Guinée : le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, prêtera serment le 1er octobre 2021

29 septembre 2021 à 22 10 13 09139
Colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD, chef de l’État

C’est par son communiqué numéro 42 que le Comité National pour le Rassemblement et le Développement a annoncé que le président de la transition et chef de l’État, le Colonel Mamadi Doumbouya prêtera serment dans la matinée du vendredi prochain, 1er octobre 2021, au palais Mohamed V.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’essentiel de ce communiqué lue dans la soirée de ce mercredi, 29 septembre, à la télévision nationale, par 

Le Comité National pour le Rassemblement et le Développement informe l’ensemble du peuple de Guinée et la communauté internationale qu’il organise la cérémonie de prestation de serment du président de la transition, le Colonel Mamady Doumbouya, le vendredi 1er octobre 2021, selon le programme ci-après :

7H00 : début des navettes du palais du peuple au palais Mohamed V

10H30 : arrivée des chefs d’État ou leurs représentants

11H00 : fin des navettes

11H15 : arrivée des membres du CNRD

11H30 : arrivée des membres de la Cour Suprême

11H45 : arrivée du Président de la transition

12H00 : ouverture de l’audience de la Cour Suprême

À préciser que les invités seront reçus au Palais du peuple, munis de leurs cartes de vaccination contre la Covid-19 et leurs cartons d’invitation pour être conduits au palais Mohamed V.

Communiqué enregistré et décrypté par Gadirou Baldé pour Guineematin.com

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Décret : le Général Ibrahima Diallo nommé grand chancelier des ordres nationaux de Guinée

29 septembre 2021 à 22 10 09 09099
Général Ibrahima Diallo nommé grand chancelier des ordres nationaux de Guinée

Par un décret publié dans la soirée de ce mercredi, 29 septembre 2021, le Colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD, président de la transition et chef de l’État, a nommé le Général de décision à la retraite Ibrahima Diallo nommé grand chancelier des ordres nationaux de la République de Guinée.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien ci-dessous pour visionner la lecture de ce décret :

Décret, le Général Ibrahima Diallo nommé grand chancelier des ordres nationaux de Guinée 

Colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD

Propos enregistrés et décryptés par Gadirou Baldé pour Guineematin.com

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Faranah : civils et militaires dans les rues pour assainir la ville

29 septembre 2021 à 21 09 33 09339

Des civils et des militaires étaient massivement mobilisés ce mercredi, 29 septembre 2021, pour assainir la ville de Faranah. Cette activité a été organisée par la direction communale de la jeunesse avec les autorités locales. Elle s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la célébration du 63ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Fodé Aboubacar Kouyaté, directeur communal de la jeunesse de Faranah

« Cette activité s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la fête de l’indépendance. Nous avons jugé nécessaire de rendre la ville propre, en faisant participer les corps habillés à l’activité. Nous sommes sortis avec les autorités communales, préfectorales, celles du gouvernorat, des militaires et des civils pour rendre propre notre ville, avant la fête du 2 octobre prochain. Cela permet aussi de montrer que la population et son armée sont indissociables », a indiqué Fodé Aboubacar Kouyaté, directeur communal de la jeunesse de Faranah.

Cette activité civilo-militaire a permis d’assainir l’enceinte de l’hôpital régional de Faranah, le grand rond-point de la ville et le long de la route qui va de la mairie au gouvernorat jusqu’à la place des martyrs. Mme Doussou Cissé, une citoyenne qui a participé aux travaux, se réjouit de cette initiative.

Madame Doussou Cissé

« Pour nous, c’est une grande joie de voir les autorités et les citoyens se mobiliser pour mener ensemble ce genre d’activité. J’en suis très satisfaite. Et je profite de cette occasion pour demander à la population d’arrêter de mettre les ordures dans les caniveaux et dans les rues. Chacun n’a qu’à chercher une poubelle pour mettre les ordures dedans. Nous voulons que Faranah soit la ville la plus propre de Guinée. Mais pour cela, il faut l’implication de tout le monde », a-t-elle souligné.

C’est le gouverneur de la région de Faranah qui a procédé au lancement officiel de cette journée d’assainissement. Tout en se félicitant de la mobilisation des civils et des militaires, le colonel Malick Diakité a remercié tous ceux qui ont participé à cette activité. « Nous constatons qu’il y a une communion totale entre les forces de défense et les populations. Nous allons essayer de pérenniser cela dans l’intérêt supérieur de la population. Je remercie la jeunesse et les femmes de Faranah, toute la population de Faranah.

Mais aussi, les forces de défense et de sécurité qui ne ménagent aucun effort pour que la cohabitation soit pacifique entre nous, pour qu’il y ait une certaine confiance entre les populations et ses forces de défense et de sécurité. C’est le lieu, au nom de monsieur le président de la République, commandant en chef des forces armées guinéennes, président du CNRD, de remercier la population de Faranah, leur dire que nous sommes là pour eux, nous sommes là pour les soutenir », a déclaré le gouverneur de Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620241513/660272707

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Union patronale des PME : Abdoulaye Baldé appelle à l’adhésion de tout le secteur informel

29 septembre 2021 à 20 08 59 09599
Abdoulaye Baldé, vice-président de l’union patronale des PME de Guinée

Depuis 2019, il existe une organisation qui veut fédérer tous les acteurs du secteur informel en Guinée. Il s’agit de l’union patronale des petites et moyennes entreprises (PME). Qu’est-ce qui a prévalu à la mise en place de cette organisation et quelle est son importance ? Abdoulaye Baldé, vice-président de l’union patronale des PME de Guinée, a répondu à ces questions dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 28 septembre 2021. Il appelle tous les acteurs concernés à se retrouver au sein de cette organisation et à unir leurs forces pour développer leur secteur.

Décryptage !

Guineematin.com : en 2019, vous avez mis en place une organisation patronale des petites et moyennes entreprises. Parlez-nous de cette structure, première du genre en Guinée.

Abdoulaye Baldé : je vais dire que Dieu nous a vraiment accompagnés dans cette démarche, parce que la tâche était très difficile. On a mené beaucoup de démarches et aujourd’hui, nous disons Dieu merci, parce que nous avons pu unifier notre secteur, on a mis en place même les antennes régionales de notre organisation. Le bureau exécutif de l’organisation est composé de 20 membres, répartis en 3 groupes : un groupe des membres adhérents, un groupe des sympathisants et un groupe des membres d’honneur. 

Guineematin.com : qu’est-ce qui a motivé la mise en place de cette organisation patronale des PME ?

Abdoulaye Baldé : la création de cette organisation est motivée par le fait que le secteur informel est vraiment désordonné. Il n’y a aucun interlocuteur au sein du secteur pour parler des problèmes qui l’assaillent. Les acteurs du secteur informel font l’objet de harcèlement quelquefois même de la part des autorités et personne ne sait quel chemin il faut emprunter pour avoir de l’aide. C’est la raison pour laquelle nous avons mis cette structure en place. En plus, nous avons besoin d’unir nos forces, nos idées, afin d’aider au développement du secteur informel. Le secteur informel guinéen n’est pas réglementé, nous voulons donc qu’il soit réglementé pour que tout soit harmonisé. Et pour cela, nous appelons tout le monde à nous rejoindre. Nous appelons à l’adhésion de tout le monde.

Guineematin.com : parlez-nous un peu des objectifs principaux de votre organisation. 

Abdoulaye Baldé : le but principal de notre organisation est de participer efficacement à la réalisation des projets de développement, à travers les activités réalisables des PME, que ce soient des projets octroyés par l’Etat ou par des particuliers. En ce qui concerne les objectifs principaux, ce sont entre autres : l’octroi de marchés d’une valeur d’un million à un milliard de francs guinéens aux PME ; la création des banques de crédits en faveur des PME ; l’organisation des PME par corporation, favoriser l’insertion sociale; favoriser la formation technique et agricole et aux PME ; promouvoir la paix et la quiétude sociale ; favoriser les subventions aux PME.

