COVID-19 à Conakry : 13 jeunes, arrêtés à Cobayah et Sonfonia, condamnés avec sursis

26 août 2021 à 20 08 14 08148

Treize (13) jeunes, emprisonnés et poursuivis pour « atteinte à la santé publique » en période de COVID-19, ont été condamnés ce jeudi, 26 août 2021, à deux mois de prison assortis de sursis. Le tribunal les a reconnus coupables des faits poursuivis à leur encontre. Et, parmi ces condamnés, trois étaient positifs au COVID-19, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dans cette affaire, ce sont quatorze (14) jeunes dont cinq (5) filles qui étaient poursuivis devant cette juridiction de première instance. Ils ont été interpellés dans la nuit de samedi dernier, 21 août 2021, dans deux restaurants à Cobayah et Sonfonia (dans la commune de Ratoma) par une patrouille menée par des agents du commissariat central de Sonfonia. Ils ont finalement été inculpés d’atteinte à la santé publique et conduits ce jeudi devant le tribunal correctionnel pour y être jugés.

Seulement, ce sont onze prévenus qui ont été présentés au juge. « Les trois autres ont été testés positifs au COVID-19. C’est pourquoi ils ne sont pas devant vous ce matin », a informé le ministère public.

A la barre, les prévenus présents à l’audience ont plaidé non coupables des faits à eux reprochés. « Je suis venue avec ma copine. J’ai commandé à manger, les plats n’étaient même pas prêts. C’est là que les agents sont venus nous arrêter. C’était à 20 heures ; et, nous étions juste deux autour de la table. Nous attendions les plats », s’est défendue Aicha Barry, marchande.

De son côté, Abdourahmane Baldé, pharmacien, a dit avoir été arrêté à 19 heures au seuil de la porte d’un restaurant. « J’étais venu regarder le match du Real Madrid au restaurant Matrix à 19 heures. Je ne suis même pas entré, la police m’a arrêté au seuil de la porte. Moi, je pensais que cette mesure est prise pour les nights clubs et non pour les restaurants », a-t-il indiqué.

Pour sa part, l’infirmière Hadiatou Baldé a dit avoir été arrêtée derrière sa cour. « Le restaurant Prestige se trouve à côté de chez nous. Quand ils ont interpellé les gens, il y a eu du bruit. Je suis sortie de notre concession voir et ils m’ont embarquée dans leur véhicule », a-t-elle expliqué.

Tout comme ces trois prévenus, tous les autres qui étaient sur le box des accusés ont réfuté les charges articulées contre eux. Et, dans ses réquisitions, le ministère public a demandé au tribunal de condamner les prévenus : Saliou Barry et Abdourahmane Baldé à 2 mois de prison avec sursis et le renvoi des 12 autres des fins de la poursuite pour délits non établis à leur égards.

De son côté, la défense a demandé au tribunal de suivre les réquisitions du parquet et de statuer sur siège pour permettre à ses clients de rentrer chez eux aujourd’hui.

Finalement, le tribunal (statuant sur siège) a déclarés 13 prévenus (y compris les trois absents atteint de COVID-19) coupables des faits d’atteinte à la santé publique et les a condamnés à 2 mois de prison, assortis de sursis. Par contre, le tribunal a prononcé la relaxe à l’endroit de Hadiatou Baldé pour délit non constitué.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/664 413 227

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Dansa Kourouma sur le mandat d’arrêt contre Sékou Koundouno : « la justice s’est rabaissée »

26 août 2021 à 19 07 57 08578
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)

« … la justice s’est rabaissée ! C’est une justification éloquente du rabais de la justice qui brandit un mandat d’arrêt contre une personne qui ne constitue nullement une menace contre la République. Donc, je pense qu’il est important pour la justice guinéenne de se ressaisir et de délivrer des actes qui peuvent l’honorer… »

Le mandat d’arrêt émis contre Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), continue de susciter des réactions en Guinée. Beaucoup d’acteurs politiques et de la société civile y voient une instrumentalisation de la justice par le régime Alpha Condé qui a horreur des critiques.

Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com dans l’après-midi de ce jeudi, 26 août 2021, le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile (CNOSCG) estime que ce mandat d’arrêt « est un rabais de la justice ». Dr Dansa Kourouma demandé à la justice guinéenne de ressaisir pour éviter de poser des actes qui la déshonorent…

Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile de Guinée (CNOSCG)

« Le cas du mandat d’arrêt est une prérogative de la justice. Alors, si je dois faire un commentaire, je déduis tout simplement que la justice s’est rabaissée. C’est une justification éloquente du rabais de la justice qui brandit un mandat d’arrêt contre une personne qui ne constitue nullement une menace contre la République. Donc, je pense qu’il est important pour la justice guinéenne de se ressaisir et de délivrer des actes qui peuvent l’honorer. Bien entendu, les critiques et les propos de Sékou Koundouno ne sont pas faciles à digérer. Mais, dans le contexte actuel, je pense que c’est un mandat de rabais », a-t-il martelé.

À rappeler qu’après son départ de Conakry et un séjour à Dakar, Sékou Koundouno est actuellement en Europe où il continue à mener sa lutte contre le troisième mandat d’Alpha Condé et l’instauration de la démocratie en République de Guinée.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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BAC 2021 : le ministre Bano Barry suspend 2 responsables d’une école privée à N’zérékoré

26 août 2021 à 19 07 26 08268
Professeur Alpha Amadou Bano Barry, ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation

Alors que tout le monde attend la publication des résultats des examens nationaux, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation décide de sévir contre ceux qui se sont rendus coupables de maladresse lors du déroulement de ces examens sur le territoire nationale. Par une décision en date du 25 août 2021, Dr Bano Barry a suspendu deux cadres du ‘’Groupe Scolaire Moderne Elhadj Kassim Sacko (une école privée)’’ de N’zérékoré de « toute activité au niveau des écoles publiques et privées du territoire national au cours de l’année scolaire 2021-2022 ».

Selon les informations confiées à Guineematin.com, ce sont les sieurs Oumar Magassouba et Mohamed Labilé Guilao (respectivement administrateur et Censeur au Groupe Scolaire Moderne Elhadj Kassim Sacko) qui sont visés par cette suspension. Ils sont accusés de s’être rendus coupables de « tentative de corruption d’un délégué au baccalauréat session 2021 ». Et, c’est le service national des écoles privées, les inspections régionales, les directions préfectorales et communales et l’association des fondateurs des écoles privées de Guinée (AFEP-GUI) qui sont chargés de « l’application correcte » de cette décision du ministre.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mandat d’arrêt contre Koundouno : Jacques Gbonimy dénonce une autre « manipulation de la justice »

26 août 2021 à 16 04 48 08488
Jacques Gbonimy, président de l’UPG

Comme annoncé précédemment, depuis le 31 mai dernier, la justice guinéenne a émis un mandat d’arrêt international contre Sékou Koundouno, activiste de la société civile et contre le 3ème mandat du président Alpha Condé à la tête de la Guinée. Mais, c’est seulement ce 25 août 2021, que ce mandat d’arrêt a été rendu public dans le pays. Et, depuis sa publication, des voix ne cessent de se lever au sein de la classe politique et de la société civile pour dénoncer cette parodie de la justice guinéenne.

