CFP de Donka : sur 180 candidats, 147 sont admis aux examens de sortie

28 août 2021 à 20 08 12 08128

Comme annoncé précédemment, les résultats des examens de sortie, session 2021, ont été publiés hier, vendredi 27 août 2021. Au Centre de formation professionnelle (CFP) de Donka, à Conakry, près de 80% des candidats ont réussi leur examen, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes. Selon un responsable de cette école d’enseignement technique et professionnel, qui s’est confié à notre rédaction, sur les 180 candidats qui ont affronté les épreuves des examens de sortie, 147 sont admis.

Amadou Oury Bah, directeur des études et de stages du Centre de formation professionnelle de Donka

« En électricité, nous avons eu 38 admis sur 61 candidats, soit 62,30%. En plomberie, on a 49 admis sur 51 candidats, soit 96,8%. En mécanique auto, on a 29 admis sur 33 candidats, soit 87,88%. En maçonnerie, on a 13 admis sur 15 candidats, soit 73, 34%. En chaudronnerie, on a 14 admis sur 15 candidats, soit 89,50% et en menuiserie, on a 4 admis sur 4 candidats, soit  100% », a indiqué Amadou Oury Bah, directeur des études et de stages du Centre de formation professionnelle de Donka.

Des résultats que ce responsable éducatif juge très satisfaisants. « Toute la direction est très contente de ces résultats, que nous trouvons vraiment satisfaisants », a-t-il ajouté. De la satisfaction, c’est également le sentiment qui anime les candidats qui ont réussi leur examen de sortie. C’est le cas notamment d’Ibrahima Camara, qui a fait la maçonnerie au CFP de Donka. « Je fais partie des admis au niveau de la maçonnerie. Donc, je suis très content. Je félicite tous ceux qui sont admis et j’encourage mes deux amis qui n’ont pas eu leur examen », a-t-il dit.

Ibrahima Camara, maçonnerie au CFP de Donka

Même son de cloche chez Elhadj Alsény Diallo, qui fait la chaudronnerie au Centre de formation professionnelle de Donka. « Dans ma salle, 3 de mes amis n’ont pas eu leur examen. Je les encourage à fournir plus d’efforts, car l’échec est un conseil pour un homme conscient. Je remercie mes parents et surtout une de mes tantes qui m’a encouragé à faire ça. La chaudronnerie, c’est ma passion », a réagi cet autre heureux candidat.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/664 413 227

Lire

« journée portes ouvertes » à la maison centrale de Labé : le procureur contre les « conditions lamentables » des prisonniers

28 août 2021 à 19 07 53 08538
Patrice Koma Koivogui, substitut du procureur près le tribunal de première instance de Labé

Dans la matinée de ce samedi, 28 août 2021, le parquet du tribunal de première instance de Labé a organisé une « journée portes ouvertes » à la maison centrale de Labé. Cette journée, organisée à l’intention des autorités administratives et sécuritaires et des journalistes locaux, vise à montrer l’état actuel de cette maison carcérale et exposer aux yeux de tous les conditions de détention des prisonniers qui y vivent. Et, à cette occasion, le substitut du procureur de la république près le tribunal de première instance de Labé, Patrice Koma Koivogui, a pointé du doigt le surpeuplement de cette prison et les « conditions lamentables » dans lesquelles vivent les détenus entachés comme des sardines dans les cellules, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Au moment où les évasions de prisonniers sont récurrentes dans le pays, cette « journée portes ouvertes » à la maison centrale de Labé ressemble beaucoup plus à une mission d’inspection. Mais, pour le substitut du procureur de la république près le tribunal de première instance de Labé, cette initiative vise à permettre aux citoyens de s’enquérir des conditions de vie des détenus. Des conditions de vie difficile qu’il n’a pas manqué de dénoncer devant les autorités administratives et sécuritaires qui étaient présentes à ses côtés.

« Ce n’est pas tout le monde qui a le courage de venir visiter la prison. Mais, si aujourd’hui je vois ici un afflux massif, je me rends compte une fois de plus que les détenus que nous avons à gérer ici ne sont pas des oubliés. Ceci étant,  nous avons initié cette journée dans le but de permettre à tous ceux qui bénéficient d’une certaine voix et d’une certaine autorité au niveau de notre cité de venir s’enquérir des conditions de vie de nos détenus, histoire de leur permettre d’être pour nous des témoins auprès des autres qui n’ont pas eu le temps ou la chance de venir visiter cette maison. Le constat révèle aujourd’hui qu’il y a une surpopulation carcérale totale ici. Et, cela est due au fait que cette prison reçoit pratiquement les détenus des préfectures de Tougué, Lelouma, Pita, Koubia et Labé. Et, ce qui peut découler de cette surpopulation, généralement, ce sont les tentatives d’évasion et des révoltes. Vous même, vous avez constaté de vos yeux combien de fois les gens sont entassés dans les violons et dans quelles conditions ces gens là vivent. On peut dire que c’est des conditions lamentables », a indiqué Patrice Koma Koivogui.

A en croire le substitut du procureur de la république près le tribunal de première instance de Labé, le gouverneur de région, Madifing Diané, a promis de s’investir pour aider la maison centrale à obtenir des produits pharmaceutiques pour une bonne prise en charge des détenus. Des détenus dont au moins quatre souffrent à date de diverses maladies.

« Nous avons eu des promesses de la part du gouverneur qui a promis de s’investir pour obtenir des produits médicaux auprès des autorités sanitaires ; et, nous allons saisir également cette opportunité pour qu’on puisse faire les demandes à temps pour que la maison centrale soit suffisamment approvisionnés en produits pour ces détenus. Car, au jour d’aujourd’hui, il y a 04 ou 05 détenus qui sont malades et qui souffrent de diverses maladies », a dit Patrice Koma Koivogui.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Examens de sortie : 88,17% des candidats sont admis à l’ENPT de Kipé

28 août 2021 à 19 07 44 08448

Publiés hier (vendredi 27 août 2021), les résultats des examens de sortie, session 2021, ont été accueillis avec satisfaction à l’Ecole nationale des postes et télécommunications (ENPT) de Kipé.

