Adama Tchiwto donne naissance à des triplés à Télimélé : « je demande de l’aide pour nourrir et habiller mes enfants »

16 octobre 2021 à 23 11 28 102810

Une femme a donné naissance à des triplés à l’hôpital préfectoral de Télimélé. La mère se porte relativement bien avec ses trois filles, même si elle a besoin de sang pour mieux se rétablir. Elle a aussi besoin d’un soutien pour nourrir et habiller les nouveau-nés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

C’est dans la soirée d’hier, vendredi 15 octobre 2021, que dame Adama Tchiwto Bah est arrivée à l’hôpital préfectoral de Télimélé pour un accouchement. Elle a été reçue par l’équipe du Dr Abdoulaye Djibril Diallo, médecin chef de la maternité de l’hôpital préfectoral de Télimélé. Après avoir examiné la patiente, le médecin a décidé de procéder à une césarienne.

Dr Abdoulaye Djibril Diallo, médecin chef de la maternité de l’hôpital préfectoral de Télimélé

« J’ai reçu cette dame vers 20 heures, avec chiffres tensionnels qui sont élevés. J’ai eu à faire une échographie sur place, qui a conclu à une grossesse triple. Le premier enfant avait une position transverse, le deuxième avait une position siège et le troisième, une position céphalique. Après, j’ai posé une indication de césarienne pour position transverse du j 1, j 2 siège et j 3 céphalique. Après l’opération, elle n’a pas eu de complications majeures, elle avait seulement un taux de 9 grammes de sang à l’admission. Actuellement, elle a besoin de trois poches de sang et d’un suivi nutritionnel de ses trois enfants », a expliqué Dr Abdoulaye Djibril Diallo.

Adama Thiiwto Bah, mère des triplés

Pour Adama Tchiwto Bah, ces trois enfants constituent un nouveau cadeau divin. Mais pour les entretenir, la mère sollicite l’assistance des bonnes volontés. « Aujourd’hui, je suis comblée de joie. Je remercie le Tout-Puissant Allah de m’avoir donné ce beau cadeau. Il m’avait déjà donné des jumeaux, deux garçons. Et aujourd’hui, il me donne trois filles. Je lui remercie infiniment. Je remercie aussi les médecins qui m’ont aidée à mettre ces enfants au monde. J’en profite pour demander aux autorités et à toutes les personnes de bonne volonté de me venir en aide. Je compte sur eux pour nourrir et habiller mes enfants, car mon mari et moi, sommes pauvres », a lancé la dame.

Kadiatou Alpha Bah, directrice préfectorale de l’action sociale, de promotion féminine et de l’enfance de Télimélé

Du côté des autorités de Télimélé également, la naissance de ces triplés est accueillie avec beaucoup de joie. La directrice préfectorale de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, s’est rendue à l’hôpital pour rendre visite à la mère et ses enfants. « Je suis très contente de la naissance de ces triplés qui sont toutes des filles. Dès que j’ai reçu l’information, je me suis dirigée à l’hôpital pour constater les faits. Et aussitôt, j’ai informé toutes les autorités préfectorales pour venir voir ce merveilleux don de Dieu. Je demande à tout le monde d’assister cette famille, qui en a tant besoin », a dit Kadiatou Alpha Bah.

A noter que Madame Adama Tchiwto Bah et son mari, Mamadou Saliou Bah, sont originaires de Sangaréya, dans la préfecture de Pita.

Pour plus d’informations ou toute aide, prière de contacter le mari, Mody Mamadou Saliou Bah, au 622281663

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél: 622525250

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Me Foromo Loua : « quelqu’un qui a soutenu le 3ème mandat ne va pas nous représenter au CNT »

16 octobre 2021 à 18 06 28 102810
Me Foromo Frédéric Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous

A l’image de la plupart des entités appelées à désigner des représentants au Conseil national de la transition, les organisations de défense des droits de l’homme connaissent des dissensions autour de cette question. Selon nos informations, le problème est parti d’une réunion organisée par un « petit groupe » d’activistes des droits humains, qui ont désigné des personnes devant représenter cette entité au CNT. Un choix que rejette la majorité des acteurs concernés, a indiqué Me Frédéric Foromo Loua, président de l’ONG Mêmes droits pour tous (MDT).

« Il y a un petit groupe qui s’est retrouvé et qui a choisi deux personnes pour aller au CNT. Alors que nous, ce que nous voulons, c’est le principe de l’élection. C’est-à-dire, on voudrait que les représentants des ONG de défense des droits humains soient élus et non désignés. Ceux-là qui voudraient aller au CNT font acte de candidature et on organise une réunion, au cours de laquelle on procède à l’élection de nos représentants.

Ceux qui ont fait leur choix sont au nombre de trois. Parmi ces trois personnes, il y a Douno Keïta, le petit d’Alya Diaby, ancien président de l’INIDH, l’une des institutions dissoutes par le CNRD. Des gens qui ont soutenu de façon ouverte le 3ème mandat, ce sont eux encore qui reviennent pour dire qu’ils vont nous représenter. Ce n’est pas possible », a déclaré l’avocat dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce samedi 16 octobre 2021.

Tout en assurant que ce choix est nul et de nul effet, il annonce une rencontre des défenseurs de l’homme lundi prochain pour plancher sur la désignation de leurs représentants au Conseil national de la transition. « On doit avoir une réunion normalement lundi, et on va demander à ceux qui veulent nous représenter de faire acte de candidature et avant la fin de la semaine, on procède à l’élection. Chaque candidat aura au moins 5 minutes pour présenter son projet, ses intentions, pourquoi est-ce qu’il veut nous représenter. C’est après cela qu’on va passer au vote et ceux qui viendront en tête vont nous représenter.

On se connaît entre nous. Par exemple, au moment fort de la contestation contre le 3ème mandat, on avait mis en place le Collectif des ONG de défense des droits de l’homme contre un nouveau mandat. Nous avons fait beaucoup d’activités, beaucoup de déclarations. On veut redynamiser cela pour que les ONG qui ont combattu le 3ème mandat et qui ont signé la charte du FNDC soient habilitées à présenter des candidats. On ne va pas accepter des gens qui ont ouvertement soutenu le projet de 3ème mandat.

Vous savez, dans notre pays on est habitués à ce retournement de veste. Les bonnes personnes ne sont jamais aux bonnes places. On ne peut plus accepter cela. Et ceux qui ont ouvertement soutenu le projet de 3ème mandat, qu’ils attendent que la transition finisse et après on pourra être ensemble. Tu ne peux pas soutenir une situation et quand ça tourne au vinaigre, tu changes de veste pour dire que tu vas aller représenter les gens. Ça ne peut pas marcher », a martelé Me Frédéric Foromo Loua.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Rentrée des classes : l’école primaire de Kipé2 prête à accueillir les élèves

16 octobre 2021 à 17 05 34 103410

Seuls quelques jours nous séparent de la fin des vacances. En tout cas, sauf changement de calendrier, l’ouverture des classes aura lieu le 21 octobre prochain et les élèves reprendront le chemin de l’école. Ainsi, dans les établissements de l’enseignement pré-universitaire, l’heure est aux derniers réglages pour une rentrée scolaire réussie. C’est le cas à l’école primaire de Kipé2 (dans la commune de Ratoma) où l’heure est à la révision des documents administratifs de la direction. Les autres tâches sont déjà bouclées, en dépit du fait que l’école est en chantier, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le directeur adjoint de l’école primaire de Kipé2, Sékou Keïta, son établissement doit accueillir un effectif plus de 1800 élèves cette année. Et, tout a été mis en œuvre pour recevoir les élèves et démarrer les cours dès le premier jour de l’année scolaire.

Sékou Keita, Directeur adjoint de l’école primaire Kipé 2

« L’école est en chantier ; mais, malgré cela, nous travaillons. Nous avons tenu une réunion du personnel relative à la rentrée des classes. C’est ce 11 octobre qu’on a tenu cette réunion, nous avons fait la répartition des enseignants par classe, la répartition des élèves aussi a été faite. Et, nous avons doté les enseignants de cahiers de préparation, d’état d’avancement, de notes et les registres d’appels. Actuellement, nous avons 1817 élèves pour toutes les classes. C’est notre effectif prévisionnel », a expliqué Sékou Keïta.

En plus des préparatifs pour la rentrée, la direction de l’école primaire de Kipé2 a peaufiné une stratégie pour avoir de bons résultats à l’examen d’entrée en 7ème Année. Il s’agit notamment des cours de révision obligatoires pour les 340 élèves sont en classe de 6ème Année.

