Massacres du 28 septembre 2009 : les parents des victimes toujours dans l’expectative !

30 septembre 2021 à 20 08 34 09349
Ibrahima Sory Diallo, dit Dbeck

Le 28 septembre 2009, des éléments de la garde présidentielle du capitaine Moussa Dadis Camara, des gendarmes et policiers drogués et dopés massacraient plus de 150 militants de l’opposition et commettaient des actes de viol sur plus 100 femmes venues manifestées en ce mémorable Jour de l’histoire de la Guinée, contre les velléités du chef de la junte à saborder la Transition par une tentation de pouvoir qui le gagnait.

Le monde entier était stupéfait face à un tel drame, un tel crime perpétré par des militaires guinéens sur leurs compatriotes en plein 21 siècle, en pleine journée et sur une place si publique que le stade du 28 septembre portant le nom du plus grand jour historique de la Guinée, malheureusement ensanglanté et prostitué par ces atrocités qualifiées de crimes contre l’humanité.

Mais, 12 ans après, le procès des présumés coupables n’a toujours pas lieu

Bien des guinéens s’inquiètent sur l’avenir de ce dossier des massacres du 28 septembre 2009. Surtout lorsqu’on sait que l’ex président Alpha Condé a traîné ce dossier dans la boue, voulant empêcher que des militaires, gendarmes et policiers probablement proches de lui ne soient trimballés devant la justice.

L’ex ministre de la justice, garde des sceaux, Maître Cheick Sacko avait promis aux guinéens et à la communauté internationale d’organiser ce procès à la Cour d’Appel de Conakry, mais il en a été empêché par des intérêts en jeu.

L’ancien ministre avait même été menacé de représailles s’il s’entêtait à traduire les accusés devant la justice. Cet homme qui avait dans ses projets la réhabilitation de la justice en Guinée, la construction de la prison civile à Yorokoguia, la construction du nouveau siège du ministère de la justice, a fini par abandonner ce lourd dossier qui devenait de plus en plus complexe.

L’on a aisément compris dès lors, à l’époque, que le procès des massacres et viols du 28 septembre 2009, n’allait jamais avoir lieu aussi longtemps que l’ancien tyran guinéen restera au pouvoir.

Alpha Condé avait un pied sur le dossier pour des raisons inavouées.

Sinon, comment expliquer l’arrestation à Dakar du lieutenant Toumba Diakité, ancien garde du corps du capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte à l’époque, puis transféré à Conakry pour faciliter la tenue du procès et l’inculpation de plusieurs militaires et civils impliqués dans ces massacres par un pool des juges, et que l’affaire reste toujours en l’état, sans que nul ne soit inquiété ou jugé ?

En réalité, Alpha Condé était l’obstacle et farouchement opposé à la tenue de ces assises judiciaires à Conakry et cela depuis son élection truquée à la tête de la Guinée en décembre 2010. Soit plus d’un an après les massacres du 28 septembre 2009.

Mieux, Alpha Condé a piétiné et saboté la poursuite des inculpés par la CPI ( Cour pénale internationale) pour des raisons qui lui sont propres. Malgré l’assistance technique, logistique et financière que l’Union européenne était disposée à mettre à la disposition de la Guinée pour la bonne tenue du procès à Conakry.

Douze après ces massacres et viols, les victimes regroupées en association, attendent toujours d’être rétablies dans leurs droits.

Elles ont frappé à toutes les bonnes portes, pour que justice soit faite, mais en vain.

A l’avènement du CNRD au pouvoir en Guinée, nous osons croire que le Colonel Mamadi Doumbouya va enfin se saisir de ce dossier criminel pour tenir le procès des inculpés dont certains occupaient ou occupent toujours de hautes fonctions dans l’administration publique.

12 ans après les faits, et pour la première fois, une haute Autorité Guinéenne, en l’occurrence le colonel Mamadi Doumbouya a fait le déplacement le 28 septembre 2021 du stade, au lieu des crimes pour rendre hommage et s’incliner devant la mémoire des victimes dont les traces systématiquement effacées par des dignitaires sans aucune sépulture digne d’un être humain.

Cette visite symbolique du Président du CNRD au stade a redonné espoir aux parents des victimes et des rescapés qui n’aspirent qu’à une seule chose : que justice soit enfin rendue dans ce dossier criminel

Ibrahima Sory Diallo Dbeck


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Pépé Balamou (SNE): « nous voulons que la rentrée scolaire ait lieu au mois d’octobre »

30 septembre 2021 à 18 06 40 09409
Michel Pépé Balamou, Secrétaire général du syndicat national de l’éducation (SNE)

Quand est-ce que la rentrée scolaire 2021-2022 aura lieu ? La question revient avec insistance ces derniers jours au sein de l’opinion publique guinéenne. En effet, aucune date n’a été donnée jusque-là (le 30 septembre) pour la réouverture des classes, qui intervient habituellement, sauf cas de force majeur, le 3 octobre de chaque octobre. En plus des parents d’élèves, cette situation préoccupe aussi les syndicats de l’éducation. C’est le cas notamment du syndicat national de l’éducation (SNE), dirigé par Michel Pépé Balamou. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce jeudi 30 septembre 2021, le syndicaliste a émis le souhait que cette rentrée ait lieu au cours du mois d’octobre.

« Dans le souci constant de rentrer dans une année scolaire normale de neuf mois, pour éviter que les enfants ne composent pendant les périodes de grandes pluies et que les enseignants aient le temps de suivre des formations continues, de se reposer pour revenir pédagogiquement et académiquement en forme, le ministère de l’éducation nationale et les partenaires que nous sommes, en tant que syndicats, nous voulons que cette rentrée scolaire ait lieu au mois d’octobre », a déclaré Michel Pépé Balamou.

Après avoir échangé avec les autorités du ministère de l’éducation autour de la question, le secrétaire général du syndicat national de l’éducation indique que le département est tout à fait prêt pour la rentrée scolaire. Mais il y a quelques encore d’autres préalables, notamment d’ordre financier, à régler. « Au MENA, tous les travaux techniques sont déjà effectués. Tout ce qui est d’ordre technique et pédagogique est en place. Ce qui reste, ce sont les préalables, d’autant plus que si on veut qu’on aille à l’ouverture des classes, il faudrait qu’il y ait les conditions minimales, qui sont entre autres : les fournitures scolaires, le budget pour l’ouverture des classes.

Donc, il ne s’agit pas de faire rentrer les gens en classe pour les faire rentrer, mais il faudrait que si les gens rentrent, que les besoins primaires soient assurés au niveau de la conduite. Parce que vous ne pouvez pas faire rentrer les gens sans qu’il n’y ait une régulation de la rentrée, sans une supervision, sans un contrôle. Alors, tout cela demande des moyens, non seulement financiers, mais aussi didactiques et logistiques », a dit le syndicaliste, tout en se félicitant de savoir que la junte militaire au pouvoir est aussi préoccupée par la rentrée scolaire.

« Le président du CNRD a donné des instructions fermes aux secrétaires généraux du ministère de l’économie et des finances et du budget pour que tous les moyens soient mis à la disposition des trois ministères sectoriels de l’éducation, à savoir : le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, le ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Lorsque les garanties de mise à disponibilité des moyens seront là, un atelier préparatoire va avoir lieu et je crois à l’issue de cela, une date sera fixée de commun accord avec tous les partenaires et tous les acteurs de l’éducation pour que cette rentrée soit sécurisée et réussie pour le bonheur du système éducatif, mais aussi des parents d’élèves et des élèves guinéens », a dit Michel Pépé Balamou.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com 

Tél. : 622 67 36 81 

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Mamady Magassouba, DPE de Mamou : « nous avons un manque à gagner de 680 enseignants »

30 septembre 2021 à 16 04 24 09249

Alors que la rentrée scolaire doit intervenir dans les prochaines semaines, les autorités éducatives de Mamou font face à une grande préoccupation. En effet, cette préfecture a un déficit de 680 enseignants tant à l’élémentaire qu’au collège. Cette question était au centre d’une rencontre organisée hier, mercredi 29 septembre 2021, à la direction préfectorale de l’éducation, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville-carrefour. 

