Affaire USTG : « la décision de la Cour d’appel n’est pas exécutoire », annonce le camp d’Abdoulaye Sow

Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG

Au cours d’une conférence de presse animée ce mardi, 02 novembre 2021, à Conakry, l’avocat d’Abdoulaye Sow s’est exprimé sur le contentieux autour du contrôle de l’USTG (Union syndicale des travailleurs de Guinée). Maître Salifou Béavogui a fustigé l’attitude du camp Abdoulaye Camara, qui cherche à faire exécuter l’arrêt rendu par en sa faveur par la Cour d’appel de Conakry, alors que celui-ci est attaqué devant la Cour suprême. L’avocat a déclaré que cette décision n’est pas exécutoire tant que la plus haute juridiction du pays n’aura pas fini d’examiner l’affaire, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est un Me Salifou Béavogui en colère qui a pris la parole devant les médias, cet après-midi. Pour l’avocat de l’USTG version Abdoulaye Sow, l’arrêt de la Cour d’appel de Conakry, rendu le 12 octobre dernier (qui a invalidé l’élection d’Abdoulaye Sow à la tête de l’USTG au profit de celle d’Abdoulaye Camara), est tout à fait incompréhensible. Car, dit-il, seul le congrès qui a élu M. Sow a été organisé dans le respect des statuts de la centrale syndicale.

Me Salifou Béavogui, avocat

« Dans les statuts de l’USTG, c’est le président sortant qui convoque l’assemblée pour le renouvellement du bureau exécutif ou les instances dirigeantes. C’est dans ces circonstances que du 19 au 21 novembre 2018, le 6ème congrès national de l’USTG s’est tenu au Palais du peuple pour le renouvellement de l’instance dirigeante de l’USTG, en présence de 15 membres du bureau exécutif sortant sur 26 ; 45 membres des fédérations syndicales professionnelles et syndicats nationaux sur 45 ; 14 membres des Unions syndicales régionales sur 16 ; 33 membres des Unions syndicales préfectorales sur 33 ; 5 membres des Unions syndicales communales sur 5 ; 10 membres des sociétés ayant plus 500 travailleurs sur 12. Soit un total de 121 délégués présents sur les 137 attendus et pour un taux de participation de 88,32% », a déclaré Me Salifou Béavogui.

Après ce congrès, souligne l’avocat, le camp d’Abdoulaye Camara a saisi d’abord le tribunal du travail puis le tribunal de première instance de Kaloum pour réclamer son invalidation, sans succès. Les deux juridictions ont débouté le requérant, validant ainsi l’élection d’Abdoulaye Sow comme secrétaire général de l’USTG. Abdoulaye Camara et son équipe ont ensuite saisi la Cour d’appel de Conakry, qui a rendu une décision contraire aux deux premières, sans respecter le principe du contradictoire, déplore l’avocat.

« Nous, nous sommes restés dans l’attente pendant la période du Covid, la Cour prend une décision, elle infirme les deux décisions venues de Kaloum. Ça n’allait plus parce que le principe du contradictoire n’est plus respecté. Nous ne savons même pas comment les choses ont démarré devant la Cour pendant qu’il n’y avait pas d’audience. Le secrétaire général, Abdoulaye Sow, n’avait pas eu la possibilité de se défendre. Et quand c’est comme ça, tout justiciable a le droit de dire : je ne fais plus confiance à ce magistrat où à cette cour », a dit l’avocat d’Abdoulaye Sow.

Il indique que son camp a saisi la Cour suprême pour attaquer l’arrêt de la Cour d’appel de Conakry. L’affaire a été appelée devant cette juridiction avant d’être renvoyée au 03 décembre pour la suite des débats. « Là où le bât blesse, c’est qu’aujourd’hui, la partie adverse se saisit de cette décision de la Cour d’appel qu’elle tente coûte que coûte de faire exécuter en tentant d’expulser le secrétaire général, Abdoulaye Sow. Or, ce n’est pas une décision exécutoire parce qu’elle a été attaquée à la Cour suprême et ça, c’est l’article 80 de loi sur la Cour suprême qui le dit », a laissé entendre Me Salifou Béavogui.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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