Aliou Barry sur les officiers tués sous Sékou Touré : « c’était un mécanisme pour décimer l’élite de l’armée guinéenne »

3 novembre 2021 à 22 10 30 113011

Aliou Barry, chercheur et activiste des droits humains

« A partir de 1963, quand il y a eu le coup d’Etat qui a renversé Sylvanus Olympio au Togo, le coup d’Etat du Ghana en 1966 et du Mali en 1968, Sékou Touré a commencé à se méfier de l’armée pour éviter qu’il y ait un coup d’Etat. Il a orchestré une purge qui a décimé toute l’élite de l’armée guinéenne ».

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Béa Diallo nommé ministre de la Jeunesse et des Sports : réaction de Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif

3 novembre 2021 à 22 10 24 112411
Lansana Béa Diallo, nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports

Lansana Béa Diallo, nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports

Dans un décret rendu public hier, mardi 02 novembre 2021, Lansana Béa Diallo, ancien boxeur international, aujourd’hui député et premier adjoint au maire d’Ixelles à Bruxelles (en Belgique), a été nommé ministre guinéen de la jeunesse et des sports. Et, cette nomination a été très bien accueillie dans le milieu sportif à Conakry, compte tenu de l’engagement et des actions citoyennes que le nouveau promu a initié en Guinée en faveur de la jeunesse.

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Détournement à EDG Dinguiraye : le directeur licencié, plusieurs autres responsables suspendus

3 novembre 2021 à 20 08 52 115211

C’est une fin de course pour Ibrahima Diallo, le directeur de l’antenne locale de la société ‘’électricité de Guinée (EDG)’’ à Dinguiraye. Il a été épinglé dans une affaire de détournement dont le montant serait estimé à 2 milliards de francs guinéens. Il vient donc d’être licencié et plusieurs autres de ses collaborateurs (dont le responsable des ressources humaines et le comptable) ont été suspendus de leurs fonctions et privés de salaires pour une période de six (6) mois.

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Libre Opinion : regagner la confiance des adolescents en s’attaquant au changement climatique et au Covid-19

3 novembre 2021 à 20 08 33 113311

Cette tribune, publiée en pleine actualité de la COP 26, est l’œuvre de Anthony Costello, professeur au University College London au Royaume-Uni, Helen Clark, présidente du conseil d’administration du PMNCH, et ancienne première ministre de Nouvelle-Zélande, Margaret Kobia, secrétaire de cabinet du ministère du service public, du genre, des affaires des personnes âgées et des programmes spéciaux du Kenya, et Julieta Martinez, fondatrice de la plateforme Tremendas. Les auteurs soutiennent que les adolescents n’ont pas été bien servis quant aux mesures prises dans la lutte contre la pandémie de covid-19 et la crise climatique. Pour eux, il faut s’attaquer au changement climatique et à la pandémie pour regagner leur confiance. La première version de cette tribune, en anglais, a été publiée par le site spécialisé TheBMJ. Ci-dessous l’intégralité de la tribune.

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Domani Doré au siège du RGP arc-en-ciel : « la reconquête du pouvoir reste notre agenda »

3 novembre 2021 à 18 06 27 112711

Domani Doré, membre du RPG arc-en-ciel

C’est désormais clair pour ceux qui rêvaient de voir le RPG arc-en-ciel tapis dans l’ombre, loin du processus de transition et des élections à venir. A l’occasion de la conférence de presse que le parti et ses alliés ont tenue à Conakry ce mercredi, 03 novembre 2021, Domani Doré, chargé de communication du RPG arc-en-ciel, a exprimé à vive voix l’intention du parti d’Alpha Condé de se battre pour la « reconquête du pouvoir » lors des prochaines échéances électorales en Guinée, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Nantou Chérif du RPG sur l’adhésion de Djamilah Nénékhaly à l’UFDG : « son départ ne nous fait ni chaud ni froid »

