Mamadou Baadiko Bah s’insurge contre le régime Alpha Condé : « il n’y a aucun projet au Fouta »

2 septembre 2021 à 21 09 26 09269

La région du Fouta est-elle lésée dans l’orientation des projets routiers ? C’est ce que pense le député Mamadou Baadiko Bah, président du parti Union des Forces Démocratiques (UFD). À son tour de parole, à l’occasion de la plénière de l’Assemblée nationale, tenue ce jeudi, 2 septembre 2021, l’opposant a dénoncé le fait qu’il n’y a aucun projet routier en cours d’exécution dans cette partie du pays, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Honorable Mamadou Bah Baadiko, député et président du parti UFD

« Lors des travaux en commissions, on a entendu beaucoup de députés déplorer l’état des routes du côté de N’Zérékoré, Yomou, Lola, Beyla, Kankan, Conakry et surtout la catastrophe que représente la fameuse route nationale N°1 Coyah-Dabola. De nombreux députés ont dénoncé les travaux arrêtés, ces routes qui, deux ans après leurs livraisons, ne servent plus à rien, et des entrepreneurs véreux à qui on attribue toujours les mêmes marchés.

Mais moi, j’ai trouvé très curieux du fait que je n’ai pas entendu un seul député du Fouta se plaindre. Je me suis demandé pourquoi ? La réponse est toute simple : le Fouta n’a aucun problème de projets abandonnés ou de projets arrêtés, puisque le Fouta n’a aucun projet en route. Il n’y a pas de chantiers, ni de projets au Fouta », a déploré le parlementaire, qui a été aussitôt stoppé par le président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara.

Mamadou Baadiko Bah est d’ailleurs l’un des deux députés avoir voté contre le projet de loi de finances rectificative, adopté ce jeudi par l’Assemblée nationale. Il a refusé de voter ce budget révisé de l’Etat, en raison de la hausse « injustifiable » des dépenses de l’administration.

Honorable Mamadou Bah Baadicko

« Il y a une question assez dramatique qui concerne le budget de la présidence de la République. En réalité, nous avons deux chapitres (dans la loi de finances rectificative, ndlr) : il y a la présidence de la République tout court, avec un budget rectifié de 667 355 982 000 GNF, et nous avons un autre chapitre intitulé autres dépenses de la présidence de la République.

Ce qui nous fait au total 1 044 milliards. Ces dépenses ont augmenté de 51.3%. Donc, les deux ont connu une explosion dans le budget rectifié. Et, c’est particulièrement à cause des dépenses du personnel de la présidence de la République. Et nous, nous pensons que cette situation est révélatrice du fardeau insoutenable infligé au peuple de Guinée en matière de charges de son administration », a dénoncé le président de l’UFD.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Assemblée nationale : « la LFR 2021 est non-convaincante », dénonce l’Hon. Abdoulaye Sanoh

2 septembre 2021 à 21 09 15 09159
Honorable Abdoulaye Sanoh, député du parti MPDG

« Je ne peux pas accepter qu’on puisse augmenter de façon faramineuse le budget de certains départements qui n’ont aucune importance actuellement et qu’on se permette d’oublier encore le bas peuple… Comment se fait-il qu’avec cette pandémie, on puisse se permettre de diminuer le budget de la santé ? Voyez aussi au niveau de l’environnement, comment avec cette calamité et avec les catastrophes des activités minières, aujourd’hui, l’environnement est dégradée. Comment se fait-il aussi qu’on puisse diminuer le budget de l’agriculture et de l’élevage… Sur les 39 départements, il n’y a que 6 départements où il y a eu une diminution du budget ».

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, l’Assemblée nationale a clôturé ce jeudi, 2 septembre, la session extraordinaire consacrée à l’adoption de la loi de finances rectificative 2021.  Après examen et étude du texte présenté par le rapporteur général du parlement, le projet de Loi de Finances Rectificative (LFR 2021) a été adopté par la « majorité écrasante » des députés présents à cette plénière. Mais, les honorables Mamadou Bah Baadiko (député et leader du parti UFD) et Abdoulaye Sanoh, élu du ‘’Mouvement Populaire Démocratique de Guinée (MPDG)’’, ont voté contre.

En expliquant sa décision de voter contre, le député du parti dirigé par Siaka Barry a estimé que cette Loi de finances rectificative est non-convaincante.

« Je ne peux pas accepter qu’on puisse augmenter de façon faramineuse ici le budget de certains départements qui n’ont aucune importance actuellement et qu’on se permette d’oublier encore le bas peuple. C’est la raison pour laquelle j’ai voté contre. Parce que, franchement, le contenu de la loi de finances rectificative 2021 ne m’a pas semblé convaincant. Lorsque vous voyez un peu le volet santé, comment se fait-il qu’avec cette pandémie, on puisse se permettre de diminuer le budget de la santé ? Voyez aussi au niveau de l’environnement, comment avec cette calamité et avec les catastrophes des activités minières, aujourd’hui, l’environnement est dégradée. Comment se fait-il aussi qu’on puisse diminuer le budget de l’agriculture et de l’élevage à partir du moment où on parle ici de l’initiative du Monsieur président de la République ? Là aussi, c’est un problème. Donc, j’ai vu, sur les 39 départements, il n’y a que 6 départements où il y a eu une diminution du budget », a dénoncé l’honorable Abdoulaye Sanoh.

Pour ce parlementaire, la loi de finances rectificative qui vient d’être adoptée est tout simplement incohérente et insoutenable. Car, en plus de la baisse opérée dans les budgets de certains secteurs très vitaux et porteurs de croissance, il y a aussi le problème de prélèvement des 5% sur le salaire indiciaire des fonctionnaires.

« J’ai réagi par rapport au 5%, je me suis dit alors pourquoi on diminue le salaire de ce bas peuple, de ces pauvres fonctionnaires et quelque part, on se permet d’augmenter les budgets de certains départements. Plus de 26 départements où il y a eu l’augmentation du budget. Donc, étant l’émanation et représentant du peuple, j’ai décidé de voter contre. Voilà les raisons », a lancé l’honorable Abdoulaye Sanoh.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Crise à Linsan (Kindia) : certains citoyens décident de ne plus obéir aux autorités locales

2 septembre 2021 à 20 08 35 09359

Plutôt que d’apporter du bonheur, l’érection de la sous-préfecture de Linsan en commune rurale (CR) risque de produire l’effet contraire. En effet, la composition de la délégation spéciale qui doit diriger cette collectivité jusqu’à l’organisation des prochaines élections locales a créé des divisions au sein de la population. De nombreux citoyens ont pris la décision de ne pas obéir aux autorités locales, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants basés à Kindia.

