Suspension de 2 cadres d’une école privée à N’zérékoré : Ansa Diawara fait des révélations

27 août 2021 à 22 10 39 08398
Ansa Diawara, chargé de communication du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA)

Comme annoncé précédemment, dans une décision publiée hier, jeudi 26 août 2021, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Pr Bano Barry, a suspendu deux responsables d’une école privée de N’Zérékoré de « toute activité au niveau des écoles publiques et privées du territoire national au cours de l’année scolaire 2021-2022 ». Il s’agit d’Oumar Magassouba et de Mohamed Labilé Guilao (respectivement administrateur et Censeur du Groupe Scolaire Moderne Elhadj Kassim Sacko). Ils sont accusés de « tentative de corruption d’un délégué au baccalauréat session 2021 ». Ces deux cadres auraient tenté, en vain, de soudoyer le délégué Ibrahima Sory Camara au profit des candidats de leur école.

Joint au téléphone ce vendredi, 27 août 2021, le porte-parole du MENA, Mohamed Ansa Diawara, a révélé les faits qui ont été qualifiés de « tentative de corruption » et les circonstances dans lesquelles ils se sont produits.

« Ils (Oumar Magassouba et Mohamed Labilé Guilao : ndlr) ont été suspendus pour avoir voulu corrompre un délégué en se rendant à son domicile très tôt le matin, pendant que ce dernier se préparait à rallier son centre. Et, quand ce dernier leur a signifié qu’il n’était pas là pour ça, mais pour un rôle bien défini, celui de gouverner correctement la passation des épreuves, il leur a demandé de libérer les lieux. Mais, par la suite, le délégué a fait l’objet de menaces. Ce sont ces menaces qui l’ont conduit à révéler tout ce que ces deux cadres ont fait. Maintenant, quand le ministre a été informé et les informations ont été recoupées, automatiquement, le ministre a pris la décision de suspendre ces deux cadres : Oumar Magassouba, qui est l’administrateur de l’école, et Mohamed Labilé Guilao, son censeur », a expliqué Mohamed Ansa Diawara.

A en croire le porte-parole du MENA, les deux cadres suspendus sont allés avec de l’argent pour demander au délégué des faveurs. « Le délégué n’a pas accepté leur demande ; et, il les a empêchés de continuer sur quoi que ce soit. Sinon, ils sont venus dire : je suis tel et tel est notre objectif pour des arrangements en faveur de nos candidats. Et, à partir de là, le délégué a dit non, il n’est pas là pour ça. A nos yeux, ça; c’est une tentative de corruption qui est punissable. Et, c’est pourquoi ils (les deux responsables d’école) ont été suspendus », a dit Mohamed Ansa Diawara.

Apparemment, ces deux cadres qui viennent d’être suspendus sont les premiers d’une liste de personnes se trouvant sur le viseur du MENA. Et, des têtes pourraient bien tomber dans les prochains jours si les accusations portées contre certains dirigeants sont avérées.

« Nous ne dévoilerons que les cas qui sont avérés ou les cas dont les enquêtes ont abouti. Il y a des dénonciations ; mais, pour l’heure, c’est le seul cas qui est avéré. Et, le reste est en cours de vérification », a confié Mohamed Ansa Diawara.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Situation sociopolitique de la Guinée : la mise au point du DPE de Dubréka

27 août 2021 à 20 08 03 08038
Mohamed Lamine Touré, Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka
Mohamed Lamine Touré, Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka

Libre Opinion (par Moustapha Dramé depuis Dubréka) : Après le départ du Docteur Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, Chef du gouvernement pour Atlanta (États-Unis d’Amérique), suite au décès de sa fille aînée, Zenab Kassory Fofana, de folles rumeurs circulent sur la toile faisant état de sa prétendue démission.

A cet effet, des observateurs ont interprété diversement le communiqué émanant de la Présidence de la République, en début de cette semaine, annonçant la venue de Docteur Mohamed Diané, ministre d’État à la défense nationale, chargé des Affaires présidentielles pour assurer l’intérim jusqu’au retour du titulaire du palais de la colombe.

Mohamed Lamine Touré (alias Kounda) est ce cadre de l’Éducation nationale. Mais, il est également cousin et très proche du Premier ministre qui se distingue par ses qualités de promoteur des réformes courageuses entreprises par le Chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé avec son frère Ibrahima Kassory Fofana. Soucieux de l’avenir radieux de notre pays, il s’est exprimé au sujet de ce débat.