Parce qu’aujourd’hui, le secteur informel n’a pas de subventions. Nous avons des problèmes, notamment d’accessibilité aux prêts au niveau des banques primaires, puisqu’il n’y a pas de réglementation en vigueur par rapport au secteur informel. Nous voulons aller vers tous les partenaires pour avoir accès à des prêts bancaires, afin de permettre ainsi la réduction des flux migratoires vers l’occident. Comme ça, avec l’accès aux prêts avec les accompagnements nécessaires, les jeunes auront le courage de rester dans ce pays et d’investir ici. Cela permettra aux jeunes de comprendre qu’il est possible de réussir dans ce pays.

Guineematin.com : le secteur informel a pris part aux concertations nationales organisées récemment par le CNRD, la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée. Comment avez-vous apprécié cette initiative des nouvelles autorités guinéennes ?

Abdoulaye Baldé : on a bien sûr participé à ces concertations, mais il a été constaté que le secteur informel n’était pas uni. Beaucoup ne savaient même pas que l’union patronale des petites et moyennes entreprises de Guinée est créée. Donc, nous sommes allés à ces concertations, ceux qui ont eu l’occasion de parler, qui sont d’ailleurs au nombre de 3, ont parlé. Mais, c’était de façon désordonnée, parce qu’on n’était pas unis avant d’y aller. C’est pourquoi, nous voulons aller plus loin avec beaucoup plus de vision, afin de permettre que l’organisation patronale des PME soit beaucoup plus connue. L’union patronale des PME a besoin notamment du PDG Sonoko. Nous avons besoin de son expérience, de ses conseils et de ses orientations. Et pour cela, nous allons essayer de l’approcher afin qu’il nous accompagne. 

Guineematin.com : qu’attendez-vous du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) ?

Abdoulaye Baldé : par rapport à nos attentes, nous disons que nous sommes déjà en train de bien démarrer les choses. Nous apprécions les premiers actes posés par le CNRD. Nous savons que le CNRD n’a pas une baguette magique pour régler tous les problèmes à son temps. Mais nous lui demandons quand même de nous aider, nous qui sommes dans le secteur informel, à avoir accès aux prêts bancaires pour que notre secteur puisse se développer. Nous voulons qu’il favorise l’octroi des marchés allant jusqu’à un milliard aux PME guinéennes. Parce qu’il y a de grandes entreprises aujourd’hui, quand il y a des offres de marchés même de 100 millions de francs guinéens, elles se présentent et ramassent ces 100 millions au détriment des PME, à cause du clientélisme, du favoritisme.

Cela n’encourage pas les acteurs du secteur informel. Alors, ces grandes entreprises, en principe, ne devraient pas soumissionner et prendre ce genre de marchés. Elles ne doivent normalement soumissionner que  pour les marchés de plusieurs milliards. Il y a beaucoup de jeunes qui ont créé des entreprises, mais quand eux ils soumissionnent, on les écarte. Nous voulons donc qu’au cours de cette transition, qu’on accorde aux petites et moyennes entreprises la chance de bénéficier désormais d’un certain nombre de marchés allant jusqu’à un milliard au moins. Cela permettra de lutter contre la pauvreté et favoriser le développement du pays. Et pour cela, nous voulons qu’il y ait la création d’un centre d’appui technique et de financement entre autres, en faveur des PME. 

Entretien réalisé par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225

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Recomposez la HAC pour une transition inclusive en Guinée !

29 septembre 2021 à 20 08 53 09539
Boubacar Yacine Diallo, président de la HAC

La Haute Autorité de la Communication (HAC), dans sa configuration actuelle, a suffisamment montré ses limites. Cet organe de régulation des médias guinéens a été très actif dans le bâillonnement des médias indépendants pour favoriser le troisième mandat du président Alpha Condé, qui a mis la Guinée dans l’incertitude. 

Après le coup d’État libérateur du 05 septembre 2021, mené par le colonel Mamadi Doumbouya, toutes les institutions (de même que la constitution) ont été dissoutes. Mais, avec la Cour des Comptes et la Cour Suprême, la HAC a été réhabilitée, alors qu’elle avait été très décriée par les hommes de médias lors des concertations nationales. Il avait même été demandé d’y mettre un comité transitoire de régulation des médias. 

Aujourd’hui, il est urgent pour le CNRD de recomposer cette HAC en y mettant des hommes et des femmes intègres et suffisamment représentatifs des médias et secteurs connexes dont elle a la charge de réguler. En le faisant, les journalistes, cinéastes, imprimeurs et autres se sentiront davantage concernés par cette transition que tout le monde souhaite inclusive. 

Cliquez ici : je signe la pétition

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Affaire Batax-Bouna International – Ministère des Mines et de la Géologie : lorsque Elhadj Bouna livrait sa version des faits au Pr Alpha Condé…

29 septembre 2021 à 18 06 35 09359

Par Alpha K : Profitant du passage des Miniers devant les nouvelles Autorités du pays, l’ancien PDG de Batax-Bouna International, El Hadj Bouna Kéita, a soutenu avoir été par le passé victime d’un retrait abusif de son permis d’exploitation sur l’ex-Aredor au profit d’un opérateur économique de la place, en l’occurrence le PDG de Guiter Mining, M. Ansoumane Kaba, plus connu sous le nom de ‘’Kaba Guiter’’… Retour une fois de plus dans le passé, au moment des faits, pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé…

Pour ceux ou celles qui ont la chance de nous lire à travers notre première publication sur notre site (actuguinee.org), relativement à ce que nous avons intitulé : « Quand Bouna Kéita déterre l’affaire dite ‘’Batax-Bouna International – Ministère des Mines », il était loisible de comprendre qu’il ne s’agit pas seulement de porter des accusations graves contre quelqu’un parce que le moment s’y prêterait peut-être, encore faudrait-il y adjoindre des preuves irréfutables. Fort heureusement, selon un site d’informations minières de la place, l’ex-PDG de Batax-Bouna International aurait choisi de montrer des documents au Président de la Transition, le Colonel Mamadi Doumbouya, attestant qu’il aurait été victime d’une injustice de la part de l’ex-ministre des Mines et de la Géologie, Mahmoud Thiam. Si ce dernier, à l’en croire, purgerait une peine d’emprisonnement de sept ans aux Etats-Unis, il convient de préciser afin d’éviter la confusion, que ce n’est certainement pas à cause de cette fameuse ‘’affaire’’ ayant opposé en son temps la société Batax-Bouna International au Ministère des Mines de la Guinée. 

Ce qu’il importe de souligner très opportunément, c’est que dans le cadre de cette même affaire, ce n’est pas la première fois du tout que l’ex-PDG de Batax-Bouna International se plaint auprès de la plus haute Autorité de l’Etat. S’il a choisi de le faire aujourd’hui devant le Président du CNRD, il l’avait fait auparavant avec le Président déchu, Pr Alpha Condé. 

Afin d’éclairer la lanterne des uns et des autres par rapport à cette affaire rocambolesque, nous les invitons à relire le traitement médiatique qu’en avait fait à l’époque des faits le Bimensuel d’Informations générales ‘’Le Standard’’. Sans préjuger bien entendu des droits de réplique que pourraient avoir à la fois le Ministère des Mines et le PDG de Guiter Mining auprès des nouvelles Autorités. Lesquelles, fort heureusement, ont promis de ne céder ni à la haine, ni aux règlements de compte, encore moins à une chasse aux sorcières.

Alpha K

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Baisse du prix du carburant/transport interurbain : « les chauffeurs n’ont pas diminué le prix du transport »

29 septembre 2021 à 18 06 20 09209
Mamadou Samba Diallo, passager

Suite à la récemment baisse du prix du carburant à la pompe (de 11 000 à 10 000 francs guinéens), les autorités guinéennes ont annoncé une baisse du prix du transport interurbain. Mais, de l’avis de plusieurs passagers en route pour l’intérieur du pays, cette mesure n’a pas été respectée ce mercredi, 29 septembre 2021, à la gare routière de Matam. Les chauffeurs continuent d’appliquer les anciens tarifs sous le nez du syndicat qui se berce d’illusion pour tenter de convaincre de l’effectivité d’une baisse que nul passager ne peut encore témoigner.