3 novembre 2021 à 18 06 02 110211

Hadja Nantou Chérif

En marge de la conférence de presse du RPG arc-en-ciel ce mercredi, 03 novembre 2021, Hadja Nantou Chérif, coordinatrice nationale dudit parti, s’est exprimée sur la récente adhésion à l’UFDG de Djamilah Nénékhaly, désormais ancienne secrétaire administrative des sections RPG arc-en-ciel de Belgique et d’Europe et ancienne 1ère secrétaire administrative de la coordination RPG arc-en-ciel d’Europe. Et, cette grande figure du RPG arc-en-ciel et ancienne députée à l’assemblée nationale a laissé entendre que le départ de Djamilah Nénékhaly du RPG ne fait ni chaud, ni froid aux responsables et militants de l’ancien parti au pouvoir en Guinée. Et, elle le dit avec ironie et mépris.

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Damaro Camara au CNRD : « nous demandons humblement de libérer Alpha Condé »

3 novembre 2021 à 16 04 52 115211

Comme annoncé précédemment, le RPG arc-en-ciel (l’ancien parti au pouvoir en Guinée) et ses alliés ont animé une conférence de presse ce mercredi, 03 novembre 2021, au siège national du parti à Gbéssia. Plusieurs grandes figures du parti d’Alpha Condé (le président déchu le 05 septembre dernier par un coup d’Etat : ndlr) ont pris part à cette rencontre avec les hommes de médias. Et, à cette occasion, Amadou Damaro Camara, l’ancien président de l’assemblée nationale, a demandé au comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) de libérer Alpha Condé, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Conakry : deux corps sans vie retrouvés à Lansanaya-Barrage

3 novembre 2021 à 16 04 40 114011

Dans la matinée de ce mercredi, 03 novembre 2021, deux corps sans vie ont été découverts à Lansana-Barrage, dans la commune de Matoto. On ignore encore les causes et les circonstances dans lesquelles ces individus ont trouvé la mort ; mais, l’un des corps portait des traces de blessures et il n’a pas été identifié. Egalement, l’autre corps a été identifié comme celui d’un « déficient mental » très bien connu à Lansanaya.

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Ministère de la justice : « la lutte contre la corruption et l’impunité » parmi les priorités la nouvelle ministre, Fatoumata Yarie Soumah

3 novembre 2021 à 16 04 23 112311

Fatoumata Yarie Soumah, Garde des sceaux, ministre de la Justice et des droits de l’Homme

Moins de 24 heures après sa nomination à la tête du ministère de la justice, garde des sceaux par le chef de l’Etat, Fatoumata Yarie Soumah a été installée ce mercredi, 03 novembre 2021, dans ses nouvelles fonctions. C’était à la faveur d’une courte cérémonie présidée par le secrétaire général du gouvernement. Et, à cette occasion, la nouvelle patronne du département de la justice a décliné ses priorités à la tête de ce Département. La nouvelle ministre a profité de cet instant solennel pour prévenir ses nouveaux collaborateurs de l’immensité de la tâche qui les attendent dans les prochains jours en sa compagnie, rapporte in journaliste que Guineematin.com avait dépêché à cette cérémonie.

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Conférence de presse du RPG-AEC : la question d’un journaliste met en rogne les militants du parti

3 novembre 2021 à 14 02 19 111911

« Que pense le parti (le RPR arc-en-ciel) de l’avis de certains militants qui croient que le ministre Zakaria Koulibaly devrait prendre la tête du parti après la chute du président Alpha Condé ? ». C’est la question qui a valu au journaliste Mohamed Camara la furie des militants zélés du RPG arc-en-ciel ce mercredi, 03 novembre 2021, au siège dudit parti. C’était à la faveur d’une conférence de presse organisée par l’ancien parti au pouvoir pour réclamer la libération de son champion, Alpha Condé, détenu depuis le 05 septembre dernier par le CNRD qui l’a renversé du pouvoir.