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« Je tiens à informer l’opinion publique que le PM guinéen est en déplacement pour l’Atlanta, aux États unis d’Amérique. Aux dires de Ibrahima Kassory FOFANA, c’est pour aller négocier le rapatriement du corps de sa fille décédée.

Pourquoi négocier ? C’est parce que, dans notre éducation religieuse, notamment, la religion musulmane en appui, le corps d’une femme appartient à son mari, c’est là où l’on parle de négociation.

Son mari étant ivoirien, son père et sa mère viennent de la Guinée.

Pétri dans la religion musulmane, il m’a dit ceci:  » je n’ai pas de décision mais je vais solliciter de son mari, respectueusement et religieusement d’accepter que le corps vienne en Guinée.

L’histoire retient que la Guinée et la Côte d’Ivoire sont séparées par une rivière ou un fleuve. Selon des sources bien informées, ce rapatriement est acquis.

En dehors de cela, je voudrais aussi préciser qu’entre le Professeur Alpha CONDE et son Ibrahima Kassory FOFANA, il ne faut pas mettre sa main, sinon, elle risque d’être broyée. Donc, c’est le tronc et l’écorce..

Le premier ministre a quitté Conakry où toutes les conditions sont réunies. Il a fait un écrit disant que son moral est au beau fixe, grâce à la mobilisation qui lui a été faite après le décès de sa fille et en a remercié tout le monde. Au niveau de sa famille politique et administrative, il n’y a pas de crise en la demeure. La question de démission n’était pas à l’ordre du jour. La délégation gouvernementale envoyée par son Excellence le professeur Alpha CONDE à son frère Ibrahima Kassory FOFANA, portait le message de condoléances..

Je voudrais dire à l’opinion nationale et internationale, parents, amis et adversaires politiques que le premier ministre a le moral très haut.

Il faut qu’on cesse de spéculer sur son poste et ses relations avec le Président de la République. Ces relations sont intactes et ne souffrent de rien. Nous avons demandé à Dieu, de sa racine à la cime que rien ne lui arrivera du mal maintenant et dans l’avenir.

Je voudrais profiter par la même occasion pour saluer à mon tour et remercié le peuple de Guinée qui continue à manifester ses sentiments.

Tout récemment, notre premier ministre a fait une publication sur la mort de sa fille où il y’a eu des milliers de commentaires dont je fais partie en paraphrasant William Edgard du Bois en disant ceci : mourir est dur, mais mourir dans un pays de dollars est vraiment le tréfonds de la dureté. J’ai repris dans le contexte en disant : perdre une âme est dur, mais lorsque l’on perd l’âme de sa première fille, c’est aussi le tréfonds de la dureté.

De l’autre côté, je suis revenu par dire que Kassory que je connais jusque dans ses racines, par ses convictions religieuses, il saura tenir le coup et s’en remettre à la divinité. J’ai enfin prié que l’âme de sa fille repose en paix dans l’éternel paradis.

Merci à ceux qui me liront et qui apporteront leurs appréciations.

Que Dieu protège la Guinée

Que l’âme de notre fille repose en paix et que les guinéens se calment et regardent l’avenir qui va être très prospère.

Je vous remercie

Par Moustapha Dramé depuis Dubréka

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Symposium du Général Toto Camara : « pensez à mon papa dans vos prières », dit sa fille Hawa Camara

27 août 2021 à 18 06 10 08108

Comme annoncé précédemment, un symposium a été organisé à Conakry ce vendredi, 27 août 2021, pour rendre un dernier hommage au Général de division Mamadouba Toto Camara, décédé le 23 août à l’âge de 76 ans des suites de maladie. Devant plusieurs personnalités de la République, venues honorer la mémoire de son cher papa, Hawa Camara, l’une des filles du défunt, a demandé aux Guinéens de penser à son père dans leurs prières.

