Enseignement supérieur : les orientations des bacheliers débutent le 12 octobre

8 octobre 2021 à 22 10 42 104210

Au lendemain de l’annonce des dates de l’ouverture des classes, les autorités ont communiqué aussi sur les orientations des bacheliers de la session 2021 et ceux des sessions 2019 et 2020 qui n’avaient pas été orientés.

Dans un communiqué publié ce vendredi, 08 octobre 2021, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a annoncé ce processus se déroulera du mardi 12 octobre au vendredi 22 octobre 2021, à minuit. Les candidats doivent faire 15 choix de programmes de formation sur le site www.mesrsgupol.org.

Le ministère précise que pour accéder aux filières d’ingénieur, il faut absolument avoir une mention Bien ou Très bien. Il faut aussi avoir la mention Assez bien au minimum pour être admis pour les programmes de licence professionnelle en Sciences paramédicales de la Faculté des Sciences et techniques de la Santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Les candidats doivent payer les frais d’inscription via Orange money.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Conakry : le colonel Mamadi Doumbouya annonce un nouveau déguerpissement

8 octobre 2021 à 22 10 19 101910
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition

Les nouvelles autorités guinéennes ne tolèrent pas l’occupation anarchique des emprises de la voie publique. Dans un communiqué lu ce vendredi soir, 08 octobre 2021, à la télévision nationale, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a ordonné le déguerpissement immédiat de tous ceux qui se sont réinstallés sur les espaces publics récemment libérés par le régime d’Alpha Condé.

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous le communiqué :

« Le CNRD constate avec regret que malgré les récents efforts déployés pour la libération des voies et espaces publics, d’encombrants physiques dans la ville de Conakry, les mêmes espaces sont encore réinvestis par des occupations et installations anarchiques qui causent des dommages aux usagers des voies de circulation, augmentent les risques d’insécurité et ternissent l’image de la ville.

En conséquence, le CNRD invite les citoyennes et citoyens de la ville de Conakry, d’éviter toute nouvelle installation sur ces espaces préalablement libérés. Et pour ceux qui se sont déjà réinstallés, de libérer immédiatement les lieux.

Pour le cas spécifique des différents marchés, il est demandé aux vendeuses et vendeurs, le respect scrupuleux des limites fixées par des murets et d’éviter toute installation sur les voies de circulation.

La gouverneure de la ville de Conakry, les maires des communes et les présidents des conseils des quartiers, sont invités chacun en ce qui le concerne, de veiller à l’exécution immédiates des présentes instructions ».

Guineematin.com

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Transition : le colonel Mamadi Doumbouya nomme un directeur de cabinet à la présidence

8 octobre 2021 à 21 09 52 105210
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la Transition

Dans un décret publié ce vendredi soir, 08 octobre 2021, le colonel Mamadi Doumbouya a nommé un ministre directeur de cabinet à la présidence de la République.

Il s’agit de Djiba Diakité, un ingénieur en recherche marché financier à Paris, France. C’est le troisième haut cadre nommé par le président de la transition, après le Premier ministre Mohamed Béavogui, et le ministre secrétaire général à la présidence de la République, le colonel Amara Camara.

Ces deux responsables ont pris fonctions ce vendredi.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél: 628089845

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Gouvernement de la transition : 25 ministères, 2 secrétariats généraux

8 octobre 2021 à 21 09 25 102510
Mohamed Béavogui, Premier de la transition, en compagnie du colonel Amara Carama, SG de la Présidence

Dans un communiqué publié ce vendredi soir, 08 octobre 2021, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a annoncé la structure du gouvernement de la transition. Ce gouvernement, qui sera dirigé par Mohamed Béavogui, est composé de 25 ministères et deux secrétariats généraux.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la structure du gouvernement :

1- Garde des Sceaux, Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme

2- Ministère délégué à la présidence, chargé de la Défense nationale

3- Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

4- Ministère de la Sécurité et de la Protection civile

5- Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération Internationale, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger

6- Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan

7- Ministère du Budget

8- Ministère du Travail et de la Fonction publique

9- Ministère de l’Environnement et du Développement durable

10- Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage

11- Ministère de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures

12- Ministère des Mines et de la Géologie

13- Ministère des Infrastructures et des Transports

14- Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique

15- Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire

16- Ministère de la Pêche et l’Économie maritime

17- Ministère du Commerce, de l’Industrie et des petites et moyennes entreprises

18- Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation

19- Ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation

20- Ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle

21- Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

22- Ministère de l’Information et de la Communication

23- Ministère de la Jeunesse et des Sports

24- Ministère de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables

25- Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat

Secrétariat général du gouvernement

Secrétariat général aux Affaires religieuses

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Dakar : le FNDC échange avec Mahamat Saleh ANNADIF sur la transition guinéenne

8 octobre 2021 à 19 07 40 104010

Communiqué du FNDC : Une délégation de la coordination nationale du FNDC composée de Oumar Sylla (Foniké Mengué), Ibrahima Diallo et Sekou Koundouno en mission dans la sous-région a rencontré dans l’après-midi de ce vendredi 08 octobre 2021, à Dakar (Sénégal), le représentant Spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel (UNOWAS), Mahamat Saleh ANNADIF.

Au menu des échanges : 

-La situation sociopolitique actuelle de la Guinée marquée par la prise du pouvoir par l’armée guinéenne ;

– Le point de vue de la société civile guinéenne sur le processus de transition en Guinée ;

– les attentes de la société civile guinéenne vis à vis des nations unies pour une transition réussie en Guinée.  
La rencontre s’est déroulée dans un climat de convivialité. Le représentant Spécial du secrétaire général des nations unies a marqué sa disponibilité de continuer les échanges avec la coordination nationale du FNDC sur l’évolution de la transition en Guinée.

