Accusé au même titre que le maire Issa Soumah de « gestion opaque » des fonds AFICCON (Agence de financement des communes de Conakry) et du projet d’aménagement et de vente de parcelles à Kobaya, Yattaya-Fossidet et Sonfonia (entre autres) situées sur le littoral, le 1er vice maire de la commune de Ratoma brise enfin le silence. Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, lundi 25 octobre 2021, Alpha Oumar Sacko (puisque c’est de lui qu’il s’agit) a réfuté les allégations portées contre lui par certains conseillers communaux et il a titillé ses accusateurs qu’il qualifie de « conseillers véreux ». Egalement, il dit être très disposé à affronter à visage découvert ses détracteurs pour éclairer la lanterne de l’opinion sur ces dossiers.

Alpha Oumar Sacko, premier vice-maire de Ratoma

« Je suis disposé à débattre de ces sujets avec n’importe quel conseiller et à visage découvert. Ce conseiller véreux qui dit vouloir garder l’anonymat fait de l’amalgame, parce qu’il a annoncé qu’ils (les 26 conseillers communaux qui ont écrit au maire Issa Soumah) demandent la dissolution des commissions et ils ajoutent que j’aurai confié dans nos réunions de garder la confidentialité pour qu’on puisse partager les avantages. C’est une accusation qui peut m’amener à porter plainte contre lui pour diffamation. Au contraire, ce conseiller naturellement insatisfait qui pense qu’il est venu à la mairie pour chercher de l’argent, et non pour défendre les intérêts de la population, a été le premier, dès qu’on a parlé d’adjudication, à aller chercher des gens pour venir dire de lui donner un marché parce qu’il est conseiller. Mais, on lui a fait savoir les dispositions de la loi en la matière », se défend Alpha Oumar Sacko.

Poursuivant son speech, le 1er vice maire de la commune de Ratoma a laissé entendre que l’article 330 du Code des collectivités révisé stipule clairement que le maire, ses adjoints et les autres membres du personnel de la mairie ne peuvent pas être adjudicateurs de marché, ni directement, ni par personne interposée. Et, cette volonté d’appliquer la loi qui aurait mis en rogne certains conseillers communaux.

« Quand on lui a signifié cela et qu’il a vu qu’on veut appliquer ça, il est devenu hors de lui-même. C’est lui seul qui a demandé à ce que tous les conseillers se réunissent et qu’ils utilisent cela pour dire ce qu’il veut. Je suis désolé, la loi est la loi. Et, donc, on ne peut pas, si on veut être sérieux, ne pas appliquer la loi en soi-même d’abord et à tous les autres après. C’est ce que nous avons fait. Sur la commission d’adjudication que je dirige, les dispositions de l’article 263 du Code des collectivités révisé disent qu’en cas de passation de marché, le maire est assisté d’un de ses adjoints inscrits dans l’ordre du tableau.

Et, je suis le 1er vice maire, je suis donc en droit de diriger cette commission conformément à la loi… En réunion avec l’exécutif, j’ai dit : la confidentialité des membres de la commission adjudication des marchés doit être respectée. Leurs noms doivent être confidentiels jusqu’à l’ouverture des plis. Vous connaissez notre pays, dès qu’on sait que c’est Paul ou Pierre  qui sont membres de la commission adjudication, les pressions, les tentatives de corruption ne finiront jamais », a expliqué Alpha Oumar Sacko.

Pour ce qui est de l’affaire des parcelles situées sur le littoral, le 1er vice maire de Ratoma abonde dans le même sens que son maire. Et, pour convaincre de la véracité de ses propos, Alpha Oumar Sacko a brandit une lettre en date du 30 juin 2021 signé par le ministre de la Ville d’alors, Dr Ibrahima Kourouma. Dans cette lettre, il est tout simplement demandé à la mairie de Ratoma d’arrêter les travaux d’aménagement du site Sonfonia Lac.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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