C’est avec beaucoup joie et d’espoir que les habitants de Linsan ont accueilli, en mars dernier, l’érection de leur sous-préfecture en commune rurale. Car, cette localité, située à 80 kilomètres de la ville de Kindia, devenait ainsi une collectivité locale. En ayant désormais leur propre mairie, ils s’attendaient au développement de sous-préfecture. Mais quelques mois plus tard, le sentiment est tout autre chez beaucoup d’entre eux, notamment les habitants de Kinsan, l’une des deux localités qui composent la commune rurale de Linsan. Ces derniers disent avoir été lésés et trahis dans la composition de la délégation spéciale qui va diriger la collectivité jusqu’aux prochaines élections locales.

Fodé Saliou Mansaré, président du district de Kouyeyah et porte-parole de la population de Kinsan Sangoyah

« Pour la petite histoire, nous étions au compte de la CR (commune rurale) de Souguéta. On s’est battu ensemble sans distinction, c’est-à-dire Kinsan qui regroupe 11districts et Linsan qui a 5 districts pour avoir notre sous-préfecture. Ensuite, grâce à Dieu, aux autorités, aux ressortissants et aux personnes de bonne volonté, nous avons obtenu notre CR. Mais contre toute attente, on apprend que les autorités viennent installer la délégation spéciale de la CR de Linsan, alors que ni les sages, ni les femmes encore moins les jeunes de chez nous n’ont été associés à l’organisation de la cérémonie. On n’a même pas été associés à la désignation de l’équipe qui compose la délégation spéciale qui va diriger la CR de Linsan. Les représentants des 11 districts de Kinsan n’ont pas été consultés. On a tout simplement reçu une lettre d’information disant que le préfet vient installer la délégation spéciale », a expliqué Fodé Saliou Mansaré, président du district de Kouyeyah et porte-parole de la population de Kinsan Sangoyah, au sortir d’une réunion organisée le 31 août 2021 dans cette localité.

Il ajoute que « parmi les 16 districts que compte la nouvelle CR de Linsan, c’est seulement 6 districts qui ont composé l’équipe mise en place. Et dans cette équipe de 11 personnes, les 11 districts de Kinsan n’ont que deux représentants. C’est ce que nous refusons. Nous voulons qu’il y ait la parité ».

Face à cette situation, les habitants de Kinsan ont décidé de ne pas obéir aux autorités de Linsan. Et, deux présidents de districts ont déjà été sanctionnés pour avoir refusé de respecter cette décision. « C’est l’association de Kinsan et tous ses districts qui ont décidé de refuser tout  appel venant des autorités de Linsan, parce qu’elles ne nous ont pas reconnus lors de l’installation de la délégation spéciale. Donc, nous avons pris ensemble la décision de ne pas répondre à un appel venant des autorités de Linsan. Mais, il y a deux présidents de districts qui se sont désolidarisés de cette décision pour aller se confier à ceux de Linsan centre. C’est pourquoi, il y a eu une sanction qui a été prise à leur encontre. On n’a pas retiré leur cachet, ni les documents officiels qu’ils détiennent. Mais on a retiré la population de leurs responsabilités pour la confier à d’autres. Voilà ce qui s’est passé », a indiqué le porte-parole de la population de Kinsan Sangoyah, Fodé Saliou Mansaré.

Parlant de l’origine de cette crise, le président de l’association des jeunes  résidents pour le développement de Kinsan (AJRDK) pointe un doigt accusateur sur le sous-préfet de Linsan. Pour lui, c’est l’administrateur territorial qui a été partial lors de la composition de l’équipe dirigeante de la mairie.

Mohamed Sylla, président de l’AJRDK, Association des jeunes Résidents pour le développement de Kinsan

« On ne peut pas accuser le maire dans cette affaire, parce qu’il défend son intérêt. On ne peut pas non plus accuser le préfet ou madame la gouverneure de Kindia, qui ne sont pas sur le terrain. Mais le sous-préfet qui est là, qui est l’arbitre entre nous, n’a pas joué son rôle. Nous avons compris que le sous-préfet est pour les Sanoukas. Il les soutient au détriment de ceux de Kinsan. Donc, nous demandons au gouvernement de venir en aide pour nous départager, parce que si cela continue comme ça, il y aura une révolte. Et ce n’est pas ça notre souhait », a laissé entendre Mohamed Sylla.

Mais contrairement à ces deux leaders de Kinsan, Ibrahima Kaké, membre de la délégation spéciale de Linsan, dédramatise la situation. Selon lui, il n’y aucun problème au sein de la commune rurale de Linsan. Il soutient que c’est tout simplement un petit groupe de frustrés qui cherche à semer la zizanie. « Avant l’installation de la délégation spéciale de Linsan, tous les présidents des districts étaient informés à travers des lettres officielles et des appels téléphoniques. M. le préfet de Kindia avait également mandaté le sous-préfet d’informer toute la population de la CR de Linsan. Et le jour de la cérémonie d’installation, tous les présidents des 16 districts et les chefs de secteurs ainsi que les citoyens se sont massivement mobilisés.

Donc, l’installation de cette délégation spéciale a été acceptée par tout le monde. Ceux qui se disent représentants de la population de Kinsan défendent leurs intérêts personnels. Sinon, il n’y aucun problème entre la population et nous. Au départ, il y a eu 16 personnes qui ont été désignées pour composer la délégation spéciale de Linsan. Mais on n’avait besoin que de 11 personnes. C’est ainsi que l’administration a fait le choix, en éliminant 5 personnes. Et ce sont ces 5 personnes qui sont à la base de tout cela. Sinon, il n’y aucun différend entre Kinsan et Sanou. Nous avons une seule population et nous vivons ensemble », a dit Ibrahima Kaké.

De son côté, le sous-préfet de Linsan a refusé de se prononcer sur cette situation. Lansana Bangoura s’est montré d’ailleurs hostile au journaliste de Guineematin.com qui est allé à sa rencontre.

De retour de Linsan, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224 628516796

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Conakry : l’Association des Journalistes de Guinée (AJG) affiche ses ambitions

2 septembre 2021 à 19 07 14 09149

Les responsables de l’Association des Journalistes de Guinée (AJG) ont animé une conférence de presse ce jeudi, 2 septembre 2021, à Conakry. L’objectif était de présenter le nouveau bureau de cette association et afficher ses objectifs. La conférence a été animée par Yamoussa Sidibé, président de l’AJG, son vice-président, Alpha Kabinet Doumbouya, et Aboubacar Condé, membre de l’Association, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Yamoussa Sidibé, président de l’AJG

Dans son intervention, Yamoussa Sidibé a rappelé que l’AJG est une association faîtière à laquelle, dans les conditions normales, tous les journalistes guinéens doivent adhérer. « L’AJG a été créée pour la première fois en 1986. Comme vous le savez, après le coup d’Etat de 1984, notre pays était sous tension et il était dans une situation effervescente. Le pays avait quitté le dirigisme d’Etat et les libertés étaient annoncées.