Même si la date de la rentrée scolaire n’est pas encore annoncée, les acteurs du système éducatif s’activent sur le terrain pour préparer la réouverture des classes. C’est dans ce cadre que le directeur préfectoral de l’éducation a réuni ce mercredi 29 septembre, les responsables du secteur éducatif de la préfecture pour échanger sur ces préparatifs.

Mamadi Magassouba, directeur préfectoral de l’éducation de Mamou

« Nous avons invité tous les responsables scolaires, c’est-à-dire les d’établissements publics et privés, les délégués scolaires de l’enseignement élémentaire (DSEE), les cadres de la DPE. Nous avons échangé sur les problèmes liés à l’ouverture des classes, notamment les préparatifs sur le plan pédagogique, sur le plan administratif et celui de l’assainissement des écoles et surtout, de la sécurité sanitaire », a indiqué Mamady Magassouba.

Parmi les points débattus au cours de cette rencontre, figure le manque d’enseignants. Une question qui préoccupe particulièrement la DPE de Mamou. « Nous manquons beaucoup d’enseignants. A l’école primaire publique, nous avons 395 écoles, 1468 salles de classe, 1519 groupes pédagogiques, 1141 enseignants disponibles. Donc, nous avons 547 enseignants manquants à ce niveau. Au niveau du secondaire (collèges et lycées), nous avons 33 écoles, 250 salles de classe, 223 groupes pédagogiques, 381 enseignants disponibles. Il nous manque 133 professeurs tant au niveau des collèges qu’au niveau des lycées », souligne le directeur préfectoral de l’éducation.

Comment réduire l’impact de ce manque d’enseignants ? Face à cette question, les autorités éducatives ont décidé de procéder à une rotation des professeurs au niveau du secondaire. « Avec cette situation, il va falloir faire une gestion saine de ces effectifs-là. Nous devons voir comment les utiliser judicieusement, afin de diminuer le grand manque à gagner. C’est dans ce cadre que nous avons décidé de mettre les gens à cheval non seulement dans la commune urbaine mais aussi dans les communes rurales. 

Il n’est pas dit que quelqu’un va enseigner à Téguéréya le matin et être à Soyah le soir, non. Mais si l’année scolaire est de six mois par exemple, il va faire trois mois d’un côté et trois mois de l’autre, en lui donnant le maximum de charge. On peut résoudre temporairement le problème comme ça sur le plan du secondaire », estime Mamady Magassouba, qui appelle également à la contribution de l’association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE).

« Alors, il va falloir que les APEAP, comme d’habitude, se remobilisent pour diminuer le déficit d’enseignants. Nous les félicitons pour ce qu’ils ont déjà fait, parce que les enseignants communautaires sont pris en charge par les communautés, et nous leur demandons de continuer dans ce sens jusqu’au jour où l’Etat nous enverra suffisamment d’enseignants », a lancé le directeur préfectoral de l’éducation de Mamou.

 De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

 Tel: 625698919/657343939

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Prestation de serment du colonel Mamadi Doumbouya : la journée du 1er octobre déclarée fériée

30 septembre 2021 à 16 04 03 09039
Colonel Mamadi Doumbouya

Il n’y a pas de travail demain, vendredi 1er octobre 2021. Cette journée est déclarée fériée, chômée et payée sur l’ensemble du territoire national, en raison de la cérémonie de prestation du président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya.

C’est le secrétaire général du ministère de la Fonction publique et du travail qui a annoncé la nouvelle dans un communiqué publié ce jeudi, communiqué que Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous.

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Le préfet de Siguiri aux cadres de sa juridiction : « oubliez les rancunes, abandonnez les clans »

30 septembre 2021 à 15 03 40 09409
Colonel Mamady Condé, nouveau préfet de Siguiri

Le nouveau préfet de Siguiri a rencontré hier, mercredi 29 septembre 2021, les cadres de sa juridiction. Une rencontre de prise de contact qui intervient trois semaines après l’entrée en fonction du colonel Mamady Condé. L’autorité préfectorale a mis l’occasion pour inviter les uns et les autres à mettre fin aux clans qui minent l’administration locale et s’unir pour bâtir une nouvelle Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture. 

« Je sais que chacun de nous est victime de quelque chose, je sais aussi qu’il existe des clans à Siguiri. Mais aujourd’hui, une nouvelle ère s’annonce dans notre pays, un nouveau soleil se lève. Donc, vous devriez abandonner ces clans pour vous joindre aux idéaux du comité national du rassemblement pour le développement pour bâtir une Guinée meilleure. Depuis que nous avons pris fonction à la préfecture ici, des personnes viennent me voir au bureau pour me dire : monsieur le préfet, telle personne m’a fait ceci ou cela en s’adossant sur le pouvoir d’alors.

Maintenant que ce pouvoir est tombé, je compte réveiller l’affaire. Oubliez tout cela, Dieu vous a donné raison. Laissons les anciennes rancunes et unissons-nous. Siguiri est déchiré par la politique politicienne, nous sommes tous victimes, mais oublions cela et faisons face à l’avenir », a lancé le colonel Mamady Condé, nouveau préfet de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéi Condé pour Guineematin.com 

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Affaire de biens saisis : Elhadj Ousmane Fatako Baldé (Sans loi) interpelle le président de la Transition, le Colonel Mamadi Doumbouya

30 septembre 2021 à 12 12 27 09279
Elhadj Ousmane Baldé Fatako

Comme beaucoup d’autres Guinéens, Elhadj Ousmane Fatako Baldé, communément appelé « Ousmane sans loi », a accueilli avec beaucoup de joie et d’espoir la chute d’Alpha Condé. En effet, le riche opérateur économique, par ailleurs président de la coordination nationale des Foulbhé et Haali Poular de Guinée, a été l’une des principales victimes de l’ancien régime. Il a perdu beaucoup de biens immobiliers, qui ont été saisis par les autorités d’alors, en raison de son opposition au troisième mandat de l’ancien chef de l’Etat guinéen.

Et le changement de régime, intervenu à la suite au coup d’Etat militaire du 5 septembre, lui donne un espoir de pouvoir récupérer ses biens. Reçu dans la Grande interview de Guineematin.com, Elhadj Ousmane Fatako Baldé a interpellé le colonel Mamadi Doumbouya, président du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), sur la question. Il exhorte le dirigeant guinéen à lui restituer ses biens, illégalement saisis par le pouvoir d’Alpha Condé.

Nous vous proposons ci-dessous un extrait de cette interview :

Elhadj Ousmane Baldé Fatako

Guineematin.com : vous avez payé très cher votre opposition au troisième mandat du président Alpha Condé. L’ancien régime vous a spolié beaucoup de biens immobiliers tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Racontez-nous cette page sombre de votre vie.

Elhadj Ousmane Fatako Baldé : la décision d’Alpha Condé de me faire du mal est partie d’une déclaration que les quatre coordinations régionales, dont celle des Foulbhé et Haali Poular de Guinée que je dirige, ont fait à Tanènè (Dubréka) pour dire que nous ne sommes contre le 3ème mandat que Alpha Condé voulait briguer de force. Ce jour-là, le pouvoir a envoyé des agents des forces de sécurité pour tirer des bombes lacrymogènes sur tous ceux qui étaient réunis dans le domicile du domicile de la Basse Guinée, Elhadj Sékhouna Soumah. Depuis lors, Alpha Condé a décidé de ne plus me laisser en paix. Il a décidé de me spolier injustement tous mes biens. 

Lorsqu’ils ont entamé le déguerpissement le long des voiries de Conakry et environs, ils ont envoyé des machines dans mon domaine à Sanoyah, dans la préfecture de Coyah. Alors qu’il y avait une distance de 15 mètres entre le domaine et la route, ils ne se sont pas empêchés d’entrer dans mon domaine pour casser mes hangars et bâtiments qui s’y trouvaient. Les casseurs étaient partis avec le préfet de Coyah d’alors, Aziz Diop, et le directeur préfectoral de l’habitat par intérim. Le préfet avait dit aux occupants des lieux qu’il a reçu l’ordre du président de la République, Alpha Condé, de tout casser et de saisir le domaine.

