Popodara (Labé) : une fille de 13 ans tuée par une foudre

14 octobre 2021 à 20 08 23 102310

Les faits se sont produits hier, mercredi 13 octobre 2021, à Toulé (un district relevant de la sous-préfecture de Popodara, dans la préfecture de Labé). Une forte pluie s’abattait sur la localité lorsque la foutre s’est déchainée sur Oumou Diallo (âgée de 13 ans) et deux autres fillettes un peu moins âgées qu’elle. Oumou Diallo a trouvé la mort sur place. Son corps et les deux autres victimes blessées ont été transportés d’urgence au Centre de santé de Popodara.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 18 heures que ces trois filles ont été foudroyées.

« J’ai été informé de ce drame par le responsable du centre de santé de Popodara, Docteur Bah Oury. Trois personnes ont été victimes de la décharge électrique d’une foudre. Elles ont été déposées au niveau du Centre de santé. Malheureusement, la plus âgée parmi elles (Oumou Diallo) avait rendu l’âme. C’est un dépôt de corps qui est parvenu au centre de santé… En temps qu’autorité, on s’est transporté sur les lieux pour faire le constat. Pour le cadre juridique, on a essayé de contacter le commandant de la gendarmerie, le commissaire de police et le sous préfet. Malheureusement, puisqu’une forte pluie s’abattait sur les lieux, tous avaient éteint leurs téléphones. Finalement, j’ai pu avoir Lancinet Sangaré, le général chargé des collectivités à la préfecture de Labé. Et, puisqu’il y avait toute la notabilité, les familles des victimes, le chef du Centre de santé, les doyens de ‘’Toulé’’, on leur a expliqué la situation et nous avons mis le corps à leur disposition. Ensuite, on a pris le soin d’évacuer les deux autres filles blessées à l’hôpital régional de Labé pour leur prise en charge. Mais, leurs vies ne sont pas en danger. Elles ont même été libérées ce jeudi et ont regagné leurs familles », a expliqué Abdoulaye Diallo, le maire de la commune rurale de Popodara.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Le père de la fille « violée » par des médecins témoigne : « la famille de Patrice m’a proposé de l’argent »

14 octobre 2021 à 19 07 41 104110

Comme annoncé précédemment, une jeune fille de 25 ans accuse deux médecins de viol suivi de grossesse. Pour interrompre cette grossesse non désirée, les mêmes médecins lui ont fait subir une intervention chirurgicale, qui a été un véritable désastre pour la victime. Elle a perdu son utérus et a eu une fistule obstétricale. Ce jeudi, 14 octobre 2021, un journaliste de Guineematin.com a rencontré le père de la fille, qui est revenu sur cette dramatique histoire. Il a également révélé que la famille de l’un des médecins arrêtés a tenté de le corrompre pour régler l’affaire à l’amiable.

Au chevet de sa fille, qui est hospitalisée au CHU Ignace Deen de Conakry, le père de famille est partagé entre colère et inquiétude. Il se demande toujours comment des médecins, censés soigner sa fille, ont pu commettre des actes aussi ignobles. Selon lui, la jeune fille s’est rendue dans une clinique située à Entag, en haute banlieue de Conakry, pour un problème de tension. Malheureusement, le médecin qu’elle est allée voir, un certain Patrice, a profité de l’occasion pour la droguer et la violer. C’était le début d’une histoire qui allait bouleverser terriblement la vie de la victime.

En effet, explique-t-il, ce viol a été suivi de grossesse. Et lorsqu’il s’est rendu compte que la fille est tombée enceinte, le médecin décide d’interrompre la grossesse. Pendant les démarches en vue de faire l’avortement, Patrice la viole pour une deuxième fois, avant de lui demander d’aller voir un autre médecin, prénommé Célestin, qui en profite aussi pour abuser de la jeune fille. Après avoir « torturé » plusieurs fois la victime dans le but de la faire avorter, les deux médecins décident finalement de faire recours à la méthode radicale : la césarienne. Pour convaincre la famille d’accepter l’opération, ils lui font croire que la jeune fille a un kyste, nécessitant une intervention urgente.

« Ils ont appelé ma mère pour lui réclamer un montant de un million cinq cent mille francs guinéens (1 500 000 GNF) pour l’opération. Ma mère s’est débrouillée pour avoir un million (1 000 000) de francs, qu’elle a remis au médecin. Ils ont opéré ma fille, puis l’ont déposée chez moi. Cinq jours après, son état est devenu critique, je ne peux tout vous expliquer. J’ai tapé du poing sur la table en disant que s’ils n’envoient pas ma fille à l’hôpital, j’irai à la police. Ils nous ont rassurés et l’ont évacuée chez un autre médecin à Dabompa. Ce dernier l’a consultée et nous a dit que ceux qui l’ont opérée en premier ont fait mal le travail. 

Il nous a dit que maintenant, on ne va rien payer, ce sont ceux qui l’ont opérée en premier qui vont assurer les frais. Il a dit que s’ils ne payaient pas, il allait lui-même les traduire en justice. Cet autre médecin l’a opérée par deux fois, sans succès. Finalement, il a commencé à nous réclamer des poules soi-disant que ma fille est suivie par des sorciers et qu’il fallait faire des sacrifices. Quand il a dit ça, j’ai pété les plombs pour dire que je ne suis pas ici pour du fétichisme. Vu que l’état de ma fille ne s’améliorait pas, je lui ai demandé de l’envoyer à Ignace Deen. Il a alors remis ma fille aux médecins qui l’ont violée et a juré de ne plus la toucher », a expliqué le père de famille.

C’est ainsi que les deux médecins ont été obligés de transférer la jeune fille au CHU Ignace Deen. Mais là aussi, ils auraient utilisé leurs connaissances pour se couvrir. « Ma fille est arrivée à l’hôpital Ignace Deen, mais pas avec la bonne procédure. Célestin et Patrice ont contacté une de leurs amies qui est là, du nom de Dr Dialikatou, et son mari pour envoyer ma fille ici. Quand je suis venu demander qui s’occupe de ma fille, Dr Dialikatou m’a dit que c’est son mari. Je lui ai demandé si elle est au courant que ma fille a été violée et qu’on a tenté de lui faire avorter, elle n’a pas répondu. 

J’ai dit alors que je pars pour porter plainte. Dr Dialikatou a aussitôt appelé ses amis pour leur dire qu’ils n’ont qu’à rester à la maison, sinon ils vont être arrêtés. C’est depuis ça que les deux médecins : Célestin et Patrice se sont cachés. Après, je me suis rendu à la direction de l’hôpital pour leur dire que si les deux violeurs ne viennent pas, c’est Dialikatou et son époux qui seront les responsables de l’état de ma fille », a-t-il fait savoir, ajoutant que trois médecins impliqués dans cette affaire ont été arrêtés. Il s’agit de Patrice, l’un des présumés violeurs et les deux qui ont opéré la fille.

Malgré les soins reçus au CHU Ignace Deen, notre interlocuteur est toujours inquiet pour sa fille. Car, dit-il, son état est encore très grave. « Jusqu’à présent, ça ne va pas, elle n’arrive pas à faire ses besoins. Les selles ne sortent que par la partie vaginale. Actuellement, son corps est enflé, elle est couchée. Hier, la famille de Patrice m’a appelé pour qu’on se voie, ils m’ont proposé de l’argent. Mais je leur ai dit que pour le moment, ce que je réclame, c’est qu’on s’occupe de ma fille et qu’on lui rende justice. Les questions de dédommagement ou autre viendront après. Tout ce que je veux d’abord, c’est la santé et la justice pour ma fille », a dit le père de famille.

A noter que les trois médecins arrêtés sont détenus à la gendarmerie de Bellevue, en attendant la fin de l’enquête préliminaire. Quant au nommé Célestin, l’un des présumés violeurs, il reste introuvable.

Diarouga Aziz Balde pour Guineematin.com 

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Participation des organisations culturelles au CNT : Mamadou Thug dénonce des manœuvres visant à l’écarter de la liste

14 octobre 2021 à 19 07 39 103910
Mamadou Thug, artiste-comédien

Conformément à l’article 60 de la charte de la transition portant composition du CNT (conseil national de transition), les organisations culturelles doivent désigner deux (2) personnes qui vont siéger à leur nom au sein de cet organe législatif. Mais, cet exercice, aussi simple qu’il puisse paraître, donne du grain à moudre aux opérateurs culturels. Certains commencent déjà à crier au loup et à dénoncer des manœuvres frauduleuses visant à les écarter de la liste. C’est le cas de l’artiste-comédien, Mamadou Thug, qui soupçonne des mains noires qui s’emploient à rayer son nom de la liste des personnes choisies pour représenter les organisations culturelles au CNT.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est l’Union Nationale des Artistes et Musiciens de Guinée (UNAMGUI) et la Fédération des Entreprises Culturelles et Économiques de Guinée (FECEG) qui doivent désigner les deux représentants des organisations culturelles au CNT. Mais, au sein de la FECEG (qui regroupe 37 entreprises culturelles), quatre (4) personnes étaient candidates. Pour les départager, une élection a été organisée ; et, au final, c’est Mamadou Thug et Moussa M’Baye qui ont été choisis. Mais, Moussa M’Baye aurait ensuite désisté au profit de Mamadou Thug. Malheureusement, certaines personnes qui ne seraient pas en odeur de sainteté avec Mamadou Thug seraient en train de manœuvrer en douce pour enlever son nom de la liste. Une chose que l’artiste-comédien dénonce énergiquement.

