Cour d’appel : les avocats d’Ousmane Gnelloy sollicitent la « clémence » de la justice

Comme annoncé précédemment, le procès d’Ousmane Gnelloy Diallo se poursuit ce jeudi, 21 octobre 2021, à la Cour d’appel de Conakry. Ce militant du RPG Arc-en-ciel (l’ancien parti au pouvoir), qui se faisait appeler « ministre de la défense du président Alpha Condé sur Facebook », est poursuivi pour injures publiques et menaces de mort par Kadiatou Biro Diallo, alias DK. Après la projection de la vidéo incriminée, la juridiction supérieure a ouvert la phase des plaidoiries et réquisitions, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

La parole est revenue d’abord aux conseils d’Ousmane Gnelloy Diallo pour leurs plaidoiries. Maître Doumbouya, l’un d’eux, a demandé à la Cour de déclarer irrecevable la constitution de partie civile de Kadiatou Biro Diallo, parce que ce n’est pas à elle que le prévenu s’est adressé dans sa vidéo publiée sur les réseaux sociaux, mais plutôt à sa sœur qui vit aux Etats-Unis. Il a également demandé à la juridiction supérieure de « balayer » les faits de menaces de mort, qui « ne sont pas constitués » et d’être clémente sur l’infraction d’injures.

« Nulle part dans cette vidéo projetée, il n’a entendu été Ousmane Gnelloy Diallo parler personnellement de Kadiatou Biro Diallo. Or, c’est elle la partie civile. Elle est différente de sa sœur Aïssatou Biro Diallo. Donc, je vous demande de déclarer sa constitution de partie civile irrecevable et de balayer la décision de menace. Pour l’infraction d’injures publiques, je vous demande d’être clément à son égard. Car il y a de la hargne dans la décision du tribunal de première instance de Dixinn », a-t-il déclaré.

Abondant dans le même sens, son confrère, maître Santiba Kouyaté, a déclaré que la condamnation d’Ousmane Gnelloy Diallo par le juge Alphonse Charles Wright, est une décision populiste et sensationnelle. « Le premier juge, sous l’effet du populisme et du sensationnel, a reconnu les faits de menaces de mort réitérées. Mais aujourd’hui, c’est la troisième audience, même la partie civile n’a pas prouvé l’infraction de menaces de mort réitérées. Donc, cette décision, c’est l’expression de la hargne du juge qui a rendu cette décision. 

Il a dit tout dans ce dossier sauf le droit. C’est un juge unique en son genre. Je vous demande de réformer partiellement le premier jugement du tribunal de Dixinn. Réformer également le jugement pour dire que la partie civile n’a aucune qualité de se constituer partie civile dans cette affaire. Pour le délit d’injures, de faire application de l’article 135 du code pénal guinéen en le retenant dans les liens de prévention tout en lui accordant la clémence », a plaidé Me Santiba Kouyaté.

Après les avocats de Gnelloy, Me Antoine Pépé Lama, l’avocat de Kadiatou Biro Diallo, a pris la parole pour sa plaidoirie.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com 

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