« Comme d’habitude, Kipé2 est parmi les meilleurs et nous avons toujours fait de très bons pourcentages. Sachant que c’est la 6ème Année qui fait la renommée de l’école, nous avons proposé beaucoup de choses. Mais, le grand point est la révision qui est impérative du lundi au jeudi. On vient le matin, mais aussi le soir. C’est obligatoire, parce que c’est la direction qui organise ça. Donc, les élèves et le maîtres sont tenus obligés de le faire. Parce que sans cela, les enfants seront en abandon à la maison », a dit Sékou Keïta.

A l’image des années précédentes, le directeur adjoint de l’école primaire de Kipé2 réduite cette année encore des difficultés liées à la démission des parents dans l’éducation des enfants. Mais, il assure que le personnel enseignant et la direction de l’école feront le mieux pour la réussite des élèves.

« Nous avons essayé de convier les parents d’élèves à maintes reprises. Nous passons par des écrits et, dès fois même, c’est autour du mat qu’on demande aux élèves, notamment ceux de l’examen, d’informer leurs parents qu’il y a une rencontre à telle date, à telle heure. Malheureusement, ils ne viennent pas. Mais, comme ils ne viennent pas, nous ferons notre mieux pour que les enfants réussissent. Parce qu’on nous les a confié et nous les considérons comme les futurs cadres de ce pays. Alors, nous avons le devoir de s’occuper d’eux, pas seulement pour leur instruction, mais aussi pour leur éducation », a indiqué Sékou Keïta.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com

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Bogola Haba sur la réunion des caciques du RPG : « ils devraient se préparer à répondre à la justice… »

16 octobre 2021 à 15 03 30 103010
Keamou Bogola HABA, président d’honneur de l’UGDD

A la faveur d’une réunion jeudi dernier au siège de leur parti à Gbéssia, les ténors du RPG arc-en-ciel ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour la libération sans condition de leur champion Alpha Condé (l’ancien président est dans les mains du CNRD depuis le 05 septembre dernier). Ces caciques de l’ancien parti au pouvoir n’ont pas dévoilé la stratégie qu’ils comptent adopter pour obtenir gain de cause au près de la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée, l’annonce d’une lutte pour Alpha Condé inquiète déjà certains acteurs politiques guinéens.

Dans un entretien ce samedi, 16 octobre 2021, Kéamou Bogola Haba, président d’honneur de l’Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement (UGDD) et porte-parole de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD), a demandé aux cadres du RPG arc-en-ciel de faire profil bas au risque de remettre en cause le calme précaire qui prévaut actuellement dans le pays.

« Ces réunions constituent un sujet préoccupant, parce que la question de la lutte contre les crimes économiques et de sang est à l’ordre du jour. Nous nous pensions qu’il était important que ces dignitaires du RPG fassent profil bas par rapport à la situation qui prévaut. Ils ont commencé à se réunir et à lancer des menaces telles que : ils veulent la libération sans condition d’Alpha Condé. Cela va forcément pousser les victimes et l’ensemble des populations qui en ont marre de cette question de 3ème mandat à se lever aussi. Ceci dit, le calme précaire que nous avons aujourd’hui risque de prendre un coup. Il était donc important pour les uns et les autres de faire profil bas pour permettre au CNRD de déployer rapidement son agenda. Ceux qui ont des comptes à rendre, qu’ils rendent les comptes. Et, que la justice qui est la boussole nous permette de décanter la situation par rapport aux audits en cours, aux réformes de l’administration publique et à tout ce que nous savons comme crime économique et de sang… Donc, pour nous, c’est extrêmement important, que ce soit nous ou les anciens du RPG, de faire profil bas par rapport à cette question de réclamation de libération sans condition d’Alpha Condé. Je pense que c’est une menace que nous n’avons besoin. Ils devraient rester chez eux jusqu’à ce que le CNRD clarifie la situation de tout un chacun au lieu de se réunir et proférer des menaces par rapport à cette libération », a indiqué Kéamou Bogola Haba.

Pour le président d’honneur de l’UGDD, ces cadres du RPG arc-en-ciel feraient mieux de se préparer à répondre à la justice que de peaufiner des manœuvres pour la libération de l’ancien chef de l’Etat guinéen.

« Aujourd’hui, il y a la liberté d’expression. Mais, si déjà ils se réunissent pour réclamer une libération sans condition d’Alpha Condé, le CNRD devrait plutôt leur dire de rester à leur disposition, parce que leurs passeports ont été saisis. Et, si vous avez des passeports saisis, ça veut dire que vous êtes à résidence surveillée, cela veut dire que vous devrez plutôt aller répondre à la justice. Donc, nous nous demandons que la justice puisse rapidement commencer son travail sur ces personnes, parce que la Cour suprême est rétablie, les tribunaux sont là, les audits sont en cours. Ils devraient plutôt se préparer à répondre à la justice que s’organiser pour aller à des élections », estime le porte-parole de l’ANAD.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Remobilisation du RPG : « le CNRD doit prendre ses responsabilités », selon Saïkou Yaya

16 octobre 2021 à 15 03 21 102110

Près d’un mois et demi après la chute du président Alpha Condé, son parti s’organise pour se repositionner sur la scène politique guinéenne. Ces derniers jours, les responsables du RPG Arc-en-ciel ont organisé plusieurs rencontres pour chercher à obtenir la libération de l’ancien chef de l’Etat guinéen (toujours détenu par la junte militaire qui a renversé son régime), mais aussi pour voir comment reconquérir le pouvoir après la transition.

Et cette situation suscite des réactions au sein des partis politiques qui se sont opposés au pouvoir d’Alpha Condé. Saïkou Yaya Barry, le secrétaire exécutif de l’UFR, a évoqué ce sujet dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce samedi 16 octobre 2021. Pour ce responsable du parti de Sidya Touré, ce que font les ténors de l’ancien régime est à la fois anormal et dangereux. C’est pourquoi, il demande aux nouvelles autorités guinéennes de prendre leurs responsabilités face à cette situation.

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

« C’est une forme de menace que lancent ces caciques du RPG. Mais, en réalité, ça sème le doute au niveau de la population sur les possibilités que le CNRD a pour demander à ces gens des comptes sur leur gestion. Ils se sont calmés un moment, mais ils se rendent compte qu’il y a une légèreté dans la décision du CNRD. Ce qui fait qu’ils se constituent en force. Et donc, nous disons que c’est au CNRD de prendre ses responsabilités, parce que s’ils ont fait le coup d’Etat, c’est parce que la Guinée était mal gérée et que la gestion a été catastrophique. Donc, ceux qui ont contribué à cela, qu’ils se retrouvent et parlent à haute voix, cela ne devrait pas arriver.

Malheureusement, c’est ce que nous constatons et nous ne pouvons qu’alerter sur le danger que cela représente pour les nouvelles autorités en République de Guinée. Si la rupture est créée, c’est parce que ça ne marchait pas. Et si les mêmes personnes qui ont contribué à ce que ça ne marche pas lèvent le ton, ce qu’on sent une légèreté dans la prise de décision au niveau du CNRD. Alors, nous les alertons, parce que les conséquences de cela peuvent amener une autre façon de réagir sur le terrain et qui ne sera pas en faveur du combat que nous avons mené jusqu’à maintenant », prévient Saïkou Yaya Barry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Le RPG s’organise pour se repositionner : « ces agitations doivent être stoppées », estime Dr Diao Baldé

16 octobre 2021 à 14 02 57 105710
Dr Diao Baldé, président du parti UGN

Depuis quelques jours, le RPG Arc-en-ciel cherche à s’organiser pour se repositionner sur la scène politique guinéenne. Les ténors de l’ancien parti au pouvoir multiplient les rencontres pour tenter d’obtenir la libération du président Alpha Condé (toujours détenu par la junte militaire qui l’a renversé), mais aussi pour voir comment reconquérir le pouvoir après la transition. Et cette situation ne laisse pas indifférents certains opposants du régime Alpha Condé. C’est le cas notamment de Dr Diao Baldé, président de l’Union pour la Guinée nouvelle (UGN). Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce samedi 16 octobre 2021, ce leader politique a dénoncé des « agitations » qui doivent être stoppées.