Mamadou Thug, artiste-comédien

« Pour éviter le spectacle qu’a donné la jeunesse, nous (les organisations culturelles) avons jugé utile de trouver les deux personnes à travers un consensus. L’union Nationale des Artistes et Musiciens de Guinée (UNAMGUI) donne une personne et la Fédération des Entreprises Culturelles et Économiques de Guinée (FECEG) donne une personne. C’est ce qui fut fait pour qu’on ait les deux personnes qui vont siéger au CNT… Maintenant, au niveau de la FECEG, nous nous sommes retrouvés avant-hier pour faire une élection. Il y avait 4 candidats ; et, parmi eux, 2 sont passés : Moussa M’Baye et Mamadou Thug. Ce matin, j’ai eu à discuter avec Moussa M’Baye qui a fini par céder. Donc, de facto, c’est moi (Mamadou Thug) qui suis censé aller au CNT. Mais, à l’instant où je vous parle, certaines personnes ont jugé utile de se retrouver dans un cyber à Dixinn pour enlever mon nom », a déploré Mamadou Thug dans un entretien hier, mercredi 13 octobre 2021.

Pour cet artiste-comédien, les subterfuges et autres coups bas visant à l’éjecter de la liste des représentants des organisations culturelles au CNT ne sont pas de nature à maintenir l’unité des opérateurs culturels. D’ailleurs, il prévient que « ça va crier » si les gens persistent à manœuvrer en douce sur son dos.

« Je ne suis pas dans les lobbyings pour appeler celui-ci ou celui-là. Sinon, je suis un potentiel candidat de l’Association des troupes artistiques de Guinée en tant que président. Mais, vu que l’assemblée n’a pas statué autour de ça, je n’en parle pas. Mais, en tant qu’entrepreneur culturel, je suis de facto choisi par la FECEG. Et, donc, chacun doit obéir à ce choix. Si tel n’est pas le cas, on a peur que les gens se donnent en spectacle comme ce qui s’est passé pour les 5 places de la jeunesse. Et, c’est ce qu’on ne voulait pas. Mais, avec ce qu’ils sont en train de faire, ça va crier », a prévenu Mamadou Thug.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Orientation des bacheliers : Néné Houdia Baldé demande aux nouvelles autorités d’éviter les préjugés sur les universités privées

14 octobre 2021 à 19 07 16 101610
Mme Barry Néné Houdia Baldé, présidente de la chambre représentative de l’enseignement supérieur privé (CRESUP)

A chacun sa peine à cette période d’orientation des bacheliers dans les institutions d’enseignement supérieur et les établissements d’enseignement technique et de formation professionnelle en Guinée. Alors que les candidats à ces orientations se plaignent des difficultés d’accès aux programmes sur le site GUPOL, les promoteurs d’Universités et d’Instituts privés se lamentent d’avoir été oubliés par l’Etat. Apparemment, les autorités ne comptent pas, cette année encore, orienter de bacheliers dans les institutions d’enseignement supérieur privées. En tout cas, sur la plateforme d’orientation GUPOL, l’onglet permettant de sélectionner les universités privées est désactivé. Ce qui ne laisse aucune possibilité de choix aux bacheliers pour une formation dans les universités privées.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce jeudi, 14 octobre 2021, la présidente de la chambre représentative de l’enseignement supérieur privé (CRESUP), Néné Houdia Baldé, a déploré cette situation. Elle estime qu’« une orientation dans les universités publiques uniquement va affecter négativement la qualité de la formation de nos enfants (les étudiants) ».

Décryptage !

Guineematin.com : Que pensez-vous de l’orientation des bacheliers dans les institutions d’enseignement supérieur à travers la plateforme GUPOL ?

Mme Barry Néné Houdia Baldé, présidente de la CRESUP

Néné Houdia Baldé: A chaque rentrée universitaire, les orientations sont devenues un exercice impératif pour ventiler les nouveaux étudiants vers les institutions d’enseignement supérieur du pays. Ces orientations interpellent à la fois L’état, les étudiants et leurs parents. C’est aussi une préoccupation particulière pour les fondateurs des universités privées qui recrutent dans le même vivier.

Guineematin.com : Depuis quelques années, l’Etat n’oriente pas de bacheliers dans les institutions d’enseignement supérieur privées. Pensez-vous que la donne va changer cette année avec les nouvelles autorités (le CNRD) ?

Néné  Houdia Baldé: Nous n’avons aucune notification formelle pour le moment. Cependant, le communiqué tel que diffusé et publié dans les médias d’État ne semble pas s’orienter sur cette voie. Il faut signaler que sur la plateforme GUPOL, l’onglet permettant de sélectionner les universités privées est désactivé, ce qui ne laisse aucune possibilité de choix aux étudiants pour une formation dans les institutions d’enseignement privé.

Guineematin.com : A supposer qu’on n’oriente pas dans les universités privées, quelles conséquences cela pourrait avoir sur les étudiants qui souhaitent aller dans les Instituts et universités privées ?

Néné  Houdia Baldé: Une orientation dans les universités publiques uniquement va affecter négativement la qualité de la formation de nos enfants. On peut citer entre autres: l’augmentation exagérée des effectifs dans les salles de classes, l’impossibilité d’un encadrement pédagogique correct dans le respect des normes du LMD, le manque de suivi dans les évaluations et le risque de bâcler les programmes de formation, le risque de contracter la COVID-19 à cause du non respect des mesures de distanciation sociale, le risque de décrochage scolaire lié aux mauvaises orientations des  étudiants, l’impossibilité de soumettre les étudiants aux travaux pratiques et dirigés faute d’espace et de capacité d’accueil suffisant. Bref, une somme d’ingrédients explosifs menant droit à la médiocrité, source d’instabilité.

Guineematin.com : Les universités privées sont-elles en mesure aujourd’hui d’accueillir des boursiers de  l’État, surtout quand on tient en compte les normes et standards internationaux ?

Néné  Houdia Baldé: Le partenariat public-privé doit être le levier pour une bonne gouvernance universitaire. Aujourd’hui, force est de reconnaitre la qualité des infrastructures réalisées dans les universités privées, notamment en termes de bâtiments, laboratoires, bibliothèques, équipements, innovation et qualification des ressources humaines par l’octroi de bourses de formation et de stages. Dans le souci de qualifier notre système éducatif, le privé peut prêter une main forte au publique et ensemble hisser haut le niveau des notre éducation. Il ne faut pas occulter qu’une collaboration entre institutions d’enseignement publiques et privées est et demeure un atout pour le système éducatif guinéen. L’État doit encadrer et contrôler le privé pour le respect des normes en matière d’enseignement supérieur.

Guineematin.com : Quel appel lancez-vous à l’endroit des nouvelles autorités ?

Néné  Houdia Baldé: Pour refonder l’Etat, il est indispensable d’avoir un système éducatif fort, un partenariat public-privé fécond. C’est pourquoi nous lançons un appel aux nouvelles autorités de notre pays pour souhaiter de tout cœur d’éviter les préjugés et de se rendre elles-mêmes dans les universités privées pour constater les investissements réalisés dans ce domaine pour ce faire une opinion. Nous apprécions leurs faits et gestes qui constituent de sources d’espoir et de motivation pour notre pays qui ambitionne de restaurer la justice sociale et bâtir des institutions solides pour réconcilier notre peuple et amorcer le décollage économique de notre nation. Nous exprimons notre totale disponibilité à travailler avec elles pour la réussite de cette noble et exaltante mission.

A noter que les opérations d’orientation des bacheliers ont démarré le 12 octobre dernier ; et, elles s’achèveront le 22 octobre prochain à minuit.

Interview réalisée par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Orientations des bacheliers : le casse-tête des candidats sur GUPOL

14 octobre 2021 à 18 06 15 101510

« Il faut d’abord aller dans la plateforme, faire toute la procédure jusqu’à ce que la page de paiement s’affiche, remplir d’abord l’espace dédié au numéro de téléphone et ensuite taper le code de payement (*144*4*2*1#). Après, il faut valider pour avoir le code de paiement. Dès qu’ils ont ce code, je pense qu’une minute est même trop pour entrer un code de 6 chiffres dans son compte GUPOL et valider », conseille Zakaria Diallo du ministère de l’enseignement supérieur.

Lancées le 12 octobre dernier sur toute l’étendue du territoire national par les autorités en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les opérations d’orientation des bacheliers de la session 2021 et les non orientés des sessions 2019 et 2020 se poursuivent sur le site GUPOL. Ces opérations suscitent de l’engouement chez ces admis au baccalauréat et qui souhaitent intégrer les institutions d’enseignement supérieur et les établissements d’enseignement technique et de formation professionnelle publics. Mais, la mauvaise qualité de la connexion internet et le difficile accès aux programmes donnent du grain à moudre aux candidats. Certains déboursent le double, voire le triple du montant officiel (50 000 francs) pour pouvoir aller au terme de la procédure d’orientation, a appris un reporter de Guineematin.com ce jeudi.