Tout de blanc vêtue, les yeux enflés de pleures, Madame Hawa Camara, avec plusieurs anecdotes, a parlé de son père à ce beau monde qui était réuni à l’hôpital Sino-Guinéen pour rendre un hommage mérité à cet officier de l’Armée guinéenne. Elle a pleuré la perte d’un « géant dans l’ombre qui lui a donné l’éducation et les armes pour affronter sereinement la vie » dans un monde où rien n’est acquis d’avance.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, un extrait du témoignage de Madame Hawa Camara :

Madame Hawa Camara, fille du Général Mamadouba Toto Camara

Nous sommes ici réunis aujourd’hui pour dire à Dieu à celui qui, pour certains, fût une connaissance, un collègue, un ami, un frère et un confident. Pour ma sœur, mon frère et moi, il était tout simplement papa, le géant dans l’ombre, celui qui a su nous donner l’éducation et les armes pour affronter sereinement la vie. Papa était positif, débordant d’optimisme et d’énergie. Malgré mon âge, mon poids, il aimait me mettre au dos, du portail à la maison, pour me prouver qu’il était encore solide et surtout me faire sentir son amour.

Chaque fois que ma voiture était en panne, il était le premier mécanicien, il travaillait dessus. Car, papa adorait les voitures. Il les adorait tellement que finalement il était le mécano de la famille. Papa était rempli de connaissance. A nos yeux, il était une bibliothèque vivante. J’adorais nos interminables discussions ; car, à la fin de chaque discussion, il y avait toujours une leçon à en tirer.

Ses petites filles (Mariame et Adriennne) l’appelaient « grand papa kobiri ». Et, avec ces petits mots, c’était à coup sûr qu’elles allaient lui retirer un grand sourire et beaucoup d’argent. Ce matin, à la demande d’où il se trouvait, ces petites répondaient que papy étaient à l’hôpital. Ça se voyait dans leurs yeux qu’elles avaient hâte de lui retirer sa canne ou encore casser la vitre de son téléphone.

J’espère qu’à travers mon frère, ma sœur et moi, ses derniers petits enfants : Djene, Ami, Mari et Saliou sauront le merveilleux grand père qu’il a été pour eux. J’aimerai personnellement leur raconter qu’il était passionné de son travail, qu’il était capable de garder les secrets d’Etat, de ne pas discuter du travail avec ses enfants, mais incapable de garder les secrets familiales…

Je vous demande humblement de penser à mon papa dans vos prières. Qu’Allah le Clément et Miséricordieux lui accorde son paradis.

Mariame Diallo pour Guineematin.com

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Levée du corps du Général Toto Camara : témoignage de son compagnon d’armes, Kélétigui Donzo

27 août 2021 à 16 04 51 08518
Général Mamadouba Toto Camara

Décédé le 23 août dernier à l’âge de 76 ans des suites de maladie, le Général de division Mamadouba Toto Camara a été inhumé ce vendredi, 27 août 2021, à Conakry. La levée du corps de cet officier militaire de l’Armée guinéenne et ancien ministre de la sécurité a eu lieu à l’hôpital Sino-Guinéen de Kipé, en présence de sa famille, ses compagnons d’armes, plusieurs membres du gouvernement et des responsables du RPG arc-en-ciel (le parti au pouvoir). Tout ce beau monde était venu lui rendre un dernier hommage, avant enterrement. Et, beaucoup de témoignages à l’honneur de l’ancien numéro 2 du CNDD ont été tenus sur place, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a assisté à cette cérémonie funéraire.

C’est avec une vive émotion que l’imam Kélétigui Donzo, un des Compagnons d’armes du défunt, a pris la parole au nom de tous ses amis de classe pour rendre hommage et prier pour le repos de l’âme du Général Mamadouba Toto Camara.

Kélétigui Donzo, imam et compagnon d’armes du défunt

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la communication de l’imam Kélétigui Donzo :

Général Toto, pour la petite histoire, ce n’est pas tout le monde qui connaît pourquoi on l’a appelé Toto. Recruté le 3 avril 1963, on s’est retrouvé tous à Kankan. Et, on avait comme formateur, le feu Général Momo Camara. C’est ce dernier qui l’a surnommé Toto, pour la simple raison que quand il venait le premier, il ramassait tous les morceaux de viande dans les gamelles. C’est pourquoi, on l’appelait Toto.