C’est dans ce sens qu’un groupe de journalistes, à sa tête Facely II Mara, a initié une association qui regroupait tous les journalistes de Guinée et qui permettrait de défendre l’intérêt des journalistes et de défendre leur professionnalisme. L’association a été supprimée quelques temps après parce que, selon le gouvernement, les membres l’avaient trop pris au mot. Ils (les membres de l’association, ndlr) ont été harcelés et il a fallu les journées nationales de la communication et de l’information en 1992 pour voir le retour de cette association », a rappelé le président de l’AJG.

S’agissant des objectifs de l’AJG, l’ancien directeur général de la RTG (Radio-télévision guinéenne) a expliqué qu’il s’agit d’avoir une structure qui défendra les intérêts des journalistes et l’exercice de ce métier en Guinée. « Les objectifs de cette association consistent entre autres, à promouvoir le professionnalisme, à développer la solidarité au sein de la corporation, etc. », a indiqué Yamoussa Sidibé, avant d’inviter les professionnels des médias guinéens à adhérer massivement à cette organisation.

Alpha Kabinet Doumbouya, vice-président de l’AJG

Abondant dans le même sens, le vice-président de l’AJG, le doyen Alpha Kabinet Doumbouya, a déploré le « fossé sciemment créé » entre les journalistes des médias d’Etat et ceux évoluant dans le privé. « Nous sommes une famille. La presse guinéenne vient de loin. Nous avons été caricaturés par les décisions qui ont essayé de créer la division entre les journalistes en désignant certains comme les journalistes de l’Etat et les autres, les journalistes qui sont contre la nation. Ce parcours a été difficile mais au sortir du combat, nous avons réussi à implanter une famille », s’est-il félicité.

A noter que pour adhérer à l’AJG, il suffit tout simplement de remplir un certain nombre de conditions. Il s’agit entre autres d’être journaliste, avoir sa carte professionnelle délivrée par la Haute Autorité de la Communication, appartenir à une rédaction, etc.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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LFR 2021 : baisse de la croissance, hausse de l’inflation et de la pression fiscale

2 septembre 2021 à 19 07 05 09059

L’Assemblée nationale a clôturé ce jeudi 2 septembre 2021, la session extraordinaire consacrée à l’adoption de la loi de finances rectificative de l’année.  Après examen et étude du texte présenté par le rapporteur général du parlement, il ressort que les hypothèses macroéconomiques révisées 2021 sont fortement modifiées, a constaté Guineematin.com, à travers son équipe de reporters déployée au Palais du peuple.

Les nouvelles prévisions portent sur un taux de croissance à 5,2% du PIB, un taux d’inflation moyen à 10,9% et une pression fiscale à 14,11% contre respectivement 5,5%, 8% et 13% en loi de finances initiale. Selon le document présenté par le rapporteur général de l’Assemblée nationale, Aboubacar Adama Sylla, les prévisions en recettes pour la LFR 2021, portent sur 25 783,96 milliards de francs contre une prévision initiale de 23 511,64 milliards, soit une augmentation de 2 272,31 milliards (9,66%). Les dépenses elles, vont passer de 27 739,07 milliards à 29 318,96 milliards de francs dans le projet de la loi de finances rectificative 2021, soit une augmentation de 1 579,89 milliards (5,70%).

Ces augmentations se justifient selon l’Honorable Aboubacar Adama Sylla par :

ü Le recrutement de 1500 fonctionnaires de police et de la protection civile non budgétisé en LFI ;

ü La forte croissance du salaire des magistrats accordé par les différents décrets de Monsieur le Président de la République ;

ü La prise en charge des primes d’incitation des enseignants en situation de classe suivant le protocole d’accord du 10 janvier 2020 ;

ü Les engagements et la prise en charge des contractuels de l’Etat nommés par Décrets et arrêtés conjoints

ü La dépréciation du Franc guinéen par rapport aux devises étrangères qui impacte le niveau des dépenses de personnel des représentations diplomatiques et des experts étrangers ;

ü L’augmentation des subventions en faveur de la Société Electricité de Guinée (EDG) ;

ü Les ajustements sur la dette viagère (pensions civile et militaire), le relèvement du niveau des transferts accordés à l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES) et la prise en compte de la première tranche au titre de l’année académique des bourses d’entretien des étudiants dans les établissements d’enseignement supérieur et le fonctionnement des universités publiques et des Instituts de recherches et 

ü La prise en compte des dépenses prioritaires dans le cadre de la réalisation des travaux d’urgence au titre d’entretien routier.

Pour honorer les engagements, le gouvernement se propose de demander plus de recettes aux principales régies financières, qui sont:

ü Direction Générale des Impôts : 10 174,14 milliards, soit un accroissement de 4,7%

ü Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité publique : 1 804,41 milliards, soit accroissement de 10,8%

ü Direction Générale des Douanes : 12 392,14 milliards, soit un accroissement de 14,27%.

Dans ce document de la LFR 2021, les députés ont formulé des recommandations et des observations, comme :

v L’appréhension des Députés pour la non prise en compte de certaines recommandations de la dernière session budgétaire notamment :

§  L’identification de nouvelles poches de recettes;

§  Le niveau de dégradation avancée du réseau routier;

§  Le loyer élevé des bâtiments occupés par certains départements et autres institutions;

v L’interrogation des députés relative à :

§  L’utilité de cette loi rectificative ;

§  la performance dans la réalisation globale des recettes dans cet environnement difficile ;

§  L’impact de la fermeture des frontières ainsi que la limitation de l’âge des véhicules à 13 ans sur les recettes douanières;

§  L’état de la subvention du carburant ;

§  La situation des redevances et amendes de pêche ;

§  La différence entre Direction Nationale  et  Direction Générale en termes d’attribution, de rôle et de responsabilité ;

§  la baisse de l’impôt sur les salaires ;

§  la réduction du  budget du secteur social et de l’environnement ;

§  l’augmentation du budget des investissements alors que les taux d’exécution en fin juin sont très faibles ;

§  La situation des prélèvements communautaires au niveau de la CEDEAO ;

Selon le Rapporteur général, l’Assemblée Nationale recommande au gouvernement l’implication des départements et autres Institutions concernés dans la révision des lignes budgétaires  mais également l’accélération de la mise œuvre  du Budget programme. 

Après cette présentation, les députés se sont relayés au micro pour poser des questions, allant de la lutte contre la corruption à la poursuite des chantiers ouverts comme les routes, en passant par la promotion de la bonne gouvernance et la maîtrise des dépenses publiques.

Le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, dans ses réponses s’est appliqué à convaincre la Représentation nationale à soutenir les modifications apportées à la loi de finances initiale de l’année. Même si certaines de ses réponses, notamment celles concernant la poursuite et l’achèvement des travaux routiers, ont fait sourire plus d’un élu. « D’ici 2024, l’affaire de route sera derrière nous », a-t-il clamé devant les Députés.