Dans un entretien accordé à Giuineematin.com ce jeudi 26 août 2021, le président de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG), Jacques Gbonimy, a laissé entendre que l’Etat devrait plutôt s’occuper des difficiles conditions de vie des guinéens que de continuer à intimider ses opposants qu’il ne peut atteindre.

« Le président Alpha Condé et son gouvernement sont dans la logique d’intimidation. Pendant qu’on parle de dialogue politique et social, on continue à arrêter et à lancer des mandats d’arrêt contre des citoyens. On ne sait pas quel est l’objectif recherché par rapport à ça et quel sera le fondement de ce dialogue si les gens continuent à être menacés. Vous vous souvenez que beaucoup de nos compatriotes sont en prison. Et, pendant qu’on parlait de dialogue, notre ami, Kéamou Bogola Haba, a été arrêté pour des questions que nous ne considérons pas comme des faits qui peuvent contribuer à faire arrêter quelqu’un. Parce qu’on parle de menace à l’intérêt national. Ces questions peuvent, peut-être, nous aider à surmonter les difficultés actuelles de l’Etat ; mais, l’augmentation du prix du carburant, des tarifs au niveau de la téléphonie et sur le marché sont des réalités que nous vivons aujourd’hui et qui doivent plutôt préoccuper le gouvernement que de continuer à arrêter les gens. Ce mandat d’arrêt pour moi ne servira à rien, parce que c’est une simple manipulation de la justice par le pouvoir en place. Ça n’a aucun sens pour moi parce qu’ils ne pourront pas arrêter Sékou Koundouno pour les faits qu’on lui reproche et je ne vois pas la communauté internationale s’engager dans un mandat d’arrêt de ce genre », a martelé Jacques Gbonimy.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Abdourahamane Baldé aux jeunes de Guinée : « nous sommes piégés par la pauvreté sociale et économique »

26 août 2021 à 16 04 41 08418
Abourahmane Baldé, président du parlement des jeunes leaders de Guinée

En conférence de presse à son siège à ‘’Petit Symbaya’’ ce jeudi, 26 août 2021, le parlement des jeunes leaders de Guinée s’est exprimé sur la situation sociopolitique actuelle de la Guinée. Abdourahamane Baldé, le président dudit parlement, a salué la création d’un cadre dialogue dans le pays. Mais, il s’est surtout montré très en colère contre la manipulation dont les jeunes sont l’objet de la part des politiciens. Il a appelé les jeunes à l’union pour se défaire du carcan des politiques et prendre leur destin en main, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Devant la cohorte de journalistes qui était présent à cette conférence de presse, Abdourahmane Baldé a abordé plusieurs sujets en lien avec l’actualité sociopolitique de la Guinée. De la crise de confiance entre les acteurs politiques à la création du cadre de dialogue social et politique, en passation par les exactions contre les jeunes et la manipulation dont cette couche est victime dans le pays, tout a été passé au crible.

« Le parlement des jeunes leaders de la société civile guinéenne est disposé à faire des propositions concrètes lors du dialogue social et politique inclusif et accepté de tous pour l’intérêt supérieur de la nation. Nous souhaitons un dialogue réussi allant dans le sens de la construction d’une véritable nation guinéenne qui fera un seul et unique gagnant : le peuple de Guinée », a dit Abdourahmane Baldé.

Visiblement très touché par les conditions de vie actuelles des guinéens, notamment les jeunes, le président du parlement des jeunes leaders de Guinée, a invité les jeunes à prendre désormais leur destin en main.

« Des lois et des hommes qui massacrent les plus jeunes d’entre nous pour le respect des lois de la République commencent à nous déranger. Nous sommes piégés par la pauvreté sociale et économique et nous avons pourtant besoin de liberté, de culture ; mais, nous sommes piégés et nos mains sont enchaînées à côté du palais et des grands immeubles de Kaloum. Pourtant, nous avons besoin de liberté. Donc, aux jeunes d’être l’Etat et de faire l’Etat, de rassembler et de promouvoir ainsi favoriser l’unisson des cœurs de tous les guinéens », a indiqué Abdourahmane Baldé.

Pour le président du parlement des jeunes leaders de Guinée, l’entité qu’il dirige soutien et exhorte les guinéens à soutenir les autorités sanitaires du pays dans la lutte contre la COVID-19 en Guinée. Mais, il s’insurge contre la manipulation de la jeunesse pour des fins politiques politiciennes.

« La vision du parlement des jeunes a toujours été de développer la jeunesse et de la mettre au service de l’Etat. Nous nous rendons compte aujourd’hui que les cimetières se remplissent de jeunes innocents qui continuent à être des fruits cueillis par les hommes politiques. Mais, il est urgent de prendre la parole, de recadrer les choses et travailler dans le sens de l’intérêt de la jeunesse. Il faut que la jeunesse fasse l’Etat, qu’elle soit l’Etat et qu’elle soit mise en sécurité par l’Etat. Donc, il faut travailler dans le sens de trouver une issue pour cette jeunesse guinéenne qui est aujourd’hui perdue dans la gueule de la Méditerranée, harcelée par les plus redoutables extrémistes du reste du monde », a dit Abdourahmane Baldé avant d’annoncer que dans les prochains jours, une mission de son parlement sera sur le terrain pour évaluer les acquis du pouvoir en place et relever ses faiblesses.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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TPI de Mafanco : la décision contre les 14 travailleurs d’Albayrak attendue le 6 septembre

26 août 2021 à 16 04 34 08348

Comme annoncé précédemment, 14 travailleurs (parmi la trentaine qui a été le 16 août dernier à Matoto) étaient de nouveau à la barre du tribunal de première instance de Mafanco ce jeudi, 26 août 2021. Ils sont poursuivis pour « attroupement délictueux et destruction de biens » au préjudice de la société Albayrak transport. Le parquet vient de requérir des peines de prison allant de 6 mois à un an à l’encontre de la majeure partie d’entre eux ; alors que, de son côté, la défense a plaidé pour la relaxe de tous les prévenus. Mais, le tribunal vient de renvoyer l’audience au 06 septembre pour décision être rendue, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Face au très sévère réquisitoire du ministre public qui a demandé la prison ferme pour dix (10) des quatorze (14) prévenus à la barre, les avocats de la défense ont plaidé un renvoi des fins de la poursuite pour délit non constitué. Ils soutiennent que les faits poursuivis dans cette affaire ne sont pas imputable à leurs clients ; et, au cours des débats, aucune preuve ni aucun témoin n’a été présenté devant le tribunal pour accabler les prévenus.

« La défense demande qu’il plaise au tribunal de renvoyer tous ces prévenus des fins de la poursuite pour délit  non établit à leur encontre, conformément à l’article 544 du code de procédure pénale. Nous demandons leur relaxe pure et simple pour délit non constitués. Et, s’il doit y avoir de condamnation qu’ils (les prévenus) soient condamnés avec sursis. Parce qu’il n’y a eu ni délit ni infraction à la matière », a martelé un des avocats de la défense, tout lorgnant le parquet.

