, aujourd’hui, c’est la thèse d’un suicide qui est largement partagée dans son entourage. Tout le monde croit fermement qu’elle s’est égorgée, même si pour l’instant nulle ne prétend détenir une quelconque preuve de cet argument.

« C’est très tôt ce matin que les femmes ménagères qui se réveillent tôt ont découvert le corps de cette femme, Aminata Doumbouya, égorgée, gisant dans le sang avec un couteau dans sa propre main. Elle était venue rendre visite à sa famille à Komana. Sinon, elle est mariée à Koromadou (un autre district de Kodiaran) et elle a  5 enfants qui sont tous vivants. Elle souffrait d’une dépression mentale. Et, elle avait déjà tenté de se suicider auparavant. À l’époque, elle s’était plongée dans un puits. Et, cette fois, elle s’était égorgée », a expliqué Mandjan Konaté, membre de la famille de la défunte.

À suivre !

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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Labé : une clinique privée fermée après le décès d’une patiente

25 août 2021 à 21 09 13 08138

C’est ce mercredi, 25 août 2021, que les autorités sanitaires de Labé ont annoncé la décision. La cliniqueDara Étoile Labé (DEL) est fermée jusqu’à nouvel ordre. Cette décision fait suite au décès d’une jeune fille à la suite d’une intervention chirurgicale subie dans cette structure sanitaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Dans la soirée du lundi, 23 août 2021, Fatimatou Diallo, élève en classe 9ème année a été opérée de l’appendicite à la clinique Dara Etoile Labé (DEL), située au quartier N’diolou. Après l’intervention chirurgicale, la jeune fille est rentrée à la maison. Mais quelque temps après, elle est revenue au sein de la structure, après avoir eu des complications. Les agents de la clinique lui ont administré des soins qui n’ont pas produit un effet positif. Ils ont dû finalement la référer à l’hôpital régional de Labé, où elle est décédée avant même d’avoir été prise en charge. Informée de cette nouvelle, la direction préfectorale de la santé a pris la décision de fermer la clinique, qui n’avait pas l’autorisation de garder des patients en son sein, avant de finaliser son enquête sur cette situation.

Dr Mamadou Hady Diallo, directeur préfectoral de la santé de Labé

« Cette clinique est affiliée au complexe scolaire DEL où  sont enseignées plusieurs disciplines dont des cours de santé. Elle a été agréée dans le cadre des cours pratiques que les élèves de cette école y effectuaient, mais cette clinique n’a pas les prérogatives d’opérer des malades. Donc, s’ils commencent à garder des malades en hospitalisation et que ces malades arrivent à décéder, il va de soi qu’on se pose des questions. C’est pourquoi, après ce cas malheureux enregistré avant-hier, on est partis faire une investigation sur le terrain, dont on est en train de finaliser le rapport qu’on va mettre à la disposition de la hiérarchie. Et en attendant, on a décidé de fermer la clinique », a indiqué Dr Mamadou Hady Diallo, directeur préfectoral de la santé de Labé. 

Interrogés par Guineematin.com, les responsables de la clinique DEL n’ont pas voulu s’exprimer sur le sujet. Quant aux parents de la patiente morte, ils disent s’en remettre à la volonté de Dieu et annoncent qu’ils ne vont pas porter plainte contre la clinique.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Mandat d’arrêt contre Sékou Koundouno : Cellou Dalein dénonce une « énième instrumentalisation de la justice »

25 août 2021 à 20 08 50 08508

La publication du mandat d’arrêt international émis contre Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), ne laisse pas indifférent Cellou Dalein Diallo. Le président de l’UFDG dénonce une « énième instrumentalisation de la justice » par le président Alpha Condé pour faire ses opposants.

Le mandat d’arrêt international émis contre Sékou Koundouno du FNDC et rendu public ce 25 août, est une énième instrumentalisation de la justice par Alpha Condé pour tenter de museler l’opposition et faire taire toutes les voix discordantes, notamment celles qui combattent son troisième mandat illégal et sa mauvaise gouvernance. Sékou Koundouno étant un militant intraitable de cette double cause, je lui apporte mon soutien et ma solidarité », a réagi le principal opposant au régime Alpha Condé à travers une publication faite sur ses médias sociaux.

A rappeler que c’est le 31 mai dernier que la justice guinéenne émis un mandat d’arrêt international contre l’activiste de la société civile Sékou Koundouno, farouche opposant au troisième mandat du président Alpha Condé. Mais c’est seulement ce mercredi, 25 août 2021, que cette décision du doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Dixinn (Conakry) s’est retrouvée sur la place publique.

Lire ici : Guinée : un mandat d’arrêt international émis contre Sékou Koundouno

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Factures d’électricité à Conakry : les agences d’EDG refoulent les clients

25 août 2021 à 17 05 26 08268

C’est une situation inhabituelle et extrêmement confuse pour les abonnés de la société ‘’électricité de Guinée (EDG)’’ à Conakry. Depuis quelques jours, ces citoyens qui rallient les agences locales de la guinéenne d’électricité pour payer leurs factures sont refoulés sans grandes explications. Ils n’arrivent pas à solder leurs factures ; et pire, ils pourraient être frappés de « pénalité de retard », s’ils ne payent pas avant la fin du délai moratoire inscrit sur leurs factures.

Dans les agences EDG de Conakry où un reporter de Guineematin.com s’est rendu ce mercredi, 25 août 2021, il n’y a aucune file d’attente au niveau des guichets de payement (alors que d’habitude c’est la bousculade à ce niveau). Les clients qui y viennent sont renvoyés illico, sûrement pour éviter un attroupement qui pourrait dégénérer.

« Vous ne pouvez pas payer aujourd’hui, il y a un problème de connexion, vous pouvez rentrer », dit-on aux clients qui se présentent à la réception de l’agence EDG de Kipé (dans la commune de Ratoma).

C’est le même constat à l’agence EDG de Lambanyi où la seule explication donnée aux citoyens sur cette situation est le souci de connexion. « Désolé ! Nous n’avons pas de connexion aujourd’hui », répètent-on sans cesse aux abonnés qui se présentent à la réception avec leurs factures.

