Douane : le général Toumany Sangaré limogé et envoyé à la retraite

20 octobre 2021 à 22 10 08 100810
Général Toumany Sangaré, ancien directeur général des douanes

Après l’armée, le colonel Mamadi Doumbouya fait le ménage à la douane aussi. Dans un décret lu ce mercredi soir, 20 octobre 2021, à la télévision nationale, le président de la transition a limogé le général de division Toumany Sangaré de son poste de directeur général des douanes.

Il est remplacé par le colonel Moussa Camara, jusque-là directeur de l’informatique et des statistiques de la douane.

En plus de son limogeage, le général Toumany Sangaré est envoyé à la retraite avec plusieurs autres officiers de la douane.

Guineematin.com

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Sissoco Embaló fait une promesse aux Guinéens : « tant que je suis président, il sera interdit… »

20 octobre 2021 à 20 08 23 102310
Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo et Colonel Mamadi Doumbouya

Le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, a effectué une visite de quelques heures ce mercredi, 20 octobre 2021, en Guinée. Il a eu un tête-à-tête avec le président de la transition guinéenne, le colonel Mamadi Doumbouya, au Palais Mohamed V de Conakry. Les deux chefs d’Etat ont échangé notamment sur le raffermissement des relations entre la République de Guinée et la République de Guinée-Bissau.

A cette occasion, Umaro Sissoco Embaló a exprimé la reconnaissance de la Guinée-Bissau à son voisin de Conakry, qui a envoyé des militaires pour aider le peuple bissau-guinéen dans sa lutte pour son accession à l’indépendance. « Le peuple de Guinée Bissau est reconnaissant envers la Guinée, un pays qui a tout donné pour la libération du peuple bissau-guinéen. C’est dommage qu’à un moment donné, les relations entre les deux pays aient été froides. Mais moi, j’ai toujours gardé en tête que les relations entre la Guinée Bissau et la Guinée Conakry dépassent les deux présidents (lui et Alpha Condé, ndlr) », a-t-il déclaré.

Pour prouver que la Guinée-Bissau n’a pas oublié cette phase importante de son passé, Sissoco Embaló a pris un engagement à l’égard du peuple de Guinée. « Tant que je suis président, il sera interdit à quelqu’un de demander une carte d’identité à un Guinéen en Guinée Bissau. Le fait juste de dire : je suis Guinéen de Conakry est déjà une carte d’identité. Si on est indépendants aujourd’hui, c’est grâce à la Guinée Conakry. Je pense qu’on va toujours privilégier les relations entre les peuples et les États, non pas celles des hommes », a-t-il dit, faisant toujours allusion à ses relations tendues avec l’ancien président guinéen, Alpha Condé.

Par ailleurs, le chef de l’Etat bissau-guinéen a donné quelques conseils au colonel Mamadi Doumbouya pour la réussite de la transition que dirige le président du CNRD (la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé). « Je souhaite que vous fassiez une bonne transition en faisant toujours des concertations. Je vous conseille aussi de ne pas vous mettre à dos la communauté internationale. La communauté internationale reste toujours nos partenaires », a dit Umaro Sissoco Embaló, tout en appelant son homologue à veiller sur l’unité nationale. « Un pays qui est dirigé sur la base de considérations ethniques, n’est pas une nation ».

Il a également interpellé le colonel Mamadi Doumbouya sur la nécessité de ne pas confisquer le pouvoir, en rappelant l’exemple réussi du président Amadou Toumani Touré du Mali. « ATT a fait une transition, il est parti. Et il est revenu (au pouvoir, ndlr), parce qu’il avait fait un bon travail », a souligné le président bissau-guinéen.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Education : « envoyez vos enfants à l’école Unité Nongo, vous ne le regretterez pas »

20 octobre 2021 à 17 05 59 105910

Après trois mois de vacances, les élèves guinéens vont reprendre demain le chemin de l’école. A la veille de cette rentrée scolaire, le directeur général du Groupe scolaire Unité Nongo a accordé un entretien à Guineematin.com, ce mercredi 20 octobre 2021. Mamoudou Diallo est revenu notamment sur les préparatifs de l’ouverture des classes et les secrets de la réussite de son école.

Décryptage !

Guineematin.com : nous sommes au seuil de l’ouverture des classes, comment est-ce que le groupe scolaire Unité de Nongo est en train de préparer cette rentrée scolaire ?

Mamoudou Diallo, directeur général du groupe scolaire Unité Nongo

Mamoudou Diallo : Unité  Nongo est en train de très bien préparer la rentrée des classes. Il y a deux semaines, nous avons fini pratiquement la préparation administrative. Comprenez ici, l’élaboration de l’emploi du temps, la mise en place des documents pédagogiques, le contrôle de l’effectif d’enseignants que nous avons pour voir s’ils sont tous en place. Au niveau des salles des classes également, on est en train de revoir tous les tableaux et tables bancs qui ont quelques problèmes. 

Guineematin.com : parlez-nous brièvement de votre école, notamment des clés de votre succès.