Finalement, le tribunal à mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 06 septembre prochain.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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TPI de Mafanco : des peines de 6 mois à un an de prison requis contre des travailleurs d’Albayrak

26 août 2021 à 16 04 25 08258

Le procès des 14 travailleurs (parmi la trentaine qui ont été arrêtés le 16 août dernier à Matoto) s’est poursuivi ce jeudi, 26 août 2021, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Ils sont poursuivis pour « attroupement délictueux et destruction de biens » au préjudice de la société Albayrak transport. Et, le parquet vient de requérir des peines de prison allant de 6 mois à un an à l’encontre de la majeure partie d’entre eux, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

L’audience de ce jeudi est essentiellement consacrée aux réquisitions et plaidoiries des parties au procès dans cette affaire. C’est le ministère public qui a ouvert le bal de cette épreuve fatidique de ce procès. Et, il n’est pas allé de main morte pour demander la condamnation de la majorité des prévenus à la barre.

« Pour le rassemblement de nature à troubler l’ordre public, nous demandons au tribunal de retenir Mory Bangoura, Hamidou Camara, Fodé Touré, Mohamed Aissatou Condé, Abdoulaye Kouyaté, Laye Nongo Mansaré, Amara Keita, Lansana Condé et Kémoko Soumah dans les liens de la prévention. Et, pour la répression, vous les condamnerez à 6 mois d’emprisonnement et au payement d’une amende de 500 mille francs chacun », a dit la procureure audiencière.

Egalement, le ministère public a requis la condamnation de Abou Sangaré à un an de prison et au payement de 2 millions de francs guinéens pour « participation à un attroupement illégale et destruction de biens ».

Par contre, le parquet a demandé la relaxe de Djénabou Diallo, Alseny Camara, Facely Traoré et Bountouraby Camara pour « délit non constitué à leur encontre ».

Nous y reviendrons !

Depuis le TPI de Mafanco, Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Projet LFR 2021 : le Gouvernement réclame plus d’argent aux impôts, à la douane, au trésor…

26 août 2021 à 14 02 46 08468

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, c’est ce jeudi, 26 août 2021, que le pool financier du Gouvernement a présenté à l’Assemblée nationale le projet de Loi de finances rectificative (LFR 2021). Selon le ministre du Budget, le projet compte sur les directions nationales des impôts, de la douane et du trésor et la comptabilité publique pour payer le surplus de dépense. Ismaél Dioubaté a révélé que les impôts doivent mobiliser 4,7%, le trésor et la comptabilité publique 10,8% et la douane 14,27% de la facture censée combler le déficit budgétaire. 

La session extraordinaire portant sur l’examen de la loi de finances rectificative de l’année s’est ouverte ce jeudi, 26 août 2021, et pour une semaine. Présidée par le Chef du Parlement, Amadou Damaro Camara, cette plénière a connu la présence de 86 députés des 114 inscrits.

Côté gouvernement, c’est le Premier ministre, chef du Gouvernement par intérim, Dr Mohamed Diané, par ailleurs ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles et de la défense nationale, qui a conduit la délégation. Pour cette séance, aux côté du Dr Diané, il n’y avait que le ministre du Budget. La représentation du Chef de l’Etat étant assurée par Elhadj Mohamed Lamine Fofana, le ministre conseiller à la présidence chargé des relations avec les institutions constitutionnelles.

Elhadj Mohamed Lamine Fofana, ministre d’Etat chargé des relations avec les institutions

Après avoir souhaité la bienvenue aux députés, membres du gouvernement et du personnel parlementaire, le Président de l’Assemblée nationale a expliqué les raisons de la modification de l’ordre du jour qui doit être exclusivement axé sur l’examen du projet de la loi de finances rectificative 2021.

Selon Amadou Damaro Camara, l’examen des trois lois de Règlement, initialement annoncé par le Décret du Président de la république va être fait pendant le session ordinaire qui va s’ouvrir le 5 octobre prochain.

Avant de donner la parole au ministre du Budget, l’Honorable Damaro Camara a exhorté les Députés à participer activement à l’examen du PLFR 2021 qui doit être adopté le 2 septembre prochain.

L’argentier du pays est venu ensuite au parloir pour présenter le document du projet de loi de finances rectificative 2021. Le ministre du Budget, Ismaél Dioubaté d’entrée, a expliqué le contexte socioéconomique marqué par la persistance de la pandémie du Covid-19 à travers ses nouveaux varients avant d’insister sur la volonté du gouvernement d’inscrire sa mission suivant la dynamique de « Gouverner autrement », prônée par le Président de la République, le Pr Alpha CONDE.

Les hypothèses macroéconomiques révisées pour le reste de l’année visent un taux de croissance de 5,2% du PIB, un taux d’inflation moyen de 10,9% et une pression fiscale de 14,11% contre respectivement 5,5%, 8% et 13% en loi de finances initiale.

Ismael Dioubaté, ministre du Budget

Sur le volet recettes, le PLFR 2021, prévoit une hausse de 1% du PIB due essentiellement à la mise en œuvre des contrats de performance signé par les régies de recettes. Quant aux dépenses, elles augmentent de 1, 17% du PIB s’expliquant principalement par un certains d’engagements du gouvernement. A savoir :

ü Le recrutement de 1500 fonctionnaires de police et de la protection civile non budgétisé en LFI ;

ü La forte croissance du salaire des magistrats accordé par les différents décrets de Monsieur le Président de la République ;

ü La prise en charge des primes d’incitation des enseignants en situation de classe suivant le protocole d’accord du 10 janvier 2020 ;

ü Les engagements et la prise en charge des contractuels de l’Etat nommés par Décrets et arrêtés conjoints

ü La dépréciation du Franc guinéen par rapport aux devises étrangères qui impacte le niveau des dépenses de personnel des représentations diplomatiques et des experts étrangers ;

ü L’augmentation des subventions en faveur de la Société Electricité de Guinée (EDG) ;

ü Les ajustements sur la dette viagère (pensions civile et militaire), le relèvement du niveau des transferts accordés à l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES) et la prise en compte de la première tranche au titre de l’année académique des bourses d’entretien des étudiants dans les établissements d’enseignement supérieur et le fonctionnement des universités publiques et des Instituts de recherches et  

ü La prise en compte des dépenses prioritaires dans le cadre de la réalisation des travaux d’urgence au titre d’entretien routier.

Selon le PLFR 2021, les prévisions en recettes s’articulent au tour de 25 783,96 milliards de francs contre une prévision initiale de 23 511,64 milliards, soit une augmentation de 2 272,31 milliards (9,66%).

Pour y arriver, le gouvernement mise sur une plus grande efficacité des régies financières de l’Etat qui s’articulent ainsi qu’il suit :

ü Direction Générale des Impôts : 10 174,14 milliards, soit un accroissement de 4,7%

ü Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité publique : 1 804,41 milliards, soit accroissement de 10,8%

ü Direction Générale des Douanes : 12 392,14 milliards, soit un accroissement de 14,27%.

Pour les dépenses, elles sont évaluées à 29 318,96 milliards de francs dans le projet de la loi de finances rectificative 2021 contre une prévision de 27 739,07 milliards, soit une augmentation de 1 579,89 milliards (5,70%).