« Je trouve que les rassemblements des dignitaires du RPG sont des agitations qui sont de nature à déranger les gens. Quand on connaît les raisons qui ont motivé la prise du pouvoir par l’armée, le 05 septembre, et que ces mêmes personnes se retrouvent pour soi-disant réclamer la libération sans condition de M. Alpha Condé et chercher à reconquérir le pouvoir, ça veut tout dire. Donc, ces agitations, à mon avis, devraient être stoppées pour la quiétude sociale, pour la tranquillité et pour une bonne conduite de la transition.

Ce sont eux qui ont amené à cet état de fait, parce que s’ils avaient pris leurs responsabilités au sein du RPG, on ne serait pas arrivé à un troisième mandat. Ils ont manqué à leur devoir, ils ont manqué à interpeller leur soi-disant champion pour ne pas qu’il viole la constitution. Donc, les agitations qu’ils font, on devrait les interrompre pour laisser le CNRD faire son travail pour une transition réussie, permettant de jeter les bases d’un développement économique et social de notre pays », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le président de l’UGN (parti politique membre de l’ANAD) s’est prononcé sur le débat en cours autour du retard de la nomination du gouvernement de la transition. Pour lui, il n’y a pour l’heure, aucune inquiétude à se faire à ce niveau. « Au regard de ce qui se passe actuellement, je crois que le CNRD était plus préoccupé par la situation de l’armée. Ce qui est extrêmement important. On a vu la mise à la retraite de 44 généraux, c’est une grande première. Et à mon avis, c’était une priorité pour le CNRD de rétablir l’ordre au sein des forces armées et de mettre en place son équipe.

Pour ce qui est du gouvernement, ce sont des consultations qu’ils sont en train de mener à l’interne pour avoir les bonnes personnes. Ensuite, que ce soit le Président ou le Premier ministre, ils sont préoccupés par la question sur comment redorer l’image de la Guinée, rassurer nos partenaires ainsi que les chefs d’État de la sous-région quant à la volonté de conduire une bonne transition. Nous avons déjà vu le Premier ministre sur une offensive diplomatique au Ghana et en Côte d’Ivoire. C’est pour l’image du pays, parce que sans la coopération sous régionale et régionale, il est difficile d’amorcer le développement et de parler de stabilité et de paix », a dit Dr Diao Baldé

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Meurtre du soldat de 2ème classe Kémo Sacko : « c’est lui qui s’est suicidé », se défend l’accusé

16 octobre 2021 à 12 12 51 105110

Condamné en première instance à 15 ans de réclusion criminelle par le tribunal de formation spéciale militaire de Kankan, pour le meurtre du soldat de 2ème classe Kémo Sacko, l’accusé Mohamed Soumah (également soldat de 2ème classe) a comparu hier, vendredi 15 octobre 2021, devant la Cour d’Appel de Conakry. A la barre, ce militaire a plaidé non coupable des faits mis à sa charge. Il a déclaré que la victime (Kémo Sacko) s’est involontairement donnée la mort dans une manœuvre visant à l’impressionner et l’intimider après une dispute. Le ministère public a finalement requis 5 ans de prison à son encontre. Ce qui constitue, si la Cour suit les réquisitions du parquet, une réduction de peine pour l’accusé. Il pourrait donc sortir de prison le plus tôt que prévu, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans cette affaire, les faits reprochés à Mohamed Soumah remontent au mercredi 20 septembre 2017 dans la préfecture de Dinguiraye, précisément à la frontière Guinée-Mali. Il est accusé d’avoir tué son collègue de service, Kémo Sacko, un soldat de 2ème classe. Il a été arrêté et placé sous mandat de dépôt le 28 octobre 2017 par le parquet militaire. Et, le 6 juin 2018, il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par le tribunal de formation spéciale militaire de Kankan, en dépit du fait qu’il ait clamé sans cesse son innocence dans cette affaire. Mais, son avocat, Me M’Bomby Mara, a très vite relevé appel de cette décision de première instance. Et, ce vendredi, son procès en appel s’est ouvert à la Cour d’Appel de Conakry.

Devant cette juridiction supérieure, l’avocat de Mohamed Soumah est revenu sur les motifs de cet appel en formulant des griefs contre la juridiction de première instance qui a statué sur cette affaire à Kankan. Me M’Bomby Mara a aussi dénoncé la « peine excessive » qui a été infligée à son client.

« Le tribunal militaire a détourné les faits. Le tribunal n’a pas commis des experts sur la mort de  Kémo Sacko. Le tribunal militaire n’a pas cherché à connaitre le passé de Kémo avant sa mort. Il (Kémo Sacko) s’est bagarré ce jour (mercredi 20 septembre 2017) avec sa copine et il était sous l’effet de l’alcool. Il détenait l’arme lorsque Mohamed Soumah lui reprochait du fait qu’il s’est bagarré avec sa copine… Nous trouvons également que la peine de 15 ans de réclusion est excessive », a déclaré Me M’Bomby Mara.

Appelé à la barre, l’accusé Mohamed Soumah a clamé son innocence de la Cour. Il a plaidé non coupable des faits articulés contre lui, tout en martelant que Kémo Sacko (la victime) s’est suicidé.

« Ce jour, je suis venu à la frontière. J’ai mis le barrage à 6 heures. A 8 heures, j’ai vu Sacko venir. Je lui ai fait des reproches par rapport à son retard. Il m’a fait comprendre qu’il s’est bagarré avec sa copine. Il m’a demandé de le laisser aller chez docteur pour faire une assise avec sa copine. Je l’ai laissé partir. Entretemps, docteur est venu passer là où je suis sans me saluer. A son retour, il m’a dit que ce que Sacko lui a fait aucun militaire ne lui a fait ça. Après, le docteur a continué. Dès que Sacko est revenu, je l’ai conseillé. Mais, il m’a insulté. On s’est disputé. Pendant qu’on se disputait, il avait l’arme PMAK en bandoulière, il m’insultait, il me traitait de maudit, de batard. Il me traitait de tous les noms. J’ai appelé la hiérarchie, le colonel Lanciné Keïta et le chef de poste Amara Soumah, pour les informer. Pendant qu’on se disputait, il a enlevé l’arme sur ses épaules. Il a fait des tirs de sommation sur la terre, en direction de ma moto. J’ai fui à une certaine distance et j’ai dit : Sacko qu’est-ce que tu veux faire ? Il m’a dit qu’il va me montrer qu’il est forestier et qu’il est invulnérable. Il a mis l’arme sur sa côte et il s’est tiré dessus. Quand il s’est tiré dessus, il n’est pas tombé sur le champ. Il a fait au moins 20 pas avant de tomber. La balle est entrée par la poitrine et sortir par le dos. Il (Kémo Sacko) est allé s’asseoir sur une chaise avec l’arme en disant : Hé! Hé! C’est ainsi que je suis venu derrière lui pour retirer l’arme. J’ai appelé la hiérarchie pour leur dire qu’un de mes éléments s’est tiré dessus. Donc, ce n’est pas moi qui ai tiré sur lui. Plutôt, c’est lui qui s’est suicidé » a expliqué Mohamed Soumah.

Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé à la Cour d’accorder « assez de circonstances atténuantes » à l’accusé et de réduire au tiers la peine qu’il a écopée en première instance. « Le parquet demandé à la Cour de condamner Mohamed Soumah à 5 ans d’emprisonnement », a dit l’avocat général.

De son côté, l’avocat de la défense, Me M’Bomby Mara, a plaidé l’acquittement pure simple de son client « pour crime de meurtre non constitué à son encontre ».

Finalement, la Cour a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 29 octobre prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/664 413 227

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Football : la LGFP annonce la date du démarrage du championnat national

16 octobre 2021 à 12 12 46 104610

La nouvelle saison du championnat national de football démarre dans deux semaines. L’annonce a été faite par la LGFP au cours d’une conférence de presse animée ce samedi, 16 octobre 2021. 

Selon Mathurin Bangoura, le président de la ligue guinéenne de football professionnel (LGFP), la semaine sportive 2021-2022 sera lancée le dimanche, 31 octobre 2021. 

« A la suite de la rencontre du bureau exécutif, j’informe le public sportif que la nouvelle saison démarre le dimanche 31 octobre 2021 », a déclaré l’ancien gouverneur de Conakry, tout en précisant que le calendrier de cette année va être compliqué.

« Nous avons deux compétitions majeures : la phase finale de la CAN 2021, au Cameroun, et les éliminatoires de la coupe du monde Qatar 2022. Les présidents des clubs doivent accepter l’agencement du calendrier pour qu’on joue plusieurs matchs avant la Coupe d’Afrique des Nations », a dit Mathurin Bangoura.