Mamoudou Diallo : le groupe scolaire Unité Nongo a été créé en 1985 et ouvert en 1986. Beaucoup de cadres de l’administration guinéenne sont passés par ici. L’école se situe dans le quartier Nongo, dans la commune de Ratoma, sur l’axe Kaporo-Lambanyi, non loin de la direction communale de l’éducation de Ratoma (DCE). Nous sommes au bord de la route et l’accès est très facile. C’est d’ailleurs ce qui favorise beaucoup les parents qui travaillent en ville. Ils font juste un coup de frein, nous avons un dispositif qui accueille les enfants dès l’arrêt du véhicule. 

On a un personnel mis en place à cet effet, qui prend les enfants pour les conduire dans les salles de classe. Et à la sortie aussi, on fait le même exercice pour accompagner les enfants. Unité Nongo, c’est aussi un personnel aguerri, notamment notre conseiller pédagogique qui a servi pendant plus de 45 ans dans les écoles guinéennes. Il a beaucoup de cadres qu’il a formés dans ce pays. Et c’est lui qui est en train de nous aider aujourd’hui, de nous appuyer, nous jeunes directeurs, pour la bonne marche de cette école.  

Donc, je dirais aujourd’hui aux parents d’élèves qu’en envoyant leurs enfants dans cette école, ils n’auront aucun regret. Je vais vous donner un petit secret de notre école : si vous voulez, revenez à l’approche des examens, sur la base de notre travail au cours de l’année, on vous dira voilà nos candidats potentiels pour obtenir les différents examens. Vous prenez la liste, vous la gardez. C’est pour vous dire qu’il y a du sérieux ici. 

Vous gardez cette liste, quand on publie les résultats, revenez avec cette liste, vous la comparez avec ce qu’on vous a dit au mois de mai ou au mois de juin. Vous verrez que nous, nous improvisons rien. Nous faisons du bon travail. C’est un petit secret que nous faisons ici. Et nous travaillons en équipe du primaire au collège. Tout le monde se donne les mains pour le bien-être de nos élèves.

Guineematin.com : quelles sont les particularités du groupe scolaire Unité Nongo, qui peuvent vraiment pousser les parents d’élèves à envoyer leurs enfants dans cette école ?

Mamoudou Diallo, directeur général du groupe scolaire Unité Nongo

Mamoudou Diallo : c’est la qualité de la formation, la qualité de l’encadrement, le sérieux et l’accueil que nous avons. Aussi, il y a la collaboration entre les parents, le personnel et la fondation. Le problème, c’est quoi? On dit souvent que les écoles privées, ce n’est que l’argent qui compte. Oui, l’argent compte, mais ici, nous ne mettons pas souvent l’argent devant. 

Parce que si on vous montre tout de suite le registre comptable, vous verrez qu’il y a des parents d’élèves qui nous doivent encore les frais de scolarité de la dernière année scolaire. Les gens nous doivent énormément d’argent. Mais ces enfants-là n’ont pas été mis au dehors, ils n’ont pas perdu l’année scolaire parce que leurs parents n’ont pas payé. Donc, nous faisons aussi du social. C’est ce qui fait la différence entre nous et les autres écoles. 

Guineematin.com : comment parvenez-vous à fidéliser le personnel enseignant ? Parce que c’est un véritable problème au niveau des écoles privées.

Mamoudou Diallo : ici, nous traitons notre personnel comme des membres de notre famille. En plus de ton salaire qui est là, si tu as un problème d’ordre social, la fondation se lève automatiquement pour te secourir en fonction des moyens. Donc, ici, le social prime. Tu peux travailler quelque part où tu es payé à 3 000 000 ou 4 000 000 de francs, mais dès que tu fais une petite erreur, on bondit sur toi, on te licencie en pleine année scolaire. 

Mais nous, on sait que nous sommes des humains : quand il y a un problème, on appelle l’intéressé, on discute, on échange avec la personne. Donc, on peut essayer de remédier par la voie du dialogue, si ce n’est pas fait exprès. Et si ça a été fait de façon volontaire, là aussi, il y a le règlement intérieur. Nous regardons ce que le règlement intérieur dit. Nous appliquons strictement la sanction qui est prévue.

Guineematin.com : pouvez-vous revenir sur les résultats que vous avez obtenus lors des derniers examens nationaux ?

Mamoudou Diallo : il faut reconnaître que ces deux dernières années, on a eu des petits soucis au niveau des résultats. On a eu un peu plus de 50% d’admis, il faut dire la vérité. Mais quand je prends antérieurement, pendant six années consécutives, on a eu 100% d’admis au niveau de l’examen d’entrée en 7ème année par exemple. 

J’ai été même interpellé par la direction communale de l’éducation de Ratoma, qui m’a dit : cette fois-ci, on va veiller sur vous pour savoir comment vous faites. Mais je vous ai dit tout de suite comment nous, nous faisons. Avant d’aller aux examens, nous savons déjà le potentiel d’admis que nous avons sur la liste. Donc, Unité Nongo tire sa célébrité de par son succès.

Entretien réalisé par Saïdou Hady Diallo et Abdallah Baldé pour Guineematin.com 

Tel : 620 589 527/628 08 98 45

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La Fondation Orange Guinée et ChildFund Guinée s’engagent auprès des femmes de Kankama (Dabola)

20 octobre 2021 à 17 05 41 104110

La Fondation Orange Guinée (FOG), à travers sa volonté d’offrir un accès à l’éducation pour tous, developpe des programmes visant contribuer à l’alphabétisation des femmes et favoriser leur autonomisation.

