Armée : Sadiba Koulibaly et Balla Samoura promus, Namory Traoré et Ibrahima Baldé envoyés à la retraite

12 octobre 2021 à 23 11 11 101110
le colonel Mamadi Doumbouya et le colonel Balla Samoura

Un peu plus d’un mois après son arrivée au pouvoir, à la suite du coup d’Etat militaire du 05 septembre qui a renversé le président Alpha Condé, le colonel Mamadi Doumbouya a pris des décisions fortes concernant les forcées armées guinéennes. Dans une série de décrets publiés ce mardi, 12 octobre 2021, le président de la transition a annoncé des changements majeurs au sein de la hiérarchie militaire.

Le colonel Sadiba Koulibaly est nommé chef d’état-major général des armées, en remplacement du général Namory Traoré. Le colonel Balla Samoura remplace le général Ibrahima Baldé à la tête du Haut commandement de la gendarmerie nationale, direction de la justice militaire. Et le colonel Abdoulaye Keïta, alias Commando Fakhè, jusque-là commandant du BATA (Bataillon autonome des troupes aéroportées) est nommé inspecteur général des forcées armées guinéennes.

Par ailleurs, le président du CNRD, la junte militaire au pouvoir, a décidé d’envoyer 42 généraux et 2 amiraux à la retraite. Parmi eux, on retrouve le général Namory Traoré (ancien chef d’état-major général des armées), le général Ibrahima Baldé (ancien Haut commandant de la gendarmerie nationale), le général Sékouba Konaté (président de la transition de 2010), le général Bouréma Condé (ancien ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation), le général Mathurin Bangoura (ancien gouverneur de Conakry), le général Rémy Lamah (ancien ministre de la santé), etc.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Football : lourdement battue par le Maroc, la Guinée éliminée de la course pour le mondial 2022

12 octobre 2021 à 22 10 13 101310

La Guinée ne disputera pas la coupe du monde 2022, prévue au Qatar.  Le Syli national a été complètement éliminé de la course après sa lourde défaite (4-1) ce mardi, 12 octobre 2021, face au Maroc.

Après avoir concédé trois nuls en trois matchs, la Guinée n’avait pas à la moindre erreur ce mardi, 12 octobre 2021. Sauf que le Syli national affrontait cette fois le leader de son groupe, qui a remporté ses trois premières rencontres.

L’équipe emmenée par Kaba Diawara, en l’absence du sélectionneur, Didier Six, malade, n’a pas réussi à se relancer dans sa poule. Elle s’est fait surprendre par l’ouverture du score d’Ayoub El-Kaabi, à la 21ème minute de jeu.

Dix minutes plus tard, la Guinée revient au score par l’entreprise de Mamadou Kane, qui a égalise sur une frappe lointaine. Mais, ce regain de confiance n’empêche pas le Syli national de sombrer dans ce match.

Amallah (41’ et 65’) et Sofiane Boufal (89’) ont permis au Maroc de s’imposer (4-1) à domicile. Avec cette quatrième victoire en autant de matchs, les Lions de l’Atlas se qualifient pour les barrages du mondial 2022.

La Guinée, elle, enterre définitivement ses rêves de disputer sa première coupe du monde.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Gel du compte bancaire de Djoma media : « cela risque de créer une catastrophe au niveau du personnel »

12 octobre 2021 à 20 08 24 102410

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 12 octobre 2021, le directeur de l’information de Djoma media est revenu sur l’attaque subie par ce groupe médiatique dans la nuit du samedi dernier et le gel du compte bancaire de l’entreprise. Aboubacar Condé a déploré ces actes des nouvelles autorités guinéennes, qui semblent à ses yeux, vouloir faire taire les médias privés. Le journaliste en a profité pour inviter la junte militaire au pouvoir à considérer la presse, non pas comme ennemi mais comme partenaire.

Décryptage ! 

Guineematin.com : deux personnes (un policier et un militaire) ont été blessées dans un échange de tirs entre des policiers et des membres des forces spéciales, qui a eu lieu samedi dernier au siège de Djoma media. Expliquez-nous ce qui s’est réellement passé.

Aboubacar Condé, Directeur de l’information à Dioma média

Aboubacar Condé : c’est vers 22 heures que nous avons reçu la visite de deux agents des forces spéciales, qui ont dit qu’ils étaient venus vérifier une information selon laquelle il y a des véhicules dans notre cour qui appartiennent à l’Etat. Quand ils sont venus, ils ont trouvé les forces de sécurité ici, qui leur ont demandé de présenter l’ordre de mission qui atteste qu’ils sont effectivement dans une mission du CNRD. Puisque quand les bavures et règlements de compte avaient commencé, le CNRD avait dit que prochainement, tout militaire qui se présenterait dans un domicile ou dans un service sans être muni d’un ordre de mission, il ne faudrait pas que les services concernés collaborent avec l’intéressé. 

Donc, les policiers ont demandé à ces deux personnes leur ordre de mission. Ils ont dit qu’ils n’en ont pas ; mais, qu’ils vont forcément rentrer dans la cour. Les policiers ont appelé leur hiérarchie, c’est-à-dire le commandant de la CMIS de Cosa, le colonel Amara Camara. Ce dernier a demandé aux gens de ne pas permettre aux deux éléments de rentrer s’ils ne sont pas munis d’un ordre de mission. Le colonel a pris son véhicule et d’autres agents pour venir à la radio. Ils sont venus trouver qu’il y a altercation entre les policiers et les deux militaires. Les altercations se sont soldées par des échanges de tirs entre les deux parties. Il y a eu deux blessés dont un de leur côté et un du côté des policiers. 

C’est ainsi qu’ils ont informé le directeur général de notre média qui, à son tour, a appelé le colonel Balla Samoura. Celui-ci a envoyé une autre équipe, tout en demandant au directeur général de dire à l’équipe qui est là, d’ouvrir le portail pour que ceux-là puissent regarder l’intérieur de la cour. C’est ce qui fut fait. Ils sont rentrés et ont n’ont rien trouvé à l’intérieur. Maintenant, vers 1 heure du matin, un autre groupe est revenu sur les lieux. Puisqu’avec les deux éléments des forces spéciales, il y avait plus de policiers,  ils ont pris le deuxième élément et l’ont déposé à la Brigade de recherches de Kipé. Donc, d’autres sont venus je peux dire en représailles. Ils sont d’abord passés récupérer leur élément qui était à la Brigade de recherches, ils sont venus ici et ont paradé un peu. 

