Alpha Amadou Bah

Publireportage ! Alpha Amadou Bah, expert et consultant en communication, relations publiques – spécialiste des questions d’insertion professionnelle et de programme d’autonomisation des jeunes, propose aux nouvelles autorités des pistes de solutions pour une transition réussie. Ce mémorandum met un accent particulier sur la problématique des « RESSOURCES HUMAINES QUALIFIÉES » véritable moteur de croissance dans chaque nation.

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MEMORANDUM

L’Histoire de notre pays la Guinée, de son accession à l’indépendance en 1958 à nos jours, a été jalonnée par une série d’événements (positifs et/ou tragiques) qui ont constamment contribué à « braquer les projecteurs » sur ELLE au-devant de l’arène politique internationale.

Le point commun entre tous ces événements, qu’ils aient impacté positivement ou non le peuple de Guinée et sa notoriété réside dans le fait que leur portée reste et demeure HISTORIQUE.

Toutes les grandes Nations de ce monde qui « dictent » en cette ère leurs « Lois » et impactent d’une manière ou d’une autre les processus décisionnels multilatéraux ont toutes connu au moins dans un pan de leur histoire des périodes tumultueuses voire tragiques : les USA ont connu les deux guerres de Sécession ; l’Europe, d’une manière générale a connu de multiples révolutions et des périodes de troubles, de souffrance extrême qui ont conduit bien des fois les Peuples à se soulever et à « prendre leur destin en main » ; la Chine a traversé des périodes de dictature violente et sanguinaire jusqu’aux années 90 où des mesures et actions fortes ont été posées par le régime d’alors pour orienter les chinois vers la culture du mérite et de l’excellence.

Ainsi, fondamentalement,  toutes ces grandes nations à un moment donné de leur Histoire ont réalisé, chacune à son échelle, de manière irréversible, collective, consensuelle et surtout engagée une chose : IL ÉTAIT GRAND TEMPS DE ROMPRE DÉFINITIVEMENT AVEC LES PRATIQUES, LES OBSTACLES DU PASSÉ EN S’ENGAGEANT DANS UNE DYNAMIQUE DE CHANGEMENT STRUCTUREL PROFOND,  DURABLE ET PEREIN POUR   LE BIEN-ETRE DE LEURS PEUPLES RESPECTIFS.

L’Histoire reste aujourd’hui le témoin oculaire de l’état d’avancement progressif du processus de développement de ces nations depuis qu’elles ont décidé de véritablement se prendre «EN MAIN».

De ce qui précède, il est évident que tous les « géants mondiaux » ont eu à consentir à des sacrifices et des peines incommensurables pour se propulser à leur rang actuel de leaders de la planète.

Face à un tel état de faits incontestables, il convient à tout Etat en voie de développement, à travers ses dirigeants soucieux de garantir le bien – être de ses populations, d’orienter la réflexion vers une analyse basée sur une approche scientifique et méthodologique de laquelle doivent découler des recommandations sectorielles qui seront mises en application par des personnes compétentes, patriotes et intègres.

Mais quelle a donc été la recette miracle commune ou employée dans une certaine mesure par ces puissances ?

Qui mettre à contribution ou prioriser dans cette réflexion ? Les élites naturellement dirions-nous ! Les élites, puisqu’il s’agit d’elles le sont – elles réellement ? Sont-elles à la hauteur ? Possèdent-elles la légitimité, les aptitudes et le parcours nécessaire pour présider aux destinées d’une nation en constante régression ? Qui doit-on prioriser ou mettre à contribution pour mener ces réflexions et analyses ? Existe-t-il un mécanisme transparent de bancarisation et de suivi des élites à la base, dès leurs premiers pas à l’accomplissement dans la vie professionnelle ? Où sont et que sont devenues ces « élites en miniature » d’hier qui ont été « englouties » par l’establishment et qui sont en droit d’être impliquées dans ce processus structurel pour un changement systémique ?

Toutes ces questions soulèvent et renvoient à l’épineuse et incontournable problématique des « RESSOURCES HUMAINES QUALIFIEES ».

Ce qu’il convient de dresser ici comme constat est que :

  • Primo, aucun Etat du monde ne s’est développé sans un investissement accru et constant dans le secteur de l’éducation ou de la qualification professionnelle.

 

  • Secundo, un traitement et un suivi particulier a toujours été accordé aux jeunes qui parviennent à s’illustrer brillamment à travers leurs résultats scolaires sur l’échiquier national, ceci dans le but d’améliorer leurs performances.

 

  • Tertio, les Etats organisés, rigoureux où règne la Justice ont toujours mis en place un dispositif de « retour sur investissement » afin que ces jeunes bénéficiaires et/ou récipiendaires de bourses (à l’étranger surtout) à travers « l’argent du contribuable » puissent en retour mettre les compétences et les expériences acquises à contribution en vue de leur participation effective à l’effort de développement national. Est-ce une réalité pour le cas particulier de la Guinée ? Non, évidemment ! Mais cette question renvoie à un tout autre débat.

Voici l’intérêt que revêt le présent mémorandum : en premier lieu, il s’agit de d’alerter sur la double tragédie à laquelle l’Etat guinéen s’expose dans son devenir dans l’oubli et l’omission délibéré de ces « jeunes prodiges », en second lieu, dénoncer l’injustice criarde et manifeste aux conséquences souvent désastreuses dont ils ont été victimes durant leurs années académiques (loin de leurs familles parfois) ou dans des conditions pénibles. En dernier lieu, il s’agira d’émettre des recommandations pour un retour à l’ordre normal des choses, autrement dit : IL EST PLUS QUE NECESSAIRE DE REPERER, IDENTIFIER, IMPLIQUER VOIRE RESPONSABILISER CES JEUNES GUINEENS PETRIS DE TALENTS. LA PATRIE LE LEUR DOIT BIEN.

 

Pourquoi la patrie leur est redevable ? Visualisons pour mieux répondre à cette question. Evoquons le scénario d’un soldat qui part en guerre loin des siens pour la défense de son pays, le défend vaillamment, en revient victorieux et auréolé, mais avec des cicatrices empreintes d’une grande expérience dans l’art de la tactique guerrière. Lors des prochaines batailles qui éclateront, doit-il être un laissé-pour-compte se traduisant par une mise à l’écart systématique ? Doit-on se passer de son expérience qui contribuerait à coup sûr de préserver la souveraineté nationale ?

 

Il n’est nul besoin de faire étalage sur l’histoire de certaines figures de proue de « l’intelligentsia guinéenne » pour affirmer que depuis les années de l’indépendance, la Guinée a regorgé en son sein et contient encore une niche des meilleurs cadres de  l’Afrique de l’Ouest.

Ce mémorandum a pour objectif ultime  d’inciter les autorités de la transition à mettre en place une cellule de réflexion multisectorielle de jeunes talents aux orientations et compétences multiples (Armée, éducation, santé, justice, technologies, agriculture, enseignement technique, services, sécurité, développement communautaire, mines etc.) pour faire des propositions en faveur du développement de notre pays.

Enfin, dans la mesure du possible, les « injecter ou réinjecter » dans les instances décisionnelles pour un impact progressif et durable. C’est l’unique façon d’amorcer un réel processus de développement constant, même après l’organisation des élections, passée la transition.

La mise en place des méthodes inhérentes à la mise en œuvre d’un tel projet d’envergure nécessite une organisation et un cadre de concertation et d’action structuré. Les actes posés seront visibles et appréciés par l’opinion nationale et internationale.

Fin

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