Le coup d’envoi de cette saison sportive était initialement prévu le 1er octobre. Mais, il avait été reporté, en raison d’un manque de moyens financiers suffisants.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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3 mois de « septembre » différents en Guinée : jamais 2 sans 3, dit le dicton

16 octobre 2021 à 12 12 42 104210

Qui pouvait l’imaginer ?

Par Elhadj Boubacar Koûrou Diallo : En soixante-trois ans d’indépendance, la Guinée, notre Guinée a connu ses trois mois de Septembre différemment.

  • 28 Septembre 1958
  • 28 Septembre 2009
  • 05 Septembre 2021

Le premier : « 28 Septembre 1958 » a été symbolique, mais MOBILE DE VANITÉ pour une jeunesse fougueuse de politiciens mal préparés à gouverner un État ; orgueilleux, prétentieux et vaniteux, ils théorisent en copier-coller : un MARXISME-LÉNINISME HASARDEUX après leur isolement insoucieux.

Avaient-ils pensé qu’en se sevrant eux-mêmes du colon leur émancipation, sans grande formation, ni fortune nous ferait de pitoyables pauvres consommateurs et nécessiteux victimes de cette citation : « NOUS PRÉFÉRONS LA LIBERTÉ DANS LA PAUVRÉTÉ A L’OPULENCE DANS L’ESCLAVAGE ».

Quelle ignorance !

Quelle pauvreté d’esprit !

En vingt-six ans de règne du tyran SÉKOU TOURÉ et vingt-quatre ans de celui de LANSANA CONTÉ, notre pays est passé de quatre millions à douze millions de bouches à nourrir avec 70% d’analphabètes.

Pauvreté intellectuelle de l’Homme nouveau que la révolution noire du PDG avait promis de façonner. Après soixante-trois ans de galère où 85% des guinéens sont pauvres, 10% ont un revenu moyen et 5% sont dits riches ; les richesses du pays ne profitant qu’à 5% de la population et/ou 95% de celle-ci se partagent les 5% de cette richesse restante.

Damnés que nous sommes, durant cette période funeste le guinéen n’a été capable de fabriquer ni une aiguille, ni une pointe encore moins un vélo. Nous n’avons été que de bougres consommateurs à l’image des libyens du feu tyran MOUHAMMAR EL KHADAFI.

Tous les indicateurs de croissance nous étaient au rouge.

Jamais un pays n’a été aussi appauvri : « UN PAS EN AVANT ET DIX PAS EN ARRIÈRE ». La majorité des guinéens commençaient à douter des bienfaits de l’indépendance puis devenaient de plus en plus sceptiques et nostalgiques à l’ère coloniale.

Conté, des militaires ventrus, gros, gras et des politiciens affairistes doctrinaires du ‘’Koudaïsme’’ (éternel pouvoir) s’affaissent. Le régime déliquescent et moribond qu’ils nous ont imposé devient un État narco avec une flopée de généraux mafieux (atterrissages d’avions sud-américains porteurs de cargaisons de cocaïnes à Faranah et Boké).

Et vint un 22 Décembre 2008, le général président et paysan répondit au trépas à l’appel du tout puissant ALLAH.

Le lendemain, Jeudi 23 Décembre 2008 surgit le fougueux imprévisible et virevoltant CAPITAINE MOUSSA DADIS CAMARA avec son CNDD pour mettre aux pas et aux gardes à vous les ventrus généraux du régime narco.

Un court espoir vint.

Mais hélas !

Des renégats ethnos et criminels tapis dans les rangs de l’armée et de l’opposition d’alors eurent raison du fameux capitaine DADIS le poussant à l’inexplicable, incroyable et effroyable boucherie du 28 Septembre 2009 au stade du même nom.

Ce « 28 SEPTEMBRE 2009 », un lundi fut très noir pour les guinéens avec un carnage de centaines d’innocentes victimes, de nombreux blessés et de centaines de femmes violées puis humiliées dans leurs chairs. Ce Septembre noir n’a pas encore livré ses vérités parce que les concepteurs et exécutants de ce carnage sont passés à la commande de l’État par la tacite et incrédule tyrannie du fourbe ALPHA CONDÉ entre le 7 Novembre 2010 et le béni jour du 05 Septembre 2021.

Ce troisième Septembre :

05 SEPTEMBRE 2021

Qui l’y crut ?

Cette fois un Septembre béni avec des hommes bénis en kaki mais naturellement camouflés aux visages contraignants ayant de nobles convictions !

Un cinq Septembre de rêve et de tous les espoirs. Septembre de renaissance. Et enfin, Dieu pensa à la Guinée Et aux guinéen (n)(e)(s) comme il avait pensé au peuple juif qui vivait sous l’emprise des pharaons en Egypte. 

Les pharaons guinéens qui se sont succédé ont pour noms :

  • Sékou Touré
  • Lansana Conté
  • Moussa Dadis Camara
  • Sékouba Konaté
  • Et Condé Alpha, le pire de tous.

Le Moïse guinéen n’est autre que l’emblématique, le courageux et l’héroïque COLONEL MAMADI DOUMBOUYA que Dieu fit grandir dans la plus grande discrétion et protection sous les ailes du dernier pharaon de la Guinée de l’ère moderne.

LE SEUL ACTE SALVATEUR DE CE TYRAN QUE J’AI LA PEINE DE NOMMER EST D’AVOIR CRÉÉ CE BATAILLON AUTONOME DES FORCES SPÉCIALES AVEC À SA COMMANDE CE BÉNI ET ÉCLAIRÉ HOMME : LE COLONEL MAMADI DOUMBOUYA.

Ce mois de Septembre 2021 est tout le contraire du Septembre noir de 2009. Celui-ci est une délivrance qui a offert à la Guinée un nouveau Moïse moderne.

Mon colonel, tu as quelque chose de commun avec le Moïse des juifs :

  • La première lettre de vos prénoms » M »
  • Le courage
  • L’abnégation
  •  La persévérance
  • Le bon Coeur

Mon colonel, Président du CNRD, Président de la République de Guinée, chef de l’État ne trahis jamais cet espoir qui est né en Guinée et dans le coeur des guinéen(n)(e)(s).

Mon colonel, tu aimes citer de grands hommes africains tels que : 

  1. Jerry Rawlings
  2. Thomas Sankara
  3. Nelson Mandela
  4. A-T-T

Tu peux devenir meilleur qu’eux si tu le veux ; mais il te faudra faire le sourd face aux laudateurs, aux griots et encenseurs (en un mot les ‘’gnâri-maga’’).

Nous guinéens, sommes prompts, astucieux et ingénieux dans la fabrique et la mise en orbite de paranoïaques dictateurs. Prends garde ! Je ne m’en exclus pas et n’exclus personne. Mets-toi hors de portée des coordinations ethniques ; des vieux cadres caméléons qui ont travaillé avec les différents tyrans. Surtout ceux qui ont dirigé avec Condé Alpha ne doivent pas se faire recycler auprès de toi.

Tu rendrais les guinéens fiers et heureux si tu rétrogradais tous les actuels généraux des armées, de la gendarmerie, de la police et de la douane au grade de commandant tout en les mettant de facto à la rétraite. Tous les officiers supérieurs, officiers, sous-officiers et hommes de troupes brimés et mis à l’écart par ce dernier despote, récupère-les.

AUCUN OFFICIER EN ACTIVITÉ NE DOIT PORTER UN GALON SUPÉRIEUR AU TIEN.

Continue avec élégance et sûreté ton chemin. Nous te faisons confiance.