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Qui veut exclure la diaspora du CNT ? Fanta Cissé, SG du ministère des Affaires étrangères, accusée

3 novembre 2021 à 12 12 54 115411

Ahmed Tidjane Kourouma, président de l’Association des Guinéens au Gabon (AGG)

Ça pourrait être l’une des premières batailles à gagner par Dr Morissanda Kouyaté, le nouveau ministre des Affaires étrangères, de la coopération internationale, de l’intégration africaine et des Guinéens de l’étranger. Les guerres de clans et les petites combines au sein du département qu’il vient d’hériter ne semblent pas s’affaiblir, surtout au niveau de la Direction des Guinéens de l’Etranger. Plusieurs Guinéens de la diaspora venus répondre à l’appel du CNRD et de son président se sentent aujourd’hui trahis et exclus des organes de transition. Et, cela, après avoir travaillé dur pour l’élaboration du mémorandum déposé au niveau de la junte.

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Viol sur une fille de 14 ans au Camp Alpha Yaya : le parquet de Mafanco demande 15 ans de prison contre Mohamed Camara

3 novembre 2021 à 12 12 16 111611

Âgé d’une trentaine d’années, Mohamed Camara était devant le tribunal criminel de Mafanco hier, mardi 02 novembre 2021, pour répondre des faits de « viol sur mineur » qui pèsent à son encontre. Ce jeune garagiste est accusé d’avoir abusé sexuellement d’une fille de 14 ans dans une chambre à l’intérieur du Camp Alpha Yaya Diallo (un camp militaire). Mais, à la barre, il a réfuté toutes les accusations portées contre lui dans cette affaire. Il a même juré sur Dieu qu’il n’a pas touché à cette fille. Mais, le ministère public a tout de même requis sa condamnation à 15 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 7 ans, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Abdoul Goudoussy Baldé à Guineematin : « On peut servir la Guinée sans être ministre, sans être membre du CNT »

3 novembre 2021 à 12 12 08 110811
Abdoul Goudoussy Baldé, consultant en développement économique, ancien fonctionnaire des Nations Unies et ancien membre du groupe national de contact pour le dialogue (GNC)

« Les citoyens guinéens doivent sortir du carcan du militantisme et entrer dans la citoyenneté tout court. Il faut cesser de s’insulter, de se battre. J’invite les Guinéens à temporiser, à réfléchir et à chercher les résultats pour eux-mêmes… Si on réussit, c’est le bonheur de tout le monde. Il faut donc sortir de ce carcan de l’individualisme qui freine beaucoup de gens et qui masque leur esprit. Alors qu’ils peuvent être des vrais acteurs pour le développement national ; mais, ils sont obnubilés par le racisme, l’ethnocentrisme et la division pour satisfaire une personne qui peut partir demain. Si on fait ça pour satisfaire un Président ou un ministre, ce qu’on se trompe. Il faut que les guinéens cessent de se tromper. On ne parle que de politique, on ne parle pas de résultat de développement économique. C’est très grave », a notamment fait observer monsieur Abdoul Goudoussy Baldé. Lors d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce consultant en développement économique, ancien fonctionnaire des Nations Unies et ancien membre du groupe national de contact pour le dialogue (GNC) s’est d’abord prononcé sur le coup d’État mené par les hommes du Colonel Mamadi Doumbouya.

Décryptage !

Guineematin.com : le 05 septembre dernier, une unité d’élite de l’armée, dirigée par le Colonel Mamadi Doumbouya, a renversé le président Alpha Condé et mis en place le CNRD. Comment avez-vous vécu ce changement de régime ?

Abdoul Goudoussy Baldé : c’est une situation malheureuse. Mais que les Guinéens ont salué compte tenu des circonstances qui ont prévalu ces derniers temps dans le pays. Tout le monde considère que c’est une action salutaire et je pense qu’à un moment donné, il faut trouver des solutions aux problèmes. J’ai vécu cet évènement comme tous les Guinéens dans l’inquiétude, dans un certain regret ; mais aussi, dans un sentiment d’affranchissement de certains obstacles que les Guinéens vivaient. Et donc, comme tous les Guinéens, je salue l’évènement surtout du fait que personne n’a été tué dans le coup. Le président qui était là n’a pas été tué dans le coup et il n’y a pas eu des massacres comme on pouvait le craindre. C’est un coup d’Etat salutaire pour le bonheur de la Guinée. On espère qu’il va aboutir à un mieux-être pour les Guinéens.  