Au terme des débats, les députés, à l’écrasante majorité, ont répondu favorablement à l’appel des trois groupes parlementaires qui ont tous demandé d’accorder un vote favorable à la Loi de finances rectificative 2021.

Depuis l’Assemblée nationale, Mohamed Doré, Abdallah Baldé et Mariama Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : le corps sans vie d’un septuagénaire retrouvé au grand marché

2 septembre 2021 à 17 05 38 09389

Cette découverte macabre a eu lieu dans la matinée de ce jeudi, 2 septembre 2021, derrière la station service située au grand marché, dans le quartier Korialén, commune urbaine de Kankan. Et, c’est le corps sans vie d’un homme (un malade mental très bien connu dans ledit marché) qui a été retrouvé allongé à même le sol. Il a finalement été transporté à l’hôpital régional de Kankan pour des analyses.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est le corps de Issa Diakité, un septuagénaire originaire de la localité de Niantanina (dans la préfecture de Mandiana), qui a été découvert dans ce marché, aux environs de 7 heures, par un boutiquier.

Ismaël Konaté, boutiquier

« Le matin, quand je suis venu, je l’ai trouvé couché ; mais, il n’avait pas l’air d’aller bien. Je suis allé demander Fodé (un pompiste) dans la station s’il connaît les parents de la victime, il a dit non. Ensuite, je suis parti ouvrir ma boutique. A mon retour, j’ai trouvé qu’il était déjà décédé. Un ami est venu me donner le drap de son lit pour le recouvrir et on a essayé d’appeler ses parents », a expliqué Ismaël Konaté, boutiquier.

Informé de cette triste nouvelle, les autorités de l’hôpital régional de Kankan ont dépêché sur les lieux une équipe de médecins pour prendre en charge le corps. Et, les premières analyses effectuées ont conclu à une « mort naturelle » de Issa Diakité. Mais, l’équipe médicale a tout de même décidé de transporter le corps à l’hôpital pour approfondir l’autopsie, surtout qu’on est actuellement en période de pandémie de COVID-19.

Dr Ibrahima Sory Camara, service de traumatologie de l’hôpital de Kankan

« D’après notre analyse, il n’y a pas de trace de blessure sur le corps. Donc, c’est une mort naturelle. Nous devons amener le corps à l’hôpital, faire d’autres investigations là-bas sur lui et chercher ses parents pour leur rendre le corps », a indiqué Dr Ibrahima Sory Camara du service de traumatologie de l’hôpital de Kankan.

Alpha Nantanina Diakité, neveu de la victime

Avant même que le corps ne soit embarqué pour l’hôpital, les parents de Issa Diakité se sont présentés sur les lieux. Alpha Nantanina Diakité, neveu du défunt, a laissé entendre que son oncle ne rentrait pas à leur domicile depuis un bon moment. « Cela fait plus de 10 ans qu’il est malade, il refuse d’aller à la maison. Il était en aventure au Nigeria, c’est là-bas qu’il a contracté la maladie. Il est célibataire et sans enfants », a-t-il précisé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Hôpital Donka (Conakry) : des médecins arrêtés pour trafic de drogue

2 septembre 2021 à 17 05 22 09229

Plusieurs médecins chirurgiens en service à l’hôpital national Donka (Conakry) ont été arrêtés récemment dans une affaire de trafic international de drogue. L’un d’entre eux est accusé d’avoir collaboré avec un narcotrafiquant pour extraire des boules de cocaïne dans le ventre d’une fille, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ce sont des agents de l’office central antidrogue qui ont procédé à l’interpellation de ces professionnels de santé. Selon le commissaire divisionnaire de police Ibrahima Kalil Camara, directeur adjoint de ce service, ils sont accusés d’association de malfaiteurs, trafic international illicite de drogue et complicité par des faits aggravants.

« Le 20 août dernier, notre service a reçu des informations selon lesquelles, une porteuse de drogue incorporée en provenance du Brésil a été opérée dans une clinique de la place par un chirurgien et qu’il y a eu extraction de plusieurs boules de cocaïne de l’estomac de cette porteuse. Les chefs hiérarchiques m’ont donné ordre de déployer des hommes sur le terrain. Ce qui fut fait. Le 25 du même mois, nous avons procédé à l’interpellation du premier suspect.

De l’enquête, il s’est avéré que cette fille a été effectivement opérée le 11 août 2021, par la complicité d’un narcotrafiquant du nom de Chérif Bah et de Fatoumata Diariou Doumbouya, qui était stagiaire dans la clinique du chirurgien Dr Samuel », a-t-il expliqué, ajoutant que l’opération n’a pas eu lieu finalement à la clinique de Dr Samuel, mais plutôt au CHU Donka. Le médecin s’est fait aider par deux autres chirurgiens, qu’il a trompés avec un faux diagnostic. Et après l’opération, les médecins ont extrait plusieurs boules de cocaïne de l’estomac de la fille.

« Après extraction de la quantité de drogue, les autres chirurgiens ont conseillé à Dr Samuel de remettre le corps étranger au chef de service de Donka, où l’opération a eu lieu finalement, mais Samuel n’a pas obtempéré. Malgré l’insistance de ses collègues, Samuel a remis cette quantité de drogue à Chérif Bah, le propriétaire. A l’heure où nous sommes, Chérif Bah est en cavale, la porteuse de la drogue qui a été opérée est également en cavale. Ce qui est encore plus inquiétant, de notre information, au moment où la patiente quittait le lit d’hôpital, elle était encore dans un état grave.

Nous demandons que cette porteuse sache que notre enquête ne doit pas mettre sa vie en danger, nous ne sommes que des enquêteurs. Qu’elle se présente dans un centre hospitalier, mais à condition qu’elle nous téléphone pour qu’on donne l’ordre aux médecins de l’assister, parce que sa vie est en danger », a lancé le commissaire divisionnaire de police Ibrahima Kalil Camara, directeur adjoint de l’office antidrogue. Ce service met un numéro de téléphone (620 59 44 65) à la disposition des citoyens tout en promettant une récompense à toute personne qui l’aiderait à localiser le présumé narcotrafiquant, Chérif Bah.

A noter que Dr Samuel, le principal mis en cause dans cette affaire, nie toute participation à un trafic de drogue. Devant les médias, le médecin a assuré que lui et ses collègues ont opéré la porteuse de la drogue dans le seul souci de sauver une vie, sans même savoir qu’elle avait de la drogue dans son ventre.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 62

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Guinée : les autorités ferment l’Université Alassane Ouattara de Conakry

2 septembre 2021 à 14 02 06 09069

C’est officiel ! Les autorités guinéennes ont fermé l’Université Alassane Dramane Ouattara de Conakry par une décision du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Aboubacar Sylla. Et, c’est le secrétaire général dudit département, le professeur Binko Mamadi Touré, qui a conduit la « mission commando » à Sonfonia-Casse, dans la commune de Ratoma, pour procéder à cette fermeture hier, mercredi 1er septembre 2021, a appris un journaliste de Guineematin.