Avant d’aller en Union Soviétique, nous avons bénéficié tous ensemble d’une formation technique en Allemagne fédérale, qui a suivi la création de l’UMC (Les Usines Militaires de Conakry). Ainsi, il s’est retrouvé dans le contingent d’une formation en Union Soviétique…

Au nom de mes camarades de classe, nous remercions tout d’abord le président de la République de Guinée qui n’a ménagé aucun effort pour lui venir en aide pour son évacuation et son traitement. Mais, quand la vie finie, l’homme meurt. Mais, depuis cet avènement, les membres du gouvernement, à commencer par le Premier ministre par intérim, notre frère et ami Diané et tous les membres de l’état-major Général, tous corps confondus, n’ont cessé de rendre visite à la famille de notre défunt. Et, je remercie, au nom de tous mes camarades, en ces instants très difficiles pour moi de parler, tout le peuple de Guinée. Je vais prier pour son repos et que la terre lui soit légère. Je prie pour le repos de l’âme de Toto ; et, que Dieu unisse tous les Guinéens.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Un tuyau de la SEG cède à Khabitaya (Matoto) : des dégâts dans 8 chambres et une boutique

27 août 2021 à 16 04 40 08408

Les faits se sont produits dans la nuit d’hier, jeudi 26 août 2021, à Khabitaya (un quartier de la commune de Matoto, dans la haute banlieue de Conakry. Un tuyau qui conduit l’eau de la SEG (société des eaux de Guinée) y a explosé aux environs de 20 heures. La détonation a été suivie d’un jet d’eau d’une vingtaine de mètres de hauteur. Il n’y a pas eu de victim humaine ; mais, d’importants dégâts matériels ont été enregistrés dans certaines concessions riveraines de ce tuyau. Au moins, huit chambres et une boutique ont été inondées par l’eau, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Dans la matinée ce vendredi, plusieurs riverains de ce tuyau de la SEG sont encore sous le choc. Apparemment, ils savent tous que ce tuyau était mal en point ; mais, nul ne s’attendait à ce qu’il cède de manière aussi brusque. Beaucoup ont eu la peur de leur vie quand ils ont entendu la détonation venue du tuyau qui a pété. Et, les jets d’eau qui a atterri sur les tôles de certaines maisons d’à côté a inondé plusieurs habitations.

Joséphine Maomou, une des victimes

« Hier, à partir de 20 heures, je parlais avec ma camarade quand tout d’un coup on a entendu le bruit du tuyau qui a cédé. Alors, on a fui. Mais, personne n’a pu rentrer à la maison. De 20 heures jusqu’à 8 heures, on a appelé les gens de la SEG, personne n’a pris le téléphone ; c’est ce matin qu’on les a vus. Je suis venue ce matin, j’ai ouvert ma maison, j’ai trouvé de l’eau partout. Et, tout est gâté dedans. Moi, je veux que les gens de la SEG me remboursent ce qui est gâté chez moi parce que je n’ai plus rien », a expliqué Joséphine Maomou, une des victimes.

Egalement, Cheick Boro Serafé, un autre habitant de Khabitaya, a été impacté par ce tuyau de la SEG qui a cédé. Il n’a pas pu dormir de la nuit ; et, l’eau qui est entrée dans sa maison y a entraîné un court-circuit.

Cheick Boro Serafé, habitant de Khabitaya

« C’est la négligence des gens de la SEG, parce qu’ils ont été avertis depuis très longtemps. Car, à chaque fois que l’eau vient avec la pression, on sait que ça ne va pas au niveau du tuyau. Donc, nous les avons avertis. Alors, hier, ça a explosé ; et, dès que cela est arrivé, nous avons commencé à appeler la SEG. Mais, personne n’a répondu. Deux heures plus tard, ils ont coupé l’eau. Mais, à une heure moins, ils ont relâché l’eau, elle est venue avec une grande force qui a causé des dégâts chez nous. Alors, personne n’a pu dormir chez soi. Franchement, nous avons souffert. Il y a eu un court-circuit chez moi ; donc, j’ai perdu mon lecteur, ma télé, ainsi que mes autres appareils », a-t-il indiqué.

Selon Aly Badara Diallo, soudeur et riverain, ce tuyau de la SEG qui vient de péter présentait déjà des fissures. Et, la SEG avait été alertée sur l’état du tuyau ; mais, elle n’en a accordé aucune considération. Il doute également de la qualité des travaux de réparation que la SEG vient d’effectuer sur place.

Aly Badara Diallo, soudeur et riverain

« Quand le tuyau a pété, l’eau est intensivement sortie, on ne pouvait pas l’arrêter. Donc, ça a commencé à faire des dégâts dans le quartier. On a appelé le chef du quartier qui a appelé la SEG plusieurs fois ; mais, c’est tardivement qu’ils ont coupé l’eau, avant de la relâcher encore vers 1 heure30’. C’est là que les dégâts ont été commis dans la boutique et chez le voisinage. On a eu peur de l’inondation. Leur travail là ne m’a pas plu parce que c’est un bricolage. L’épaisseur du tuyau, c’est 1.3 (un point trois) ; donc, il fallait envoyer les tôles d’une épaisseur de 3,4 pour les former à leur base et venir les souder ici. Mais, la tôle mise est très légère. Ce n’est ni la première, ni la deuxième fois qu’on intervient ici. Mais, tant que des dispositions ne sont pas prises contre les gros porteurs, on sera toujours dans les dégâts », a expliqué Aly Badara Diallo.