Dans ce lieu d’embarquement où un reporter de Guineematin.com s’est rendu en fin de matinée, aucun chauffeur n’a pratiquement voulu se prononcer sur ce sujet. Ils trouvent toujours une occupation pour fuir notre micro. Mais, du côté des passagers, c’est l’indignation. Beaucoup pensaient bénéficier d’un rabais ce matin, mais ils n’ont constaté finalement aucune baisse du prix du transport.

« Pour les billets que nous avons acheté ici, ils (les chauffeurs) n’ont pas baissé les prix du transport. Nous avons acheté nos billets au prix habituel, c’est-à-dire 310000 francs. Les chauffeurs nous ont dit qu’ils (les autorités) n’ont pas baissé les prix pour les longs voyages. Nous leur avons signifié que le prix de l’essence a été revu à la baisse ; mais, eux ils (les chauffeurs) disent qu’on ne leur a pas dit de baisser les tarifs », a témoigné Mamadou Samba Diallo, un passager qui est en route pour N’zérékoré.

Egalement, sur la ligne de Dabola, les mêmes plaintes se font sentir au niveau des passagers. C’est toujours l’ancien tarif (150 000 francs) qui est appliqué.

Abdoulaye Diallo, passeager

« Nous ici, ils (les chauffeurs) n’ont pas diminué le transport. Donc, nous avons payé 150 0000 francs, le prix d’avant. Nous sommes venus le matin demander aux chauffeurs le prix, mais ils nous ont répondu qu’il n’a pas changé », a dit Abdoulaye Diallo, un passager en portance pour Dabola.

Cependant, du côté du syndicat, on soutient que les tarifs ont été revus à la baisse, conformément aux instructions des autorités. Certains s’empressent même à saluer cette baisse. Youssouf Bah, responsable de la ligne Conakry-Labé dans cette gare routière de Matam, demande même la suppression des « nouveaux barrages » routiers pour éviter les rackets.

Youssouf Bah, syndicaliste

« Il y a eu un communiqué hier (mardi) qui a dit que le transport a baissé. Conakry-Labé coûtait 180 000 francs. Mais, maintenant c’est 160 000 francs. Nous apprécions cette baisse du prix du carburant puisque les gens souffrent du mauvais état des routes et du coût du transport. Nous demandons aux autorités (le CNRD) de supprimer les nombreux barrages routiers », a dit Youssouf Bah.

De son côté, Alpha Mamoudou Diallo, chauffeur sur la ligne Conakry-Léro, dit avoir baissé le prix du transport.

« Le transport a baissé. Avant, il coûtait 260 000 francs et maintenant c’est 250 000 francs. Nous sommes vraiment ravis de cette baisse. Si ça ne tenait qu’à  nous, le litre d’essence serait vendu à 8000 francs. On a connu une forte baisse d’affluence de passagers quand le carburant avait augmenté, parce que les gens ne se déplaçaient que pour des cas de force majeure. Mais, avec cette baisse, nous espérons voir la donne changer », a indiqué Alpha Mamoudou Diallo.

Alpha Amadou Diallo, chauffeur Conakry-Dabola

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622 67 36 81

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Transition : voici ce que la FESATEL propose au CNRD

29 septembre 2021 à 18 06 08 09089

Dans un mémo signé et déposé ce mercredi, 29 septembre 2021, la Fédération syndicale autonome des télécommunications (FESATEL), a formulé des propositions au Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) pour une transition incluse et apaisée en Guinée.

Dans ce document de trois pages consulté par Guineematin.com, ces professionnels du secteur des télécommunications ont axé leur réflexion au tour de trois points. Le retour à l’ordre Constitutionnel, le Cadre du Travail et le Secteur des Postes et Télécommunications.

En ce qui concerne le premier point, la FESATEL (affiliée à l’UNI GLOBAL UNION) propose au CNRD la mise en place d’un Conseil National de Transition inclusif et crédible qui se chargera de l’élaboration d’une Constitution prenant en compte toutes les aspirations légitimes de la population en général et des travailleurs en particulier.

Pour le Cadre du travail, inscrit en deuxième position, la FESATEL propose la révision du Code de travail, déplore la division et les guerres intestines au sein des centrales syndicales et propose donc, qu’un dialogue soit directement établi et soutenu entre les autorités et les syndicats sectoriels. Egalement, le syndicat autonome des télécommunications, plaide pour la mise en place d’un Cadre de dialogue social et inclusif en Guinée. Mieux, la FESATEL, au vu du coût actuel de la vie, propose aux nouvelles autorités un SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) revu à 1 500 000 contre actuellement 440 000 GNF.

Et  enfin, pour ce qui est du secteur des télécommunications, porteur de croissance pour le pays, la FESATEL, plaide pour la baisse de la pression fiscale, insoutenable à date et établie à 64%, soit plus de 3 000 milliards en 2020, contre un taux de pression fiscale de 26% du Chiffre d’Affaires (source GSMA 2020) dans la sous-région.

En Guinée, les précédentes augmentations de l’assiette fiscale, ajoutées à celle préconisée par l’Etat, à travers un arrêté du ministère de tutelle du 29 mars dernier, pourraient faire disparaitre certaines sociétés, opérant dans les télécommunications.

Cette dernière augmentation préconisée par le département des télécommunications, est d’ailleurs qualifiée d’injuste et inopportune pour le développement de ce secteur en Guinée.

Autant de propositions qui pourraient retenir l’attention des nouvelles autorités, soucieuses d’œuvrer au développement harmonieux du pays.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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L’insulteur public Ousmane Gneloy mis aux arrêts : la fin d’une autre méthode Alpha Condé

29 septembre 2021 à 18 06 03 09039
Ibrahima Sory Diallo, dit Dbeck

Libre Opinion : Parmi les nombreux défauts reprochés à l’ancien président, Alpha Condé, l’un d’entre eux, était foncièrement immoral et indigne : L’injure publique contre ses opposants et tous ceux qui ne partageaient pas ses vues ou ses pratiques. 

En instaurant l’injure comme méthode de Gouvernance par le recrutement de jeunes, comme Ousmane Gneloy, sa sœur, Affan et d’autres, manipulés et instrumentalisés à cette basse œuvre, Alpha Condé a piétiné les valeurs morales et éthiques d’un pays comme la Guinée où le respect de l’aîné reste sacré et ancré dans les mœurs. 

L’arrestation de l’un de ces énergumènes, en l’occurrence Ousmane Gneloy, intervenue dans  la soirée du mardi 28 septembre (date anniversaire de l’historique vote de la Guinée en 1958 pour sa dignité) coïncidant à la malheureuse date des massacres du 28 septembre 2009, marque un fort acte de rupture que le Colonel président Mamadi Doumbouya et le CNRD opèrent avec l’une des méthodes favorites du régime Alpha Condé, consistant à salir cet honneur et à dégrader cette dignité que toute personnalité publique, que tout père de famille n’échangerait jamais contre tout l’or du monde. 

C’est un bon début de commencement dans la lutte contre l’impunité que le CNRD avait promis en prenant le pouvoir, le 05 septembre 2021.

Il est particulièrement malheureux et regrettable que le Président Alpha Condé soit le parrain de ces sales besognes en gérant la Guinée comme bon lui semblait en mettant à contribution solliciter ces jeunes voyous de Conakry pour s’attaquer et injurieux quiconque dont la tête  ou les prises de position ne lui conviennent point. 

Qui pouvait croire que quelqu’un de son âge, un diplômé de la Sorbonne ( moi, j’en doute ) se retrouvant à la tête d’un pays comme la Guinée, se livre à  entretenir des groupes de malfrats, des jeunes délinquants sans éducation ni retenue ?