De son côté, le directeur préfectoral de l’habitat par intérim a dit qu’ils ont appris que le propriétaire du domaine est sans loi ; mais eux, ils vont faire de moi un homme de loi, ils vont me retirer le domaine et l’attribuer à qui ils veulent. C’est une industrie que j’avais prévu d’implanter dans ce domaine. J’avais déjà installé les hangars et j’avais commencé la construction d’un magasin de 5 niveaux, dont le rez-de-chaussée était déjà fini. Il y avait 26 magasins à ce niveau, dont 25 boutiques et un magasin de stockage des matériels de l’usine. Les casseurs n’ont donné que quelques heures aux occupants des boutiques pour faire sortir ce qu’ils avaient dedans.

A Matam, c’est un domaine que j’ai occupé sous forme de bail pendant 20 ans avant de le racheter, que le régime Alpha Condé a fermé. Un domaine que j’ai acheté avec mon argent propre. J’ai tous les documents qui l’attestent avec moi. Après Matam, les hommes d’Alpha Condé sont allés à Coronthie, dans la commune de Kaloum, où se trouvaient mes dépôts. Ils ont fermé ces dépôts aussi et ont placé des policiers et des gendarmes pour garder les lieux. Tous ces domaines, c’est le président Lansana Conté qui avait ordonné au nommé Foromo, alors ministre de l’urbanisme et de l’habitat, de les mettre en valeur et me les vendre.

Ils ont donc été mis en valeur et m’ont été vendus légalement. L’argent avec lequel je les ai achetés a été versé au trésor public et à la banque centrale, les documents sont avec moi. Quand les gens mandatés par Ibrahima Kourouma (dernier ministre de la ville et de l’aménagement du territoire du président Alpha Condé) sont venus, ils ont démonté tous les véhicules qui se trouvaient sur les lieux. Toutes les marchandises qui se trouvaient dans les dépôts sont finalement gâtées. Jusqu’au moment où nous parlons (lundi 27 septembre 2021), les lieux sont fermés.

Au centre-ville de Kindia, Alpha Condé a ordonné la fermeture d’un centre commercial que j’ai aussi légalement acquis. Un centre où près de 3.000 personnes travaillaient et gagnaient leur vie. Toutes ces personnes ont des familles à leur charge. Alpha Condé a décidé de jeter tout ce monde hors du centre et fermer les lieux. A Damakaniya, toujours dans Kindia, ce sont les autorités locales en collaboration avec certaines personnes, qui ont décidé de liquider ma plantation, située à Samoréya, où au moment je vous parle, des gens sont en train d’exploiter du diamant. 

Guineematin.com : depuis que ces biens ont été saisis par les autorités, est-ce que vous avez mené des démarches pour tenter de les récupérer ?

Elhadj Ousmane Fatako Baldé : j’ai tout simplement demandé à Alpha Condé, qui a fermé ces lieux, de les ouvrir et les remettre à ma disposition, puisque c’est le fruit de mon travail, d’une dure labeur. Je ne dois rien au gouvernement, je n’ai pas non plus travaillé avec un quelconque gouvernement. J’ai dit : ouvre les lieux et remets-les à ma disposition. Et si tu ne les ouvres pas, un autre viendra le faire. 

Guineematin.com : depuis sa prise du pouvoir, le comité national du rassemblement et le développement (CNRD) tente de réparer les injustices commises par le régime Alpha Condé. Les prisonniers politiques ont été libérés, ceux qui étaient en exil sont rentrés, le siège et les bureaux de l’UFDG lui ont été restitués… A votre avis, qu’est-ce qui vous empêche vous, de récupérer vos domaines ?

Elhadj Ousmane Fatako Baldé : pour dire vrai, je ne suis pas allé d’abord vers le président du CNRD et son équipe pour leur demander de mes restituer mes domaines. Eux non plus, ne m’ont contacté encore pour aborder le sujet. Mais je suis quand même très optimiste. Je suis sûr que le colonel Mamadi Doumbouya va me restituer mes domaines. Parce qu’il a dit qu’il est venu redresser le pays et le remettre sur le bon chemin. Donc, je suis confiant, j’espère qu’il fera en sorte que je récupère ce qui m’a été enlevé par les anciennes autorités.

Actuellement, les gens continuent de détruire mon domaine, ma plantation de 102 hectares à Kindia, avec la complicité des autorités locales. Les gens viennent payer de l’argent (200 000 francs par mètre carré) pour qu’on leur attribue un domaine où ils vont creuser pour chercher du diamant. Ils le font sans mon consentement, parce qu’ils sont forts de quelque chose. Et vous savez que partout où on fait de l’exploitation minière, ce domaine-là devient irrécupérable.

Or, ce domaine, je l’ai acquis par la voie légale. Mais le pouvoir d’Alpha Condé a décidé de me le retirer avec tous les autres cités plus haut, tout simplement parce qu’il avait de la force. Mais moi, j’ai dit que je donne à Dieu, il va m’aider. Dieu est omnipotent. C’est lui qui guide sa créature. Je continue à lui demander de l’aide. Je demande aussi au président de la République, le colonel Mamadi Doumbouya, de m’aider à récupérer mes biens, de mettre tous les Guinéens sur le même pied d’égalité, de rendre la justice à qui de droit.

Propos décryptés par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel. 622 91 92 25

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Faire-part : Abdoulaye Barry de la FESATEL vous invite à la cérémonie de baptême de son enfant

30 septembre 2021 à 12 12 16 09169
Abdoulaye Barry et madame

Abdoulaye Barry, le Secrétaire général de la Fédération syndicale autonome des télécommunications (FESATEL) et Madame ont le grand plaisir de vous inviter à la cérémonie de baptême de leur garçon, prévue le 2 octobre 2021, à 9 heures, à la cité Soloprimo, à côté du Collège public de Koloma, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com

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Faranah : un corps sans vie découvert au quartier marché1

30 septembre 2021 à 11 11 18 09189

Cette découverte macabre a eu lieu hier, mercredi 19 septembre 2021, à côté d’un magasin au quartier marché1, dans la commune urbaine de Faranah. Et, c’est le corps d’un homme d’une cinquantaine d’années qui y a été retrouvé aux environs de 18 heures par des conducteurs de taximoto. Le corps n’a pas encore été identifié.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, les circonstances de la mort de cet homme n’ont pas encore été élucidées. Mais, depuis mardi, le défunt paraissait très malade.

« C’est le mardi qu’il (le défunt) est venu se coucher derrière nous ici. La nuit, il a quitté ici pour partir se coucher à côté du magasin là-bas. Il y a une dame qui est venue pour lui parler, il (le défunt) nous a dit qu’il vient de N’zérékoré, mais qu’il est originaire de la sous-préfecture de Bissikirima (dans la préfecture Dabola). Il n’avait pas dit son nom, mais c’est un vieux d’une cinquantaine d’années. Quand même il était très malade, parce qu’il ne pouvait même pas marcher. Maintenant, aujourd’hui on a été voir son état, comme il était toujours couché là-bas. Il ne parlait pas, il ne se remuait pas, c’est là qu’on a constaté qu’il est décédé. On a appelé les autorités qui sont venues prendre son corps », a indiqué Mohamed Akoï, conducteur de taximoto.

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

Tel : 620241513/660272707

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Transport interurbain : La baisse du prix du transport respectée dans les gares routières de Kagbélen et Gombonyah (Constat)

30 septembre 2021 à 10 10 46 09469
Aboubacar Keita, usager sur la ligne Conakry Boffa

Les nouveaux tarifs du transport interurbain annoncés par les autorités en charge des transports sont entrés en vigueur hier, mercredi 29 septembre 2021, sur toute l’étendue du territoire national. Et, contrairement à certaines routières de Conakry où cette mesure a été violée, la baisse des prix a été observée dans les gares routières de Kagbélen (dans la préfecture de Dubréka) et Gomboyah (dans la préfecture de Coyah), a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En route pour Bel Air (Boffa), Aboubacar Keïta a payé 50 000 francs à la gare routière de Kagbélen. Il n’avait pas voyagé depuis six mois ; et, il jure que c’est le même montant qu’il avait déboursé lors de son dernier voyage.