Sur place, aucune question d’un journaliste n’est la bienvenue. Et, toute allusion faite à ce problème préjudiciable aux populations est renvoyée à la cellule de la communication de la direction nationale de l’EDG. Et, toutes nos tentatives pour joindre les responsables de ladite cellule sont encore vaines. Nos appels et SMS pour solliciter un entretien sur cette situation sont restés infructueux.

Cependant, selon des informations confiées à Guineematin.com, ce refoulement de clients n’est pas propre à seulement deux ou trois agences de Conakry. Au contraire, quasiment toutes les agences EDG de la capitale guinéenne sont dans la même posture ; et, leurs abonnés broient la même galère.

À suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Prélèvement de 5% des salaires des fonctionnaires : l’inter central CNTG-USTG remet « les pendules à l’heure »

25 août 2021 à 17 05 25 08258

Face au bruit suscité par le prélèvement de 5% sur les salaires des fonctionnaires et 2% sur ceux des retraités, l’inter central CNTG-USTG est sorti pour « remettre les pendules à l’heure ». Au cours d’un point de presse animé ce mercredi, 25 août 2021, à la bourse du travail, à Conakry, ces centrales syndicales ont dénoncé les « propos démobilisateurs » de certains syndicalistes, avant d’expliquer de quoi il s’agit exactement, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Il nous a été donné d’entendre et de lire des propos démobilisateurs distillés dans la presse par des camarades se disant défenseurs des travailleurs autour de ce sujet dont ils n’ont pas hélas la maîtrise. Cette manœuvre à haut risque est de nature à démobiliser l’opinion en général et les fonctionnaires et retraités en particulier », a introduit Amadou Diallo, secrétaire général de la CNTG (Confédération nationale des travailleurs de Guinée) qui a lu la déclaration des deux centrales syndicales.

Selon lui, c’est « pour rétablir la vérité en donnant la bonne information » sur ce sujet que l’inter central CNTG-USTG a décidé de faire cette sortie. Il a indiqué que ces prélèvements s’inscrivent dans le cadre de l’opérationnalisation de l’institut national d’assurance-maladie obligatoire (INAMO) et de la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat (CNPSAE). Deux institutions, rappelle-t-il, qui sont le fruit du combat mené par le mouvement syndical en faveur du bien-être de l’ensemble des travailleurs guinéens.

« L’INAMO assure la couverture des fonctionnaires, retraités et contractuels des collectivités locales, contre les risques liés à la maternité, la maladie et l’invalidité d’ordre non professionnel. Quant à la caisse de prévoyance sociale, elle est chargée de la couverture sociale des agents civils de l’Etat à savoir : les fonctionnaires, les agents contractuels de la fonction publique et les contractuels des collectivités locales. Elle assure la couverture des prestations familiales, de vieillesse, d’invalidité, de survivant, d’accident de travail et de maladie professionnelle », a expliqué Amadou Diallo.

Amadou Diallo, secrétaire général de la CNTG

Il ajoute qu’avant même son opérationnalisation, l’INAMO a déjà donné un bon exemple, en prenant en charge plusieurs fonctionnaires malades. En matière de prestation et pour donner un exemple, l’INAMO, malgré l’absence des cotisations des fonctionnaires et des retraités, a engrangé des résultats remarquables pour l’assistance aux malades avec le soutien du Conseil d’administration.

En effet, outre les soins offerts ici pour certaines pathologies, des évacuations sanitaires comprenant la prise en charge du billet d’avion aller/retour, les soins et les frais d’hospitalisation, ont été accordés à plusieurs agents de tous les secteurs. 75% de ces évacuations ont été en faveur du corps enseignant et les bénéficiaires sont là en Guinée », a laissé entendre le secrétaire général de la CNTG.

Tout en rappelant que payer sa part de cotisation pour la pension de retraite et la protection sociale est une obligation pour chaque fonctionnaire, Amadou Diallo et ses camarades ont invité les travailleurs et retraités de Guinée à adhérer à cette initiative. « Permettez-moi de réitérer l’appel que nous avons lancé lors des tournées à l’intérieur du pays et à l’occasion du point de presse tenu ici même pour la zone de Conakry : celui d’inviter tous les fonctionnaires et les retraités à soutenir activement et positivement l’opérationnalisation des deux institutions en payant régulièrement leur part de cotisation qui s’élève à 5% du salaire mensuel pour les actifs et 2% de la pension mensuelle aussi pour les retraités ».

« Aux responsables syndicaux de toutes les centrales, je demande d’éviter les propos va-t-en-guerre quand on sait la portée d’un discours relatif à la vie des salariés. Lorsqu’on ne connait pas ou ne maîtrise pas un dossier, on se donne la sagesse d’aller à la source pour avoir la bonne information », a lancé le secrétaire de la CNTG, Amadou Diallo, au nom de l’inter central CNTG-USTG.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Élaboration du schéma directeur informatique de la cour des comptes de Guinée : voici l’AMI

25 août 2021 à 17 05 21 08218

Manifestation d’intérêt pour l’élaboration du schéma directeur informatique de la cour des comptes de Guinée

La République de Guinée a reçu un financement du Groupe de la Banque Africaine de Développement afin de couvrir le coût du projet PAMORIFE et a l’intention d’utiliser une partie des sommes accordées au titre de ce don pour financer le contrat relatif à l’élaboration du schéma directeur du système informatique de la cour des comptes de Guinée.

Les services prévus au titre de ce contrat consistent à diagnostiquer les systèmes d’information existants au sein de la Cour des comptes, d’évaluer les besoins spécifiques actuels et futurs et de proposer un cadre moderne de gestion informatisée du secteur des contrôles, aligné sur les orientations du Plan stratégique de la Cour des comptes.

L’Unité de Coordination et d’Exécution des Projets invite les Consultants à présenter leur candidature en vue de fournir les services décrits ci-dessus. Les consultants intéressés doivent produire les informations sur leur capacité et expérience démontrant qu’ils sont qualifiés pour les prestations (documentation, référence de prestations similaires, expérience dans des missions comparables, disponibilité de personnel qualifié, etc.).

Pour chaque mission similaire, les consultants devront présenter les informations suivantes : le nom et le descriptif de la mission, le pays où a été exécutée la mission, le nom du client, la date et la durée de la mission, le coût du projet en lien avec la mission, ainsi que les performances du projet réalisé (le dossier de candidature doit contenir un maximum de 70 pages). Les consultants peuvent se mettre en association pour augmenter leurs chances de qualification.