Par la coordination nationale du FNDC

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Kaba Guiter aux nouvelles autorités guinéennes : « faites des audits des travaux publics »

8 octobre 2021 à 19 07 25 102510
Ansoumane Kaba, PDG de la société Guiter SA

C’est à travers une conférence de presse, organisée hier, jeudi 07 octobre 2021, que le Président Directeur Général de la société Guiter SA a dénoncé la sortie médiatique de Mahmadou Bokoungou, son ancien partenaire. Ansoumane Kaba jure que le patron d’Ebomaf n’a véhiculé que du vent, lors de sa conférence de presse, organisée récemment à Ouagadougou (Burkina Faso). D’ailleurs, l’homme d’affaires guinéen, proche du régime déchu exhorte la junte militaire au pouvoir en Guinée d’engager des audits au ministère des Travaux publics pour traquer ceux qui ont pillé les maigres ressources du pays et récupérer l’argent public détourné…

La sortie médiatique du PDG d’Ebomaf ne passe pas en République de Guinée. Hormis les innombrables citoyens qui protestent contre ce burkinabé qui s’est beurré dans les caisses de l’État grâce à Alpha Condé et qui insulte aujourd’hui ses bienfaiteurs, Ansoumane Kaba, PDG de la société de BTP, Kaba Guiter, a réuni, lui aussi, des journalistes guinéens pour dénoncer les contre-vérités de son ancien partenaire. 

Selon le patron de Guiter SA, Mahmadou Bokoungou n’a rien dit de vrai lors de son show médiatique qui n’aura consisté qu’à attenter au sérieux, à la crédibilité et à l’honneur d’Alpha Condé et de certains de ses proches, ainsi d’ailleurs qu’à sa propre société, Guiter SA. 

« Ces propos venant de celui que la société Guiter considérait jusque-là comme un partenaire de circonstance dans des projets de réhabilitation et de construction des tronçons routiers Kankan-Kissidougou et Kankan- Mandiana sont simplement inacceptables et inadmissibles, choquants… », a notamment lancé Ansoumane Kaba, lui-même proche de l’ancien dictateur guinéen.

Le patron de Guiter SA jure avoir connu Mahmadou Bokoungou à travers l’ancien dirigeant guinéen, Alpha Condé, qui lui aurait demandé d’accompagner Ebomaf dans la réalisation des projets routiers Kankan-Kissidougou et Kankan- Mandiana. « Après de nombreux déplacements, les travaux d’études techniques réalisés sur le terrain avec le concours de toutes les parties, précédés des démarches administratives, une entente librement consentie a été conclue entre Ebomaf et Guiter à Ouagadougou en vue de la mise en place d’un groupement. Dans ledit groupement, 49% des parts revenaient à Guiter et 51% à Ebomaf. Contrairement aux allégations mensongères du sieur Mahamadou Bokoungou, à la signature du 1er contrat d’un montant de 305 millions d’euros pour le tronçon Kankan-Kissidougou et 184 millions toutes taxes, les compétences de Guiter en matière de BTP sur le terrain n’étaient plus à démontrer », a indiqué Ansoumane Kaba.

Ansoumane Kaba, PDG de la société Guiter SA

Selon le beau-frère de l’ancien président guinéen et PDG de Guiter SA, avant de rencontrer Ebomaf, en 2013, Guiter avait déjà 24 années d’expérience sur le terrain. « Quand nous exécutions notre premier projet, Ebomaf faisait le commerce d’équipements informatiques entre la Chine et le Burkina Faso. Le premier grand différend entre Ebomaf et Guiter est né de la fixation des volumes des travaux détaillés par tronçon. Guiter, s’étant rendue compte d’une tentative flagrante de surfacturation, a exigé de son partenaire de revoir ces volumes à la baisse, étant donné que les prix unitaires étaient compétitifs. Le second différend est survenu après la délivrance de la dérogation par le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana, sur instruction du Président de la République. C’est ainsi que le ministère des TP a choisi de prendre un bureau de contrôle américain qui vient d’être racheté par les canadiens. Cela étant greffé par un autre différend, celui lié au choix de la mission de contrôle qui a dérangé Bokoungou. Donc, c’était un motif grave de résiliation », a révélé monsieur Kaba.

Insistant sur les tentatives de surfacturation faites par Ebomaf, Ansoumane Kaba soutient que cela a été constaté au niveau des volumes non exécutés par son ancien partenaire. 

« Nous pouvons passer beaucoup de temps à discuter sur les surfacturations. Mais, ce qu’il faut retenir, je l’ai dit, les prix unitaires peuvent être homologués. Un mètre cube de bitume pour le terrassement peut être de 80 000 francs guinéens ; mais, qu’est-ce qui varie, c’est le volume. Un bureau peut superviser Guiter pour un kilomètre de route, dire que l’entreprise a bien géré, a fait des travaux pour la décaisser, l’entreprise a apporté de nouveaux matériels. Donc, le volume peut monter pour que le coût du kilomètre soit vingt millions (20 000 000). Un autre peut le faire avec la complicité et que la mission de contrôle accepte que ça soit à deux millions (2 000 000). C’est là où le coût varie. Donc, pour que le coût ne varie pas et que le prix soit compétitif, il revient à l’administration de faire les études, d’éviter les contrats d’études réalisées. Ces volumes mis dans son contrat n’avaient pas été exécutés », a-t-il fait savoir.

Ansoumane Kaba, PDG de la société Guiter SA

Enfin, le PDG de Kaba Guiter souhaite que les nouvelles autorités guinéennes engagent des audits dans le secteur pour demander des comptes. « Je parle d’audit parce que je suis un citoyen. Je suis une entreprise citoyenne qui a le souci que nous sortions de cet état de délabrement de notre réseau routier. Or, il y a eu trop d’investissements en matière de routes. Alors, si nous continuons à avoir peur de dénoncer, si l’élite continue à être effrayée, à rester silencieuse, ce pays ira inévitablement à l’abîme. Un opérateur ne doit pas avoir peur d’un audit. Si vous avez eu à faire des choses, on vous demandera de réaliser la tâche. Mais, au moins, ça permet d’arrêter la saignée », a expliqué l’opérateur économique, proche de l’ancien régime.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Prière du Colonel Mamadi Doumbouya à Boulbinet : l’humilité d’un chef de l’État

8 octobre 2021 à 19 07 20 102010
Mandian Sidibé, ancien DG de la radio Planète FM

Par Mandian Sidibé : Quelle ne fut l’énorme surprise des fidèles musulmans de la grande mosquée de Boulbinet, ce vendredi, 8 octobre 2021, lorsqu’ils ont appris la présence, parmi eux, d’un illustre invité surprise. Le Président de la République s’est acquitté de son devoir religieux au sein de cette prestigieuse mosquée de la commune de Kaloum. Et de surcroît, en dehors de l’édifice, assis à même le sol, comme un citoyen ordinaire, signe de sa sagesses, de son humilité et de son attachement aux valeurs socio-culturelles de la société africaine de guinéenne.

