La manifestation organisée ce samedi, 18 septembre 2021, à Conakry, pour accueillir quatre membres du FNDC qui rentraient de leur exil n’est pas du goût du CNRD (comité national pour le rassemblement et le développement).
Dans un communiqué lu ce soir à la télévision nationale, la junte militaire au pouvoir a dénoncé la violation de l’état d’urgence sanitaire instauré dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 et interdisant des regroupements de plus de 50 personnes.

Le communiqué signé du colonel Mamady Doumbouya, président du CNRD, condamne cette mobilisation et demande aux autorités compétentes « d’en tirer les conséquences de droit ».

« Vu le communiqué numéro 14 en date du 11 septembre 2021, interdisant toute manifestation de soutien de quelque nature que ça soit ;

Vu la prorogation des mesures de l’état d’urgence sanitaire ;

Il a été malheureusement constaté dans la journée du 18 septembre 2021, des regroupements de personnes à l’aéroport international de Conakry-Gbessia, suivis de cortège à l’occasion du retour de certains membres du FNDC. Cela constitue assurément la violation de deux mesures citées plus haut.

En conséquence, le CNRD, fidèle à sa volonté de maintenir la tranquillité publique, condamne ces actes et demande aux autorités compétentes d’en tirer les conséquences de droit ».

Des poursuites judiciaires seront-elles engagées contre les responsables du Front national pour la défense de la constitution ? C’est la question qui se pose après cette sortie des nouvelles autorités guinéennes. Une sortie qui intervient à un moment où les Guinéens savourent la liberté retrouvée, après la terreur qui leur a été imposée depuis près de deux années par le défunt régime.

A l’appel de la coordination nationale du FNDC, des milliers de personnes sont rassemblées ce samedi devant l’aéroport de Conakry pour accueillir Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno, respectivement chargés des opérations et des stratégies du FNDC ainsi que du rappeur Djanii Alfa et du blogueur Fodé Sanikayi Kouyaté.

Ces activistes de la lutte contre le troisième mandat du président Alpha Condé vivaient en exil depuis plusieurs mois. Ils ont dû fuir leur pays pour éviter d’être broyés par la machine répressive qui ciblait tous ceux qui s’opposaient au maintien du président déchu au pouvoir après ses deux mandats légaux. Ils ont décidé de rentrer en Guinée environ deux semaines après le coup d’Etat militaire du 5 septembre dernier, qui a renversé le régime Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

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