Les critères d’éligibilité, l’établissement de la liste restreinte et la procédure de sélection seront conformes au « Cadre de passation des marchés pour les opérations financées par le Groupe de la Banque Africaine de Développement », édition octobre 2015, qui sont disponibles sur le site web de la Banque à l’adresse : http://www.afdb.org.

Les consultants intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires à l’adresse mentionnée de 8h00 à 16h30 ou par voie électronique à l’adresse indiquée ci-dessous.

Les expressions d’intérêt doivent être déposées en copie dure ou transmises en courriel à l’adresse mentionnée ci-dessous au plus tard le mardi 14 septembre 2021 à 12h00 et porter expressément la mention « Manifestation d’intérêt pour l’élaboration du schéma directeur informatique de la cour des comptes de Guinée » 

Ministère du Plan et du Développement Économique

Unité de Coordination et d`Exécution des Projets.

À l’attention : Monsieur Abdoulaye Wansan BAH,

Coordonnateur de l`UCEP

Immeuble MAB, 1er étage près de l`Hôtel du Golf

Minière, Commune de Dixinn-Conakry-Rép. de Guinée.

Tel : +224 629 00 69 39 / 622 42 43 98 / 623 26 14 96

E-mail: [email protected]

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Violation des mesures anti Covid-19 à Conakry : des citoyens (dont 3 artistes) condamnés

25 août 2021 à 15 03 37 08378

Le tribunal de première instance de Dixinn a condamné ce mercredi, 25 août 2021, six personnes interpellées dans le cadre de la violation de l’état d’urgence sanitaire. Ils ont été reconnus coupables d’atteinte à la santé publique en favorisant la propagation de la pandémie de Covid-19, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont au total 18 citoyens dont 5 filles, qui ont comparu ce mercredi 25 août 2021, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Ils ont été interpellés dans la soirée du samedi dernier au complexe « Les intimes chez Alpha VIP », situé au quartier Nongo, en banlieue de Conakry. A la barre, les prévenus ont tous rejeté les faits mis à leur charge.

Certains ont dit avoir interpellé dehors alors qu’ils étaient de passage, et d’autres ont assuré qu’ils étaient tranquillement assis à l’intérieur de ce lieu de loisir et qu’ils n’ont pas violé les mesures sanitaires prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. A l’issue des débats, le procureur a requis la condamnation de six prévenus à six mois d’emprisonnement assortis de sursis et le renvoi des autres à des fins de poursuite pour délit non imputable.

De leur côté, les avocats de la défense ont sollicité la relaxe pure et simple de leurs clients « parce que rien ne prouve qu’ils sont malades pour propager une maladie ». Après le délibéré, le tribunal a condamné cinq prévenus (le gérant, le comptable du complexe et trois membres de l’orchestre de Léga Bah), à trois mois d’emprisonnement assortis de sursis, et relaxé les 12 autres. Il a ordonné aussi la restitution des objets saisis sur les lieux, parmi lesquels figurent les instruments musicaux de Léga Bah.

A noter que la chanteuse, elle, n’a pas été citée à comparaître dans cette affaire, alors qu’elle avait été arrêtée avec ces prévenus, avant d’être libérée le lendemain (dimanche soir) au commissariat central de Nongo.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Sureté régionale de Labé : Moriba Théa passe le témoin à Moussa Condé

25 août 2021 à 15 03 33 08338

Sous la présidence du gouverneur Madifing Diané, le contrôleur général de police, Moussa Condé, a pris fonction hier, mardi 24 août 2021, à la tête de la direction régionale de la sureté de Labé. La cérémonie s’est déroulée dans un climat de convivialité, en présence des autorités administratives et des unités de police de cette région de la Moyenne Guinée. Le nouveau patron de la sureté de Labé a mis cette occasion à profit pour avertir sur « l’insubordination » et exiger le respect dans son service, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la ville de Karamoko Alfa Mo Labé.

Commissaire divisionnaire Moriba Théa, ancien directeur de la sureté de Labé

A la tête de la direction régionale, le contrôleur général Moussa Condé succède au commissaire divisionnaire Moriba Théa. Et, à l’occasion de cette cérémonie de passation de service, ce dernier lui a confié à la population de Labé qu’il est disposé désormais à servir.

« Je voudrais de passage saluer les populations de Labé… Je leur resterais éternellement reconnaissant. Et, par la même occasion, je vous confie mon successeur », a dit Moriba Théa, le directeur sortant de la sureté de Labé.

Pour sa part, le contrôleur général Moussa Condé, directeur entrant, a exprimé sa disponibilité à travailler avec tous les services des forces de défense et sécurité de Labé pour assurer le bien-être de la population de cette région.

Contrôleur général Moussa Condé, nouveau directeur régional de la sûreté de Labé

« Chers collègues de la défense et de la sécurité. Je suis et serais toujours à votre disposition pour la bonne marche de nos services, tout en restant sur la voix hiérarchique. Et, chez moi, l’insubordination ne marche pas. Le respect est et demeure obligatoire. Quant à la police, la CMIS, les services de la protection civile et les autres policiers, nous sommes les mêmes et nous travaillerons ensemble. Il n’y a pas de division possible. Je serais là aussi avec la jeunesse de Labé, car j’ai fait mes premiers pas ici à Labé. J’ai fait les préfectures de Lelouma,  les sous préfectures de Kouramangui, de Thiaguel bori, de Pilimini, de Taramby, de Noussy grâce à la couverture de ce gouverneur (Madifing Diané) qui est devant vous. C’est pour vous dire que je serais toujours avec vous et partout », a promis le nouveau directeur régional de la sûreté de Labé.

De son côté, Elhadj Madifing Diané, le gouverneur de la région de Labé, a rassuré son soutien au nouveau patron de la sureté de Labé. L’autorité régionale a également exprimé à ce contrôleur général de police les mutations opérées à Labé, même si la population reste encore très accueillante.