Le sermon de l’imam portait sur le pardon et la cohésion sociale. Des messages chers au Chef de l’Etat, Son Excellence le Colonel Mamady Doumbouya, qui en a fait les piliers fondamentaux de la Charte de la transition. 

Je vous propose ici l’image évocatrice de l’humilité du Libérateur du Peuple de Guinée.

Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition, à la mosquée de Boulbinet

Par Mandian Sidibé, ancien Directeur Général de la radio Planète FM

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Transition : ce que le parlement des jeunes de la société demande au CNRD

8 octobre 2021 à 18 06 55 105510
Thierno Abdoul Bah, directeur exécutif du parlement des jeunes leaders de la société civile guinéenne

Au cours d’une conférence de presse animée ce vendredi, 08 octobre 2021, à Conakry, le parlement des jeunes leaders de la société civile guinéenne s’est exprimé sur l’avènement du CNRD au pouvoir. Les responsables de la structure ont vivement salué les actes posés jusque-là par la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé. Des actes qu’ils trouvent satisfaisants et rassurants, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Aujourd’hui, nous sommes satisfaits de ce qui se passe dans notre pays. Dès la prise du pouvoir, nous avons souhaité des concertations avec tous les acteurs publics, et le CNRD l’a fait. Dans nos préoccupations, on avait également parlé d’éloigner l’ancien président du pouvoir avec tout son clan, tout en assurant sa sécurité pour une question de stabilité de notre pays. Ça aussi, ça a été entendu par le CNRD. Nous avons aussi parlé de la nécessité de mettre en place un gouvernement d’union nationale, accompagné d’un conseil national de transition où les jeunes prendront une part importante. Nous avons compris que ce message aussi a été entendu », a déclaré Thierno Abdoul Bah, directeur exécutif du parlement des jeunes leaders de la société civile guinéenne.

Il salue également d’autres actes posés par le colonel Mamadi Doumbouya, allant dans le sens du rassemblement des Guinéens. « Le président du CNRD, le colonel Mamadi Doumbouya, a rendu un hommage aux jeunes combattants morts pour la démocratie, qui sont enterrés au cimetière de Bambéto. C’est un acte que nous avons salué et ça nous a réconfortés en tant que jeunes. Pour nous, il a ouvert le chantier de la réconciliation nationale et la prise en compte des aspirations de la jeunesse guinéenne. Ça nous donne l’espoir que les jours à venir seront meilleurs », a dit l’activiste de la société civile, qui dit espérer aussi que le CNRD organisera des élections libres et transparentes « dans un bref délai » pour rendre le pouvoir à un civil.

Par ailleurs, le parlement des jeunes leaders de la société civile guinéenne a fait des propositions aux nouvelles autorités guinéennes. « Parmi ces propositions, il y a la nécessité pour le CNT qui sera mis en place, de consacrer une disposition constitutionnelle dans laquelle sera fait mention de la mise en place d’une structure faîtière nationale des jeunes qu’on appellera le conseil national des jeunes. Nous ne voulons pas seulement la mise en place du conseil national des jeunes dans la nouvelle constitution, mais nous voulons qu’il soit considéré comme parmi les institutions républicaines, à l’image de la CENI, de l’Assemblée nationale, de l’INDH, du conseil économique et social. 

Nous faisons aussi un plaidoyer pour la mise en place d’un fonds national de jeunesse. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes évoluent dans différents domaines, ils sont porteurs de projets ambitieux, mais ils manquent d’un mécanisme de financement approprié à leurs projets », a laissé entendre Thierno Abdoul Bah, directeur exécutif du parlement des jeunes leaders de la société civile guinéenne.

 Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 662681561

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Cellou Baldé : « Sidy Souleymane N’Diaye doit être puni à la hauteur de sa forfaiture »

8 octobre 2021 à 17 05 34 103410
Cellou Baldé

Les réactions se poursuivent suite à la publication d’un audio explosif du procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn. Il s’agit d’une conversation entre lui et le juge Alphonse Charles Wright, dans laquelle Sidy Souleymane N’Diaye explique comment il fabriquait des infractions qu’il collait aux opposants du régime Alpha Condé.

Cette grave révélation ne laisse pas indifférent Mamadou Cellou Baldé, responsable des fédérations de l’intérieur de l’UFDG, qui a été l’une des victimes de la purge menée par les anciennes autorités guinéennes contre leurs opposants. Dans un entretien qu’il a accordé au correspondant de Guineematin.com à Labé, l’ancien député a fustigé les agissements de celui que certains surnomment « le procureur du 3ème mandat », qui ont causé beaucoup de tort aux Guinéens.

« Nous nous rendons compte de plus en plus comment la justice guinéenne fonctionnait au temps d’Alpha Condé. Il y a eu plusieurs personnes qui ont perdu leur vie en prison et d’autres croupissent jusqu’à présent en prison, alors qu’ils n’ont commis aucune infraction. Et on se rend compte aujourd’hui, à travers cet élément sonore, que c’est Sidy Souleymane N’Diaye et d’autres cadres véreux de la justice, agissant sous les ordres d’Alpha Condé, qui étaient derrière tout cela.

Ils ont fabriqué des faux chefs d’inculpation juste pour envoyer les gens qui s’opposaient au pouvoir en prison. Nous avons entendu Sidy Souleymane N’Diaye, ce magistrat malhonnête et inconscient, dire que s’il trouve qu’un dossier est vide de contenu, il va dans son tiroir pour faire référence à ce qu’on appelle l’infraction de repli. Tout cela, c’est pour empêcher que l’accusé puisse se défendre et prouver son innocence. Nous, on a été incarcérés à la maison centrale, on a passé huit mois en détention dans un dossier vide », a-t-il déploré.

L’ancien député uninominal de Labé annonce que lui et ses collègues vont se retrouver au sein de leur parti pour réclamer des sanctions contre Sidy Souleymane N’Diaye. « Dieu merci, aujourd’hui, la vérité a triomphé. Maintenant, on va se retrouver au sein de notre parti politique, l’UFDG, parce que vous savez qu’on a répondu à la convocation de la justice au nom de l’UFDG, nous allons exiger que Sidy Souleymane N’Diaye soit sanctionné à la hauteur de sa forfaiture pour que plus jamais qu’on n’assiste à ce genre de situation dans notre pays », a dit Cellou Baldé.