À cet effet,  on est bien fondé de se demander comment un tel Président aurait bien pu gérer la Guinée, à partir du moment qu’il décide de faire adosser son pouvoir sur des jeunes délinquants comme Ousmane Gnelloy, Korboya, Fatou Gnelloy Anfan Sylla de Kindia, Souaré Oualada. 

Des enfants, sortis de nulle part, au service unique d’un chef de l’état incompétent, arrogant et finalement dépourvu de morale. 

Alpha Condé et tous ses proches qui entretenaient et finançaient ces jeunes pour choquer et frustrer davantage les guinéens en toute impunité, devraient également répondre de ces chefs d’accusation. 

Cette arrestation de Gnelloy prouve une fois encore que le CNRD est engagé résolument à combattre l’injustice en Guinée, à rétablir l’ordre et à trimballer tous les malfrats, délinquants politiques et économiques en justice. 

L’arrestation de Ousmane Gnelloy, l’un des « insulteurs publics » de monsieur Alpha Condé, mardi soir à l’aéroport international Conakry Gbessia, a été bien accueillie par les guinéens et nous sommes convaincus que la junte militaire ne badine pas avec l’injustice dans notre pays. 

Il faut rappeler que Ousmane Gnelloy avait été condamné par le tribunal de première instance de Dixinn à 5 ans d’emprisonnement ferme par le juge Charles Wright pour avoir insulté et traité le doyen Elhadj Boubacar Biro Diallo de tous les noms d’Israël. 

Rien que pour ces faits établis, il doit purger sa peine pour que la justice règne enfin dans notre pays, la Guinée. 

On ne doit plus tolérer ce genre de comportement dans une société qui se veut respectueuse des valeurs humaines

Cette logique devrait se poursuivre pour que la Guinée soit à jamais débarrassée de tous ces maux qui l’ont blessé et maintenu ses populations dans la misère. 

Bref, tous ceux qui ont entravé et bravé la justice dans ce pays, massacré les populations, piller les caisses de l’état doivent répondre de leurs actes et forfaitures.

Ibrahima Sory Diallo, dit Dbeck

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Justice : Gheloye à la maison centrale de Conakry

29 septembre 2021 à 17 05 42 09429
Ousmane Gneloye Diallo

Ousmane Gheloy Diallo, présenté comme le plus grand insulteur public en puissance en Guinée sous l’ancien régime du Pr Alpha Condé, vient d’atterrir à la maison centrale de Conakry, où il doit purger une peine de cinq ans pour avoir insulté et menacé de mort Kadiatou Diallo, alias DK, et son papa, Elhadj Boubacar Biro Diallo, ancien Président de l’Assemblée nationale.

L’information a été confirmée à Guineematin.com par DK, joint au téléphone par un de nos journalistes.

« Gheloye est arrivé en prison cet mercredi, dans l’après-midi. Mon avocat m’a appelé pour me confirmer l’information ».

Ousmane Gheloye Diallo a été mis sous le grappin dans la soirée du lundi 28 septembre 2021, à l’aéroport international de Conakry, alors qu’il était en partance pour la Tunisie.

Cette arrestation est en exécution d’un mandat d’arrêt lancé contre lui, suite à sa condamnation dans l’affaire qui l’a opposé à Kadiatou Diallo, DK, dont il avait insulté, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, Elhadj Boubacar Biron Diallo, ancien Président de l’Assemblée nationale et le père de la plaignante.

Sur les circonstances de son arrestation et des dispositions prévues pour son incarcération, Maître Antoine Pépé Lama, joint par Guineematin.com tôt dans la journée, a expliqué comment ses services ont réussi à faire appliquer la loi et faire avorter la fuite du territoire national de ce protégé du Président déchu.

« J’ai été informé de la présence de Gheloye à l’aéroport international de Conakry, aussitôt, nous avons informé le Procureur de la République près le tribunal de Dixinn, Sidy Souleymane N’Diaye qui a pris attache au Commissaire spécial de l’aéroport, M. Condé. Dans un premier temps, celui-ci lui a fait savoir au Procureur que le jeune a déjà pris son avion et est parti. Et au même moment, nous avons reçu des informations qu’il est dans la salle d’embarquement. Le Procureur s’est déplacé en personne pour trouver Gheloye dans le bureau du Commissaire spécial. Immédiatement il a ordonné au Commissaire de mettre en exécution le mandat d’arrêt. De là, il a été confié au commissariat central de Gbessia, en attendant la fin des formalités pour son incarcération », a expliqué l’avocat de Kadiatou Diallo (DK).

Ousmane Gheloye attendait, après son arrestation au Commissariat central de Gbessia dans la commune de Matoto, son transfert pour son incarcération à la maison centrale de Conakry,. Et l’avocat déplore l’attitude du Commissaire spécial de l’aéroport.

« Nous déplorons le comportement du Commissaire spécial de l’aéroport qui a voulu se rendre complice de l’échec de l’exécution d’une décision de justice. Ce n’est pas honorable pour un officier de son rang. Nous saluons de passage, la détermination et la promptitude du Procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn dont l’intervention a facilité l’exécution de ce mandat », a souligné Maître Pépé Antoine.

Curieusement, et comme on le dit souvent, les vieilles habitudes ont la vie dure. Des personnes qui continuent de croire à  l’invincibilité de l’impunité dans le pays, ont tenté ce mercredi, de faire échouer l’exécution du mandat décerné contre Gheloye, en se rendant au Commissariat central de Gbessia.

« Ce sont des brebis galeuses qui se sont infiltrées, encore une fois, pour tenter de faire échouer l’exécution de ce mandat. Mais si les promesses du procureur sont confirmées, Ousmane Gheloye Diallo sera mis en route pour la prison dans les heures qui suivent », a précisé l’avocat, visiblement confiant. Pour lui d’ailleurs, la procédure de transfèrement est en cours d’exécution au niveau du Tribunal de première instance de Mafanco, couvrant la zone d’arrestation du prochain locataire de la maison d’arrêt de Coronthie.

Faut-il le souligner que c’est le 3 juin 2021 que le jeune Ousmane Gheloye Diallo, militant très actif de l’ancien parti au pouvoir, qui ne s’est jamais présenté au tribunal, a été condamné par le TPI de Kaloum à une peine d’emprisonnement ferme de cinq ans, pour injures et menaces de mort contre Kadiatou Diallo (DK) et son papa, Elhadj Boubabacar Biro Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Dalaba : lancement du projet APAC de Didhèrè Foulah à Kaala

29 septembre 2021 à 17 05 38 09389

L’Association pour la promotion des initiatives locales « APIL »  a lancé le samedi dernier, 25 septembre 2021, le Projet APAC de Didhèrè Foulah à Kolia, dans la Sous- préfecture de Kaala (une localité située à 20 km de la commune urbaine de Dalaba). La cérémonie a eu lieu en présence du nouveau préfet, Colonel Mohamed Bangoura, des cadres préfectoraux, sous préfectoraux et communaux, rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de Mamou.

Selon les informations, le projet APAC de Didhèrè Foulah vise à protéger un site au confluent de plusieurs cours d’eau et à l’intersection de plaines et de hauts plateaux pour lui permettre de garder un écosystème viable dans la zone de Dalaba. Son objectif  global est surtout d’appuyer les initiatives locales à la résilience face au COVID-19 par les communautés de l’APAC et contribuer à la conservation et au maintien de l’écosystème de Didhèrè Foulah.

Mariama Diouldé Diallo, présidente de l’APIL

« Nos activités à réaliser se résument au renforcement des capacités des acteurs sur l’environnement, sensibiliser les communautés sur l’importance de l’APAC, doter les communautés en matériels et équipements pour la surveillance de l’APAC, les former en technique d’installation d’une pépinière, les approvisionner en semences et en matériels pour l’agriculture, faire la promotion du l’écotourisme par la construction d’un mausolée et d’un abri pour les touristes, initier d’autres activités pour le développement des nos localités pour que les populations soient indépendantes et éradiquer la pauvreté », a précisé Madame Mariama Diouldé Diallo, présidente de l’APIL.