En effet, cette institution d’enseignement technique et professionnel a enregistré un taux de réussite global de 88,17%. C’est le directeur de l’école qui l’a annoncé dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce samedi 28 août.

« Notre école a eu un pourcentage de 88,17%. Les cinq filières du BTS ont fait 100% de réussite et la filière du BEP a fait 80% de réussite. Ce sont les deux réunis qui font la moyenne de 88,17% », a indiqué Mamadou Cellou Souaré, qui se dit satisfait de ces résultats.

« Je suis très satisfait. Parce que quand on fait des résultats qui sont positifs, près de 90%, on ne peut qu’être satisfait vis-à-vis des enseignants et des apprenants. Je rappelle d’ailleurs que depuis quatre ans presque, nous faisons 100% aux examens de sortie », a dit le directeur de l’ENPT de Kipé.

A noter que l’Ecole nationale des postes et télécommunications (ENPT) forme des techniciens en BTS radio, en transmission, commutation-réseaux, maintenance informatique et en informatique industrielle, entre autres.

Mariame Diallo pour Guineematin.com

Lire

Kankan : la famille du préfet de Kérouané, victime d’incendie

28 août 2021 à 19 07 22 08228

Un incendie s’est produit dans l’après-midi de ce samedi, 28 août 2021, dans la famille de l’actuel préfet de Kérouané, Sory Sanoh, au quartier Gare, dans la commune urbaine de Kankan. Un feu d’origine inconnue s’est déclaré dans une maison de 4 chambres et un salon, faisant d’importants dégâts matériels, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Sékou Sanoh, membre de la famille victime

Lorsque l’incendie a eu lieu, Sékou Sanoh, membre de la famille victime, se trouvait non loin de chez lui. Il a été alerté par la fumée qui se dégageait de la maison. « Je prenais une tasse de café noir dans un bar à côté de chez nous, lorsqu’un ami m’a interpellé sur la fumée qui se dégageait de notre maison. J’ai immédiatement couru pour venir informer les autres. Et lorsque je suis arrivé au niveau de la fenêtre, je ne pouvais pas voir l’intérieur de la maison, à cause de la fumée.

J’ai ensuite crié et la femme du préfet de Kérouané, Hadja M’Balou, est venue aussi. Mais on ne pouvait rien faire, parce que la fumée avait envahi toute la maison, jusqu’au salon. Donc, tout le contenu de la maison a été consumé », a regretté le jeune homme, tout en s’interrogeant sur l’origine de cet incendie. « C’est seul Dieu qui connaît l’origine de cet incendie. Parce qu’il n’y avait pas de courant, ni de feu allumé dans la maison ».

Aboubacar Condé, chef du quartier Gare

Une situation jugée inquiétante par le chef du quartier Gare, qui appelle les autorités à venir en aide à la famille victime. « J’étais à mon atelier de couture lorsqu’on m’a informé. Quand je suis arrivé ici, j’ai trouvé que les jeunes étaient mobilisés pour éteindre le feu, ils avaient percé les tôles pour permettre aux flammes de sortir. Pour l’instant, personne ne connaît l’origine du feu, on a essayé de comprendre, mais en vain. C’est inquiétant. Je demande aux autorités de venir en aide à cette famille qui a tout perdu », a lancé Aboubacar Condé.

A noter que les sapeurs-pompiers sont intervenus, mais ils n’ont rien pu sauver. Car, non seulement ils sont arrivés en retard (ils sont été appelés tardivement) mais aussi leur camion-citerne n’avait pas suffisamment d’eau pour éteindre le feu.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Guinée : le secteur de l’immobilier s’organise pour mieux lutter contre le blanchiment d’argent

28 août 2021 à 19 07 11 08118

En Guinée, la cherté du loyer, ainsi que les arnaques dans le secteur de l’immobilier sont devenues un véritable casse-tête pour les citoyens. Une situation qui se caractérise souvent par l’absence des textes réglementaires dans le secteur. C’est pourquoi, le projet ONAPI (Organisation Nationale des Professionnels de l’Immobilier) a tenu une assemblée générale constitutive ce samedi 28 août 2021. L’objectif visé est la mise en place d’une structure devant lutter contre le blanchiment de capitaux et l’anarchie qui règne dans le secteur, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre.

Grâce à un appui financier d’OSIWA, des professionnels de l’immobilier se mobilisent contre le blanchiment de capitaux issus de la corruption dans leur secteur.

Selon Oumar Kanah Diallo, président de l’Association Guinéenne pour la Transparence (AGT), l’objectif est de doter les agences immobilières des textes  réglementaires, validés par l’ensemble des membres initiateurs et une structure représentative capable de mettre en œuvre les politiques liées à son fonctionnement. Cette rencontre vise également à mettre en œuvre le processus de conformité suivant les normes nationales et internationales relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux. 

Oumar Kanah Diallo, président de l’Association Guinéenne pour la Transparence (AGT)

« Cette cérémonie qui nous réunit vise à outiller les professionnels de l’immobilier pour que les criminels financiers n’utilisent pas cette profession pour blanchir les fonds issus de la corruption et de ses corolaires », a-t-il dit dans son discours.

À en croire Amadou Négué Diallo, le porteur du projet, l’ONAPI a déjà mené (depuis la fin 2019 et toute l’année 2020) plusieurs activités dans le but de réglementer le secteur immobilier en Guinée. 

Amadou Négué Diallo, porteur du projet ONAPI

« Vous conviendrez avec moi que le secteur immobilier est un secteur très vulnérable, surtout dans le cadre du blanchiment des capitaux », dit-il, ajoutant qu’il y a également beaucoup d’arnaque dans ce secteur. 