A rappeler que Mamadou Cellou Baldé a été arrêté avec plusieurs autres responsables et militants de l’UFDG, au lendemain de la présidentielle du 18 octobre 2020. Élection dont le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, revendiquait la victoire face au président Alpha Condé, qui briguait un troisième mandat. Ils ont été inculpés dans un premier temps de « fabrication, acquisition, stockage, détention, usage d’armes légères, détention de munitions, menaces et association de malfaiteurs ».

Des faits qui ont été atténués, suite à une requalification intervenue après la reprise de l’instruction du dossier. Ces opposants d’Alpha Condé ont passé huit mois en détention à la maison centrale de Conakry, avant d’être libérés sous conditions pour des raisons de santé. Ils ont obtenu leur liberté définitive après l’avènement du CNRD au pouvoir. La junte militaire qui renversé Alpha Condé a décidé de libérer tous les prisonniers politiques, qui étaient illégalement détenus par le régime déchu.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Mohamed Béavogui après sa prise de fonctions : « nous devons hâter les pas »

8 octobre 2021 à 16 04 04 100410

Comme annoncé précédemment, Mohamed Béavogui a été installé ce vendredi, 08 octobre 2021, dans ses fonctions de Premier ministre de la transition.

Une cérémonie sobre a été organisée à cet effet au Palais de la Colombe, qui abrite la Primature, en présence du secrétaire général de la présidence de la République, le colonel Amara Camara. Une cérémonie tenue loin des micros et caméras des journalistes, qui n’ont pas eu accès à la salle.

Juste après sa prise de fonctions, le Premier ministre a fait une brève allocution. « Nous sommes en retard, nous devons hâter les pas pour avancer vite et satisfaire aux attentes des populations », a déclaré Mohamed Béavogui, qui a également réitéré son engagement à travailler avec le CNRD pour une transition apaisée.

Ensuite, le Premier ministre a fait un tour dans les locaux de la Primature pour une prise de contact avec ses collaborateurs.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

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Installation du Premier ministre : Mohamed Béavogui est arrivé à la Primature

8 octobre 2021 à 13 01 13 101310

Nommé avant-hier par le colonel Mamadi Doumbouya, Mohamed Béavogui sera installé ce vendredi, 08 octobre 2021, dans ses fonctions de Premier ministre de la transition.

L’ancien fonctionnaire international est arrivé peu avant 13 heures au Palais de la Colombe, qui abrite la Primature. La cérémonie d’installation du chef du gouvernement de transition devrait débuter dans quelques instants.

La presse privée, qui s’était vu refuser l’accès à la Primature dans la matinée, a finalement été autorisée à participer à la cérémonie.

À suivre !

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com 

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Accident de travail : un apprenti chauffeur broyé par un camion à Labé

8 octobre 2021 à 12 12 37 103710

Triste fin pour Mamadou Aliou Diallo, apprenti chauffeur. Il a été tué, son corps broyé par le camion dans lequel il travaillait. Le drame s’est produit hier, jeudi 07 octobre 2021, au quartier Lombonna, dans la commune urbaine de Labé, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Selon les témoignages recueillis sur les lieux de l’accident, tout est parti d’une panne survenue au niveau du camion, qui transportait du sable. Le chauffeur et ses apprentis ont utilisé une crique pour soulever le véhicule et chercher à régler la panne. Malheureusement, la crique a lâché au moment où Mamadou Aliou Diallo était sous le camion. Le véhicule est retombé sur lui, le broyant complètement, a expliqué Elhadj Mamadou Oury Diallo, témoin.

« Selon le chauffeur, c’est après avoir chargé le camion de sable que l’engin a présenté une panne technique, c’est le cardan qui aurait lâché. Donc, lui (le chauffeur, ndlr) et ses apprentis se sont servis d’une crique pour soulever le véhicule, afin de réparer la panne. Mais, dans leur manœuvre, la crique a glissé. Les autres apprentis ont réussi à se retirer mais malheureusement, Mamadou Aliou Diallo, lui, n’a pas pu se sauver. Le camion est retombé sur lui et l’a complètement broyé », a expliqué ce citoyen.

Après le constat de la police, le corps de Mamadou Aliou Diallo a été retiré et rendu à sa famille. Âgée de 18 ans, la victime est originaire de Balaya, dans la sous-préfecture de Tountouroun, préfecture de Labé. De son côté, le chauffeur du camion est placé en garde à vue dans les locaux de la police routière pour des fins d’enquête.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Méga Promo Paiement Marchand : votre nouvelle « méga promo » avec Orange Money

8 octobre 2021 à 12 12 22 102210

Orange finances Mobiles Guinée, filiale de la société de téléphonie Orange Guinée, a lancé sa nouvelle promotion de jeu Concours appelé « Méga Promo Paiement Marchand ». La cérémonie a été organisée hier, jeudi 07 octobre 2021, dans un espace hôtelier de Conakry.

Outre les téléphones Samsung Galaxy A2 et un véhicule, montré aux médias, cette société a fait la promotion de ses applications à télécharger dans le Playstore et l’AppStore. 

Abdoul Karime Bangoura, DG Orange Finances Mobiles

« Le service de paiement marchand dont il est question aujourd’hui est l’une de ces innovations mise à disposition des  grandes entreprises, des PME, du secteur informel et des particuliers pour faciliter les transactions de manière efficace et en toute sécurité. Par exemple, vous pouvez vous rendre dans des restaurants, des supermarchés, des pharmacies et faire des paiements à partir de votre téléphone grâce au service de paiement marchand. Les marchands à leur tour peuvent collecter et gérer leur entrée d’argent de façon sécurisée et organisée. On a aussi une application que les marchands peuvent utiliser qui leur permet de gérer toute leur comptabilité », a indiqué Abdoul Karime Bangoura, directeur général d’Orange Finances Money, filiale d’Orange Guinée.

D’ailleurs, le nouveau Directeur Général d’Orange Finances Mobiles jure qu’il y a actuellement plus de 450 structures qui utilisent actuellement le paiement marchand dans le cadre de leurs activités en République de Guinée. 