Apparemment, la procédure d’orientation sur le site GUPOL comprend quatre (4) phases. Mais, c’est un véritable casse-tête pour les bacheliers d’y accéder et d’y travailler. Mohamed Camara, bachelier en sciences mathématiques, a dû faire appel à un ami (son grand) pour se tirer d’affaires, après plusieurs tentatives ratées.

Mohamed Camara, bachelier

« Pour moi, ça se passe mal avec la lenteur du réseau. J’ai même eu du mal à accéder au compte GUPOL. J’étais obligé, après plusieurs tentatives, d’aller me faire assister par un grand pour l’ouverture de mon compte GUPOL. Vous savez, la procédure comprend quatre phases. La première qui est l’inscription sur GUPOL. Mais, le problème se situe surtout au niveau de la deuxième phase qui est le paiement des frais d’orientation pour accéder au choix des programmes.  Depuis hier (mercredi), le réseau Orange n’est pas fiable. Mais, ce matin, j’ai réessayé, c’est accessible. Seulement, le problème aujourd’hui, c’est que la durée de validité de l’opération est passée de 15 à 2 minutes. Si tu n’es pas doué en la matière, vu la lenteur de la connexion, c’est compliqué. J’ai même un ami qui m’a appelé hier pour me dire qu’il a perdu les 50.000 francs de son compte orange money sans pouvoir accéder au choix des programmes. Quand tu as 50.000fg sur ton compte et tu engages la procédure, on t’enverra un code que tu dois insérer dans ton compte GUPOL et un autre code de confirmation à travers ton mot de passe. Si tu réussi dans l’intervalle de deux minutes, il n’y a pas de problème. Mais, si le traitement s’interrompt pendant que les frais sont déjà prélevés et que tu n’as pas encore fini, tu perds. J’ai été même conseillé par mon grand que les deux minutes sont minimes et que je risque de payer le double ou le triple du prix initial. Il m’a dit de patienter un peu pour voir s’ils vont ramener à 15 ou 10 minutes au minimum. Je demande aux gestionnaires de GUPOL de revoir le système, vu la lenteur de la connexion internet. Avec ce problème, ce serait compliqué d’orienter ce nombre important de bacheliers en espace de 10 jours. Ils doivent faire en sorte aussi que toutes les conditions soient réunies chez leurs partenaires, tels que orange money, pour éviter les désagréments qui pourraient fatiguer les bacheliers », a indiqué Mohamed Camara dans un entretien ce jeudi, 14 octobre 2021.

Pour Mamadou Tanou Diallo, assistant informaticien, le gros problème dans cette procédure d’orientation se trouve au niveau d’Orange Money où la durée du code de payement a été réduite à deux (2) minutes.

« Ce blocus se situe au niveau du service orange money. D’habitude, le code de payement dure au maximum 15 minutes. Vu le désagrément d’hier, ils ont ramené à deux minutes. En ce qui concerne l’application GUPOL, pour le moment, une fois que le compte est ouvert il n’y a pas de problème. Mais, imaginez, tu es dans le compte GUPOL et tu veux payer tes frais. Tu ne peux pas prendre le risque dans l’intervalle de deux minutes et que ça n’arrive pas à prendre. Parce qu’il y a de ces gens qui ont rechargé les frais de 50.000 francs, ils (orange money) retirent l’argent dans votre compte orange sans pour autant recharger votre compte GUPOL. Dans ce cas, tu es tenu obliger de faire un nouveau dépôt de 50.000 francs pour poursuivre l’opération », a expliqué Mamadou Tanou Diallo qui prête ses services à certains bacheliers dans le cadre de ces orientations.

Cependant, au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, on estime que ce sont les bacheliers qui s’y prennent mal dans cette procédure. Zakaria Diallo, le responsable technique des orientations au ministère de l’enseignement supérieur conseille les bacheliers à changer de procéder. Et, pour ceux qui éprouvent encore des difficultés, il leur demande d’aller à l’ISSEG de Lambanyi pour bénéficier de l’aide gratuite du centre de support technique mis en place par les autorités.

Zakaria Diallo, responsable technique des orientations au MESRS

« C’est impossible qu’on débite l’argent d’un candidat sans qu’il ne fasse entrer un code de paiement dans le système. C’est quand il aura mis le code de paiement qu’il a validé et confirmé qu’on lui débitera 50.000 francs. Dès que cela est fait, l’intéressé accède aux programmes de formation pour faire son choix. Le désagrément d’hier était un problème national. Juste après, le système est revenu à la normale. Mais, il faut changer de procédé. Il faut d’abord aller dans la plateforme, faire toute la procédure jusqu’à ce que la page de paiement s’affiche, remplir d’abord l’espace dédié au numéro de téléphone et ensuite taper le code de payement (*144*4*2*1#). Après, ils valident pour avoir le code de paiement. Dès qu’ils ont ce code, je pense qu’une minute est même trop pour entrer un code de 6 chiffres dans son compte GUPOL et valider. Mais, si l’intéressé cherche le code et après il commence la procédure, il est évidemment de faire plus de deux minutes si tu n’es pas habitué à la plateforme. Les bacheliers qui rencontrent des problèmes dans la procédure, que ce soit dans le paiement ou autre problème dans la procédure, qu’ils viennent à l’ISSEG de Lambanyi, il y a un centre de support technique qui a été mis en place à cet effet pour les accompagner à faire l’ensemble des processus à 0 coût. C’est gratuit ! Au lieu d’aller dans un cyber où ils vont payer de l’argent, il faut aller là bas (à l’ISSEG) pour que les gens leur expliquent comment ça se fait pour qu’à leur tour ils puissent aider d’autres dans leurs quartiers respectifs », a conseillé Zakaria Diallo.

A noter qu’officiellement, ces orientations seront bouclées le 22 octobre prochain, à minuit, sur toute l’étendue du territoire national.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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TPI de Pita : Alseyni Diallo écope de la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de 30 ans de sûreté

14 octobre 2021 à 18 06 04 100410

Le jeune Alseyni Diallo, âgé de 30 ans poursuivi pour le viol et le meurtre de la petite Aïssatou, 4 ans, à Timbiwol, dans la commune rurale de Pita a été reconnu coupable de ces faits criminels et condamné par le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de 30 ans de sûreté, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Tribunal de Première Instance de Pita (TPI) a repris ses audiences criminelles ce jeudi matin par le délibéré dans l’affaire Ministère Public contre Alseyni Diallo né à Kourako, Bagnan, dans la commune rurale de Hafia, relevant de la préfecture de Labé.

Alfred Camara, président du Tribunal Première Instance (TPI) Pita

« Cette affaire a été mise en délibéré hier pour décision être rendue aujourd’hui. Il s’agit de l’affaire Ministère Public contre Alseyni Diallo, poursuivi pour viol suivi de meurtre. La partie civile, c’est madame Adama Sira Bah, marchand domiciliée à Timbi-Tounni, précisément dans le secteur de Timbiwol qui est la mère de la fille victime défunte. Le Tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré sur l’action publique, déclare Alseyni Diallo coupable de viol suivi de meurtre. Pour la répression, lui faisant application des dispositions des articles 268, 269 et 114 du code pénal, le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté de 30 ans. Sur l’action civile, reçoit madame Adama Sira Bah à sa constitution de partie civile. Y faisant droit, condamne Alseyni Diallo au payement d’un franc symbolique à son profit à titre de réparation du préjudice subi. Condamne Alseyni Diallo au dépend, conformément à l’article 548 du code de procédure pénale. C’est la décision du Tribunal Criminelle », a indiqué le juge audiencier, Alfred Camara, président du Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita.

Il convient de signaler que la période de sûreté signifie le temps pendant lequel le prisonnier ne peut pas bénéficier d’une grâce présidentielle, de réduction de peine ou de liberté conditionnelle.

Fait inédit ! Après sa condamnation, Alseyni Diallo a été transporté à la maison centrale de Labé à bord d’une moto, placée entre deux gardes pénitenciers, l’un servant de pilote, pour une distance d’environ 48 km entre Pita et Labé.

Depuis Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334  

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Ousmane Gnelloy retourne encore en prison : son procès renvoyé au 21 octobre

14 octobre 2021 à 17 05 56 105610

A l’issue de la deuxième audience de son procès en appel, qui a eu lieu ce jeudi 14 octobre 2021, Ousmane Gnelloy Diallo est retourné en prison. Après avoir entendu les différentes parties engagées dans ce procès, la Cour d’appel de Conakry a renvoyé le dossier au 21 octobre prochain, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Pour la première fois depuis le début de ce dossier, Ousmane Gnelloy Diallo est passé à la barre pour s’expliquer sur les accusations d’injures publiques et de menace de mort qui pèsent contre lui. Des faits pour lesquels ce militant du RPG Arc-en-ciel (le parti de l’ancien président guinéen, Alpha Condé) est poursuivi par Kadiatou Biro Diallo, alias DK, fille de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Elhadj Boubacar Biro Diallo. Le jeune homme a reconnu avoir proféré des injures dans sa vidéo incriminée, mais il a soutenu que ses injures ne visaient pas la plaignante.

