La Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PNJDD) et le Programme Démocratie sans violence-La Baïonnette intelligente (DSV-BI) poursuivent leurs actions à l’intérieur du pays. Après Faranah et N’Zérékoré, ils ont organisé un atelier de formation à Kankan, à l’intention des membres de l’antenne régionale de la Plateforme des jeunes leaders pour la démocratie et le développement (PJDD) et des forces de défense et de sécurité. Ils ont outillé les participants sur la lutte contre la violence et le respect des droits de l’homme, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Houda Sow, président de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le Développement (PNJDD)

« Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une série de formations que nous organisons pour renforcer les capacités des membres de la PJDD dans les huit régions administratives du pays. Ce ne sont pas les jeunes seulement qui sont concernés, c’est une formation mixte avec les forces de défense et de sécurité. Mais compte tenu de la situation du pays, on n’a pas pu avoir les militaires et les gendarmes ici. L’objectif, c’est de faire en sorte qu’il y ait une synergie d’actions entre nos membres et les forces de défense et de sécurité », a indiqué Houda Sow, président de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le Développement (PNJDD).

Houda Sow, président de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le Développement (PNJDD)

Cette formation a duré trois jours (du 7 au 9 septembre). Elle a réuni une trentaine de participants. Selon le formateur, Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau Conakry du Programme Démocratie sans violence-La Baïonnette intelligente (DSV-BI), les travaux ont porté sur plusieurs thématiques. « Nous avons travaillé sur des thématiques, comme les notions et les qualificatifs des droits de l’Homme, la documentation des droits de l’Homme et comment faire des enquêtes quand il y a violation des droits de l’Homme. Aussi, dans le cadre de notre combat contre la violence, comment manifester en respectant le droit guinéen. Il faut qu’on améliore les relations civilo-militaires pour qu’il y ait une gestion pacifique des revendications sociopolitiques », a souligné l’activiste des droits de l’homme.

Kabinet Sylla, chef service de la police judiciaire au commissariat central de Kankan

A l’issue des travaux, Kabinet Sylla, chef service de la police judiciaire au commissariat central de Kankan, s’est réjoui de la tenue de cette formation, qu’il trouve très importante. « Nos acquis en matière de droits de l’Homme ont été consolidés, nous avons été outillés en documentation. Donc, nous serons les messagers auprès des citoyens de nos différentes localités pour véhiculer les messages sur les droits de l’Homme afin qu’il y ait une démocratie sans violence. A la PNJDD et son partenaire de DSV-BI, je suggère qu’une telle formation soit organisée dans toutes les préfectures afin que notre pays soit un pays véritablement démocratique », a dit l’officier de police judiciaire.

De son côté, le président de l’antenne régionale de la Plateforme des jeunes leaders pour la démocratie et le développement (PJDD), a promis que son équipe va démultiplier les connaissances acquises auprès de la jeunesse de Kankan. « Nous sommes en partenariat avec des groupes de jeunes à travers la région de Kankan, qui appartiennent à des ONG et à des médias. Après cette formation, nous allons partir vers ces groupes de jeunes et les associations pour multiplier les sensibilisations sur la promotion et la protection des droits de l’Homme à Kankan », a annoncé Alpha Kabinet Kaba, président de la PJDD-Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineemati.com

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