Fondée depuis plus de trois ans, l’université Alassane Dramane Ouattara (UADO) est accusée d’existence illégale par les autorités guinéennes en charge de l’enseignement supérieure et de la recherche scientifique. À en croire les autorités guinéennes, les promoteurs (dont on attend la version dans ce dossier) n’auraient pas cherché une autorisation d’exercer en Guinée et se seraient mis à enrôler et à former des étudiants en quête de savoir.

Pour motiver leur décision, les autorités guinéennes jurent que l’Université Alassane Dramane Ouattara de Conakry est une « université clandestine » ouverte en toute illégalité. Elle a été épinglée lors d’une enquête amorcée depuis plus de six mois par la commission d’inspection du département de l’enseignement supérieure et de la recherche scientifique. Et, c’est pour cette raison que le ministre Aboubacar Sylla aurait ordonné sa fermeture.

Mais, certains responsables du ministère de l’enseignement supérieure et de la recherche scientifique sont souvent accusés de complicité avec des promoteurs d’université contre les intérêts de l’État. Il est donc à se demander s’il n’y a pas un autre motif derrière cette fermeture…

À préciser que cette fermeture a été opérée au lendemain du démenti des autorités ivoiriennes sur un prétendu cas d’Ebola venu de Labé (une préfecture de la Moyenne Guinée qui n’a JAMAIS enregistré de cas d’Ebola). On se rappelle qu’à cause de ce faux cas d’exportation d’Ebola, annoncé le 14 août 2021, Abidjan a fermé sa frontière avec la Guinée. Or, mardi dernier, 31 août 2021, un laboratoire français de Lyon, qui a reçu les échantillons prélevés à Abidjan a confirmé que cette guinéenne n’a JAMAIS été porteuse du virus Ebola. Ce qui a obligé les autorités ivoiriennes à se dédire, même si aucune excuse n’a encore été présentée ni à la victime de ce faux diagnostic ivoirien, ni à la communauté guinéenne qui était stigmatisée en Côte d’Ivoire où l’apparition d’un voyageur en provenance de la Guinée était commentée comme l’expression d’une exposition des ivoiriens à la peste !

En attendant d’en savoir plus sur cette fermeture, Guineematin.com vous propose quelques images de cette opération :

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Kindia : Rusal/CBK remet un chèque de plus de 4 milliards au FODEL

2 septembre 2021 à 11 11 46 09469

Dans la journée d’hier, mercredi 1er septembre 2021, la compagnie des Bauxites de Kindia (CBK) a procédé à la remise du chèque pour le paiement du Fonds FODEL des exercices 2019 et 2020 pour un montant 4.5250.872.767 francs guinéens. La cérémonie de remise du chèque s’est déroulée dans la maison des jeunes de Kindia en présence du ministre des Mines et de la Géologie, du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, des autorités régionales et préfectorales ainsi des élus locaux de la région de Kindia ainsi que la représentation de Rusal en Guinée, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au nom des populations de Kindia, madame la gouverneure de Kindia, Hadja Sarangbé Camara a salué la compagnie des bauxites de Kindia pour le respect de ses engagements vis-à-vis des collectivités de Kindia. « C’est le lieu et le moment de remercier nos partenaires de Rusal-Guinée pour la constance de leur contribution dans la mobilisation des ressources financières destinées au développement local dans la préfecture de Kindia. Aussi, voudrais-je exhorter les autorités les autorités préfectorales et communales à une bonne gestion de ces fonds dans le respect du manuel de procédure élaboré à cet effet », a demandé l’autorité régionale de Kindia.

Prenant la parole, le chef de la représentation de Rusal en Guinée, Alexandre Larionov, s’est dit heureux de remettre ce chèque au Fonds d’Appui aux Projets de Développement Local (Fodel) au nom de sa compagnie. « Les fonds alloués serviront à la mise en œuvre d’importants projets d’infrastructure dans votre région », a-t-il estimé.

Poursuivant, Alexandre Larionov a rappelé plusieurs autres appuis de la CBK aux collectivités de Kindia. En plus de la construction d’une trentaine de forages et des écoles dans les communautés impactées, il a noté la construction en novembre 2020 du pont sur la rivière Samou d’une longueur de 65 mètres où des solutions techniques appliquées lors de sa construction assureront, dit-il, l’exploitation du pont pendant une période d’au moins 35 ans. « Lors de la conception et de la construction du pont sur la rivière Samou, une attention particulière a été portée aux problèmes environnementaux et un suivi systématique de la composition chimique et biologique de l’eau a été effectué. Des prélèvements et analyses d’échantillons réguliers effectués par le laboratoire certifié de l’office national de contrôle de la qualité qui a confirmé la bonne qualité de l’eau de la rivière ainsi que l’absence d’impact de la construction du pont et des Mines de la CBK sur sa composition », a-t-il expliqué.

L’autre point abordé par Alexandre Larionov, c’est l’implication de Rusal dans la riposte contre la pandémie du Covid-19. « Nous savons tous à quel point l’année et demie passée a été difficile, éclipsée par l’épidémie de Covid-19. A cet égard, je tiens à exprimer ma gratitude à nos médecins et à rappeler que, dès le premier jour de la pandémie, Rusal, en étroite collaboration avec l’ANSS, participe au programme national de lutte contre la propagation du virus en Guinée. Aujourd’hui dans le pays, sous l’égide de l’ANSS, il existe dix centres nationaux spécialisés pour la prise en charge des patients. Deux de ces dix centres à savoir Fria et Kindia sont entièrement soutenus financièrement, techniquement et administrativement par Rusal », a-t-il rappelé. 

En plus de ce soutien, le chef de la représentation de Rusal en Guinée en a ajouté la livraison d’une cargaison médicale humanitaire destinée à lutter contre la propagation du Covid en juillet 2020, l’octroi deux ambulances équipés pour la réanimation moderne des patients et récemment la livraison d’un lot de vaccin Spoutnik-V  contre le Covid-19 ainsi que des médicaments et consommables.

Pour sa part, le ministre des Mines, Abdoulaye Magassouba a indiqué ces fonds remis à Kindia est une étape importante dans la mise en œuvre de la politique lancée dès 2011 par le chef de l’Etat dans le cadre de l’amélioration de l’impact local des activités minières. « Cette initiative qui porte sur le fonds de développement économique local, le FODEL, permet le financement de projets portés par les communes mais aussi des activités génératrices de revenu portées à par les jeunes et des femmes dans le cadre de l’amélioration de leur autorisation. Nous exhortons tous les acteurs locaux à travailler d’arrache-pied pour s’assurer que le financement effectif des projets se réaliserait dans les tous prochains mois pour que nous puissions avoir l’impact effectif de ces fonds mobilisés sur le quotidien des populations à la base », a dit le ministre des Mines.