« Personnellement, je n’ai pas constaté de changement. S’il y a eu hausse, c’est peut-être pendant que je ne voyageais pas. En tout cas, il y a 6 mois, lorsque je quittais Boffa, le transport était à 50.000 francs. Et, aujourd’hui encore on m’a dit le même montant (50.000 francs) », dit-il.

Abordant dans le même sens, Adama Kourouma dit n’avoir pas constaté une baisse du transport. Mais, il précise que son dernier voyage remonte à cinq mois (donc avant la hausse du prix du carburant à 11 000 francs). Il avait payé 170 000 francs entre Kankan et Conakry ; et, c’est le même montant qu’on lui a demandé ce mercredi à Gombonyah pour rentrer à Kankan.

Adama Kourouma, passager

« Avant, c’était à 170 mille entre Conakry-Kankan dans le minibus. En tout cas, à mon arrivée à Conakry il y a à peu près 5 mois, c’est ce que j’ai payé. Aujourd’hui, quand je suis venu, on m’a dit 170 mille francs encore. Maintenant, je ne sais pas s’il y a eu l’augmentation pendant ce temps. Le chauffeur quand même m’a fait savoir qu’il n’y a pas eu  d’augmentation ici, à la gare de Gombonyah, après la hausse du prix du carburant. Néanmoins, je suis ravi du fait que les autorités ont entendu le cri de cœur des citoyens », a-t-il expliqué.

Cependant, pour Issa Touré, chauffeur de taxi sur la ligne Fria, Boffa, Boké et Koba, le prix du transport a été revu à la baisse ce mercredi à la gare routière de Kagbélen.

Issa Touré, chauffeur sur la ligne Conakry-Boké

« Avant l’augmentation du prix du carburant, Conakry-Tanènè était à 15 000 francs, Fria-Koba à 30 000 francs et Conakry-Boké à 70 000 francs. Donc, quand il y a eu l’augmentation du prix du carburant à 11 000 francs le litre, on partait à Boké à 80 mille. Pour Boffa, Fria et Koba c’était à 40 000 francs et Tanènè à 20.000 francs. Aujourd’hui, après que les nouvelles autorités aient diminué le prix du carburant à la pompe, nous avons aussi baissé le prix du transport en revenant à l’ancien prix cité ci-haut. Vous savez ces prix sont fixés par les autorités. Donc, on ne peut qu’obéir, on n’a pas le choix. Nous demandons si possible que la junte ramène à 9 mille le litre. Comme ça, ça va nous arranger tout le monde », a indiqué ce chauffeur.

A noter que du côté des syndicats de la gare routière de Kagbélen, tout comme ceux de Gombonyah, nulle n’a voulu s’exprimer sur l’effectivité de la baisse du prix du transport.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Guinée : nouvelle transition, nouvelle approche

30 septembre 2021 à 10 10 14 09149

Les nouvelles autorités guinéennes ont choisi la date symbolique du 28 septembre pour publier la charte de la nouvelle transition. Une charte qui fait la quasi-unanimité au sein de la classe politique, la société civile et même auprès de l’homme de la rue. Tous s’accordent à dire que les nouvelles autorités ont pris en compte toutes les préoccupations du peuple de Guinée. Ce qui atteste que, contrairement à ce que certains pensent, le nouvel homme fort de la Guinée n’exerce pas le pouvoir de façon solitaire. Derrière ce document, il y a des mains très expertes.

A la différence de la charte de la deuxième transition de 2010, qui avait été élaborée à Ouagadougou, et par des étrangers pour la plupart, cette fois les Guinéens sont les seuls maîtres de leur loi fondamentale devant mener la transition à son terme. Ce qui fait dire à certains observateurs que le peuple souverain de Guinée a une nouvelle fois choisi la date symbolique et historique du 28 septembre pour montrer à ceux qui entendent s’immiscer dans ses affaires intérieures que la Guinée est et demeure un Etat souverain. Notamment vis-à-vis des organisations sous-régionales qui ont fait preuve de complaisance voire de complicité dans la crise qui a débouché à l’intervention de l’armée le 5 septembre dernier.

La transition que la Guinée a entamé ce mois septembre devrait être totalement et radicalement différente avec les deux autres : celle qui fut dirigée par Moussa Dadis Camara et celle qui a été conduite par Sékouba Konaté. La première fut des plus agitées. Tandis que la seconde ressemblait à une patate chaude entre les mains de celui qui l’a conduite. Autant le capitaine Dadis régnait sans partage autant le général Konaté laissait son Premier ministre les mains totalement libres.

Sur la base de ce que les observateurs ont constaté jusqu’ici, la transition de cette année marque une rupture avec les autres. Tout d’abord contrairement à Moussa Dadis Camara, Mamady Doumbouya écoute beaucoup. Les dernières concertations qu’il a initiées en sont la preuve éloquente. L’homme a écouté les représentants de toutes les couches sociales. Ce qui lui permet de se faire une idée de la société guinéenne dans sa globalité et sa diversité. 

Il y a d’autres différences de taille entre la nouvelle transition et les deux précédentes. En 2009, le capitaine Dadis écoutait peu et parlait beaucoup. Le colonel Doumbouya fait tout le contraire. Autre différence, en 2008 l’armée avait ramassé le pouvoir dans la rue. En 2021, elle a affronté le feu à ses risques et périls pour le conquérir. En outre, malgré la déliquescence de l’Etat dont on a tant parlé, à l’époque le pays se portait encore mieux qu’aujourd’hui. Notamment pour les infrastructures routières. 

Aussi faut-il noter que dans la deuxième phase de la transition de 2010, le président de la transition voulait se débarrasser vite du pouvoir. Devant les pressions exercées sur lui par une communauté internationale pressée d’installer son homme au palais, le général Konaté voyait sa succession comme une délivrance. Ce qui fait que tout le processus a été bâclé pour permettre à un vieil opposant d’accéder au pouvoir à n’importe quel prix.  

Le colonel Mamady Doumbouya doit tirer toutes les leçons de ces différentes transitions chaotiques. L’objectif étant qu’il ne répète pas les erreurs de ses prédécesseurs. Il a déjà annoncé les couleurs en ignorant les ingérences étrangères dans les affaires intérieures de la Guinée. Notamment sur le cas de son prédécesseur dont les copains et les coquins réclament à cor et à cri la libération. Certains rêvent même son rétablissement dans ses fonctions. 

Par ailleurs, à l’état où se trouve la Guinée aujourd’hui, les autorités de la transition ne peuvent pas avoir une mission essentiellement politique, avec pour seul et unique objectif l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle constitution devant déboucher à l’organisation des élections. Le gouvernement de transition devrait s’atteler à certaines urgences. Entre autres, réhabiliter les routes ou encore recoller les morceaux d’un tissu social mis en lambeaux par le régime déchu. 

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Transport interurbain : le prix du transport n’a pas baissé à la gare routière de Madina

30 septembre 2021 à 10 10 06 09069

Comme annoncé précédemment, les autorités guinéennes ont annoncé mardi dernier, 28 septembre 2021, la baisse du prix du transport sur toute l’étendue du territoire national. Cette mesure est entrée en vigueur ce mercredi ; mais, à la gare routière de Madina, rien n’a encore changé sur les tarifs. C’est toujours l’ancien prix qui est appliqué par les chauffeurs, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Sur place, le transport pour Timbi-Madina est toujours à 200 000 francs guinéens. Aussi, le transport pour les passagers de Kindia est toujours maintenu à 60 000 francs (au lieu de 50 000 francs comme annoncé par les autorités). Egalement, le transport pour Boké est encore à 80 000 francs (au lieu de 70 000 francs conne indiqué par les autorités). Et, donc, rien n’a encore changé.

Cependant, au niveau du syndicat des transporteurs, on assure que ce refus de baisser le transport n’est pas une défiance à l’égard des autorités.