« Donc, nous nous sommes dit qu’il faut lutter contre ces phénomènes. À l’avenir, nous ferons en sorte que l’Etat puisse construire des logements sociaux et nous partirons au niveau des propriétaires des biens immobiliers pour mener des campagnes de sensibilisation afin qu’ils comprennent l’objectif du projet », a-t-il promis.   

Président la rencontre, le président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), Koly Mara est revenu sur l’importance de l’immobilier dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. 

Koly Mara, président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF)

« L’évaluation nationale des risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme a conclu que le secteur immobilier était le secteur le plus exposé à cette pratique. Il est exposé en termes de menace parce que les criminels financiers ont la propension à venir investir au niveau des immobiliers, acheter des propriétés foncières, construire des immeubles avec de l’argent sale. Avec ça, c’est plus facile de blanchir… C’est pourquoi, la mise en place d’une organisation faîtière est la meilleure façon de se protéger contre ces criminels financiers », a-t-il expliqué.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Taxe superficiaire de l’AMC : « à Koumbia, l’argent versé ne sert pas les localités impactées »

28 août 2021 à 16 04 25 08258
Ibrahima Sambégou Camara, président du Comité de concertation locale minière de Koumbia

« En dix ans, dire que les neuf districts ont eu trois (3) postes de santé et deux (2) écoles de trois salles de classe pour plus de cinq milliards de francs guinéens (puisque rien que pour l’AMC, les montants cumulés font plus de cinq milliards de francs), on ne comprend pas où vont tous ces montants ? En tous les cas, contrairement au Code minier et aux instructions des autorités régionales et préfectorales, les localités impactées ne bénéficient pas des taxes superficiaires comme il se doit. En ma qualité de Conseiller communautaire, je suis contre cela. C’est du détournement…», a notamment dénoncé monsieur Ibrahima Sambégou Camara, dit Doss, lors d’une interview accordée à un journaliste de Guineematin.com qui était à Koumbia.

Le Président du Comité de concertation locale minière (CCLM) de Koumbia s’oppose donc catégorique à la mauvaise utilisation de l’argent versé par les sociétés minières, notamment l’AMC, dans le cadre de la taxe superficiaire, pour le compte des communautés impactées. 

« L’AMC donne beaucoup d’argent aux deux communes impactées (Wendou M’Bour et Koumbia). Cette année par exemple, c’est plus d’un milliard de francs qui a été versé aux deux communes, le 26 juillet 2021. Et, Koumbia a bénéficié de plus de six cent millions de francs. La CBG également verse des taxes. Mais, ce qu’il faut déplorer, c’est qu’à Koumbia, l’argent versé ne sert pas aux localités impactées… Normalement, quand vous enlevez les parts de la préfecture, de la sous-préfecture et du fonctionnement de la mairie, pour environ 20% du montant versé, le reste devrait servir à financer des actions de développement dans les localités impactées. Mais, pour le moment, ce qui est insignifiant », fulmine Doss Camara.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le décryptage de cette interview :

Ibrahima Sambégou Camara, président du Comité de concertation locale minière de Koumbia

Guineematin.com : Dites-nous, c’est quoi le CCLM et comment il est constitué ?

Ibrahima Sambégou Camara : le gouvernement et les principaux acteurs impliqués ont constaté que partout où il y a les mines, il y a des problèmes avec les communautés impactées. Pour apporter des solutions, ils ont décidé d’installer partout où il y a l’exploitation minière ou en vue, un Comité de concertation locale minière impliquant l’ensemble des parties pour prévenir et éviter les crises. Chaque Bureau est composé de 30 membres administré par un exécutif de 9 personnes et ce Bureau est dirigé par un Président. A Koumbia, c’est moi qui suis le Président depuis 2016. Dans le CCLM, vous avez entre autres le Kalif de la localité, deux femmes, deux jeunes, des élus locaux, deux représentants des ressortissants (en l’occurrence Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, actuel maire de Koumbia, et Monsieur Dansa Kanté, ancien Gouverneur de région de Boké). Moi, je viens de la société civile, à travers l’ONG Lopotia. Depuis notre élection, nous avons bénéficié de plusieurs séances de formations et d’échanges liées aux activités minières dans  notre pays.

Guineematin.com : quel est le rôle du CCLM dans une localité ?

Ibrahima Sambégou Camara : le CCLM sert de croit de transmission entre les communautés et les sociétés minières pour prévenir et éviter les crises  qui pourraient impacter le bon fonctionnement des activités minières dans les différentes localités. En cas de problème à la base, les populations doivent passer par le CCLM et éviter de se faire justice et les compagnies minières également doivent être à l’écoute du CCLM pour apporter des réponses aux préoccupations légales et légitimes des communautés impactées. C’est ça le souhait du gouvernement.

Guineematin.com : depuis un certain nombre d’années, Koumbia est devenu une zone minière même si l’exploitation n’a pas encore commencé. Parlez-nous de la situation de ces sociétés dans cette commune rurale ?

Ibrahima Sambégou Camara : actuellement, la commune rurale de Koumbia enregistre la présence de dix sociétés minières. Mais, pour le moment, c’est l’AMC et la CBG qui s’investissent sur le terrain. Mais les autres aussi donnent des taxes. Depuis l’arrivée du Pr Alpha Condé au pouvoir, les sociétés minières versent des taxes superficiaires à nos localités. Depuis dix ans, les communes de Wendou M’Bour et Koumbia reçoivent des taxes pour le développement des localités impactées.

Guineematin.com : ces sociétés versent combien à la commune de Koumbia ?

Ibrahima Sambégou Camara : ce que nous savons, l’AMC donne beaucoup d’argent aux deux communes impactées. Cette année par exemple, c’est plus d’un milliard de francs qui a été versé aux deux communes, le 26 juillet 2021. Et Koumbia a bénéficié de plus de six cent millions de francs. La CBG également verse des taxes. Mais ce qu’il faut déplorer, c’est qu’à Koumbia, l’argent versé ne sert pas aux localités impactées. Ici, une fois que la remise est faite publiquement, l’argent destiné au développement des localités impactées n’est investi qu’au centre. Normalement, quand vous enlevez les parts de la préfecture, de la sous-préfecture et du fonctionnement de la mairie, pour environ 20% du montant versé, le reste devrait servir à financer des actions de développement dans les localités impactées. Mais, pour le moment, ce qui est fait est peu, voire insignifiant.