ChildFund Guinée mets en œuvre des interventions pour soutenir les communautés locales dans les domaines de la sante, de la protection de l’enfance, l’education, l’autonomisation des femmes et filles en vue de répondre aux besoins des enfants et leurs communautés.  

Les deux structures ont donc décidé de mutualiser leurs efforts en accompagnant les femmes vulnérables sur l’ensemble du térritoire et plus particulièrement celles en milieu rural.

En effet, les resultats des enquêtes nationales ( INS & World Bank 2016) indiquent que 60% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté ;  89,3% de cette population est en milieu rural.  

Même si ces résultats indiquent une baisse de l’incidence de pauvreté multidimensionnelle ,le nombre d’individus vivant dans cette situation a plutôt augmenté : il passe de 6,07 millions en 2002 à 7,5 millions d’individus en 2014.

Les facteurs économiques ne sont pas les seuls en cause : l’insuffisance d’accès des femmes aux infrastructures de base,aux soins de santé, à l’éducation, aux ressources productives en sont aussi des causes.

Ces chiffres sont hélas bien plus élevés dans la commune de Kankama (Dabola).

Aussi, la FOG & ChildFund y lance un projet d’autonomisation et de renforcement du leadership des femmes/filles (PARL). 

Ce premier projet entend accroitre le revenu de 90 femmes et 10 hommes à travers 4 associations d’Epargne et de Crédit (AVE&C) fonctionnelles

Un but ultime : 

  • transformer ces femmes vulnérables en les formant au leadership pour des actions de sensibilisation de leurs paires sur les méfaits du mariage précoce, de l’excision et surtout  de la necessité de l’éducation des filles. 
  • Doter ces femmes de moyens et ressources (équipements, fonds, formations..) propices à lancer des activités de maraichage et les pereniser.

La Fondation Orange Guinée et ChildFund Guinée entendent affirmer leur engagement à contribuer ensemble à l’entreprenariat feminin en milieu rural et renforcer les dispositifs garants d’une autonomisation perenne des femmes issues de couches dites fragiles.

A propos de la Fondation Orange Guinée

La Fondation Orange Guinée a été créée en 2015 avec la ferme volonté d’accompagner les communautés, particulièrement celles fragiles, dans leur développement. Pour ce faire, elle intervient dans les domaines de la santé (maternelle et infantile),  la culture et l’éducation (avec le numérique comme véritable levier). Ses programmes Ecoles Numériques, Maisons Digitales ou encore les Village Orange touchent plus de 40.000 bénéficiaires; sur la santé, plus de 34.000 foyers ont bénéficié de son programme de mobilisation face à la CoVID19 et 2600 consultations ont pu être menées dans les postes de santé construits. 

Plus d’information sur ici

Mail contact : [email protected]

A propos de CHILD FUND Guinée

ChildFund International est une organisation non gouvernementale travaillant dans plus de 30 pays pour aider les enfants démunis, exclus, et vulnérables à avoir la capacité d’améliorer leur vie et devenir de jeunes adultes, des parents et des leaders qui apporteront des changements positifs et durables dans leurs communautés. ChildFund travaille en Guinée depuis 2005 et est actuellement actif dans 10 préfectures (Labé, Lelouma, Tougué, Koubia, Mali, Kindia, Mamou, Dalaba, Pita et Dabola). Elle soutient les familles et les communautés dans leurs initiatives, au niveau local, afin de les aider à surmonter la pauvreté et assurer le bien-être des enfants. Les activités couvrent les domaines sectoriels de la santé, de la petite enfance et du préscolaire, de l’éducation primaire et secondaire, de la protection de l’enfance, de la justice juvénile, de l’engagement des jeunes et de la protection sociale. Au travers de son programmes de renforcement économiques des ménages, Childfund appui à la mise en place et au fonctionnement de 165 associations villageoies d’epargne et de credit (AVE&C) composees  de 4244 members dont 3460 femmes (81,53%), appui aux groupements agricoles de jeunes et femmes et la dotation de 380 ménages en ruminants et intrants agricoles. 

Plus d’information sur : www.childfund.org,

https://www.facebook.com/ChildFundGuinea/

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Vers la fin du Covid19 en Guinée ? « Doumbouya est efficace contre le variant Alpha… »

20 octobre 2021 à 14 02 35 103510

Depuis la notification du premier cas du COVID-19 en Guinée (le 12 mars 2020), le pays a enregistré officiellement 30 560 cas confirmés dont 385 décès hospitaliers (selon le décompte de l’ANSS à la date 13 octobre 2021). Et, parmi ces cas confirmés, 29 214 ont été guéris. Aujourd’hui, il ne reste plus que 353 cas sont hospitaliers dans l’ensemble des CTE-pi de la République de Guinée. D’ailleurs, l’évaluation de la pandémie au mois de septembre dernier par les autorités sanitaires a permis de constater une baisse de l’indice de positivité (qui est passée de 5% à 3%) et une baisse du taux d’occupation des lits dans les centres de traitement pour la prise en charge de 63 à 32%.

Également, cette évaluation a révélé une baisse considérable du taux d’occupation des lits dans les services de réanimation (qui est passé de 68% à 25%) et une baisse du nombre de décès hospitaliers. Ainsi, avec cette situation où toutes les tendances sont à la baisse, les autorités sanitaires espèrent déclarer la fin de la pandémie du COVID-19 en Guinée avant la fin du mois de novembre. Ce qui, naturellement, constitue une très bonne nouvelle pour les populations guinéennes.