« Je reconnais que j’ai insulté, mais ce n’est pas elle (Kadiatou Biro Diallo) que j’ai insulté. C’est sa sœur qui est aux USA que j’ai insultée. C’est sa sœur qui m’a insulté et j’ai répondu. Je n’ai jamais insulté Kadiatou Biro Diallo. C’est sa sœur qui m’a insulté et j’ai payé. Et je n’ai jamais reçu de convocation », a laissé entendre celui qui se faisait appeler « ministre de la défense du président Alpha Condé sur Facebook ».

Il a déclaré aussi que la page Facebook sur laquelle les captures d’écran contenant des injures ont été faites et versées au dossier ne lui appartient pas. « Ce n’est pas sur ma page Facebook que ces injures figurent. Moi, ma page Facebook, c’est Gnelloy point. Et les captures d’écran qui se trouvent ici, ont été faites sur une page qui est intitulée Gnelloy sans le point », a dit Ousmane Gnelloy Diallo.

Le prévenu a également rappelé qu’il a été victime de violence de la part de Kadiatou Biro Diallo, dans les locaux du Haut commandement de la gendarmerie nationale. Après l’audition d’Ousmane Gnelloy, les avocats de la défense ont sollicité une nouvelle fois la mise en liberté provisoire de leur client, mais en vain. Le président de la Cour, Mangadouba Sow, a rejeté cette demande et a renvoyé l’audience au 21 octobre 2021 pour la suite des débats. Ousmane Gnelloy Diallo est retourné donc à la maison centrale de Conakry.

C’est le 20 mai 2021 que le juge Alphonse Charles Wright du tribunal de première instance de Dixinn a rendu sa décision dans le procès intenté par Kadiatou Biro Diallo, alias DK, contre Ousmane Gnelloy Diallo. Il a condamné le prévenu, qui ne s’est jamais présenté au procès, à cinq ans d’emprisonnement. Mais cette décision n’avait pas été exécutée, parce que le condamné était sous la protection des autorités d’alors.

Après la chute du régime Alpha Condé, renversé par un coup d’Etat militaire le 05 septembre 2021, Ousmane Gnelloy Diallo a décidé de sortir du pays pour échapper à la justice. Mais il est interpellé le 28 septembre à l’aéroport de Conakry et conduit le lendemain à la maison centrale de Conakry. Puisque ses avocats avaient interjeté appel contre sa condamnation, son procès en appel s’est ouvert le 07 octobre dernier.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com 

Tel : 620 589 527

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Ousmane Gnelloy à la barre : « je n’ai pas insulté Kadiatou Biro Diallo »

14 octobre 2021 à 15 03 57 105710
Ousmane Gnelloy Diallo

C’est sous haute sécurité que la deuxième audience du procès en appel du militant du RPG Arc-en-ciel, Ousmane Gnelloy Diallo, s’est ouverte cet après-midi à la Cour d’appel de Conakry. Celui qui se faisait appeler « ministre de la défense du président Alpha Condé sur Facebook » est jugé pour injures publiques et menace de mort au préjudice de Kadiatou Biro Diallo, fille de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Elhadj Boubacar Biro Diallo. A la barre, le prévenu a nié avoir insulté la plaignante, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

A l’ouverture de l’audience, c’est l’avocat de la partie civile qui a pris la parole pour réagir aux motifs exposés par la défense à l’audience du 07 octobre dernier. Me Antoine Pépé Lama a démenti les avocats d’Ousmane Gnelloy, qui ont laissé entendre que leur client n’avait reçu de convocation lors du procès tenu au tribunal de première instance de Dixinn. « La défense a dit que son client n’a jamais été cité et que les faits qu’on lui reproche ne sont pas établis. Qui a empêché Ousmane Gnelloy à comparaître ? Il a délibérément choisi de ne pas comparaître. Il a délibérément choisi de narguer la justice. Il était informé, mais il a refusé de venir.

Je tombe des nus quand on vous dit que ce prévenu n’a jamais reçu d’acte de convocation. Dès qu’il a reçu l’acte de convocation, il a commencé de faire des publications. Il a non seulement récidivé dans ses comportements, mais aussi il s’est moqué de la justice. Lors du procès, le traducteur n’a pas osé traduire le contenu de sa vidéo (dans laquelle Ousmane Gnelloy aurait insulté et menacé Kadiatou Biro Diallo et son père) tellement que c’était virulent. Nous allons projeter cette vidéo ici avec la permission de la Cour, vous verrez que certains ne pourront pas rester dans la salle », a déclaré l’avocat de la plaignante, Kadiatou Biro Diallo.

La défense a aussitôt répliqué, en s’opposant à la projection de la vidéo incriminée. « Nous nous opposons à la projection de cette vidéo ici », a déclaré Me Santiba Kouyaté. Après cette phase, le président de la Cour, Mangadouba Sow, a interrogé Ousmane Gnelloy. « Avez-vous insulté la plaignante ? » lui demande-t-il. Le prévenu répond qu’il a effectivement insulté dans sa vidéo, mais il assure que ses injures ne s’adressaient pas à la plaignante.

« Je reconnais que j’ai insulté, mais ce n’est pas elle (Kadiatou Biro Diallo) que j’ai insulté. C’est sa sœur qui est aux USA que j’ai insultée. C’est sa sœur qui m’a insulté et j’ai répondu. Je n’ai jamais insulté Kadiatou Biro Diallo. C’est sa sœur qui m’a insulté et j’ai payé. Et je n’ai jamais reçu de convocation », a déclaré Ousmane Gnelloy Diallo. L’avocat de la partie civile a repris la parole pour poser des questions au prévenu.

C’est le 20 mai 2021 que le juge Alphonse Charles Wright du tribunal de première instance de Dixinn a rendu sa décision dans le procès intenté par Kadiatou Biro Diallo, alias DK, contre Ousmane Gnelloy Diallo. Il a condamné le prévenu, qui ne s’est jamais présenté au procès, à cinq ans d’emprisonnement. Mais cette décision n’avait pas été exécutée, parce que le condamné était sous la protection des autorités d’alors.

Après la chute du régime Alpha Condé, renversé par un coup d’Etat militaire le 05 septembre 2021, Ousmane Gnelloy Diallo décidé de sortir du pays pour échapper à la justice. Mais il est interpellé le 28 septembre à l’aéroport de Conakry et conduit le lendemain à la maison centrale de Conakry. Puisque ses avocats avaient interjeté appel contre sa condamnation, son procès en appel s’est ouvert le 07 octobre dernier.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire 2021-2022 : les écoles ‘’BAH-KANE’’ en plein dans l’innovation

14 octobre 2021 à 15 03 38 103810
Elhadj Diouma Bah, fondateur des écoles BAH-KANE à Simanbossiya

Située à Simanbossiyah (dans la commune de Ratoma), les écoles ‘’BAH-KANE’’ sont des établissements scolaires modernes qui misent sur l’innovation pour offrir un meilleur cadre d’enseignement et d’apprentissage. La formation des formateurs sur les méthodes d’enseignement et de pratiques de classe, l’équipement de la bibliothèque et l’amélioration du cadre de vie à l’intérieur (tout comme à l’extérieur) des classes, la préparation d’un laboratoire sont entre autres des éléments qui tiennent à cœur son fondateur, Elhadj Diouma Bah. D’ailleurs, pour cette année scolaire 2021-2022, il a fait de ces éléments son cheval de bataille pour améliorer la qualité de l’éducation dans ses écoles.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, mercredi 13 octobre 2021, Elhadj Diouma Bah est largement revenu sur ce qui a été fait pendant les vacances pour le bien-être des enseignants et des élèves au sein des écoles ‘’BAH-KANE’’. Et, ce sont des écoles à peau neuve et pleines d’ambitions que le personnel enseignant et les élèves vont découvrir à la rentrée des classes, la semaine prochaine.

« L’un des problèmes majeurs que les écoles rencontrent dans notre pays, c’est la méconnaissance du métier de l’enseignement dans la pratique du cours. Et, donc, la plupart des enseignants qui sont dans les écoles ont opté pour ce métier par effraction, et non par amour. Le premier constat que nous avons fait est que les gens ont les compétences académiques, mais ils n’ont pas les compétences pédagogiques requises. Ce qui fait que cette année, nous (écoles BAH-KANE) avons signé un contrat avec un cabinet au niveau du Sénégal. Nous avons procédé à la formation de nos formateurs. Nous avons signé ce contrat avec un expert Sénégalais qui est venu faire trois semaines avec nos enseignants sur les méthodes d’enseignement et les méthodes de pratiques de classe… Au niveau infrastructurel, nous avons entrepris un vaste programme de rénovation de notre école pour meubler notre bibliothèque. Nous avons reçu un important lot de livres venant du Canada. 2 500 livres qui couvrent tout le cycle de l’enseignement général. En plus de ce don, ils nous ont donné un logiciel qui contient plus de 250 ouvrages. Donc, nous allons mettre tout ça au compte de notre bibliothèque numérique pour faire en sorte que nos enfants soient suffisamment à l’aise, dans les conditions optimales requises pour une formation de qualité… Nous sommes en train de préparer notre laboratoire. Nous avons également changé l’aspect extérieur en aménageant un plateau sportif, nous avons entrepris la rénovation de la peinture des salles classe. Nous avons également beaucoup de supports de cours qu’on va introduire à l’intérieur de notre formation qui fera que quand les enfants sont en informatique, non seulement ils feront l’informatique, mais ils peuvent avoir des cours aussi à l’intérieur. Ça, c’est un volet. Un autre volet que nous avons ambitionné aussi, c’est les cours d’art. L’art est un élément qui stimule le niveau de formation de l’enfant, sa capacité à imaginer », a notamment expliqué Elhadj Diouma Bah.

