Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR) et membre de l’ANAD

Ces derniers jours, les anciens Premiers ministres, Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Lansana Kouyaté ont renoué le contact en vue de faire front commun contre le pouvoir d’Alpha Condé. Et, à travers ce rapprochement, certains observateurs de la vie politique guinéenne voient déjà la mort précipité de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) qui a fait front commun derrière Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG (le principal parti d’opposition en Guinée). Mais, pour Alpha Oumar Taran Diallo, le président du parti ADR (alliance démocratique pour le renouveau) et membre de l’ANAD, tout se passe pour le mieux au sein de l’ANAD.

Dans un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 31 août 2021, cet opposant au régime Alpha Condé a laissé entendre qu’il n’y a aucun risque d’explosion de l’ANAD, dans la mesure où c’est le consensus qui détermine la position à adopter. Il a d’ailleurs précisé que ce sont les partis membres de l’ANAD qui discutent avec les partis membres du FNDC.

« C’est vrai que cette question défraie la chronique au niveau de l’échiquier politique. Des gens parlent des risques d’explosion de l’ANAD à cause justement de ce rapprochement. Mais, je dirais qu’il n’y a aucun problème au sein de l’ANAD ; et, toute activité que nous menons, c’est après débat et lorsque le consensus se dégage. Pour ce qui est des leaders de ces partis politiques membres du FNDC, il y a effectivement des discussions en cours. Lorsqu’on a été approché par les médiateurs, il y a eu une réunion au sein de l’ANAD qui a mandaté le président de notre alliance, puisque comme vous le savez, depuis le 14 juillet passé, on a mis en place un organigramme. Donc, ils se sont rencontrés. Il y a eu des discussions et on est parvenu à un accord pour tout ce qui est des actions communes qu’on peut mener ensemble. On va le faire et la signature se fera à un moment où on informera le public. Mais, encore une fois, il n’y a pas de divergence au sein de l’ANAD et ce n’est pas l’UFDG qui a été approchée ; mais les partis membres de l’ANAD qui discutent avec les partis membres du FNDC », a expliqué Alpha Oumar Taran Diallo.

Selon le président de l’ADR, en cas d’accord avec les partis du FNDC, ce n’est pas le président l’ANAD seulement qui va signer. Mais, chaque parti va s’engager individuellement.

« Le protocole stipule que c’est les partis politiques membres  de l’ANAD et ceux du FNDC qui établissent un protocole d’accord de collaboration. Donc, je ne vois pas comment est-ce que le président de l’ANAD seul pourrait signer, puisqu’à l’ANAD il n’y a pas que les partis politiques. Il y a des mouvements sociaux dedans, des associations et plein de groupements. Certes il y a les partis politiques ; mais, il y a ces organisations. C’est comme au sein du FNDC où vous avez des structures de la société civile et des partis politiques. Et, puisque les éléments sur lesquels nous sommes tombés d’accord, à savoir : lutter contre la délinquance électorale, la violation des droits humains pour la libération des détenus politiques, concernent beaucoup plus les partis politiques, c’est ce qui fait que nous nous sommes engagés dans cette discussion. Maintenant, chaque parti est souverain et indépendant, chacun va s’engager », a précisé Taran Diallo.

Par ailleurs, le leader de l’ADR a indiqué que dans ce rapprochement avec les partis du FNDC, il est prévu la mise en place d’un protocole d’accord de partenariat pour des actions ponctuelles que les acteurs mettront en commun. « En fait, ce qui nous unis, ce qu’on a en commun, on mutualise nos efforts pour mener ces activités-là et de façon ponctuelle ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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