Ils sont rentrés dans les deux cours et ont demandé où se trouvait le serveur de la radio. Nous ne savons pas pour quelles fins. Peut-être que c’était pour faire des actes de sabotage de nos installations. Heureusement, on avait mis hors circuit tous les équipements. Donc, la radio était éteinte et la télé, la même chose. D’ici, ils se sont rendus au domicile du colonel Amara, commandant de la CMIS de Cosa, à Symbaya. Ce dernier n’y étant pas, sa femme et sa maman ont été terrorisés, selon leurs témoignages dont nous avons les vidéos ici, ils ont pris là-bas de l’argent et des objets de valeur et d’autres ont été blessés.

Guineematin.com : aujourd’hui, dans quel état d’esprit se trouve le personnel de votre groupe ?

Aboubacar Condé : on vous assure que la sérénité est là ; mais, ce qui nous fait craindre, c’est cette volonté d’en découdre vaille que vaille avec la presse privée de la part des nouvelles autorités. Puisque, quand vous regardez ce qui est en train d’être fait sur le terrain, toutes les rencontres officielles organisées aujourd’hui par le CNRD, l’accès est formellement interdit à la presse privée. Il vous souviendra que lors des concertations qui se sont déroulées au Palais du peuple, aucun média privé n’a eu accès à la salle. Même l’investiture, il a fallu une bataille de haut niveau pour que  les organisateurs acceptent que la presse privée soit acceptée dans la salle afin de retransmettre les échos de cet évènement. 

Hier, lorsque le président sierra-léonais est venu à Conakry, la presse privée n’a pas été acceptée au salon d’honneur de l’aéroport. L’installation du Premier ministre, la presse privée, a été bloquée. Avec ces nouvelles autorités, c’est comme si on leur a dit de tout faire afin d’éviter la presse privée. Et parmi ces médias privés, Djoma occupe une place prépondérante. Déjà, on fait des descentes inopinées, sans ordre de mission, à des heures indues chez nous, on gèle le compte de notre entreprise, forcément, ça peut affecter le moral. Est-ce que leur ambition, leur volonté c’est de faire taire les médias privés en commençant par Djoma ? La démarche a tout l’air. 

Guineematin.com : vous avez parlé du gel du compte bancaire de Djoma, quel sera l’impact de cela dans le fonctionnement du groupe ?

Aboubacar Condé : l’impact est négatif et dramatique chez les travailleurs, parce que vous savez, chez nous, on a réussi à bancariser les salaires. Tout le monde est viré sur son compte. Si le compte du média est gelé et que nous sommes le 12 aujourd’hui, dans moins de trois semaines, c’est la fin du mois, les travailleurs doivent percevoir leur salaire. S’ils ne perçoivent pas, imaginez les dégâts que cela peut provoquer dans le fonctionnement des familles qui doivent faire face aux besoins. On travaille, c’est pour avoir un revenu. Maintenant, si le compte qui doit vous payer est gelé, cela va créer une catastrophe au niveau du personnel de Djoma média. N’oubliez pas que Djoma, en plus de Conakry, c’est 9 antennes régionales et c’est plus de 300 travailleurs. Donc, c’est vraiment une main d’œuvre très consistante. 

Guineematin.com : est-ce qu’on vous a dit pourquoi le compte bancaire de Djoma media a été gelé ?

Aboubacar Condé : malheureusement, aucune explication ne nous a été donnée. Vous avez suivi les différentes annonces faites par rapport au gel des comptes des anciens commis du régime déchu et également les comptes de toutes les structures étatiques. Mais, il ne faut pas qu’on fasse l’amalgame entre le compte d’une entreprise de presse et les comptes des anciens commis de l’Etat ou des structures étatiques. 

Guineematin.com : après l’attaque de votre siège, le colonel Balla Samoura est venu ici hier, avec une délégation du CNRD, ils se sont entretenus avec vous. Est-ce que cette démarche vous rassure ?

Aboubacar Condé : le message dont il a été le porteur de la part du président du CNRD, selon lequel les nouvelles autorités n’ont rien contre la presse, bien au contraire veulent collaborer avec la presse, il est satisfaisant. Mais, est-ce que cela est suffisant pour que nous soyons convaincus que c’est qui est dit c’est le cas ? C’est l’avenir qui va nous édifier. 

Guineematin.com : quelle a été la position de la Haute Autorité de la Communication face à ce qui vous est arrivé ?

Aboubacar Condé : la HAC a été saisie et je pense qu’hier lundi, le bureau de l’URTELGUI s’est rendu là-bas. Il s’est passé un entretien à huis clos et je pense que des engagements ont été pris pour demander des comptes aux autorités.   

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit des journalistes et des nouvelles autorités ?

Aboubacar Condé : à nos confrères, nous les remercions pour cette marque de solidarité unanime qui s’est dégagée depuis que ces événements se sont déroulés. Il y a eu vraiment une synergie d’actions, une pluie de déclarations et de condamnations, puis d’interpellations des nouvelles autorités. Que tous les confrères soient remerciés et je profite de l’occasion pour demander à toute la presse de rester soudée davantage parce qu’on a compris que, de par leur façon de faire, c’est le premier ennemi de ces nouvelles autorités. Maintenant, si on accepte d’aller en rang serré, quels que soient les agissements et les intentions, je pense qu’ils ne parviendront pas à leurs fins. Pour une fois, la presse doit être unie et solidaire. 

Aux nouvelles autorités, c’est de comprendre que l’essence de la démocratie c’est la liberté d’opinion. Et cette liberté d’opinion est garantie par les médias. Donc, refuser de collaborer avec les médias surtout privés, je pense que ça va être compliqué de lier leurs propos à leurs actes sur le terrain. Parce que quand on dit que désormais la justice sera la boussole qui guidera le pas de chaque citoyen, qui peut montrer cela à travers les actes posés ? C’est bien la presse. Donc, qu’ils ne prennent pas la presse comme un ennemi, mais plutôt comme un partenaire incontournable de leur mission.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : le PM confie des tâches aux secrétaires généraux

12 octobre 2021 à 20 08 15 101510

Alors que les Guinéens attendent impatiemment la formation du nouveau Gouvernement, le Premier ministre, Mohamed Béavogui, a rencontré les secrétaires généraux des différents départements ministériels. La rencontre s’est tenue ce mardi, 12 octobre 2021, au palais de la Colombe, siège de la Primature, loin des micros et caméras des médias indépendants.