Guineematin.com : quels sont les districts impactés par l’AMC et qu’est-ce qu’ils ont bénéficié de la taxe versée par cette société depuis 2010 ?

Ibrahima Sambégou Camara : vous avez en tout, neuf districts qui sont impactés par cette société minière. Ce sont Madina-guilédji, Kémbéra, Madina-Bowé, Péti, Béssilé, Bhouli, Nétéré, Taguira et Guidali. Depuis 2010, les réalisations issues de la taxe de l’AMC, se résument à un poste de santé à Péti, à Sinta pont, à Kembéra, soit en tout trois postes de santé pour les 9 districts), une école de trois classes à Taguira et une autre école de trois salles de classe à Sinta Pont (dans le district de Guidali). Par rapport aux montants versés, vous verrez que ce n’est pas grand-chose. En dix ans, dire que les neuf districts ont gagné 3 postes de santé et deux écoles de trois salles de classe pour plus de cinq milliards de francs. Puisque rien que pour l’AMC, les montants cumulés font plus de cinq milliards de francs. Où vont tous ces montants ? En tous les cas et contrairement au Code minier, aux instructions des autorités régionales et préfectorales, les localités impactées ne bénéficient pas des taxes superficiaires comme il se doit. En ma qualité de Conseiller communautaire, je suis contre cela. C’est injuste, c’est du détournement d’objectif.

Guineematin.com : maintenant, qu’est-ce que vous comptez faire ?

Ibrahima Sambégou Camara : je suis réconforté. Puisque les autorités à tous les niveaux sont unanimes qu’il faut que l’argent payé soit utilisé dans les localités impactées, je demande au gouvernement de nous appuyer dans ce sens. Pour le moment ce n’est pas le cas à Koumbia.

Guineematin.com : vous êtes vous-mêmes un des ressortissants de ces localités impactées, n’est-ce pas ?

Ibrahima Sambégou Camara : bien sûr, je suis du District de Péti. Avant, cette localité était toujours connue pour ses gloires. Péti était toujours premier devant tous les autres districts de Gaoual du temps du PDG, le premier régime guinéen. Mais actuellement, vous voyez que ces districts sont oubliés et négligés.

Guineematin.com : si ces localités sont oubliées, c’est la faute à qui ?

Ibrahima Sambégou Camara : c’est la faute à la Commune, voire de tous les Conseillers. Si non l’argent versé pour le développement socioéconomique de ces localités devrait leur être donné.

Guineematin.com : et qu’allez-vous faire maintenant pour corriger cela ?

Ibrahima Sambégou Camara : nous allons nous retrouver pour trouver une solution très rapidement. Nous allons exiger que l’argent reçu soit investi vers le Bowé. Je vais demander aux populations de ces districts impactés d’être mobilisées pour réclamer leur droit. Et nous demandons aux autorités concernées de respecter les lois de notre pays, notamment le Code minier. Le CCLM se chargera de sa mission jusqu’au bout pour le bien de tous afin que cette injustice cesse. Et je peux vous assurer, une fois que cette prise de conscience est faite, rien ne se fera plus comme avant et les gens seront rétablis dans leur droit comme le veut la loi.

Interview réalisée par Abdallah BALDE pour Guineematin.com 

Tél : 628 08 98 45

Lire

Résultats des examens de sortie : l’ENI de Kankan affiche 100% au préscolaire

28 août 2021 à 16 04 23 08238
image d’archive

Les résultats des examens de sortie, session 2021, ont été rendus publics hier vendredi, 27 août 2021, même si c’est seulement cet après-midi qu’on n’y a eu accès. À l’Ecole Normale d’Instituteurs (ENI) de Kankan, candidats et encadreurs se frottent les mains.

Selon une source proche de l’ENI de Kankan qui a été contactée par un journaliste de Guineematin.com ce samedi, c’est ouf de soulagement qui règne dans cet établissement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. 

« A l’ENI de Kankan, nous avons eu au préscolaire 45 admis dont 38 femmes sur les 45 candidats présentés ; soit un taux d’admis de 100%. Au niveau de l’Enseignement général, nous avons obtenu 222 admis sur 255 candidats présentés ; soit 87,05% de réussite », a indiqué notre source.

À rappeler que pour cette année, ces examens se sont déroulés du 9 au 27 juillet 2021, conformément au calendrier établi par le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. Et, ces examens concernaient les apprenants en fin de cycle.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Examens de sortie : 91,85 % de réussite à Labé

28 août 2021 à 16 04 22 08228

La région de Labé a connu un grand succès aux examens de sortie session 2021. Le taux de réussite global est de 91,85 % dans cette partie du pays, qui avait 10 écoles d’enseignement technique et professionnel ayant présenté des candidats à ces examens de fin de cycle. Un résultat jugé très satisfaisant par l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« Les statistiques au niveau de la région administrative de Labé sont satisfaisantes, en ce sens que nous avons réalisé un score où le taux global de réussite est de 91,85 %. Donc, on peut s’en féliciter et dire que l’examen de sortie session 2021 s’est passé dans de meilleures conditions du côté de Labé. Dans ce pourcentage global, la part des dames est très importante. Car sur les 1033 candidates, il y a eu 923 admises, soit 89,35%. Je crois que c’est un motif de réel satisfaction », a réagi Souleymane Mara.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les statistiques par école fournies par l’inspection régionale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Labé :

Souleymane Mara

Dara Etoile Labé (ATS : 25 admis sur 26 candidats ; infirmiers d’État : 184 admis sur 193 candidats ; sages-femmes : 55 admis sur 55 candidats ; comptabilité gestion : 8 amis sur 8 candidats).