À noter que plusieurs citoyens rencontrés dans ce quartier redoutent d’autres incidents similaires très prochainement.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622 67 36 81

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Covid-19 à Conakry : déception de plusieurs candidats au vaccin

27 août 2021 à 13 01 39 08398

Depuis le 13 août dernier, les autorités guinéennes ont rendu obligatoire le pass vaccinal pour accéder aux différents départements ministériels et les autres institutions publiques du pays. Et, depuis l’entrée en vigueur de cette décision, les centres de vaccination de Conakry ne désemplissent pas. Ils sont pris d’assaut tous les jours par des citoyens à la quête du vaccin anti-COVID-19. Certains passent toute une journée dans la file d’attente et rentrent sans être vaccinés. Et, cela les irrite, d’autant plus qu’ils abandonnent tout pour aller faire la queue.

Dans certains quartiers de la capitale guinéenne, les candidats au vaccin contre la COVID-19 commencent à rallier les centres de vaccination dès l’aube. Ils arrivent vers 4 heures et 5 heures du matin pour se faire inscrire sur des listes et commencer la queue pour attendre les agents vaccinateurs. Malheureusement, les opérations de vaccination commencent toujours vers 9 heures. Et, beaucoup de citoyens y passent des journées entières sans avoir leurs doses.

Madame Kadiatou Barry

« Nous venons ici depuis avant-hier. Le premier jour, ils (les agents vaccinateurs) nous ont dit qu’on ne pouvait pas avoir de vaccin. On devait attendre le lendemain à 10 heures pour revenir. Mais, ce jour-là aussi, nous sommes venus ici à 5 heures du matin pour nous inscrire sur une liste. Ensuite, ils nous ont dit de revenir à 14 heures pour récupérer nos dossiers. Difficilement on a pu avoir ces dossiers hier. Ils disent que nous ne voulons pas nous faire vacciner, alors qu’on traîne ici depuis trois jours sans succès. Aujourd’hui, depuis 5 heures nous sommes là, mais ils attendent jusqu’à 9 heures pour nous dire qu’ils n’ont que 12 doses de vaccins. Donc, on reviendra demain sans savoir si on pourra avoir de vaccins. Ils passent à la télé et les radios pour dire que nous ne voulons pas nous faire vacciner, alors que nous marchons depuis trois jours en vain. Qu’ils arrêtent d’accuser à tort les gens. S’il n y a pas de médicaments, qu’ils nous le disent clairement pour que chacun aille s’occuper de ses affaires. Nous sommes fatigués », s’est plainte madame Kadiatou Barry, rencontrée dans un centre de vaccination à Hamdallaye-Mosquée.

Cette colère, ce sentiment d’être abusé des journées entières pour rien est aussi présent chez Ibrahima Sory Camara. Ce père de famille est visiblement lassé d’entendre sans cesse qu’il n’y a pas de vaccin dans ce centre, alors que les autorités sanitaires incitent les gens à aller se faire vacciner.

Ibrahima Sory Camara

« Ils ont demandé à tout le monde de se faire vacciner, mais nous venons dans ce centre depuis quatre jours pour rien. A chaque fois on nous répète qu’il n’y a pas de vaccins. Si nos autorités n’ont pas de vaccins, qu’on nous laisse vaquer à nos occupations. J’ai une famille à nourrir », a déploré Ibrahima Sory Camara.

Apparemment, cette situation inconfortable n’est pas un cas propre au centre de vaccination de Hamdallaye-Mosquée. Car, au Centre de vaccination installé au stade de Nongo, c’est la même ambiance qui y règne. Les citoyens y viennent très tôt le matin et beaucoup d’entre eux repartent le soir sans avoir la petite piqure.