Au mois juillet dernier, les autorités alertaient l’opinion nationale sur une augmentation des cas du COVID-19 en Guinée. A la date du 11 juillet 2021, avec la détection des variant (Alpha et Delta) sur le territoire national, l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) avait déclaré que « le taux de positivité est passé de 2,6 à 3,7% » dans le pays (de la semaine 25 à la semaine 27). Également, l’ANSS avait alerté sur l’augmentation du nombre de décès « avec des cas parmi les sujets de moins de 35 ans ». Mais, depuis cette date, de l’eau a coulé sous le pont et les efforts déployés dans la riposte (vaccination, respect des mesures barrières, le durcissement du couvre-feu…) ont permis d’inverser la tendance.

Selon une note d’information de l’ANSS en date du 11 octobre, l’évaluation du COVID-19 au mois de septembre révèle « une baisse de l’indice de positivité (qui est passée de 5% à 2%) au cours des quatre dernières semaines ; une baisse des cas confirmés (de 552 à 171) ; une baisse des cas confirmés isolés à domicile (qui est passé en moyenne de 346 à 192) ; une baisse du taux d’occupation des lits dans les centres de traitement pour la prise en charge de 63 à 32% ; une baisse du nombre de décès… ».

Depuis le 03 octobre (où 02 cas de décès ont été enregistrés), aucun autre cas de mort du COVID-19 n’a encore été notifié. C’est toujours zéro (0) décès journalier, avec des cas confirmés oscillant entre 7 (sur 1 407 sujets testés par jour) et 25 (sur 1 585 sujets testés par jour) dans le pays.

Et, compte tenu de l’amélioration de la situation marquée par une avancée dans la vaccination, l’ANSS a récemment annoncé qu’elle procédera à la fin de ce mois d’octobre à l’arrêt des activités de prise en charge à domicile. Egalement, le 23 septembre dernier, à la faveur d’une rencontre entre le corps médical et le CNRD (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée), le directeur général de l’ANSS, Dr Sakoba Keïta, a donné l’espoir d’une fin très proche du COVID-19 en Guinée.

« Dans les jours à venir, vous allez écouter des communiqués qui vont renforcer l’élan que nous avons actuellement. Nous assistons à la baisse du nombre de cas, parce que la troisième vague est en train de terminer… Si tout le monde se donne la main, d’ici fin novembre, on pourra même déclarer la fin de la pandémie en Guinée. Pour le moment, la Guinée a une chance formidable », avait alors déclaré Dr Sakoba Keïta.

Actuellement une vaste « campagne accélérée de vaccination contre le COVID-19 » est en cours en Guinée. Lancée par les autorités sanitaire, cette campagne cible les personnes âgées de 18 ans et plus à Conakry et dans les préfectures de l’intérieur du pays.

Sur les réseaux sociaux, certains guinéens n’ont pas hésité à faire un parallèle entre cet espoir de fin de la pandémie du Covid19 à celui plutôt politique de la fin du 3ème mandat d’Alpha Condé et l’avènement du CNRD du colonel Mamadi Doumbouya, suite au très salutaire putsch du 05 septembre 2021. « Doumbouya est hyper efficace contre le variant Alpha… », se marrent certains internautes.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Violences interethniques à Macenta : les avocats des détenus haussent le ton

20 octobre 2021 à 14 02 08 100810

Près d’une année après les violences intercommunautaires survenues en décembre 2020, à Macenta, le dossier n’est toujours pas jugé. Les personnes accusées d’être responsables des affrontements entre Tomas et Manias (qui avaient fait plusieurs morts et blessés ainsi que des dégâts matériels) sont toujours détenues à la prison civile de N’Zérékoré, en attendant l’ouverture de leur procès. 

Leurs avocats se sont fait entendre ce mercredi, 20 octobre 2021, à travers une déclaration publiée à N’Zérékoré. Ils ont dénoncé le retard de l’ouverture du procès, qui commence à avoir de graves conséquences : l’un des détenus est décédé le 12 octobre dernier à l’hôpital, sans être jugé. Les avocats ont interpellé le CNRD sur cette situation, exhortant les nouvelles autorités guinéennes à mettre les moyens nécessaires à la disposition du TPI de Macenta pour qu’il puisse organiser rapidement le jugement.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration du collectif des avocats de la défense :

Nous, avocats de la défense, commençons par exprimer le sentiment d’espoir imprimé en nous par les nouvelles autorités du CNRD dans les premiers discours à l’occasion de la prise du pouvoir le 5 Septembre 2021. Les autorités du CNRD ont déclaré et soutenu que la justice les sera désormais la boussole de direction de tous les citoyens. Cela a suscité un regain d’espoir et de confiance en nous avocats, partenaires de la justice.

Nous, avocats de la défense des événements malheureux de Macenta des 26, 27 et 28 décembre 2021, sommes surpris de constater avec amertume le retard que connaît le jugement dudit dossier par faute de moyens financiers dont l’instruction est close et les ordonnances de renvoi devant le Tribunal criminel nous ont été notifiées depuis le 22 juin 2021.