À rappeler que la quasi totalité des secrétaires généraux sont du RPG arc-en-ciel, l’ancien parti au pouvoir. Certains d’entre eux avaient d’ailleurs mouillé le maillot plus que leurs ministres en faveur du troisième mandat du président Alpha Condé, source du coup d’État du Colonel Mamadi Doumbouya…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le résumé fait par le service de communication de la Primature de cette rencontre en ce mardi, jour traditionnel du conseil interministériel :

Mohamed Béavogui, Premier ministre

Conakry, le 12 Octobre 2021 – Conformément à sa feuille de route délivrée par le Président de la Transition, le Colonel Mamadi Doumbouya, le Premier ministre Mohamed Béavogui a reçu ce mardi les Secrétaires généraux des  ministères pour une prise de contact.

L’état des dossiers en instance qui peuvent avoir un impact sur la vie des populations et la vision du nouveau locataire du palais de la Colombe sont restés au cœur de cette première rencontre.

Face aux urgences déclinées, Mohamed Béavogui en quête de solutions pratiques a demandé à chaque Secrétaire général de lui faire parvenir une note technique pour un examen plus approfondi de son cabinet.

Le premier ministre a invité les Secrétaires généraux à travailler pour la nation et le peuple de Guinée. « Les projets et les programmes doivent continuer à bénéficier aux populations ». Pour réussir ce pari, Mohamed Béavogui exhorte aux changements d’habitudes pour que « la Guinée gagne ».

À suivre !

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Mort d’Amadou Diallo à Conakry : le parquet demande 20 ans de prison contre l’accusé Alpha Kadiatou Barry

12 octobre 2021 à 19 07 38 103810
Joséphine Loly Tenguiano, procureure de la République près le TPI de Mafanco

Poursuivi pour « coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner », Alpha Kadiatou Barry a comparu ce mardi, 12 septembre 2021, devant le tribunal criminel de Mafanco. Et, devant cette juridiction de première instance, l’accusé a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés. Il a réfuté toutes les allégations tendant à faire croire qu’il a porté main sur Amadou Diallo. Mais, le ministère public a quand-même maintenu les charges articulées à son encontre et l’a présenté comme le seul coupable de la mort du tailleur Amadou Diallo. La procureure Josephine Loly Tinkiano a d’ailleurs demandé au tribunal de condamner Alpha Kadiatou Barry à 20 ans de réclusion criminelle, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché au tribunal.

Selon les informations, les faits reprochés à Alpha Kadiatou Barry remontent au mois de septembre 2019 à Hafia, un quartier de la commune de Ratoma, dans la haute Banlieue de Conakry. Amadou Diallo faisait la cour à une mineure de 13 ans qui se trouve être la fille de Alpha Kadiatou Barry. Cette histoire a conduit à une altercation entre Amadou Diallo et Alpha Kadiatou Barry. Et, au cours de cette altercation, Amadou Diallo aurait reçu des coups qui lui auraient été administrés par Alpha Kadiatou Barry. En tout cas, avant de mourir, la victime a dit à ses parents que c’est Alpha Kadiatou Barry qui lui a administré des coups lors d’une altercation. Et, après son décès, ses parents ont porté plainte contre Alpha Kadiatou Barry. Ce dernier a été interpellé et placé sous mandat de dépôt le 20 septembre 2019. Et, ce mardi, 12 octobre 2021, il a été présenté devant le tribunal criminel où son procès se tient depuis quelques semaines déjà.

Cependant, l’audience d’aujourd’hui a essentiellement porté sur les réquisitions et plaidoiries des parties au procès. Et, c’est le ministère public qui a ouvert le bal de cette épreuve fatidique.

Devant le tribunal criminel, la procureure audiencière, Josephine Loly Tinkiano, a requis 20 ans de prison contre Alpha Kadiatou Barry.

« Nous (le parquet) sommes convaincus que l’accusé a porté main sur la victime Amadou Diallo.  Le rapport médicolégal signé par le professeur Hassane Bah en fait foi. Ce rapport signé par le médecin légiste professeur Hassane Bah dit que c’est un arrêt cérébral causé par un traumatisme crânien qui a causé sa mort. Mais, l’accusé a fait croire au tribunal qu’il n’a pas touché la victime. C’est pourquoi le ministère public requiert qu’il vous plaise de le retenir dans les liens de la prévention de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. Et, pour la répression, vous le condamnerez à 20 ans de réclusion criminelle », a dit Josephine Tinkiano.

De son côté, Me Mohamed Lamine Sylla, l’avocat de la défense, a demandé au tribunal d’écarter le rapport médicolégal qui « prête à confusion » dans cette affaire. Il a également plaidé la relaxe de son client.

« L’accusé n’a jamais administré des coups à Amadou Diallo. Les trois témoins qui ont défilé à la barre ont tous dit qu’il y a eu altercation. Mais, il n’y a pas eu de coups et blessures. Tous les trois ont été précis et concis… Ensuite, je demande au tribunal d’écarter ce rapport médicolégal, parce qu’il est confus. Le rapport dit avoir reçu le corps le mardi 1er septembre 2019, or il (Amadou Diallo) est décédé le 14 septembre de la même année. Ce n’est pas un rapport sérieux. Ce n’est pas un travail digne. Ce n’est pas le travail du professeur Hassane Bah qu’on connaît. C’est pourquoi je vous demande de le renvoyer des fins de la poursuite. Car, les présumés violences qui ont conduit à la mort de Amadou Diallo ne sont pas imputables à l’accusé », a déclaré Me Mohamed Lamine Sylla.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 26 octobre prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/664 413 227

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Comment parvenir à la réconciliation nationale en Guinée : par Ibrahima Seck

12 octobre 2021 à 18 06 48 104810
Ibrahima Seck

Dans une tribune qu’il a fait parvenir à notre rédaction, le sociologue Ibrahima Seck se prononce sur l’épineuse question de la réconciliation nationale en Guinée. Il indique au nouveau premier ministre de la transition les voies et moyens permettant de concrétiser cette priorité affichée du colonel Mamadi Doumbouya et la junte du CNRD (Comité national du Rassemblement pour le Développement) qu’il dirige.

Monsieur le premier Ministre chef de Gouvernement de transition!

Un des grands chantiers auxquels le président Colonel attache du prix est la question de la réconciliation nationale. En votre qualité́ de coordinateur de l’action gouvernementale vous devez placer cette problématique au cœur de vos préoccupations quotidiennes. Ainsi, je fais cette autre contribution qui, j’espère bien, vous sera utile dans la conduite de l’action gouvernementale.

Pour aborder cette thématique de la réconciliation nationale vous me permettrez de poser trois(3) questions auxquelles je vais me résoudre à répondre.

1. Pourquoi la réconciliation nationale ?

2. Qui faut-il réconcilier (protagonistes)

3. Comment se fait la réconciliation nationale ?

Au titre de la première question relative au pourquoi de la réconciliation ?