Elhadj Madifing Diané, Gouverneur de la région de Labé

« Celui qui rentre (Moussa Condé), n’est pas nouveau dans Labé. Mais, Labé que nous avons connu dans le passé n’est pas ce Labé d’aujourd’hui. Ceux qui nous ont reçus sont dans leur tombe, nous sommes avec leurs héritiers avec de nouvelles mentalités. Mais, soit rassurer d’une seule chose : c’est toujours une population accueillante, paisible, pleine de solidarité. Ne viens pas avec un complexe… Pour gérer il faut accepter d’être gérer », a indiqué Elhadj Madifing Diané.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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« Ma coépouse est rentrée chez ses parents, elle s’est même remariée… je mendie pour vivre », révèle Binta Diallo, femme d’un prisonnier politique

25 août 2021 à 14 02 16 08168
Fatoumata Binta Diallo, épouse de Mamadou Lamarana Diallo, détenu du 3ème mandat d’Alpha Condé

« Depuis l’arrestation de mon mari, nous menons une vie difficile. Nos enfants sont sortis de l’école avant la fin de l’année scolaire. Ma coépouse est rentrée chez ses parents au village. Sa famille l’a même donnée en mariage à un autre homme. Aujourd’hui, c’est quand je fais la mendicité que je trouve à manger. J’ai liquidé tous mes biens pour trouver à manger ».

Originaire de la sous-préfecture de Kankalabé (dans la préfecture de Dalaba) et mère de trois enfants, Fatoumata Binta Diallo est aujourd’hui une femme dévastée. Son mari, Mamadou Lamarana Diallo, est détenu à la maison centrale de Conakry depuis dix mois déjà. Il fait partie de la longue liste des personnes arrêtées dans le Grand Conakry au lendemain de la réélection contestée du président Alpha Condé pour un troisième mandat à la tête de la Guinée. Et, ses enfants ont abandonné les études à cause du manque de moyens. Ils sont rentrés au village (à Kankalabé), tout comme sa coépouse. Cette dernière s’est d’ailleurs remariée à un autre homme. Et, celle (Fatoumata Binta Diallo) qui est restée pour soutenir son mari en prison vit actuellement de la mendicité, a appris un journaliste de Guineematin.com qui est allé à sa rencontre, à Baïlobaya.

C’est une femme affligée, aux conditions de vie extrêmement pénibles, que nous avons rencontrée lundi dernier, 23 août 2021. L’emprisonnement de son mari a eu un effet dévastateur pour sa paisible famille. Celui-ci est littéralement passé de son lit à Baïlobaya (dans la préfecture de Dubréka) à une cellule de prison à la maison centrale de Conakry. Et, Fatoumata Binta Diallo vit l’absence de son mari avec assez de peines. Elle observe impuissante sa famille voler aux éclats.

« Mon mari (Mamadou Lamarana Diallo) a été arrêté pendant la crise postélectorale. Les agents sont venus chez nous à Baïlobaya et ont défoncé la porte de la maison pour l’arrêter. Depuis ça, à cause de nos difficiles conditions de vie, mes trois enfants (Mamadou Oury Diallo, Mamadou Baïlo Diallo et Mamadou Diouldé Diallo, âgés respectivement de 20 ans, 8 ans et 6 ans) sont allés au village auprès de ma grande sœur. Je ne pouvais plus les nourrir ici ; alors qu’ils étaient tous à l’école. Mais, je les ai fait sortir pour les envoyer au village », a-t-elle expliqué les yeux scintillants de larmes.

Réduite aujourd’hui à la mendicité pour vivre, Fatoumata Binta Diallo arrive parfois à rendre visite à son mari. Mais, il lui arrive très souvent de ne pas le voir quand elle manque d’argent à donner aux gardes pénitentiaires.

« Parfois, je pars rendre visite à mon mari en prison. Mais, très souvent, les gardes pénitentiaires me refusent l’accès. Les agents qui sont là-bas me réclament à chaque fois 50 000 francs, alors que parfois il se trouve que le peu d’argent que je détiens ne suffit même pas pour mon transport aller-retour. Dans ce cas, je suis obligée de revenir sans le voir. Depuis l’arrestation de mon mari, nous menons une vie difficile. Ce sont les bonnes volontés qui nous viennent au secours. C’est sa tante qui m’a dit de venir auprès d’elle pour le moment. Nos enfants sont sortis de l’école avant la fin de l’année scolaire à cause de la détention de leur père. Ma coépouse a aussi deux fillettes ; mais, elle-même est rentrée chez ses parents au village. Sa famille l’a même donnée en mariage à un autre homme à cause de l’emprisonnement de notre mari. Nous demandons aux autorités de libérer nos maris. Aujourd’hui, c’est quand je fais la mendicité que je trouve à manger. J’ai liquidé tous mes biens pour trouver à manger », a ajouté Fatoumata Binta Diallo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : un mandat d’arrêt international émis contre Sékou Koundouno

25 août 2021 à 12 12 24 08248
Sékou Koundouno

Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) est sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Ce mandat a été émis le 31 mai dernier par le doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Dixinn, mais c’est seulement ce mercredi, 25 août 2021, qu’il s’est retrouvé sur la place publique.

Selon la décision, que Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous, l’activiste de la société civile guinéenne, farouchement opposé au troisième mandat du président Alpha Condé, est poursuivi pour des faits d’association de malfaiteurs, incendie volontaire, troubles à l’État par le massacre, la dévastation ou le pillage, participation à un mouvement insurrectionnel et menaces par le biais d’un système informatique. 

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CAN de Petits Poteaux : « c’est l’ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire qui a empêché notre équipe de jouer »

25 août 2021 à 12 12 04 08048

La Guinée est l’un des onze pays qui étaient invités à prendre part à la première édition de la Coupe d’Afrique des Nations de Petits Poteaux. Mais contrairement aux autres, notre pays n’a finalement pas participé à la compétition qui s’est tenue les 21 et 22 août 2021, à Abidjan. Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est l’Ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire qui a empêché l’équipe guinéenne de disputer le tournoi.

N’ayant pas encore une fédération de Petits Poteaux, la Guinée devait être représentée à cette première Coupe d’Afrique des Nations par une équipe concoctée par l’association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire (AEEGCI). Cette structure avait réuni toutes les conditions nécessaires pour disputer cette compétition. Mais à la dernière minute, l’ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire est venue mettre à l’eau tous ses efforts. Une délégation de la représentation diplomatique guinéenne a fait une descente surprise au Palais des Sports de Treichville, à Abidjan, pour exiger le retrait de la Guinée de la compétition, confisquant même le drapeau guinéen.