A la cérémonie de lancement de ce projet dans le district de Hérico, Dr Hassimiou Bah, le secrétaire général de l’APIL, est brièvement revenu sur l’historique de Didhèrè Foulah, autrefois considéré comme un repère et une refuse de démons.

Dr Hassimiou Bah, secrétaire général de l’APIL

« Didhèrè Foulah, véritable aire protégée du patrimoine historique est étroitement intégrée aux modes de vie, aux stratégies de gestion des terres et aux identités de la communauté locale,  en ce sens que tous les habitants accordent une attention soutenue à la conservation du site. Dans les temps, ce site était considéré comme le repère et le refuse des démons et des esprits de la rivière de Tènè. Il s’y trouvait une forêt très épaisse au point que les rayons du soleil ne lui parvenaient presque jamais. C’est là que les Djallonkés venaient pour adorer les esprits. En ce lieu se produisit un évènement si inattendu qu’on baptisa le lieu Didhèrè Foulah. Les païens s’emparent d’Abdoulaye Foulah et décidèrent de l’immoler en l’honneur des esprits du site. Ils voulurent l’égorger, mais le couteau ne put le blesser. Dieu sauva Foulah. Car, son boubou, trop long, fit que sa tête émergea de l’eau et il y vécu un temps (pendant 3 mois ou 12 jours, selon la légende). Alors que Foulah était en vie, les poissons ont rongé son petit orteil droit. Ainsi, jusqu’à nos jours, ses descendants naissent sans un ongle à ce petit orteil. C’est une femme de la famille NDanyebhé qui le sauva des eaux et il survécut et reprit sa lutte pour implanter l’islam », a expliqué Dr Hassimiou Bah.

Au nom des populations locales, le maire de la commune rurale de Kaala, Mamadou Saliou Barry, a salué l’initiative de l’APIL et s’est engagé à accompagner la mise en œuvre du projet APAC pour le bonheur des populations locales.

Mamadou Saliou Barry, maire de la commune rurale de Kaala

« L’évènement qui nous réunit ici est le lancement du projet APAC qui doit contribuer à la conservation et le maintien de l’écosystème de Didhèrè Foulah. Notre vaillante population salue vivement la présence de ce projet dans notre commune rurale. Nous allons nous battre pour que ce projet soit une réalité pour le bonheur de nos citoyens et les générations futures », a dit Mamadou Saliou Barry.

Présent à cette cérémonie, le Colonel Mohamed Bangoura, nouveau préfet de Dalaba, s’est réjoui de ce projet et a invité les populations à la culture de la paix.

Colonel Mohamed Bangoura, nouveau préfet de Dalaba

« Je suis très heureux, quelques jours après ma nomination en qualité de préfet, de lancer un grand projet lié à la résilience à la COVID-19, ayant beaucoup d’actions en vue, dont : la préservation de la biodiversité d’un site protégé, l’aviculture, l’apiculture, la création de pépinières, le maraîchage, l’écotourisme… Je félicite les initiateurs de ce projet et la coopération internationale pour son financement. Braves populations de Kaala, je vous demande de profiter de ce projet en y apportant votre contribution et de tout faire pour le pérenniser. C’est pourquoi je vous exhorte d’unir vos forces et vos initiatives pour que ce projet soit une réussite dans votre localité. Le développement doit être notre ambition. Pour le réussir, il faut instaurer un climat de paix, d’unité et de cohésion sociale entre les différents acteurs au développement », a indiqué Mohamed Bangoura.

A noter que l’association pour la promotion des initiatives locales est une association apolitique à but non lucratif, née de la volonté d’un groupe de personnes soucieuses d’apporter leur contribution dans le processus de lutte contre la pauvreté, surtout en milieu rural.

De Dalaba, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tél. : 625698919/657343939/626979736

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Rentrée des classes ? L’école primaire de Tombo 2 confrontée à un manque criard de tables-bancs

29 septembre 2021 à 16 04 07 09079
Mohamed Sy, Directeur de l’école primaire de Tombo 2

Près de la moitié des élèves de l’école primaire de Tombo2 risquent cette année de suivre les cours à même le sol. Alors qu’on est à la veille de la rentrée des classes au compte de l’année scolaire 2021-2022 en Guinée, cet établissement scolaire fait face à un réel déficit de tables-bancs. Sur un besoin estimé à 600 tables-bancs pour ses 24 salles de classe, cette école ne dispose actuellement que 324 tables-bancs, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cet établissement scolaire situé dans la presqu’île de Kaloum, les préparatifs ont nettement avancé pour une rentrée des classes réussie. En tout cas, selon le directeur dudit établissement, Mohamed Sy, tous les enseignants ont déjà reçu le matériel didactique et l’emploi du temps.

« Après la rencontre avec la direction communale de l’éducation de Kaloum, on a organisé une rencontre au sein de l’établissement pour la restitution de cette réunion. Et, en même temps, pour faire la distribution du matériel didactique pour tous les maîtres, à savoir les cahiers de préparation, le registre d’appel et l’emploi du temps. Ils (les autorités éducatives en fonction avant le coup d’Etat qui a renversé le régime d’Alpha Condé) ont proposé le 4 octobre prochain pour l’ouverture des classes. Mais, il faut reconnaître que ces derniers temps le calendrier du système éducatif n’a pas été du tout respecté en Guinée », a indiqué Mohamed Sy.

Cependant, malgré cette préparation, ce directeur d’école reste inquiet. Et, son inquiétude est liée au manque remarquable de tables-bancs dans son établissement qui vient pourtant d’être rénové. Apparemment, le besoin est largement supérieur au disponible dans les 24 salles de classe de cette école.

« Nous avons 24 salles de classe. Si nous faisons le ratio de 25 tables-bancs par salle de classe, il faut 600 tables-bancs. Mais, aujourd’hui, nous n’avons que 329 tables-bancs disponibles. Ils nous avaient promis l’année dernière, avec l’initiative présidentielle, qu’ils vont nous doter de tables-bancs. Mais, cela n’a pas été réalisé. Alors, la direction a pris des dispositions, j’ai fait un ratio des 329 tables-bancs disponibles, j’ai repartis en 20 groupes pédagogiques. S’il y a 20 tables-bancs dans une salle de classe, ce qui fait 40 élèves. C’est ça ma stratégie pour le moment. Les listes des élèves sont affichées devant chaque classe, tout est prêt ici pour recevoir les élèves. J’ai même envoyé un communiqué au niveau de la mosquée pour dire aux élèves de venir trouver leurs classes avant le jour de l’ouverture. Je prie les nouvelles autorités de nous aider à avoir des tables-bancs pour éviter aux enfants d’être à 3 ou à 4 par table-banc », a dit Mohamed Sy.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel : 621686148

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Guinée : un observatoire citoyen pour une transition réussie, lancé à Conakry

29 septembre 2021 à 15 03 17 09179

Comment faire pour avoir une transition réussie en Guinée ? C’est la question qui préoccupe aujourd’hui plusieurs acteurs de la vie nationale. C’est dans ce cadre que des activistes de la société civile guinéenne se sont retrouvés pour mettre en place un observatoire citoyen pour une transition réussie. Cette structure a été officiellement lancée ce mercredi, 29 septembre 2021, au cours d’une conférence de presse animée par ses responsables à Conakry. Son objectif est réunir l’ensemble des acteurs concernés pour mener des réflexions et faire des recommandations allant dans le sens de la réussite de la transition qui s’amorce dans le pays.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration de lancement officielle de l’OTR :

Déclaration N°001/OTR2021

Depuis plus de trois décennies, la République de Guinée est plongée dans une instabilité sociopolitique caractérisée par l’instrumentalisation des institutions de la République, conduisant le pays dans une situation économique précaire. L’absence d’une véritable démocratie dans le champs politique, l’inefficacité de l’administration dans la gestion des affaires publiques, l’incapacité de la justice quant à l’application de la loi, les détournements des deniers publics, la corruption généralisée au sein de l’appareil de l’Etat, le manque d’infrastructures de développement dans les domaines, de la santé, les routes, le logement, l’inadéquation des programmes d’enseignement au marché de l’emploi, et la faible représentativité des jeunes et des femmes au niveau des instances de prises de décisions, ce sont entre autres les maux qui caractérisent la nation.