Il sied de noter que la réconciliation nationale est intervenue dans  les localités, pays où il y a eu de graves violations des droits de l’homme.

Si nous faisons la « périodisation » de l’histoire de la Guinée de 1958 à nos jours peut-on identifier des évènements tristement célèbres qui se sont traduits par des violations avérées des droits de l’homme ? Oui il y en a eu certes !

A travers les témoins des différents régimes nous pouvons certes les identifier et les qualifier selon la nature du crime (génocides, crimes de guerre, crimes contre l’humanité́ etc.)

Donc, la réconciliation nationale sied à̀ notre cher pays la Guinée qui a connu des évènements douloureux dans son histoire lointaine et récente.

Ma deuxième question traite de qui faut-il réconcilier (les protagonistes)

Plusieurs analystes se trompent sur la réponse à̀ cette question. Tout d’abord, il ne peut jamais y avoir de  violation des droits de l’homme sans l’Etat. C’est pourquoi il faut déloger la réconciliation nationale entre les communautés,  les religions, les régions  qui ont toujours vécues dans l’acceptation mutuelle et condamnées à le faire par l’histoire et la géographie.

La réconciliation nationale doit être logée entre l’Etat et sa population. Ceux qui ont exercé́ une portion d’autorité́ de l’Etat ou ont bénéficié des autorisations d’exercer en politique, développement et autres Corporations sociales doivent expliquer pourquoi il y’a eu tel et tel conflits à telle période et dans telle localité? Pourquoi telle localité́ est en conflits avec les localités voisines? Quelles sont les causes ? Qu’est que l’Etat a fait pour prévenir ou garantir la non répétition de tel ou tel crime commis ?

Monsieur le premier Ministre, vous comprendrez aisément que la tâche est ardue car si ce n’est pas l’Etat le responsable à travers ses dirigeants, il faudrait envisager par exemple  des  rencontres entre  toutes les personnes vivantes et celles qui naitront toujours pour régler un cas de « génocide » par  le pardon. Tant qu’une seule victime restera la question sera pendante. Cette approche me parait  utopique.

La réconciliation  nationale doit se faire entre l’Etat et la population c’est seulement à travers cela que nous pourrons savoir comment l’autorité́ de l’Etat enté utilisée autrement que les missions régaliennes.

Des décideurs publics népotistes peuvent se concerter pour commettre des crimes à cause de la religion ou la culture différente de celles des autres compatriotes.

Dans ce cas même si c’est un « génocide » il concerne une localité́ bien connue pas l’ensemble des personnes d’ethnies et ou de religions différentes.

Si l’on généralise le risque de voir une maman présenter des excuses à son propre fils de culture différente et vice versa pourrait arriver cela n’est ni envisageable ni souhaitable. Sans l’Etat il n’y pas de violation des droits de l’homme. La preuve est qu’aucune réconciliation nationale n’est possible sans l’Etat, sans la volonté politique réelle.

La troisième et dernière question quant à̀ elle fait allusion à  la manière de procéder à la réconciliation nationale?

Si les conditions de violations sont avérées vraies et existantes en Guinée. A ce niveau, le paradigme dominant est celui de la  » Justice transitionnelle ». Celle-ci n’a rien à̀ voir avec une transition par coïncidence de vocables et de moment.

La justice transitionnelle appelée encore la JT est un ensemble de mécanismes judiciaires et non judiciaires qui permettent de passer d’un passé conflictuel douloureux vers un avenir partagé. C’est de cela que le CNRD et son président veulent pour la Guinée et les Guinéens. Nous devons y veiller sous votre leadership en  jetant les bases.

Pour y parvenir je vous propose 5 piliers aussi:

1. La recherche de la vérité

2. Les réformes institutionnelles

3. Les poursuites pénales

3. La réparation

5. Le pardon

Somme toute, la réconciliation nationale ne se dicte pas elle se cultive, c’est un processus à longue haleine possible.

Ibrahima SECK

Expert en Gouvernance et consolidation de la paix

Point focal du comité International des États fragiles en Guinée

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Bicéphalisme à l’USTG : la Cour d’appel donne raison au camp d’Abdoulaye Camara

12 octobre 2021 à 18 06 18 101810
Abdoulaye Camara, syndicaliste

La Cour d’appel de Conakry a rendu ce mardi, 12 octobre 2021, sa décision sur le contentieux opposant le camp d’Abdoulaye Camara à celui d’Abdoulaye Sow, au sujet de la paternité de l’USTG (Union syndicale des travailleurs de Guinée). La juridiction supérieure a donné raison au premier, en disant que le seul congrès valable est celui tenu en 2018, à Mamou, et qui a porté Abdoulaye Camara à la tête de l’USTG. En conséquence, elle a demandé au camp Abdoulaye Sow de libérer le siège de la centrale syndicale, qu’il occupe depuis trois ans. 

Abdoulaye Camara, qui a accordé un entretien à Guineematin.com cet après-midi, a salué une victoire. « C’est une grande satisfaction pour nous. Nous avons mené la bataille judiciaire, parce que nous savions que nous avions raison. Au moment où je vous parle, toutes les structures préfectorales et régionales affiliées à l’USTG m’ont appelé, et notre siège a été pris d’assaut parce que les travailleurs se sont sentis libérés. Donc, pour nous, c’est une victoire », a-t-il déclaré, ajoutant que la justice a demandé à l’équipe d’Abdoulaye Sow de quitter le siège de l’USTG « parce que ce n’est pas eux qui doivent être là-bas. Donc, dès demain, nous allons demander de les faire quitter les lieux ».

Toutefois, le syndicaliste se dit prêt à collaborer avec ses adversaires, à qui il demande d’ailleurs de rentrer dans les rangs. « Nous tendons la main à nos camarades, parce que nous nous réclamons tous de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée. Ils peuvent venir, nous allons travailler ensemble. Mais il fallait déterminer la paternité de l’USTG, c’est pourquoi nous avons continué le combat judiciaire. Et aujourd’hui, le camarade Abdoulaye Sow ne peut pas se réclamer secrétaire général de l’USTG. Désormais, c’est Abdoulaye Camara qui est le secrétaire général de l’USTG. Nous tendons la main à tous les travailleurs, tous ceux qui se réclament de l’USTG », a lancé Abdoulaye Camara.