Pour cette année scolaire, les écoles ‘’BAH-KANE’’ disposent d’un bâtiment R+4 de 35 salles de classe au primaire. Et, chacune de ces salles de classe a une capacité d’accueil de 25 à 30 élèves.

Egalement, pour le secondaire, c’est un bâtiment R+5 composé d’une vingtaine de salles de classe qui attend les élèves. Là, chaque salle de classe peut contenir un effectif de 50 à 60 élèves. Autant dire qu’il y a suffisamment de places pour accueillir un nombre important d’élèves. Mais, selon Elhadj Diouma Bah, « ne sera pas élèves des écoles BAH-KANE qui le veut, mais qui le peut ». Les élèves devront passer un test pour être admis à ‘’BAH-KANE’’. Et, ils devront aussi être en mesure de payer les frais d’inscription et les frais de scolarité qui sont soldés par trois tranches.

« Au niveau de l’enseignement général, nous avons déjà les élèves qui ont évolué dans notre école et qui ne feront pas de test. Mais, les élèves qui nous viennent d’ailleurs, avant de les recevoir, nous leur soumettons à un test de vérification de niveau et à une enquête comportementale. On peut avoir des difficultés au niveau pédagogique, au niveau apprentissage ; mais, quand on est animé d’une très bonne volonté d’apprendre, ça pourra aller. Ces genres d’élèves, nous allons les prendre et discuter avec leurs parents. Donc, nous préférons les élèves qui ont un bon niveau et un bon comportement… L’avenir d’un pays se construire à partir de ses ressources humaines. Si on ne met pas du sérieux dans la formation, dans l’encadrement et dans l’éducation des enfants, quel que soit l’effort qu’on fera après, cet effort sera voué à l’échec. II faudrait, à l’instar des autres pays, qu’on mette du sérieux dans l’éducation. Il faut avoir des programmes innovants, un calendrier scolaire et universitaire arrêté et respecté, des programmes d’enseignement contrôlés… Et, pour ça, les portes des écoles BAH-KANE sont grandement ouvertes. Nous avons l’infrastructure, les équipements, la discipline et les programmes qu’il faut pour un bon apprentissage. Aux écoles BAH-KANE, nous développons parallèlement le programme français comme au lycée français. Donc, c’est une occasion d’inviter les parents d’élèves qui souhaitent inscrire leurs enfants dans le cursus du programme français que nous avons un programme qui est dédié à ça. L’année passée, nous avons présenté 17 candidats au BAC français et on a eu 15 admis qui sont tous partis à l’extérieur dans les universités françaises », a indiqué Elhadj Diouma Bah.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27 / 628-69-98-76

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Une jeune fille « violée » par des médecins à Conakry : témoignage glaçant

14 octobre 2021 à 15 03 32 103210

En un laps de temps, sa vie a terriblement basculé. Une jeune fille de 25 ans aurait été violée par deux médecins, à Conakry. Le premier cas de viol aurait conduit à une grossesse, que les mêmes médecins ont décidé d’interrompre par tous les moyens. A cause des interventions chirurgicales qu’ils lui ont fait subir, la victime a finalement perdu son utérus et a eu une fistule obstétricale. Dans une vidéo réalisée par l’ONG « Femmes développement et droits humains » (F2DH), la jeune fille a raconté l’histoire dramatique qu’elle a vécue.

C’est un problème de tension qui a conduit la jeune fille à l’hôpital. Elle s’est rendue dans une clinique privée, située au quartier Entag (en haute banlieue de Conakry), qui est gérée par un médecin qu’elle connaît très bien. Selon ses explications, ce médecin lui avait fait plusieurs avances, qu’elle a refusées. Il aurait profité donc de l’occasion qui s’est offerte à lui pour la droguer et la violer.

« Quand je suis arrivée dans la clinique, j’ai trouvé qu’il y avait du monde là-bas. Quand Patrice (médecin) m’a vue, il m’a dit d’aller dans la chambre où ils ont l’habitude de consulter les gens, je me suis rendue directement là-bas. Il (le médecin) est venu me demander si j’ai pris le petit-déjeuner, j’ai dit non, je n’ai rien pris d’abord. Il m’a laissée là-bas pour sortir. Quelques instants après, il est revenu avec du jus et une injection. Je lui ai dit que je ne prends de jus. Il m’a dit : si tu ne prends pas ça, tu ne pourras pas prendre de médicaments.

J’ai alors pris un peu de jus, après il m’a injectée. Après avoir pris l’injection, j’ai perdu connaissance, je ne savais plus ce qu’il se passait. Et lorsque je me suis réveillée, j’ai trouvé que j’étais nue et je n’ai pas vu Patrice. Ce jour-là, je me suis sentie humiliée. Je suis sortie, sans rien dire, je suis rentrée chez moi. Tellement que j’avais honte, je n’ai pas expliqué à mes parents ce qui m’est arrivé », a-t-elle narré dans la vidéo visionnée par Guineematin.

Quelque temps après, la victime, n’ayant pas vu ses règles, décide de repartir voir le médecin en question. Ce dernier lui fait un test de grossesse et lui dit que le résultat est négatif. Mais quelques jours plus tard, elle commence à ressentir des douleurs et retourne voir encore le même médecin. Cette fois-ci, Patrice lui dit qu’elle est effectivement enceinte. Ne voulant pas porter une grossesse issue d’un viol, la jeune fille s’entend avec son violeur pour avorter. A la demande du médecin, ils vont dans une autre clinique située à Cosa pour faire l’avortement.

« Quand je suis arrivée dans cette clinique, Patrice m’a fait rentrer dans une salle et m’a fait coucher. Il a dit que mon vagin est très petit, donc il s’est couché sur moi ce jour-là encore pour me violer. Ensuite, il a introduit les instruments qui devaient servir à faire l’avortement dans mon vagin, j’ai aussitôt crié, parce que ça me faisait très mal. Lorsqu’il a entendu les gens demander ce qu’il se passait, il m’a tapée. Je suis descendue directement du lit, j’ai dit que je ne peux pas faire ça. Il m’a alors remis 100 000 francs et m’a dit d’aller voir son ami médecin qui s’appelle Célestin pour lui dire de m’aider à avorter, mais sans dire son nom. Il a dit que si je le dénonce, il va dire que je suis sa copine et qu’on sortait ensemble depuis longtemps », confie la fille.

Malheureusement pour elle, cet autre médecin, qui devait l’aider à avorter, abuse aussi d’elle dans sa clinique. Elle rentre chez elle choquée et complètement perdue. Le même jour, son premier violeur l’appelle au téléphone et lui demande de revenir dans sa clinique pour faire l’avortement. Décidée à se débarrasser de cette grossesse non désirée, elle repart le lendemain matin à la clinique. Après plusieurs tentatives d’avortement forcé sans succès, et qui ont beaucoup affaibli la jeune fille, les deux médecins : Patrice et Célestin décident de passer par une césarienne.

Ils font croire à sa famille qu’elle a un kyste et qu’il fallait l’opérer urgemment. Mal faite, l’opération n’a fait qu’empirer l’état de santé de la jeune fille. Dépassés par la situation, les médecins décident de la transférer dans une clinique située à Dabompa. La jeune fille subit deux autres opérations dans cette autre clinique, avant d’être référée finalement au CHU Ignace Deen, où elle est actuellement hospitalisée. Aujourd’hui, elle a perdu son utérus (elle ne peut plus faire d’enfant) et souffre de la fistule obstétricale.

Saisies de cette situation, des ONG qui luttent contre les violences à l’égard des femmes ont engagé une action en justice, qui a conduit à l’interpellation des agents de santé cités dans cette affaire. Elles ont également lancé un appel à l’aide pour aider la victime à se soigner.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. : 628 12 43 62

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Ces banques qui volent leurs clients ! Pratiques amorales à la banque islamique de Guinée (Cimenterie)

14 octobre 2021 à 10 10 42 104210

Banque de valeur ou bande de voleurs ? Le moins que l’on puisse constater est qu’il y a des apparences réellement trompeuses. Au nombre desquelles, certaines dénominations. C’est le cas de la Banque islamique. Pour nombre de musulmans, le seul mot islamique fait de la banque dudit nom une « institution sainte et sacrée ». 

Malheureusement, la réalité peut être aux antipodes de notre crédulité. L’auteur de ce texte a fait l’amère expérience le weekend dernier à l’agence de la Cimenterie de la BIG, filiale du Groupe Tamweel Africa Holding. Pour payer une prestation à un membre de ma famille, le partenaire ce dernier devait lui émettre un chèque. Le mien, ne pouvant faire le déplacement ; et, après avoir obtenu mon accord, demande que le chèque soit émis à mon nom.

Je me présente à la banque le samedi dernier, 09 octobre 2021. Le personnel trouvé sur place est plutôt bien accueillant. Mon interlocutrice est très occupée avec un client qui demande une chose et son contraire à la fois. Tantôt, il voulait annuler une opération bancaire, tantôt il voulait la valider. La dame me prie de patienter en attendant qu’elle gère ce client qui lui donne des grains à moudre.