Selon Ismaél Dioubaté, l’augmentation des dépenses est imputable aux dépenses courantes pour 70,13%, aux dépenses d’investissement pour 27,97% et aux dépenses d’affection spéciale (BAS) pour 1,90%.

Cette hausse est atténuée par par la contraction des dépenses de biens et services pour 292,16% milliards et des charges financières de la dette à hauteur de 380,94 milliards.

Dans le budget révisé 2021, les dépenses d’investissement hors budget d’affection spéciale (BAS), sont évaluées à 8 755,06 milliards contre une prévision initiale de 8 313,16 milliards, soit une augmentation de 441,90 milliards (5,44%). Elles sont financées par les ressources intérieures à hauteur de 2 583,69 milliards (29,51%) et les ressources extérieures pour 6 171,37% (70,49%). Elles représentent 29,86% des dépenses totales et 5,30% du PIB contre respectivement 29,97% et 5,03% en LFI.

Pour combler le déficit budgétaire qui s’établit à 3 535 milliards, le Ministre énumère un certain nombre de règles liées à l’orthodoxie budgétaire.

Toutefois, au vu des chiffres présentés par le ministre à la Représentation nationale, beaucoup de questions se posent sur la contradiction entre le document et celui présenté lors du Conseil des ministres du 10 août.

A cette occasion il avait été indiqué que « les prévisions des recettes y compris dons du projet de budget de l’Etat révisé 2021 s’établissent à 25 586,44 Mds, soit une augmentation de 2 074,80 milliards GNF (8,82%) par rapport à la Loi de finances initiale 2021. L’accroissement des recettes propres se décline ainsi qu’il suit, par régie de recettes :

✓      Direction Générale des Douanes : + 1350,67 Mds (12,5%) ;

✓      Direction Générale des Impôts :    + 455,24 Mds (4,7%) ;

✓      Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique : + 175,74 Mds (10,8%).

Les dépenses du projet de cadre budgétaire révisé sont évaluées à 31 433,42 Mds contre une prévision initiale de 27 739,07 Mds, soit une augmentation de 3 694,35 Mds, soit 13,32% ».

En attendant d’avoir plus de précisions, le document présenté aux députés sera examiné en travaux de Commissions et en Inter Commissions avant le vote en séance plénière de la LFR 2021, prévu le jeudi 2 septembre prochain.

De l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé et Mariama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Benn Pepito se paie Kassory et Tibou : Mborré, l’on ne peut entendre ça…

26 août 2021 à 13 01 52 08528

Libre Opinion : Hé ! tout est dans la façon de gloser sur telle personne ou tel fait, de raisonner comme une huitre. Et dans le régime de Goby Condé, le chauffard à trois roues et demi de la guimbarde du palais Gokhi Fokhè, les sectateurs essayent de faire marcher les Guinéens sur la tête. Même quand ils sont dans l’affliction on a du mal à les suivre. Sans transition, relisez avec attention ce tweet du premier ministre Ibrahima Kassory Fofana : « Miss était unique. Hélas, nous sommes tous mortels. Gloire à Allah, repose en paix ma fille, une âme gaie et pieuse est partie ».

D’abord ! Je présente mes sincères condoléances à son épouse et à sa famille éplorées. Revenons à nos moutons : rien ne vous chiffonne dans ce tweet ! Rien de rien ! Enlevez vos yeux et portez vos lorgnons ! Qu’est-ce que vous voyez ? Ah ! ce « Hélas, nous sommes tous mortels. » vous saute aux yeux. Quelqu’un qui est en deuil a-t-il besoin de dire cela, de surcroît quand on a la foi ?

Dans les cimetières du bled reposent les victimes des régimes politiques qui se sont succédé au pouvoir jusqu’aujourd’hui. Dieu dit dans le Coran que toute vie gouttera à la mort. C’est une certitude. Et chaque personne est unique dans sa famille.

Dans chacune des familles endeuillées par les forces prétoriennes de Goby Condé, l’on te dira que l’être perdu était unique. Et c’est vrai ! « Hélas, nous sommes tous mortels. » C’est un truisme de dire cela en cette circonstance. Quelqu’un qui vient te présenter ses condoléances l’aurait dit, ça passe ! Ça peut passer aussi si ça soulage ta conscience de lancer ce truisme à la figure d’un fier visiteur venu te présenter ses condoléances attristées pour le dégonfler.

Ecoute, Ntaara ! Je te présente mes sincères condoléances. Mais franchement, dans votre gouvernement, vous avez une façon drôle de heurter les aigris, les rancuniers, les haineux, et qui les oblige à ruer dans les brancards. Peut-être que je ne devrais pas te dire ça ici et maintenant.

Mais, toi et Tibou Kamara, qui êtes effectivement les éléments clés du régime autocratique de Goby Condé, ne cessent de multiplier les sorties absconses sur les réseaux sociaux. Comme si les médias d’Etat ne vous suffisent pas pour embobeliner les Guinéens. Pour ratisser large, vous voulez coûte que coûte endormir les gens sur les réseaux sociaux aussi.

Vous avez réussi à faire taire définitivement Guineaforum, Neoleadership, Guinee 58. Par dessus le marché vous voulez vous arroger les sites qui gardent encore le cap, occuper tout l’espace pour avoir tous les ennemis de Goby Condé à l’usure. Qu’est-ce qui va nous rester, nous autres aigris ? Ah, non « Manga yatta didéra » ! On ne marchera pas. On ne se laissera pas mener par le bout du nez sur internet.

De quoi s’agit-il dans « Tibou répond au Barreau de Guinée : « La justice est l’affaire de tous » ?

Dans ce texte, tous ceux qui bataillent pour l’avènement d’un véritable Etat de droit en Guinée-Conakry sont interpellés.

Hé ! Avant de lire ici, allez lire d’abord là-bas les dires de Tibou sur la question. Dès l’entame de son texte, il divise : « On ne peut interdire à personne d’exprimer ses idées et ses opinions, ou de prendre position dans un débat ouvert et public pour dire ce qui va et ce qui reste à faire ».

Et c’est là qu’on détecte une petite entourloupe dans le système : le pouvoir ne vous inquiète pas tant que c’est « pour dire ce qui va et ce qui reste à faire. » En vérité rien ne va dans le patelin et tout est à faire. Et si vous vous mettez à vitupérer la dictature de Goby Condé, on vous persécute, on vous met des bâtons dans les roues, on vous accuse d’avoir manqué de respect à l’autocrate et c’est le directeur de l’administration pénitentiaire qui décide de vous mettre au frais. Et Mme Bangoura née Fatou Doumbouya en a fait les frais. Elle a été arrêtée et incarcérée à la maison centrale, le 29 janvier 2021, pour avoir tout simplement critiqué le système en vigueur dans une vidéo qui a fait fureur sur les réseaux sociaux.