École normale d’instituteurs (ENI) : 326 admis sur411 candidats.

Les Sauveurs (santé publique : 14 admis sur 14 candidats ; infirmiers d’État : 55 admis sur 56 candidats).

La Renaissance (infirmiers d’État : 51 admis sur 53 candidats ; sages-femmes : 22 admis sur 22 candidats).

École des soins de santé communautaire (ATS : 383 admis sur 395 candidats).

Amadou Dieng (infirmiers d’État : 35 admis sur 38 candidats ; assistants pharmacie, 17 admis sur 17 candidats ; électricité bâtiment : 4 admis sur 4 candidats ; banque et assurances : 12 admis sur 12 candidats ; informatique gestion : 18 admis sur 20 candidats ; comptabilité gestion : ils sont 14 sont admis).

École supérieure des sages-femmes Mamadou Kaba Bah (61 admis sur 61 candidats).

 Arkam (infirmiers d’État : 31 admis sur 33 candidats ; comptabilité gestion : 29 admis sur 31 candidats).

CFP de Labé (mécanique auto : 13 admis sur 13 candidats ; chaudronnerie : 8 admis sur 9 candidats).

APC (menuiserie : 7 admis sur 8 candidats ; plomberie : 48 admis sur 55 candidats ; maçonnerie : 3 admis sur 3 candidats ; électricité : 80 admis sur 90 candidats).

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Siguiri : un chasseur tue son ami, qu’il aurait confondu à un gibier

28 août 2021 à 15 03 25 08258
image d’archive

Le drame s’est produit dans la nuit du jeudi au vendredi, 27 août 2021, à Mankitin, un district relevant de la sous-préfecture de Didi, dans la préfecture de Siguiri. Mory Konaté a ouvert accidentellement le feu sur son ami Sékou Sylla, avec qui il faisait la chasse et qui est décédé quelques minutes plus tard. Selon le président de la délégation spéciale de Didi, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, le chasseur aurait confondu son coéquipier à un gibier.

« Les deux sont des amis, ils ont l’habitude d’aller à la chasse ensemble. Cette nuit, quand ils sont partis en brousse, ils ont vu un gibier qu’ils ont réussi à abattre. Comme ils ont trouvé que c’est une femelle, ils ont dit que le mâle ne doit pas être loin, parce que généralement, les deux se promènent ensemble. C’est ainsi qu’ils ont décidé de se disperser pour monter une embuscade contre le mâle.

Habituellement, les deux chasseurs se reconnaissent à travers leurs torches, mais la torche de Sékou Sylla a lâché. Et lorsque Mory Konaté a vu les mouvements de son ami, il aurait pensé que c’est le gibier qu’ils cherchaient. C’est ainsi qu’il a tiré sur lui. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’il a tiré sur son ami, il l’a pris pour l’emmener à l’hôpital. Malheureusement, il a rendu l’âme en cours de route », a expliqué Lamine Camara, président de la délégation spéciale de Didi.

Le lendemain matin, Mory Konaté s’est rendu à la brigade de gendarmerie de Didi, où il a déclaré son acte. Le a été arrêté et placé en garde à vue. Quant à la victime, Sékou Sylla, il a été inhumé hier, vendredi, à Didi.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com 

Lire

Évasion de prisonniers à Kindia : « ils se sont servis d’une scie pour scier un antivol »

28 août 2021 à 15 03 19 08198

On en sait un peu plus sur les circonstances de l’évasion de prisonniers qui a eu lieu la nuit dernière (du vendredi au samedi 28 août 2021) à la maison centrale de Kindia. Ils ont utilisé une scie pour couper un antivol et sortir de leur cellule, a appris Guineematin.com à travers ses correspondants basés à Kindia.

« Ils se sont servis d’une scie pour scier un antivol de la Cale B5. Les dix prisonniers ont tous réussi à sortir mais les gardes ont appréhendé deux d’entre eux. Et, Fodé Touré, prisonnier condamné à deux ans d’emprisonnement à Forécariah pour abus de confiance portant sur des numéraires et transféré à la maison centrale de Kindia, a malheureusement reçu des balles qui ont conduit à sa mort sur place. Les sept qui ont disparu dans la nature restent encore introuvables », a indiqué Amadou Diallo, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia.

Le magistrat, qui s’est entretenu ce samedi matin avec le régisseur de la prison et les agents de la garde pénitentiaire, écarte l’hypothèse d’une complicité dans cette évasion. En revanche, Amadou Diallo pointe du doigt la négligence des responsables de la prison. « Il faut reconnaître que les agents de la garde pénitentiaire ont fourni des efforts, ils se sont battus comme un lion pour empêcher cette évasion. Mais, la négligence de la part des responsables de la maison de détention doit être signalée. Car en coupant un antivol avec une scie, on peut facilement entendre le bruit, surtout qu’il ne pleuvait pas », a dit le procureur de Kindia.

A rappeler que c’est à 3 heures du matin que cette évasion a eu lieu. Les deux détenus qui ont été ramenés en prison ont été rattrapés par les agents de la garde pénitentiaire à Séguéya, un district relevant de la commune urbaine de Kindia, qui est situé à plusieurs kilomètres de la prison.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé et Amadou Baïlo Batouala pour Guineematin.com

Lire

Général Boureima Condé : « Général Toto a rempli le contrat qui était le sien avec son peuple »

28 août 2021 à 13 01 37 08378

Comme annoncé précédemment, les funérailles du Général de division Mamadouba Toto Camara ont été organisées hier, vendredi 27 août 2021. À l’occasion de la cérémonie de levée du corps, à l’hôpital Sino-guinéen à Conakry, plusieurs amis, parents et anciens collaborateurs ont rendu un vibrant hommage à l’ancien numéro 2 de la junte militaire qui a réussi son coup d’État militaire du 23 décembre 2008. Pour le Général Boureima Condé, actuel ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, le défunt général a rempli sa part de contrat.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, les propos du général Boureima Condé :