Mais, ces utilisateurs peuvent être beaucoup plus nombreux si on les encourage. C’est pour cela que la société Orange Guinée a initié de récompenser par tirage au sort certains de ses millions d’abonnés. « En lançant cette méga promo sur le paiement marchand, nous souhaitons ainsi encourager l’usage et le développement de ce service à travers des récompenses aux clients pour leur fidélité, de même que les partenaires marchands. Jusqu’au 25 décembre, plusieurs lots seront mis en jeu pour les clients et partenaires marchands par des actions simples. Pour les clients, il s’agit d’effectuer un paiement au moins de dix mille francs (10 000 GNF). Donc, vous allez dans une pharmacie, un supermarché ou un restaurant, vous faites vos achats, si vos achats dépassent 10 000 GNF, vous êtes donc éligibles à la promo. Et, si vous êtes tiré au sort (on fait un tirage au sort tous les mois où on tire 50 clients), vous pouvez gagner 250 000 GNF par mois ou à la fin de la promo. Donc, en décembre, au dernier tirage, vous pourrez bénéficier de ce magnifique véhicule qui est là. Pour nos marchands, ce qu’il faut faire, c’est d’encourager les clients à faire des paiements via Orange money.  Donc, par mois, s’ils ont au moins 20 paiements par orange money sur leur SIM marchande, ils peuvent bénéficier d’un téléphone Samsung Galaxy A2 par tirage au sort. Et, par mois, on tire 7 marchands qui peuvent bénéficier des smartphones ». 

Et pour éviter tout risque sécuritaire sur les comptes, Orange a lancé une nouvelle application qui rendra également plus facile les paiements marchands.

« Nous avons lancé une application Orange Money Afrique, qui est très conviviale. Ceux qui utilisent l’ISSD (*144#) sur leurs téléphones, si vous avez un smartphone, le mieux pour vous est d’utiliser l’application qui est vraiment conviviale, simple, facile à utiliser, qui vous permet de réduire les erreurs de traitement. Donc, cette application est disponible dans AppStore et Playstore. Elle vous permet de faire des actions telles que la validation des transactions par l’empreinte digitale ou l’empreinte faciale. Ce qui sécurise déjà votre compte parce que c’est votre empreinte ou votre visage qui pourra vous permettre d’utiliser Orange money. Elle vous permet d’avoir accès à votre répertoire comme ça vous allez éviter les erreurs de transfert et aussi une gestion facile de votre compte. Pour le paiement marchand, vous pouvez faire l’utilisation du QR Code qui permet de faciliter le paiement et de réduire le parcours », a expliqué Abdoul Karim Bangoura.

Par ailleurs, le nouveau Directeur Général d’Orange Finances Mobiles a profité de l’occasion pour annoncer l’arrivée prochainement d’une application qui permettra aux clients d’autres opérateurs d’utiliser le service Orange Money.

À noter que le service Orange Money compte aujourd’hui pas moins deux millions (2 000 000) de clients qui bénéficient de ses avantages.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com 

Tél. : 622 67 36 81

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Enjeux de la CAN 2025 en Guinée : le regard de Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif

8 octobre 2021 à 10 10 58 105810
Thierno Saidou Diakité, consultant sportif

Le 20 septembre 2014, le comité exécutif de la CAF a attribué fort heureusement à notre pays l’organisation de l’édition 2023 de la CAN senior de football, après le Gabon (2017), le Cameroun (2019), et la Côte d’Ivoire (2021). 

A la suite d’un glissement dans le calendrier de la CAN, par le fait de la pandémie du Covid-19, l’édition 2021 aura lieu en janvier 2022, au Cameroun, en 2023 en Côte d’Ivoire et celle de 2025 chez nous en Guinée. Cette épreuve continentale représente ainsi pour nous, une formidable opportunité pour transformer fondamentalement le visage du pays en matière d’infrastructures. En plus, l’occasion est ainsi offerte aux Guinéens, de prouver leur capacité, et leur savoir-faire en matière d’organisation et de gestion d’une compétition de l’envergure de la Coupe d’Afrique.

Très en retard au plan des infrastructures sportives, par le biais de la CAN, la Guinée va résorber ce déficit dans ce domaine. Très contraignante au plan financier, cette manifestation sportive permettra au pays d’engranger les avantages suivants :

  • L’amélioration des télécommunications et conséquemment la retransmission par le signal satellite ;
  • Le pays sera doté d’infrastructures sportives performantes, qui après la compétition favoriseront la vulgarisation de la pratique sportive ;
  • L’accroissement de la capacité d’accueil des réceptifs hôteliers, qui seront ainsi renforcés. Par ce biais, le secteur du tourisme ne fera que bénéficier des retombées de cette compétition.
  • Une telle compétition suscitera automatiquement l’ouverture de nombreux chantiers, et favorisera la création d’emplois directs et indirects, avec pour conséquence la réduction substantielle du taux de chômage ; les pôles d’activités créés dans les différents sites de compétition (Boké, Kankan, Kindia, Labé, N’Zérékoré) vont réduire l’exode rural en direction de Conakry ;
  • C’est enfin et surtout le crédit et l’image de marque dont la Guinée bénéficiera, qui seront renforcés, étant entendu que sur le plan international, à ce jour le sport est le meilleur support de l’image d’un pays, grâce à la couverture médiatique des manifestations sportives.
  • La redynamisation de la desserte en électricité, de la capacité des structures sanitaires et le système de transport urbain et inter urbain, etc. 

                                               ARGUMENTAIRE SPORTIF 

L’organisation de la CAN est une épreuve continentale, qui devrait permettre de placer une fois pour toute la Guinée sur la rampe de la performance. Cette affirmation n’est nullement gratuite, car elle tire sa justification d’un constat pertinent. En effet, au regard de l’histoire de la Coupe d’Afrique des nations de football senior, sur les douze pays africains, qui ont pris part à la coupe du monde, dix de ces pays ont abrité une fois au moins les phases finales de la CAN. A l’adresse de nos décideurs, c’est un argument de poids, dont il faudrait absolument tenir compte.