Abondant dans le même sens, le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, général Boureima Condé a, au nom du chef de l’Etat, Pr. Alpha Conde, de son Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana et de celui par intérim,  Mohamed Diané vivement remercié la Rusal/CBK pour les efforts qu’elle fournisse en faveur des populations de sa zone d’exploitation avant d’indiquer la destination réelle des fonds. « C’est un grand sentiment de fierté qui nous anime aujourd’hui parce que nous sommes en train de vivre une des matérialisations du programme de société prôné par le chef de l’Etat à savoir qu’en Guinée, nous allons œuvrer pour une richesse partagée. Cet argent, puisqu’il s’agit de richesse partagée, c’est aux collectivités de se prononcer là-dessus ; mais pas par un diktat du maire ou d’un conseiller communal. Mais absolument une concertation publique et ouverte à travers ce que nous appelons le diagnostic participatif communautaire où la communauté toute entière se prononce sur la priorité de priorités de son développement. Ce plan de développement local discuté priorise ce qu’il faut dans le plan annuel d’investissement. C’est en cela justifie la mise à disposition de l’argent géré par l’agence nationale de financement des collectivités », a insisté Boureima Condé.

De retour de Kindia, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Manifestation des femmes à Kamsar (Boké) : la version du ministre Boureima Condé

2 septembre 2021 à 11 11 33 09339

Ce sont les femmes qui « commandent » Kamsar depuis maintenant trois jours. Et, c’est une grosse humiliation pour les gouvernants actuels de la Guinée qui ne parviennent toujours pas à assurer le seul service qui est pourtant présenté partout et par tout le monde comme un trophée de guerre du régime d’Alpha Condé : l’électricité !

Depuis trois jours aujourd’hui (jeudi 02 septembre 2021), ce sont les femmes qui régentent la mobilité à Kamsar et particulièrement dans les localités de Filima et Kayenguissa. Devant ce qui s’apparente à une démission généralisée des Guinéens face à la gouvernance Alpha Condé, et refusant d’accepter l’obscurité qui enveloppe leurs maisons, les mères de familles ont solidement noué leurs pagnes pour sortir protester. Elles ont donc occupé les rails, empêchant depuis 3 jours le train minéralier de circuler entre le port de Kamsar et les carrières. Embarrassé, le Gouvernement ne donne pour le moment aucune réponse ; et, les très déterminées manifestantes campent sur leur position.

À en croire des citoyens de cette zone minière qui ont contacté Guineematin.com au téléphone, les manifestantes font la cuisine sur place pour s’assurer qu’aucune locomotive ne passe tant que l’électricité ne leur sera pas fournie. Conscientes qu’elles sont que cette exploitation minière détruit leur environnement n’enrichit que les multi-nationales et une poignée de dirigeants ; mais, pas la Guinée… Désormais, elles tiennent à priver nos gouvernants et les sociétés minières des milliards qu’ils puisent chaque jour dans cette zone, tant que leurs localités seront privées d’électricité. 

S’exprimant à Kindia hier, mercredi, sur cette manifestation, le ministre de l’Administration du territoire ne voit de faute ni du côté du gouvernement, ni même des sociétés minières qui opèrent dans la zone. Le général Boureima Condé accuse les populations de Kamsar d’incivisme. Comme c’est souvent le cas lorsqu’on n’a pas d’argument, le ministre a essayé d’opposer les citoyens aux propriétaires de villas qui gagneraient beaucoup d’argent en les mettant en location. 

Extrait de l’intervention du Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation sur la manifestation des femmes à Kamsar : 

Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

« À Kamsar, à Filima et à Kayenguissa, nos mamans, nos pauvres mamans, ont empêché la production depuis hier ou avant-hier. Elles sont installées sur les rails parce que l’électricité n’est pas là. Or, cette électricité à Kamsar… les plus grandes centrales thermiques ou les plus grands barrages hydro thermiques ne pourront pas répondre au besoin d’électrification de Kamsar à l’allure où nous allons. Tenez-vous bien, à Kamsar, de la même manière que la ville est en train de s’étendre, les branchements sur le réseau électrique s’en vont ainsi dans l’anarchie la plus totale.

À Kamsar, on ne paie pas le courant, non ! Et, les gens construisent des villas, les mettent en location auprès des partenaires à des prix très forts ; mais, on ne paie pas le courant. Et, quand le courant n’est pas là, c’est la grève. On empêche la société de travailler… ».

Un reporter de Guineematin.com est en route pour Kamsar

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Mme Diouldé Bah, mère d’un prisonnier d’Alpha Condé : « aidez-nous à faire libérer nos enfants… »

2 septembre 2021 à 7 07 54 09549

« C’est lui qui a appris un métier et c’est lui qui allait m’aider. Mais, depuis 10 mois, il est en prison. Aidez-nous à faire libérer nos enfants… » ! Ces propos sont d’une mère bouleversée et désemparée suite à l’emprisonnement de son fils à la maison centrale de Conakry. Madame Fatoumata Diouldé Bah pleure depuis dix mois d’absence de son enfant (Alpha Oumar Bah) arrêté à la Cimenterie (dans la préfecture de Dubréka), au lendemain de la réélection contestée du président Alpha Condé pour un troisième mandat à la tête de la Guinée, le 18 octobre 2020. Alpha Oumar Bah est son espoir, le bras valide sur lequel elle compte. Et, le voir en prison est devenu une torture, une peine incommensurable pour cette mère chagrinée à tout moment et qui s’isole chaque fois pour pleurer à chaudes larmes.

A l’occasion d’un entretien avec un reporter de Guineematin.com vendredi dernier, 27 août 2021, on pouvait lire sur le visage crispé de cette mère veuve, le sentiment d’un espoir brisé. Depuis l’arrestation de son fils, elle n’a pas eu la chance de le voir. Mais, la triste scène de l’interpellation d’Alpha Oumar Bah est encore fraiche dans sa mémoire. Et, madame Fatoumata Diouldé Bah en parle comme si cette scène venait à peine de se produire.

madame Fatoumata Diouldé Bah, mère d’Alpha Oumar Bah détenu politique à la maison centrale

« Alpha Oumar a été arrêté la nuit, en plein sommeil, précisément à 03 heures du matin, à la Cimenterie, auprès de l’usine. Il dormait au domicile de son oncle paternel quand les agents sont venus frapper à la porte. Il a demandé c’est qui ; et, ils lui ont intimé d’ouvrir. Il a dit qu’il n’ouvre pas sa porte à pareille heure. C’est ainsi que les agents ont cassé la porte pour l’arrêter avec son cousin. Ils ont été embarqués sans chaussures pour être conduits à la DPJ (direction centrale de la police judiciaire), puis à la maison centrale. Le lendemain, sa cousine est venue m’informer que mon fils a été arrêté la nuit… Depuis, nous souffrons énormément », a expliqué madame Fatoumata Diouldé Bah.

