Alors que la rentrée scolaire doit intervenir dans les prochaines semaines, les autorités éducatives de Mamou font face à une grande préoccupation. En effet, cette préfecture a un déficit de 680 enseignants tant à l’élémentaire qu’au collège. Cette question était au centre d’une rencontre organisée hier, mercredi 29 septembre 2021, à la direction préfectorale de l’éducation, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville-carrefour. 

Même si la date de la rentrée scolaire n’est pas encore annoncée, les acteurs du système éducatif s’activent sur le terrain pour préparer la réouverture des classes. C’est dans ce cadre que le directeur préfectoral de l’éducation a réuni ce mercredi 29 septembre, les responsables du secteur éducatif de la préfecture pour échanger sur ces préparatifs.

Mamadi Magassouba, directeur préfectoral de l’éducation de Mamou

« Nous avons invité tous les responsables scolaires, c’est-à-dire les d’établissements publics et privés, les délégués scolaires de l’enseignement élémentaire (DSEE), les cadres de la DPE. Nous avons échangé sur les problèmes liés à l’ouverture des classes, notamment les préparatifs sur le plan pédagogique, sur le plan administratif et celui de l’assainissement des écoles et surtout, de la sécurité sanitaire », a indiqué Mamady Magassouba.

Parmi les points débattus au cours de cette rencontre, figure le manque d’enseignants. Une question qui préoccupe particulièrement la DPE de Mamou. « Nous manquons beaucoup d’enseignants. A l’école primaire publique, nous avons 395 écoles, 1468 salles de classe, 1519 groupes pédagogiques, 1141 enseignants disponibles. Donc, nous avons 547 enseignants manquants à ce niveau. Au niveau du secondaire (collèges et lycées), nous avons 33 écoles, 250 salles de classe, 223 groupes pédagogiques, 381 enseignants disponibles. Il nous manque 133 professeurs tant au niveau des collèges qu’au niveau des lycées », souligne le directeur préfectoral de l’éducation.

Comment réduire l’impact de ce manque d’enseignants ? Face à cette question, les autorités éducatives ont décidé de procéder à une rotation des professeurs au niveau du secondaire. « Avec cette situation, il va falloir faire une gestion saine de ces effectifs-là. Nous devons voir comment les utiliser judicieusement, afin de diminuer le grand manque à gagner. C’est dans ce cadre que nous avons décidé de mettre les gens à cheval non seulement dans la commune urbaine mais aussi dans les communes rurales. 

Il n’est pas dit que quelqu’un va enseigner à Téguéréya le matin et être à Soyah le soir, non. Mais si l’année scolaire est de six mois par exemple, il va faire trois mois d’un côté et trois mois de l’autre, en lui donnant le maximum de charge. On peut résoudre temporairement le problème comme ça sur le plan du secondaire », estime Mamady Magassouba, qui appelle également à la contribution de l’association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE).

« Alors, il va falloir que les APEAP, comme d’habitude, se remobilisent pour diminuer le déficit d’enseignants. Nous les félicitons pour ce qu’ils ont déjà fait, parce que les enseignants communautaires sont pris en charge par les communautés, et nous leur demandons de continuer dans ce sens jusqu’au jour où l’Etat nous enverra suffisamment d’enseignants », a lancé le directeur préfectoral de l’éducation de Mamou.

 De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

 Tel: 625698919/657343939

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