Lors de son procès devant le tribunal correctionnel de Mafanco, la pauvre a fait son mea culpa pour bénéficier d’une relaxe : « Tout ça, c’est parce que j’ai aimé le président de la République et son parti pour lequel je me suis toujours battue. Oui, je reconnais avoir produit la vidéo dont on parle… J’ai dénoncé le fait que l’unique fils que j’ai et qu’on devait enrôler dans l’armée ne soit pas enrôlé. On l’a envoyé à Kissidougou pour être enrôlé ; mais, il n’a pas été enrôlé… De surcroît, on m’a demandé 5 millions pour qu’il soit enrôlé. C’est ce qui m’a aussi de plus énervée. Que je me batte pour un parti qui arrive au pouvoir et les cadres de ce parti me demandent de l’argent pour l’enrôlement de mon fils, c’est vraiment difficile. Mais, ce que j’ai dit, je le regrette aujourd’hui. Je demande pardon au tribunal et au gouvernement ».

Le tribunal lui inflige une avanie en la condamnant à 18 mois de prison dont 14 mois de sursis. Voilà ce que ça coûte aux citoyens d’user de leur liberté de la parole en Guinée-Conakry pour critiquer la concussion et la corruption qui les prennent à la gorge.

Il ne faut pas dire publiquement une chose et soutenir son contraire en sourdine. On est dans la bataille politique. On se bat pour la démocratie, l’instauration d’un Etat de droit en Guinée-Conakry. Le pronom « on » englobe toutes les citoyennes et tous les citoyens guinéens qui, au delà de leur appartenance ethnique, politique, religieuse et philosophique, aspirent à l’exercice de la démocratie, de la liberté et d’une justice indépendante dans la contrée.

Tibou Kamara, dans ses attaques contre le barreau, écrit : « L’Ordre national des avocats semble s’insurger contre une Justice qui est sa raison d’être, sa famille et la source de sa légitimité ».

Didon ! vous voulez que tous les Guinéens fassent le chien couchant auprès du système ? Pourquoi voulez-vous « larbiniser » le barreau ? Pourquoi ça vous heurte que l’Ordre nationale des avocats s’insurge contre une Justice qui n’en est pas une ? L’on n’est quand même pas en Russie ou en Chine pour maintenir l’ordre national des avocats en Guinée-Conakry dans l’impéritie face à une justice aux ordres. C’est binaire d’insinuer que la Justice est la raison d’être de l’Ordre national des avocats, sa famille et la source de sa légitimité. C’est quoi ça ?

Il vous souvient que l’Ordre des avocats de Guinée avait ferraillé dans l’affaire Goby Condé et consorts pendant le règne du général président Lansana Conté. Demandez à Goby Condé : qui lui frayait le chemin le jour de sa sortie de prison dorée ? Qui ? Son statut ?

Hé ! La Guinée est à la croisée des chemins, ce n’est pas le moment d’amuser la galerie, de distraire les esprits aigris. Et l’on tombe des nues quand on veut nous faire avaler ceci : « La règle a toujours été que ne parlent de justice que les initiés et les voix autorisées dans un ésotérisme et sectarisme inviolables. » Hé, Allahoudjomann !

Jamais de jamais ça n’a été une règle. Les René Descartes, Montesquieu et tout le toutim n’avaient pas cela en tête comme règle.
Le regretté Thierno Diallo, du groupe de presse Le Lynx-LA LANCE et de l’OGDH, a consacré toute sa vie dans la lutte pour les droits de l’homme. Il était mathématicien.

Le Sénégalais Alioune Tine, fondateur d’Africajom Center, ne respire que les droits de l’homme. Il était professeur à la faculté des lettres de l’Université Cheikh Anta Diop.

On veut vraiment faire de la Guinée-Conakry une planète à part entière sur le continent.

Il est vrai que le barreau de Guinée n’a pas dénoncé les violences meurtrières qui ont endeuillé beaucoup de familles, les crimes abominables perpétrés par les forces prétoriennes du régime de Goby Condé. Mais on a vu des individualités, faire dans la dentelle, certains même prendre carrément position en faveur des victimes et dénoncer les violences policières.

Et Me Mohamed Traoré a été de toutes les luttes. Dans la bataille contre le changement de la constitution jusqu’aujourd’hui. On ne peut pas lui jeter la pierre. Il écrit des articles pour dénoncer ce qui lui semble inacceptable. Jusque là il n’a manqué à aucun rendez-vous. Et le fait de dénoncer les arrestations arbitraires, les emprisonnements de longues durées sans jugement, l’usage de la force excessive par les forces prétoriennes, les abus de pouvoir de la Justice, et les dérives totalitaires du gouvernement ne fait pas de lui un marginal, un antisocial, un hors-la-loi.

Tibou ! parcours les sites guinéens : Guineematin.com, guineenews.org, visionGuinee.info, MediaGuinee.com, Guinee7.com, et tu verras des témoignages poignants de parents d’individus détenus depuis dix mois à la prison de Conakry sans jugement. Ces parents réclament tout bonnement que le régime que tu défends bec et ongle applique le principe d’habeas corpus à leurs enfants, leurs maris, leurs neveux, leurs pères, leurs oncles, leurs mères, leurs sœurs, leurs frères, leurs tantes détenus dans les geôles de la maison centrale.

Il faut absolument lire ces témoignages pathétiques. A supposer que tu aies déjà lu ces témoignages, et au regard de la situation actuelle de la Guinée où l’on est dans la mouscaille tu peinturlures : « Le retour à la normalité est vécu comme un abus de pouvoir et une dérive autocratique. Le monde à l’envers ! »

Afakoudou ! l’on ne comprend plus rien. Quelle normalité y-t-il en ce moment en Guinée. Ça rappelle exactement au fort de la révolution sékoutouréenne, la voix de la Révolution qui diffusait constamment ce beau tube de Sory Kandia Kouyaté qui visait à dissuader les Guinéens à déserter le pays, à lutter contre le « Navetana » : « Qu’il fait bon à vivre en Guinée en ce moment ! Regardez la Guinée quand il y a clair de lune ! On vit bien en Guinée ! Que c’est bon d’être en ce moment en Guinée !… » C’était du baratin. Comme le dit Nikolaï Tchernychevski : « Là où il n’est pas de liberté, il n’est pas de bonheur ».

Actuellement, aucun des avocats, engagés dans la bataille pour l’exercice d’une justice indépendante en Guinée-Conakry, ne fanfaronne « dans des postures médiatiques narcissiques ». Tous ces avocats bataillent pour le principe du habeas corpus qui garantit un procès équitable à chaque prisonnier et qui évite des emprisonnements sans jugement. Le habeas corpus lutte contre l’arbitraire, contre la justice aux ordres. Et quant on porte la robe noire et qu’on soit adepte du habeas corpus, l’on est forcément sous les projecteurs. En quoi cela peut menacer les intérêts des clients de ces avocats qui luttent contre les bakchichs, les dessous de tables dans les prétoires ? Ah, l’on comprend ! En fait c’est le système qui va leur mettre des bâtons dans les roues ; et comme de malheureux boutiquiers ils ne verront plus un seul client venir à leurs cabinets solliciter leurs compétences juridiques. Et ils seront sur le pavé comme des gueux, des pouilleux dans Cona-cris. La pression est là !…

Les avocats ont raison de s’attaquer à cette décision de justice de Charles Victor Maka, le directeur de l’administration pénitentiaire.
L’administration pénitentiaire a desserré l’étau pour les opposants, Gorko Soussaye, Ibou Bah, la Cellule Baldé et Laye Bah, en les plaçant, le vendredi 16 juillet 2021, en régime de semi-liberté pour des raisons de santé.