Nous sommes également consternés, meurtris et écœurés par la mort de l’un de nos clients en détention en la personne de M. Fassou Théoro le mardi 12 octobre 2021 sans occulter les cas de maladies graves dont souffrent certains de nos clients.

Nous ne manquons pas de rappeler le sempiternel principe sacré et consacré par nos textes lois qui est celui de la présomption d’innocence qui considère tout accusé innocent jusqu’à ce qu’un Tribunal déclare sa culpabilité. Ne dit-on pas couramment et constamment que mieux vaut que cent coupables s’échappent qu’un seul innocent périsse ?

Tout le monde conviendra que l’une des missions principales de l’Etat est de contribuer au bonheur de la population en termes d’égalité de tous devant la justice dans un délai légal et raisonnable. La justice, étant l’une des vertus cardinales, elle assure dans son incarnation le bonheur sinon toujours, du moins la plupart du temps et non seulement dans le présent mais pour l’éternité tout entière.

Nous, avocat de la défense desdits événements malheureux qui revêtent une extrême sensibilité à relent ethnique, sollicitons humblement des autorités du CNRD, en conséquence de ce qui précède, de mettre les moyens financiers nécessaires dans les meilleurs délais à la disposition du Tribunal de Première Instance de Macenta pour la tenue de ce procès dans l’intérêt de la justice pour promotion efficiente de la paix dans le pays en général et dans la préfecture en particulier.

POUR LE COLLECTIF DES AVOCATS DE LA DÉFENSE

Maître Théodore Michel LOUA

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Conakry : le colonel Mamadi Doumbouya accueille le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló

20 octobre 2021 à 11 11 57 105710
Arrivée du Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo à Conakry

Le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, est arrivé en Guinée, ce mercredi 20 octobre 2021, pour une visite d’Etat. Il a été accueilli à l’aéroport international de Conakry-Gbessia par le colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition et chef de la junte militaire qui dirige la Guinée.

Accueil du Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo à Conakry

Le cérémonial d’accueil a connu aussi la présence des présidents des institutions républicaines, de la gouverneure de Conakry, des responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que des corps diplomatique et consulaire accrédités en Guinée. Après cette cérémonie, les chefs d’Etat guinéen et bissau-guinéen se sont dirigés au Palais Mohamed V de Conakry, où est installé le colonel Mamadi Doumbouya.

Umaro Sissoco Embaló est le deuxième chef d’Etat à effectuer une visite officielle en Guinée, après celui de la Sierra Leone, depuis le coup d’Etat du 05 septembre 2021, qui a renversé le président Alpha Condé. Il devrait échanger avec son homologue guinéen autour de la coopération entre leurs deux pays, mais aussi sur les relations entre la Guinée et la CEDEAO.

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo et Colonel Mamadi Doumbouya

Mohamed Guéasso Doré et Amadou Lama Diallo étaient l’aéroport pour Guineematin.com 

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo et Colonel Mamadi Doumbouya
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Bruxelles : Cellou Dalein prendra part au congrès du parti libéral belge

20 octobre 2021 à 11 11 36 103610
Cellou Dalein Diallo

Interdit de sortir du territoire guinéen depuis plusieurs mois, Cellou Dalein Diallo a pu enfin voyager. Le président de l’UFDG a quitté Conakry hier, mardi 19 octobre 2021, moins de deux mois après la chute du régime Alpha Condé, dont il était le principal opposant, renversé par un coup d’Etat militaire le 05 septembre dernier.

Le leader de l’ANAD se rend d’abord à Dakar, puis à Bamako, avant de s’envoler pour l’Europe. Il prendra part notamment au 175ème Congrès du parti libéral belge, prévu le 22 octobre prochain, à Bruxelles. A ce propos, Guineematin.com vous propose ci-dessous un communiqué transmis par le service communication de l’ANAD, l’alliance politique dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG et Vice-Président de l’Internationale Libérale, fait partie des personnalités invitées au 175èmeCongrès du parti libéral belge.

L’événement, qui aura lieu le 22 octobre au Palais 12 du Brussels Expo, à Bruxelles, est organisé par l’open VLD (le parti libéral flamand) de l’ancien Premier Ministre, M. Guy Verhofstadt, le MR (Mouvement Réformateur) de Louis Michel et le parti libéral européen.

Cellou Dalein Diallo, un des rares invités non-européens à ce congrès, participera à cet événement aux côtés de grandes personnalités européennes de la famille libérale dont notamment : Charles Michel, Président du Conseil européen, Alexander De Croo, Premier Ministre belge, Mark Rutte, Premier Ministre hollandais, Xavier Bettel, Premier Ministre luxembourgeois, Kaja Kallas, Premier Ministre d’Estonie, Michael Martin, Premier Ministre d’Irlande, Didier Reynders, Commissaire européen à la Justice et Louis Michel, ancien Ministre et Président de l’Assemblée 
paritaire UE-ACP.

Au cours de son séjour dans la capitale belge et européenne, le Président de l’UFDG aura des entretiens avec la plupart de ces personnalités et bien d’autres hauts responsables de la Commission et du Parlement européens. Cellou Dalein ne manquera pas d’expliquer à ses interlocuteurs la situation politique qui prévaut en Guinée et de leur demander de soutenir le processus de transition en cours dans son pays depuis le 5 septembre dernier.