Mamadou Issiaka Diallo, président de l’association des Élèves et Étudiants guinéens en Côte d’Ivoire (AEEGCI)

Une grosse déception pour Mamadou Issagha Diallo, président de l’association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire. « Le samedi 21 août, après notre défilé, on s’apprêtait à regarder le match d’ouverture qui opposait la Côte d’Ivoire à la Guinée Équatoriale. C’est à ce moment-là que l’Ambassadeur est venu au terrain pour demander notre retrait. Selon l’Ambassade, notre association ne peut pas représenter la Guinée parce que, disent-ils, nous sommes dans l’illégalité. Nous sommes une structure guinéenne. Donc, normalement, nous sommes dans notre droit de représenter dignement notre pays quand nous sommes invités à une compétition.

Sans leur accompagnement, nous avons acheté des maillots, des ballons, les équipements des joueurs, nous avons mobilisé leurs frais de transport pour les entraînements et les frais d’entretien du coach. On s’est mis dans ces dépenses colossales pour ne rien », a déploré le président de l’AEEGCI. Pourtant, ajoute-t-il, l’organisation qu’il dirige avait écrit à l’Ambassade de Guinée pour lui faire part de son invitation à prendre part à ce tournoi, sans réponse. Elle avait aussi tenté d’avoir une audience pour parler de ce sujet avec la représentation diplomatique de la Guinée en Côte d’Ivoire, mais en vain.

Mamady Oularé, secrétaire du commissariat au développement des Petits Poteaux en Guinée, n’arrive pas aussi à comprendre cette décision de l’ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire. « Nous, nous avons été saisis en novembre 2019  par la fédération ivoirienne de Petits Poteaux pour les représenter en Guinée, chose qui allait aboutir à la création d’une fédération en Guinée. Donc, ils nous ont informés de la tenue de la première édition de la CAN de Petits Poteaux en Côte d’Ivoire. Mais vu que nous n’avons pas rempli toutes les conditions d’implantation de la fédération en Guinée, on leur a fait comprendre que pour le moment, on n’a pas une équipe pour représenter le pays vu qu’on n’a pas de fédération en place.

Ils nous ont dit alors qu’ils vont essayer de faire appel aux ressortissants guinéens basés là-bas. C’est ainsi que la confédération a adressé un courrier à l’association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire (AEEGCI), qui a répondu favorablement à leur demande. Mais bien avant de saisir ces jeunes guinéens, la confédération africaine de Petits Poteaux avait déjà adressé plusieurs courriers à l’Ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire, sans réponse. C’est ce qui les a poussés à aller vers ces jeunes pour représenter le pays. Ces jeunes guinéens, eux, ont décidé d’aller rencontrer leur ambassade pour leur faire part de leur invitation. Selon nos informations, monsieur l’Ambassadeur leur a dit qu’ils ne peuvent pas jouer cette compétition, parce qu’ils n’ont pas respecté une certaine procédure.

Mais on se demande de quelle procédure s’agit-il. On n’arrive pas à comprendre pourquoi l’Ambassadeur s’est opposé à la participation de la Guinée.  Ou bien la Guinée est-elle différente des autres pays ? (…) Ces jeunes ont beaucoup financé dans cette affaire. Ils mettent la main à la poche eux-mêmes et ils partent voir leurs responsables pour les accompagner, même pas financièrement mais moralement, après on les créé tous les ennuis du monde. C’est quand même une honte pour notre pays. Pendant que les autres ambassades se faisaient représenter au stade, nous c’est une délégation de notre ambassade qui est venue annuler la participation du pays. Pire, le premier conseiller de l’Ambassadeur a pris le drapeau avec lequel nous avons défilé », a regretté M. Oularé.

A noter que c’est le Niger qui a remporté cette première édition de la Coupe d’Afrique des Nations de Petits Poteaux. Les nigériens ont battu la RD Congo (1-0) en finale de la compétition.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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Assemblée nationale : report de la session extraordinaire

25 août 2021 à 11 11 31 08318

Initialement annoncé pour ce mercredi, 25 août 2021, le démarrage de la session extraordinaire portant sur l’examen du projet de loi de finances rectificative 2021 a été reporté. Selon une source qui s’est confiée à un reporter de Guineematin.com à l’Assemblée nationale, la session commencera demain, jeudi.

Désormais, cette session extraordinaire est programmée entre le 26 août et le 2 septembre prochain.

À préciser que dès le début de des travaux de la session extraordinaire, les ministres de l’Économie et des finances, du budget et madame la ministre du Plan et du développement économique, ainsi que le Gouverneur de la BCRG (Banque centrale de la République de Guinée) passeront présenter le projet de loi de finances rectificative de l’année.

Selon une source proche du Bureau de l’Assemblée nationale, l’essentiel des travaux de cette session sera axée sur l’examen de ce document budgétaire de l’Etat.

À suivre !

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Trafic illicite d’espèce faunique : l’éléphant d’Afrique sur la liste rouge d’extinction

25 août 2021 à 10 10 34 08348

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), a révélé dans son dernier rapport que l’éléphant bien qu’entièrement protégé, reste toujours sur la liste rouge et que l’éléphant de forêt est en danger critique à cause du trafic illicite et illégal d’ivoire. Au Togo la menace est aussi réelle.

En effet, l’éléphant que ce soit de forêt ou de savane est menacé d’extinction à cause du braconnageencouragé par le trafic illicite de ses défenses et de la perte de son habitat par la déforestation au profit de la culture. Selon les estimations les plus récentes, le nombre d’éléphants de forêt a chuté de plus de 86% en trente ans. Séparés en deux espèces distinctes, les pachydermes de savane et de forêt sont désormais respectivement classés comme «en danger» et «en danger critique » d’extinction sur la liste rouge de l’UICN.

L’un foule majestueusement la savane en icône du continent africain. L’autre, plus farouche, préfère rester caché dans la forêt. Pour la première fois, l’UICN sépare les éléphants d’Afrique en deux espèces : les éléphants de savane «en danger » d’extinction et les éléphants de forêt « en danger critique ».

Selon les estimations les plus récentes, le nombre d’éléphants de forêt a chuté de plus de 86 % en trente ans, et celui des éléphants de savane d’au moins 60 % ces cinquante dernières années. Ce bilan globalement alarmant est toutefois variable selon les régions.