L’administration pénitentiaire distribue ainsi sa sucette de la semi-liberté à des prisonniers politiques, qui n’ont jamais été condamnés, en leur mettant le marché à la main. Dans un Etat de droit digne de ce nom ça ne marche pas comme ça ! Même si dans les familles des bénéficiaires de cette semi-liberté, on a applaudi Charles Victor Maka, il n’en demeure pas moins que ça ne revêt pas un caractère juridique. Même en Chine ou en Russie, ce n’est pas le directeur de l’administration pénitentiaire qui décide de l’arrestation d’un citoyen ou de la libération d’un prisonnier politique ou d’une prisonnière politique. En Turquie ça ne se passe pas comme ça non plus !

Demandez à Antoine Gbokolo Soromou si c’est le directeur de l’administration pénitentiaire qui était venu le sortir du gnouf au temps du général président Lansana Conté ? Est-ce que c’était le directeur de l’administration pénitentiaire de l’époque qui avait décidé comme ça d’élargir Goby Condé ?

Qu’on se félicite de la libération absconse de prisonniers politiques qui n’ont jamais été condamnés et en même temps dénoncer les dérives totalitaires du régime de Goby, l’on ne voit pas où est le mélange des genres en cela.

« Pourtant, le fait d’accorder cette semi-liberté avait été saluée jusque dans les rangs du barreau. La remettre en cause ne voudrait-il pas dire alors que ceux qui savourent encore les retrouvailles avec leurs familles respectives devraient tous retourner à la case prison ? »
Là, on tombe sur le cul !

Comme de bien entendu on se félicite de la libération de ces prisonniers politiques victimes d’abus de justice et d’arbitraire de la part d’un régime politique aux abois. Mais de jure on remet en cause le caractère juridique de cette décision du directeur de l’administration pénitentiaire qui oblige à marcher sur la tête. La manipulation ne passera pas. Ibou Bah et Gorko Soussaye ont reçu l’autorisation de l’administration pénitentiaire d’aller se soigner en France. Les proscrits sont arrivés à Paris pendant que Goby Condé se délasse et se soigne Ankara, la capitale de la Turquie. Dès leur retour dans la ville de Cona-cris devenue la Tour de Babel, l’autocrate aura les coudées franches de faire tenir à Charles Victor Maka, le directeur de l’administration pénitentiaire, d’aller leur inflige des avanies et de les remettre au gnouf si ça lui chante…

Sinon à l’heure actuelle, le pays est sans autocrate, sans premier ministre. C’est Dr Mohamed Diané, ministre d’Etat, ministre chargé des affaires présidentielles, ministre de la défense, qui fait office de roue de secours pour la primature et de tout et tout.

Benn Pepito

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Dégradation de la route Cimenterie-Fôfômèrè : « il y a trop d’accidents ici »

26 août 2021 à 12 12 26 08268

En cette saison pluvieuse, plusieurs routes de Conakry et environs sont quasiment impraticables. A cause de la dégradation des chaussées, les propriétaires d’engins et autres usagers y souffrent le martyr. C’est un calvaire quotidien auquel il faut pourtant faire face tous les jours. C’est le cas notamment sur le tronçon Cimenterie-Fôfômèrè, dans la préfecture de Dubréka. Certains usagers décrivent cette bretelle comme la « route de pénitence », pour ainsi exprimer toutes les difficultés et les souffrances qu’ils y rencontrent.

C’est une route qui traverse six secteurs et qui, en fonction des saisons, dégage de la poussière ou est recouverte de grande boue. Cette situation dure depuis plusieurs années et cause d’énormes difficultés aux populations riveraines et à toutes les personnes qui la pratiquent. Mais, le supplice, c’est surtout pendant la saison des pluies. Les véhicules ont de la peine à y circuler. Et, certains transporteurs refusent carrément de s’y aventurer pour ainsi éviter les pannes ou d’être embourbés.

Mohamadou Maladho Diallo, riverain sur la route Fôfômèrè

« Ici, ça fait presque trois ans que nous vivons dans un calvaire total. Par exemple, pendant la saison sèche, la poussière nous fatigue beaucoup. Et, c’est dangereux, parce qu’il y a des petites maladies qui ne finissent pas. Mais, actuellement, pour nous qui vivons en bordure de cette route, c’est vraiment la souffrance. Parce que les chauffeurs de taxi et les motards laissent la route principale pour venir passer à quelques centimètres de ma boutique. Ce qui représente un réel danger pour nous. Même hier, mes petits frères ont failli se faire renverser par un motard qui passait à quelques microns de ma boutique. Autres choses, lorsque les camions transportent nos marchandises, quand ils arrivent sur la route Fôfômèrè ici, certaines marchandises se gâtent à cause des balancements. Parfois même, les chauffeurs refusent de transporter nos marchandises jusqu’ici. On est obligé de les payer très cher ; sinon, ils ne le font pas. Si l’Etat peut nous aider, ils n’ont qu’à faire vite », a indiqué Mohamadou Maladho Diallo, riverain sur la route Fôfômèrè.

Sur cette route de l’impossible, ce sont les taximotos qui sont les prisés pendant cette saison des pluies. Mais, même ces engins à deux roues ne s’en sortent pas sans peine. Ils y tombent souvent (à cause des glissades) et y sont souvent victimes d’attaques de bandits la nuit.

Mamadou Saliou Keïta, taxi-motard de la ligne Fôfômèrè

« Sur la route Fôfômèrè ici, la circulation est très difficile, il y a trop d’accidents. Chaque jour, les taxi-motards tombent ici et les passagers se blessent. Quand les routes ne sont pas bonnes, les motos ne seront pas en bon état. Alors qu’on les achète très cher. On prie le gouvernement guinéen de nous aider à réparer cette route. Une situation s’est passée à Fôfômèrè ici, à côté des rails il y a quelques jours. Un motard qui a été attaqué là-bas à 22 heures par des bandits. Il a été torturé là-bas, tout cela parce que la route n’est pas bonne. On est obligé de circuler doucement dans les cailloux et la boue. Et puis, il y a l’obscurité au bord de la route. Les bandits aiment beaucoup ça », a dit Mamadou Saliou Keïta, conducteur de taximoto sur cette route.

Diplômé sans emploi, Adama Barry fait du taximoto sur cette route pour joindre les deux bouts. Mais, pour lui, ce tronçon est « une route de pénitence » qu’on ne pratique que par nécessité.