Général Boureima Condé

Difficile mission qu’est celle de prononcer un discours sur la dépouille mortelle du Général Toto. L’oraison funèbre qui nous a été déroulée ici est suffisamment évocatrice du parcours de ce grand soldat de la nation. Vous vous doutez alors qu’aujourd’hui, mesdames et messieurs, son excellence le Pr Alpha Condé, président de la République et Chef de l’Etat, en jouissance de ses congés, le Premier ministre chef du gouvernement en déplacement, parce qu’endeuillé, le Premier ministre par intérim, tous joignent leurs voix à celle du peuple de Guinée pour présenter à la famille éplorée, leurs condoléances profondément attristées. Général Toto, nous l’avons connu sous les drapeaux. Ses camarades de promotion, la classe 63, la classe 64 fusionnée ici présents, garderont, tout comme le reste des soldats de l’armée guinéenne qui l’ont approché, un souvenir vivant de la force morale de ce grand officier, de son engagement pour la nation, mais aussi et surtout pour cette bienveillance qu’il a fait pour les uns et les autres. Général Toto a donc rempli le contrat qui était le sien avec son peuple, nul doute. Après un tel bilan, que la juste récompense ne lui soit réservée par la puissance divine. Nous prions Dieu alors pour que l’âme du Général Toto repose en paix.

C’est aussi l’occasion pour le gouvernement guinéen d’en appeler encore une fois à l’esprit de compréhension de nos compatriotes. Nous sommes dans un contexte sanitaire difficile et fortement éprouvant. Nous sommes ici dans un centre hospitalier où bon nombre de nos compatriotes sont sous les respiratoires ; car, ne l’oublions pas, la COVID-19 est de plus en plus présente dans notre pays avec son cortège de malheur. Imaginez, si nous n’étions pas dans un contexte sanitaire comme celui-là, c’est un grand symposium au palais du peuple qui aurait été réservé à la mémoire du Général Toto. C’est pour cette raison que les uns et les autres, nous devons savoir raison gardée. Quand les appels de la nation sont là pour le respect des mesures qui nous servent tous et qui nous desservent tous tant qu’elles ne sont pas observées.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

Lire

L’ADN d’un squelette trouvé en Indonésie révèle un groupe humain encore inconnu

28 août 2021 à 13 01 05 08058

« C’est la première fois que l’on fait état de la découverte d’ADN humain ancien dans la grande région des îles qui vont du continent asiatique à l’Australie », a indiqué vendredi à l’AFP Adam Brumm, archéologue à l’Université australienne Griffith, qui a co-dirigé ces recherches.

Jakarta, Indonésie | AFP : Des archéologues ont découvert le squelette vieux de 7.200 ans d’une chasseuse-cueilleuse en Indonésie qui provient d’un groupe humain encore jamais identifié ailleurs, selon un article publié dans le journal Nature.

Le squelette, relativement bien préservé, appartenait à une jeune femme de 17 à 18 ans, enterrée en position foetale dans la grotte de Leang Panninge, au Sud de l’île de Célèbes.

Il a été retrouvé au milieu d’artefacts identifiés comme toaléens, un groupe de chasseurs-cueilleurs de cette région de l’ère quaternaire. Il s’agit de la première découverte d’un squelette de ce groupe.

L’analyse de l’ADN de la chasseuse-cueilleuse a révélé qu’elle faisait partie d’un groupe de population relié aux Papous et aux Aborigènes d’Australie. Mais, son génome est aussi lié à une lignée humaine qui n’est pas connue ailleurs dans le monde.

L’étude publiée dans le journal Nature mercredi est une collaboration entre chercheurs internationaux et indonésiens, à la suite de fouilles qui ont débuté en 2015. 

« C’est la première fois que l’on fait état de la découverte d’ADN humain ancien dans la grande région des îles qui vont du continent asiatique à l’Australie », a indiqué vendredi à l’AFP Adam Brumm, archéologue à l’Université australienne Griffith, qui a co-dirigé ces recherches.

Cette zone, appelée Wallacea par les scientifiques, comprend les îles indonésiennes à l’Est de Bornéo jusqu’au Nord de la Nouvelle Guinée.

Les chercheurs considèrent cette découverte comme d’autant plus unique que les squelettes anciens se dégradent rapidement sous le climat tropical humide.

« C’est très rare de découvrir des restes d’ADN humain ancien sous les tropiques, c’est pourquoi c’est une découverte particulièrement heureuse », a noté Adam Brumm.

Cette étude remet en cause les théories précédentes sur le peuplement humain de la région.

« Cela montre à quel point nous comprenons encore peu de chose sur l’histoire des premiers humains dans les îles du Wallacea », a souligné l’archéologue.

AFP

Lire

Prélèvement de 5% sur les salaires : voici la position des professionnels de santé

28 août 2021 à 12 12 56 08568

La coalition nationale des professionnels de la santé (Conapros) a donné sa position sur le débat en cours autour du prélèvement de 5% des salaires des fonctionnaires guinéens. La structure s’est fait entendre à travers une conférence presse animée ce vendredi, 27 août 2021, à Conakry. Elle a salué l’initiative qu’elle trouve très importante pour les fonctionnaires, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Depuis l’annonce de l’entrée en vigueur des décisions relatives au prélèvement de 5% sur les salaires des fonctionnaires et 2% sur les pensions des retraités, le débat est houleux en Guinée. Des prélèvements qui s’inscrivent dans le cadre de l’opérationnalisation de l’institut national d’assurance-maladie obligatoire (INAMO) et de la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat (CNPSAE). Pendant que certaines organisations syndicales montent au créneau pour exprimer leur opposition à tout prélèvement sur les salaires des fonctionnaires, d’autres soutiennent cette mesure.

C’est le cas notamment de la coalition nationale des professionnels de la santé (Conapros). Selon le coordinateur de cette organisation, Dr Abdoulaye Kaba, le prépaiement est très important pour les fonctionnaires. Car, en cas de maladie, ils pourront se faire soigner sans difficultés. 