Emmanuel Kantabandouno candidat, mécanicien

« Je suis venu pour me faire vacciner. Mais, depuis le matin je suis là. Nous avons commencé par nous faire enregistrer, après nous sommes venus ici (au centre de vaccination). Mais, nous y avons pris beaucoup de temps. On nous a dit que les carnets sont finis et les doses sont également finies. Le chef d’équipe est sorti pour dire qu’il ne peut plus prendre les jeunes, mais ils vont prendre les personnes âgées. Donc, jusqu’à présent nous sommes arrêtés ici. Il y a beaucoup de personnes ici, mais rien ne marche. Que nos autorités emmènent suffisamment de vaccins pour que la population puisse se faire vacciner. Il y a des gens qui quittent loin, en laissant leurs travaux, pour venir ici. Mais, ils passent leurs journées sans réussir à avoir leur dose », regrette Emmanuel Kantambadouno, mécanicien de profession.

Pour le chef d’équipe des agents vaccinateurs au stade de Nongo, Dr Mohamed Sidibé, le retard n’est pas dû à un laxisme des vaccinateurs. Mais, c’est un problème lié en grande partie aux difficultés d’acheminement des kits (vaccin, carnet…) dans les centres de vaccination.

Dr Mohamed Sidibé, chef d’équipe des agents vaccinateurs au stade de Nongo

« Comme vous avez pu le constater dehors, il y a beaucoup de personnes qui viennent se faire vacciner par jour. À partir de 4 heures ou 5 heures du matin, les gens viennent s’enregistrer sur une liste avec leurs numéros de téléphone. Et, quand moi je viens, j’appelle en fonction de ces listes-là. Mais aujourd’hui, il y a eu un peu de retard dans l’acheminement des kits. Donc, à la DCS (direction communale de la santé), nous n’avons pas reçu beaucoup de vaccins aujourd’hui. Mais, ils nous ont dit de travailler avec le peu qu’on a en attendant qu’ils nous fournissent dans la journée. Donc, c’est ce qui fait le retard d’aujourd’hui. On souhaite corriger cela dans la journée, puisqu’on a déjà parlé avec nos chefs qui disent qu’ils vont nous approvisionner le plus vite que possible. On commence la vaccination ici à partir de 9 heures, parce qu’il faut que j’aille chercher les vaccins à la DCS ainsi que les kits. Et, quand je prends ces intrants, généralement à partir de 8 heures je suis sur le terrain. Il est vrai que les gens viennent très tôt, mais on ne peut pas commencer avant 8 heures passées, parce qu’il nous faut le temps d’aller à la DCS et de revenir ici. Il y a tellement de personnes que les doses que nous recevons chaque jour finissent. Normalement, on doit arrêter la vaccination à 15 heures. Mais, parfois, on va jusqu’à 18 heures ; parce qu’on ne peut pas laisser le monde dehors pour dire que notre travail est fini, on va rentrer chez nous. Donc, nous partons jusqu’à finir ce qu’on a pour arrêter. Les difficultés commencent par l’organisation dehors avec les gens. Ils sont impatients, parce qu’ils sont tous venus en même temps. Parfois, nous sommes débordés, surtout depuis que le pass sanitaire a été rendu obligatoire », a expliqué Dr Mohamed Sidibé.

A noter que les opérations de vaccination sont arrêtées ce jeudi du côté du CTEPI de Gbessia. « Le centre ne dispose plus de doses ; mais, on devrait être approvisionné afin de reprendre la vaccination », a confié un agent sous anonymat.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel: 622 67 36 81

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Conakry : le lac de Sonfonia menacé par des déchets de tout genre (constat)

27 août 2021 à 13 01 21 08218

Situé dans la commune de Ratoma (dans la haute banlieue de Conakry), le lac de Sonfonia est vital pour les habitants des quartiers qu’il traverse. Il favorise l’agriculture (dans les jardins des environs) et est très propice à la pêche. Ce lac est aussi un lieu de détente pour les jeunes de Sonfonia et Foulamadina. Malheureusement, il est aujourd’hui on y trouve des déchets de tout genre. Il est devenu un dépotoir d’ordures par excellence.