Arrive mon tour. Quand j’exhibe mon chèque, la dame m’explique que, devant le grand nombre de billets en 2 000 francs que la banque possède, il fallait que je prenne 20 millions de cette coupure. Je lui explique que non seulement je n’avais qu’un petit sac mais aussi j’étais ce jour-là à pied. Avant de la supplier de me donner d’autres coupures. Elle coupe court à ma doléance en disant que c’était à prendre ou à laisser. N’ayant plus le choix, je prends le montant. Mais, il est impossible de le compter sur place. Surtout que la banque ferme samedi plus tôt que d’habitude. J’appelle donc un ami pour le prier de me prêter sa voiture afin de transporter les fonds.

Cet ami ne tarde pas à venir. Je remplis mon sac et mets le reste dans un sachet plastique. Je file dans une autre banque où je devais diminuer mon fardeau en versant une partie de mon encombrant bagage. Sur 16 millions à verser, cette autre banque ne veut prendre que 6 millions en billet de 2 000. J’encaisse à nouveau. Je prends donc ces 6 millions pour les verser.

Telle ne fut ma surprise de trouver que dans certaines liasses il manquait systématiquement un billet. De 20 000, je me retrouve avec 18 000 de francs. Les dix liasses censées contenir 200 000 ne contiennent que 180 000. Au bout du compte, sur 6 millions, il manquait 400 000 à compléter.

Devant l’ampleur des dégâts, je décide de garder le reste jusqu’à lundi matin pour aller saisir l’agence d’où provient les fameux billets de 2 000 francs. Comme prévu, lundi matin (11 octobre 2021), je me présente à la banque. On m’explique que mon interlocutrice de l’avant-veille a pris un congé. Je me dirige vers le chef d’agence à qui j’explique mes déboires. Je le prie d’accepter que le reste de l’argent soit compté devant ses agents. Il répond qu’une fois les fonds sortis de la banque, les règlements de celle-ci sont catégoriques : ce n’est plus possible de compter l’argent, même si les briques restent intactes.

Tout en exprimant sa désolation, monsieur Diané demande toutefois d’aller compter le reste des 14 millions à la maison. Mais, il ajoutera que « s’il y a encore des manquants, il faudrait ramener les étiquettes afin de permettre à la banque d’identifier l’agent ou les agents indélicats ». Nous procédons au comptage du reste. Comme l’avant-veille, la plupart des liasses de 2 000 francs ne contiennent que 9 billets. Du moins sur les briques qui portent le nom de Daouda Konaté. Celles qui portent les noms de Nené Isssa et d’Yves Bello ne manquant que d’un billet. Comme cela est courant dans les banques.

A la fin de l’opération de comptage, sur un montant de 14 millions, il manquait à nouveau 456 000 francs guinéens. Plus les 400 000 de l’avant-veille, ce qui totalisait une somme de 856 000 soustraite sur un montant de 20 millions. Comme convenu, le mardi, 12 octobre, j’ai ramené les tickets incriminés au chef d’agence. Ce dernier a exprimé une nouvelle fois toute son indignation, tout en se félicitant sur le fait que l’agent Daouda Konaté, dont les tickets des manquants portent le nom, ne relève pas de son agence. Mais, tous mes va-et-vient- n’ont finalement été qu’une inutile perte de temps, d’énergie, de carburant et crédit téléphonique puisque la bande (ou banque, c’est selon) a refusé de me rendre la somme frauduleusement soustraite et que la confiscation garantie par un principe amoral et sans pitié…

Voilà les pratiques peu islamiques de cette structure qui se fait appeler « banque islamique de Guinée », qui n’hésite pas à vous faire avaler des couleuvres. Ceci nous rappelle tous, s’il en était besoin, que certaines dénominations ou apparences n’ont d’autres objectifs que nous emballer… Aujourd’hui, les autorités guinéennes devraient vérifier à la loupe si des banques qui revendiquent certaines valeurs ne sont pas constituées plutôt d’une bande de voleurs !

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Dream City : la SGCG présente son projet de construction de 18 500 logements à Kobaya Tayaki

14 octobre 2021 à 10 10 03 100310

Dans le but de permettre au citoyen lambda d’avoir un logement décent à un prix abordable, la société guinéenne de construction et de gestion (SGCG S.A) a initié un projet de construction d’une nouvelle ville dénommée Dream City, à Conakry. Elle compte construire 18 500 logements sociaux de moins et de haut standing, à Kobaya Tayaki, dans la commune de Ratoma, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes. Le directeur général de la société a présenté ce gigantesque projet hier, mercredi 13 octobre 2021, au ministère de l’Urbanisme, de l’habitat et de l’aménagement du territoire.

Elhadj Baïlo Sow, DG de la société guinéenne de construction et de gestion

Elhadj Baïlo Sow, qui était accompagné de ses partenaires de Power China, a expliqué que sa société ambitionne de construire une ville moderne et viable à Conakry. « Le projet, qui vise à doter les citoyens guinéens (fonctionnaires ou non) d’un toit décent et à un prix abordable, va porter sur 18 500 logements. Ils seront bâtis sur une superficie de 687 hectares. Pour y parvenir, nous avons signé une convention de préfinancement de quatre cent soixante-dix-neuf millions de dollars (479 000 000 $) avec notre partenaire Power China, le principal bailleur du projet qui s’engage à assurer la totalité du financement, s’élevant à un milliard vingt-cinq millions de dollars américains (1. 025. 000. 000 $) », a annoncé ce promoteur immobilier.

Il ajoute que les travaux ont déjà commencé, avec l’ouverture d’une route pénétrante de 900 mètres. Le terrassement de 50 hectares est prévu juste après la saison pluvieuse. « Nous attendons juste la fin des pluies pour terminer l’aménagement et entamer la construction des bâtiments et des autres infrastructures socio-économiques (écoles, centres de santé, mosquées, églises, aires de jeu …). Et la durée du projet est de 10 ans », précise le directeur général de la société guinéenne de construction et de gestion (SGCG S.A), tout en soulignant que ce projet va contribuer à réduire la pauvreté en Guinée, en offrant à la fois de l’emploi, une ville moderne et des richesses au pays.

Pour mener à bien ce projet de construction, la SGCG S.A s’est dotée déjà d’une carrière de granite et est en train d’achever la construction d’une cimenterie. Elle dispose également d’un parc automobile de 40 camions bennes et remorques pour les travaux préliminaires. Et la société bénéficie du soutien du ministère de l’Urbanisme, de l’habitat et de l’aménagement du territoire, qui est dirigé actuellement par le secrétaire général, Mohamed Mamma Camara.

Mama Camara, Secrétaire général du département de l’urbanisme, de l’habitah et de l’aménagement du territoire

« Nous avons travaillé sur ce projet depuis plus d’une année. C’est un projet porté par un fils du pays. Quand on a vu une lueur d’espoir se dégager, nous avons mis des techniciens à sa disposition, ils ont travaillé la-dessus et ce matin, ils sont venus présenter le projet. Ils ont présenté les premières propositions qui portent sur 50 hectares pour 18 500 logements avec toutes les commodités et tous les équipements qu’il faut pour une ville moderne », a dit M. Camara, avant de préciser qu’ils évoluent sur la base d’un protocole d’entente non contraignant, en attendant des actes plus concrets pour aller à la signature d’une convention avec les autorités compétentes.

Créée en 2015  avec un chiffre d’affaires de cinq cent milliards de francs guinéens (500 000 000 000 GNF), la SGCG S.A emploie à date  86 personnes en temps plein et 350 personnes indirectement. Elle est représentée dans les huit régions administratives de la Guinée. De nombreux citoyens, confrontés au chômage, ajoutés à ceux qui rêvent d’un toit familial, attendent impatiemment l’exécution de ce projet.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45 

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Détournement d’un diamant de 45 millions d’euros : le parquet de Dixinn réclame 3 ans de prison contre Marie Madeleine Dioubaté

14 octobre 2021 à 8 08 06 100610
Marie Madeleine Dioubaté, candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2015

C’est une importante étape qui vient d’être franchie dans l’affaire du détournement d’un diamant rond de plus de 43 carats impliquant Marie Madeleine Dioubaté, qui a été candidate du parti des écologistes de Guinée. En audience correctionnelle hier, mercredi 13 octobre 2021, le parquet de Dixinn a requis trois (3) ans de prison contre l’ancienne candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2015 en Guinée. Le procureur audiencier a aussi demandé au tribunal de décerner un mandat d’arrêt contre Marie Madeleine, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi l’audience.

Dans cette affaire, Marie Madeleine Dioubaté (qui réside en France) est poursuivie avec sa sœur, Nana Martine Dioubaté (qui réside à Bamako, en République du Mali) et deux autres personnes (Thierno Algassimou Diallo et Mamadou Lamarana Diallo). Ils sont tous accusés d’abus de confiance et de complicité d’abus de confiance portant sur un diamant d’une valeur de 45 millions d’euros au préjudice de Djenabou Diallo. Leur procès s’est ouvert depuis le 26 mai dernier devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Et, depuis, plusieurs audiences se sont tenues dans cette affaire, mais les sœurs Dioubaté n’ont jamais daigné se présenter devant cette juridiction de première instance pour livrer leurs versions des faits. Et, ce mercredi, c’était l’épreuve fatidique des réquisitions et plaidoiries dans ce dossier.