Guineematin.com : un mois après cette prise du pouvoir par la force, le Colonel Mamadi Doumbouya a nommé Mohamed Béavogui au poste de Premier ministre de la transition. Comme vous, c’est un ancien fonctionnaire des Nations-Unies. Mais, est-ce que l’avez connu ?

Abdoul Goudoussy Baldé : je ne l’ai pas connu de très près. Je l’ai suivi évoluer dans le Système des Nations-Unies et dans la fondation pour le renforcement des capacités en Afrique. Donc, souvent on se connait dans les réseaux ; mais, on n’a pas travaillé ensemble. Nous n’avons pas été des proches. Cependant, je salue vraiment sa nomination et je pense que c’est quelqu’un qui est bien indiqué et que si les Guinéens l’accompagnent sans passion, avec la sincérité requise, il pourra aider à préparer la transition et à préparer les étapes futures pour le développement de la Guinée. Je pense que c’est une personne bien avisée et le plus grand sentiment qu’on devrait nourrir, c’est de l’accompagner, de l’aider, de l’assister. Ne pas lui tendre des pièges pour dire voilà, les intellectuels ont échoué. C’est le risque qu’il y a ; mais, mon sentiment est un sentiment d’optimisme et je pense qu’on a eu la bonne personne pour cette fois-ci. Et, que les Guinéens vont se ressaisir et l’accompagner pour qu’il puisse atteindre les objectifs.

Guineematin.com : de par le passé, vous avez été aussi membre du groupe de contact pour le dialogue en Guinée. Un dialogue qui est rompu dans notre pays depuis plusieurs années. Selon vous, qu’est-ce qu’il faut à ce gouvernement pour relancer ce processus ?

Abdoul Goudoussy Baldé : il faut que nous Guinéens, que nous apprenions à réfléchir davantage. On est rentré dans un circuit infernal où chacun réagi de façon épidermique. On a l’impression qu’il n’y a plus de réflexion stratégique dans le pays. Or, il faut réfléchir différemment et temporiser. Que les Guinéens travaillent pour produire de bons résultats pour eux-mêmes. On ne travaille pas souvent pour des résultats. Donc, il faut changer d’approche, de paradigme. J’ai le sentiment que pour du cap avec ce Premier ministre, avec d’autres, il faudrait qu’on cherche à faire différemment. On ne peut pas utiliser les mêmes méthodes et avoir des résultats différents. Il faut bien que les Guinéens se rendent compte de cela. Si on utilise toujours les mêmes méthodes, les mêmes façons de penser, d’agir, de planifier, de faire la politique, on n’aura pas des résultats différents. Il faut changer absolument dans nos mentalités, sortir de la routine habituelle, penser pour avoir les meilleures solutions possibles et avoir le comportement conséquent. Chacun pointe le doigt sur l’autre ; mais, chacun doit faire l’effort sur lui-même et ensemble les gens vont trouver les bons résultats. Sans quoi, on risque de tourner en rond.