     Je te suggère entre autres :

  • De composer et de meubler un gouvernement restreint et consensuel de 17 à 19 membres avec un premier ministre civil. Ceci nous éviterait de grosses et inutiles dépenses en période de vache maigre pendant laquelle le pays est sous sanctions.
  • Tu ne pourras jamais satisfaire tous les appétits.
  • Je te conseille de penser aux ministres démissionnaires des derniers gouvernements du fourbe de Sekhoutouréyah.
  • Tous ceux qui ont géré les manifestations et qui ont donné des armes létales occasionnant des morts et des blessés doivent répondre de leurs actes. Ces infirmes qui ont reçu des balles létales à Ratoma, du rond-point Hamdallaye à kagbellen sont plus de 5000. Toutes les villes du pays ont des martyrs assassinés ou paralysés à vie. Je vous suggère de les indemniser et de leur apporter des soins adéquats. C’est possible en saisissant par des tribunaux anti-corruption et blanchiment d’argent tous les biens roulants, mobiliers et immobiliers des prédateurs de ce défunt régime corrompu.
  • Cherchez à récupérer les fonds qu’ils ont placé dans des pays dits « PARADIS FISCAUX « .
  • Koweït
  • Liban
  • Chypre
  • Émirats arabes unis
  • Turquie
  • Brésil
  • Porto-Rico
  • Vénézuela
  • Côte-d’Ivoire
  • République Démocratique du Congo
  • Congo Brazzaville 
  • Costa Rica
  • Mon colonel, notre libérateur, le grand sauveur éloigne-toi des sbires qui étaient à la solde de la mafia Condéiste. Qu’ils t’aient apporté aide ou quoi que ce soit, ce sont des traîtres. << ILS ONT TRAHIS LEUR MENTOR, ILS RECIDIVERONT AVEC TOI>>.
  • Surtout, surtout ne libère pas l’ex putschiste constitutionnel Condé Alpha qui ne nourrit de pitié pour personne. A-t-il un proche à Conakry, en Guinée, dans la sous-région, en Afrique ou dans n’importe quel autre continent pour qui il peut courber l’échine, l’écouter, l’accepter et avoir de la compassion pour lui ? Il a affirmé publiquement et officiellement que non. Il est membre d’une connexion de mafieux sans gêne, ni pitié. Ce sont des rapaces criminels et revanchards ayant à leur portée des mercenaires sans foi, ni loi capables de déstabiliser et de détruire n’importe quel État africain. Condé Alpha, cette sangsue libre, installée à Brazzaville, à Paris, à Istanbul ou je ne sais où utilisera la fortune qu’elle a détournée durant ces onze dernières années d’asphyxie des richesses guinéennes, ses mercenaires en attente afin de détruire notre chère patrie.  Les sages d’Afrique nous disent :<< QU’ON NE CARESSE PAS LA TÊTE D’UNE VIPÈRE >>.
  • Fais-le juger en Guinée ici par des juges compétents et impartiaux. Qu’il bénéficie de l’assistance de ses avocats exceptés Maître Boucounta Diallo et Maître Albert Bourgi qui doivent rendre compte au peuple martyr de Guinée.
  • Mettez aux arrêts le procureur Sidy Souleymane Diaye, le président de la Cour constitutionnelle, le président de l’ex farfelu Président de l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara, l’ex premier ministre Kassory Fofana, Mamadi Dianè, Malick Sankon, Alseny Makanera Kaké, Mme Domani Doré, Sanoussy Bantama Sow, l’ex ministre Damantang Camara, l’ex ministre Bouréma Condé, Kiridi Bangoura ,l’ex DG des impôts Makissa Camara qui sont entre autres les violents concepteurs et exécuteurs de la fameuse nouvelle constitution et du troisième mandat (putsch constitutionnel ). Le général Bafoé et le commissaire kidnappeur Fabou Camara doivent s’expliquer sur les tueries que Conakry et le reste de la Guinée ont connues. Le général Ibrahima Baldé et sa Fosspel doivent rendre compte des tueries pendant et après les consultations électorales avec leurs corollaires du transport des documents des bureaux de vote avec violence sur les délégués des partis politiques. Tous, d’une manière ou d’une autre ayant utilisé des armes létales pour blesser et tuer de paisibles citoyens qui n’avaient de revendications que leurs droits constitutionnels.
  • Ces snipeurs sans vergogne, sans pitié ni foi doivent aussi rendre des comptes ; ils connaissent bien ceux qui les ont commis à cette sordide tâche et ceux qui ont exécuté leurs sales besognes. Retenez bien :<< Alpha Condé est dangereux >> dixit Capitaine Moussa Dadis Camara et Mamadou Sylla. Tous ceux qui ont tourné autour de lui et l’ont servi sont des vipères extrêmement venimeuses.
  • Mon colonel, je te plains et je me fais de sérieux soucis pour toi quand j’apprends que Tchiéboro, Fabou, Bafoé et d’autres grands officiers de mauvais renoms de leurs acabits tournent autour de toi. Tous les guinéens épris de justice, de loyauté, de franchise et de paix prient pour qu’ils n’aient pas raison de toi. Dans les différents corps d’armée, de la gendarmerie et de la police, il ne manque point d’hommes et de femmes justes et capables de servir la nation guinéenne et son peuple.
  • On vous prie sagement et humblement de ne plus nous recycler d’opportunistes criminels.
  • Nous sommes à la croisée des chemins. Tous les regards sont orientés vers nous.
  • Certains chefs d’États africains sont jaloux de nos richesses. Ils se moquent sous cap quand nous échouons à répétition.
  • Le collège de chefs d’États africains exceptés Macky Sall, Georges Weah, le Colonel Assimy Koita, le Gcénéral Umaru Amballo…se retrouvent en club d’intérêt commun malveillants et hypocrites au sein de la CEDEAO ou de l’UA pour vociférer sur nous en égrenant des sanctions ; cela ne doit point nous préoccuper encore moins nous inquiéter voire nous déstabiliser. Continuons notre Marche la main dans la main sans exclusion pour la construction de notre État fragilisé. Protégeons notre Nation-Etat de ces vulgaires rancuniers ethnos-racistes.
  • Je vous suggère également une transition de 18 à 24 mois sous votre éclairée conduite avec deux organes :
  • Le CNT composé de 120 à 150 membres
  • Un gouvernement consensuel de technocrates formé de 17 à 19 membres issus de la société civile, de la diaspora et de cadres départis de tout soupçon d’ethnocentrisme.

Ceux-ci vont s’atteler à construire des institutions plus fortes que nous humains et plus fortes que le diable personnifié.

<< JUSTICE – VÉRITÉ – RÉCONCILIATION >> doivent être leurs maîtres mots. Si la Guinée vous accorde deux ans pour la transition, le CNT et le CNRD doivent s’activer pour une réconciliation nationale aboutie. Nous devons nous regarder en face, nous auto-dénoncer, reconnaitre les crimes que nous avions commis et savoir nous pardonner. Il n’y aura ni chasse à la sorcière ni vengeance. Les victimes seront dédommagées et ceux qui méritent soins et assistances doivent en bénéficier. Les biens détournés seront récupérés pour dédommager les victimes. Cela est bien possible mon colonel.

Quand un ministre et/ou un haut cadre venu à la commande à la faveur du régime de ce dictateur despote, d’un ministère, d’une régie financière, d’une DAF ou d’une direction nationale, se fait construire ou acheter deux, trois, quatre, cinq voire des dizaines de villas et d’immeubles alors qu’il n’a pas hérité d’une fortune auparavant et que son salaire soit minable, doit s’expliquer et donner la source de ses nouveaux revenus. Si les fonctionnaires les mieux payés en Guinée sont les magistrats dont les traitements mensuels varient entre huit millions et vingt millions, et que le salaire des médecins et des enseignants de la fonction publique ne dépasse pas les six millions, considérant que :

  • Deux chambres, un salon et une toilette se louent actuellement à un million cinq cents mille.
  • Un sac de riz à trois cent cinquante mille
  • Un kilo de viande à soixante mille
  • Un bidon de 5 litres d’huile à cent vingt-cinq mille
  • La popote journalière à cinquante mille
  • Le transport journalier à trente mille
  • La scolarité mensuelle de 5 enfants à un million
  • L’électricité et l’eau trois cents mille francs le mois
  • La pharmacie familiale à cinq cents mille francs le mois
  • Les affaires sociales à quatre cents mille le mois
  • Avec ces différents inaliénables petits besoins, le travailleur doit s’endetter forcément à la fin du mois.

Mon colonel pour cette famille de l’intelligentsia guinéenne, les enfants ne connaissent ni amuse-gueules, ni dessert, ni vacances encore moins de loisirs. Comment ces fonctionnaires peuvent-ils se trouver un petit toit à eux alors que le pain quotidien leur manque ? Tandis que les vautours hauts perchés des finances et autres ministres et directeurs nationaux se font acheter des immeubles, des villas, des appartements, des châteaux et de vastes domaines dans le pays, dans la sous-région et dans l’hexagone. Ils se font le luxe de s’accaparer de la cité de Nongo-Contéyah et de tous les autres domaines de l’État. Le patrimoine mobilier et immobilier de l’État est devenu leur propriété.

             Advienne que pourra !

Monsieur le Président de la République, mon Colonel, votre grandeur d’âme a pensé rétablir les travailleurs et les pensionnaires de la fonction publique dans leurs droits en leur rétrocédant les 5°/° et les 2°/° de salaires et de pensions que la sangsue leur avait soutirés.