Transmis par le service communication de l’ANAD

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Après Maada Bio, le Général Emballo à Conakry : succès diplomatique du CNRD ?

20 octobre 2021 à 11 11 11 101110
Arrivée du Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo à Conakry

Par Mandian Sidibé : Quelques jours seulement après le séjour de travail du Président Sierra-Leonais, Maada Bio, à présent, c’est autour d’un autre Chef d’État voisin de venir prendre langue avec le CNRD. Il s’agit du Président de Guinée-Bissau, le Général d’armée Umaro Cissoko Emballo. 

Et pourtant, il y a quelques mois seulement, sous le tyran Alpha Condé, cette visite semblait totalement inimaginable, tant et si bien que les relations séculaires de bon voisinage et d’amitié entre la Guinée et certains de ses voisins stratégiques étaient injustement devenues sulfureuses.

Le Chef de l’État Bissau-Guinéen qui s’est toujours opposé au régime défunt de Conakry pour cette fameuse histoire de troisième mandat (coup d’État constitutionnel) salue, à présent, l’avènement au pouvoir du CNRD, ayant à sa tête l’intrépide Colonel Mamadi Doumbouya. 

L’autre signification, pas des moindres,  de cette visite du Président Emballo à Conakry, réside dans la relance des liens d’amitié et de fraternité entre la République de Guinée et la Guinée-Bissau. Le Colonel-Président Mamadi Doumbouya fait, sans nul doute, l’unanimité de reconnaissance dans la sous-région. 

La démarche des Chefs d’État voisins devrait inspirer la CEDEAO, pour enfin se rendre à l’évidence selon laquelle le Colonel Mamadi Doumbouya est accepté par l’entièreté des Guinéens, toutes obédiences socio-politiques et confessionnelles confondues.

Rendez-vous, ce mercredi, à l’aéroport de Conakry, pour la réception du Président Emballo, avec qui Alpha Condé s’était brouillé pour des raisons futiles. D’où la fermeture unilatérale des frontières terrestres entre les deux pays, par l’ancien tyran guinéen, sans raisons intelligentes.

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo et Colonel Mamadi Doumbouya

Mandian SIDIBE, Journaliste, Ancien Directeur Général de la radio « Planète FM « 

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AFICCON : accusée de gestion opaque, la mairie de Matam apporte des précisions

20 octobre 2021 à 11 11 04 100410

« Dans ce genre d’opérations, personne ne peut magouiller, parce que tout ce qui a été fait est clair : les entreprises savent quels sont ceux qui ont soumissionné, quelles sont les entreprises qui ont les documents légaux et elles ont l’œil sur tout le monde. Il faut que les gens sachent que dans cette procédure, la transparence est totale ». C’est la réponse donnée par Ismaël Condé, premier vice maire de Matam, suite à la récente sortie d’un de ses collègues. Youssouf Camara, conseiller communal à la mairie de Matam, avait accusé les autorités communales de « gestion opaque » de la procédure d’attribution des marchés pour l’exécution des projets financés par l’AFICCON. Ismaël Condé s’est exprimé sur cette question dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com hier, mardi 19 octobre 2021.

Guineematin.com : récemment, vous avez lancé un appel d’offres pour l’attribution des marchés aux entreprises qui vont exécuter les projets financés par l’AFICCON. Parlez-nous du déroulement de ce processus.

Ismaël Condé, premier vice-maire chargé du développement local de la commune de Matam

Ismaël Condé : je rappelle d’abord que l’AFICOM (Agence de financement des collectivités de Conakry) a été créée à travers le FODECCON (Fonds de développement des communes de Conakry). C’est le FODECCON qui cherche le financement et c’est l’AFICCON qui gère le fonds. Ce fonds comprend un pourcentage des recettes du port, de l’aéroport et un pourcentage des recettes au niveau de l’ensemble des impôts qui sont  prélevés au niveau de la ville de Conakry. L’utilisation de ce fonds est assurée par l’AFICCON. Donc, il y a deux agences : une agence qui s’occupe de la levée du fonds et une autre de l’utilisation. Et comment ce fonds sera utilisé ? Il y a un système qui a été mis en place. Au début, il y avait une base paritaire, chaque commune a fait la demande des projets qu’elle veut financer dans le cadre de l’élaboration de son PDL (Plan de développement local). 

Pour l’année 2021, les communes ont envoyé leur PAI (Plan annuel d’investissement). Au niveau de notre commune, on a choisi 14 projets sociaux pour une valeur de 55 milliards de francs guinéens. Ces projets sont entre autres : des projets de rénovation d’écoles et de centres de santé, des projets de construction des routes et des maisons des jeunes. Sur les 14 projets, l’AFICCON n’a retenu que 4 pour un montant de 5 milliards 800 et quelques millions. C’est seule l’FICCON qui sait combien de fonds est disponible et quelle est la part de chaque commune. Mais généralement, les communes les plus dotées sont les communes les plus grandes et il y a une 6ème commune de Conakry qui ne dispose à ce jour d’aucune infrastructure, comparativement aux 5 autres communes. Donc, la commune de Kassa a eu une part importante dans le cadre de la gestion de ce premier fonds.

Guineematin.com : après la validation de quatre des quatorze projets que vous avez soumis à l’AFICCON, quelle est l’étape qui a suivi ?

