Mamadou Yéro Bah, 21 ans poursuivi pour séquestration et viol sur une certaine Fatoumata Binta âgée, dit-on, de 13 ans a profité de la faiblesse de l’acte d’accusation pour utiliser une ligne de défense qui pourrait le faire libérer au bénéfice du doute, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’acte d’accusation présente l’infraction comme si Mamadou Yéro Bah a enfermé la présumée victime Fatoumata Binta dans sa chambre à coucher et l’a violé pendant 16 jours. Mais, les débats organisés autour de cette affaire ont démontré au Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita que la chambre dont il est question n’a pas de douche interne. Cela voudrait dire qu’on ne peut y interner une personne pendant 16 jours.

Dans sa version des faits, Mamadou Yéro Bah, conducteur de Taxi-Moto, a expliqué qu’il vit avec Fatoumata Binta depuis belle lurette.

« Chaque jour je dépose la fille chez sa copine qui nous a mis en relation, continuer mon boulot. Après la journée de travail, je passe la reprendre. Parfois, je rentre trouver qu’elle m’attend avec mes sœurs » a-t-il expliqué en substance.

L’absence de Fatoumata Binta a beaucoup joué en faveur de l’accusé : « Je voudrais être confronté avec Fatoumata Binta. Elle ne peut pas vous dire qu’elle a été forcée. Elle est consentante dans nos relations » a-t-il ajouté.

Pour l’avocat de la défense, aucun extrait de naissance n’a été versé au dossier pour prouver la minorité de Fatoumata Binta. Et son absence à l’audience a semé le doute sur la notion de « séquestration » chez le représentant du Ministère Public : « le doute profite à l’accusé » s’exclame la défense de Mamadou Yéro Bah.

S’appuyant alors sur les dispositions de l’article 497 du code de procédure de pénale qui demande au juge de rendre la décision sur la base des pièces qui ont été discutées devant lui, Maître Lanciné Condé estime Mamadou Yéro Bah doit être libéré au bénéfice du doute.

Un autre dossier mis en délibéré pour décision être rendue ce vendredi. Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne les débats se poursuivaient à huit clos au Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita sur un second dossier de viol sur mineur. 

Depuis Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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