L’éléphant est très fortement affecté par le développement de l’agriculture, qui empiète sur son lieu de vie. Aussi, l’animal est mis en péril par l’épuisement de certains points d’eau et la raréfaction des fruits dont il se nourrit. Par exemple, le changement climatique a également fait chuter la production de fruits de 81 % en trente ans dans le Parc national de la Lopé, au centre du Gabon. En conséquence, « la masse corporelle des éléphants a chuté de 11 % entre 2008 et 2018 », a révélé le WWF.

Le trafic illicite d’ivoire reste une menace existentielle majeure pour l’éléphant, surtout que le cycle de vie et de reproduction du mammifère est lent. C’est encore plus vrai pour l’éléphant de forêt qui vit plus longtemps que son cousin de savane. La chute du nombre de spécimens pour les deux espèces s’est accélérée depuis 2008, quand le trafic illégal pour les défenses d’éléphant s’est intensifié, pour atteindre son apogée en 2011. Et même si le phénomène a perdu en intensité, il continue de menacer les éléphants, ce qui met l’éléphant sur la liste rouge. Il y a 50 ans, environ 1,5 million d’éléphants sillonnaient toute l’Afrique mais le plus récent recensement des grands mammifères n’en dénombrait plus que 415.000. Quel désastre !

La pandémie a elle aussi un impact sur les efforts de protection de la nature en privant les pays des revenus du tourisme qui servaient à financer en partie ces efforts. Pourtant, les éléphants d’Afrique jouent un rôle clé dans les écosystèmes, les économies et dans l’imaginaire collectif.

Au Togo, bien que des efforts soient faits pour la protection des espèces sauvages en voie d’extinction, l’éléphant reste aussi menacé d’extinction. Le parc d’éléphant n’attire plus pour autant, mais le pays constitue une plaque tournante de transit pour le transfert illicite des ivoires. En effet, l’Office Central de Répression du Trafic illicite de Drogue et du Blanchiment (OCTRIDB), la Brigade de Recherche et d’Investigation (BRI) de Kara et le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF) en collaboration avec EAGLE-Togo ont enregistré plusieurs cas d’arrestations et de saisies de défenses d’éléphants.

Les plus récents sont les opérations d’arrestations des mois d’avril et de mai derniers, pour lesquelles dix présumés trafiquants opérants dans le commerce illégal de l’ivoire ont été arrêtés en possession de plus d’une quinzaine de défenses d’éléphants à Lomé et à Kara.

Le nouveau code pénal dans son volet environnement renforce la protection de la faune et la flore. L’article 761 de ce code dispose : « La destruction et la commercialisation, directe ou indirecte, sans droit d’espèces animales ou végétales protégées en vertu des dispositions législatives et réglementaires en vigueur et des conventions internationales auxquelles la République du Togo est partie est punie d’une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende d’un million à cinquante millions sans préjudice de toute autre disposition du présent code ». Et, l’article  796 de ce même code d’ajouter : « Quiconque fait circuler, vend, importe, exporte ou fait transiter le animaux sauvages, vivants, des trophées sans autorisation est puni d’une peine d’emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de cent mille à cinq cent mille francs CFA ou de l’une de ces deux peines ».

Mais, la protection de l’éléphant ne vise pas seulement la préservation de l’espèce. Elle contribue à la biodiversité et à la présence d’habitats pour d’autres espèces, à la dispersion et à la germination des graines pour les essences d’arbres, ainsi qu’au tourisme. Celui-ci est vital pour les populations rurales, dont les emplois et les moyens de subsistance sont liés à ce secteur et à des secteurs connexes, comme l’alimentation et le transport, qui sont plus durables et qui affichent un potentiel de croissance plus important. 

EAGLE-Togo

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Intérim du Premier ministre : les langues se délient

25 août 2021 à 10 10 10 08108
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, Chef du Gouvernement

La nomination de Dr Mohamed Diané comme Premier ministre par intérim alimente le débat. Beaucoup interprètent cette nomination comme les signes annonciateurs de l’éviction prochaine d’Ibrahima Kassory Fofana. Lequel n’est pas à sa première sortie du territoire. Mais, ses précédentes sorties n’avaient pas entrainé son remplacement. Alors, pourquoi maintenant, s’interroge-t-on.

Dans cette affaire, plusieurs faits sont à noter. Le tout premier est que le décès de la fille du Premier ministre n’est pas une affaire d’État. Ce décès relève de la vie privée de M. Fofana. Il ne devait en aucun cas avoir des implications dans le fonctionnement de l’État, au point de nommer un Premier ministre intérimaire. Car, si le déplorable décès implique l’absent du père de la défunte, en revanche cette absence ne signifie pas une incapacité d’assumer ses fonctions.

Dr. Mohamed Diané, Premier ministre par intérim, le ministre d’Etat, ministre chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale

Cette nomination suscite interrogation parce qu’elle est une première. Aussi, quand on sait ce que le poste du chef de gouvernement représente en termes d’importance par rapport à celui du chef de l’État, on ne peut s’empêcher de se poser cette question : si l’absence d’un responsable entraine son remplacement provisoire, pourquoi l’intérim du chef de l’État n’est pas assuré pendant son absence. Même si on nous dira qu’avec la présence du Premier ministre, l’absence du Président de la République est moins pesante.

Cette hypothèse peut justifier la décision présidentielle par le fait que les deux têtes de l’exécutif ne peuvent pas quitter en même temps le pays. D’où la nécessité de nommer un Premier ministre par intérim jusqu’au retour du titulaire. Un bémol tout de même, l’intérimaire lui aussi était absent du pays au moment de sa nomination. Dans tous les cas, ce dernier sait désormais qui est son potentiel remplaçant dans l’équipe. Même si le porte-parole du gouvernement estime que cette nomination relève de la simple logique parce que le remplaçant vient deuxième dans l’ordre protocolaire du gouvernement.

Cette justification n’est qu’un raccourci facile, estiment certains observateurs. Pour ces derniers, la décision présidentielle n’est rien d’autre que le signe annonciateur du début de la guerre de succession. Notamment entre les militants de la première heure, auxquels Dr Diané fait partie, et les transhumants dont justement le Premier ministre est l’incarnation. En Afrique, c’est un secret de polichinelle que de dire qu’un homme politique ne veut pas connaître son successeur. C’est pour cette raison que nombre d’entre eux préfèrent mourir au pouvoir.