De ce qui précède, il s’agit de prendre en compte les arguments sportifs qui plaident pour l’organisation de la CAN 2025. Au-delà de son caractère contraignant au plan financier et de ses indéniables retombées économiques pour le pays organisateur, cette manifestation sportive a un réel impact positif sur la promotion de la discipline. En d’autres termes, le simple fait d’organiser cette compétition oblige la fédération et le ministère à prendre toutes les dispositions pour préparer le onze national. De ce point de vue, on l’affirme souvent, ‘’ on n’organise pas une CAN pour laisser échapper le trophée’’. D’où la nécessité d’entourer le onze national de tous les soins, afin qu’il aille le plus loin possible pendant le tournoi final. Ce qui exige de nos autorités sportives à concevoir un plan stratégique prospectif à l’horizon 2025. Avec bien sûr un monitoring rigoureux des actions à entreprendre sur cette séquence de temps.

En droite ligne de ce raisonnement, dans la perspective de la CAN 2025, qui pointe à l’horizon, la direction technique nationale devrait dès cette année se pencher sur la configuration de l’équipe qui défendra nos couleurs dans pratiquement cinq ans. Une séquence de temps suffisante pour bâtir une équipe compétitive et véritablement représentative. Et pour ce faire, par le biais de la détection, il s’agit de constituer le noyau de la future équipe nationale à partir des catégories de jeunes. Une politique à rapidement mettre en place, puisque selon les spécialistes, une équipe nationale senior compétitive se construit sur un cycle de quatre à cinq ans. Et pour prétendre à un trophée majeur, il faut au maximum un cycle de dix ans. Ce qui suppose un suivi et un encadrement pointu de l’évolution des catégories des joueurs évoluant dans les différentes formules de championnat organisées au plan local. 

Si nous ne voulons donc pas être ridicules lors des phases finales de la CAN 2025, c’est le bon moment de mettre de notre côté tous les atouts. Ne dit-on pas que ‘’ qui veut aller loin ménage sa monture ‘’. Et pour ce faire, la fédération en relation avec le ministère des sports devraient plancher sur le plan stratégique devant aboutir à l’horizon 2025, à la constitution d’une sélection nationale au mieux de sa forme. Il est loisible de le constater, c’est un travail de longue haleine qui nous interpelle. Un travail qui exige de prendre en compte tous les paramètres susceptibles de maximiser nos chances. Cet exercice exclut toute improvisation et requiert un sens très élevé de l’organisation.

Thierno Saïdou Diakité, Consultant

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Sinistre à Gbamou : le préfet de Yomou, Karamoko Boké Camara, au chevet des victimes

8 octobre 2021 à 10 10 49 104910

Le préfet de Yomou a effectué une visite mercredi dernier, 06 octobre 2021, dans le district de Gbamou, où plusieurs citoyens sont actuellement sans abri. Leurs maisons ont été soit démolies ou décoiffées par un vent violent il y a environ deux semaines. Le colonel Karamoko Boké Camara est venu compatir à la douleur de ces citoyens et leur exprimer le soutien de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Yomou.

Le 25 septembre dernier, les habitants de Gbamou, un district de la sous-préfecture de Bignamou, ont été surpris par un vent violent, qui a causé d’importants dégâts matériels. Plus de 70 ménages ont vu leurs habitations endommagées (certaines maisons ont été détruites et d’autres décoiffées par le vent). C’est pour compatir à la douleur de ces citoyens et leur exprimer le soutien des autorités que le préfet de Yomou, le colonel Karamoko Boké Camara, s’est rendu dans la localité, le mercredi 06 octobre 2021. L’autorité préfectorale a effectué ce déplacement avec le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées et le directeur préfectoral des actions humanitaires.

Et, c’est le maire de la commune rurale de Bignamou, Pépé I Gonomou, qui a accueilli la délégation à Gbamou. « Monsieur le préfet, votre présence ici à Gbamou pour compatir à la douleur des victimes des dégâts causés par le vent violent qui a touché cette localité le 25 septembre 2021, est un acte salutaire. Depuis notre élection jusqu’à maintenant, c’est la première qu’une autorité préfectorale se déplace pour une telle cause. Que vous en soyez remercié. Pour votre information, ce sinistre a touché 70 ménages, laissant environ 420 personnes sans-abris. Ces citoyens vivent actuellement dans d’autres familles qui les ont accueillis, en attendant qu’ils puissent avoir un toit », a indiqué l’autorité locale.

De son côté, Marcel Louamou, enseignant communautaire à Gbamou, a demandé au préfet d’aider les sinistrés pour que l’Etat leur apporte une aide. « C’est dans la nuit du 25 septembre aux environs de 22h que nous avons constaté le passage d’un vent violent dans notre village. A l’heure où nous parlons, il y a des familles qui n’ont où dormir, parce que le vent a détruit leurs maisons. Nous avons enregistré d’importants dégâts suite au passage de ce vent, même la maison des jeunes a été décoiffée par ce vent. Nous demandons à l’Etat de nous venir en aide, il faut rapidement aider les victimes à avoir où dormir », a lancé le jeune homme.

Karamoko Boké Camara, préfet de Yomou

En réponse, le préfet de Yomou a promis de se « battre » pour chercher à avoir de l’aide en faveur des sinistrés. « J’ai fait le déplacement de mon bureau pour ici, dans ce village, pour vous montrer que mon commandement ne se limite pas seulement au bureau. Je suis là pour défendre et protéger ma paisible population que vous êtes. Si quelque chose vous arrive, je suis la première victime. Et je promets de me battre pour vous venir en aide, en passant par les grandes institutions et ONG  humanitaires plus le gouvernement. Depuis que j’ai appris la nouvelle, je ne suis pas tranquille dans ma tête.

C’est comme si c’était ma maison qui était emportée par le vent. Mon équipe et moi, nous nous battrons pour votre cause. Si vous voyez que nous souffrons, c’est parce que le pays était dirigé dans la pagaille, les hauts cadres du régime déchu ont pêché. Voilà pourquoi l’Armée a décidé de prendre le pouvoir, c’est pour que les conditions de vie changent. La preuve en est que les prix des denrées alimentaires étaient chers et ils (les anciens dirigeants) ont augmenté aussi le prix du carburant pour fatiguer la population. Mais par la grâce de Dieu, tout cela est fini », a laissé entendre le colonel Karamoko Boké Camara.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Affaire Sheraton hôtel de Conakry : ces syndicalistes qui ont troqué la veste d’Alpha Condé contre le treillis du CNRD

8 octobre 2021 à 10 10 16 101610
Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, plusieurs responsables syndicaux guinéens ont animé une conférence de presse hier, jeudi 07 octobre 2021. L’objectif était de dénoncer le licenciement, depuis un an, de trois employés de Sheraton hôtel de Conakry et réclamer leur réintégration. Les intervenants ont également profité de la rencontre avec les médias pour rappeler la responsabilité des inspecteurs Alia Camara et Diawara, ainsi que d’autres dirigeants syndicaux guinéens. 