Ce qui se passe ce qu’en Guinée on a pris l’habitude mauvaise que chacun travaille contre l’autre. Moi, mon conseil est de cesser de travailler contre nous-mêmes. Chacun parle pour effacer l’autre ou bien pour taire son vis-à-vis. C’est une attitude négative qu’il faudrait absolument changer. Il y a trop de manque de sincérité dans le peu surtout ceux qui se disent les élites du pays. Ceux qui se considèrent comme les élites, ils passent plus de temps à s’affronter, à se bagarrer dans le verbe et à s’effacer que de réfléchir positivement pour contribuer au développement national. Je trouve cela très malheureux. Ce que j’appelle changer, réfléchir, penser pour produire de résultats, c’est ce changement. Il faut sortir de ce carcan de colère, de supercherie, libérer son esprit et penser comment on peut réellement trouver des résultats différents pour le développement du pays et assurer l’avenir des Guinéens. Si non, on risque de tourner en rond et quel que soit le Premier ministre qu’on aura, on ne pourra être pas l’aider à être dans la voie du développement de la Guinée. Là, nous sommes comme si vous voulez l’autoroute ; mais, c’est une route qui a des virages et des tournants. Là aussi, la Guinée arrive à un tournant historique et il faut négocier ce tournant pour ne pas aller dans le ravin. Négocier ce tournant veut dire que chacun sorte de son esprit de clan, de balkanisme, de stigmatisation, parfois même de haine, de passion, sortir de là, se libérer pour contribuer positivement, aider le nouveau pouvoir à ne pas déraper. Je pense que c’est un devoir et une obligation morale pour tous les Guinéens.

Si ceux qui se disent leaders passent tout leur temps à se taper dessus ou à se faire des coups bas, les populations à la base deviennent désorientées. Elles deviennent désespérées et elles vont se dire finalement: écoutez, ces gens-là ne valent rien et finalement on ne s’aura plus à quel saint se vouer. Je pense qu’on doit se ressaisir et être beaucoup plus responsable dans le débat politique. On peut servir la Guinée sans être ministre, sans être membre du CNT, sans être dans le CNRD. On peut servir la Guinée avec les idées. Le développement d’un pays, c’est d’abord les grandes idées. Tout le monde pense que c’est l’argent ; mais non, c’est les grandes idées. Dans le monde développé c’est une idée d’abord plus de l’argent ensuite. Les gens peuvent ne même pas se connaître très bien. Quelqu’un a une idée, un autre la trouve intéressant, il met son argent et ça devient une corporation. C’est comme ça que le développement est né. Alors, je dis, réfléchissons, pensons stratégie, pensons à l’avenir. Puisqu’on a échoué sur plusieurs plans, il faut trouver des solutions, des mécanismes pour nous permettre d’éviter les embuches qu’on a vécues par le passé. Celui qui veut aider donc le Premier ministre et le gouvernement, c’est l’aider à réfléchir, à proposer des solutions différentes de celles qu’on a utilisé par le passé et qui n’ont pas donné des bons résultats pour les Guinéens.

Guineematin.com : connaissant la difficile collaboration avec les militaires, est-ce que vous pensez que le Premier ministre pourra avoir les coudées franches, malgré qu’il soit un ancien des Nations-Unies ?

Abdoul Goudoussy Baldé : je suis optimiste. Je pense qu’il pourra avoir les coudées franches. Je ne pense pas, selon ce qu’on a vu jusqu’à présent, il y aura des embuches du côté de nos frères de l’armée. Je ne le pense pas. Je ne pense pas non plus que dans le gouvernement qu’il va constituer qu’il y aura des résistances aux bonnes initiatives. Toutefois, comme beaucoup l’ont dit, il faut être prudent. Il faut être très prudent et être sincère. Vous savez, dans la vie, il y a des situations qui méritent qu’on tire des leçons. Si on ne tire pas les leçons, on continuera toujours à se fouiller. Les gens peuvent avoir leur propre agenda de destruction ; mais, ils ne peuvent pas imaginer que la conséquence peut leur revenir. Je pense que les mauvaises volontés vont être écartées et que tous les Guinéens vont se ressaisir surtout autour du Premier ministre et le Président de la République et que les gens vont mettre en avant l’intérêt supérieur dans tous les domaines. Aujourd’hui, toutes les branches d’activités ont parlé avec les militaires. Tout le monde a montré sa tête et a dit ce qu’on veut ; mais, il ne faut pas demander au Premier ministre ce qu’il ne peut pas faire. Il est là pour un temps, il va poser des jalons pour l’avenir. S’il pose des jalons solides et que les gens acceptent de jouer le jeu dans le domaine de gestion macroéconomique, dans le domaine de la mobilisation de ressources, etc. s’il pose les jalons et il met les hommes qu’il faut, c’est sûrement la base sur laquelle les gens vont travailler. On ne peut effacer tout ça et recommencer à zéro. C’est pour ça qu’on parle de refondation. Cela signifie poser des bases solides sur lesquelles on ne peut pas revenir. Il faut poser les jalons pour que les gens soient sur l’autoroute. En tout cas, jusqu’ici, je n’ai aucune raison de douter de sa réussite. C’est le bon moment et c’est le virage à ne pas rater pour les Guinéens.