Si Kassory devait encore rester longtemps à son poste, il faudrait s’attendre donc à ce que ses relations avec le tout-puissant ministre des Affaires présidence et de la Défense connaissent un véritable coup de froid. Mais avec la confirmation de l’hégémonie du RPG originel sur l’État, les jours du Premier ministre à la Primature seraient comptés. D’autant plus que le pays est confronté à des crises tous azimuts. Dans le contexte actuel, aucun chef d’État ne peut maintenir son équipe. Reste à savoir si, à l’occasion de l’inévitable remaniement ministériel, le chef du gouvernement va céder sa place.

A supposer que la réponse à cette interrogation est oui, l’autre paire de manche serait qui pour occuper le poste. Car rien qu’avec l’intérim, les langues commencent à se délier. Les gens estimant que jamais par le passé la Guinée ne s’est retrouvée dans une situation où tous les postes clés sont entre les mains d’une équipe originaire de la même région. Pour son image, Alpha Condé sera obligée de jouer aux équilibristes. Ce qui peut donc faire rêver plus d’un et ouvre un autre débat…

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : à cause d’une manifestation, 20 employés d’Albayrak jugés à Mafanco

25 août 2021 à 8 08 10 08108

Un peu plus d’une semaine après leur interpellation, les employés de la société Albayrak transport s’expliquent devant la justice. Leur procès s’est ouvert hier, mardi 24 août 2021, au tribunal de première instance de Mafanco. Tous les prévenus qui ont comparu ont plaidé non coupables des faits mis à leur charge, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Sur les 36 travailleurs d’Albayrak transport, interpellés le 16 août 2021 alors qu’ils manifestaient devant les locaux de la société turque, 20 ont comparu ce mardi devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Tous ont rejeté les accusations d’attroupement illégal et destruction de biens (des bus de la société Albayrak) portées contre eux. Selon Mohamed Aïssatou Condé, délégué syndical chargé des conflits et revendications syndicales et chargé de l’enregistrement des bus d’Albayrak, ils ont manifesté pacifiquement pour réclamer notamment une revalorisation des salaires et leur immatriculation à la caisse nationale de sécurité sociale.

« Nous avons fait un mémo avant de faire même un préavis de grève qu’on a adressé à la direction de Albayrak, à l’inspection générale du travail, au ministère des transports et à notre centrale syndicale. Le lundi (16 août 2021), quand je suis arrivé (au siège de la société) à 5 heures du matin, je suis entré dans la cour du dépôt. Mais avant, j’ai trouvé quelques agents des forces de l’ordre devant le dépôt et à l’intérieur. Quelques temps après, des gendarmes sont venus demander à M. Fofana, le secrétaire général de notre syndicat, de les suivre pour aller à la gendarmerie. Mais nous l’avons déconseillé d’aller pour ne pas qu’il soit emprisonné.

Peu après, les gendarmes sont venus nous dire de sortir de la cour du dépôt, parce que l’attroupement est interdit là-bas. Nous sommes sortis nous abriter devant la pharmacie qui fait face à notre siège, parce qu’il pleuvait. Quelques minutes après, ils sont venus nous sommer de quitter là-bas aussi. Je leur ai dit : mais non, nous sommes dehors et la manifestation est pacifique. Personne n’a touché à quoi que ce soit ici. Mais ils ont insisté pour qu’on quitte complètement les lieux. Finalement, j’ai demandé aux autres de libérer la devanture. C’est en remontant donc vers le rond-point de Matoto qu’on a croisé le Colonel Ouragan, commandant de la gendarmerie, accompagné de trois pick-up de gendarmes.

Ce dernier m’a dit : c’est toi que j’ai appelé et tu as refusé d’aller ? Je lui ai dit : non c’est notre secrétaire général que vous avez appelé. Il m’a demandé mon nom, je me suis présenté. Il a demandé à mon ami Kouyaté qui s’est aussi présenté. Ensuite, il a dit : vous, vous êtes maudits, c’est vous qui sabotez ce régime. Le président est parti en Turquie pour vous envoyer 100 bus et vous, vous allez en grève. Il a demandé dans la foule qui sont ceux qui veulent travailler ? Personne n’a levé le doigt. C’est ainsi qu’il nous a demandé de rentrer chez nous. On était donc sur le point de rentrer, lorsqu’il a finalement ordonné à ses agents de m’enfermer avec Kouyaté, parce que selon lui, c’est nous qui sommes les meneurs. Et après, c’est au fur et à mesure qu’ils amenaient nos amis dans notre cellule », a-t-il expliqué.

Tous les autres prévenus sont passés aussi devant le tribunal pour expliquer les circonstances dans lesquelles ils ont été interpellés, assurant n’avoir nullement commis les faits mis à leur charge. Au terme des dépositions, les avocats de la défense ont sollicité que le dossier soit requis et plaidé afin que le tribunal puisse rendre sa décision sur siège. Ce à quoi s’est opposée la procureure Joséphine Loly Tinkiano, qui a dit ne pas être prête à affronter les quatre avocats de la défense aujourd’hui.

Les conseils des prévenus sont revenus à la charge pour adresser une autre demande au tribunal. « S’il doit y avoir renvoi, nous demandons la remise en liberté de nos clients jusqu’à la prochaine audience », ont-t-il sollicité. Mais le tribunal a rejeté cette demande, avant de renvoyer l’audience au 26 août prochain pour les réquisitions et plaidoiries. En attendant, les prévenus retournent à la maison centrale de Conakry.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Côte d’Ivoire : la Guinéenne malade d’Ebola est guérie

25 août 2021 à 7 07 10 08108

La jeune Guinéenne diagnostiquée positive au virus Ebola en Côte d’Ivoire, où elle est arrivée le 11 août en provenance de la Guinée, est « guérie » de sa maladie. L’annonce a été faite hier, mardi 24 août 2021, par le ministère ivoirien de la Santé.

« Nous avons réalisé sur la patiente deux tests biologiques qui sont négatifs en 48 heures d’intervalle. Elle est donc déclarée guérie », a affirmé à l’AFP Serge Eholié, porte-parole du ministère de la Santé et chef de service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Treichville, à Abidjan, qui a accueilli la malade.