       Quelle magnanimité !

Je vous informe que ces victimes pensionnaires de la fonction publique n’ont eu aucune amélioration de leurs pensions de 2010 à nos jours et ce despote a trouvé commode à lui une ponction injustifiée de 2°/°. Or, certains vieux cadres de ce pays n’ont même pas un revenu mensuel égal au SMIG (440.000gnf ).

       Quel crime !

Je vous rappelle ceci mon colonel : le DG de la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) MALICK SANKHON a dit publiquement au siège du RPG qu’il dispose de 5000 chevaliers qui sont prêts à mourir pour défendre les acquis de ce parti, qu’il nourrit, loge, habille et paie. Quelqu’un qui, il y a vingt ans tirait le diable par la queue. Les fonds de cette caisse CNSS servent à financer cette milice et non à améliorer la vie des vieux et des vieilles ayant servi avec abnégation toutes leurs vies de capacité intellectuelle et physique la nation guinéenne.

   Honte à ce véreux cadre !

Monsieur le Président du CNRD, Président de la République de Guinée, mon Colonel ne vous faites pas de soucis sur l’ostracisme machiavélique du syndicat de chefs d’États de la CEDEAO qui ne sont que des copains et de coquins du tyran Condé Alpha.

Tout ce que le peuple de Guinée n’acceptera pas et ne vous pardonnera jamais c’est :

  1. De libérer Condé Alpha par peur et/ou sous contraintes venant des mafieux copains et Coquins de ce tyran.
  2. Le pardon sélectif des dignitaires de ce régime défunt sans jugement équitable
  3. Leur recyclage dans les rangs des organes de transition
  4. De vouloir durer trop longtemps dans la transition ou de vouloir se maintenir par des stratagèmes à la DADIS.

NB: veuillez rendre un vibrant hommage de la nation à titre posthume au défunt président de la cour constitutionnelle M. KÉLÉFA SALL

  Je vous en conjure !

<< MA TRANSITION À MOI, VOTRE TRANSITION, LA NOTRE J’ALLAIS DIRE, DOIT DURER DE 18 À 24 MOIS À MON AVIS >>. Ceci nous permettrait de recenser tous les guinéens de l’intérieur et de l’extérieur sans arrière-pensée.

Merci à vous mon Colonel, Président du CNRD, Charismatique et Magnanime fils de ma noble République de Guinée.

Victoire au peuple martyr de Guinée !

Vive la libération de la Guinée

A bas l’ethnocentrisme, la gabegie, la rancœur et la haine tribale !

Dieu bénisse la Guinée, les guinéennes et les guinéens !

Elhadj Boubacar Koûrou Diallo

Enseignant, ancien réfugié politique au Sénégal

Contact : 622-52-91-27 –  657-91-57-06

E-mail : [email protected]

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Guinée-Bissau : le gouvernement dément l’existence de préparatifs d’un putsch

16 octobre 2021 à 12 12 25 102510

Lu pour vous ! Le gouvernement de Guinée-Bissau a démenti vendredi l’existence de préparatifs en vue d’un putsch, dans ce pays ouest-africain familier des coups de force.

Le chef d’état-major des armées, le général Biagué Na Ntan, avait déclaré jeudi que l’armée avait identifié « un groupe de militaires (…) qui est en train de mobiliser des soldats en achetant leur conscience contre des billets de banque afin de subvertir l’ordre constitutionnel établi ».

Le porte-parole du gouvernement et ministre du Tourisme Fernando Vaz a démenti que le chef d’état-major ait ainsi évoqué les préparatifs d’un putsch.

« Nous voulons informer l’opinion nationale et internationale que le chef d’état-major n’a déjoué aucune mobilisation pour une tentative de coup d’Etat en préparation. Nous démentons catégoriquement cette information », a-t-il dit devant la presse.

Il a déclaré que les propos de l’officier avaient été tirés de leur contexte et que celui-ci avait au contraire voulu exhorter les jeunes soldats à se tenir à l’écart de tels coups de force.

Les propos du général Biagué Na Ntan étaient tenus le jour où le président Umaro Sissoco Embalo s’envolait pour une visite en France.

« Quelques mois après l’élection du président Sissoco Embalo, la Guinée-Bissau a retrouvé un chemin vers la stabilité politique et conduit ses réformes », a dit le président français Emmanuel Macron lors d’une déclaration conjointe devant la presse vendredi.

« Je peux vous assurer que la Guinée-Bissau a retrouvé la voie » après de « longues années d’instabilité », a dit M. Embalo.

M. Macron a parlé d’un « renouveau de la relation » entre les deux pays. Il a salué « les efforts courageux et déterminés menés par le président (Embalo) en matière de lutte contre la corruption et de lutte contre les trafics, en particulier les trafics de drogue qui ont trop longtemps déstabilisé le pays et la région ».

La Guinée-Bissau est une ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1974 après une longue guerre de libération, menée par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC) fondé par Amilcar Cabral, assassiné en 1973.

Depuis son indépendance, le pays a connu une multitude de putsch et de tentatives de coup d’Etat.

aye-lal/blb

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Gambie : l’ex-dictateur Jammeh lance un pavé dans la mare de la campagne présidentielle

16 octobre 2021 à 12 12 06 100610
bie Yahya Jammeh

Lu pour vous ! L’ancien dictateur de Gambie Yahya Jammeh a dénoncé vendredi en exil l’accord conclu entre son parti et celui de l’actuel président en vue de la présidentielle de décembre, et a ordonné une alliance avec un autre parti.

Yahya Jammeh, s’exprimant via internet à l’attention de nombreux supporteurs rassemblés dans son village de Kanilai, a aussi ordonné le remplacement des responsables de son parti, l’APRC (Alliance for Patriotic Reorientation and Construction) qui avaient passé un accord avec le National People’s Party (NPP) de l’actuel chef de l’Etat Adama Barrow, selon l’enregistrement de ses propos diffusés par les médias et les réseaux sociaux.

Cette intervention dans une campagne dont le sort de l’ancien autocrate sera l’un des grands sujets rebat spectaculairement les cartes en vue de l’élection du 4 décembre.

Le secrétaire général de l’APRC, Fabakary Tombong Jatta, avait annoncé début septembre que son parti s’était entendu avec celui du chef de l’Etat en place pour soutenir ce dernier à la présidentielle.

« Tous ceux qui sont avec le NPP, je ne suis pas d’accord avec ça. Nous n’allons pas nous allier au NPP. Nous allons nous allier avec la GANU » (Gambia Alliance for National Unity), parti dirigé par son ancien ministre de la Justice, Sheikh Tijan Hydara, a dit Yahya Jammeh, qui vit en exil en Guinée Equatoriale depuis 2017.

L’alliance avait ulcéré les défenseurs des droits humains, à un moment où ce pays pauvre d’un peu plus de deux millions d’habitants attend de connaître les recommandations d’une commission qui s’est penchée pendant deux ans sur les crimes de l’ère Jammeh.

L’annonce d’un accord entre les deux partis début septembre avait laissé ouverte la possibilité qu’en cas de réélection de M. Barrow, Yahya Jammeh puisse rentrer d’exil sans être inquiété. Le président Barrow avait rendu la semaine passée une visite remarquée à la famille de Yahya Jammeh à Kanilai.

Mais l’accord a aussi provoqué la colère d’une partie des supporteurs du parti de l’ancien dictateur, dont bon nombre se sont rassemblés vendredi devant chez lui à Kanilai dans l’attente qu’il prenne la parole.

M. Jammeh a pris le pouvoir en 1994 lors d’un coup d’Etat militaire sans effusion de sang.

Il a gouverné d’une main de fer ce petit pays d’Afrique de l’Ouest jusqu’en janvier 2017, date à laquelle il s’est enfui en Guinée équatoriale après avoir perdu la présidentielle face à Adama Barrow, un relatif inconnu à l’époque.

La commission constituée sur les crimes de l’ère Jammeh a livré des témoignages glaçants sur des faits de torture avec l’assentiment de l’Etat, les agissements d’escadrons de la mort et le climat de terreur que faisait régner le dictateur, y compris parmi ses proches.

AFP

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AFICCON : la mairie de Matam accusée de « gestion opaque et favoritisme »

16 octobre 2021 à 11 11 46 104610

Il y a quelques semaines, les autorités guinéennes ont lancé le processus de mise en œuvre de l’AFICCON (Agence de financement des communes de Conakry). Conçu à l’image de l’ANAFIC (Agence nationale de financement des collectivités locales), ce programme du ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation permet de financer des projets de développement dans les communes de la capitale guinéenne. 