Dr. Abdoulaye Kaba, coordinateur national des professionnels de la santé

« Nous avons cherché à nous informer par rapport à la situation, et nous avons compris que l’objectif premier aujourd’hui de tous les pays du monde entier, c’est d’aller vers la couverture santé universelle. Et ça (le prélèvement de 5% sur les salaires des fonctionnaires, ndlr), c’est une étape très importante pour aller vers cette couverture. C’est vrai qu’aujourd’hui, il y a des fonctionnaires qui sont dans le système de santé qui ont bénéficié de ces avantages. Mais nous, au niveau de la coalition, on veut que tous les avantages se répercutent sur tous les professionnels de la santé, c’est-à-dire que tu sois fonctionnaire ou non. Et pour cela, le meilleur des mécanismes, c’est de faire en sorte que les mutuelles de santé émergent dans notre pays. Parce que ce sont les mutuelles de santé qui vont nous éviter de faire le paiement direct », a-t-il indiqué, avant de donner un exemple pour justifier l’importance de cette cotisation sociale.

« Imaginez que quelqu’un tombe malade, il va à l’hôpital pour se faire soigner, on lui dit de payer les examens, de payer ses médicaments, il peut payer plus que son salaire. Mais si par exemple il accepte son prépaiement direct sur son salaire, ça peut au moins diminuer à coup sûr  le coût de la prise en charge. Donc, nous, nous voulons que l’Etat nous accompagne  dans ce combat pour la mutualisation à outrance de la santé. Parce que cela est à l’avantage de la population », a dit Dr Kaba.

Présent à cette conférence de presse, le directeur national des ressources humaines au ministère de la santé a appuyé les explications des professionnels de santé. Dr Mamadou Faza Diallo a laissé entendre que le prélèvement de 5% sur les salaires est avantageux pour les fonctionnaires.

« Aujourd’hui, on dit que pour aller à la couverture santé universelle, dans tous les pays, il y a l’obligation de certains éléments qui sont : premièrement, c’est de promouvoir un accès équitable en supprimant les obstacles (les coûts), en supprimant les paiements directs.  La deuxième chose qu’il faut faire dans tous les pays, c’est rendre les prépaiements obligatoires. C’est-à-dire, lorsqu’on prélève 5%, si toi tu n’es pas traité, tu auras aidé quelqu’un d’autre à se faire traiter. Et l’ensemble de ces montants qui sont  prélevés sur ton salaire, c’est ce qui va t’aider toi aussi lorsque tu tombes malade, d’être pris en charge localement ou lorsque tu es en évacuation.

Le troisième élément, c’est de rendre indispensable la mutualisation des risques à grande échelle. Et je crois que c’est ce qui a été fait au niveau de l’Etat, la ventilation des 23% ou le fonctionnaire ne paye que 5% et l’Etat va prendre 18%. Quatrièmement, c’est de prendre en charge les frais de santé des personnes qui ne sont pas en mesures de contribuer », a dit ce responsable du ministère de la santé, ajoutant que le prépaiement « est un passage obligé pour réussir la couverture santé universelle ».

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620589527

Lire

Evasion à la prison de Kindia : un détenu tué et 7 autres en fuite

28 août 2021 à 11 11 00 08008

Une évasion a eu lieu la nuit dernière à la prison civile de Kindia. Sur les détenus qui sont sortis de la maison centrale, un a été tué et deux autres ont été rattrapés par la garde pénitentiaire. Les 7 autres ont réussi à s’enfuir.

Selon les informations confirmées au correspondant local de Guineematin.com, c’est à 3 heures du matin que 10 prisonniers se sont évadés de leur cellule, dans des circonstances que nous ignorons pour l’instant. Mais, dès après leur sortie, ils ont été pourchassés par la garde pénitentiaire. Les agents qui étaient de garde ont tiré plusieurs coups de feu, tuant un des fugitifs. Ils ont pu rattraper deux prisonniers ; mais, les sept autres ont réussi à s’échapper. Ces derniers sont jusque-là introuvables, nous dit-on.

Ce samedi matin, un important dispositif sécuritaire, composé de policiers, de gendarmes et de militaires, est visible autour de cette maison d’arrêt, située au quartier Sarakoléya, dans la commune urbaine de Kindia. Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia est également présent sur les lieux.

Nous y reviendrons !

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Lire

Kabinet Komara à la levée de corps du Général Toto : « On venait lui réciter le Coran… »

28 août 2021 à 8 08 20 08208

Comme annoncé précédemment, la levée de corps du Général de division Mamadouba Toto Camara a eu lieu hier, vendredi 27 août 2021, à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé, à Conakry. Plusieurs amis, parents, anciens collaborateurs et des personnalités publiques ont pris part à ce symposium pour rendre un dernier hommage à ce grand officier de l’armée guinéenne, décès des suites de maladie, le 23 août, à 76 ans. Et, à cette occasion, plusieurs personnalités, au nombre desquelles l’ancien Premier ministre Kabinet Komara, ont pris la parole pour témoigner les qualités de l’ancien ministre de la sécurité, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette cérémonie funéraire.

Devant cet aréopage de proches, parents, amis et décideurs d’aujourd’hui, l’ancien Premier ministre de la junte du capitaine Moussa Dadis Camara a loué le grand rôle que le Général Mamadouba Toto Camara aurait joué dans la guerre contre les rebelles qui ont agressé la Guinée dans les années 2000. Kabinet Komara a aussi parlé des valeurs d’un homme pieux, curieux, avide de connaissances et tolérant. Il est également revenu sur ce que ce fut les derniers instants de vie du Général Mamadouba Toto Camara.

Guineematin.com vous a décrypté pour vous les propos de l’ancien Premier ministre Kabinet Komara :

Lansana Komara, ancien Premier ministre de la junte militaire du CNDD dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara

Si je prends la parole, ce n’est pas pour le plaisir. Mais, c’est parce que l’occasion est bonne pour faire quatre témoignages. Le premier est au titre de citoyen guinéen, le deuxième au titre de collaborateur, le troisième au titre d’intellectuel et le quatrième au titre religieux.