Devant le tribunal, l’avocat de la partie civile, Me Amadou Oury Diallo, a accusé les prévenus d’avoir profité de la naïveté de Djenabou Diallo pour détourner le diamant de 43,5 carats. L’avocat a plaidé la condamnation des quatre prévenus au payement de 45 millions d’euros à titre principal et de 10 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Maître Amadou Oury Diallo, avocat

« Ils (les prévenus) ont profité de la naïveté de mademoiselle Djenabou Diallo pour détourner le diamant, parce qu’elle n’a pas fait l’école, elle n’a pas fait l’aventure et elle est encore jeune. Elle s’est embarquée avec Mamadou Lamarana Diallo pour envoyer le diamant à Bamako chez Nana Martine Dioubaté. Ils sont restés trois jours chez elle. Le 3ème jour, Mamadou Lamarana et Djenabou Diallo se sont embarqués pour rentrer en Guinée. Et, Nana Martine Dioubaté s’est envolée avec le diamant pour la France. Le 13 mai 2019, Marie Madeleine Dioubaté a reçu le diamant. Elle les a appelés pour leur dire qu’elle a effectivement reçu le diamant et qu’elle est en train de faire des démarches pour trouver des clients. Quelques jours après, Marie Madeleine a appelé pour dire qu’elle a trouvé un premier client qui est prêt à l’acheter à 35 millions d’euros et qu’un second client a proposé 45 millions d’euros. Mais, elle a demandé d’augmenter à 70 millions d’euros. Cette information a été portée à mademoiselle Dienabou Diallo. Et, le 23 mai (soit 10 jours après la réception de ce diamant), Marie Madeleine a appelé pour dire que le diamant a été volé dans un hôtel par des escrocs en France. Nous, partie civile, nous ne croyons pas à ce vol. Le diamant n’a pas été volé. Il a été vendu par Marie Madeleine Valery Dioubaté et sa sœur Nana Martine Dioubaté…

Mais, Thierno Algassimou Diallo est au début, au milieu et à la fin de cette affaire. C’est lui qui a planifié tout. C’est lui qui a assuré la sincérité de Mamadou Lamarana Diallo à mademoiselle Dienabou Diallo. C’est lui qui a déconseillé la fille de vendre le diamant à son patron (Diallo Sadakaadji). C’est pourquoi, je vous demande de le retenir dans les liens de culpabilité d’abus de confiance. Pour Nana Martine Dioubaté, elle a aidé Mamadou Lamarana Diallo et Marie Madeleine Dioubaté à signer le contrat de vente du diamant. Elle a négocié la signature de mandat de vente du diamant sur le dos de Djenabou Diallo. Si Nana Martine Dioubaté était de bonne foi, elle aurait informé ma cliente de la signature de ce contrat. Mais, Mamadou Lamarana a signé le contrat en tant que propriétaire du diamant. Il a fait des démarches pour lui et pour son compte à l’insu de mademoiselle Djenabou Diallo. Son diamant a été négocié et vendu derrière elle. Mamadou Lamarana Diallo aussi a trompé ma cliente sur toute la ligne, du début à la fin… Je demande au tribunal de les condamner au paiement de 45 millions d’euros à titre principal et 10 milliards de francs guinéens pour les dommages et intérêts », a plaidé Me Amadou Oury Diallo.

De son côté, le ministère public a dénoncé un « égoïsme démesuré » de la part de Thierno Algassimou Diallo et de Mamadou Lamarana Diallo. Le procureur Daouda Diomandé a ensuite requis trois (3) ans de prison contre chacun des quatre prévenus. Le parquetier a aussi demandé au tribunal de décerner un mandat d’arrêt contre Marie Madeleine Dioubaté et sa sœur, Nana Martine Dioubaté.

Maître Halimatou Camara, avocate

Pour sa part, l’avocate de la défense a plaidé coupable et demande des circonstances atténuantes pour ses clients (Thierno Algassimou Diallo et Mamadou Lamarana Diallo) à la barre.

« Thierno Algassimou Diallo et Mamadou Lamarana Diallo sont victimes de leur ignorance. Ces deux n’imaginaient pas être roulés dans la farine par Marie Madeleine Dioubaté. Même si, au départ, ils ont voulu jouer aux coups bas, je ne pense pas qu’ils (Thierno Algassimou Diallo et Mamadou Lamarana Diallo) étaient au courant que Marie Madeleine Dioubaté aurait fait de simulation de vol de ce diamant. Je plaide coupable et je vous demande de leur accorder des circonstances atténuantes », a dit Me Halimatou Camara.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 27 octobre prochain.

À suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/ 664 413

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Les médias privés et la radio nationale écartés par le CNRD : « ça commence mal », dit Amara Camara

14 octobre 2021 à 8 08 05 100510

« Dadis Camara pensait que tout ce qu’il faisait, c’était à la télé et c’était en direct… Mais, quand le Président Alpha Condé aussi est venu, la radio a été complètement exclue des programmes du Président… Aucun des voyages du Président Alpha Condé n’a été couvert par la radio nationale. Si on en a parlé, c’est peut-être quand il le décide, il dit à son reporter de faire quelque chose pour la radio nationale. Donc, c’est ce système qui a continué jusqu’à aujourd’hui. On pense que c’est la télévision nationale qui soigne leur image, alors que quand on doit communiquer pour la population, on ne doit exclure aucun média. Parce que chaque média a ses lecteurs, ses auditeurs et ses téléspectateurs. Il y en a qui préfèrent les sites d’informations, d’autres les radios privées et d’autres aussi la radio nationale… Je pense qu’il faut qu’on les conseille, parce qu’on ne peut pas déclarer la guerre aux médias, qu’ils soient publics ou privés. Les médias sont un mal nécessaire, il vaut mieux les avoir avec soi que de les avoir contre soi », a notamment dit Amara Camara.

Arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat perpétré le 05 septembre dernier contre le régime Alpha Condé, le Comité national du rassemblement pour le développement (la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée) ne développe pas actuellement de bonnes relations avec la presse privée, ainsi d’ailleurs que la radio nationale. Les proches collaborateurs de la junte écartent très souvent les représentants des médias privés et de la radio nationale lors des rencontres officielles. C’est le cas par exemple lors des cérémonies d’installation du Premier ministre, Mohamed Béavogui, et du Secrétaire général de la présidence de la République, le colonel Amara Camara, ainsi que lors de la visite du président Sierra Léonais, Julius Maada Bio, ou encore de la rencontre organisée mardi dernier, 12 octobre 2021, à la Primature, entre le Premier ministre et le secrétaires généraux des différents départements ministériels.

Très récurrent, ce rejet est teinté de mépris. Et, c’est le weekend passé que le Rubicon a failli être franchi, quand des éléments des forces spéciales (l’unité d’élite qui a déposé Alpha Condé le 05 septembre dernier) ont investi les locaux du Groupe Djoma Média avec des tirs d’armes automatiques. Ce comportement des militaires inquiète les professionnels des médias et suscite des interrogations sur la nature des relations que le CNRD veut entretenir avec la presse privée en Guinée.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, mardi 12 octobre 2021, Amara Camara, ancien rédacteur en chef de la radio nationale (RTG), estime que cette façon d’agir des nouvelles autorités de Guinée est à bannir. Amara Camara pense que la junte guinéenne doit revoir sa copie pour corriger ce « mauvais départ » avec la presse privée.

« Je me dis que c’était une descente qui était prévue. Eux (le CNRD), ils disent que ce n’était qu’une descente ; mais, c’est pour vérifier une information. C’est ce que colonel Balla Samoura a dit. Mais, moi je pense que s’il y a des informations autour, pas forcément les médias, mais de n’importe quel citoyen, l’idéal serait d’aller avec les règles. Et, ces règles, à mon avis, veulent qu’on convoque les gens ou alors qu’on vienne dans le temps imparti par la loi. Parce que normalement, à ce que je sache, les officiers de police judiciaire le disent souvent, qu’entre 6 heures et 18 heures, c’est l’intervalle requis pour des interventions de ce genre. Mais, si les gens viennent à 22 heures, et au de-là, pour dire que c’est pour vérifier une information, à mon avis, c’est trop faire. C’est effrayant pour un média. Quoi que l’on cherche aujourd’hui à rassurer les médias, je pense que c’est très compliqué. Et, ça commence mal. Je souhaite que ces gens revoient leur copie pour éviter qu’on ne continue à subir des telles descentes policières ou militaires », a dit Amara Camara.

Pour ce doyen de la presse guinéenne, la mise à l’écart des médias privés doit être débattue par les associations de presse pour trouver une solution.

« Cette question doit être débattue entre les associations de presse et les responsables actuels (le CNRD). Mais, je vous avoue que ce n’est pas seulement les médias privés qui sont exclus. A la RTG par exemple, même la radio nationale n’est pas associée. Les gens pensent que c’est la télévision nationale qui constitue le seul média qui peut porter leur message. Or, les Guinéens sont partagés entre les médias. Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, la radio nationale est l’un des médiums les plus écoutés en Guinée. Ne serait-ce qu’à travers les éditions d’informations qui sont synchronisées par les 35 stations des radios rurales de Guinée et par certaines radios privées de l’intérieur. Mais, quand les gens viennent, on dit que c’est la caméra qui intéresse les autorités », a indiqué Amara Camara.

