Lu pour vous ! Le gouvernement de Guinée-Bissau a démenti vendredi l’existence de préparatifs en vue d’un putsch, dans ce pays ouest-africain familier des coups de force.

Le chef d’état-major des armées, le général Biagué Na Ntan, avait déclaré jeudi que l’armée avait identifié « un groupe de militaires (…) qui est en train de mobiliser des soldats en achetant leur conscience contre des billets de banque afin de subvertir l’ordre constitutionnel établi ».

Le porte-parole du gouvernement et ministre du Tourisme Fernando Vaz a démenti que le chef d’état-major ait ainsi évoqué les préparatifs d’un putsch.

« Nous voulons informer l’opinion nationale et internationale que le chef d’état-major n’a déjoué aucune mobilisation pour une tentative de coup d’Etat en préparation. Nous démentons catégoriquement cette information », a-t-il dit devant la presse.

Il a déclaré que les propos de l’officier avaient été tirés de leur contexte et que celui-ci avait au contraire voulu exhorter les jeunes soldats à se tenir à l’écart de tels coups de force.

Les propos du général Biagué Na Ntan étaient tenus le jour où le président Umaro Sissoco Embalo s’envolait pour une visite en France.

« Quelques mois après l’élection du président Sissoco Embalo, la Guinée-Bissau a retrouvé un chemin vers la stabilité politique et conduit ses réformes », a dit le président français Emmanuel Macron lors d’une déclaration conjointe devant la presse vendredi.

« Je peux vous assurer que la Guinée-Bissau a retrouvé la voie » après de « longues années d’instabilité », a dit M. Embalo.

M. Macron a parlé d’un « renouveau de la relation » entre les deux pays. Il a salué « les efforts courageux et déterminés menés par le président (Embalo) en matière de lutte contre la corruption et de lutte contre les trafics, en particulier les trafics de drogue qui ont trop longtemps déstabilisé le pays et la région ».

La Guinée-Bissau est une ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1974 après une longue guerre de libération, menée par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC) fondé par Amilcar Cabral, assassiné en 1973.

Depuis son indépendance, le pays a connu une multitude de putsch et de tentatives de coup d’Etat.

aye-lal/blb

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