De son côté, Abdoulaye Sow ne s’avoue pas vaincu. Il dénonce une décision insensée, qui n’engage que ceux qui l’ont prise. « Vous savez que j’ai dénoncé plusieurs fois les agissements de la Cour d’appel dans ce dossier. Et aujourd’hui, ils ont rendu leur décision sans même nous informer. Ni notre avocat, ni nous-même, personne n’a été informé, ils l’ont fait en catimini. Donc, ce qu’ils ont fait n’engage qu’eux. Ça n’a pas de sens et ça ne prospérera pas », a réagi le syndicaliste, précisant que son avocat va engager une nouvelle procédure dès demain.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Rentrée scolaire : les prix des fournitures scolaires grimpent

12 octobre 2021 à 18 06 15 101510

Sauf changement de calendrier, la rentrée des classes (au compte de l’année scolaire 2021-2022) aura lieu le 21 octobre prochain en Guinée. Mais, cette rentrée s’annonce dans un contexte particulier de difficulté économique pour les populations. Beaucoup de parents d’élèves se demandent comment trouver les fournitures scolaires pour leurs enfants, surtout que dans les différents marchés de Conakry, les prix des articles connaissent une hausse inquiétante.

Au marché de Sonfonia où un reporter de Guineematin.com s’est rendu ce mardi, 12 octobre 2021, les boutiques sont remplies de cahiers, de stylos, de livres, de sacs à dos, etc. Et, ce sont ces boutiques qui sont les plus fréquentées actuellement. Car, l’ouverture des classes est à moins de deux semaines ; et, chaque parent compte trouver des manuels pour ses enfants. Malheureusement, en dépit la précarité économique qui malmène le faible pouvoir d’achat du guinéen lambda, les prix fournitures scolaires ont été revus à la hausse par les commerçants. Par rapport à l’année dernière, les prix de certains articles ont quasiment doublé sur le marché.

Mama Aïssata Keïta, vendeuse au marché Sonfonia

« Pour l’année dernière, la douzaine de l’Académie était venue à 50 mille francs. Mais, cette année, la même douzaine se vend à 90 mille francs. Egalement, un paquet de stylos a quitté 23 mille pour 30 mille francs aujourd’hui. Pour les cahiers étaient à 150 mille francs. Mais, actuellement, c’est 190 mille francs. Une douzaine d’ardoises coûtait l’année dernière à 35 mille francs. Mais, à date, cela a grimpé jusqu’à 50 mille francs. C’est vraiment cher cette année. Toutes les marchandises sont chères actuellement. Et, imaginez que les  grossistes augmentent à ce point, combien nous (les détaillants) allons augmenter pour avoir un gain ? » s’interroge Mama Aïssata Keïta, vendeuse au marché Sonfonia.

Tout comme à Sonfonia marché, les prix des fournitures scolaires ont grimpé au marché Taouyah. Et, selon Idrissa Diallo, vendeur de fournitures scolaires, c’est en prélude à l’ouverture des classes et le manque d’articles chez les fournisseurs à Madina que les commerçants ont revu les prix à la hausse.

Idrissa Diallo, vendeur de fournitures scolaires au marché de Taouyah 

« Actuellement, le prix des fournitures scolaires est vraiment cher. Tout a grimpé. Avant l’annonce de la réouverture des classes, c’était déjà cher. Mais, depuis l’annonce de l’ouverture, ça grimpé de plus. Les prix ne sont pas abordables. Et, il faut expliquer qu’à côté de cette cherté, il y a le manque de fournitures chez nos grossistes à Madina. Je pense que ce dernier point est l’une des raisons de cette cherté », a indiqué Idrissa Diallo.

Cependant, contrairement au prix des fournitures, le prix des tenues scolaires n’a pas été revu à la hausse au marché Taouyah. Selon Mohamadou Ramadane Bah, vendeur de tenues, c’est le prix de l’année dernière qui est toujours appliqué au marché Taouyah. 

Mamadou Ramadan Bah

« Le prix n’a pas augmenté. Parce que le prix avec lequel on vendait l’année dernière, c’est avec ce prix qu’on vend actuellement. Le prix d’un mètre de tenue, que cela soit le lycée, le collège ou le primaire, l’année dernière c’était à 20 mille francs. Et, cette année encore, le prix est resté tel quel. Rien n’a augmenté et rien n’a diminué sur le prix », a précisé Mohamadou Ramadane Bah.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com

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Libération de Nanfo Diaby : « la vérité a triomphé », réagit l’une de ses épouses

12 octobre 2021 à 17 05 09 100910

Comme annoncé précédemment, Ismaël Nanfo Diaby a été libéré ce mardi, 12 octobre 2021. La Cour d’appel de Kankan a infirmé la décision du tribunal de première instance, condamnant l’imam qui prie en maninka. La juridiction supérieure a estimé que le controversé leader religieux n’a pas commis les faits de trouble à l’ordre public pour lesquels il a passé cinq mois en détention. Un ouf de soulagement pour les partisans de l’imam, qui ont laissé éclater leur joie après la publication de cette décision, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Kadiatou Sangaré, une des 4 femmes de l’imam Nanfo

Kadiatou Sangaré, une des quatre épouses de Nanfo Diaby, fait partie des nombreux soutiens de l’imam qui ont assisté à son procès. Elle a suivi avec un intérêt particulier, le prononcé de l’arrêt de la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Conakry. Pour elle, c’est tout simplement la vérité qui a triomphé. « Mon mari a été condamné en première instance, il a dit qu’il n’était pas d’accord, il a relevé appel. Et aujourd’hui, il est libre. La justice a dit le droit, la vérité a triomphé. Donc, je suis très contente aujourd’hui, je remercie la Cour d’appel et l’avocat de mon mari », a réagi Mme Diaby Kadiatou Sangaré.

De son côté, l’avocat de Nanfo Diaby est partagé entre joie et tristesse. « Ma première réaction est un sentiment de joie et de reconnaissance vis-à-vis de la Cour d’appel de Kankan, précisément sa chambre correctionnelle. Ma deuxième réaction est un sentiment de frustration, parce que vous avez suivi avec nous dans la salle d’audience, Nanfo a fait cinq mois de détention arbitraire, il ne méritait pas cette peine. Le tribunal de première instance de Kankan aurait dû condamner Nanfo au paiement d’une amende s’il estimait qu’il a violé une interdiction », a déclaré Me Mohamed II Kourouma.

L’imam Nanfo Diaby a été arrêté le 13 mai 2021, alors qu’il dirigeait la prière de l’Aïd el fitr (la fête musulmane marquant la fin du ramadan) à son domicile, en compagnie de plusieurs de ses partisans. Le 26 mai, le TPI de Kankan l’a condamné à 12 mois d’emprisonnement dont 6 assortis de sursis et au paiement d’une amende de 500 mille francs. N’étant pas d’accord avec cette décision, la défense tout comme le parquet du tribunal de première instance de Kankan ont interjeté appel.