Ismaël Condé : l’AFICCON nous a envoyés un manuel par rapport à l’exécution de ces fonds. Dans ce manuel, il est écrit comment les projets doivent être élaborés : ils nous ont conseillés de mettre en place des commissions, à savoir : la commission de passation des marchés et les commissions de transparence, de contrôle et de réception, de conciliation et d’arbitrage, de contrôle et de validation des marchés… Voilà ce que le manuel nous impose. Mais, l’urgence pour nous était de mettre en place la commission de passation des marchés et celle de transparence. Pour que le nom des entreprises qui vont soumissionner dans le cadre de ce projet soit envoyé à l’AFICCON pour validation. Cette commission est paritaire. C’est-à-dire, toutes les parties prenantes ont leur représentant dedans. 

À Matam, nous avons d’abord deux projets : le lot 1, c’est la construction du centre de santé de Madina et le lot 2, la rénovation de l’école primaire de Matam Lido. Cette affaire a commencé pendant que moi, j’étais en prison. Mais à ma sortie, j’ai appris qu’un conseil extraordinaire s’est tenu entre les élus pour choisir les projets que la commune doit soumissionner. Les élus se seraient prononcés sur le choix de ces deux lieux et les douze autres qui n’ont pas été validés. Cela veut dire que les élus locaux ont donné l’aval à l’exécutif communal de les représenter dans le cadre de la réalisation de ces travaux. Donc, les élus se sont préalablement réunis pour donner ce mandat que le maire est en train d’exécuter aujourd’hui. 

Quand cela a été fait, le maire a envoyé cette liste à l’AFICCON. C’est ainsi que l’AFICCON a convoqué une réunion au gouvernorat pour demander aux communes de commencer le travail par l’ouverture d’un appel d’offres. Au total, il y a eu dix soumissionnaires dont quatre pour les travaux du centre de santé de Madina et six pour l’école primaire de Matam Lido. Moi, j’ai représenté la commune de Matam, en tant que président de la commission de passation des marchés. La commune exécute l’ordre donné par l’agence qui donne l’argent. Mais, jusqu’à présent, l’argent n’est pas là. 

La commune n’a rien à avoir de la gestion du fonds. Le rôle de la commune, c’est de remonter la liste des entreprises soumissionnaires à l’AFICCON pour validation. Allez-y demander à l’AFICCON si une seule commune a reçu un montant dans ce cadre. Tout ce qu’on a dedans, ce sont les infrastructures pour nos populations. Donc, pour l’heure, nous attendons le retour de l’AFICOM par rapport à la validation ou non des entreprises soumissionnaires. Cela veut dire que c’est l’AFICCON qui a le dernier mot dans le choix des entreprises.

Guineematin.com : vous dites que les conseillers communaux sont effectivement impliqués dans le processus, mais ce n’est pas ce que nous a dit l’un d’eux que nous avons rencontré la semaine dernière. Il a accusé l’exécutif communal de gérer le processus de façon opaque et de vouloir favoriser certaines entreprises.

Ismaël Condé : je vais vous dire que dans ce genre d’opérations, personne ne peut magouiller. Parce que tout ce qui a été fait est clair : les entreprises savent quels sont ceux qui ont soumissionné, quelles sont les entreprises qui ont les documents légaux et elles ont l’œil sur tout le monde. Il faut que les gens sachent que dans cette procédure, la transparence est totale. Le fonds n’est ni à la disposition de la commune ni dans le compte bancaire de la mairie. Ni madame le gouverneur ni monsieur le maire de la commune ne pourront détourner cet argent. Ce fonds servira exclusivement à la construction des infrastructures dans nos communes. Et nous, nous y veillerons strictement.

Entretien réalisé par Malick Diakité pour Guineematin.com 

Tel : 626-66-29-27

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RPG AEC : Kassory, Damaro, Diané et Cie convoqués par le CNRD

20 octobre 2021 à 10 10 01 100110
Colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD

La rencontre des responsables du RPG Arc-en-ciel, tenue la semaine dernière au siège de l’ancien parti au pouvoir, ne laisse pas indifférent le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). La junte militaire au pouvoir a convoqué hier, mardi 19 octobre 2021, une dizaine de dignitaires du régime Alpha Condé, au Palais Mohamed V de Conakry.

Parmi eux, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, l’ancien Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et l’ancien ministre de la Défense nationale et des Affaires présidentielles, Dr Mohamed Diané. Ils sont venus s’expliquer sur la réunion tenue à huis clos, le 14 octobre dernier, au siège du RPG Arc-en-ciel, à laquelle ils ont pris part.

Ces dignitaires de l’ancien régime ont fait savoir que cette rencontre visait tout simplement à réorganiser leur parti et à sensibiliser leurs militants. Ils ont assuré n’avoir aucune volonté de poser des actes de nature à porter atteinte à la stabilité du pays. 

De son côté, le CNRD a réitéré sa volonté de n’exclure personne du débat politique, mais aussi sa décision de ne tolérer aucune action allant à l’encontre des instructions qu’il a données aux anciens dirigeants guinéens, au lendemain du coup d’Etat du 05 septembre 2021.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : le CNRD ordonne la levée de tous les barrages routiers

20 octobre 2021 à 9 09 14 101410

Dans un communiqué publié la nuit dernière, le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), a annoncé la levée « avec effet immédiat » de tous les barrages sur le territoire national, excepté ceux des frontières. La junte militaire au pouvoir a fait savoir que les « dispositifs fixes sont remplacés par des dispositifs mobiles ».