La prise du pouvoir par le Comité national de Rassemblement et de Développement (CNRD) le 05 septembre 2021, a redonné espoir et espérance aux guinéens.

En effet, il s’agit d’une étape et une opportunité majeures permettant à la Guinée de se reconstruire à travers la mise en place d’institutions fortes et crédibles au service des citoyens.

Il urge d’apprendre et de tirer les leçons du passé pour rebâtir notre pays et cette transition doit nous servir de levier pour y parvenir.

C’est pourquoi, nous estimons qu’il est nécessaire de veiller et encadrer le processus transitionnel qui va bientôt s’ouvrir. 

C’est dans cet état d’esprit que nous acteurs de la société civile guinéenne, mettons en place cet organe de veille citoyen ouvert à toutes les structures de la société civile, pour accompagner la transition.

Ainsi nous décidons : 

–  De la création d’un Observatoire Citoyen pour une Transition Réussie en Guinée (O.C.T.R Guinée) ;

–  De mobiliser les acteurs de la société civile crédibles, universitaires, juristes, politologues, sociologues, écrivains, chercheurs pour veiller et encadrer le processus transitionnel en Guinée ;

– De mettre à la disposition des autorités de la Transition des études et réflexions sur fond de recommandations pour orienter et impacter positivement la marche de notre pays vers un système politique qui restaurera la dignité du peuple de Guinée.

Conakry, le 29 septembre 2021

Le Coordinateur National

Abdourahmane Ada Diallo

Abdourahmane Ada Diallo, Coordinateur national de l’Observatoire Citoyen pour une Transition Réussie en Guinée
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Guinée-Sénégal : le maire de Sambaïlo salue la réouverture des frontières

29 septembre 2021 à 11 11 33 09339

Comme on le sait, le Président du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), a ordonné la réouverture des frontières guinéo-sénégalaises à partir de ce mercredi, 29 septembre 2021. Cette réouverture intervient une année après la fermeture unilatéralement imposée par l’ancien dictateur guinéen, Alpha Condé, déchu de son pouvoir par le Colonel Mamady Doumbouya, le 5 septembre.

Joint au téléphone ce mercredi par un journaliste de Guineematin.com, le maire de la commune rurale de Sambaïlo, Thierno Soulaymane Diallo, a vivement salué cet acte du CNRD.

Thierno Soulaymane Diallo, maire de la commune rurale de Sambaïlo

« Nous sommes contents et très fiers du Colonel Mamady Doumbouya, Président du CNRD, Président de la République et Chef de l’Etat. Il est entrain de montrer aux Guinéens qu’il est à l’écoute de tout le monde et il est attentif des souffrances de tous les citoyens. Nous à Sambaïlo ici, nous ne pouvons pas vous dire l’ampleur des pertes subies depuis la fermeture de ces frontières par l’ancien Président de la République. Les gens ont fui la zone, des familles entières se sont disloquées puisque si tu n’as pas de ressources, tu ne peux pas vivre. Maintenant, si quelqu’un vient nous délivrer de ce calvaire, nous ne pouvons que le remercier. Nous disons merci au Colonel Doumbouya, nous prions pour sa réussite dans la gestion du pays, nous pour sa santé et celle de sa famille », a indiqué l’élu de Sambaïlo.

Thierno Souleymane Diallo , ses conseillers et les populations, tous en fête, s’apprêtent à recevoir le Commandant de la zone militaire de Labé, le Colonel Tamba Kalas Tolno, également gouverneur de Labé, le Préfet de Koundara, le Colonel Bangaly Camara, pour la cérémonie de réouverture, prévue à 14 heures à Bhoundou Fourdou, à 27 km de Sambaïlo.

Faut-il rappeler qu’en termes de recettes, le poste frontalier Guinée-Sénégal est l’un des plus importants pourvoyeurs de recettes à la caisse de l’Etat avec plus de 10 milliards de francs guinéens par mois.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Rentrée des classes ? L’heure est aux préparatifs dans certaines écoles de Matoto

29 septembre 2021 à 11 11 27 09279

En prélude à la rentrée des classes au compte de l’année scolaire 2021-2022 en Guinée, plusieurs responsables d’écoles publiques de la commune de Matoto (dans la haute banlieue de Conakry) s’activent dans les préparatifs. Aucune date n’a encore été donnée par les autorités en charge de l’éducation pour la réouverture des classes, mais les encadreurs et enseignants ne comptent pas attendre d’être pris au dépourvu. Et, depuis quelques jours, ils s’activent dans le nettoyage des établissements et la préparation des documents pédagogiques, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au ‘’Lycée Senghor’’, l’heure est aux derniers réglages. Et, selon le proviseur dudit Lycée, Elhadj Amara Balato Keïta, plus de 1300 élèves sont attendus cette année dans cette école. Ce, en dépit du manque de tables-bancs auquel l’établissement est confronté.

Elhadj Amara Balato Keita, proviseur du lycée LS Senghor

« A l’instar des autres établissements du pays, le Lycée Senghor est en train de faire sa toilette pour recevoir ses apprenants et professeurs. Donc, formateurs et élèves doivent se retrouver dans cette enceinte avec l’état de propreté qu’il faut pour travailler. Nous avons fait appel aux gens de l’herbicide pour pulvériser les herbes qui sont autour de nous. Nous allons évacuer toutes les ordures. Et, les salles de classes sont déjà nettoyées, nous sommes en train de prendre toutes les dispositions pour une rentrée scolaire réussie. Mais, on a un problème de manque de tables-bancs. Seulement, malgré ce manque nous allons nous battre pour que le nécessaire soit fait d’ici la rentrée, nous avons déjà écrit aux autorités pour que des dispositions soient prises afin de recevoir nos apprenants dans les conditions idoines pour que les cours se déroulent comme il se doit… Au niveau académique, depuis 2018-2019 nos enseignants ne sont plus appelés dans les centres de formation continue pour leur perfectionnement pédagogique. L’enseignement n’est pas qu’académique, il est donc important de savoir transmettre le savoir. Nous avons 23 classes disponibles ; et, dans notre prévision, nous nous attendons à recevoir 1324 élèves. Cette année, nous voulons surtout nous appuyer sur les matières de spécialité. Toutes les matières sont bonnes, mais il faut s’appuyer sur les options. Par exemple, cette année, le baccalauréat n’a pas bougé, notamment en science sociale. Alors, il faut avoir le regard sur les options qui ont fait beaucoup d’échecs pour faire une analyse des causes de cet échec qui est national », a indiqué Elhadj Amara Balato Keïta.

Egalement, au Collège Yaguine et Fodé de Yimbaya, les préparatifs vont bon train. Cette école de 23 salles de classe doit accueillir cette année plus de 1700 élèves. Mais, selon le principal Elhadj Mamadi Keïta, le manque de tables-bancs est un souci coriace qu’il tente encore de résoudre.

Elhadj Mamadi Keïta, principal du Collège Yaguine et Fodé de Yimbaya

« Les préparatifs vont bon train, en ce sens que nous avons tous les documents pédagogiques, les registres d’appel, les cahiers centralisateurs, les cahiers de test et l’emploi du temps général sont déjà prêts. Donc, nous sommes en ce moment sur la finalisation au niveau des élèves promus. Nous ne connaissons pas pour le moment cet effectif, mais nous attendons un effectif prévisionnel de 1752 élèves pour 23 salles de classe fonctionnelles. Seulement, nous sommes confrontés à un manque criard de tables-bancs », a dit Elhadj Mamadi Keïta.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622 67 36 81

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CERFIG : 3 projets exécutés dans le cadre de la santé publique

29 septembre 2021 à 11 11 09 09099

Par Bagou Barry, journaliste, président de l’AJSG (Association des journalistes scientifiques de Guinée) : Le Centre de Recherche et Formation en Infectiologie de Guinée (CERFIG) mis en place il y a 5 ans est devenu une boussole en matière de recherche scientifique et de formation dans le domaine de la santé en Guinée. 