Selon Abdoulaye Sow, le secrétaire général de l’USTG, certains syndicalistes se sont rendus complices du licenciement de leurs camarades. « Ce qui se passe aujourd’hui est le fait de l’histoire. Nous avons des syndicalistes guinéens qui avaient élu domicile à la présidence de la République. Ces syndicalistes sont aujourd’hui en train de se mouvoir à travers le CNRD pour se faire valoir. Ils ont changé de veste. Ils ont enlevé la veste Alpha Condé pour porter le treillis de Mamadi Doumbouya ; c’est extrêmement grave ! Et, ce pourquoi on est là aujourd’hui dérive du comportement de ces gens. Comment pouvez-vous comprendre que l’administration du travail, représentée par l’inspection générale du travail, accepte de donner son quitus à un licenciement et surtout à un licenciement abusif ? Nous n’allons plus accepter que notre inspection de travail devienne un petit marché pour sacrifier le guinéen », a dit Abdoulaye Sow.

Selon le secrétaire général de l’USTG, ces syndicalistes ne sont pas à leur première basse manœuvre. « Ce sont des syndicalistes qui ont été complices du licenciement, qui sont allés là-bas, à Topaz, avec Palma Guinée, négocier pour qu’on licencie les gens. Ils y trouvent leur intérêt dans ça. La CNTG trouve son intérêt dans la division des travailleurs guinéens. Donc, nous devons tous nous mobiliser pour mettre fin à tous ces comportements en Guinée », a lancé Abdoulaye Sow.

Finalement, le secrétaire général de l’UST donne 15 jours à la direction générale de Sheraton pour la réintégration des travailleurs licenciés.

À suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Licenciements abusifs à l’hôtel Sheraton : Mme Doukouré dénonce la complicité d’Alia Camara et de Mamay Diawara

8 octobre 2021 à 9 09 43 104310

Ce sont des syndicalistes très remontés et déterminés qui se sont exprimés hier, jeudi 7 octobre 2021, contre le licenciement prolongé des leurs camarades (Amadou Diallo et Alhassane Diallo) par la direction générale de Sheraton grand hôtel Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était à la conférence de presse.

Le licenciement des syndicalistes Amadou Diallo et Alhassane Diallo par la direction générale de Sheraton grand hôtel Conakry continue de susciter des vagues d’indignation tant en Guinée qu’au niveau international. Dans une conférence de presse tenue ce jeudi à Conakry, plusieurs centrales syndicales ont exigé la réintégration des personnes licenciées.  

Tout d’abord, madame Doukouré Asmaou Bah qui a rappelé que ses camarades syndicalistes (Amadou Diallo et Alhassane Diallo) ont été licenciés depuis un an pour simplement avoir défendu leur collègue, Mamadou Saliou Sampil, qui a cassé un pot de fleurs accidentellement. 

Mme Doukouré Asmaou Bah, secrétaire générale de la Fédération de l’hôtellerie, tourisme restauration et branches connexes

« Nous n’avons jamais rencontré une entreprise aussi anti syndicaliste et anti travailleuse que Palma Guinée qui gère les travailleurs de Sheraton grand hôtel de Conakry. Depuis l’ouverture de cet hôtel, en 2016, les travailleurs ont fait une campagne pour être syndiqués. La direction a refusé de leur permettre une élection. Il a fallu une pression énorme de la part de la Société Financière Internationale qui a financé 26 millions de dollars à Palma Guinée pour l’amener à respecter les lois guinéennes et accorder une date pour l’élection d’une délégation syndicale. Depuis cette élection, le 11 février 2021, il y a eu que des intimidations, menaces, harcèlements, licenciements abusifs dont celui de Mamadou Saliou Sampil, un équipier qui, par accident, a cassé un pot de fleurs », a dénoncé la secrétaire générale de la Fédération de l’hôtellerie, du tourisme, de la restauration et des branches connexes, affiliée à l’OSLG.

Madame Doukouré Asmou Bah, a également dénoncé l’irrespondabilité et même la complicité de l’inspecteur général du Travail, Alya Camara et de l’inspecteur régional du travail à Conakry, Mamay Diawara, qui auraient cautionné ces licenciements. « Le licenciement de ces personnes est un exemple frappant de la violation de la liberté syndicale et de toutes les lois guinéennes et internationales », a rappelé la dirigeante syndicale.

Abondant dans le même sens, les représentants des autres structures syndicales (CIFOCG, l’UGTG, l’UNTG, ONSLG, la COSATREG et l’UITA) ont condamné unanimement ce licenciement et exigé la réintégration sans condition des personnes concernées.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Guinée : les 16 Premiers ministres des 6 Présidents en 63 ans

8 octobre 2021 à 8 08 38 103810
Mohamed Béavogui, nouveau Premier ministre

Le 6ème président de la République de Guinée, le colonel Mamady Doumbouya, a nommé, le 6 octobre 2021, le 16ème Premier ministre de la Guinée. Mohamed Béavogui sera installé au palais de la Colombe dans la matinée de ce vendredi, 08 octobre 2021.

En attendant, Guineematin.com vous propose de revenir sur les rapports de force entre les Présidents de la République et les Premiers ministres en 63 ans d’indépendance.

Saïfoulaye Diallo et Luis Lansana Béavogui furent les Premiers ministres d’un président tout puissant, omniprésent et omnipotent. Le responsable suprême de la révolution était si puissant que ses Premiers ministres étaient de simples figurants. Ils lui obéissaient à la dimension de sa personnalité. 

A la disparition de Sékou Touré, le colonel Lansana Conté choisit un autre colonel pour en faire son tout premier Premier ministre ! Diarra Traoré, pour ne pas le nommer, a vite fait de l’ombre à son président. Celui-ci se débarrasse de lui et le nomme ministre de l’Education. Très rapidement, la divergence et la concurrence entre les deux tournent au drame après la tentative de coup d’Etat de juillet 1985. Pour la première fois un ancien Premier ministre est exécuté en République de Guinée. 