Maitre Aboubacar Camara, chef de la ligne Boké

« Quand ils (les autorités) ont augmenté le prix de l’essence à 11 000 francs, on (les transporteurs) n’avait pas augmenté le transport au niveau de la gare routière de Madina. Notre chef, Ousmane Horoya Sylla, nous avait demandé de ne pas augmenter le prix du transport », se défend maitre Aboubacar Camara, le chef de ligne de Boké.

Alhassane Diallo, chauffeur de la ligne Kindia

Pour ce chauffeur de la ligne de Kindia, Alhassane Diallo, le prix du transport est fonction de ce que décident les responsables syndicaux de la gare routière.

« Pour le transport tout ce que nos chefs nous diront c’est çà qu’on va suivre, pour le moment Conakry Kindia c’est 60.000 », a-t-il dit.

De son côté, Naby Keïta, chauffeur sur la ligne de Boké, affirme que le transport est à 70.000 francs.

Naby Keïta, chauffeur sur la ligne de Boké

« Quand ils ont augmenté le prix du carburant à 11 000 francs, nous ici on n’avait pas augmenté le prix du transport. Et, c’est toujours à 70.000 francs. Mais, sur la route, les agents de forces de l’ordre nous fatiguent trop au barrage de Bawa. On prend un reçu de 60.000 francs là-bas, la douane aussi c’est 10.000 francs. Mais, comme c’est ici qu’on gagne la dépense pour nourrir nos familles, on est obligé de travailler », a indiqué Naby Keïta.

Seulement, il a été très trahi par la réalité du terrain avec l’arrivée d’une passagère en partance pour Boké. Sous nos yeux, on la fait payer 80 000 francs.

Mamadou Tafsir Barry, chauffeur sur la ligne de Labé

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel : 621686148

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UNE PROFONDE REFORME INSTITUTIONNELLE PREALABLE POUR SAUVER LA GUINEE : ESQUISSE DES GRANDES LIGNES

30 septembre 2021 à 9 09 24 09249
Mamadou Bah Baadiko, député et président du parti UFD

PROPOSITIONS DU PARTI UFD AUX FORCES VIVES DE LA GUINEE ET AUX PAYS FRERES ET AMIS

Il est temps pour les patriotes africains de réaliser que pratiquement, partout en Afrique, les colonisateurs n’ont que très rarement laissé des nations viables, avec des peuples acceptant de vivre ensemble et de partager un destin commun. La fin des fédérations formées par les colonisateurs (AOF, AEF, Rhodésie-Nyassaland), a consacré la balkanisation de l’Afrique à travers des micro-Etats. Ceux-ci sont enfermés dans des frontières totalement artificielles, avec des nationalités plus ou moins nombreuses, issues de la période pré-coloniale et vivant de chaque côté de « frontières » entre les nouveaux Etats. Plus de soixante ans après, force est de constater qu’ils n’ont donné que des résultats négatifs, dans la plupart des cas. L’exemple le plus dramatique et le plus cruel pour l’Afrique a été donné par le Génocide rwandais et dans une certaine mesure par les tueries post-électorales au Kenya en 2011. Faibles, moribonds comme la Guinée, ces «républiquettes, veinardes et clochardes», ne font que prolonger et aggraver la misère des populations. Ces tragédies historiques du monde négro-africain ont montré que la domination ethnique ou communautaire n’est viable nulle part, quels que soient ceux qui s’en rendent coupables. A cet égard, le cas guinéen est significatif. Les pouvoirs claniques de l’époque de la première République, le système mis en place à l’époque du pouvoir du Général Lansana Conté, fait de manipulation du communautarisme, a sombré dans la faillite, le narco-trafic et la misère extrême pour le peuple. Le sommet de la décadence et de la descente aux enfers, a été atteint avec le pouvoir d’Alfa Kondé initialement constitué par l’alliance de « Trois contre un » et qui a ouvertement pratiqué l’ethnicisme officiel, avec l’exclusion de certaines communautés et l’ignorance même de certaines minorités ethniques. Il n’y a pratiquement pas de débats politiques sur la scène guinéenne. Tout est ethnicisé d’une manière ou d’une autre. Trompée par des politiciens avides de pouvoir, la population y a malheureusement adhéré ; le vote est communautaire à plus de 97 %. Ce système de dictature politico-ethnique en faillite totale a montré toutes ses limites : il n’a résolu aucun des graves problèmes qu’il a trouvés. Bien au contraire, il les a tous aggravés : corruption effrénée, pillage des ressources naturelles du pays, gestion totalement opaque des finances publiques et sans contrôle, impunité généralisée pour tous les crimes politiques ou économiques et pour graves conséquences la misère extrême d’une écrasante majorité de la population à côté d’énormes fortunes constituées à l’ombre du système Alfa qui a fabriqué ses oligarques et ses « nouveaux riches ». L’ampleur réelle du désastre causé par ce système injuste et corrompu à l’extrême, reste à établir. 

Pour sortir de cette situation sans issue, produit d’un cadre institutionnel inadéquat mis en place après le départ du colonisateur, il est nécessaire que les Guinéens acceptent de remettre en cause des certitudes qui n’ont mené qu’à des catastrophes depuis 1958. La seule démocratie du nombre ne nous permettra pas de sortir de cette crise sans fin. Nous devons en toute humilité et par patriotisme réfléchir ensemble à des solutions d’équilibre, seules capables de permettre un nouveau départ à la Guinée. Pour notre propre dignité et dans notre propre intérêt, notre pays doit enfin cesser d’être l’enfant malade de l’Afrique de l’Ouest.

Nous livrons ci-dessous, les propositions de l’UFD à soumettre à l’opinion guinéenne et particulièrement à ses Forces vives, civiles, sociales et politiques, en espérant vivement que les pays frères africains et les pays amis comprendront l’enjeu et nous aideront à nous en sortir, sur la voie que nous aurons librement choisie.

Il faut casser définitivement le système dictatorial, ethniciste, décadent, corrompu, responsable de la faillite de la Guinée dans tous les domaines, après plus de 63 ans d’indépendance.

Mettre en place un système de large démocratie participative, voué au développement, pour le bonheur des populations, en lieu et place de l’exclusion, du « tout politique » et de la confiscation du pouvoir par une minorité prédatrice et parasitaire.

Le système de régionalisation proposé est une véritable révolution pacifique destinée à débarrasser la Guinée de ces régimes imposés au peuple par une bourgeoise bureaucratique, alliée à certains milieux d’affaires complices et qui ont pratiquement détruit le pays, jusqu’à le rendre invivable pour des millions de Guinéens, tout en constituant un danger pour la paix et la stabilité de la sous-région. 

Ainsi, l’administration sera remise à sa vraie place : désormais, elle devra être un facteur de développement économique et social, dans l’équité, la justice sociale, sous le règne d’un véritable Etat de droit. 

Le développement économique et social du pays basé sur les régions partira désormais de la base vers le sommet pour revenir du sommet à la base.

Tout l’appareil de l’Etat sera soumis à des règles éthiques implacables, inspirées des meilleurs exemples en Afrique, notamment le Botswana ou dans une certaine mesure le Rwanda et à l’extérieur d’Afrique, comme les pays d’Europe du Nord. Les serviteurs de l’Etat sont entièrement au service de la population et soumis à son contrôle étroit.

Le pays devra être rapidement débarrassé, à jamais, des pratiques de corruption (corrupteurs et corrompus traités à égalité devant la loi), d’enrichissement illicite, de prévarication, de dépenses somptuaires, de gaspillages de ressources, de trafic d’influence, d’abus de pouvoirs, de fraudes en tout genre, de laxisme, de violation des règles de vie communes, etc. 

Seul le travail honnête permettra à chaque citoyen d’accéder au bonheur et à la prospérité et non la possession d’un quelconque pouvoir dans le système.

L’essentiel des décisions portant sur le devenir des populations et leur bien-être sera du ressort des régions. La priorité des dépenses sera donnée non pas comme actuellement à l’entretien d’un appareil d’Etat budgétivore, mais plutôt au bien-être des populations et à l’avenir radieux de la jeunesse : écoles, centres de soins, routes, alimentation saine d’origine locale de préférence, fourniture d’eau potable, prévention sanitaire très poussée, protection et restauration de l’environnement, sécurité des personnes et des biens. 