Adama Dama Barry, taxi-motard sur la ligne Fôfômèrè

« La route est presque impraticable. Elle est dans un très mauvais état. Il est très difficile de rouler ici. Mais, on se débrouille avec, parce qu’on n’a pas le choix. La majeure partie de ceux qui sont sur la ligne ici sont des universitaires qui n’ont pas d’emploi. Il y a même des enseignements parmi nous les taxi-motards. Pour avoir la recette du jour, on est obligé de faire la surcharge des passagers sur cette mauvaise route. Je peux dire que cette route traverse plusieurs secteurs très peuplés. Donc, nous demandons au gouvernement de venir terminer la route-là. Parce qu’ils ont trop duré sur les travaux. Aujourd’hui, c’est devenu une route de pénitence pour nous », a déploré Adama Barry.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Décès du Général Toto Camara : réaction de son unique fils, Lieutenant Demba Camara

26 août 2021 à 10 10 18 08188
Général Mamadouba Toto Camara

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, le Général de division Mamadouba Toto Camara, ancien numéro 2 du CNDD et ministre de la sécurité, est décédé le 23 août dernier à Conakry. Il s’est éteint des suites de maladies, à 76 ans, laissant derrière lui deux femmes et trois enfants dont un garçon. Mais, depuis l’annonce de son décès, son domicile ne désemplit pas. Plusieurs personnalités de ce pays continuent d’accourir auprès de sa famille pour présenter leurs condoléances. Ce qui réconforte son unique fils, le Lieutenant Demba Camara, qui pleure un père à la fois sévère et gentil, « un grand homme qui a toujours voulu le bonheur de la République de Guinée ».

Lieutenant Demba Camara, fils du général Mamadouba Toto Camara

« Comme tout fils qui perd son père, je suis plein d’émotions. Je suis touché et je ne sais quoi dire, sauf que c’est simplement la volonté de Dieu. Je reste fort dans ma tête malgré tout. Je me remets à Dieu encore une fois de plus. L’émotion est trop forte. On avait encore besoin de lui, de son frottement. Mon père fût un grand homme pour ce pays. Il a toujours voulu le bien de ce pays, il a toujours voulu que le pays évolue dans un sens propre. Ce qui a fait qu’il s’est donné corps et âme pour ce travail. Pour moi c’était quelqu’un de grand, quelqu’un de sévère certes mais, très gentil. C’est un grand livre qui est parti. Grâce à Dieu tout le monde reste serein dans la famille. Puisqu’on ne peut rien contre la volonté de Dieu. Tout ce que Dieu fait est bon. Je remercie tous ceux qui nous ont soutenu depuis sa maladie jusqu’à sa mort », a dit le lieutenant Demba Camara.

A noter le Général Mamadouba Toto Camara était un natif de la préfecture de Boké. Et, un symposium à son honneur est prévu demain, vendredi 27 août 2021, à l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne.

Général Mamadouba Toto Camara

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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On doit changer une équipe qui perd ! Alors, qui pour remplacer Kassory Fofana ?

26 août 2021 à 9 09 31 08318
Kassory Fofana

Depuis son avènement au pouvoir, le président Alpha Condé a toujours ménagé la chèvre et le chou. C’est entre autres raisons qui expliquent le nombre pléthorique de conseillers à la présidence de la République. Le vieil homme a la phobie d’avoir un ancien ministre. Surtout quand celui-ci rejoint l’autre camp.

Serait-ce pour cette raison qu’il trouve, dans un premier temps, un intérimaire à son Premier ministre ? La stratégie consisterait à jauger la réaction de l’intéressé en attendant l’inévitable divorce. Pour faire avaler la couleuvre au Premier ministre, le président de la République lui aurait expliqué que tous les deux absents du pays, celui-ci ne serait pas commandé comme il se doit. Or, lui, le chef de l’État, ne pouvait pas écourter ses vacances pour combler le vide laissé par son Premier ministre. Alors que ce dernier devait impérativement quitter la Guinée.

Devant cette situation, il fallait nommer un intérimaire pour éviter que la vacance du tandem ne devienne la vacance du pouvoir. Kassory Fofana, particulièrement éprouvé par la disparition d’un être cher, encaisse : la famille d’abord, l’État ensuite. C’est ainsi que celui que les caciques appellent le gardien du temple a, pour la première fois, la lourde responsabilité d’assumer les fonctions de chef du gouvernement. Perpétuant ainsi une tradition récente.

Durant la fin de règne de celui qui fut l’éternel adversaire de l’actuel chef de l’État, le ministre des Affaires présidentielles avait aussi dirigé le gouvernement. Même s’il n’avait pas la casquette de Premier ministre. Il était plus qu’un Premier ministre. On l’appelait le petit président. L’histoire va-t-elle se répéter ? L’hypothèse n’est pas à exclure. D’autant plus que l’actuel régime n’a pas hésité à emboiter le pas à l’ancien, en créant ce fameux poste de ministre des Affaires présidentielles.

Kassory Fofana

Ibrahima Kassory Fofana ayant encaissé ce premier coup, le second pourrait suivre rapidement. En effet, selon maints observateurs, la situation de la Guinée est telle qu’un remaniement ministériel est plus qu’imminent. Or, si on ne change pas une équipe qui gagne, par contre on change une équipe qui perd. Et pour le moment, la seule chose que l’actuelle équipe a gagnée est le troisième mandat. Pour le reste, le pays n’a jamais connu autant de difficultés qu’aujourd’hui. Notamment sur le plan des infrastructures routières.

Sauf miracle donc, Kassory pourrait sauter. Ce qui permettrait à Alpha Condé de choisir un autre ou (une autre) Premier ministre. Pour le titulaire du poste, les spéculations et les pronostics vont bon train. Si le maintien de l’actuel intérimaire semble être une équation difficile à résoudre dans la mesure où, pour la première fois, les deux têtes de l’exécutif et le législatif seraient tous de la même région, en revanche, le parti pourrait garder le poste. Ce serait, depuis 2010, pour la première fois qu’un militant ou une militante de la première heure pourrait occuper ce poste.

Et on parle de plus en plus d’une femme. En l’occurrence Hadja Mama Kany Diallo, fidèle parmi les fidèles de l’actuel locataire de Sékoutouréya. Cette dame aurait l’avantage d’être non seulement très proche du patron mais aussi originaire d’une région qui estime à tort ou à raison d’être marginalisée. On se rappelle que cette dame avait croisé le fer avec son patron quand celui-ci avait présenté aux partenaires financiers son plan de riposte contre la Covid-19. Kassory a été déçu par le silence du chef de l’État. Lequel était confronté à un dilemme cornélien entre son ex épouse et son Premier ministre. Finalement, et comme nous l’avons dit plus haut, Alpha Condé avait réussi à ménager la chèvre et le chou.

Lire aussi : Duel Kassory-Mama Kanny : le prédateur face à l’amazone ?

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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49 cases détruites par une tempête : l’appel des ressortissants de Wendou M’bour pour les victimes

26 août 2021 à 8 08 48 08488

De violentes tempêtes accompagnées de pluies diluviennes ont causé d’énormes dégâts dans plusieurs districts de la commune rurale de Wendou M’bour, relevant de la préfecture de Gaoual, en début du mois de juillet dernier. Très peiné pour les nombreuses victimes de ces catastrophes naturelles, le président des ressortissants de Wendou M’Bour à Conakry, Mamadou Samba Camara, est venu au siège de Guineematin.com hier, mercredi 25 août 2021, pour lancer un appel à l’aide.