Des déchets plastiques, des bouteilles de jus vides, des pampers usés et autres ordures ménagères se disputent le territoire sur les rives de ce lac. Il est quasiment devenu impossible d’y savourer de l’air frais à cause des odeurs nauséabondes qui s’y dégagent.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, Boubacar Barry, floriculteur au bord de ce lac, met la pollution de ce lac au compte des eaux de ruissellement et dénonce l’absence d’équipe de nettoyage sur ce lieu. « C’est la pluie qui envoie ces ordures. Elles quittent Foula Madina par les deux caniveaux. Donc, quand il y a une forte pluie, tous les déchets qui se trouvent dans le quartier sont déversés ici par la pluie. En plus, il n’y a pas de service pour nettoyer ici. Nous, on s’occupe de la propriété de l’espace de notre jardin. Cela pour qu’il n’y ait pas de serpents et pour rendre le lieu propre à cause des visiteurs et acquéreurs qui viennent », a-t-il expliqué.

De son côté, Sékou Camara, riverain de ce lac, assure que ce sont les femmes vendeuses qui se trouvent à l’université de Sonfonia (située à quelques mètres du lac) qui font du lac un dépotoir d’ordures.

« Ce sont ces femmes qui vendent à l’université UGLC de Sonfonia qui jettent les ordures dans le lac. Il y a des poubelles ici, mais elles ne sont pas suffisantes, vu le grand nombre de vendeuses qui s’y trouvent », a-t-il indiqué.

Seulement, pour le chef du quartier adjoint de Sonfonia1, tous les riverains de ce lac sont coupables de cette pollution. « Il nous est pratiquement difficile de cibler les personnes qui jettent des ordures ici, parce qu’il y a beaucoup de citoyens de différents secteurs qui sont riverains à ce lac. Il y a Sonfonia-Gare, Sonfonia-Centre et Foulamadina. Tous déversent des ordures sur ce lac. Il faut qu’on soit en synergie d’action pour pouvoir cibler ses personnes qui jettent les déchets », a dit Ibrahima Touré.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est la Société des eaux de Guinée qui avait l’habitude de débarrasser le lac des ordures qui l’envahissent. Mais, depuis quelques temps, cette société a arrêté ce nettoyage sans aucune explication. Elle a également refusé de se prêter à nos questions. « Il nous est interdit de divulguer toute information à l’absence d’un ordre de mission décerné par nos supérieurs hiérarchiques », a dit l’agent que nous avons trouvé au siège de ladite société.

Amadou Diarouga Baldé pour Guineematin.com

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Mandat d’arrêt contre Koundouno : ses avocats dénoncent des « méthodes dictatoriales »

27 août 2021 à 13 01 03 08038
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et de la planification du FNDC

Comme annoncé précédemment, depuis le 31 mai dernier, la justice guinéenne a émis un mandat d’arrêt international contre Sékou Koundouno, activiste de la société civile et contre le 3ème mandat du président Alpha Condé à la tête de la Guinée. Mais, c’est seulement ce 25 août 2021 que ce mandat d’arrêt a été rendu public dans le pays. Et, depuis sa publication, des voix ne cessent de se lever au sein de la classe politique et de la société civile pour dénoncer cette parodie de la justice guinéenne.

Et, les acteurs politiques et sociaux de la Guinée ne sont pas les seuls à dénoncer une justice aux ordres, des magistrats partisans qui ne poursuivent qu’un seul camp politique et sur des bases contestables.

Dans un communiqué transmis aux médias ce vendredi, les avocats français du FNDC estiment aujourd’hui urgent que « la communauté internationale réagisse rapidement et avec fermeté, alors que le pouvoir guinéen profite également de la crise sanitaire pour accroitre l’emprise sécuritaire. Plus que jamais, la communauté internationale et les bailleurs de fonds doivent déciller les yeux sur le basculement en Guinée vers un régime dictatorial et en tirer l’ensemble des conséquences qui s’imposent », écrivent maîtres William Bourdon et Vincent Brengarth.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le communiqué des deux avocats :

COMMUNIQUE DES AVOCATS DE SEKOU KOUNDOUNO, RESPONSABLE DES STRATEGIES DU FNDC

William BOURDON et Vincent Brengarth, avocats français du FNDC

Le 25 aout 2021, Monsieur Sékou Koundouno a appris, par voie de presse, qu’il faisait l’objet d’un « mandat d’arrêt international » émis par les autorités judiciaires guinéennes. Selon la copie du mandat d’arrêt diffusée, Monsieur Sékou Koundouno serait poursuivi pour des motifs aussi fantaisistes que « des faits d’association, incendie volontaire, troubles à l’Etat par le massacre, la dévastation ou le pillage, participation à un mouvement insurrectionnel et menaces par le biais d’un système informatique ».