Les autorités guinéennes précisent que les patrouilles n’ont pas mission de fouille, sauf sur la base du renseignement. « Il est aussi demandé aux populations civiles de se conformer aux règlements en vigueur et de s’abstenir de donner de l’argent aux éléments des forces de défense et de sécurité », a indiqué le communiqué.

La levée des barrages non conventionnels est depuis quelques années, l’une des principales revendications des transporteurs. Ils se plaignent de rackets de la part des agents déployés au niveau des différents barrages routiers.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Vente de cimetière à Sangoyah-rails ? « c’est un domaine de l’État », a martelé le maire de Matoto

20 octobre 2021 à 9 09 01 100110

Comme annoncé précédemment, les populations de Matoto Khabitaya ont manifesté lundi dernier, 18 octobre 2021, contre la vente d’une partie de leur cimetière par le coordinateur des chefs quartier de Matoto (qui est par ailleurs chef quartier de Sangoyah-Mosquée). Et, compte tenu de la sensibilité de la question, le maire de la commune de Matoto, Mamadouba Toss Camara, s’est très vite saisi de l’affaire. Il s’est entretenu ce mardi avec les deux camps en conflit et a mis le point sur le « i ». Il a notamment laissé entendre que ce cimetière ne fera l’objet d’une vente et que toute personne qui débourse de l’argent pour une parcelle de ce cimetière n’aura que ses yeux pour pleurer, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au cours de cette rencontre, le maire de Matoto s’est montré catégorique sur le fait que même un mètre de ce cimetière ne sera vendu à quelqu’un. Mamadouba Toss Camara a qualifié « d’allégations » les accusations portées sur le coordinateur des chefs quartiers de Matoto ; mais, il a tout de même dépêché une équipe (composée du service technique de l’habitat et de la garde communale de Matoto) à Sangoyah-rails pour dresser un constat sur ledit cimetière.

Mamadouba Tos Camara, maire de Matoto

« J’ai reçu et écouté les deux parties ; mais, pour le moment, ce sont des allégations jusqu’à preuve du contraire. Le cimetière n’est pas vendu. Mais, celui qui aurait acheté ce lieu n’aura que ses yeux pour pleurer, parce que c’est un domaine de l’État », a martelé Mamadouba Toss Camara.

Pour le porte-parole des jeunes de Khabitaya, cette rencontre avec l’autorité communale a été à la fois satisfaisante et rassurante.

Ismael Soumah, représentant de la jeunesse de Matoto-Khabitaya

« Le maire a pris l’engagement devant les imams et les deux chefs de quartiers pour dire que jusqu’à preuve du contraire le cimetière-là n’est pas vendu. Il a aussi donné l’ordre, moi-même je dois aller sur le terrain avec les gardes communaux, d’aller voir l’état du cimetière. Egalement, il a dit que toutes les emprises entre la route et les rails seront dégagées, parce que la partie appartient à l’État. Donc, quiconque se hasarde à vendre ce cimetière aura affaire avec lui. Je suis satisfait du fait que le problème sera résolu, il (le maire) en a pris l’engagement. Alors, pour le moment, je n’ai pas de craintes. Mais, si je trouve que ça ne va pas, je peux continuer devant ; parce que l’État est là pour ça », a dit Ismaël Soumah.

Naby Laye Touré, chef du quartier Sangoyah-mosquée

De son côté, Naby Laye Touré, chef de quartier Sangoyah-mosquée et coordinateur des chefs quartier de Matoto, se dédouane d’avoir vendu une partie du cimetière. Il est nommément cité dans cette affaire, mais il assure que la partie en conflit ne fait pas partie du cimetière.

« Ce sont 3 parcelles qui ont été offertes par un citoyen du quartier pour servir de cimetière. Mais, cette partie qui pose problème ne fait pas partie du cimetière », a indiqué Naby Laye Touré.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Accident de la circulation à Ballandougou (Boffa) : un mort et plusieurs blessés

20 octobre 2021 à 7 07 43 104310

En route pour Kamsar, un véhicule de marque ‘’Peugeot’’, avec à son bord sept (7) personnes (dont un bébé), s’est renversé hier, mardi 19 octobre 2021, à Ballandougou, un village situé non loin de la commune urbaine de Boffa, sur la route nationale Boké-Boffa. Sur place, un mort et quatre blessés (dont deux graves) ont été entrés.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est cet après-midi que cet accident de la circulation s’est produit. Et, c’est une crevaison du pneu avant (côté chauffeur) qui a fait dérouter le véhicule. Il est allé se renverser dans les ravins. Et, une femme y a perdu la vie. Quatre autres personnes ont été blessées dont deux grièvement. Le corps de la femme et les blessés ont été transportés à l’hôpital préfectoral de Boffa.

A noter que ce sont les membres d’une même famille qui étaient dans ce véhicule accidenté. Ils partaient à une cérémonie à Kamsar. Et, c’est Boubacar Barry, journaliste à la radio City Fm, qui conduisait le véhicule. Il a été légèrement blessé à la tête.

N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628 98 49 38

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