Cette mère de six enfants, originaire de Bourouwal Tappé (dans la préfecture de Pita), a été financièrement asphyxiée depuis l’incarcération de son fils Alpha Oumar. Elle lui envoie de l’argent (des petits montants) de temps à autre en prison ; mais, son petit commerce d’oranges et de bananes s’est quasiment éteint. Elle est aujourd’hui démunie ; et, parfois, c’est grâce au voisinage qu’elle gagne à manger.

« Mes enfants n’ont pas de père. Celui-ci est décédé. Depuis, c’est moi qui s’occupe de leur situation, alors que moi-même, je n’ai ni père, ni mère pour m’aider. Je revendais des oranges et des bananes. Mais, avec ça aussi, tout est presque fini. Je peux passer une semaine sans mettre la marmite au feu. Actuellement, c’est quand mes voisines préparent, elles m’invitent à manger. Tous les jours, je dois lui envoyer de l’argent pour son manger… Je n’ai personne pour m’aider. Parmi mes six enfants, il est le plus grand des garçons et il a moins de 20 ans… Son cousin qui l’avait aidé à apprendre à conduire, et qui nous aidait tous, est décédé… Je suis même malade et couchée depuis le matin », a confié madame Fatoumata Diouldé Bah les yeux larmoyants.

Impuissante et désemparée, madame Fatoumata Diouldé Bah demande à l’Etat de libérer son enfant qui est injustement détenu à la maison centrale.

« Quand il me dit qu’il n’a pas à manger, je rentre dans ma chambre et mets mes mains sur la tête pour pleurer. Ce sont ces enfants qui me restent dans la vie. C’est lui qui a appris un métier et c’est lui qui allait m’aider. Mais, depuis dix mois, il est en prison. Mon enfant n’a rien fait, parce qu’il ne participe jamais à une manifestation. Il était à Bintouraya (Coyah) avec sa grande sœur. Il était venu pour me rendre visite quand il est tombé dans cette situation. Je demande aux dirigeants de nous aider à récupérer nos enfants. Nous souffrons sans limite », a-t-elle dit avec désolation.

Alpha Oumar Bah, détenu politique à la maison centrale

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Conakry : la femme de ménage, la patronne atteinte de Covid19 et les 1 100 euros

2 septembre 2021 à 7 07 29 09299

Rien ne va actuellement entre madame Safiatou Sidibé, femme de ménage, et sa patronne, madame Fatoumata Sow. Cette dernière a même traduit son employée en justice pour des faits de vol d’un montant de mille cent euros (1 100 €). Mardi dernier, 31 août 2021, les deux dames étaient devant le tribunal de première instance de Dixinn. Après leurs versions contradictoires, le procureur de la République a requis la relaxe de la prévenue ; mais, l’affaire a été mise en délibéré pour décision être rendue le 28 octobre prochain.

Selon des informations recueillies au tribunal par un reporter de Guineematin.com, ce vol présumé aurait eu lieu le 02 août dernier au quartier Sonfonia, dans la commune de Ratoma. Ce jour-là, Mme Fatoumata Sow, testée positive à la Covid19, aurait fait appel à sa bonne pour que celle-ci aille rester à son domicile, le temps de son hospitalisation, qui a finalement pris 10 jours.

Au retour de dame Fatouma à la maison, son mari lui dit avoir constaté la disparition de 1 100 euros qu’il avait dans son armoire. C’est ainsi qu’elle a décidé de porter plainte contre la femme de ménage pour vol. La prévenue (madame Safiatou Sidibé), qui a comparu libre, et la partie civile se sont largement expliquées à la barre le 31 août.

Devant le tribunal, la prévenue a nié en bloc les faits mis à sa charge. Selon elle, en qualité de domestique, elle assurait le ménage et la cuisine et qu’elle n’a jamais vu la couleur de l’argent qu’on l’accuse d’avoir volé.

« Pendant les deux mois que j’ai travaillé avec elle, je n’ai accédé à sa chambre que 3 fois. La première fois, c’était pour prendre une thermos. La deuxième fois, elle était malade, elle m’a demandé de préparer pour elle de la bouillie ; j’ai préparé et j’ai envoyé dans sa chambre. Et, la troisième fois, c’était pour suspendre les habits de son mari au niveau de sa véranda. Je ne détiens pas les clefs, mon travail, c’est de faire le ménage et la cuisine. Et, depuis qu’elle a été hospitalisée, personne n’est venu à la maison sauf son fils qui est venu rentrer à la maison. Son mari a dit qu’il a perdu mille cent euros dans sa chambre ; mais, je jure entre Dieu et moi je n’ai pas vu la couleur de cet argent », s’est défendue la prévenue.

De son côté, sa patronne soutient qu’il n’y a jamais eu de vol auparavant dans sa maison. Pour elle, c’est lorsque cette bonne a commencé à travailler chez eux qu’ils ont commencé à constater des cas de vols.

« Il n’y a jamais eu de vol chez nous. Sauf quand elle est arrivée, on a perdu un téléphone. Et, 2 mois 8 jours après, c’est l’argent de mon mari qu’on vol. L’argent volé était dans l’armoire, et l’armoire n’a pas été cassée. Durant les 10 jours que j’ai fait à l’hôpital, elle était avec les enfants », a maintenu la plaignante.

Pour appuyer les dépositions de la partie civile, son conseil, maitre Adams Salomon Camara, a laissé entendre qu’en plus d’être une femme domestique,  Safiatou était sensée assurer la responsabilité de la maison.

« C’est la légèreté et la négligence de Safiatou Sidibé qui ont conduit à la disparition de cet argent. Jusqu’à ce qu’elle apporte une preuve contraire, elle est responsable de ce vol », a martelé l’avocat.

Contrairement à l’avocat, le procureur, Boubacar 1 Bah, a estimé que la prévenue n’est pas auteure de ce vol. « Elle s’occupait du ménage et de la cuisine. Elle n’est pas à la maison à titre de vigile ou gardienne. C’est une domestique qui fait le linge et la cuisine. Ni les enfants, ni son mari n’a vu cette dame prendre cet argent. Donc, le ministère public qui poursuit à charge et à décharge sollicite qu’il vous plaise de relaxer purement et simplement Safiatou Sidibé pour délit de vol non constitué à son encontre », a requis le procureur.