  • L’équilibre budgétaire suivant doit être respecté :

Les 50% au moins du budget central et du budget régional doivent être consacrés aux investissements, hors véhicules de service et bâtiments administratifs. La formation professionnelle de perfectionnement et le recyclage des agents publics seront considérés comme un investissement.

  • La digitalisation sera poussée au maximum dans l’Administration, tout en veillant à donner un visage humain à l’Administration et aux services publics en général.
  • Dans l’Administration régionale, il devra être fait un large appel aux compétences des Guinéennes et Guinéens de l’extérieur, concurremment avec les agents actuels de l’Administration centrale. Ces derniers seront encouragés à aller servir dans leur région, sous les conditions énoncées précédemment. Les recrutements seront faits soit par concours, soit par appels à candidatures, pour les postes de direction. 

L’institution régionale repose également sur le strict respect des droits des minorités nationales, à faire vivre leur culture, leur langue et à ne pas être victimes de l’exclusion ou de la discrimination, même de fait, de la direction des affaires de la région à laquelle ils appartiennent.

En cas de manquement, les membres de ces minorités auront le droit de saisir la Cour Suprême dont la décision sera contraignante pour la Région.

A suivre (2) : Partage des ressources – Citoyenneté – Domaines de compétences Pouvoir central et régions – Zone spéciale de Conakry

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Une fillette de 10 ans maltraitée par ses parents adoptifs à N’zérékoré : « elle portait une chaîne cadenassée »

30 septembre 2021 à 6 06 22 09229

C’est dans la journée du mercredi 29 septembre 2021, que cette triste affaire a été révélée au grand public par l’ONG ‘’Humanitaire pour la protection de la femme et de l’enfant’’. Une fillette âgée de 10 ans a été victime de traitement inhumain et dégradant dans une famille à Mohomou (un quartier de la commune urbaine de N’zérékoré). Elle a été enchainée et soumise à des corvées domestiques pendant au moins trois semaines par ses parents adoptifs. Il a fallu l’intervention de l’OPROGEM pour lui ôter les chaînes des pieds et l’envoyer à l’hôpital pour des soins, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à N’zérékoré.

Selon la présidente de l’ONG ‘’Humanitaire pour la protection de la femme et de l’enfant’’, Hélène Kolkol Zogbélémou, la fillette portait une chaine fermée avec un cadenas sur ses pieds. Et, avec ça, elle se tapait tout le boulot de la maison (linge, lessive,…) sans bénéficier d’une once de pitié de la part de ses parents adoptifs.

Apparemment, elle vit en silence cet enfer depuis le 05 septembre dernier. Et, ce sont les voisins de sa famille qui ont alerté sur son sort.

« J’ai été appelée par un témoin qui vit dans ce quartier de la situation de cette fillette. Immédiatement, je me suis rendue sur les lieux. J’ai vu que la petite portait sur ses deux pieds une chaîne cadenassée. J’ai constaté que ses pieds étaient enflés et qu’il y avait aussi des plaies. J’ai demandé pourquoi cette fille est enchaînée. Ce que ses parents ont pu me dire, c’est que cette fille se promène beaucoup dans le quartier. Les voisins m’ont dit que ça fait 3 à 4 semaines que les chaînes se trouvent sur cette fille. La petite même m’a dit qu’elle a été enchaînée depuis le jour où on a arrêté le président Alpha Condé, c’est-à-dire le 05 septembre 2021. Et, malgré ça, elle travaille. Je suis allée la voir en train de laver les habits, les ustensiles. Et, après ça, je suis sortie pour appeler la police. Quand je suis revenue, elle était en train de faire un autre travail, mais toujours les pieds dans la chaîne. La police est venue, ils l’ont détachée et envoyée au commissariat central de N’Zérékoré », a expliqué Mme Zogbélémou.

A en croire Hélène Kolkol Zogbélémou, la fillette a été très éprouvée par la maltraitance dont elle a été victime. Et, son apparence physique montre qu’elle a toujours été mal entretenue par sa famille adoptive.

« La fille, quand on la voit, elle est malade, elle est anémiée. Parce que quand vous voyez son visage, elle a les joues enflées, les paupières gonflées et elle n’a pas une bonne présentation physique. Elle est mal entretenue. Selon la petite, elle ne connaît pas son père, ni sa mère. On l’a envoyé chez la dame-là quand elle était bébé, parce que c’est son homonyme. Et, celle-là a pris le temps de scolariser ses enfants, mais pas cette fille-là (son homonyme). Ce n’est pas normal ça ; et, on ne va pas seulement se contenter de la dénonciation. Il faudra qu’on envoie l’enfant à l’hôpital pour voir son état et il faut aussi que les parents adoptifs soient punis pour ce qu’ils ont fait. Mais, il faut aussi chercher les parents biologiques de la petite et la retournée dans sa propre famille », a indiqué Hélène Zogbélémou.

Aux dernières nouvelles, le père adoptif de la fillette (Mamady Diané) a été interpellé par la police centrale de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : 620166816 / 666890877

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Guinée : le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, prêtera serment le 1er octobre 2021

29 septembre 2021 à 22 10 13 09139
Colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD, chef de l’État

C’est par son communiqué numéro 42 que le Comité National pour le Rassemblement et le Développement a annoncé que le président de la transition et chef de l’État, le Colonel Mamadi Doumbouya prêtera serment dans la matinée du vendredi prochain, 1er octobre 2021, au palais Mohamed V.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’essentiel de ce communiqué lue dans la soirée de ce mercredi, 29 septembre, à la télévision nationale, par 

Le Comité National pour le Rassemblement et le Développement informe l’ensemble du peuple de Guinée et la communauté internationale qu’il organise la cérémonie de prestation de serment du président de la transition, le Colonel Mamady Doumbouya, le vendredi 1er octobre 2021, selon le programme ci-après :

7H00 : début des navettes du palais du peuple au palais Mohamed V

10H30 : arrivée des chefs d’État ou leurs représentants

11H00 : fin des navettes

11H15 : arrivée des membres du CNRD

11H30 : arrivée des membres de la Cour Suprême

11H45 : arrivée du Président de la transition

12H00 : ouverture de l’audience de la Cour Suprême

À préciser que les invités seront reçus au Palais du peuple, munis de leurs cartes de vaccination contre la Covid-19 et leurs cartons d’invitation pour être conduits au palais Mohamed V.

Communiqué enregistré et décrypté par Gadirou Baldé pour Guineematin.com

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Décret : le Général Ibrahima Diallo nommé grand chancelier des ordres nationaux de Guinée

29 septembre 2021 à 22 10 09 09099
Général Ibrahima Diallo nommé grand chancelier des ordres nationaux de Guinée

Par un décret publié dans la soirée de ce mercredi, 29 septembre 2021, le Colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD, président de la transition et chef de l’État, a nommé le Général de décision à la retraite Ibrahima Diallo nommé grand chancelier des ordres nationaux de la République de Guinée.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien ci-dessous pour visionner la lecture de ce décret :

Décret, le Général Ibrahima Diallo nommé grand chancelier des ordres nationaux de Guinée 

Colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD

Propos enregistrés et décryptés par Gadirou Baldé pour Guineematin.com

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Faranah : civils et militaires dans les rues pour assainir la ville

29 septembre 2021 à 21 09 33 09339

Des civils et des militaires étaient massivement mobilisés ce mercredi, 29 septembre 2021, pour assainir la ville de Faranah. Cette activité a été organisée par la direction communale de la jeunesse avec les autorités locales. Elle s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la célébration du 63ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Fodé Aboubacar Kouyaté, directeur communal de la jeunesse de Faranah

« Cette activité s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la fête de l’indépendance. Nous avons jugé nécessaire de rendre la ville propre, en faisant participer les corps habillés à l’activité. Nous sommes sortis avec les autorités communales, préfectorales, celles du gouvernorat, des militaires et des civils pour rendre propre notre ville, avant la fête du 2 octobre prochain. Cela permet aussi de montrer que la population et son armée sont indissociables », a indiqué Fodé Aboubacar Kouyaté, directeur communal de la jeunesse de Faranah.