Au titre de citoyen guinéen, je voudrais ici reconnaître toute la valeur et la force de l’armée guinéenne et le rôle que le Général Toto a joué en 2001 pour bouter hors de notre pays les gens qui nous ont agressés à la frontière du côté de Guéckédou. Son rôle a été capital ; et, je voudrais le souligner et remercier toute l’armée guinéenne.

Le deuxième témoignage, en tant que collaborateur, j’étais Premier ministre dans ce gouvernement où il était le plus âgé, avec de jeunes officiers. Je peux vous dire, sur la foi de l’honneur, que nous avons traversé cette période sans trop de clashs. C’est parce que Toto a su se maîtriser. Il a su se mettre au-dessus des incompréhensions de ses jeunes frères, il a su comprendre que la nation devait être au-dessus de tout. Il faut le lui reconnaître. Sans son acceptation d’un certain nombre de situations difficiles, que d’autres n’auraient jamais supportées, il y aurait eu beaucoup de difficultés et même des attaques. Il me revient de témoigner et de le remercier au nom du gouvernement que j’ai eu à diriger, mais surtout au nom du peuple de Guinée que nous avons pu conduire.

Au titre d’intellectuel, je fais ici le témoignage que Toto est quelqu’un qui aimait absolument s’enrichir intellectuellement. Il recherchait tout ce qui était à lire, il était quelqu’un qui était curieux. Il a entrepris d’écrire un livre, il est passé me voir, dans les 10 derniers mois de sa vie, au moins 6 fois en me disant qu’il avait presque fini d’écrire son livre. Et, j’ai demandé à sa famille de récupérer les manuscrits pour que ça soit publié. Parce qu’il y tenait.

Enfin, je témoigne en tant que musulman. Nous sommes fondés de dire que grâce à ceci et grâce aux témoignages que nous allons faire, Dieu acceptera notre frère au paradis. Pourquoi ? Durant les derniers instants avant sa mort, le frère Donzo qui était là, il l’a appelé, il a dit : ‘’je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre, j’aimerais que régulièrement vous veniez réciter le Coran dans mes oreilles. Vous me récitez certains versets dans mes oreilles si je ne sais plus les prononcer’’. C’est important que vous le sachiez. C’est quelqu’un qui, après avoir passé toute cette vie, s’est dit je vais retourner à mon créateur. En ces moments difficiles, Donzo peut le témoigner et sa femme peut le témoigner. Régulièrement, on venait lui réciter le Coran pendant qu’il ne pouvait plus parler. Je prie Dieu qui lui a donné cette inspiration, qu’il l’accueille dans son paradis.

Je remercie le peuple de Guinée à travers cet aréopage de gens dignes, d’officiers, de militaires, de simples soldats qui ont donné la preuve de l’unité de notre pays dans lequel nous sommes tous unis dans le bonheur, mais aussi dans le malheur. Je remercie  tous ceux qui ont contribué, y compris le chef de l’État, et vous tous présents.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

Lire

Les cliniques clandestines menacées : « quiconque n’a pas d’agrément sera fermé »

28 août 2021 à 6 06 21 08218

Les cliniques clandestines sont dans le collimateur du ministère de la santé. Le département, par la voix de son directeur des ressources humaines, annonce que toutes les structures sanitaires qui sont installées sans agrément seront fermées. Dr Mamadou Faza Diallo a fait cette annonce au cours d’une conférence de presse par la coalition nationale des professionnels de la santé (Conapros) ce vendredi 27 août 2021, à Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce responsable du ministère de la santé a commencé par présenter la situation qui prévaut sur le terrain. Selon lui, il y a des cliniques privées qui sont agréées et qui évoluent dans les normes, d’autres qui sont agréées et qui ne respectent pas normes et d’autres qui fonctionnent sans agrément.

Dr Mamadou Faza Diallo, Directeur des ressources humaines du ministère de la santé

« Il y en a qui ont pris des agréments avec le ministère de la santé, avec les critères d’accompagnement : identifier le local, voir la spécialité et quelles sont les dimensions de prise en charge. Ça c’est une première étape des cliniques qui sont agréées et qui fonctionnent avec un certain nombre de normes.

Deuxième élément, il y a eu des gens qui ont  cherché à avoir un agrément avec le ministère de l’administration du territoire. Eux, ils signent un partenariat avec le ministère de la santé pour des cas de sensibilisation, de communication auprès de la population. Et ils profitent de ça pour installer des cliniques et finalement ils fonctionnent  par rapport à ça. Le troisième élément, il y en a qui n’ont aucun papier et qui s’installent comme ça », a indiqué Dr Mamadou Faza Diallo.

Le directeur des ressources humaines du ministère de santé reconnaît qu’il y a une véritable anarchie qui règne dans ce secteur. « Il faut reconnaitre qu’il y a une anarchie dans ça. Il y a des gens qui aménagent des chambrettes et ils disent que c’est des cliniques… C’est ici que vous voyez : clinique coréenne, clinique chinoise. Des gens qui s’installent n’importe comment et qui vous donnent 100 comprimés à prendre. C’est des choses comme ça qui existent, mais qui ne sont pas normales », a-t-il déploré, tout en assurant que son département travaille à mettre fin à cette situation.

« Désormais, on va prendre le taureau par les cornes. Quiconque est installé sans agrément sera fermé. Le ministère de la santé est dans cette démarche. On va faire l’assurance qualité tant au niveau du public qu’au niveau du privé. A l’heure où je vous parle, il y a les états généraux de la santé qui sont en cours au niveau des hôpitaux. Il y a un groupe qui s’occupe du secteur public et un autre qui s’occupe du secteur privé. C’est la même chose au niveau des laboratoires et des pharmacies. On va voir comment discipliner ce secteur pour  que les gens respectent les règles », a laissé entendre Dr Mamadou Faza Diallo.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620589527 

Lire