Mais, à Matam, le début de ce processus ne rassure pas certains conseillers communaux. C’est le cas notamment de Youssouf Camara, rapporteur de la commission économie et finances de la mairie de cette commune. Cet élu de l’UFDG (le parti dirigé par Cellou Dalein Diallo) dénonce une gestion opaque de la procédure d’attribution des marchés et accuse les autorités communales de vouloir favoriser certaines entreprises. 

Youssouf Camara, rapporteur de la commission économie et finances de la mairie de Matam

« Il y a de cela trois semaines, les activités ont repris. Après la prise du pouvoir par l’armée, nous avons demandé la mise en exécution de ce programme. Mais très malheureusement, les autorités locales, ne voulant pas faire la transparence, ont déjà accéléré la procédure de communiqué d’appel d’offres et les lettres de soumission. Nous, on estime que cela consiste à mettre les charrues avant les bœufs, parce que même le conseil communal n’est pas informé. 

Pourtant, l’article 326 du Code des collectivités dit que pour lancer un contrat au compte d’une collectivité, il faut l’aval de la session plénière. La session plénière, c’est l’assemblée qui réunit l’ensemble des élus locaux, qui discutent de tous les paramètres liés à la pertinence des marchés, des voies et moyens, mais aussi des thèmes de référence à développer. Mais, rien de tout cela n’a été fait », a-t-il déploré.

Et ce n’est pas tout. Ce conseiller communal dénonce aussi le mystère qui existe autour du montant alloué à la commune de Matam pour l’exécution des projets retenus par l’AFICCOM. « Selon mes informations, le montant est acquis. Mais on ne sait pas c’est combien, personne ne veut nous en parler. Donc, on ne sait pas exactement combien la commune de Matam a reçu. Alors qu’en tant qu’élu, c’est mon droit le plus élémentaire d’être informé de ce qui doit être alloué à ma commune et comment ça doit être utilisé. 

Si quelque chose vient au nom de la collectivité, qu’est-ce qui empêche nos autorités d’organiser une réunion et nous dire voilà c’est ce qui est venu, voici le chèque, voici comment nous comptons utiliser cet argent ? Ce n’est pas ça la transparence ? Mais, les entreprises ont déjà commencé à déposer les lettres de soumission. Et s’ils comptent le faire ainsi, ça veut dire qu’ils ont l’intention de favoriser certaines entreprises. Sinon, ils devaient envoyer d’abord les cahiers de charge et les exigences en conseil, qu’on discute de la procédure conformément au code des collectivités », a dit Youssouf Camara. 

A noter qu’un notre reporter de Guineematin.com s’est rendu à la mairie de Matam dans le but de recouper ces informations, mais il n’a pas eu accès aux locaux de la commune. Les agents de sécurité qui étaient à la porte lui ont fait comprendre que les autorités locales étaient très occupées et qu’il devait repasser un autre jour.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Violence conjugale à Luanda (Angola) : Néné Yaya Barry battue et ébouillantée par son mari

16 octobre 2021 à 11 11 31 103110
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Originaire de la préfecture de Dabola (dans la région de la Haute Guinée), Néné Yaya Barry vit actuellement à Luanda (en Angola) avec son Mari, Mamadou Aliou Diallo. Et, c’est ce dernier (qui se trouve être aussi son cousin) qui l’a battue, ébouillantée et séquestrée à cause d’un cafard retrouvé mort dans les toilettes.

Les faits se sont produits dans la nuit du 29 septembre dernier à Luanda Prenda ; mais, c’est le samedi, 1er octobre 2021, qu’ils se sont ébruités au sein de la communauté guinéenne vivant en Angola. Apparemment, les parents du couple voulaient gérer cette situation en catimini, loin de la justice.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, tout a commencé aux environs de 22 heures quand Mamadou Aliou Diallo a découvert un cafard dans les toilettes où il était allé se laver.

« Quand Mamadou Aliou est revenu du travail vers 22 heures, il a trouvé que sa femme l’attendait, parce qu’elle ne se couche jamais avant de lui donner à manger. Elle lui a dit qu’elle a déjà préparé de l’eau pour lui aux toilettes. Il y est allé et y a découvert un cafard mort sur le sol. Directement, il a appelé sa femme pour lui demander si elle n’avait pas vu ce cafard dans les toilettes. La femme a répondu par la négative. Cela a coïncidé que leur fille (une enfant âgée de moins de 2 ans) s’est réveillée. Sa femme lui a alors dit de sortir le cafard des toilettes en attendant qu’elle prépare le manger de leur enfant. Mamadou Aliou a perçu cela comme un affront, il est venu se jeter sur son épouse. Il l’a battue avec sa ceinture et l’a blessée à la tête. Mais, pendant qu’il la battait, la femme se débattait pour tenter d’esquiver les coups. C’est dans ça qu’ils ont bousculé une cafetière qui était à côté. L’eau chaude de la cafetière s’est déversée sur le sol et des gouttelettes ont touché les pieds de Mamadou Aliou. Il a directement dit que sa femme l’a brûlé ; et, il a ensuite redoublé les coups. Il a même tenté de l’étrangler. Quand il l’a relâchée, la femme est allée aux toilettes pour se laver. Entretemps, Mamadou Aliou a chauffé de l’eau dans la cafetière, il est allé la rejoindre et l’asperger cette eau bouillante sur le corps. Il était déjà 23 heures. La femme a été sévèrement brûlée. Mais, Mamadou Aliou est allé se mettre à table pour manger, comme si de rien n’était, laissant la femme couchée dans les toilettes. Quelques instants après, la femme est sortie des toilettes avec un bidon d’huile, elle a demandé à Mamadou Aliou de lui appliquer cette huile sur le corps. Il a refusé. Il est allé fermer la porte à clé et est parti se coucher. Sa femme a passé la nuit avec cette douleur atroce », a explique une source proche de cette famille.

A en croire nos informateurs, Mamadou Aliou Diallo a dormi jusqu’à l’aube et il s’est levé pour aller prier à la mosquée. Mais, avant de partir, il a fermé la maison à clé pour empêcher sa femme de sortir avant son retour.

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« A son retour, il a trouvé que sa femme s’est habillée et elle l’attendait pour aller à l’hôpital. Dès qu’il a ouvert la porte, elle s’est précipitée à la sortie. Mais, Aliou a voulu l’empêcher de sortir. Cependant, comme il a vu qu’elle était décidée de sortir, il a exigé qu’elle prenne leur enfant avec elle. Finalement, elle a pris l’enfant et est allée chez son oncle paternel à Sâo Paulo. Il était déjà 10 heures. Arrivée chez son oncle, on lui a demandé s’il n’y a pas de problème avec son mari, parce qu’ils savent que Mamadou Aliou a l’habitude de la battre. Néné Yaya a montré son corps ; et, tout de suite, son oncle l’a conduite à l’hôpital. Mais, arrivée là-bas, les médecins ont demandé ce qui lui est arrivé. Son oncle a trouvé une excuse pour cacher la vérité. Il n’a pas voulu parler de violence conjugale. C’est le samedi que nous (les voisines et amies et Néné Yaya) avons su réellement ce qui lui est arrivé. Alors, on s’est mobilisé et on a décidé de prendre des mesures de représailles contre son mari qui n’a éprouvé aucun remord pour ce qu’il a fait. Tout ce temps, il vaquait tranquillement à ses affaires, malgré l’état dans lequel il a mis sa femme. Mais, le dimanche, l’affaire s’était ébruitée au sein de la communauté guinéenne ici. Les gens ont alerté la police et des agents sont venus chercher Mamadou Aliou. Ils l’ont arrêté et conduit dans un commissariat. Actuellement, il est en détention », a indiqué notre source.

A noter que Néné Yaya Barry est une jeune femme âgée de 21 ans et mère d’une enfant. Elle est déjà sortie de l’hôpital où était est alitée. Et, « sa famille est actuellement en train de lui mettre la pression pour qu’elle sorte son mari (Mamadou Aliou Diallo) de prison ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Diversification des filières au lycée en Guinée : les séries littéraires et scientifiques introduites dans le programme d’enseignement

16 octobre 2021 à 11 11 12 101210

Après plusieurs années d’hésitation, le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA) compte, à partir de cette année, mettre en œuvre un programme de « diversification des filières » au lycée. Ainsi, à la place des trois options traditionnelles (sciences sociales, sciences mathématiques et sciences expérimentales), les nouveaux lycéens (admis au BEPC session 2021) seront orientés dans des « séries littéraires et scientifiques ». Et, à partir de la 12èmeAnnée, ces programmes (les séries littéraires et scientifiques) vont s’éclater pour donner naissance à des filières. Ainsi, en terminale, ces filières vont aussi se disloquer pour donner naissance à cinq (5) niveaux de Baccalauréat. Mais, en quoi consiste réellement ce programme ? Quelles sont les ambitions du MENA dans cette diversification des filières ? S’agit-il d’un nouveau programme ou d’une innovation ?

