Ansa Diawara, chargé de communication du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA)

Comme annoncé précédemment, dans une décision publiée hier, jeudi 26 août 2021, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Pr Bano Barry, a suspendu deux responsables d’une école privée de N’Zérékoré de « toute activité au niveau des écoles publiques et privées du territoire national au cours de l’année scolaire 2021-2022 ». Il s’agit d’Oumar Magassouba et de Mohamed Labilé Guilao (respectivement administrateur et Censeur du Groupe Scolaire Moderne Elhadj Kassim Sacko). Ils sont accusés de « tentative de corruption d’un délégué au baccalauréat session 2021 ». Ces deux cadres auraient tenté, en vain, de soudoyer le délégué Ibrahima Sory Camara au profit des candidats de leur école.

Joint au téléphone ce vendredi, 27 août 2021, le porte-parole du MENA, Mohamed Ansa Diawara, a révélé les faits qui ont été qualifiés de « tentative de corruption » et les circonstances dans lesquelles ils se sont produits.

« Ils (Oumar Magassouba et Mohamed Labilé Guilao : ndlr) ont été suspendus pour avoir voulu corrompre un délégué en se rendant à son domicile très tôt le matin, pendant que ce dernier se préparait à rallier son centre. Et, quand ce dernier leur a signifié qu’il n’était pas là pour ça, mais pour un rôle bien défini, celui de gouverner correctement la passation des épreuves, il leur a demandé de libérer les lieux. Mais, par la suite, le délégué a fait l’objet de menaces. Ce sont ces menaces qui l’ont conduit à révéler tout ce que ces deux cadres ont fait. Maintenant, quand le ministre a été informé et les informations ont été recoupées, automatiquement, le ministre a pris la décision de suspendre ces deux cadres : Oumar Magassouba, qui est l’administrateur de l’école, et Mohamed Labilé Guilao, son censeur », a expliqué Mohamed Ansa Diawara.

A en croire le porte-parole du MENA, les deux cadres suspendus sont allés avec de l’argent pour demander au délégué des faveurs. « Le délégué n’a pas accepté leur demande ; et, il les a empêchés de continuer sur quoi que ce soit. Sinon, ils sont venus dire : je suis tel et tel est notre objectif pour des arrangements en faveur de nos candidats. Et, à partir de là, le délégué a dit non, il n’est pas là pour ça. A nos yeux, ça; c’est une tentative de corruption qui est punissable. Et, c’est pourquoi ils (les deux responsables d’école) ont été suspendus », a dit Mohamed Ansa Diawara.

Apparemment, ces deux cadres qui viennent d’être suspendus sont les premiers d’une liste de personnes se trouvant sur le viseur du MENA. Et, des têtes pourraient bien tomber dans les prochains jours si les accusations portées contre certains dirigeants sont avérées.

« Nous ne dévoilerons que les cas qui sont avérés ou les cas dont les enquêtes ont abouti. Il y a des dénonciations ; mais, pour l’heure, c’est le seul cas qui est avéré. Et, le reste est en cours de vérification », a confié Mohamed Ansa Diawara.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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