Au cours de son procès en appel qui s’est tenu le 05 octobre dernier, le parquet général avait demandé la réduction de sa peine et sa condamnation au temps mis en prison. La défense, elle, avait réclamé la relaxe pure et simple de son client. Ce mardi, l’imam a été ovationné par ses partisans, lorsqu’il est sorti de la Cour d’appel pour retourner à la maison centrale de Kankan, où il devait remplir les formalités avant de rentrer chez lui. Ses partisans scandaient « Allah le Kabon », qui signifie « Dieu est Grand ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Humanitaire : SOS pour Thierno Alimou Sow qui doit subir une opération à la tête

12 octobre 2021 à 15 03 31 103110
Boubacar Sow, petit frère de Thierno Alimou

Originaire de la sous-préfecture de Niagara (dans la préfecture de Mamou), Thierno Alimou Sow est un homme âgé de 33 ans. Il souffre d’un traumatisme causé par un accident de la circulation à Siguiri (une préfecture de la région de la Haute Guinée) où il vit depuis quelque temps. Aujourd’hui, il est hospitalisé au CHU de Donka (à Conakry) où il doit subir une intervention chirurgicale à la tête. Les médecins lui réclament plus de 13 millions de francs guinéens pour cette opération. Mais, il est dépourvu de moyens. C’est pourquoi il tend la main à toutes les personnes de bonne volonté pour solliciter leur aide.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est la semaine dernière que Thierno Alimou Sow, conduisant une moto, est entré en collision avec une moto tricycle à Siguiri. Il a eu un « grave traumatisme » à la tête. Et, face à la gravité de son état, l’hôpital préfectoral de Siguiri a recommandé son évacuation immédiate à Bamako (en république du Mali) ou à Conakry pour des soins plus appropriés. Finalement, sa famille l’a évacué à Conakry où il a été admis au CHU de Donka.

« C’est mon frère, il a fait un accident à Siguiri. Il est entré en collision avec une moto tricycle, il a eu un choc sur sa tête. C’est l’hôpital préfectoral de Siguiri qui nous a transféré à l’hôpital de Donka. On a fait tous les examens qu’ils nous ont demandés ; mais, ils (les médecins) nous ont demandés de faire une opération, parce qu’il (Thierno Alimou Sow) a eu des os cassés au niveau de la tête. Mais, la facture de l’opération est très chère pour nous. Ils (les médecins) demandent 13 590 000 francs guinéens, sans parler de la radio qu’il doit faire avant l’opération et le sang. Nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté de nous aider », a dit Boubacar Sow, le petit frère de Thierno Alimou.

Toute personne désireuse de faire un geste pour sauver la vie de ce jeune démuni (Thierno Alimou Sow) peut appeler ce numéro : 624601468.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel : 669681461

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Kankan : l’imam Ismaël Nanfo Diaby, libéré par la Cour d’appel

12 octobre 2021 à 15 03 22 102210

Ismaël Nanfo Diaby, le célèbre imam qui prie en maninka, est sorti de prison ce mardi, 12 octobre 2021. La Cour d’appel de Kankan a annulé sa condamnation en première instance et ordonné sa libération, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Après cinq mois de détention, Ismaël Nanfo Diaby a recouvré sa liberté. La Cour d’appel de Kankan a estimé qu’il n’a pas commis les faits de troubles à l’ordre à public pour lesquels il a été condamné en première instance, annulant la décision du tribunal de première instance de Kankan.

La juridiction supérieure a dit que le controversé imam a tout simplement violé la décision du secrétariat général des Affaires religieuses, lui interdisant de diriger la prière et de parler au nom de l’islam, en raison de son obstination de prier en maninka (sa langue maternelle) plutôt qu’en arable (la langue du coran). Pour cela, elle l’a condamné au paiement d’une contravention de 50.000 francs guinéens.

L’imam Nanfo Diaby a été arrêté le 13 mai 2021, alors qu’il dirigeait la prière de l’Aïd el fitr (la fête musulmane marquant la fin du ramadan) à son domicile, en compagnie de plusieurs de ses partisans. Le 26 mai, le TPI de Kankan l’a condamné à 12 mois d’emprisonnement dont 6 assortis de sursis et au paiement d’une amende de 500 mille francs.

N’étant pas d’accord avec cette décision, la défense tout comme le parquet du tribunal de première instance de Kankan ont interjeté appel. Au cours de son procès en appel qui s’est tenu le 05 octobre dernier, le parquet général avait demandé la réduction de sa peine et sa condamnation au temps mis en prison. La défense, elle, avait réclamé la relaxe pure et simple de son client.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Violences basées sur le genre : le club des jeunes filles leaders de Guinée tire la sonnette d’alarme

12 octobre 2021 à 13 01 33 103310

En marge de la célébration de la journée internationale de la jeune fille hier, lundi 11 octobre 2021, le club des jeunes filles leaders de Guinée a sonné l’alarme. La structure a dénoncé les maux dont souffrent les jeunes filles dans notre pays, appelant à une mobilisation générale pour y faire face, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est dans un réceptif hôtelier de Conakry que le club des jeunes filles leaders de Guinée a célébré la journée internationale de la jeune fille. L’ONG a mobilisé plusieurs acteurs concernés pour plancher sur la situation des jeunes filles dans notre pays. Une situation alarmante, selon Oumou Khaïry Diallo, chargée des programmes du club des jeunes filles leaders de Guinée.

Oumou Khairy Diallo, responsable programme du club des jeunes filles

« En Guinée, selon l’enquête démographique sur la santé plus de 46% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans, soit une fille sur deux ; 95% des filles âgées de 15 à 49 ans ont été déjà victimes d’excision. Il est important de noter que 390 376 filles de moins de 13 ans en sont victimes chaque année. Plus de 30% de cas de violences sexuelles. 

A cela s’ajoutent la faible scolarisation et le maintien de la jeune fille à l’école, dus à tous ces problèmes sociaux auxquels nous sommes obligées de faire face. À l’instant même où je vous parle, une fille est victime de violence sur le genre. Donc, malgré tous les efforts consentis, les défis restent encore énormes et la situation est alarmante. C’est pourquoi, il est de notre responsabilité à nous tous d’assurer la défense et la protection des droits de la jeune fille dans les domaines », a-t-elle lancé.

Madame Djeïnabou Youla

Cette année, la journée internationale de la jeune fille a été célébrée sous le thème : « Génération numérique, ma génération ». Une manière d’encourager les décideurs à accroître la formation des jeunes filles dans le domaine du numérique. C’est dans ce cadre que le club des jeunes filles leaders de Guinée a organisé des panels sur l’utilisation négative du digital dans notre pays. Cela, grâce à l’appui de Plan international Guinée, son partenaire officiel, représenté à la cérémonie par Mme Djeïnabou Youla.