Cette activité civilo-militaire a permis d’assainir l’enceinte de l’hôpital régional de Faranah, le grand rond-point de la ville et le long de la route qui va de la mairie au gouvernorat jusqu’à la place des martyrs. Mme Doussou Cissé, une citoyenne qui a participé aux travaux, se réjouit de cette initiative.

Madame Doussou Cissé

« Pour nous, c’est une grande joie de voir les autorités et les citoyens se mobiliser pour mener ensemble ce genre d’activité. J’en suis très satisfaite. Et je profite de cette occasion pour demander à la population d’arrêter de mettre les ordures dans les caniveaux et dans les rues. Chacun n’a qu’à chercher une poubelle pour mettre les ordures dedans. Nous voulons que Faranah soit la ville la plus propre de Guinée. Mais pour cela, il faut l’implication de tout le monde », a-t-elle souligné.

C’est le gouverneur de la région de Faranah qui a procédé au lancement officiel de cette journée d’assainissement. Tout en se félicitant de la mobilisation des civils et des militaires, le colonel Malick Diakité a remercié tous ceux qui ont participé à cette activité. « Nous constatons qu’il y a une communion totale entre les forces de défense et les populations. Nous allons essayer de pérenniser cela dans l’intérêt supérieur de la population. Je remercie la jeunesse et les femmes de Faranah, toute la population de Faranah.

Mais aussi, les forces de défense et de sécurité qui ne ménagent aucun effort pour que la cohabitation soit pacifique entre nous, pour qu’il y ait une certaine confiance entre les populations et ses forces de défense et de sécurité. C’est le lieu, au nom de monsieur le président de la République, commandant en chef des forces armées guinéennes, président du CNRD, de remercier la population de Faranah, leur dire que nous sommes là pour eux, nous sommes là pour les soutenir », a déclaré le gouverneur de Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620241513/660272707

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Union patronale des PME : Abdoulaye Baldé appelle à l’adhésion de tout le secteur informel

29 septembre 2021 à 20 08 59 09599
Abdoulaye Baldé, vice-président de l’union patronale des PME de Guinée

Depuis 2019, il existe une organisation qui veut fédérer tous les acteurs du secteur informel en Guinée. Il s’agit de l’union patronale des petites et moyennes entreprises (PME). Qu’est-ce qui a prévalu à la mise en place de cette organisation et quelle est son importance ? Abdoulaye Baldé, vice-président de l’union patronale des PME de Guinée, a répondu à ces questions dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 28 septembre 2021. Il appelle tous les acteurs concernés à se retrouver au sein de cette organisation et à unir leurs forces pour développer leur secteur.

Décryptage !

Guineematin.com : en 2019, vous avez mis en place une organisation patronale des petites et moyennes entreprises. Parlez-nous de cette structure, première du genre en Guinée.

Abdoulaye Baldé : je vais dire que Dieu nous a vraiment accompagnés dans cette démarche, parce que la tâche était très difficile. On a mené beaucoup de démarches et aujourd’hui, nous disons Dieu merci, parce que nous avons pu unifier notre secteur, on a mis en place même les antennes régionales de notre organisation. Le bureau exécutif de l’organisation est composé de 20 membres, répartis en 3 groupes : un groupe des membres adhérents, un groupe des sympathisants et un groupe des membres d’honneur. 

Guineematin.com : qu’est-ce qui a motivé la mise en place de cette organisation patronale des PME ?

Abdoulaye Baldé : la création de cette organisation est motivée par le fait que le secteur informel est vraiment désordonné. Il n’y a aucun interlocuteur au sein du secteur pour parler des problèmes qui l’assaillent. Les acteurs du secteur informel font l’objet de harcèlement quelquefois même de la part des autorités et personne ne sait quel chemin il faut emprunter pour avoir de l’aide. C’est la raison pour laquelle nous avons mis cette structure en place. En plus, nous avons besoin d’unir nos forces, nos idées, afin d’aider au développement du secteur informel. Le secteur informel guinéen n’est pas réglementé, nous voulons donc qu’il soit réglementé pour que tout soit harmonisé. Et pour cela, nous appelons tout le monde à nous rejoindre. Nous appelons à l’adhésion de tout le monde.

Guineematin.com : parlez-nous un peu des objectifs principaux de votre organisation. 

Abdoulaye Baldé : le but principal de notre organisation est de participer efficacement à la réalisation des projets de développement, à travers les activités réalisables des PME, que ce soient des projets octroyés par l’Etat ou par des particuliers. En ce qui concerne les objectifs principaux, ce sont entre autres : l’octroi de marchés d’une valeur d’un million à un milliard de francs guinéens aux PME ; la création des banques de crédits en faveur des PME ; l’organisation des PME par corporation, favoriser l’insertion sociale; favoriser la formation technique et agricole et aux PME ; promouvoir la paix et la quiétude sociale ; favoriser les subventions aux PME.

Parce qu’aujourd’hui, le secteur informel n’a pas de subventions. Nous avons des problèmes, notamment d’accessibilité aux prêts au niveau des banques primaires, puisqu’il n’y a pas de réglementation en vigueur par rapport au secteur informel. Nous voulons aller vers tous les partenaires pour avoir accès à des prêts bancaires, afin de permettre ainsi la réduction des flux migratoires vers l’occident. Comme ça, avec l’accès aux prêts avec les accompagnements nécessaires, les jeunes auront le courage de rester dans ce pays et d’investir ici. Cela permettra aux jeunes de comprendre qu’il est possible de réussir dans ce pays.

Guineematin.com : le secteur informel a pris part aux concertations nationales organisées récemment par le CNRD, la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée. Comment avez-vous apprécié cette initiative des nouvelles autorités guinéennes ?

Abdoulaye Baldé : on a bien sûr participé à ces concertations, mais il a été constaté que le secteur informel n’était pas uni. Beaucoup ne savaient même pas que l’union patronale des petites et moyennes entreprises de Guinée est créée. Donc, nous sommes allés à ces concertations, ceux qui ont eu l’occasion de parler, qui sont d’ailleurs au nombre de 3, ont parlé. Mais, c’était de façon désordonnée, parce qu’on n’était pas unis avant d’y aller. C’est pourquoi, nous voulons aller plus loin avec beaucoup plus de vision, afin de permettre que l’organisation patronale des PME soit beaucoup plus connue. L’union patronale des PME a besoin notamment du PDG Sonoko. Nous avons besoin de son expérience, de ses conseils et de ses orientations. Et pour cela, nous allons essayer de l’approcher afin qu’il nous accompagne. 

Guineematin.com : qu’attendez-vous du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) ?

Abdoulaye Baldé : par rapport à nos attentes, nous disons que nous sommes déjà en train de bien démarrer les choses. Nous apprécions les premiers actes posés par le CNRD. Nous savons que le CNRD n’a pas une baguette magique pour régler tous les problèmes à son temps. Mais nous lui demandons quand même de nous aider, nous qui sommes dans le secteur informel, à avoir accès aux prêts bancaires pour que notre secteur puisse se développer. Nous voulons qu’il favorise l’octroi des marchés allant jusqu’à un milliard aux PME guinéennes. Parce qu’il y a de grandes entreprises aujourd’hui, quand il y a des offres de marchés même de 100 millions de francs guinéens, elles se présentent et ramassent ces 100 millions au détriment des PME, à cause du clientélisme, du favoritisme.

Cela n’encourage pas les acteurs du secteur informel. Alors, ces grandes entreprises, en principe, ne devraient pas soumissionner et prendre ce genre de marchés. Elles ne doivent normalement soumissionner que  pour les marchés de plusieurs milliards. Il y a beaucoup de jeunes qui ont créé des entreprises, mais quand eux ils soumissionnent, on les écarte. Nous voulons donc qu’au cours de cette transition, qu’on accorde aux petites et moyennes entreprises la chance de bénéficier désormais d’un certain nombre de marchés allant jusqu’à un milliard au moins. Cela permettra de lutter contre la pauvreté et favoriser le développement du pays. Et pour cela, nous voulons qu’il y ait la création d’un centre d’appui technique et de financement entre autres, en faveur des PME. 