« On lève son isolement aujourd’hui (mardi). Elle n’est plus un risque de contamination. Elle est encore très fatiguée, nous la maintenons en hospitalisation », a poursuivi le professeur Eholié. « À partir d’aujourd’hui (mardi) on décompte 42 jours pour pouvoir dire à la fin si la Côte d’Ivoire est indemne d’Ebola » a-t-il souligné, sans faire état de nouveaux cas.

Les autorités sanitaires ivoiriennes ont détecté le 14 août dernier, un cas de fièvre hémorragique Ebola chez une jeune Guinéenne de 18 ans, arrivée en Côte d’Ivoire le 11 août en provenance de la ville guinéenne de Labé (nord), un trajet de plus de 1 500 km qu’elle a fait par la route.

Quarante-neuf cas contact

Cette découverte fut le premier cas confirmé en Côte d’Ivoire depuis 1994, dans ce pays voisin de la Guinée durement touchée de 2013 à 2016 et où le virus est réapparu en 2021. Quarante-neuf cas de personnes ayant été en contact avec la jeune guinéenne ont été recensés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le pays qui a réceptionné 5 000 doses de vaccins contre Ebola a démarré, le 17 août, une campagne de vaccination des groupes cibles, le personnel soignant qui a été en contact immédiatement avec la patiente et les forces de sécurité déployées à la frontière de la Guinée.

La Côte d’Ivoire est le troisième pays sur le continent africain cette année à avoir été touché par le virus Ebola après la République démocratique du Congo et la Guinée.

Ebola est une maladie virale souvent mortelle, qui touche les humains et d’autres primates. « Les taux de létalité ont varié de 25 à 90 % lors des épidémies précédentes », selon l’OMS. « Néanmoins, il existe désormais un traitement efficace, et si les patients sont pris en charge à un stade précoce de la maladie, avec en parallèle des soins de soutien, leurs chances de survie s’améliorent considérablement ».

Avec AFP

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Affaire Gnagna Barry : un club français menace le Horoya AC et le joueur

25 août 2021 à 6 06 31 08318
Yakhouba Gnagna Barry

Les choses se compliquent de plus en plus pour Yakhouba Gnagna Barry. Alors qu’il a décidé de poursuivre l’aventure avec le Horoya AC de Conakry (club où il était prêté par le Santoba FC l’année dernière et qui ne compte pas le laisser partir ailleurs), le footballeur international guinéen se voit menacé.

Le Quevilly Rouen Métropole (QRM), club français évoluant en deuxième division, a adressé un courrier au joueur, lui demandant de se rendre rapidement en France afin de signer son contrat de joueur professionnel qu’il s’est engagé à signer. A défaut d’une réponse satisfaisante sous 48 heures, le QRM prévient qu’il n’aura pas d’autre choix que de saisir la FIFA contre Yakhouba Gnagna Barry et le Horoya Athlétic club pour « rupture sans juste cause » de son contrat.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le courrier du QRM :

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Politique : quand des larbins se prennent pour des modèles

25 août 2021 à 6 06 02 08028
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

La Guinée est assurément un pays singulier à tout point de vue ; un pays de tous les paradoxes. Dotée d’immenses ressources naturelles au point d’être qualifiée de scandale géologique mais citée parmi les pays les plus pauvres de la planète, la Guinée est aussi le pays de l’inversion de toutes les valeurs ; un pays où des voyous sont portés aux nues et des hommes vertueux voués aux gémonies.

À bien y réfléchir, l’on est amené à se poser l’inévitable question de savoir si la société guinéenne n’est pas un terreau fertile pour l’émergence et la promotion d’individus de petite vertu et qui, péché suprême, parviennent à se hisser au sommet de l’État pour gérer des affaires publiques. Lorsqu’on parle de modèle de réussite en Guinée, on parle rarement des personnes qui sont arrivées à sortir d’un quotidien peu enviable auquel elles semblaient être condamnées à perpétuité et ce, à force d’imagination, de travail, d’abnégation, d’efforts personnels.

Les modèles sont ceux qui, par la délinquance sous toutes les formes, le larbinisme tous genres, les courbettes, la compromission et les intrigues les plus abjectes réussissent à accéder au bien public ; en somme les voleurs, les escrocs de la République qui font main basse sur ce qui appartient à tous et s’emploient, en usant du fruit de leur sale besogne, à « s’acheter » une image, se forger une légende et une réputation surfaites. Dans une société qui défend des valeurs et abhorre les individus sans scrupules, certains seraient déjà dans les poubelles de l’Histoire.

C’est sans doute l’une des causes de l’échec d’Alpha Condé dans sa volonté plusieurs fois affirmée de réformer la Guinée en la débarrassant de ce système mafieux qui entourait le Général Lansana Conté. Or, c’est ce système qu’il prétendait combattre pendant ses longues années de combat politique comme il l’a toujours déclaré qui est aujourd’hui au sommet de l’État. La présence de ce même système à ce niveau constitue indubitablement la preuve de son échec à faire de la Guinée un pays où la vertu prend le dessus sur le vice.

D’anciens trafiquants de drogue, des bandits à cols blancs qui parviennent à se recycler en se glissant dans les hautes sphères de l’administration publique, quoi de plus humiliant pour les Guinéens. C’est à croire que le destin de ce pays est d’être et de demeurer à la merci de copains et coquins qui le sucent comme une orange et qui expliquent cette anomalie par des bénédictions qu’ils auraient reçues de Dieu ou de leurs parents.

Dans une autre société, de tels individus auraient tout simplement couvert les leurs de honte et d’opprobre à cause de la place qui leur est faite par les lois de la République. Et, contrairement à l’idée qu’ils se font, aucun honnête homme ne peut éprouver la moindre jalousie ou envie vis-à-vis d’un délinquant, d’un homme dont le niveau de moralité est égal à zéro.

Mais, toutes ces situations posent encore une fois la nécessité pour les Guinéens de s’interroger sur ce qu’ils veulent pour eux-mêmes et souhaitent léguer à leurs enfants et petits-enfants. Un pays où n’importe qui peut s’octroyer le titre d’homme d’État s’éloigne totalement et dangereusement d’une société fondée sur des valeurs et compromet les générations futures.

SEKOU KOUNDOUNO, RESPONSABLE DES STRATÉGIES ET PLANIFICATION DU FNDC

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