Au terme des journées préparatoires de la rentrée scolaire 2021-2022 hier, vendredi 16 octobre 2021, un reporter de Guineematin.com a tendu son micro au chargé de communication du MENA, Mamadi Sidiki Camara.

Suivez ses explications !

Mamadi Sidiki CAMARA, Responsable de la communication au Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA)

« Tout d’abord, il faut préciser qu’il ne s’agit pas d’un nouveau programme. Au cours de l’atelier préparatoire de la rentrée scolaire 2021-2022, le Ministère de l’enseignement pré-universitaire et l’Alphabétisation, a décidé d’engager le processus de diversification des filières. Donc, c’est de cela qu’il s’agit fondamentalement. Cette diversification de filières va commencer par les élèves qui sont admis cette année au BEPC et qui doivent aller en 11ème Année. Ces élèves seront orientés, contrairement à ce qu’on a connu depuis des années, c’est-à-dire les trois  options (sciences sociales, sciences mathématiques et sciences expérimentales), dans deux séries que sont : la série scientifique et la série littéraire. C’est un tronc commun. Ils vont continuer à recevoir les mêmes matières, ils vont étudier durant toute l’année ce qu’ils ont l’habitude de voir. La différence par rapport aux années précédentes sera à deux niveaux pour la 11ème année.

D’abord, nous allons essayer d’accorder le temps à certaines matières. Ensuite, au niveau de la série scientifique par exemple, les matières comme géographie et l’histoire seront cumulées. Elles vont être associées pour êtres appelées en une seule matière : Histoire-Géo. Et, du côté de la série littéraire, les matières comme Physiques et Chimie vont aussi être associées pour devenir la matière Physique-Chimie. Les orientations sont déjà faite en fonction de la capacité constaté des élèves durant le déroulée du brevet passé. Quand ils (les élèves) finiront l’année avec ces deux séries, ils vont être évalués à la fin de l’année pour aller en 12ème Année. C’est à ce niveau que les deux séries vont s’éclater. Les filières vont naître.

Au niveau de la 12ème Année, la série scientifique va s’éclater pour donner naissance à la filière 12ème Année sciences mathématiques et la filière 12ème Année sciences expérimentales. Pour ce qui est de la série littéraire, quand ils (les élèves) passeront en 12ème Année, on aura la filière 12ème Année Langue et littérature et la 12ème Année sciences sociales. Il y aura donc les 4 filières (2 filières pour la série scientifique et 2 filières pour la série littéraire).

Lorsqu’ils (les élèves) seront admis pour la terminale, il va également y avoir par endroit un éclatement. C’est notamment au niveau de la série scientifique que cet éclatement va avoir lieu. Donc, il va y avoir la filière terminale sciences mathématiques, la filière terminale sciences économiques et la filière terminale sciences expérimentales.

Au niveau des filières 12ème Année langues- littérature et science sociales, il n’y aura pas de variation. On aura tout simplement terminale langues-littérature et terminales sciences sociales. Lorsque vous constaterez au niveau des terminales, vous verrez qu’il y a maintenant cinq (5). Ces cinq-là, chaque terminale, chaque niveau, chaque filière va correspondre à un certain Bac.

Au niveau des sciences littéraires, la terminale Langues-Littérature va aborder le baccalauréat A et la terminale sciences sociales va aborder le baccalauréat B1.

Pour ce qui est de la série scientifique, en terminale il y en a 3 Bac. La filière terminale sciences mathématiques, la filière terminale sciences économies et terminale sciences expérimentales. Le baccalauréat qui sera fait au niveau de la filière terminale sciences expérimentales, va correspondre au Baccalauréat D. Le Bac qui va être fait par les candidats des sciences économiques va correspondre au Baccalauréat B2. Et, le baccalauréat qui sera fait par les candidats qui seront admis au niveau de la terminale sciences mathématiques, sera le baccalauréat C. Voilà un peu la projection dans laquelle nous comptons évoluer pour, au fur et à mesure, faire varier les filières.

Donc, pour cette année ce n’est qu’un début parce qu’il fait toujours commencer pour pouvoir avancer. Nous avons parlé depuis plusieurs années de cette diversification des filières, nous voulons maintenant partir d’une expérience concrète et essayer de mettre progressivement des choses en place… Nous ambitionnons aussi de travailler pour que nous puissions penser à des filières techniques et technologiques, mais qui demande aussi des préalables. Parce qu’il faut par exemple créer les lycées techniques, il faut équiper les laboratoires, il faut équiper toutes les infrastructures qui doivent être mises en place pour que ces filières-là aussi puissent venir s’ajouter à ce que nous avons déjà créé », a expliqué Mamadi Sidiki Camara.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Kankan : les commerçants exigent le départ de l’administrateur du marché Sogbè

16 octobre 2021 à 10 10 11 101110

L’administrateur du marché Sogbè (dans la commune urbaine de Kankan) est actuellement sur la sellette. Salifou Sidibé est accusé de « racket et de favoritisme » par les commerçants dudit marché. Et, lundi dernier, 11 octobre 2021, ces commerçants (en majorité des femmes) ont manifesté pour exiger son départ immédiat de l’administration du marché, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Selon les informations, c’est par affinité et en fonction de ses humeurs et de la tête du commerçant que Salifou Sidibé fixe les taxes au marché Sogbè. A certains commerçants, il fait payer jusqu’à 40 000 francs ; alors que d’autres de la même catégorie ne payent que 10 000 francs. Donc, c’est pour dénoncer cette situation que les commerçants dudit marché se sont mobilisés en début de cette semaine pour exiger son départ.

Oumar Barry, vendeur

« Salifou fatigue les gens ici et il exagère beaucoup. Avant son arrivée, les occupants du marché payaient 10.000 francs par mois David (ancien administrateur du marché Sogbè). Mais, depuis qu’il (Salifou Sidibé) est venu, les gens payent 40.000 francs. Donc, on ne comprend plus rien. Et, puis, il réclame 10.000 francs à certains et 40.000 francs à d’autres. Il donne la place gratuitement aux uns et il prend de l’argent avec les autres. Il fait les choses par affinité. Nous demandons à la mairie de changer Salifou », a dit Oumar Barry, marchand.

Dans le même sillage, Houleymatou Barry, étalagiste au marché Sogbè, accuse Salifou Sidibé de sucer les maigres économies des pauvres commerçants du marché Sogbé.

Houleymatou Barry, étalagiste

« Nous parlons de Salifou aujourd’hui, nous souffrons beaucoup ici. Par exemple, si tu fais un mois sans payer l’argent, il (Salifou Sidibé) viendra te dire que tu dois payer deux mois. Il te demandera de payer le droit du marché et les frais de gardiennage. Pourtant, on ne gagne pas grand-chose ici. Et, lui il vient prendre tout ça », a déploré Houleymatou Barry.

Rencontré mardi dernier, 12 octobre 2021, Salifou Sidibé a rejeté en bloc les accusations portées contre lui par ses administrés du marché Sogbè. Il a aussi demandé à ces accusateurs de sortir les preuves des allégations qu’ils portent à son égard.

« Je vous invite à venir voir par vous-mêmes. Je suis d’accord avec eux quand ils disent qu’ils ne veulent pas de moi. Pour les autres accusations, ils n’ont qu’à montrer des preuves. Ceux qui détiennent les conteneurs payent 40 000 francs le mois et ceux qui ont des boutiques payent 60 000 francs. Maintenant, c’est au niveau du gardiennage où les prix varient. Certains payent 30 000 francs le mois et d’autres payent 15.000 francs. Et, ceux qui ont des tables ne payent rien », a expliqué Salifou Sidibé.

A noter que la mairie de Kankan ne s’est pas encore prononcée officiellement sur cette situation qui risque pourtant de dégénérer. Mais, selon une proche du dossier, le maire Mory Kolofon Diakité n’a nullement l’intention de donner une suite favorable aux exigences des commerçants du marché Sogbè.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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