Le mandat d’arrêt international établi contre Monsieur Sékou Koundouno, dépourvu du moindre fondement, s’apparente comme à un nouvel épisode caricatural de la fuite en avant de ce régime despotique et d’une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Il va de soi que, s’il en était besoin, Monsieur Sékou Koundouno conteste vigoureusement les faits qui lui sont reprochés, construits de toutes pièces.

Les soussignés dénoncent ces méthodes dictatoriales qui ne peuvent prospérer qu’avec l’assistance et donc la complicité de différents agents publics qui par conséquent en seront redevables. 

Les soussignés rappellent que depuis de nombreux mois une répression meurtrière et sanglante s’abat à l’encontre des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et de l’opposition, le régime guinéen cherchant à bâillonner toute forme d’opposition pour se maintenir par la force et l’autorité. 

Une telle procédure constitue à l’évidence une forme d’intimidation à l’encontre non seulement de Monsieur Sékou Koundouno mais, plus généralement, de tous ceux qui militent pour la démocratie en Guinée. 

Les soussignés sont abasourdis par de telles méthodes, qui confirment le sentiment d’impunité des autorités, au mépris total de la séparation des pouvoirs. Il est évidemment impensable que des Etats démocratiques dignes de ce nom donnent un quelconque crédit à ce mandat d’arrêt absurde.

Ils annoncent avoir immédiatement saisi la Haut-Commissaire aux droits de l’homme Michelle Bachelet, Mme Mary Lawlor, Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs et défenseuses des droits humains, INTERPOL, ainsi que les organisations internationales Human Rights Watch, Amnesty International et la FIDH afin que des actions urgentes soient prises contre ces pratiques rétrogrades et que cessent ces actes d’intimidation et ces représailles.

Ils exerceront toutes les procédures utiles pour voir reconnues et sanctionnées les graves violations aux droits de leur client. 

Il est indispensable que la communauté internationale réagisse rapidement et avec fermeté, alors que le pouvoir guinéen profite également de la crise sanitaire pour accroitre l’emprise sécuritaire. 

Plus que jamais, la communauté internationale et les bailleurs de fonds doivent déciller les yeux sur le basculement en Guinée vers un régime dictatorial et en tirer l’ensemble des conséquences qui s’imposent.

William Bourdon et Vincent Brengarth

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Mandat d’arrêt contre Koundouno : Thierno Yaya dénonce « une dictature en marche »

27 août 2021 à 7 07 10 08108
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)

Comme annoncé précédemment, la justice guinéenne a lancé un mandat d’arrêt international contre Sékou Koundouno, activiste de la société civile et responsable des stratégies et planification du FNDC (front national pour la défense de la constitution). Mais, ce mandat (en date du 31 mai dernier) n’a été rendu public que le 25 août 2021. Et, depuis la publication de cette décision, la justice guinéenne est passée au pilori par les acteurs politiques de l’opposition et de la société civile. Beaucoup y voient une manœuvre désespérée du pouvoir d’Alpha Condé de manipuler la justice pour intimider tous ceux qui s’opposent au troisième mandat et l’instauration d’une dictature en République de Guinée.

Pour Thierno Yaya Diallo, président du parti ‘’Guinée Moderne’’ et membre de l’ANAD (Alliance politique Nationale pour l’Alternance et la Démocratie), ce mandat d’arrêt contre Sékou Koundouno rentre dans le cadre d’une logique fâcheuse de la dictature du régime Alpha Condé.

Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée moderne

« Lorsqu’une dictature est en marche, elle multiplie les arrestations, les emprisonnements et les bavures pour tuer dans l’œuf toute velléité de contestation et ainsi bafouer et piétiner toutes les libertés fondamentales et les droits humains. Aujourd’hui, c’est à ce stade que se trouve le régime d’Alpha Condé. Incontestablement, le mandat d’arrêt international lancé par des magistrats contre Sékou Koundouno rentre dans cette logique fâcheuse. Il est inacceptable de passer sous silence cette dictature. Nous dénonçons et contestons ce mandat contre un combattant de la démocratie et du bien-être des Guinéens », a martelé Thierno Yaya Diallo.

A noter que dans ce mandat d’arrêt international de la justice guinéenne, il est indiqué que Sékou Koundouno est poursuivi pour « des faits d’association de malfaiteurs, incendie volontaire, troubles à l’État par le massacre, la dévastation ou le pillage, participation à un mouvement insurrectionnel et menaces par le biais d’un système informatique ».

Mamadou  Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: +224622919225

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