Ces dernières années, le CERFIG a favorisé la création d’un diplôme Interuniversitaire (DIU) réunissant l’Université de Montpellier (UM) et l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) en Santé globale et maladies émergentes. Il a ensuite organisé un atelier de formation sur la méthodologie de recherche et a procédé au renforcement des capacités d’étudiants ou de chercheurs dans des projets rédactionnels. 

Que retenir du DIU en Santé Globale et maladies émergentes ?

Le Diplôme Interuniversitaire permet de qualifier davantage la ressource humaine guinéenne, tout en apportant des formations approfondies et pérennes permettant l’acquisition des connaissances fondamentales de haut niveau nécessaires à la spécialisation dans le domaine de la microbiologie et de l’immunologie des maladies infectieuses. 

Le programme sera orienté notamment vers l’étude de la nature des agents infectieux, des mécanismes de la pathogénie microbienne, mais aussi des stratégies des bactéries pathogènes pour survivre dans les organismes.

« La formation permettra surtout de préparer des futurs doctorants aux diverses carrières de recherche académique ou industrielle dans le domaine de la microbiologie des maladies infectieuses » explique Dr Alpha Kabinet Keita, Directeur Général Adjoint du CERFIG. 

L’apport de l’atelier en écriture scientifique 

L’atelier en écriture scientifique a pour objet d’aider les étudiants de sciences sociales de l’université de Sonfonia (niveau master 1 et 2, doctorat) ainsi qu’aux chercheurs de relever le défi en matière rédactionnelle. Il pourra également accompagner d’étudiants ou de chercheurs dans des projets rédactionnels. 

« Le constat révèle que la plupart d’entre eux bénéficient d’une expérience solide en termes d’enquête, mais ont une faible capacité rédactionnelle » souligne Dr Keita.

Formation des assistants et maitres-assistants en méthodologie de la recherche

Dans le but d’obtenir des ressources humaines de qualité, les assistants et maitres-assistants de la faculté des sciences et techniques de la sante (FSTS) ont bénéficié d’une formation aux différentes étapes de la rédaction d’un article scientifique. 

Les participants ont été outillés notamment en analyse de données, en rédaction de manuscrits. Une dizaine de participants ont bénéficié de cet atelier pendant 12 jours. 

Pour la réalisation de ces différents projets, en plus du partenariat avec l’Université de Montpellier, le CEERFIG a bénéficié d’un accompagnement de l’Ambassade de France à travers le Fonds Structurant pour Projet Innovant (FSPI). 

Bagou Barry, journaliste, président de l’AJSG (Association des journalistes scientifiques de Guinée)

Par Bagou Barry, journaliste, président de l’AJSG (Association des journalistes scientifiques de Guinée) 

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Guinée : le Président, le fils prodige et la chute inattendue

29 septembre 2021 à 10 10 20 09209
Alexandre Naïny BERETE, juriste analyste politique

Alexandre Naïny BERETE, juriste analyste politique : Le coup d’État du 5 septembre 2021 en Guinée rappelle que la menace du putsch persiste en Afrique de l’Ouest – quelques mois seulement après celui du colonel malien Assimi Goïta – malgré le processus de démocratisation enclenché depuis les années 90. Le putsch, un mal qui sévit depuis les indépendances, reste d’actualité en Afrique de l’Ouest – Le Mali plus récemment, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Nigéria, … – où plus de 27 coups de force ou tentatives de coups de force ont été perpétrés depuis 1990, contre 16 sur le reste du continent, de l’Algérie à Madagascar en passant par le Tchad, la Centrafrique, les deux Congo, le Soudan et le Burundi. 

Le putsch mené contre le président guinéen Alpha Condé, dimanche 5 septembre, par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, chef du Groupement des forces spéciales (GFS), est le quatrième coup d’État en un an en Afrique de l’Ouest et centrale et un coup fatal porté à la démocratisation de notre pays la Guinée. 

La proclamation d’un Comité national du rassemblement et du développement en Guinée fait basculer le pays vers un gouvernement militaire et un lendemain incertain n’en déplaise aux agitateurs et autre troubadours actuels. Au même titre que le Mali et le Tchad, où les présidents actuels sont des putschistes issus des forces spéciales – le colonel Assimi Goïta à Bamako, le général Mahamat Idriss Déby à N’Djamena – et où les Constitutions sont mises entre parenthèses au profit de chartes de transition. La démocratie civile se banalise ainsi au vu et au su de tout le monde.

Un coup d’Etat sans raisons apparentes ?

Personne n’a vu venir ce coup de force du colonel Mamady Doumbouya, même s’il semble plébiscité par une classe politique qui manque totalement de repères. Ce corps militaire auquel appartient le colonel – les forces spéciales – dernier né des unités d’élites de l’armée guinéenne, une volonté du président Alpha Condé afin de prévenir et de combattre le terrorisme qui est aux portes de notre pays. Il est l’unité la plus dotée en matériels, il dispose d’une formation de qualité et jouit globalement d’une certaine autonomie.

Alors quand le colonel et ses amis putschistes se gargarisent de la situation socio-économique et politique pour justifier leur coup de force, c’est une chimère ou du populisme tout au moins pour bénéficier de l’adhésion populaire afin que l’anormal devienne la norme. Nul n’ignore les conséquences dévastatrices de la pandémie de Covid-19 sur l’économie mondiale, d’ailleurs les économies les plus solides sont celles qui en souffrent le plus des conséquences d’une crise mondiale qui a été imprévisible. On peut même affirmer que la Guinée a été l’un des pays au monde qui a su gérer au mieux ou limiter les conséquences de la pandémie sur sa population : entre baisses ou suppressions de certaines charges à l’importation et sur les entreprises afin de supporter le choc économique provoqué, la gratuité des transports publics et de l’électricité, l’eau pendant plus d’une année. La Guinée est le seul pays qui avait pris une telle mesure. Est-ce que ces mesures ont-elles été suffisantes ? pas sûr puisque quand la pandémie régressait, elle revenait encore de plus belle par l’apparition de nouveaux variants qui résistent fortement aux vaccins. Ainsi, la production mondiale a chuté et le commerce mondial impacté. Les pays exportateurs de matières premières comme le nôtre, ont vu leur circuit économique complètement affecté. 

Que dire du climat politique ?

La Guinée sort certes d’un processus électoral qui a engendré une crise politique majeure à la suite de la réélection pour un 3e mandat du président Condé. Cependant, ces dernières semaines les autorités avaient pris l’initiative d’aller vers l’apaisement politique en procédant à l’accélération des procédures judiciaires et le président de la République de procéder à des grâces présidentielles. Nul doute que cette démarche allait s’amplifier et s’élargir à l’occasion de la fête nationale du 02 Octobre comme le président Condé en avait pris l’habitude de profiter de l’occasion pour procéder à des mesures de clémence. 

Quid alors de la raison réelle de ce coup de force de celui qui était le chouchou du président déchu ?

Le problème est que le Président de la République s’est trop concentré sur les capacités opérationnelles des forces spéciales, sans lui donner une doctrine claire. Pour éviter les débordements comme ce qui est finalement arrivé le 05 septembre, il aura fallu déterminer dans les faits et non les textes qui régissent les forces spéciales, le pourquoi de sa création. Les forces spéciales étaient un sujet hautement sensible et tabou que le président se refusait d’aborder publiquement. D’ailleurs personne en Guinée n’était au courant de leur existence sauf quand le monde a été émerveillé du défilé qu’ils ont livré à l’occasion de la fête nationale du 02 octobre de 2018 à leur tête le colosse Mamady Doumbouya. Ce même Doumbouya idolâtré aujourd’hui a été dépeint à l’époque comme le chef d’une milice au sein de l’armée au service du dictateur Alpha pour mater toutes les contestations. Mais ça, c’est une autre histoire.

