Suivez en direct de la Maison centrale la libération des prisonniers politiques htt 

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Comme annoncé précédemment, les prisonniers politiques guinéens sont désormais libres. C’est aux environs de 18 heures, ce mardi, 07 septembre 2021, que des camions militaires ont été dépêchés à la Maison centrale de Conakry pour sortir les 79 premiers prisonniers politiques qui soufflent ainsi la fin de règne du dictateur Alpha Condé. Leur libération est la conséquence immédiate d’une des premières décisions de la junte militaire au pouvoir qui a ordonné, hier, la réouverture des bureaux et siège de l’UFDG, le démantèlement des PA installés dans la commune de Ratoma…

Ainsi, une réunion de concertation s’est tenue ce matin entre le secrétaire général du ministère de la justice, le procureur général, le directeur de l’administration pénitentiaire et le collectif des avocats des détenus politiques. Elle a permis de dresser une liste de 79 prisonniers du régime Alpha Condé, conformément aux instructions de la junte militaire qui a renversé l’ancien président guinéen, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters qui était sur place.

« Suite à l’annonce faite hier par le comité national pour le rassemblement et le développement, nous nous sommes réunis ce matin sous l’égide du secrétaire général du ministère de la justice, en présence du procureur général et du directeur de l’administration pénitentiaire. Une commission restreinte a été constituée à l’effet de faire la liste des personnes qui doivent être libérées. Il s’agit des personnes considérées comme étant arrêtées en raison de leur opinion politique, ou des personnes qui ont pris part à des mouvements de protestation. Il y a également le dossier des militaires. Mais dans un premier temps, nous nous sommes entendus sur deux listes concernant des détenus civils.

Des détenus qui relèvent du tribunal de Dixinn et des détenus qui relèvent du tribunal de Mafanco. C’est pour cette raison qu’on a fait les deux listes. Donc, en ce qui concerne les deux listes, l’ordre de mise en liberté a été déjà signé par le procureur général Diawara, et ces personnes peuvent être libérées incessamment. En ce qui concerne les militaires, comme ils sont nombreux et disséminés à travers le pays, pour ne pas prendre le risque d’en oublier certains, nous avons décidé de nous retrouver demain ou après-demain pour pouvoir les recenser tous », a annoncé Me Mohamed Traoré, responsable du collectif des avocats des prisonniers politiques.

Même s’il n’a pas donné de noms, Me Traoré précise que les deux listes établies concernent les personnes arrêtées lors des manifestations contre le changement de la constitution et lors des violences qui ont suivi la présidentielle du 18 octobre 2020. « Cela concerne les dossiers qu’on peut appeler dossier Ousmane Gaoual et autres, et un deuxième qu’on a appelé l’incendie du train minéralier. Et pour Mafanco, il s’agit des personnes arrêtées dans le cadre de mouvements de protestation. Pour les militaires qui sont détenus à Soronkoni, il a été instruit au procureur de Kankan de recenser ces personnes et de remonter leur liste », a indiqué l’ancien bâtonnier.

C’est finalement à 18 heures que les combattants du troisième mandat ont été appelés à quitter leurs cellules où ils avaient été enfermés pour s’être exprimés contre la volonté de l’ancien président de s’accrocher au pouvoir après ses deux mandats légaux. Un soulagement indescriptible dans les familles des derniers prisonniers du dictateur Alpha Condé !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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