A en croire ce journaliste de la RTG, de même que les journalistes des médias privés, ceux de la radio nationale souffrent également de ce sentiment d’être rejetés par les autorités guinéennes, surtout depuis l’élection du président Alpha Condé. Malheureusement, le CNRD est sur la voie de perpétuer cette mauvaise pratique à l’égard de la presse.

« Dadis Camara (qui était président du CNDD et de la Transition guinéenne en 2008, NDLR) pensait que tout ce qu’il faisait, c’était à la télé et c’était en direct. Ce qui n’était pas vérifié. Mais, quand le Président Alpha Condé aussi est venu, on pensait qu’il communiquait avec le bas peuple, notamment avec la radio nationale. Mais, la radio a été complètement exclue des programmes du Président Alpha Condé. Aucun des voyages du Président Alpha Condé n’a été couvert par la radio nationale. Si on en a parlé, c’est peut-être quand il le décide, il dit à son reporter de faire quelque chose pour la radio nationale. Donc, c’est ce système qui a continué  jusqu’à aujourd’hui. On pense que c’est la télévision nationale qui soigne leur image, alors que quand on doit communiquer pour la population, on ne doit exclure aucun média. Parce que chaque média a ses lecteurs, ses auditeurs et ses téléspectateurs. Il y en a qui préfèrent les sites d’informations, d’autres les radios privées et d’autres aussi la radio nationale. Mais, on laisse tous ces gens à côté… Je pense qu’il faut qu’on les conseille, parce qu’on ne peut pas déclarer la guerre aux médias, qu’ils soient publics ou privés. Les médias sont un mal nécessaire, il vaut mieux les avoir avec soi que de les avoir contre soi », a précisé Amara Camara.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Réquisition du procureur de Pita : réclusion criminelle à perpétuité contre Alseyni Diallo

14 octobre 2021 à 7 07 21 102110
Alghassimou Diallo, Procureur de la République Près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita

Après les débats dans l’affaire du viol suivi de meurtre de la petite Aïssatou à Timbiwol, dans la commune rurale de Timbi-Tounni, l’empereur des poursuites, Alghassimou Diallo a demandé au Tribunal criminel de condamner l’accusé Alseyni Diallo à la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, Alghassimou Diallo reste convaincu que c’est Alseyni Diallo qui a violé et tué la petite Aïssatou de Timbiwol. Pour la répression, il demande la réclusion criminelle à perpétuité.

Au cours de ses réquisitions, il a invoqué l’article 269 du code pénal, parce que le viol a entrainé la mort de la victime. Cette disposition indique qu’en pareil cas c’est la réclusion criminelle qui s’applique.

Même si au cours de l’enquête à l’audience Alseyni Diallo a nié systématiquement les faits qui lui sont reprochés, au cours des débats, il a reconnu être un grand consommateur de chanvre indien depuis pratiquement 10 ans. C’est pourquoi d’ailleurs il a été arrêté avec quelques boules.

Il convient aussi de préciser que la fillette avait perdu complètement la partie génitale avant de rendre l’âme. Son corps sans vie a été retrouvé dans la case construite par son oncle paternel et habitée par le présumé auteur.

Sa mère qui a expliqué publiquement les circonstances de ce drame a inspiré en l’auditoire la nécessité absolue de renforcer la vigilance et la surveillance des enfants qui restent vulnérables. 

Le commun des mortels ne peut jamais imaginer qu’une fillette de 4 ans peut banalement tombée dans les filets des proches parmi les plus proches de ses parents et dans la concession de son oncle paternel.

C’est bien ce sentiment de vivre en famille qui a donné à madame Adama Sira Bah d’abandonner sa fille seule pour aller rejoindre la communauté invitée à apporter sa contribution à la construction d’un four à briques aux préjudices de la protection de l’environnement. 

Les parents doivent faire de leur priorité l’entretien et la protection des enfants que le Tout Puissant Allah leur confie. Rien ne peut justifier qu’on néglige les tout petits, symboles de l’innocence. 

La confiance que l’hypocrisie sociale enseigne de placer en vos proches parents et voisins n’excluent pas la vigilance que vous devez avoir pour protéger et sauver vos enfants des esprits et intelligences maléfiques qui guettent le bon moment pour tomber sur leurs proies. 

Sachez que ceux qui veulent vous faire du mal, à travers vos enfants, vous tiennent à l’œil dans l’espoir que vous commettrez un jour une grave faute d’attention. A bon entendeur, salut ! 

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Viol suivi de meurtre de la fillette de 4 ans à Pita : témoignage pathétique de la mère de la victime

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Les débats à l’audience publique se sont poursuivis dans l’après-midi du mercredi, 13 octobre 2021, devant le Tribunal criminel de Pita par la comparution de madame Adama Sira Bah, mère de la victime qui a apporté un témoignage pathétique et émouvant, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Interrogée par le juge audiencier, Alfred Camara, président du Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, madame Adama Sira Bah a donné un témoignage qui a fait couler beaucoup de larmes au sein de l’auditoire.

Après avoir pris son petit déjeuner, la petite Aïssatou Bah est allée dans la concession de son oncle paternel où habite Alseyni Diallo (l’accusé) pour jouer avec ses camarades d’âge. C’était aux environs de 8 heures du matin. Moi, je suis allé aider un de nos voisins à puiser de l’eau pour la fabrication de brique cuite. L’intéressé avait sollicité l’appui des citoyens de notre village. L’enfant avait l’habitude de revenir pour manger. Je suis rentrée à midi à la maison. Ayant constaté que la petite n’est pas revenue comme d’habitude, j’ai envoyée une de ses sœurs pour la chercher. Elle est revenue me dire qu’elle ne l’a pas vu. J’ai pensé alors qu’elle est partie retrouver la foule là où les gens sont mobilisés pour aider à puiser de l’eau pour la fabrication des briques cuites. Mais, elle n’y était pas. J’ai alors fouillé partout. Je suis allée le long des rivières et cours d’eau. Je ne l’ai pas vu. J’ai alors demandé à Djibril, un des enfants qui jouaient avec ma fille. Il a répondu que c’est Alseyni Diallo qui l’a invité à aller acheter du bonbon. Les enfants qui jouaient Aïssatou ont vu Alseyni et ma fille entrer dans la case. Nous avons continué les recherches jusqu’aux environs de 19 heures. C’est en ce moment que les gens se sont décidés d’aller dans la case d’Alseyni pour vérifier les déclarations des enfants qui jouaient avec la victime. Abdoul, un des grands frères de la victime a pénétré la case où il a retrouvé effectivement le corps sans vie de ma fille ensevelis dans un tissu et caché derrière les planches d’un lit. Elle avait du sang partout. Lorsque celui qui a retrouvé le corps a alerté les gens, Alseyni était présent. Il a tout de suite pris la poudre d’escampette. Il a été stoppé dans sa course par un chasseur qu’il a croisé en brousse et qui avait entendu les cris de la clameur publique derrière le fugitif. Pendant ce temps, j’étais entrain de rechercher ma fille ailleurs. A mon retour, j’ai trouvé que les jeunes ont ligoté Alseyni. Moi, j’ai décidé d’entrer dans la case pour voir le corps de ma fille pour me rassurer » a-t-elle expliqué avant d’éclater en sanglot.

Une vive émotion s’est alors emparée de l’auditoire. Beaucoup ont versé des larmes dans la salle. C’est difficilement que le procureur de la république près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, Alghassimou Diallo a pu prendre la parole. Il a d’abord essayé de remonter le moral de madame Adama Sira Bah. Ensuite, il a demandé si effectivement elle a vu le corps sans vie de sa fille et si elle avait elle-même constaté le sang.

La dame a répondu par l’affirmative. Mais, la scène qu’elle décrivait a provoqué une autre émotion chez le procureur qui a fini par renoncer à la série de questions qu’il voulait poser à la dame.

C’est en ce moment que l’avocat de la défense, Maître Lanciné Condé, commis par l’Organisation pour la Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) pour assister Alseyni Diallo est entré en scène, avec une question très fermée. Celle de savoir si madame Adama Sira Bah a la conviction que c’est l’accusé qui a abusé de sa fille avant de la tuer ou si c’est quelqu’un qui lui a dit que sa fille a été tuée par Alseyni Diallo.

A ce niveau, la dame donne une réponse évasive. Tout en insistant sur le témoignage des enfants qui ont déclaré avoir entendu Alseyni appelé la fillette pour lui acheter des bons-bons.

« En plus, on a retrouvé effectivement un bonbon à côté du corps de la victime dans la case de Alseyni » a-t-elle précisé. 

Le même avocat avait demandé à Alseyni les raisons qui font que c’est lui qui a été directement indexé et accusé après la découverte du corps sans vie de la fillette. Le prévenu a déclaré sans hésitation que c’est parce que c’est lui qui est l’étranger dans ce village de Timbiwol, relevant de la commune rurale de Timbi-Tounni. Histoire de rappeler qu’il est de Kourako, dans Bagnan, relevant de la commune rurale de Hafia, située à 18 km du chef-lieu de la préfecture de Labé.

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334 

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