Il faut dire que depuis le mois de mai dernier, les rumeurs d’une velléité trop indépendantiste des forces spéciales du reste du commandement militaire avaient provoqué le courroux des autorités du ministère de la défense. Le ministre Diané avait vrai semblablement pris l’initiative de convaincre le président d’une dissolution des forces spéciales et de l’affectation de ses membres dans les autres corps d’élites de l’armée. Le président s’était refusé de s’exécuter accordant une confiance totale au colonel Doumbouya qu’il appelle affectueusement « mon fils » et dans la raison d’être de son unité. Finalement, sa chute est venue de là où il n’aurait pensé même dans ses pires imaginations. 

Quel après coup d’Etat ?

À quoi ça sert d’avoir des Constitutions, la Cédéao et la diplomatie internationale, si à la fin tout est permis ? le régime d’alpha Condé n’était pas parfait, le dire d’ailleurs est un euphémisme mais un coup d’Etat reste une interruption brutale du processus démocratique. C’est une régression notable pour un pays : les partenaires internationaux vont se méfier et les financements internationaux se rarifiés. Pendant ce temps, c’est le pays qui va s’arrêter de fonctionner sur le plan du développement. Espérons que ce ne soit pas le cas pour notre pays. Et surtout que les grands projets initiés par le régime dissout continuent notamment les chantiers routiers dans le cadre de l’accord-cadre avec la Chine, le projet Simandou et la construction du transguinéen entre autres, et le projet d’aménagement du centre Alpha Condé de Koloma qui abritera le futur siège du gouvernement et des institutions de la république.

 Le scénario putschiste en Guinée pourrait donner le courage à d’autres militaires de la sous-région ouest-africaine de lui emboîter le pas. La tentation est désormais bien réelle et bien trop grande.

Il est désormais de la responsabilité du colonel Doumbouya de faire en sorte que la transition aboutisse à un retour rapide à l’ordre constitutionnel normal et que celle-ci soit inclusive. 

Alexandre Naïny BERETE, juriste analyste politique

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Cancer de la peau : SOS pour l’étudiant Saa Senen Millimono immobilisé

29 septembre 2021 à 10 10 12 09129
Saa Senen Millimono

Saa Senen Millimouno est un étudiant chercheur à l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG) où il fait la Licence 2, option philosophie économie. Mais, depuis l’année universitaire 2019/2020, cet étudiant de 25 ans, originaire de la commune rurale de Fangamou (préfecture de Gueckédou) est malade et est totalement immobilisé.

Depuis 2017 en effet, Saa Senen Millimono a été atteint d’un cancer de la peau, au niveau du pied qu’il continue de trainer avec des souffrances atroces et sans moyens pour son traitement.

Ses médecins qui lui ont désespérément soigné depuis, lui conseillent à présent une évacuation sur Dakar ou au Maroc pour des opérations. A défaut,  Millimono doit être soumis à la chimiothérapie. Mais l’un dans l’autre des cas, il lui faut un soutien financier consistant pour lui permettre de se soigner et espérer retrouver sa santé. Immobilisé, matériellement ruiné, Saa Senen Millimono se tourne vers vous les bonnes volontés pour lui aider à se soigner. Guineematin.com s’associe à la famille et au pauvre patient pour appeler toutes les bonnes volontés, les autorités du CNRD, les institutions et organismes nationaux et internationaux, d’aider à sauver la vie de cet étudiant, en détresse. Merci de joindre le patient au 00224 628 03 15 07 pour les dépôts orange money et de tout autre moyen de soutien.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Hadja Halimatou Dalein au stade du 28 septembre : « ce que j’ai vécu ici le 28 septembre 2009… »

29 septembre 2021 à 9 09 50 09509
Hadja Halimatou Dalein Diallo

A l’occasion du douzième anniversaire du massacre du 28 septembre 2009, de nombreuses victimes (des personnes qui ont été blessées ou qui ont perdu des proches) se sont donné rendez-vous ce mardi, 28 septembre 2021, au stade du 28 septembre de Conakry. Elles sont venues commémorer ce tragique événement et se recueillir sur la mémoire des nombreux Guinéens qui ont trouvé la mort sur les lieux. Une occasion mise à profit par Hadja Halimatou Dalein Diallo pour rappeler ce qu’elle a vécu dans ce stade et réclamer justice pour toutes les victimes, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Tout comme son mari, Cellou Dalein Diallo (le président du parti UFDG), Hadja Halimatou Dalein Diallo a été témoin oculaire du massacre du 28 septembre 2009. Elle faisait partie des milliers de Guinéens qui se sont rassemblés ce jour-là au stade du 28 septembre de Conakry pour protester contre une éventuelle candidature du capitaine Moussa Dadis Camara (le chef de la junte militaire qui dirigeait alors la Guinée) à l’élection présidentielle qui se préparait dans le pays. Douze ans après, elle a du mal à raconter la répression sanglante de cette manifestation pacifique, qui avait fait au moins 157 morts, de nombreux blessés et des femmes violées, selon plusieurs ONG.

 « Ce que j’ai vécu ce jour-là est très triste. Est-ce que je pourrai d’ailleurs l’expliquer ? C’est un exercice très difficile. Lorsque la répression a commencé, j’étais là-haut, à côté des cabines, avec les leaders des forces vives (partis politiques, société civile, syndicats, qui avaient organisé cette manifestation, ndlr). C’est Dieu qui m’a sortie d’ici. J’ai vu des corps, des gens blessés. J’étais avec ma sœur et une autre dame, on luttait ensemble pour sortir. Malheureusement, cette dame, dont je ne connaissais pas l’identité, a reçu un coup de couteau au ventre, elle est tombée sous mes yeux », explique Hadja Halimatou Dalein.

Douze ans après ce tragique événement, les victimes attendent toujours que justice leur soit rendue. Mais l’avènement du comité national du rassemblement pour le développement au pouvoir suscite de l’espoir chez eux. Car la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé a promis de faire de la justice la boussole qui va guider désormais toutes les actions. Et ce mardi, le colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD, s’est rendu au stade du 28 septembre de Conakry pour rendre hommage aux victimes de ce massacre. Un acte salué par Hadja Halimatou Dalein Diallo.

« C’est une grande émotion pour moi de voir le colonel Mamadi Doumbouya venir se recueillir ici. C’est aussi un grand espoir. Je sais dorénavant que justice sera faite. Et c’est tout ce que nous réclamons, nous ne voulons que la justice. Pour que les Guinéens s’entendent, il faut qu’il y ait la justice », a dit l’épouse de Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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28 septembre, une date, deux évènements en Guinée ! Message du président de l’UGN, Dr. Diao Baldé

29 septembre 2021 à 9 09 00 09009
Dr. Diao Baldé, Président de l’UGN, membre de l’ANAD

28 septembre symbolise deux événements majeurs pour le peuple de Guinée. L’accession à sa souveraineté nationale en 1958 grâce à la bravoure de ses filles et fils dans un élan collectif. Ce qui ouvrira la voie aux autres peuples africains à l’accession de leur souveraineté.

28 septembre 2009, date noire de l’histoire de notre pays marquée par les massacres et le viol collectif d’une population qui n’aspirait qu’à la liberté et à la démocratie dans le stade portant ce nom. 

À l’occasion de cette commémoration qui coïncide à une nouvelle ère de liberté grâce à l’avènement du CNRD, II me plaît de saluer l’acte fort effectué par le Colonel Mamady Doumbouya en allant se recueillir dans ce stade symbolique du 28 septembre. 

Ces actes de pardon, de réconciliation sont salués par tous les Guinéens.

Félicitations au Président du CNRD, le Colonel Mamadi Doumbouya. 

Bonne fête du 28 septembre.

Bonne transition.

Dr. Diao Baldé, Président de l’UGN, membre de l’ANAD

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