Guineematin.com : votre mot de la fin ?

Abdoul Gouddoussy Baldé ; je demande aux Guinéens d’accompagner le Premier ministre. Ceux qui ne peuvent pas l’accompagner, qu’ils ne lui mettent pas les bâtons dans les roues. J’invite les citoyens guinéens de sortir du carcan du militantisme et de rentrer dans la citoyenneté tout court. Il faut cesser de s’insulter, de battre. J’invite les Guinéens à temporiser, à réfléchir et à chercher les résultats pour eux-mêmes. Le système qui est accusé aujourd’hui de défaillant, certains ont trouvé leur compte. Mais, lorsque tour le monde se retrouve dans la rue, tout le monde va traverser les marres d’eau, les flaques d’eau, la route non bitumée. Chacun va casser ses pneus, etc. Donc, il y a des choses qui sont obligatoirement communes. Si on réussit c’est le bonheur de tout le monde. Il faut donc sortir de ce carcan de l’individualisme qui freine beaucoup de gens et qui masque leur esprit. Alors qu’ils peuvent être des vrais acteurs pour le développement national ; mais, ils sont obnubilés par le racisme, l’ethnocentrisme et la division pour satisfaire une personne qui peut partir demain. Si on fait ça pour satisfaire un Président ou un ministre, ce qu’on se trompe. Il faut que les guinéens cessent de se tromper. On ne parle que de politique, on ne parle pas de résultat de développement économique. C’est très grave. Je souhaite qu’on parle plus de résultat du développement économique pour dire qu’est-ce qu’on faut pour quel résultat ? A quoi vont servir les budgets qu’on va voter ? A quoi vont servir la constitution, les lois qu’on va voter ? Est-ce qu’on toujours obligé de suivre le modèle anglais ou français en terme de constitution ? Il faut réfléchir sur tout ça. Si quelqu’un fait une proposition, quel que soit son bord politique, il faut l’accepter et la mettre en œuvre. C’est mon conseil à tous et je vous remercie.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Ibrahima Koné, DGA du journal Horoya : « nous attendons vivement une prise de décision pour redémarrer… »

3 novembre 2021 à 10 10 31 113111

Ibrahima Koné, DGA Horoya

Quand est-ce que le quotidien national Horoya va recommencer à paraître ? Il n’y a pour l’heure aucun indice pour donner un délai, mais le directeur général adjoint du journal espère que cela ne devrait pas beaucoup tarder à intervenir. Dans un entretien qu’il a accordé à un reporter de Guineematin.com hier, mardi 02 novembre 2021, Ibrahima Koné s’est dit convaincu que les autorités de la transition vont prendre rapidement les décisions nécessaires pour permettre la reprise des activités du journal.

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Attaque d’un taxi-motard à Kipé : 18 mois de prison requis contre Lamine Bangoura et Fanta Keïta

3 novembre 2021 à 10 10 12 111211

En audience correctionnel hier, mardi 02 novembre 2021, le parquet du tribunal de Dixinn a requis 18 mois d’emprisonnement contre Mohamed Lamine Bangoura et Fanta Keïta. Ces deux prévenus sont poursuivis pour « coups et blessures et violences volontaires, tentative de vol » au préjudice d’Ibrahima Sory Diallo, conducteur de taxi-moto. Ils ont toujours clamé leur innocence dans cette affaire ; mais, le ministère public estime qu’il existe suffisamment de preuves pour les retenir dans les liens de la prévention pour les faits mis à leur charge devant le tribunal, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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