Mamadou Samba Camara, président de l’union des ressortissants de Wendou M’Bour (Gaoual)

« C’était les 1er, 2 et 3 juillet dernier, lorsque tempêtes répétitives accompagnées de vents violents et de pluies diluviennes ont frappé plusieurs localités de Wendou M’Bour. Des maisons ont été décoiffées, d’autres détruites, des cases entièrement détruites parfois leur contenu et de nombreux arbres fruitiers, notamment de gros manguiers ont été déracinés. Ces localités sont les districts de N’Dalaou, de Mawba et Walingui où 186 personnes ont été touchées et ont pratiquement tout perdu. Ces populations habitent dans les secteurs de Dioloun Sadio, Bowal Lémounoun dans le district de N’dalaou, de Démouroudji, Karim, Kouramangui, Bhâré, Fessewoun et Fartaoun dans le district de Mawba, de de Walingui centre et de Hôrébendja dans le district de Walingui. Après un décompte exhaustif, il s’est avéré qu’il y a eu 29 maisons en dur et 45 cases en paille ont été endommagées, voire complètement détruites. Pour les arbres fruitiers, ce sont 69 manguiers qui ont été déracinés. Et depuis cette date, ces 185 personnes ne savent plus à quel saint se vouer. Elles sont à la belle étoile ou dans des abris d’infortune », a relaté Mamadou Samba Camara d’un ton pathétique.

Selon ce responsable associatif, dès le lendemain de ces catastrophes, l’Association des ressortissants de Wendou M’Bour à Conakry s’est mise sur pied pour alerter l’opinion et solliciter des aides aux victimes.

« Déjà, nous saluons très sincèrement tous ceux qui ont de près ou de loin apporté des contributions à ces victimes. c’est le cas du Président de l’Union des ressortissants de Gaoual à Conakry, Elhadj Oumar Bombi Diallo, qui a donné cinq cent mille francs guinéens, de Hadja Oumou Diallo et du Bureau des femmes de Gaoual qui ont donné quatre cent mille francs guinéens et trois balles d’habits. Nous savons que beaucoup ne sont pas informés, c’est pourquoi, nous passons par Guineematin.com, un site réputé être proche des pauvres, des moins riches et des riches, pour lancer un appel en faveur des victimes. Aujourd’hui, ces populations, en pleine saison hivernale, ont tout perdu et ne comptent que sur les bonnes volontés », a plaidé ce natif de Wendou M’bour.

Mais, ce n’est pas tout. Ce cadre du département de l’environnement, des eaux et forêts, entend saisir le gouvernement,  les institutions républicaines, les institutions internationales, les organisations non gouvernementales locales, nationales et régionales et toutes les structures de bonnes volontés en Guinée et d’ailleurs pour solliciter un appui consistant aux sinistrés.

« Dès le passage de ces tempêtes, le maire Sadiouma Diakité de Wendou M’Bour a été informé. Il a collecté les informations avant d’écrire à la préfecture de Gaoual. Actuellement, l’association cherche à déposer la correspondance du département de l’Administration du territoire et de la décentralisation. C’est au niveau du gouvernement. Les autres acteurs cités ci-hauts et les personnes de bonnes volontés sont sollicités et nous avons des contacts pour recevoir toute forme d’aide. Vous avez le contact du Président des ressortissants de Wendou M’Bour : (00224)622 10 66 08 (Mamadou Samba Camara) et celui du trésorier de notre bureau : Mamoudou Koulibaly, tél : (00224) 622 04 65 12. Ce sont, tous les deux, des contacts Orange money. Pour déposer des aides en nature, merci également d’appeler à ces contacts », a indiqué ce cadre du département de l’environnement.

A rappeler que ces catastrophes naturelles récurrentes sont les conséquences des changements climatiques qui n’épargnent aucune localité de nos jours dans cette préfecture arriérée du pays. Au même moment, ce sont les plusieurs autres districts de la communauté rurale de Koumbia comme Péty dans le secteur de Hôré Bhouly, qui ont été frappés par de violentes tornades le 16 juillet, accompagnées d’importants dégâts matériels.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Port autonome de Conakry : plusieurs cadres à l’école de l’institut d’art oratoire de Guinée

26 août 2021 à 7 07 10 08108

L’institut d’art oratoire de Guinée offre ses services à la direction générale du port autonome de Conakry. Il outille plusieurs cadres dudit port sur les techniques de prise de parole en public. La formation, qui va durer cinq jours, a débuté hier, mardi 24 août 2021, dans l’enceinte du port autonome de Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cette formation a été initiée par la direction des ressources humaines et la direction digitale et de la coopération via le service formation, et validée par la direction générale du port autonome de Conakry. Elle vise à renforcer les capacités des chefs de sections et chefs de services du port sur la prise de parole en public. A l’ouverture des travaux, le directeur général adjoint du port autonome de Conakry a indiqué que les autorités portuaires accordent un grand intérêt à cette formation. C’est pourquoi, Aly Koïta a demandé aux participants de tirer le maximum de profit de cette session, qui va durer cinq jours.

« Je vous invite à accorder du prix à cette formation. Parce que vous avez besoin d’atteinte de résultats, vous avez besoin de vous améliorer, vous avez besoin de communiquer. Vous êtes tous amenés à prendre la parole devant un public, parfois à un moment où vous ne vous y attendiez pas. Donc, ce processus par lequel on va parler à un groupe de personnes de façon structurée et délibérée, est important. C’est pourquoi, au niveau de la direction générale, nous accordons du prix à cette formation. Je suis convaincu que vous allez tirer le meilleur de cette formation afin de vous hisser au meilleur niveau pour qu’enfin, votre communication soit structurée », a dit le DGA du port autonome de Conakry.

Pour atteindre son objectif, les autorités du port autonome de Conakry ont fait appel à l’institut d’art oratoire de Guinée, la première école consacrée à la prise de parole dans notre pays. Selon les formateurs, les travaux vont porter notamment sur les techniques vocales, l’histoire de l’art oratoire, les techniques d’improvisation, le leadership et la gestion du temps. Autant de modules qui devraient aider les participants à savoir mieux communiquer, a indiqué Néro Lancinè Camara, directeur général de l’institut d’art oratoire de Guinée.

« Qui dit entreprise, dit communication. Nous communiquons à la maison, nous communiquons au travail, nous communiquons partout. Au travail, il est important aujourd’hui d’assainir sa communication, parce qu’il y a une différence qui existe entre celui qui parle et celui qui sait parler. C’est-à-dire le beau parleur et l’orateur. Vous savez, quand l’orateur prend la parole, il dit l’essentiel. Et comment apprendre à ces leaders à affûter l’impact de leur discours, c’est cela que nous allons leur transmettre au cours de cette formation. Parce que quand on prend la parole, il y a un objectif sous-jacent qui est derrière, qu’il faut atteindre. Comment atteindre cela ? Comment parler de façon convenable ? C’est ce que nous allons leur apprendre », a expliqué M. Camara.

A rappeler que l’institut d’art oratoire de Guinée a été créé par un collège de jeunes diplômés en communication de plusieurs universités et instituts de la Guinée et de l’étranger. Son principal objectif est d’aider les jeunes guinéens à surmonter leurs difficultés en matière de prise de parole en public.

Mariame Diallo pour Guineematin.com

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