« Génération numérique, notre génération, c’est un thème choisi pour cette année. L’accent est donc mis sur l’accès des filles à internet. Une manière pour le gouvernement de prendre des mesures immédiates pour accroître l’alphabétisation numérique des enfants en général, et des jeunes filles en particulier. Cela doit se faire afin de qu’ils disposent des connaissances, des compétences et des stratégies qui leur permettront de s’engager en toute confiance dans les espaces en ligne. Accéder à des informations et partager des contenus qui reflètent leur personnalité », a dit Djeïnabou Youla.

Mme Ramatoulaye Camara, cheffe de cabinet du ministère des droits et de l’autonomisation des femmes

Présente à cette cérémonie, Mme Ramatoulaye Camara, cheffe de cabinet du ministère des droits et de l’autonomisation des femmes a vivement salué cette initiative du club des jeunes filles leaders de Guinée. Elle souligne qu’il est très important d’aider les jeunes à savoir mieux utiliser le digital. « Il s’agit non seulement d’en parler mais aussi ensemble, d’essayer de trouver des solutions pour répondre à une problématique qui nous interpelle tous en ce moment, car nous sommes tous directement ou indirectement concernés. Je vais parler ici de l’utilisation négative du digital. 

Nos jeunes doivent apprendre les bonnes et les mauvaises pratiques de l’utilisation du numérique », a-t-elle déclaré, avant de rassurer de la volonté des autorités guinéennes de trouver des solutions aux problèmes qui freinent l’émancipation des femmes. « Je pus vous garantir, au nom des nouvelles autorités, qu’une attention soutenue et un appui conséquent seront consacrés pour juguler à jamais les nombreuses contraintes qui minent la participation effective des femmes au programme et projets de développement dédiés aux forces vives de ce pays dans tous les secteurs ».

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com 

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TPI Mafanco : 3 ans de prison requis contre 2 présumés voleurs de denrées alimentaires

12 octobre 2021 à 13 01 26 102610

Le parquet du tribunal de première instance de Mafanco a requis hier, lundi 11 octobre 2021, trois ans de prison contre Mamadou Kaba Baldé et Mamadou Kana Keïta. Ces deux jeunes hommes sont poursuivis pour vol de denrées alimentaires à Yimbaya (dans la commune de Matoto). Ils ont reconnu les faits devant le tribunal, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans cette affaire, trois prévenus étaient à la barre. Les deux premiers (Mamadou Kaba Baldé et Mamadou Kana Keïta) sont poursuivis pour vol ; alors que l’autre prévenue (Aïssatou Diallo) est poursuivie pour recel. Et, selon les informations, les faits mis à leur charge ont eu lieu dans la nuit du 31 juillet dernier dans une station service à Yimbaya. Un camion rempli de denrées alimentaires en partance pour l’intérieur du pays y était stationné. Les deux présumés voleurs (Mamadou Kaba Baldé et Mamadou Kana Keïta) ont défait la bâche dudit camion et ont dérobé des sacs d’oignons, des cartons de mayonnaises, des sacs de lait, etc.

Ils ont été appréhendés le lendemain, après qu’ils aient vendu un sac d’oignon et un sac de lait à Aïssatou Diallo, commerçante au marché de Yimbaya.

« Le vol a eu lieu dans la nuit du 31 juillet dans une station service à Yimbaya. C’est le lendemain matin qu’on a constaté les faits. Quand j’ai vu les dégâts, j’ai pleuré. J’ai appelé mes amis au téléphone pour leur dire de venir m’aider. C’est ainsi on a retrouvé les deux présumés voleurs avec un sac d’oignon et les cartons de lait. Avant qu’on arrive auprès d’eux, la sœur d’un des voleurs leur a demandé de fuir.  C’est ainsi qu’on a pu mettre main sur un bandit et la sœur de l’autre qui a pris la fuite. C’est arrivé à la gendarmerie que l’autre bandit est venu de lui-même pour libérer sa sœur… Je veux juste le remboursement des marchandises perdues dans le camion. C’est beaucoup, je ne peux pas tout citer ici. Mais, le montant global s’élève à 48 865 000 francs guinéens », a expliqué Moussa Konaté, transporteur et propriétaire du camion où le vol a été perpétré.

Appelés à la barre, Mamadou Kaba Baldé et Mamadou Kana Keïta ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Et, ils ont précisé que c’est un sac d’oignon et 6 cartons de lait qu’ils ont volé (contrairement aux déclarations de la partie civile qui évoque une marchandise d’une valeur estimée à plus de 48 millions de francs guinéens).

« Nous n’avons pris que 6 cartons de lait et un sac d’oignon la nuit-là. Nous avons vendu un sac d’oignon et un carton de lait à madame Aïssatou Diallo, commerçante à Yimbaya. Les 5 autres cartons de lait étaient avec nous lorsqu’on nous a arrêtés. Donc, on est allé avec à la gendarmerie. C’est tout ce qu’on a pris », a dit Mamadou Kaba Baldé devant le tribunal.

Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé la condamnation de Mamadou Kaba Baldé et Mamadou Kana Keïta à trois (3) ans de prison pour les faits de vol. Quant à madame Aïssatou Diallo, le parquet a requis un (1) an de prison à encontre pour « recel ».

De son côté, l’avocat de la défense a plaidé la relaxe pour Aïssatou Diallo et des circonstances atténuantes pour Mamadou Kaba Baldé et Mamadou Kana Keïta « pour leur bonne foi ».

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 25 octobre prochain.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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(Dembayah) Faranah : une citerne accidentée, pillée par des citoyens

12 octobre 2021 à 12 12 09 100910

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres ». C’est ce qui s’est effectivement passé dimanche dernier, 10 octobre 2021, à Faranah. Un camion-citerne transportant 40 000 litres d’essence s’est renversé à Dembayah, un village situé à 18 kilomètres du chef-lieu de la préfecture. Peu après l’accident, plusieurs citoyens se sont rués sur le véhicule pour le piller, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

C’est au niveau d’un virage que ce camion-citerne, en provenance de Conakry pour Guéckédou, s’est renversé, au petit matin du dimanche 10 octobre. Grièvement blessé, le chauffeur du véhicule a été transporté à l’hôpital régional de Faranah. Grièvement blessé, le chauffeur du véhicule, Moustapha Kaba, a été transporté à l’hôpital régional de Faranah pour des soins. Mamady Doumbouya, le chauffeur assistant, lui, s’en est sorti indemne.