Onze après la disparition de son premier Premier ministre dans des conditions jamais élucidées, Lansana Conté est contraint par les partenaires étrangers à se trouver un nouveau Premier ministre. Et ce après la mutinerie qui a failli lui coûter son fauteuil. Le choix porte alors sur Sidya Touré. Inconnu des Guinéens, il devient à la fois Premier ministre, ministre des Finances et du Plan. Ce cumul de ses fonctions et ses premières mesures économiques d’une rigueur jusque-là inconnue apportent de l’eau au moulin à ses détracteurs. 

Les thuriféraires du régime mettent en garde le président Conté : s’il ne prend garde, son Premier ministre pourrait prendre sa place. La réaction de l’officier ne se fera pas attendre : Sidya Touré perd l’essentiel de ses prérogatives. Il restera néanmoins en poste pendant 3 ans, avant d’être limogé. 

Après le limogeage de Sidya, Lansana Conté, devenu général de l’Armée, nomme un fidèle parmi les fidèles : maître Lamine Sidimé. Contrairement à Sidya Touré, le célèbre juriste et ancien Premier président de la Cour suprême, obéira fidèlement au général-président. 

Malgré tout, et devant les pressions des bailleurs de fonds, le président Conté se sépare de son fidèle ami. Lamine Sidimé est remplacé par François Louncény Fall. Pas pour longtemps. Quelques mois seulement après sa nomination, Fall crée un précédent, un véritable séisme politique : il profite d’un séjour à l’étranger pour annoncer sa démission. Beaucoup de choses ont été citées comme motifs de cette démission que certains expliqueront même par des « affaires » intimes…

En tous les cas, pour l’opinion publique, cette démission a été perçue comme un camouflé pour le général-président. Elle a également mis à nue la mal gouvernance qui avait atteint des proportions jamais égalées. Les amis et les proches du président ont alors commencé à accentuer leurs regards sur la gestion du pays. On disait du chef de l’Etat qu’il pouvait dire une chose le matin et son contraire le soir. 

Après le départ de François Fall, le général Conté a marqué une pause, observé avant de jeter son dévolu sur un de ses fidèles parmi les fidèles : Cellou Dalein Diallo. Une nomination qui a suscité la jalousie de certains de ses amis et proches, promettant de rendre la vie invivable au nouveau Premier ministre. Dalein fera les frais du clan formé autour du président avant d’être renvoyé en 2006 « pour faute lourde ». 

C’est suite à cela que Fodé Bangoura, alors ministre secrétaire général de la présidence de la République, deviendra l’homme fort du pays avec le titre de ministre des Affaires présidentielles. Certains l’appelleront tout simplement « le petit président ».

Le petit président engagera finalement un bras de fer avec ses amis d’hier, créant un front contre certains Premiers ministres dont Cellou Dalein. Deux des amis du président se retrouvent à la Maison centrale de Conakry pour corruption et détournement de derniers publics. Ce qui, pour le chef de l’Etat, est inacceptable. Surpris par cette décision de Fodé Bangoura, Lansana Conté ira personnellement à la maison centrale de Coronthie pour faire sortir de prison Mamadou Sylla « Futurelec » et Fodé Bangoura, vice-gouverneur de la BCRG.

Beaucoup de vacarme sera alors enregistré dans la pays. Fodé Bangoura sera d’ailleurs accusé d’avoir manipulé des leaders syndicaux contre le chef de l’État. En tous les cas, cette affaire a été prise comme le meilleur exemple que la Guinée n’était plus un État de droit ! Pour la classe ouvrière, le président avait franchi le Rubicon. D’où les manifestations sociales de janvier et février 2007, qui finiront par l’exigence, entre autres, de la nomination d’un nouveau Premier ministre. Le président Lansana Conté reculera pour mieux sauter, en faisant semblant de lâcher du lest, en nommant Eugène Camara comme Premier ministre. Considéré comme un proche du général, il est rejeté par la population. Ce fut le Premier ministre dont le règne a été le plus court dans l’histoire de la Guinée.

Le général Lansana Conté cédera finalement pour de vrai devant la pression populaire en nommant Lansana Kouyaté à la Primature. Celui-ci sera bien accueilli. Mais, l’état de grâce sera de courte durée. Le président continue à régner d’une main de fer. Devant l’absence des résultats de Kouyaté, le limogeage de celui-ci ne suscitera aucune réaction populaire. Retour à la case départ. Un autre homme du sérail montera à la Primature : Ahmed Tidiane Souaré restera en poste jusqu’à la disparition du deuxième président de la Guinée indépendante, le 22 décembre 2008.

Le capitaine Moussa Dadis Camara réussi son putsch contre le défunt le 23 décembre et prend le rênes du pays. Il choisira Kabinet Komara comme Premier ministre. Le capitaine est visiblement complexé par le parcours et l’expérience de son Premier ministre. Il estime que celui-ci bénéficie des avantages et privilèges d’un pouvoir pour lequel il ne s’est pas battu. Rappelant à tout bout de champ que c’est lui et ses lieutenants qui ont pris le risque du coup d’État devant les généraux pour prendre le pouvoir. 

Kabinet Komara s’est tue et est resté poli jusqu’au bout. Malgré la gravité des crimes du 28 septembre 2009, personne n’a pointé un doigt accusateur sur le taciturne Premier ministre. Suite, au départ du capitaine Moussa Dadis de la Guinée et du pouvoir, et la désignation de Sékouba Konaté comme président de la Transition, feu Jean Marie Doré a été choisi pour devenir Premier ministre de la transition, en janvier 2010. 

Après la présidentielle de fin 2010, remportée par Alpha Condé, l’ancien opposant historique a nommé Mohamed Saïd Fofona à la Primature. Cette nomination d’un cadre du ministère du commerce, jusque-là inconnu du grand public, a été l’aboutissement des tractations politico-communautaires. 

Celui qu’on appelait l’imam sera remplacé par un autre ressortissant de Forécariah. Mamadi Youla restera en poste jusqu’à la nomination d’Ibrahima Kassory Fofana, qui a accompagné le président Alpha Condé au troisième mandat. Lequel troisième mandant aura été fatal aux deux hommes. 

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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