Entretien réalisé par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225

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Recomposez la HAC pour une transition inclusive en Guinée !

29 septembre 2021 à 20 08 53 09539
Boubacar Yacine Diallo, président de la HAC

La Haute Autorité de la Communication (HAC), dans sa configuration actuelle, a suffisamment montré ses limites. Cet organe de régulation des médias guinéens a été très actif dans le bâillonnement des médias indépendants pour favoriser le troisième mandat du président Alpha Condé, qui a mis la Guinée dans l’incertitude. 

Après le coup d’État libérateur du 05 septembre 2021, mené par le colonel Mamadi Doumbouya, toutes les institutions (de même que la constitution) ont été dissoutes. Mais, avec la Cour des Comptes et la Cour Suprême, la HAC a été réhabilitée, alors qu’elle avait été très décriée par les hommes de médias lors des concertations nationales. Il avait même été demandé d’y mettre un comité transitoire de régulation des médias. 

Aujourd’hui, il est urgent pour le CNRD de recomposer cette HAC en y mettant des hommes et des femmes intègres et suffisamment représentatifs des médias et secteurs connexes dont elle a la charge de réguler. En le faisant, les journalistes, cinéastes, imprimeurs et autres se sentiront davantage concernés par cette transition que tout le monde souhaite inclusive. 

Cliquez ici : je signe la pétition

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Affaire Batax-Bouna International – Ministère des Mines et de la Géologie : lorsque Elhadj Bouna livrait sa version des faits au Pr Alpha Condé…

29 septembre 2021 à 18 06 35 09359

Par Alpha K : Profitant du passage des Miniers devant les nouvelles Autorités du pays, l’ancien PDG de Batax-Bouna International, El Hadj Bouna Kéita, a soutenu avoir été par le passé victime d’un retrait abusif de son permis d’exploitation sur l’ex-Aredor au profit d’un opérateur économique de la place, en l’occurrence le PDG de Guiter Mining, M. Ansoumane Kaba, plus connu sous le nom de ‘’Kaba Guiter’’… Retour une fois de plus dans le passé, au moment des faits, pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé…

Pour ceux ou celles qui ont la chance de nous lire à travers notre première publication sur notre site (actuguinee.org), relativement à ce que nous avons intitulé : « Quand Bouna Kéita déterre l’affaire dite ‘’Batax-Bouna International – Ministère des Mines », il était loisible de comprendre qu’il ne s’agit pas seulement de porter des accusations graves contre quelqu’un parce que le moment s’y prêterait peut-être, encore faudrait-il y adjoindre des preuves irréfutables. Fort heureusement, selon un site d’informations minières de la place, l’ex-PDG de Batax-Bouna International aurait choisi de montrer des documents au Président de la Transition, le Colonel Mamadi Doumbouya, attestant qu’il aurait été victime d’une injustice de la part de l’ex-ministre des Mines et de la Géologie, Mahmoud Thiam. Si ce dernier, à l’en croire, purgerait une peine d’emprisonnement de sept ans aux Etats-Unis, il convient de préciser afin d’éviter la confusion, que ce n’est certainement pas à cause de cette fameuse ‘’affaire’’ ayant opposé en son temps la société Batax-Bouna International au Ministère des Mines de la Guinée. 

Ce qu’il importe de souligner très opportunément, c’est que dans le cadre de cette même affaire, ce n’est pas la première fois du tout que l’ex-PDG de Batax-Bouna International se plaint auprès de la plus haute Autorité de l’Etat. S’il a choisi de le faire aujourd’hui devant le Président du CNRD, il l’avait fait auparavant avec le Président déchu, Pr Alpha Condé. 

Afin d’éclairer la lanterne des uns et des autres par rapport à cette affaire rocambolesque, nous les invitons à relire le traitement médiatique qu’en avait fait à l’époque des faits le Bimensuel d’Informations générales ‘’Le Standard’’. Sans préjuger bien entendu des droits de réplique que pourraient avoir à la fois le Ministère des Mines et le PDG de Guiter Mining auprès des nouvelles Autorités. Lesquelles, fort heureusement, ont promis de ne céder ni à la haine, ni aux règlements de compte, encore moins à une chasse aux sorcières.

Alpha K

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Baisse du prix du carburant/transport interurbain : « les chauffeurs n’ont pas diminué le prix du transport »

29 septembre 2021 à 18 06 20 09209
Mamadou Samba Diallo, passager

Suite à la récemment baisse du prix du carburant à la pompe (de 11 000 à 10 000 francs guinéens), les autorités guinéennes ont annoncé une baisse du prix du transport interurbain. Mais, de l’avis de plusieurs passagers en route pour l’intérieur du pays, cette mesure n’a pas été respectée ce mercredi, 29 septembre 2021, à la gare routière de Matam. Les chauffeurs continuent d’appliquer les anciens tarifs sous le nez du syndicat qui se berce d’illusion pour tenter de convaincre de l’effectivité d’une baisse que nul passager ne peut encore témoigner.

Dans ce lieu d’embarquement où un reporter de Guineematin.com s’est rendu en fin de matinée, aucun chauffeur n’a pratiquement voulu se prononcer sur ce sujet. Ils trouvent toujours une occupation pour fuir notre micro. Mais, du côté des passagers, c’est l’indignation. Beaucoup pensaient bénéficier d’un rabais ce matin, mais ils n’ont constaté finalement aucune baisse du prix du transport.

« Pour les billets que nous avons acheté ici, ils (les chauffeurs) n’ont pas baissé les prix du transport. Nous avons acheté nos billets au prix habituel, c’est-à-dire 310000 francs. Les chauffeurs nous ont dit qu’ils (les autorités) n’ont pas baissé les prix pour les longs voyages. Nous leur avons signifié que le prix de l’essence a été revu à la baisse ; mais, eux ils (les chauffeurs) disent qu’on ne leur a pas dit de baisser les tarifs », a témoigné Mamadou Samba Diallo, un passager qui est en route pour N’zérékoré.

Egalement, sur la ligne de Dabola, les mêmes plaintes se font sentir au niveau des passagers. C’est toujours l’ancien tarif (150 000 francs) qui est appliqué.

Abdoulaye Diallo, passeager

« Nous ici, ils (les chauffeurs) n’ont pas diminué le transport. Donc, nous avons payé 150 0000 francs, le prix d’avant. Nous sommes venus le matin demander aux chauffeurs le prix, mais ils nous ont répondu qu’il n’a pas changé », a dit Abdoulaye Diallo, un passager en portance pour Dabola.

Cependant, du côté du syndicat, on soutient que les tarifs ont été revus à la baisse, conformément aux instructions des autorités. Certains s’empressent même à saluer cette baisse. Youssouf Bah, responsable de la ligne Conakry-Labé dans cette gare routière de Matam, demande même la suppression des « nouveaux barrages » routiers pour éviter les rackets.

Youssouf Bah, syndicaliste

« Il y a eu un communiqué hier (mardi) qui a dit que le transport a baissé. Conakry-Labé coûtait 180 000 francs. Mais, maintenant c’est 160 000 francs. Nous apprécions cette baisse du prix du carburant puisque les gens souffrent du mauvais état des routes et du coût du transport. Nous demandons aux autorités (le CNRD) de supprimer les nombreux barrages routiers », a dit Youssouf Bah.

De son côté, Alpha Mamoudou Diallo, chauffeur sur la ligne Conakry-Léro, dit avoir baissé le prix du transport.

« Le transport a baissé. Avant, il coûtait 260 000 francs et maintenant c’est 250 000 francs. Nous sommes vraiment ravis de cette baisse. Si ça ne tenait qu’à  nous, le litre d’essence serait vendu à 8000 francs. On a connu une forte baisse d’affluence de passagers quand le carburant avait augmenté, parce que les gens ne se déplaçaient que pour des cas de force majeure. Mais, avec cette baisse, nous espérons voir la donne changer », a indiqué Alpha Mamoudou Diallo.

Alpha Amadou Diallo, chauffeur Conakry-Dabola

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622 67 36 81

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