Mamady Doumbouya

« On a passé la nuit au village qui est tout près d’ici. Le dimanche matin, on a pris la route pour Banian, parce que c’est là-bas qu’on devait appeler le patron, il nous avait dit de l’appeler quand nous serons à Banian. Malheureusement, le camion s’est renversé au niveau de ce virage. C’est le chauffeur titulaire qui conduisait lorsque l’accident s’est produit. Il est tombé le premier, puis l’apprenti et moi, sommes tombés sur lui. Nous deux, nous n’avons eu rien de grave, nous avons eu juste un traumatisme. Mais le chauffeur, lui, a été grièvement blessé. Quand je me suis retrouvé, j’ai appelé au secours, on l’a pris pour l’envoyer à l’hôpital », a expliqué Mamady Doumbouya.

Pour les habitants des villages environnants, cet accident était une aubaine. Dès qu’ils ont appris la nouvelle, ils se sont mobilisés pour venir ouvrir la cuve et piller la citerne. Avant l’arrivée des services de sécurité sur les lieux, ils ont réussi à emporter une grande quantité de carburant. 

Adjudant Lamine Thea

« Mon commandant m’a informé à partir de la maison qu’il y a une citerne qui vient de faire un accident. Immédiatement, j’ai informé mes agents et on s’est vite rendus sur le terrain. Nous sommes venus trouver les riverains avec des bidons et des fûts en train de prendre le carburant que transportait le véhicule pour l’envoyer chez eux.  Puisque les citoyens devenaient de plus en plus nombreux, j’ai appelé l’escadron mobile pour nous venir en aide. Les populations doivent arrêter ce genre de pratiques. Les gens veulent s’enrichir seulement sans mesurer le danger qu’ils courent en faisant cela. Parce que même quand c’est une cigarette allumée qui tombe ici, toute la zone va prendre feu. En allant garder l’essence chez eux aussi, ils courent de gros risques d’incendie. Donc, en faisant cela, ils s’exposent à un grand danger », a déclaré l’Adjudant-chef Lamine Théa, chef service constat de la compagnie mobile de la gendarmerie de Faranah.

Parlant des causes de l’accident, ce responsable sécuritaire évoque deux hypothèses : « On peut relever pour le moment deux problèmes ici. La première, c’est le sommeil. Si le sommeil emporte le chauffeur derrière la direction, ça peut conduire à une telle situation. La deuxième chose, il se peut qu’il soit en excès de vitesse. Car, si tel est le cas, en cherchant à éviter les nids de poules sur la route, la citerne peut basculer. Parce que vous savez qu’on ne remplit pas les cuves totalement, donc dès que ça bascule, la citerne peut se renverser », l’Adjudant-chef Lamine Théa.

Finalement, un autre camion-citerne est venu récupérer le reste du carburant que transportait le véhicule accidenté pour l’acheminer à Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tel : 620241513/660272707

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Libération des emprises des routes : constat dans quelques marchés de Conakry

12 octobre 2021 à 11 11 43 104310

Déguerpies au mois de mars dernier par le gouvernement du régime Alpha Condé, les emprises de la route sont de nouveau réinvesties à Conakry par certains citoyens à la quête du quotidien. Mais, cette réinstallation n’est pas du goût des nouvelles autorités (le CNRD) de la Guinée. D’ailleurs, en début de weekend dernier, le comité national du rassemblement pour le développement a, dans un communiqué, exprimé son « regret » face à ces « occupations anarchiques qui causent des dommages aux usagers de la route, augmentent les risques d’insécurité et ternissent l’image de la ville » de Conakry.

Et, le président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya, a ordonné le « déguerpissement immédiat » de tous ceux qui ont réoccupé les emprises des voiries de la capitale. Une décision que les autorités communales de Conakry se sont hâtées à faire respecter dans les marchés, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au grand marché de Madina (dans la commune de Matam), aucun étale n’est visible sur le pont Niger où des femmes ont l’habitude d’exposer de petits bijoux et des articles divers. Seuls quelques vendeurs ambulants s’y trouvent. Les autorités ont fait déguerpir de cet endroit tous les encombrants physiques. Et, la police communale veille au respect de la mesure. Les agents sont prêts à embarquer la marchandise de quiconque vient occuper les lieux.

Mamadou Diallo

« Les gens semblent respecter les décisions. Même le samedi, ils étaient beaucoup à venir assainir tout le long de ce pont. Vous voyez qu’actuellement personne n’est ici ; car, s’ils (les autorités) te trouvent ici avec ton bagage, ils vont le confisquer. C’est ce que les gens craignent le plus. C’est la police communale de Matam qui s’en charge souvent. Néanmoins, les vendeurs ambulants viennent ici vers 13 heures pour occuper les lieux, mais pas pour longtemps », a expliqué Mamadou Diallo, vendeur sur le pont Niger.

Au marché Enco5 (dans la commune de Ratoma) les vendeuses qui occupaient quasiment la moitié de la route se sont retranchées derrière les murets. Egalement, les jeunes vendeurs de friperie ont rejoint l’intérieur du marché pour éviter des problèmes avec la police communale.

Le constat est le même au marché Sonfonia où certains vendeurs ambulants et la police communale jouent au chat et à la souris sur le trottoir.

Fally Soummah

« La décision est bonne. Parce qu’avant nous vendions ici et cela créait beaucoup d’embouteillages. Les voitures ne pouvaient passer de manière fluide et cela entraînait un retard net pour les usagers de cette route… Rien n’a changé concernant mon marché, je me dis que c’est Dieu qui envoie les clients. En plus, ce n’est pas la route qui va te donner de l’argent, c’est plutôt les gens. Donc, j’ai vraiment aimé cette décision. Beaucoup de vendeurs sont furieux, mais je crois que c’est la meilleure décision que les autorités ont prise », a indiqué Fally Soummah, vendeur au marché de Sonfonia.

Rencontré au marché de Sonfonia, Alpha Conté, garde communal de Ratoma, a salué la bonne collaboration des vendeurs dudit marché. Mais, il a également déploré l’entêtement des vendeurs ambulants qui envahissent la chaussée à tout bout de champ.

Alpha Conté

« Les gens coopèrent ici, on est venu trouver qu’ils sont même entrés dans le marché. Ils sont derrière les murets. Le problème que nous rencontrons, c’est avec les vendeurs ambulants qui ne respectent pas la mesure. On est souvent obligé de confisquer leur marchandise. Et, pour les personnes qui refusent de respecter les règles, nous prenons tout juste leurs biens pour les emmener au commissariat jusqu’à 18 heures », a précisé Alpha Conté.

Diarouga Aziz Balde pour Guineematin.com

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