C’est dans ce climat que le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 28 octobre prochain.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/664 413 227

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Marché Bordo (Kankan) : les tarifs de location des tables et des boutiques irritent les commerçants

2 septembre 2021 à 7 07 27 09279

Après plusieurs d’années d’attente, les commerçants sont enfin rentrés en possession du marché Bordo qui leur a été promis en 2015 par le régime Alpha Condé à l’occasion de la célébration de la fête tournante d’indépendance à Kankan. L’entrepreneur qui avait fui, en 2016, avec le reste de l’argent est sorti de sa cachette pour achever les travaux et mettre le marché à la disposition des autorités communales. Mais, les tarifs de location mensuelle fixés par la mairie (100 000 GNF pour une table et 1 000 000 GNF) pour une boutique sont mal reçus. Les habitants du quartier trouvent ces montants exorbitants, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Les habitants du quartier Bordo, dans la commune urbaine de Kankan, ont pendant longtemps réclamé la finalisation du marché offert à la ville dans le cadre de la réalisation des infrastructures de la célébration du 58ème anniversaire de l’indépendance. C’est seulement en 2021 que la réalisation de ce marché a pris fin. Sauf que les prix de location des tables et des boutiques situées dans l’enceinte, proposés par la mairie de Kankan qui va assurer la gestion dudit marché, sont loin de faire l’unanimité. Outre les 50.000 fg que les femmes déboursent pour se faire inscrire, elles doivent aussi payer 100.000 GNF chaque fin de mois pour une table et 1.000.000 GNF pour une boutique.

Hawa Kourouma, étalagiste, dit qu’elle n’a pas ces moyens. « C’est nous qui nettoyons ce marché,  mais ils ont donné la place aux riches sans que nous le sachions. J’ai vu une collègue qui discutait avec un monsieur qui était dans sa voiture. Je lui ai demandé, elle m’a dit qu’ils exigent 50.000 GNF aux femmes vendeuses pour avoir une petite place dans le marché, ils ont dit de payer 100.000 GNF à chaque fin de mois, les boutiques à un million. Moi je lui ai dit que je n’ai pas d’argent et qu’ils devraient annoncer cela à la radio avant de donner les places aux riches. Je demande au gouvernement de penser à nous afin de nous permettre de gagner le quotidien ici pour venir en aide à nos maris qui sont pauvres », a-t-elle laissé entendre.

Des jeunes de ce quartier qui avaient manifesté contre cette décision de la mairie ont été dispersés à coup du gaz lacrymogène. Balla Moussa Diabaté, l’un d’entre eux ne veut pas abdiquer pour autant.

« On a manifesté parce qu’ils veulent faire de ce marché leur usine de production d’argent, nous pensons qu’ils ont construit le marché pour les femmes de Bordo et c’est le contraire que nous avons vu. Ils ont donné les places aux riches à des millions, c’est pourquoi nous avons manifesté qu’aucune personne n’allait rentrer sauf les femmes de Bordo d’abord. Ils ont envoyé les pick-up pour nous disperser mais nous allons pousser jusqu’au bout », a-t-il laissé entendre

Le chef de quartier, Famoudou Diawara, estime que les jeunes de Bordo n’ont pas compris la situation du marché, car c’est grâce à la mairie de Kankan que ce marché a été achevé. « C’est depuis 2015 que la construction de ce marché a débuté, la société qui s’appelle SOGUIBEC avait commencé la construction de ce marché, après les travailleurs ont disparu en 2016. C’est en 2020 que le maire de la commune a appelé les conseillers, il leur a dit qu’il veut  que le marché de Bordo finisse en 2021. Il nous a dit de nettoyer le marché et il nous a donné 15.000.000 fg comme assistance, c’est ainsi que le marché là a été construit et il a construit un forage à l’intérieur. Maintenant le maire dit aux vendeuses de payer, 1.000.000 fg pour les boutiques et 100.000 fg pour les places, on a dit au maire de laisser les boutiques à 500.000fg et les places à 50.000fg, les jeunes ont dit qu’ils ne sont pas pour. C’est pourquoi nous avons décidé de faire une concertation avec les conseillers commerciaux pour trouver une solution »  A-t-il dit 

Dans une de ses sorties relatives à ce problème, le maire de Kankan Mory Kolofon Diakité  a laissé entendre que tout jeune qui sera appréhendé en train d’empêcher les femmes sera arrêté et remis aux services de sécurité.

 De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Labé : le DRS se réjouit de déclaration de non cas d’Ebola en Côte d’Ivoire

2 septembre 2021 à 6 06 32 09329
Dr Mamadou Houdy Bah, Directeur régional de la santé de Labé

Depuis plusieurs semaines les autorités sanitaires de Labé attendaient ce jour. Le rapport des résultats du laboratoire de Lyon, en France, déclare qu’il n’y a aucun cas de maladie à virus Ebola en Côte d’Ivoire. Une annonce qui réconforte les autorités sanitaires de Labé, du fait que la jeune femme que les autorités ivoiriennes avaient présentée comme une malade d’Ebola venait de cette région de la Guinée.

Mardi dernier, 31 août 2021, les autorités sanitaires de Labé ont été saisies officiellement par le gouvernement Ivoirien qui a fait part d’une erreur de leur diagnostic sur la jeune femme guinéenne, en précisant que c’était un non cas : « cette déclaration de l’OMS est un ouf de soulagement pour nous. Ça prouve à suffisance que tout ce que nous avons fait n’est pas perdu. Rien que ça montre combien de fois notre pays, notre région, sont prêts pour riposter contre les épidémies. C’est le gouvernement ivoirien qui a pris un échantillon qu’il a envoyé à Lyon en France.  C’est Lyon qui a affirmé que c’est un non cas d’Ebola. Aussitôt, le gouvernement a pris ses responsabilités pour s’adresser directement à l’OMS. Et Abidjan a écrit à notre gouvernement.  

D’ailleurs nous venons de tenir une réunion par visioconférence avec OMS zone Afrique qui se retrouvent à Brazzaville. Avec des Ivoiriens, des sénégalais, nous avons tous partagé les informations qui sont officielles. Le cas de notre fille n’est pas Ebola, ils ont fait des erreurs. Dans le jargon des laborantins, il y a ce qu’on appelle de faux positifs et de faux négatifs. Pour cela, chaque fois que vous avez un cas positif, vous devez envoyer un échantillon dans un autre laboratoire de référence pour vérifier est ce que ce cas est confirmé par ce deuxième laboratoire. Nous sommes aujourd’hui très soulagés, parce qu’on devait déclarer les deux derniers contacts qui étaient suivi le 04 septembre, mais comme hier nuit, mardi 31 août 2021, nous avons reçu une lettre que le gouvernement ivoirien a adressée à Monsieur le représentant de l’OMS à Abidjan, pour dire que son diagnostic était une erreur, c’était un non cas d’Ebola. Alors, ça veut dire que tout ce que nous avons fait n’est pas perdu, parce que ça a permis à notre pays,  à notre région, de voir combien de fois nous sommes prêts pour riposter contre les épidémies. Nous avons réussi à suivre tous les contacts, jusqu’à la sortie des 47 contacts. Et les deux autres qui restaient sont libres automatiquement parce que là où on avait dit qu’il y a Ebola, eux même ils ont déclaré qu’il n’y a pas d’Ebola, c’est un non cas. Donc, aujourd’hui, nous nous sommes réjouis face à cette situation », soutient Docteur Mamadou Houdy Bah, le directeur régional de la santé de Labé. 

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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