Pépé Balamou (SNE): « nous voulons que la rentrée scolaire ait lieu au mois d’octobre »

Michel Pépé Balamou, Secrétaire général du syndicat national de l’éducation (SNE)

Quand est-ce que la rentrée scolaire 2021-2022 aura lieu ? La question revient avec insistance ces derniers jours au sein de l’opinion publique guinéenne. En effet, aucune date n’a été donnée jusque-là (le 30 septembre) pour la réouverture des classes, qui intervient habituellement, sauf cas de force majeur, le 3 octobre de chaque octobre. En plus des parents d’élèves, cette situation préoccupe aussi les syndicats de l’éducation. C’est le cas notamment du syndicat national de l’éducation (SNE), dirigé par Michel Pépé Balamou. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce jeudi 30 septembre 2021, le syndicaliste a émis le souhait que cette rentrée ait lieu au cours du mois d’octobre.

« Dans le souci constant de rentrer dans une année scolaire normale de neuf mois, pour éviter que les enfants ne composent pendant les périodes de grandes pluies et que les enseignants aient le temps de suivre des formations continues, de se reposer pour revenir pédagogiquement et académiquement en forme, le ministère de l’éducation nationale et les partenaires que nous sommes, en tant que syndicats, nous voulons que cette rentrée scolaire ait lieu au mois d’octobre », a déclaré Michel Pépé Balamou.

Après avoir échangé avec les autorités du ministère de l’éducation autour de la question, le secrétaire général du syndicat national de l’éducation indique que le département est tout à fait prêt pour la rentrée scolaire. Mais il y a quelques encore d’autres préalables, notamment d’ordre financier, à régler. « Au MENA, tous les travaux techniques sont déjà effectués. Tout ce qui est d’ordre technique et pédagogique est en place. Ce qui reste, ce sont les préalables, d’autant plus que si on veut qu’on aille à l’ouverture des classes, il faudrait qu’il y ait les conditions minimales, qui sont entre autres : les fournitures scolaires, le budget pour l’ouverture des classes.

Donc, il ne s’agit pas de faire rentrer les gens en classe pour les faire rentrer, mais il faudrait que si les gens rentrent, que les besoins primaires soient assurés au niveau de la conduite. Parce que vous ne pouvez pas faire rentrer les gens sans qu’il n’y ait une régulation de la rentrée, sans une supervision, sans un contrôle. Alors, tout cela demande des moyens, non seulement financiers, mais aussi didactiques et logistiques », a dit le syndicaliste, tout en se félicitant de savoir que la junte militaire au pouvoir est aussi préoccupée par la rentrée scolaire.

« Le président du CNRD a donné des instructions fermes aux secrétaires généraux du ministère de l’économie et des finances et du budget pour que tous les moyens soient mis à la disposition des trois ministères sectoriels de l’éducation, à savoir : le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, le ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Lorsque les garanties de mise à disponibilité des moyens seront là, un atelier préparatoire va avoir lieu et je crois à l’issue de cela, une date sera fixée de commun accord avec tous les partenaires et tous les acteurs de l’éducation pour que cette rentrée soit sécurisée et réussie pour le bonheur du système éducatif, mais aussi des parents d’élèves et des élèves guinéens », a dit Michel Pépé Balamou.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com 

Tél. : 622 67 36 81 

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